09/02/11 (B590-B) UAD – Communiqué Union pour l’Alternance Démocratique : Halte à l’Arbitraire !

U.A.D. (A.R.D., U.D.J., M.R.D)

Djibouti le 09l02l2011

Halte à l’Arbitraire !

Après les arrestations de Farah Abadid Hildid, Houssein Robleh Dabar, Abdillahi Aden Ali dit « corbeau », Adan Guedi Dideh, Abdi Saad Dirir et Ali Darar Dirir, Houssein Ahmed Farah nous venons d’apprendre avec consternation que Mr Jean-Paul ABDI NOEL, le Président de l’unique Ligue Djiboutienne des Droits Humains(L.D.D.H) a été interpellé sans mandat par la gendarmerie à son domicile vers 14 h.

Jugés, probablement sous la procédure de flagrant délit au Tribunal à 16h30 , sans autres formes de procès que l’arbitraire qui caractérise l’actuelle Justice Djiboutienne, ils sont actuellement sous mandat de dépôt à Gabode !

L’U.A.D. :

1 – Exige la libération immédiate de tous les militants responsables de l’opposition légale ainsi que de Mr Jean-Paul ABDI NOEL lequel diabétique nécessite des soins particuliers, ainsi que Mr Aden Guedi Dideh âgé de 70 ans…

2 – Rappelle que l’U.A.D est déterminée contre vents, marées et arbitraires à prendre en mains le destin de son peuple !

Pour l’U.A.D
Mahdi Ibrahim A. God

06/02/11 (B590) Communiqué de l’UAD sous la signature de son président : Ismaël Guedi Hared, pour appeler à manifester à Djibouti vendredi 18 février.

Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.)
(A.R.D. , U.D.J , M.R.D.)

Djibouti, le 06/02/2011

Manifestation Générale : le coup de boutoir définitif !

« Quand les injustices, les inégalités dépassent la mesure, il n’y a pas d’ordre établi, pour répressif qu’il soit, qui puisse résister au soulèvement de la vie »
François Mitterrand. Discours de Cancun

Tous ensemble contre le troisième mandat, la violation de la constitution et des Accords de Paix !

Les denrées alimentaires hors de prix des couches populaires, une santé qui se meurt, une éducation nationale en dérive, une administration inexistante, une corruption généralisée, une impunité accordée au sommet de l’état aux criminels de guerre et aux prédateurs en col blanc….

Plus grave encore, les violations des Accords de Paix aggravent dangereusement la situation politique du pays.

Afin d’éviter à Djibouti une Somalisation et une exportation de son instabilité dans la région, il est impératif de bouter le principal responsable de ce chaos :

– l’Union pour l’Alternance Démocratique(UAD) appelle l’ensemble du peuple Djiboutien à une Manifestation Générale et pacifique continue pour compter du vendredi 18 février 2011 à 14heures à l’Avenue Gamal-Abd-El- Nasser.

Pour l’UAD
Ismael Guedi Hared

04/02/11 (B589) Deux communiqués de l’UAD dont l’un nous a été adressé avec retard …

__________________________ 2 – Communiqué du 3 février 2011

Communiqué de presse de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD)
Union pour l’alternance démocratique (UAD)

Djibouti, le 3 février 2011

Le crépuscule d’un régime condamné par l’histoire

Poursuivant ses menées répressives d’un autre âge contre les populations civiles, le régime tortionnaire djiboutien vient une fois de trop ôter la vie d’un innocent citoyen au moyen de la torture; ainsi, le jeune Abdallah Mohamed originaire du district de Tadjourah vient de succomber sous la torture à la gendarmerie de cette ville.

Une fois le forfait accompli, les autorités ont refusé de remettre le corps du défunt à la famille, ce qui a généré des protestations et échauffourées au cours desquelles les forces de répression ont tiré à balles réelles sur les manifestants de Tadjourah, blessant au passage un enfant de 13ans Ahmed Mohamed Gaditto amputé désormais de trois doigts à cause de la furie meurtrière d’un régime à l’agonie et condamné par l’histoire.

Face à cette escalade répressive contre les civils et les démocrates de notre pays, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) appelle à un sursaut citoyen et unitaire pour mettre fin pacifiquement à un régime tortionnaire, corrompu et divisionniste qui n’a que trop duré.

Ensemble, faisons barrage au despote tortionnaire, et candidat illégal !

Le Président de l’UAD,
Ismaël Guedi Hared

__________________________ 1 – Communiqué du 1er février 2011

Communication de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) le 1er février 2011

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)
(ARD, UDJ, MRD)

Djibouti le 1er février 2011

SE Mr le sous secrétaire d’état James B. Steinberg
Mmes et Mrs les membres de sa délégation
SE Mr l’ambassadeur des Etats Unis à Djibouti
Mmes et Mrs les représentants de l’UMP et de l’UMD

Depuis la question référendaire du 8 mai 1977sur l’Indépendance, aucun scrutin ne s’est déroulé de manière transparente à Djibouti. L’élection présidentielle, prévue dans deux mois ne dérogera pas à cette règle.

En effet, du multipartisme limité, imposé par le fracas des armes en 1992, au multipartisme intégral, consécutif à l’accord de paix du 12 mai 2001, la situation n’a pas changé : un parti-Etat dirige le pays sans aucun contrepouvoir ; ses alliés réduits au rôle de satellites et ses rivaux de l’opposition démocratique empêchés de véritablement concourir à l’expression du suffrage universel. Le corollaire de ce monopole, c’est la généralisation de la corruption et de l’impunité, le gaspillage des ressources et la dégradation continue des conditions de vie de l’écrasante majorité de notre population.

Une telle injustice ne pouvant indéfiniment perdurer, le Peuple djiboutien, échaudé par toutes les mascarades électorales et déterminé à recouvrer sa liberté, s’est résolument engagé depuis quelques mois et jusqu’à la victoire, dans une mobilisation pacifique sous la conduite de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) afin d’écrire lui-même un nouveau chapitre de son Histoire : celui du changement démocratique : ultime chance pour épargner à notre pays un nouveau déchirement aux conséquences incalculables.

Ainsi, et c’est l’objet essentiel du présent mémorandum, si l’UAD est convaincue de la pertinence de son analyse (I) et farouchement résolue à mobiliser le Peuple pour l’avènement d’une réelle Démocratie (II), elle demeure ouverte au dialogue avec toutes les parties concernées quant à la définition consensuelle des modalités d’une transition pacifique (III).

I) Eléments pour une analyse du blocage actuel

Depuis l’Indépendance, Djibouti connaît une situation de conflit civil, ouvert ou latent. L’absence de tout espace d’expression démocratique et les multiples formes de ségrégation (régulièrement établies par les rapports du Département d’Etat américain) ont conduit à une confrontation armée dont la dernière a pris fin avec la signature de l’accord de paix du 12 mai 2001, salué par l’ensemble de la communauté internationale : Nations unies, Union Européenne, Ligue Arabe, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, etc.

Cet accord se proposait à la fois de remédier aux causes du conflit et d’en réparer les conséquences. Malgré son bien-fondé, cet engagement dans la voie pacifique par le recours au verdict des urnes n’a malheureusement pas permis ni d’instaurer la Démocratie ni encore moins de restaurer la paix civile.

Le constat ne fut pas difficile à dresser : il n’y a pas d’élection digne de ce nom car il n’y a pas d’électeur respecté dans ses droits et devoirs ; il n’y a pas d’électeur digne de ce nom car il n’y a pas de citoyen dont les droits pourtant inaliénables et constitutionnellement garantis seraient protégés et respectés. En clair, cette dictature prétendument sortie des urnes interdit toute expression libre d’une réelle société civile.

I.1) Législatives 2003 : une opposition spoliée de sa victoire

Assoiffé de liberté et de changement démocratique, le Peuple Djiboutien s’était massivement mobilisé au côté de l’UAD lors des premières élections pluralistes du pays dans le cadre d’un multipartisme intégral : les législatives du 10 janvier 2003. Rétention et falsification des listes électorales, violences militaires et policières à l’encontre des votants et des délégués de l’opposition, bourrage et confiscation des urnes, rédaction unilatérale des procès-verbaux fantaisistes, etc. : nul ne peut sérieusement nier le caractère massif des fraudes qui ont détruit, ce jour-là, les aspirations majoritaires au changement démocratique et depuis toute confiance dans quelque scrutin que ce soit, comme le démontre l’incontestable succès du boycott prôné dès lors par l’UAD.

Boycott lui-même imposé par l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat à la correspondance que lui avait adressée l’UAD et dans laquelle étaient définies les conditions de transparence à garantir pour une participation aux élections. Enfin boycott qui, ajouté à la dénonciation par l’ARD (continuité historique du FRUD-armé cosignataire) de l’accord de paix du 12 mai 2001, dévoile le processus électoral en République de Djibouti tel qu’il est réellement : élément d’un vaste décorum à prétention démocratique uniquement destiné à la communauté internationale ! Mépris suprême d’une société civile étouffée au quotidien, mais déterminée à arracher son droit à la vie.

I.2) Une société civile étouffée

La raison d’être d’un parti politique, qui est d’accéder au pouvoir par les urnes grâce au vote de ses électeurs, présuppose l’existence d’une réelle citoyenneté.

Pour louable que soit cette posture, se focaliser sur le seul processus électoral et s’acharner à obtenir la participation des partis d’opposition est, du point de vue de l’UAD, une erreur d’analyse. Comme celle de ce passant qui, ayant perdu un soir les clés de son domicile, s’obstine à ne les rechercher que sous un réverbère, au prétexte que c’est la seule zone éclairée dans la rue. De nombreuses atteintes aux droits fondamentaux persistent, auxquelles il convient au préalable de remédier, comme le stipulait notre accord de paix :

  • Il existe une citoyenneté à plusieurs vitesses en vertu de laquelle une ségrégation divise et oppose les Djiboutiens dans l’accès aux pièces d’identité nationale, au marché de l’emploi, à l’Education, à la Santé et, d’une façon générale, aux politiques publiques initiées essentiellement grâce à l’aide internationale ;
  • Il n’existe aucun syndicat libre toléré et le régime djiboutien est systématiquement dénoncé par les organisations syndicales internationales et le Bureau International du Travail ;
  • Il n’existe aucune presse indépendante tandis que les médias publics sont uniquement les instruments de propagande du parti-Etat au pouvoir ;
  • Le secteur associatif est rigoureusement contrôlé par le régime qui l’utilise comme moyen de captation de l’aide internationale à l’exception notable de l’unique organisation de défense des droits humains qu’est la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).
  • Etc.

C’est donc le citoyen qu’il convient d’abord de restaurer dans ses droits fondamentaux. Et, faute d’avoir été jusqu’à présent écouté par la classe dirigeante des prédateurs, notre Peuple est désormais déterminé à se faire entendre dans la rue, conscient de la justesse de sa Cause et conforté par une récente actualité, véritable Bérézina des dictateurs se croyant éternels.

II) Mobilisation populaire et unité d’action

II.1) Mobilisation populaire

Depuis le congrès de l’A.R.D. de 2006 ayant décidé le recours à la Mobilisation Générale et à la désobéissance civique pacifique pour parvenir à nos fins, il est indéniable de constater que ce recours à la Mobilisation Générale a également été adopté par l’ensemble des forces politiques composant l’U.A.D et d’autres mouvements, forces et associations….

Depuis le printemps 2010 date à laquelle cette Mobilisation a débuté jusqu’à ce jour, ce mouvement va crescendo et a conquis toutes les composantes du peuple ainsi que tous les régions de l’intérieur dépassant ainsi tous les obstacles et vaines tentatives de division. La Direction de l’UAD a toujours maintenu le contact avec ses militants et sympathisants, malgré leur criminalisation par le régime qui leur interdit tout travail salarié, le vice-président de l’ARD s’ayant même vu son passeport et billet d’avion confisqué alors qu’il se rendait à une réunion de l’O.A.T au Maroc.

II.2) Renforcement de l’unité d’action

L’UAD, malgré l’interdiction infondée du MRD, reste une coalition solide et sérieuse comme le démontre son unité d’action qui a survécu en toutes circonstances depuis 2006.

C’est pourquoi l’U.A.D. forte de sa cohésion et la cohérence de sa démarche invite toutes les formations politiques de l’opposition ainsi que de la société civile à conjuguer leurs efforts avec les siens et à apporter leur contribution propre pour en finir unis avec une dictature aussi sournoise que malfaisante.

III.3) Propositions pour une transition pacifique

Loin d’être l’expression d’un apolitisme, l’abstentionnisme à Djibouti traduit avant tout le bon sens citoyen : participer à des élections revient à cautionner une fraude généralisée. C’est donc tout l’environnement institutionnel qu’il convient au préalable d’assainir et de pacifier. Pour ce faire, l’UAD propose et, à défaut, entend imposer par la rue djiboutienne :

  1. Le report de l’élection présidentielle et donc le rejet d’un 3eme mandat anticonstitutionnel
  2. La désignation d’un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en place un cadre institutionnel véritablement démocratique par l’application de toutes les dispositions de l’accord de paix du 12 mai 2001, à savoir notamment

    • a) L’octroi des pièces d’identité nationale à tous les citoyens sans discrimination,
    • b) Le respect du droit syndical et associatif afin qu’émerge une véritable société civile,
    • c) La refonte des listes électorales en les rendant conformes à l’état réel du corps électoral,
    • d) La mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante intègre,
    • e) La libéralisation de l’espace médiatique,
    • f) La lutte contre la corruption, le népotisme et la concussion,
    • g) Le retour des exilés chassés par le conflit civil
  3. La rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant une stricte séparation des pouvoirs,
  4. La promulgation d’une loi d’amnistie autorisant le retour des opposants politiques exilés.

Il appartiendra à toutes les parties concernées de se concerter afin d’arriver à une définition consensuelle de la composition et de la durée de ce gouvernement d’union nationale. C’est avant tout à la mise en place d’institutions solides qu’il convient de s’atteler et non perdre son temps dans l’inutile recherche d’un improbable leader charismatique.

Sans toutes ces réformes, non seulement Djibouti ne connaitra pas la paix civile indispensable à toute Démocratie et à tout Développement, mais continuera d’exporter sa propre instabilité dans la région.

Pour l’UAD
ADAN MOHAMED ABDOU

14/01/11 (B586) UAD – Après le nord, l’UAD mobilise le sud (Info Réalités / ARD)


(Vidéo enregistrée à Ali Sabieh -YouTube)

Suite au succès historique du rassemblement de protestation du 1er janvier dernier dans la capitale, l’UAD a mis cap vers le sud de notre pays. Ainsi lundi dernier 10 janvier une forte délégation de l’opposition s’est rendu dans le district de Dikhil. Première étape, Yoboki, village martyr ou l’UAD a reçu un accueil chaleureux et enthousiaste. La veille, des blindés légers avaient été déployés quelques minutes dans les rues pour intimider les habitants en vue de les dissuader d’assister au rassemblement de l’opposition.

Peine perdue, le meeting devant le siège de l’ARD a été un grand succès dans l’après-midi du même jour l’UAD a tenu également un grand meeting de protestation à AS-EYLA grosse bourgade densément peuplée mais toujours sans eau courante et électricité. Le lendemain matin c’est dans la ville de Dikhil, capitale régionale et lieu de naissance du parti unique que l’UAD a procédé à une véritable démonstration de force. Après le meeting les militants de cette ville ont organisé une marche pacifique de plus d’un kilomètre dans les rues en scandant les mots d’ordre de l’UAD. Mercredi matin la délégation de l’UAD s’est rendue à ALI-SABIEH, ville frondeuse et bastion de l’opposition.

Et là ce fut vraiment l’apothéose de mobilisation contre le troisième mandat illégal et pour le changement démocratique. Les rails de la colère, ainsi pourrait-on appeler la mobilisation massive des habitants de cette ville aux cotés de l’UAD et contre le candidat illégal qui au cours de ses deux mandats a durablement appauvris cette ville vivant du chemin de fer et qui n’a rien à attendre des pseudo méga projets industriels initiés depuis 2002. Cette tournée s’est terminée jeudi matin par deux mémorables rassemblements populaires et marches organisés à Wéah et Arta.

La lutte ne fait que commencer, dans les semaines à venir le candidat illégal et admirateur de BEN ALI de Tunisie et de Gbagbo de Côte d’ivoire sera en mesure d’évaluer l’ampleur du rejet populaire que suscite son projet insensé de troisième mandat illégal. Lui, le dictateur corrompu qui a coulé notre pays, autrefois un des plus prospères d’Afrique.

02/01/11 (B585) Manifestation unitaire historique de l’opposition, le 1er janvier 2011 à Djibouti-ville à l’appel de l’UAD. Une foule nombreuse et compacte avait répondu à l’appel de l’opposition pour dire « NON » au 3ème mandat. (Info ARD / réalité)

Le samedi 1er janvier 2011 restera dans les annales comme une journée historique de manifestations populaires contre le troisième mandat illégal et pour le changement démocratique à Djibouti après trois décennies de dictature post-coloniale du RPP.

Moins de trois jours après l’intervention arrogante et décalée du candidat déphasé de l’UMP, la rue djiboutienne a réagi pour signifier pacifiquement à l’usurpateur du palais de l’escale que son temps était désormais fini.

Et en ce premier jour de l’an 2011, ce sont plusieurs dizaines de milliers de citoyens qui se sont rassemblés à l’avenue Nasser à l’appel de l’UAD pour crier leur rejet définitif de la dictature ubuesque d’IOG et confirmer leur soutien total à l’alternance démocratique incarnée par l’Union pour l’alternance démocratique UAD, coalition des partis de l’opposition nationale déterminée à sauver notre pays.

Face à l’imposteur de Haramous, des milliers de Djiboutiens épris de liberté ont répondu présents en ce samedi après-midi. Les dirigeants des trois partis ARD, UDJ et MRD unis contre la présidence à vie du dictateur auteur de la régression de Djibouti tiennent là une revanche historique contre le fraudeur de 1999 et 2003.

Le bouter pacifiquement d’un pouvoir usurpé et instaurer enfin un état de droit au bénéfice de toutes les composantes nationales et de toutes les régions de notre cher pays reste une priorité sacrée.

La lutte ne fait que monter en puissance et s’amplifiera dans les prochaines semaines pour la dignité du peuple djiboutien qui aspire au changement démocratique et à la liberté à l’instar de tous les peuples libres du monde.

Quant au parvenu entré au palais de l’escale il y a plus de trente ans dans le sillage de son oncle GOULED, il devra justifier un jour ou l’autre de la fortune amassée au dépens du peuple djiboutien réduit de son fait à l’un des plus pauvres du continent africain en l’espace d’une décennie.

Non content d’avoir réduit notre pays au rang d’un Etat mendiant, il espère rempiler pour parachever son œuvre destructrice et s’enrichir un peu plus sur le dos du peuple djiboutien.

Puisse le rassemblement monstre de ce samedi 1er janvier 2011 l’en dissuader définitivement..

Les photos illustrent l’ampleur de la mobilisation.

31/12/10 (B584) (Réalité /ARD) Après Balbala, l’UAD mobilise Arhiba !

La mobilisation générale contre le troisième mandat illégal et pour le changement démocratique se poursuit dans la capitale et prend chaque jour une ampleur nouvelle. Après Layableh, Hayableh, le quatrième arrondissement de Balbala et Wahlé-daba où elle a soulevé à chaque fois des foules enthousiastes, la tournée de L’UAD a également tenu toutes ses promesses à Arhiba l’immense bidonville frondeur du centre-ville.

Mardi après-midi une marée humaine attendait dès quinze heures la délégation de l’UAD devant la nouvelle annexe de l’ARD située à l’entrée sud de cette cité surpeuplée. Des larges banderoles reprenant les mots d’ordre de l’UAD étaient déployées non seulement sur le fronton de l’annexe mais également sur les murs environnants.

Plusieurs représentants de la société civile indépendante (dockers, femmes au foyer, chômeurs et autres sans droits) se sont exprimés pour dénoncer les injustices et la régression de la décennie IOG soulevant à chaque fois des tonnerres d’applaudissements.

Puis ce fut au tour des dirigeants de l’UAD de délivrer leur message politique aux habitants d’Arhiba qui, entre chaque salve d’applaudissement et you-you des femmes, scandaient à l’unisson: UAD ! UAD ! Preuve que le sursaut national est en marche contre le troisième mandat illégal et le régime des bedaines qui n’a plus sa place dans notre pays, car ce régime insouciant et irresponsable, impose toujours un implacable blocus économique aux districts de l’intérieur autrefois prospères.

A Ali-Sabieh dans le sud du pays, désormais appauvri par la paralysie du chemin de fer, ses forces de défense et de sécurité traquent et répriment parfois dans le sang des timides tentatives de commerce transfrontalières.

A Tadjourah et Obock, soumis au blocus économique et humanitaire depuis des décennies, le candidat illégal fait actuellement miroiter un désenclavement porteur de promesses de développement. Pourtant dimanche dernier, le bac offert par le Japon a été détourné sur Tadjourah alors qu’il devait se rendre à Obock, et a fait débarquer à Tadjourah des passagers en partance pour Obock pour les besoins d’un déplacement présidentiel pour lequel des centaines de figurants ont été convoyés par terre, air et mer depuis la capitale.

Mercredi soir, des Obockoises ont été malmenées par la gendarmerie de l’escale de Djibouti qui cherchait à leur confisquer quelques litres de kérosène que chacune d’elle portait dans ses bagages pour un usage domestique. Honte au régime de tous les abus personnifié par le principal prédateur de la république !

14/12/10 (B582) Communiqué de presse de l’UAD : Halte au déni de droit !

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)

Djibouti, le 13 novembre 2010

HALTE AU DENI DE DROIT

Les inadmissibles entraves gouvernementales à la liberté d’expression,

  • à l’exercice des Libertés syndicales (Le secrétaire Général de l’U.D.T., Mr Adan Mohamed Abdou a été empêché de se rendre le 12 décembre à une conférence régionale à Casablanca organisée par l’O.A.T. et l’O.I.T. et s’est vu confisqué par la police son passeport et son billet d’avion),
  • le mépris gouvernemental des normes minimales au fonctionnement démocratique des partis politiques (arrestations et détentions arbitraires des militants et dirigeants de l’ARD de Tadjourah les 10, 11 et 12 décembre),

constituent une légalisation de la violation des droits civiques que l’U.A.D. ne saurait cautionner par son silence.

Aux légitimes aspirations populaires à la démocratie, le régime répond par la force brute et la répression policière.

Convaincue que la seule force qui vaille en République étant celle du peuple, l’U.A.D. :

-appelle le peuple djiboutien à se tenir prêt à pacifiquement imposer dans les semaines à venir un Etat de Droit digne de ce nom.

Le Président de l’U.A.D.
Ismaël Guedi Hared

26/11/10 (B579) Synthèse du forum de l’opposition djiboutienne organisée à l’appel de l’UAD à Londres le 20 novembre 2010 (UAD)

M. Moussa Aïnaché,
modérateur du Forum
La première conférence de l’opposition djiboutienne de Londres s’est tenue samedi 20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de l’Union pour l’Alternance démocratique (UAD).

L’UAD, la coalition de l’opposition djiboutienne à l’initiative de la conférence, a organisé la séance publique autour de nombreux représentants de formations de l’opposition djiboutienne, d’associations et de personnalités de la société civile.

Les trois formations politiques membres de l’UAD étaient présentes : l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

L’ARD était représentée par son Vice-président Mahdi Ibrahim God, son représentant en Europe, Maki Houmedgaba et son représentant en France, Hamad Daoud. Le MRD était représenté par son président Daher Ahmed Farah et par le président du Comité du MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman, ainsi que par le trésorier de ce comité, Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur Yonis Houssein Chireh, son représentant en Grande Bretagne.

Extérieurs à l’UAD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) était représenté par Monsieur Ali Chehem, représentant du FRUD en Amérique du Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa était représenté par son président, Monsieur Ali Coubba.

L’Association pour la démocratie et le développement (ADD) a adressé un message à la conférence, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui a exprimé son soutien, alors que le Congrès pour la démocratie et la solidarité (CDS) était représenté par Monsieur Moustapha Khaireh.

Enfin, de nombreuses personnalités de la vie civile et politique de la société djiboutienne avaient fait le déplacement, notamment Messieurs Abdourahman Boreh, Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum), Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame Saïda Barreh, représentante du PND en Europe.

La conférence de Londres, co-présidée par Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed Farah, a été l’occasion de réunir toute l’opposition djiboutienne de l’étranger et de délivrer un discours reflétant l’ensemble des points de vue de la société djiboutienne en butte à un désarroi profond dû à une situation dramatique à tous points de vue.

Il s’agissait notamment de mobiliser la diaspora afin qu’elle soutienne la mobilisation pacifique en cours dans le pays sous la direction de l’UAD.

Les thèmes retenus étaient :

1) NON AU 3ÈME MANDAT ET AU VIOL DE LA CONSTITUTION ;

2) DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;

3) DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?

INTERVENTIONS

1. Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour rappeler brièvement à l’assistance la situation qui prévaut dans le pays et le risque de voir la pérennisation de la dictature qui d’ores et déjà a modifié et violé la Constitution de la manière la plus antidémocratique. Il a précisé qu’il appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils se trouvent de rejeter ce régime par tous les moyens pacifiques et sauver son Peuple du désastre causé par 12 ans de répression et de corruption jamais égalées depuis l’indépendance. Il a réitéré l’importance de ce forum dont les 3 thèmes retenus consistent à ouvrir un débat sincère avec les responsables politiques et de la société civile en vue de dégager ensemble les moyens indispensables pour accompagner la mobilisation forte en cours à Djibouti sous l’égide de l’Union pour l’Alternance Démocratique.

2. Daher Ahmed Farah a précisé que la menace est réelle et que le régime s’octroie le droit de vie et de mort sur notre population appauvrie et en proie à la malnutrition frappant aujourd’hui une frange importante tant à l’intérieur du pays que dans la Capitale. Il a ajouté que la situation politique est des plus dangereuses pour l’avenir et que le risque était grand tant la dictature bafoue le peu de libertés sans respect des lois et textes en vigueur. Il a insisté sur l’impérieuse action des Djiboutiens en faveur d’une réelle démocratie avec des réformes ouvrant la voie à une indispensable transparence électorale telle que l’Union pour l’Alternance Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un Etat national. Il a terminé son intervention en insistant sur le fait qu’il n’y avait aucun miracle à attendre d’une quelconque intervention extérieure : seule notre action déterminée et unitaire nous sauvera !

3. Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein, a salué le courage des membres de l’UAD pour leurs sacrifices et leur engagement. Il a exigé de l’assistance qu’elle apporte son soutien le plus total à la mobilisation en cours dans le pays pour empêcher le dictateur de se représenter.

4. Le représentant du mouvement syndical, M. Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les multiples condamnations internationales (OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans effet sur l’intransigeance du régime djiboutien et que les travailleurs se doivent d’être à la hauteur pour accompagner la mobilisation générale dans le pays.

5. Les organisations œuvrant pour la défense des droits de l’homme (ADD et CDS) ont réitéré leur indéfectible soutien aux efforts des démocrates Djiboutiens pour sauver le pays.

6. Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M. Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à toutes les organisations et personnalités politiques œuvrant sérieusement à l’avènement de la démocratie.

7. M. Mohamed M. Aînaché a souligné la difficulté d’être opposant à Djibouti et appelé l’assistance à remplir son devoir citoyen en s’impliquant davantage dans la lutte contre cette dictature féroce qu’elle est censée avoir fuie.

8. Du fait de sa trajectoire atypique, M. Abdourahman Boreh a particulièrement retenu l’attention de l’assistance désireuse de comprendre les raisons et la solidité de son engagement aux côté des forces de l’opposition. Il s’est prêté volontiers à cet exercice et a précisé que son implication a commencé dès lors que le dictateur a lancé le viol de la Constitution.

Il a réaffirmé sa candidature à la présidentielle de 2011 et a défié Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas de réelle transparence électorale. Enfin, il a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au chômage plus de 3000 travailleurs de ses entreprises et fermé plusieurs chantiers, ruinant ainsi le peu de confiance des investisseurs étrangers dans notre économie.

9. S’étant invitée en dernière minute, la représentante du PND en Europe, Mme Saïda Barreh, a lu un message selon lequel le président de son parti était désormais dans l’opposition et que l’unité était indispensable pour mettre fin à la dictature.

10. M. Ali Chehem, délégué du mouvement politico-militaire FRUD, a justement rappelé tout ce que les quelques avancées démocratiques devaient à la lutte armée (relayée à l’intérieur par l’opposition pacifique) et déclaré que son mouvement appelle encore à une unité des forces patriotiques autour d’une plateforme commune.

Du débat général qui s’est ensuite instauré sous la conduite du modérateur Aînaché, trois idées-forces se sont dégagées :

1) Le non au viol de la Constitution comme au troisième mandat et le soutien à la mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la dernière chance d’épargner à notre pays un nouveau conflit civil aux conséquences incalculables,

2) L’impérieuse nécessité des réformes démocratiques et le refus de toute compétition électorale dans les conditions actuelles, c’est-à-dire sans l’instauration du cadre exigé par l’UAD

3) Le parachèvement de l’indispensable unité d’action de l’opposition autour d’un projet démocratique fédérateur.

Pour l’UAD

Mahdi Ibrahim A. God
Vice-Président de l’ARD

Daher Ahmed Farah
Président du MRD