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24/08/2013 (Brève 157) ALERTE ROUGE. Mohamed Saleh Alhoumekani aurait été arrêté au Yémen sur la base d’un mandat d’arrêt international délivré par Djibouti.

Nous venons d’être alerté sur l’arrestation de Mohamed Saleh Alhoumékani, au Yémen. Cela en exécution d’un mandat d’arrêt international délivré par Djibouti.

Pour l’heure nous n’avons pas plus d’éléments, mais nous espérons en recevoir dans les prochaines heures.

Mohamed Saleh Alhoumekani a obtenu depuis plusieurs années la nationalité belge. Il est employé dans une institution internationale et travaille à Bruxelles où il vit avec sa famille.

Ses déclarations et témoignages dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel à Djibouti le 19 octobre 1995, avaient été largement médiatisés et ils avaient suscité la colère de Guelleh et des obligés.

Il avait été victime d’une tentative de subornation de témoin, commise conjointement par Souleiman dit le Procureur « Grandes oreilles », et Hassan Saïd, le Noirot, grand patron du SDS.

Ces deux personnages, toujours cités, dès qu’il y a une affaire criminelle tordue à Djibouti, avaient été condamnés en première instance, en France, à un an de prison, puis avaient obtenu un non lieu en Appel à Versailles.

Tous les membres de la famille de Mohamed Alhoumekani, de nationalité djiboutiennes, y compris sa mère très âgée, avaient été bannis de Djibouti, un beau matin de novembre 2007 et explusés manu militari du pays vers le Yémen, sans affaires personnelles ni passeports. Ils avaient finalement pu revenir au pays après six mois d’exil forcé.

Que chercherait Guelleh ?

Nous savons que Mohamed Alhoumekani se rend de temps à autre au Yémen, en particulier durant les vacances pour rendre visite à une partie de sa famille qui vit dans ce pays. Les relations diplomatiques étant très dégradées, à une époque entre le Yémen et Djibouti, il avait reçu toutes les assurances qu’il ne serait pas arrêté ni surtout extradé vers Djibouti, où il serait en danger de mort, dès son arrivée sur le sol de la République.

Que se passe-t-il ? Le yémen l’a-t-il arrêté pour faire semblant d’étudier les motivations du mandat d’arrêt djiboutien et pour l’interroger ? Les relations entre le Yémen et Djibouti se sont-elles réchauffées au point de rendre un petit service à l’autre partie ?

Au fond, Guelleh pourrait avoir simplement besoin d’extorquer à Mohamed
Alhoumekani un témoignage qui contredirait toutes ses déclarations précédentes.. Même si c’était cousu de fil blanc, car la justice française conserve les déclarations précédentes, cela pourrait mettre un terme à l’instruction en France, qui est déjà au point mort en ce moment.

A savoir si cela n’arrangerait pas aussi la politique de la France ????

31/07/02 La situation devient alarmante en Éthiopie sur le Front entre les Issa et les Afar (du FRUD ?). Le double langage du FRUD ? (Lecteur)

Nous sommes
alertés par des nouvelles inquiétantes sur le front en Éthiopie
qui sépare les Afar et les Issa.

Contribution d’informateurs
dignes de confiance :

"En Éthiopie,
plusieurs lieux ont été attaqués par le Frud, dirigé
par le fils de DINI, qui se justifie en prétendant qu’il agit pour
venger les victimes de 1991 (Arriba), à Djibouti. Il dispose d’armement
lourd…

Les Issa n’avaient pas d’armes. Récemment ils viennent d’être
approvisionnés par l’Éthiopie. L’armement du FRUD est si
important que l’on ne peut pas croire que DINI ait brûlé
ses armes sur le bûcher de la Paix. Comme le dit l’ARDHD, ce devait
être des armes obsolètes …

Une cinquantaine d’Afar viennent d’être arrêtés par
les Éthiopiens, alors qu’ils pénétraient dans la
région Issa pour se diriger vers la Somalie.

A Djibouti, les gens considèrent qu’à partir du moment où
DINI a signé un accord (de Paix ou de Guerre ?) avec IOG, ce dernier
est forcément au courant des événements récents
et que s’il ne les provoque pas (ce qui nous étonnerait quand même),
il en porte au minimum l’entière responsabilité.

Certains vont même jusqu’à se demander si DINI n’aurait pas
plusieurs paroles … l’une pour la communication publique, l’autre pour
Guelleh et la troisième contre les Issa …"

NDLR : de toutes
les façons, la situation semble être extrêmement confuse
et nous n’avons pas les moyens de vérifier les informations qui
nous sont transmises. C’est la raison pour laquelle nous les publions,
comme toujours, sous l’entière responsabilité de nos lecteurs.

31/07/02 L’affaire Borrel rebondit dans La Nation, qui affirme que Djibouti pourrait être moins serein et transparent dans l’avenir … Un lapsus significatif ?

Le journal La Nation,
organe de communication du dictateur, a cru nécessaire, utile et
urgent de publier un long article pour expliquer que Guelle est innocent.
La vérité nous impose de dire que cet article est fort bien
construit et qu’IOG n’a pas du lésiner (sur le budget public, c’est
à dire l’argent des Djiboutiens) pour s’offrir les services d’un
avocat de talent qui a bien étudié le dossier. Il a sélectionné
exclusivement les points qui pouvaient conforter la thèse impossible
du suicide et il a occulté tous les autres, comme par exemple,
les quelques mètres que le juge a du parcourir, enflammé,
pieds nus (sans respirer et sans se faire mal au pied) et le coup Post
Mortem (après la mort) qu’il s’est donné …

Par exemple, il va
même jusqu’à prédire l’avenir en affirmant que la
nouvelle autopsie n’apportera rien de nouveau… ! Ca c’est fort de sa
part. Comment peut-il savoir ? Cela montre soit la fragilité des
thèses développées … soit une nouvelle connivence
avec la justice française qui a tout intérêt à
suivre la politique internationale française qui soutient Guelleh
contre vents et marées.

Un jour il faudra
bien se demander ce qui incite la France à se compromettre avec
une telle dictature. Forcément les affaires criminelles (dont la
dernière en date avec l’assassinat de Yacin Yabeh) vont ressortir
et être jugées par une juridiction pénale internationale.

Cela dit, la publication
aujourd’hui d’un texte de justification aussi long (uniquement pour répondre
à Sylvie Véran du Nouvel Observateur) ne peut prouver qu’une
seule chose : l’extrême embarras actuel de Guelleh, qui n’a pas
réussi à obtenir ni l’extradiction ni la capture de l’opposant
réfugié en Ethiopie (Et pourtant Zakaria était sur
les dents !) (*) . Si Guelleh était si tranquille et si serein,
il n’aurait pas besoin de le dire …. ! L’opposant d’Addis sait peut-être
des choses, que Guelleh aimerait bien effacer à tout jamais, car
elles ne lui sont pas très favorables ?

La France, qui a refusé
le visa à cette personne, a-t-elle cherché à soutenir
Guelleh en lui évitant d’être mis en difficulté par
ses révélations hypothétiques.
A-t-il eu la prudence de laisser un texte écrit ou filmé
à titre de testament ? Rien ne nous permet de l’affirmer …. mais
c’est dans le domaine des choses possibles.

Pour confirmer nos
affirmations / suppositions, le journaliste ‘cireur de pompes’ de La Nation
veut trop en faire au service de Guelleh. Dans un magnifique élan,
il écrit que Djibouti est plus serein et transparent hier et
aujourd’hui
et peut-être que demain. Une
vision objective ou un lapsus significatif ? Nous n’avons pas la réponse.
Mais cette phrase qui a retenu notre attention et que nous rappelons ci-dessous,
pourrait contenir la clef de l’énigme et la raison de cette publication
en pleine période de vacances :

————————-
Extrait de La Nation

"Ce voyage
nous aura permis d’engager un temps de discussion et de réflexions
sur des hommes, de la trempe de Montebourg qui tiennent autant de place
dans la calomnie des autres, au nom de la justice et du droit ! Mais la
petite République de Djibouti continuera dans la sérénité
la plus totale et la transparence la plus parfaite, hier comme aujourd’hui
et peut-être plus que demain
, de révoquer le doute et
la suspicion entretenus par ceux-là qui ont l’habitude d’enfermer
la vérité dans tout ce qui l’offusque."

________________________________

NDLR : si nous
avons bien compris le journaliste, la République de Djibouti est
aujourd’hui plus sereine et plus transparente qu’elle ne le sera demain.
En inversant la phrase, on peut donc en déduire que demain, elle
sera encore moins sereine et encore moins transparente qu’aujourd’hui.
CQFD.

_____________________________________

(*) Zakaria, à
notre connaissance, a conduit récemment deux missions en Ethiopie
pour tenter de capturer et/ou d’éliminer l’opposant d’Addis. La
première s’est mal terminée, puisque ses hommes ont été
arrêtés par les Ethiopiens et qu’il n’a du son salut qu’à
une fuite honteuse … vers Djibouti.

Son deuxième
passage à Addis n’aura pas été plus discret puisque
nous étions en mesure d’annoncer (pratiquement en temps réel)
son arrivée dans la capitale ethiopienne et de publier sa photo
‘secrète’ ..

31/07/02 L’Ambassadeur de France ne nous a toujours pas répondu …

Voilà dix jours,
nous adressions une lettre ouverte à S.E. l’Ambassadeur de France
auprès de la République de Djibouti pour lui demander quelles
étaient les mesures que la France pourrait prendre pour restaurer
son autorité morale, à partir du moment où Guelleh
avait failli à ses promesses, en n’accordant pas les garanties
d’un Etat de Droit au Général Yacin Yabeh et en le laissant
mourir sans soins ..

Oh surprise ! L’Ambassade,
qui a bien reçu notre lettre (nous disposons de deux accusés
de réception, un par fax à l’Ambassade et un par E-Mail
au Consulat), ne nous a toujours pas répondu après dix jours.
On sait que le courrier est lent … !

Pouvons-nous en déduire
que nous ne recevrons pas de réponse ? Non !

Pouvons-nous en déduire
que les services sont un peu gênés pour nous répondre
? Rien ne nous permet de l’affirmer ! Ce ne seraient que des suppositions
aléatoires bien sur … !

C’est vrai qu’il pourrait
être compliqué de nous expliquer que Guelleh a proposé
de payer ‘le prix du sang’ pour calmer la fureur des notables … et éviter
un procès ou au minimum .. une destitution.

 

31/07/02 Situation complexe en Somalie…

Guelleh salue un nouvel
et récent accord de Paix en Somalie. En même temps, nous
recevons, tous les jours, des dépêches qui font état
de nombreux blessés et de dizaines de morts dans la capitale….

Il y a une contradiction
à l’évidence et il est bien difficile de comprendre la situation.
Quoiqu’il en soit, les paroles rassurantes de Guelleh manque, comme toujours,
de crédibilité …

30/07/02 Lu sur le site du GED : Deuxième appel du GED à la mobilisation de l’ensemble du Peuple djiboutien pour mettre un terme à la tyrannie, à l’injustice, à l’accaparement des forces vives du pays et aux assassinats …

Nous avons reçu
un communiqué du GED qui nous fait part de la création du
"mouvement du refus". Dans un long communiqué, le GED
appelle le Peuple djiboutien à la mobilisation générale
des civils, des fonctionnaires et des militaires pour mettre un terme
au régime de Guelleh.

Lien
: http://www.gouv-exil.org/15_communique/com001.htm

29/07/02 A lire dans la Lettre de l’Océan Indien (LOI)

LA LETTRE DE L’OCEAN
INDIEN – 27/07/2002

UNDP – Kenya et Ouganda ne désarment pas
Le Small Arms Secretariat for Eastern African and the Horn, sponsorisé
par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD),
est déçu par l’attitude du Kenya et de l’Ouganda. (…).
[Total : 244 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 27/07/2002
ENOC – Un pied à Djibouti
La Emirates National Oil Company Ltd (ENOC) vient de créer une
filiale à Djibouti, Enoc Djibouti Ltd SAZF, pour embouteiller et
distribuer du gaz liquide à destination des pays d’Afrique de l’Est.
(…). [Total : 94 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 27/07/2002
DJIBOUTI – Patrick Charaix nommé commandant du détachement
Air 188

Le colonel Patrick Charaix vient d’être nommé commandant
du détachement Air 188 à Djibouti en remplacement du colonel
Eric Rouzaud. (…). [Total : 72 Mots].

29/07/02 La vengeance tribale apporterait-t-elle une réponse adaptée à l’assassinat du Général ? La situation peut devenir dramatique dans les prochains jours ! Nous lançons un appel au calme.

Depuis une semaine,
nous alertons l’opinion djiboutienne et internationale sur les risques
d’un embrasement à Djibouti, sur fond de vengeance tribale.

Sans l’entêtement,
la brutalité et l’inhumanité de Guelleh, le Général
Yacin Yabeh ne serait pas mort à l’hôpital Peltier : c’est
un fait étabi et sa responsabilité personnelle est entière
et incontestable.

Toutes les informations
que nous recevons nous informent que les proches du Général
pourraient préparer des actions pour répondre aux dernières
volontés du Général, à savoir ‘le prix du
sang’ pour ceux qui l’ont laissé mourir sans soins. Nous n’avons
aucune idée de l’envergure de ces actions : contre Guelleh, contre
ses proches, contre les Mamassans ?

Cette situation comporte
des risques graves d’un embrasement généralisé et
catastrophique pour tous les Djiboutiens. C’est la raison pour laquelle
nous lançons un appel au calme, afin de prévenir un affrontement
tribal qui ne pourrait qu’agraver la situation actuelle.

Il est évident
que les Mamassans pourraient affirmer publiquement qu’ils se désolidarisent
désormais de Guelleh et de son régime et qu’ils condamnent
le refus de soigner le Général. Seraient-ils prêts
à le faire et cela serait-il suffisant pour calmer les esprits
?

La communauté
internationale doit intervenir de façon urgente pour condamner
l’assassinat et pour mettre Guelleh, le dictateur sanguinaire, qui a volé
les élections de 1999 et qui est coupable de crimes contre l’humanité,
au pied du mur, en lui conseillant de quitter le poste pour éviter
un bain de sang. Devra-t-il être conduit devant la Cour pénale
internationale ? Probablement ! Il y a assez de preuves de crimes contre
l’humanité pour le poursuivre ainsi que ses proches (Ministres
et Officiers supérieurs de l’AND, de la Police et de la SDS) sur
le plan pénal.

Djibouti est actuellement
une poudrière et il ne faut pas mettre le feu à la mèche,
sous risque de déclencher un incendie qui sera difficile à
éteindre. Personne ne peut en prévoir l’étendue ni
la violence.

De toutes les façons
et quelles que soient les gagnants, c’est la ruine du pays qui est au
bout du chemin, des morts innocents, des souffrances pour la population.