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31/08/2013 (Brève 199) ALERTE ROUGE / Enlévement d’Alhoumekani à la prison centrale de Sanaa. L’information est reprise sur Twitter par Survie et par la FIDH

Sur leurs comptes twitter respectifs, Survie et la FIDH ont publié l’information selon laquelle Alhoumekani a été appréhendé à la prison centrale de Sanaa par des hommes non identifiés et qu’il a été conduit vers une destination inconnue, probablement un centre de détention des services secrets yéménites

29/05/03 (B199) L’approche de la fête annuelle de l’indépendance est toujours l’occasion de recenser les casseroles attachées aux basques de Guelleh. Lancement officiel de la 2ème journée mondiale des casseroles.

Elles sont tellement nombreuses
et tellement variées qu’il serait surhumain d’exiger que l’équipe
de l’ARDHD soit en mesure d’en donner une liste exhaustive. Elle se limitera
à quelques thèmes avec un ou deux exemples lorsque cela est
possible.

Sur le plan des Droits
de l’Homme :

  • arrestations et incarcérations
    arbitraires : exemple DAF,
  • exécutions sommaires
    récentes : ex :Dahieye (oct 2002), Ladieh (mars 2003 ?)…
  • non-assistance à
    personne en danger : ex : Général Yacin Yabeh (juil 2002),
    mort parce que les soins lui étaient refusés par Guelleh ,
  • atteinte à la
    liberté de la presse et à la liberté d’expression :
    ex. Le Renouveau, l’interdiction de l’émission de Bernard Nicolas,
    sur Canal +,
  • expulsion par la force
    des jeunes orphelins du Centre Mère et enfants en mars 2003, pour
    donner les locaux à une activité de boulangerie appartenant
    à Paulette, la reine du bâtard,

Répression,
chantage et intimidation :

  • Le tir à balles
    réelles sur des anciens combattants le 14 février 2002 par
    le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama,
  • Intervention en mars
    2003 musclée, sauvage et meurtrière dans le qu
    artier
    d’Ariba,
  • Atteinte au Droit syndical
    (dans l’attente, le 11 juin, de la publication du rapport annuel de la CISL
    qui, cette année encore et malheureusement, accable le régime)
  • Rumeur d’une tentative
    d’intimidation du personnel diplomatique français pour obtenir des
    visas d’entrée dans l’U.E., non justifiés au regard des personnes
    ou de leur situation,
  • Organisation d’une
    fraude électorale massive en janvier 2003,

Affaires pénales
:

  • l’Affaire Borrel qui
    n’en finit pas d’empoisonner Guelleh, avec le soupçon d’une implication
    dans le meurtre et des tentatives de subornation de témoin,
  • la plainte pénale
    déposée par MM Alhoumekani et Iftin devant la justice française,
    pour menaces, tentative d’homicide et surbornation de témoin,
  • Plusieurs rumeurs sur
    des liens (financements ?) entre le régime et des entités
    liées à la nébuleuse d’Al Qaida,

Autres affaires :

  • Les soupçons
    qui pèsent sur la compagnie Daallo, sur l’origine de ses fonds et
    sur certains transports qui auraient pu avoir été effecuté
    en violation des règles internationales : personnes sans visa ou
    sous de fausses identités et marchandises prohibées (armes,
    drogue ?)
  • L’enrichissement sans
    cause de Guelleh, de sa famille et de ses proches, qui partis sans le sou,
    sont maintenant à la tête de fortunes colossales et de nombreuses
    propriétés à Djibouti et dans le monde,
  • Les abus de biens publics
    : ex. les dépenses extravagantes de Paulette en séjour à
    Paris avec une quinzaine de dames de compagnies et de servantes.
  • La vente, sans appel
    d’offre, des actifs du pays au Koweit (Aéroport, Port) dans des conditions
    particulèrement opaques, qui laissent imaginer que Guelleh aurait
    pu commettre le délit d’être juge et parti … et bénéficiaire,
  • La cession opaque de
    certaines sociétés ou actifs d’état dans le domaine
    de la communication : ex. émission du nom de domaine « .DJ »,
    etc …
  • Le scandale du palais
    d’Haramous que le peuple a payé deux fois : une fois pour le construire
    et une deuxième fois pour que Guelleh y habite ….
  • Les ballets ‘roses’
    dont on prête l’organisation au Général Zakaria Cheick,
  • Et tous les détournements
    des finances publiques ……

Que de casseroles
? Que de casseroles ?

Les casseroles deviennent si nombreuses que l’édifice de Guelleh devient
bien branlant par les temps qui courent. Un seul grain de sable et l’édifice
s’effondrera comme un château de cartes. Le grain de sable sera-t-il
français ou américain ? Les paris sont ouverts !

Un geste de mépris
!
En attendant,
il nous semble juste de renouveler l’opération de l’année dernière
et de lui donner plus d’ampleur pour saluer, le 27 juin 2003, comme il convient,
toutes les casseroles que Guelleh remorque derrière lui, les connues
et les autres !

Pour manifester votre
réprobation et votre mépris, en prenant un minimum de risque
pour votre sécurité, nous allons vous proposer de taper sur
des casseroles le 27 juin.

Ce sera le signe de la
dérision et de la moquerie et l’expression de votre ‘ras-le-bol’ face
à ces pratiques qui assèchent l’économie du pays tout
entier et qui réduisent chaque famille à la pauvreté
et aux privations injustifiées.

Ce geste peut se pratiquer
devant les Ambassades de Djibouti dans le monde, seul, en famille ou avec
des amis …

Nous reviendrons sur le
sujet.

28/05/03 (B199) Avec l’été au Canada, refleurissent les Associations aussi inutiles que sectaires. (L’apprenti écrivain)

Enfin l’été,

Comme vous savez monsieur
Jean-Loup Schaal, il fait très froid au Canada.

D’ailleurs lorsqu’un français
parle de notre pays, il pense aux castors, à la neige, aux igloos et
aux bûcherons. C’est vrai que nous vivons dans des igloos mais ils sont
très sophistiqués. Pendant l’hiver le train-train quotidien
devient pénible. Les habitudes changent, la nuit dure plus longtemps
et les gens préfèrent rester chez eux. Les rencontres aux Tim
hortons (coffee shop) deviennent de plus en rares. Alors, on se tourne vers
le téléphone pour causer toute la nuit"notre sport national".
C’est cheap le téléphone ici par rapport à la France,
ça fonctionne à l’eau.

L’Internet n’est pas mon
point fort mais cela ne m’empêche pas de visiter de temps en temps le
site de ce petit Gaulois qui résiste à notre dictateur. D’où
est-ce qu’il vient ?

On se connaît, la
dernière fois, je lui ai dit ses 4 petites vérités (je
fais allusion des propos racistes du fameux oiseau bleu). Au fait c’est uniquement
pour emmerder ce "fourlabas" qui m’a tenu tête hier soir pendant
le broutage. Ils sont atteints par le mal africain "la maladie du pouvoir".
Ils veulent tous devenir Président comme ce cher Ismail. Au fait, un
des fans d’ IOG m’a dit l’autre jour qu’il n’est pas seulement un Président
mais qu’il est aussi une idole. Les jeunes djiboutiens rêvent tous d’être
comme lui.

Bientôt il y aura
des cours qui seront donnés à Djibouti sur le thème :
 »Comment devenir voleur et barbare"

L’hiver pour moi, c’est
4 mois d’enfer. J’attends impatiemment l’été pour m’épanouir
et pour profiter de la chaleur. C’est le temps de sortir et d’emmener la famille
dans les parcs, pratiquer du sport (football, natation…. etc.). Bref
j’aime beaucoup l’été…

Pour certains Canadiens,
c’est complètement différent, l’été c’est la période
du débat et de la masturbation intellectuelle. C’est le moment de pendre
son sac de Kath (Garabo) et de se réunir pour créer une Association,
sans se soucier ni de la famille ni des enfants. On passe la moitié
de la journée à brouter et à se chamailler comme des
gamins. Chaque jour une nouvelle association est crée avec un nom bizarre
comme Sitti, Arrey, "Dargar" , Djibouti central, AFDC ou le dernier
chef d’oeuvre " association des francophones de la corne de l’Afrique
" bla-bla….etc

Foutaises…….

C’est le moment de dire
‘la vérité’ à ces cons d’Issas, d’Afar, de Fourlabas
, de Mamassan et tsssssss…. (quelle importance puisque nous sommes tous
des Djiboutiens) en utilisant votre site comme un tabloïd à l’américaine.
Certains ont la manie de régler leurs différences en public,
c’est typiquement américain. (public c’est en français ou en
anglais? )

Bof, ne t’en fais pas
Jean-Loup, on se comprend entre nous. On parle le même jargon à
Ottawa. Certains aiment se dénoncer en se pointant du doigt comme des
enfants à travers votre site.

Par exemple, je pense
à l’article de l’année dernière.

Celui-ci est le meilleur

ATTENTION!!!!!!
Les agents de IOG sont à Ottawa :
La liste des gens qui travaillent pour IOG
Saïd..
Hassan…etc

J’avoue qu’Ottawa est
bourré de supporteurs du régime, mais de là à
ce qu’il y ait des espions, j’en doute vraiment. Si jamais il y avait des
espions djiboutiens au Canada, le service secret canadien les connaitrait
déjà. Je n’ai pas à m’inquiéter.

Celui qui a écrit
cet article aurait du ajouter son nom à la liste parce qu’il n’est
pas mieux qu’un espion a la solde du dictateur. Il travaille pour le même
régime sans en avoir conscience. Ho! que c’est beau d’être un
con !

Tabarnoche! (faut parler
québécois de temps en temps)

J’ai failli oublier l’article
qui parlait de l’opposition djiboutienne, ça commençait ainsi
:

Au nom de l’opposition
djiboutienne basée à Ottawa nous….
Ou
En tant que représentant du PRD, PND ou de je ne sais quel parti politique
inventé sur place.

Mais, je n’ai jamais entendu parler d’une opposition djiboutienne à
Ottawa, ni de représentants accrédités des partis officiels.

Au Canada (Oups! je veux
dire à Ottawa) nous avons une chose en commun. Chaque individu pense
qu’il a raison et que l’autre a tort, malgré ses idées ou son
degré de scolarisation. Étant égoïste, je ne donne
jamais la parole aux autres pendant les débats car de retour a ma crèche,
ma vielle cruche va me fermer la gueule. Hé bien j’en profite, trés
smart n’est pas?

N’ayant pas des diplômes
universitaires et n’étant pas un génie, je ne me classe pas
dans la catégorie des penseurs comme un inter…(Ce mot me fait
vraiment chier). La preuve, vous n’avez qu’à regarder mes écrits.
Pas besoin d’un dictionnaire pour me comprendre, hein.

Et je n’ai pas à
recopier un texte dans un livre pour paraître plus intelligent. La langue
française n’est pas mienne. Voltaire avait l’art de la manipuler mieux
que moi.
Les diplômés, ils en maquent à Ottawa. Ils n’ont pas besoin
de crier sur tous les toits pour démontrer leur savoir-faire.

Ils sont souvent modestes
et se tiennent à l’écart des autres pourtant facilement repérables
à cause de leurs comportements.

Un bout de papier ne définit
pas l’homme ni son degré d’intelligence, alors Chers Amis tout le monde
au pas !

Un peu de dignité!!!!

Nous sommes tous des petits
Einstein sans arrière pensées (je veux dire à notre façon)

Bon, je crois avoir trop
parlé. Maintenant la parole est à vous, les Ottawiens (j’ai
l’esprit créatif, j’invente des mots, en revanche, je ne m’amuse pas
à créer des Associations fantoches)

I dear you to respond
to this article, guys.

L’apprenti
écrivain

28/05/03 (B199) Comparution du président du MRD devant la justice iogienne et très importante manifestation nationale pour la libération de DAF. (MRD de Belgique)

Jamais la République
de Djibouti n’a connu en ce mercredi 28 mai 2003, une aussi grandissime manifestation,
organisée par la société civile pour l’obtention immédiate
et inconditionnelle, de la libération de Daher Ahmed Farah(Président
du MRD à Djibouti).

Tant les organisations
formelles qu’informelles, ont piloté " les cortèges de
mécontentement populaire " pour sillonner les ladres routes de
la capitale et y déverser ce que le peuple considère aujourd’hui,
comme étant " le niveau paroxystique d’un ras-le-bol djiboutien
".

Les banderoles ont scandé
des messages clairs et ciblés, les mille et une bouches altérées
de liberté d’expression, ont brisé le silence, pour dire Non
à l’arbitraire, Non à la mise à la touche des droits
humains et, Non à l’oppression des journalistes ou des " historiens
de l’instant "( pour rendre hommage à l’auteur originel de l’expression,
tant préférée par notre cher Ministre de la Communication
" absente " et de la Culture " manquante ", S.E Rifki
Abdoulkader, alias fi fi la joie pour les intimes).

De concert avec les leaders
de tout acabit d’organisations, les jeunes ont fourmillé de partout
pour se faire entendre et participer au mouvement populaire. Ils ont fait
trembler la terre par le tohu-bohu véhiculé grâce à
leur énergie juvénile, leur fièvre de colère et,
leur désarroi à l’égard d’un avenir incertain !!!

Un jeune " pudéen
" (du PUD) nous a expédié par courrier électronique
ses échanges effarouchés, avec un journaliste étranger
et, dont ces quelques phrases nous ont parus dépourvues de toute futilité
pour les mettre en valeur :

" aujourd’hui
c’est notre grand frère DAF, demain, ça sera notre tour…

…les jeunes de
mon âge savent très bien que Djibouti est foutu, surtout si les
gens qui sont actuellement au pouvoir, continuent à le diriger.

…mais qu’au moins,
on ait le droit de dire ce qu’on pense pacifiquement…car c’est tout ce
qui nous reste !!! ".

Bien sûr, nous n’allons
pas faire de commentaire pour ne pas influencer le lecteur et lui permettre
d’en ériger l’analyse qui s’y prête. En revanche, nous signalons
à la communauté internationale que, comme à l’accoutumée,
la ville de Djibouti, fut aujourd’hui inondée de policiers en "
kimono de commandos " connus sous l’appellation de FAR (Forces d’Actions
Rapides) qui, contre leur propre gré, reçurent l’ordre de bastonner
le peuple, utilisant tous les outils de répressions nécessaires,
pour faire revenir l’accalmie.

Cette technique, dont
le maître mot est, " frappez vite et fort, pour transformer la
ville en désert urbain ! ", appartient indéniablement à
l’actuel homme fort du régime. C’est ainsi que l’on rend à Jules
ce qui est à César ! Et, l’exemple le plus récent, demeure
encore gravé dans la mémoire des étudiants djiboutiens,
lors des dernières manifestations.

Une chose est sûre
! c’est que les djiboutiens commencent à gerber les aliments de la
dictature dont ils furent gavés.

Ce matin, IOG a reçu
non pas un message de félicitation comme il est de règle dans
ce pays mais, une " claque populaire" porteuse d’un massage d’une
autre dimension. N’est ce pas, qui sème le vent récolte la tempête
?

Enfin, le comité
du MRD/section Belgique, exprime sa gratitude la plus profonde à toute
la population djiboutienne pour son immense mobilisation ainsi, qu’à
toutes les organisations internationales qui ont eu l’amabilité soutenir
sa cause. De toute évidence, DAF est reconduit à sa cellule
13 pour des raisons de sécurité dit-on et ce, de peur que le
sophiste(nom donné au général Zakaria par IOG), l’élimine
physiquement. C’est en tout cas l’une des dernières farces d’Ismo…
Il écope pour l’heure, 4 mois de prison ferme et 500 000 fd d’amendes.

Aussi, la poire est désormais
coupée en deux, en ce sens que Eux (le peuple djiboutien) vont poursuivre
leurs efforts sur place et, Nous (le MRD/section Belgique) allons s’occuper
à dénoncer et à partager les informations avec la communauté
internationale, comme pour dévoiler la face cachée des détenteurs
actuels du pouvoir.

28/05/03 (B199) DAF : Peine réduite de 6 à 4 mois pour un journaliste emprisonné à Djibouti. (AFP)

DJIBOUTI, 28 mai (AFP)
– La cour d’appel de Djibouti a réduit mercredi de six à quatre
mois d’emprisonnement avec sursis la peine prononcée en première
instance à l’encontre de Daher Ahmed Farah, directeur du journal de
l’opposition le Renouveau, détenu depuis le 20 avril et condamné
pour "diffamation"à l’encontre du chef d’état-major.

Le tribunal de première
instance avait condamné fin mars M. Daher Ahmed à six mois d’emprisonnement
avec sursis, 200.000 francs d’amende et 2 millions de francs de dommages et
intérêts dans le procès qui l’opposait au général
Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major, pour un article de presse
dans lequel il avait accusé notamment l’officier supérieur de
se comporter en "caporal sous-claniste" qui ne fait pas "mystère
de sa fidélité active en faveur du pouvoir en place".

M. Farah, qui est également
président du Mouvement pour le Renouveau Démocratique et le
Développement (MRDD), l’un des partis de l’opposition djiboutienne,
est maintenu en détention depuis le 20 avril.

La cour d’appel a en outre
réduit à 500.000 francs (2.800 dollars) les dommages et intérêts
reclamés par le plaignant et n’a exigé aucune amende.

Mais le journaliste
et opposant n’a pas été remis en liberté mercredi à
l’issue de son procès en appel, a constaté le correspondant
de l’AFP, malgré le fait que sa condamnation était assorti d’un
sursis: il devra attendre la conclusion d’un deuxième procès,
également pour diffamation, à moins que le juge d’instruction
ne réponde favorablement à sa demande de mise en liberté
provisoire.

Une importante foule s’était
rassemblée autour du palais de justice avant l’ouverture du procès.
Les dirigeants de l’opposition étaient dans la salle d’audience.

L’organisation Reporters
sans frontières (RSF) était récemment intervenue en faveur
du directeur du Renouveau, demandant sa mise en liberté et faisant
valoir qu’il n’a fait qu’exercer son droit à informer l’opinion publique.

28/05/03 (B199) Lettre ouverte en Anglais, à M. Nicholas Kristof du New York Times en écho à son article qui avait été repris sur notre site (Omar Ali)

Dear Mr.
NICHOLAS KRISTOF,

I became
adducted to the New York times editorial and columns, since I discovered your
articles. I’ll admit that 15 or 20 minutes of my lunchtime at work are dedicated
to your columns. I’ll not mention the others times that I try to read your
pages on the Internet during my working hours.

Imagine my
surprise when you precisely describe the political and human rights conditions,
about a region that has little interest for Americans. I’m referring on your
last Op-Ed column about Eritrea. It’s true that Eritrea in its early days
was a symbol for the majority of African people.

But it’s
also not a secret that Eritrea is turning out into a dictatorship today. We
are all aware that the people of Eritrea are suffering, millions are starving
to death, without the help of the Americans and the Europeans thousand of
children will die from hunger and diseases. The regime that holds the power
has little or no concerns about its population.

Eritrea is
listed as the country that has most violated human rights condition in last
few years.

The reason
of my writings today is to give you a closer look of a country located in
the same region but not different than the situation in Eritrea.

As you are
aware since the horrible attack on America (9/11), the bush administration
has declared war on terrorism. The anti-terrorism force called (The Combined
Joint Task Force) patrolling the Indian Ocean and the red sea is based in
Djibouti. The force mostly consists of marines, French legionnaires and hundreds
of German and Spanish army; it is under the command of American general. Close
to 2400 marines are participating in the operation. An old French base called
(lemonieur) is now renovated for the Americans.

The central
command of the CJTF has moved from mount Whitney to lemonieur base and the
secretary of state Donald rumsfield has made a visit to Djibouti before the
Iraqi war.

There is
no doubt that Djibouti is a major ally to the American in the war on terror.
And your newspaper has mention Djibouti several times in last few months.

One can say
that Djibouti has more interest today for Americans than never in the past.
Almost 200 millions of American taxpayers money has given to that country
for humanitarian aid. Only god knows where that money goes.

The people
of Djibouti are held in hostage by its own government. The public servants
did not receive salaries for the last 5 months; people are killed, jailed
and persecuted for no reason. The government uses harassment, financial blackmailing
and in some cases physical elimination to silent the opposition group.

Participating
in the political life of the country is guaranteed by the constitution but
never respected by the authorities.

Last month
a journalist and leader of the only credible opposition party Daher Ahmed
Farah known as "DAF" was jailed because of an article he wrote about
the number 2 of the army general "zakaria". Mr. Daher Ahmed Farah
was exercising as journalist the basic right of all society "freedom
of speech" guaranteed by the UN convention.

He is in
prison since April 20th 2003, visits are not allowed and he is detained in
horrific conditions. You can visit the website of the "reporter sans
frontiere" to get more information about dasher’s case, there is also
a petition available for the public to support him.

Here is the
link http://www.petitiononline.com/daflibre/petition.html.

Reporter
Sans frontiere has offered him legal aid services and media coverage in that
region.

He is not
the only one in prison for similar reasons, others political activists are
jailed in the same prison for years. Political opponents are often crashed
by authorities the opposition groups are claiming election fraud on the 2003
legislative election. They filed a lawsuit against the government in Djibouti
and international institutions. According to a report made by the United States
foreign affairs department "Djibouti human rights records are poor".
You can read the full report here.

http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2001/af/8362.htm

Despite all
the facts, the government of Djibouti continues to receive money from various
donors including US, France, India, and Saudi Arabia…the money that the
government collect for humanitarian aid never goes to relieve the suffering
of the population, it often goes into the pocket of the of the president (Mr.
Ismail Omar guelleh) and his relatives. The president and his families are
the best customers of Mercedes firm and real state owners in US and European
countries.

Mr. Kristof,
I’m urging you to do your little investigation to see how revolting and discouraging
is the situation in Djibouti.

I know that
once you are convinced that American people should know about what’s happening
there, I’ll read it in you columns.

Best regards,

Omar
Ali

28/05/03 (B199) Première nouvelle du procés en appel de DAF.

Nous publierons d’autres
informations dès que nous les recevrons.

DAF a été
condamné à 4 mois ferme, 500.000 francs djiboutiens d’amende,
pour le principe.

Toutes les autres demandes
ont été rejetées.

En ce qui concerne l’emprisonnement, une demande de liberté conditionnelle
est déposée et nous pensons qu’elle pourrait avoir de grandes
chances d’aboutir vu l’hostilité du tribunal aux demandes de Me AREF.

 

Il n’est pas encore
libre CONTINUEZ A SIGNER LES PETITIONS. LA PRESSION NE DOIT PAS RETOMBER !

28/05/03 (B199) SURVIE / TCHAD – Lettre ouverte de F-X Vershave à M. Pietro Veglio, Executive Director, Banque Mondiale.

M.Pietro
Veglio
Executive Director World Bank

Monsieur,

Nous avons été
informés que des actes graves commis dans le Sud du Tchad – notamment
dans le Logone Oriental – menacent la paix civile dans cette région.
Leur contexte est étroitement lié aux activités illégales
des autorités locales, tolérées par le régime
au pouvoir à N’Djaména dont elles sont proches.

Selon nos informations,
les autorités locales (Sous-préfets, Préfets..) procèdent
à (ou protègent) des expropriations abusives destinées
au profit personnel de leurs auteurs. Il s’agit de véritables dépossessions
illégales de terres ou de terrains dont ces personnes s’attribuent
la propriété afin de les revendre.

Certains spoliés
ayant élevé des protestations ont été victimes
d’arrestations arbitraires et seraient toujours détenus. Il s’agit
notamment de Timothée Mbaïlasem, Peurtoloum Ngarsadjm, et de Grégoire
Ngar-Adnan. Nous apprenons sans étonnement que ces derniers sont des
militants d’une formation politique de l’opposition légalement constituée.

Le député
fédéraliste Ngarlejy Yorongar, élu de Moundou, a saisi
M. Yoma-Golong Roupangtang, le Ministre tchadien de l’intérieur, de
la question de ces procédures abusives. Ce dernier aurait averti le
Préfet de Nya-Pendé, en présence du Gouverneur du Logone
Oriental, de sa décision : suspendre les expropriations en cours et,
plus généralement, mettre fin à de telles pratiques.
Cette intervention, qu’elle ait été ou non destinée à
produire effet, n’en a eu aucun.

La situation décrite
ci-dessus – comme bien d’autres abus – est liée à "l’or
noir" qui aiguise l’appétit des détenteurs d’un pouvoir
manifestement insensible à l’intérêt collectif. Elle découle
de l’ambition de quelques uns d’en accaparer les bénéfices au
détriment des besoins élémentaires des populations tchadiennes.

Le Groupe International
Consultatif (GIC) de la Banque Mondiale l’a lui même révélé
dès 2001, à travers ses principales préoccupations quant
à l’évolution de la situation au Tchad : " la progression
à "deux vitesses" entre le consortium d’une part et les administrations
publiques et la société civile de l’autre, et le décalage
entre leurs capacités ; le risque de créer une enclave industrielle
détachée des réalités politiques et sociales ;
l’importance de sécuriser les populations quant aux impacts du projet
et dans leurs relations avec les administrations publiques… ". Autrement
dit, le pétrole ne coule pas pour le bien-être des Tchadiens,
pour le renforcement de leurs capacités (volet scandaleusement négligé
du projet), notamment en termes de maîtrise de la construction d’un
Etat de droit dans une société solidaire. Il coule pour des
intérêts de sociétés occidentales liées
au projet et pour des prédateurs tchadiens sur lesquels on ferme les
yeux.

Cette situation – qu’avec
bien d’autres nous craignions dès l’annonce par la Banque Mondiale
de la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun – perdure depuis l’amorce
du projet. Rien n’est venu corriger sa progression. Les conditions de vie
des Tchadiens empirent d’année en année. Le désastre
dont ils sont victimes requiert une volonté ferme et courageuse de
prendre fait et cause en leur faveur, la fin du silence sur les pratiques
de ceux qui les oppriment.

Nous comptons sur vous
pour vous saisir de ce dossier et pour prendre toute mesure susceptible de
mettre la réalité tchadienne en pleine lumière, en vue
d’obtenir la réforme drastique qu’elle exige.

Dans cette attente, je
vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

Le
Président,
François-Xavier Verschave

cc : Monsieur Yoma-Golong
Roupangtang, Ministre de l’intérieur du Tchad ; Monsieur Abderahman
Moussa, Ministre de la sécurité publique du Tchad.