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04/09/2013 (Brève 214) RFI / Dimitri Verdonck, spécialiste des questions djiboutiennes

Par Olivier Rogez

«Beaucoup d’observateurs de droits de l’homme considèrent M.Omar Guelleh comme un véritable voyou. Evidemment, ce serait pas étonnant qu’en cas de retour à Djibouti, Alhoumekani se fasse éliminer. Maintenant, je pense que la communauté internationale est suffisament attentive à la situation pour éviter ce genre de scénario.»

Pourquoi le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh veut-il l’extradition de Mohamed Saleh Alhoumekani ?

L’ancien officier de la Garde présidentielle est au coeur de l’affaire du juge Borrel, ce magistrat français retrouvé mort en 1995 à Djibouti. Alhoumekani a été interpellé il y a un peu plus d’une semaine au Yémen et depuis, l’Etat djiboutien tente d’obtenir son extradition. Selon Dimitri Verdonck, spécialiste des questions djiboutiennes, cette subite volonté de récupérer Alhoumekani répond à des considérations de politique intérieure.

03/10/03 (B214) Les fourlabas du Canada sont en colère (Lecteur)

Un voyage récent
au Canada, effectué de façon honteuse pour le compte d’IOG,
par le Ministre du Port, Monsieur Johar, tourne mal.

Le but du voyage était
de provoquer ds divisions au sein du clan Fourlabas afin d’obtenir des soutiens
à la politique du dictateur.

La majorité du
clan Fourlabas ne s’est pas laissée pièger. 98 % ont rejeté
catégoriquement l’offre de Monsieur Johar, qui rappelons est complice
à part entière des actes commis par la Dictature djiboutienne.

De retour à Djibouti,
inquiet et les mains vides, le Ministre risquerait maintenant d’être
limogé à brève échéance et d’être
remplacé rapidement.

Cette rumeur circule dans
la ville de Djibouti et dans les mabrazes.

Rappelons qu’à
Ottawa, il y a un lobby Fourlabas, très puissant, qui soutient la démocratie
et qui n’acceptera jamais les offres de coopération transmises par
les porte-serviettes du dictateur qui essayent de s’appuyer sur les quelques
cas, encore PRO-IOG.

La suite, bientôt.

Un
guerrier Liberateur

02/10/03 (B214) L’affaire des plaintes que le Général auraient déposées contre l’ARDHD pourrait prendre une certaine ampleur et dépasser le cadre dans lequel elle était limitée. (GED)

A la suite de l’information
que nous avons diffusée, de nombreuses personnes et associations ont
pris contact avec nous, pour nous soutenir d’abord et ensuite pour nous adresser
des témoignages et des preuves afin de constituer un dossier.

L’affaire étant
entre les mains de la Justice, nous ne diffuserons aucune information précise,
puisqu’il appartiendra aux magistrats de statuer sur la requête du Général
Zakaria et sur l’extension possible à d’autres faits qui se seraient
produits à Djibouti.

Nous répercutons
un article qui est disponible sur le site du GED

_________________________
Extrait du GED

30/01/03 – Témoigner
de ce que l’on a vu – constaté ou de ce qui nous a été
rapporté est un devoir de citoyen – sauf à Djibouti où
ceci comporte un risque certain et où il faut tout à la fois
un courage de politique et de citoyen… par Justicia.

Un procés Zakaria/ARDHD
qui risquerait de réserver des surprises de taille.

Préambule

À la différence
de l’historien, une quelconque  » affaire  » portée devant
un tribunal implique que – de par les obligations qui lui sont faites dans
le cadre de ses responsabilités  » d’Homme de Justice  » –
le juge ne choisisse ni le sujet ni l’étendue de son enquête.

Il doit se satisfaire
des seuls éléments qui lui sont présentés de part
et d’autre par les parties intéressées.

On saisit toutes les difficultés
d’une telle responsabilité car il doit trancher en faveur d’une thèse,
la tenir pour vraie, et non simplement dire les chances qu’elle a de l’être.

La « vérité »
qu’il aura ainsi atteinte, et qui s’accompagne souvent d’un jugement de valeur,
possédera une autorité définitive, celle de la chose
jugée lorsque tous les recours – de l’une ou de l’autre partie – seront
épuisés.

Ainsi, la vérité
judiciaire est-elle forcément une vérité approximative,
quelque peu artificielle et se rapprochant de la vérité totale
dans la mesure où le juge ne disposerait pas toujours de la  »
pleine et entière  » maîtrise de l’intégralité
des pièces nécessaires à l’établissement de la
 » vérité « , en l’occurrence les  » Témoignages
« .

Djibouti sous le régime
d’Ismaël Omar Guelleh – Un Etat de non droit qui bafoue toutes les libertés,
y compris celle de sa Justice et le Droit.

Dans l’affaire qui oppose
aujourd’hui le Général Zakaria Cheick Ibrahim à l’Association
pour le Respect des Droits Humains à Djibouti – l’ARDHD – en la personne
de son président JL Schaal on comprend – de par les conditions d’impossibilité
d’exercice  » pleine et entière  » de la Justice à Djibouti
– quelle valeur aurait un jugement prononcé dans de telles conditions
par la Justice locale.

Aucune !.

D’après ce que
nous en savons, l’origine de l’Affaire se rattacherait à des écrits
parus dans le Journal Le Renouveau – organe de presse du PRD dont le responsable
de publication est Daher Ahmed Farah – mettant en cause le Général
Zakaria Cheick Ibrahim.

Nous passerons sur les
aspects masqués de cette  » Affaire  » qui – à notre
sens – pourrait bien mettre en évidence des collusions contre nature
et politiquement manipulatoires dans lesquelles il pourrait être souhaité
que M JL Schaal – et tout particulièrement le site de l’ARDHD – en
fassent les frais alors que ce site n’est – en aucun moment ou de quelque
manière que ce soit – à l’origine de la diffusion des informations
qui ont amené à l’émergence d’un tel procès.

L’ARDHD – L’une des Associations
qui défendent le Respect des Droits Humains à Djibouti sans
tribalisme d’aucune sorte.

Le fait que le contenu
des écrits qui paraissent sur le site de l’ARDHD dérange fortement
Ismaël Omar Guelleh – ses comparses et ses complices politico mafieux
– est incontestable ce qui implique que nul ne peut lui dénier le rôle
essentiel assumé pleinement depuis des années par cette association
de bénévoles, dénonçant ce qui doit l’être
et oeuvrant pour la défense des Droits, y compris celui des femmes
et des enfants à Djibouti.

Si en un temps passé
M Aref Mohamed Aref n’avait pas bénéficié du soutien
inconditionnel de l’ARDHD (sous sa forme de l’époque « Liberté
Aref ») – de son président et des autres Associations mobilisées
pour la circonstance – ne serait-ce que pour dénoncer sur le plan international
ses conditions inhumaines d’incarcération à Djibouti ; ses amis
d’antan…oubliés depuis en désertant des valeurs humaines qu’il
était censé défendre – n’auraient aujourd’hui comme seule
alternative que celle d’aller s’incliner sur sa tombe.

Que dire des soutiens
qu’a apporté l’ARDHD et ce durant des années à M Moumin
Bahdon Farah, à M Aden Robleh Awaleh et à quelques uns qui –
comme l’a fait Aref Mohamed Aref – ont rejoint Ismaël Omar Guelleh qu’ils
mettaient – dans leurs déclarations et écrits passés
– au pilori des pires accusations durant des années.

Témoigner de ce
que l’on a vu – constaté ou de ce qui nous a été rapporté
est un devoir de citoyen – sauf à Djibouti où ceci comporte
un risque certain.

Témoigner est,
au regard du droit, une obligation lorsqu’il s’agit, en matière pénale,
de le faire en faveur d’un innocent ; l’omission est sanctionnée d’une
peine d’emprisonnement et d’une amende, excepté pour l’auteur ou le
complice de l’infraction et sa famille ainsi que son conjoint lorsque le témoignage
tardif mais spontané enlève cependant tout caractère
délictueux à l’acte.

Le refus de témoigner
après en avoir été requis est puni, suivant que le procès
est civil ou pénal, d’une amende civile (Code de procédure civile)
ou d’une amende pénale (Code de procédure pénale).

Cela ne veut pas dire
que toutes les excuses ne soient pas recevables bien qu’elles constituent
des questions de fait ; parmi les faits que l’on pourrait considérer
comme justificatifs, citons les risques d’atteinte à l’intégrité
physique – l’emprisonnement sans décision de justice en conformité
avec le Droit – comme c’est le cas actuellement pour les personnes qui vivent
à Djibouti sous la menace permanente exercée – sur ordre – par
les hommes des Services Djiboutiens de Sécurité et les  »
mercenaires  » du pouvoir en place.

Djibouti et … ailleurs,
deux formes de Justice bien différentes.

Sous le régime actuel, vouloir témoigner devant la Justice djiboutienne
comme ce fut le cas dans l’Affaire de l’Assassinat du Juge français
Bernard Borrel – Assassinat apparemment confirmé aujourd’hui scientifiquement
par tous les experts qui sont unanimes sur ce point – c’est prendre des risques
d’élimination physique.

Les assassinats récents
d’un Major et du Chef de la Sécurité de la gendarmerie djiboutienne
– sans enquête et sans audition de la « bande des 4 », présumés
être les auteurs de ces actes – confirment nos propos quant aux risques
que cela comporte pour des témoins et l’impunité la plus totale
pour les « exécuteurs des basses oeuvres » car missionnés
pour « effacer » les « fouineurs » et les gêneurs…

Conscients des périls
encourus on comprend mieux les raisons qui ont incité l’ex Lieutenant
Mohamed Saleh Alhoumékani et l’ex Commandant Ali Abdillahi Iftin –
Officier responsable de la garde présidentielle – à s’expatrier
pour témoigner auprès de la Justice française dans l’Affaire
de l’assassinat du Juge Borrrel.

Malgré toutes les
tentatives d’élimination physique lancées contre eux – les tentatives
de subornation exercées sur eux pour qu’ils modifient leurs témoignages
et par l’usage de promesses d’octroi de promotions, d’argent et de privèges
– les menaces exercées directement et par personnes interposées
sur leurs familles demeurant à Djibouti – y compris sur la vie de leurs
enfants en Belgique – les deux hommes ont confirmé leurs témoignages
dans l’Affaire Borrel et n’ont pas varié dans leurs dépositions.

Curieux silence de
Daher Ahmed Farah.

Nul
ne conteste le côté parodie de justice dans les différents
déroulements des Procès qui ont émaillé ces derniers
temps la chronique judiciaire locale à Djibouti.

L’argument suivant lequel
Daher Ahmed Farah – directeur de publication du journal incriminé –
ne pouvait produire devant les tribunaux locaux des témoignages corroborant
les affirmations parues dans son journal suivant l’argumentation que les témoins
étaient sous la menace de représailles ultérieures pourrait
se confirmer à la condition qu’il produise spontanément aujourd’hui
et auprès de la Justice française – saisie dans l’affaire Zakaria/ARDHD
– lesdits témoignages.

Quels risques y aurait-il
à ce qu’il produise dans un Etat de droit – respectant les libertés
publiques – les preuves corroborant la véracité des écrits
de son journal ?.

Aucun car ses témoins
seraient protégés de par le fait qu’ils aient témoigné
indirectement devant la justice française.

De plus et si l’on considère
la véracité des écrits parus dans « Le Renouveau »,
ceci rendrait caduque le jugement dont il a subi les effets à Djibouti.

Vérité ou
mensonge ? c’est à Daher Ahmed Farah de prendre ses responsabilités
et d’en assumer les conséquences face à sa conscience d’homme
et de citoyen.

Une telle démarche
correspondrait à ce que nous avons écrit plus avant sur la nécessitée
– pour ne pas dire l’obligation morale – qu’il y a de témoigner de
ce que l’on sait dans le cadre de son soutien indéfectible à
l’émergence de la Vérité lorsqu’une Association :

  • se fait partiellement
    l’écho de vos propres affirmations sous une forme plus nuancée,
  • témoigne de
    son soutien à la lutte pour les droits Humains donc indirectement
    à l’opposition politique à un régime despotique que
    vous êtes censé combattre et en dénoncer les exactions,
  • a mobilisé bon
    nombre d’autres associations pour défendre – au jour le jour – en
    faisant pression sur le gouvernement djiboutien pour la libération
    d’un homme.


On ne peut donc que regretter les silences actuels de Daher Ahmed Farah sur
ce point.

En politique – comme ailleurs
– la loi morale à sa place, c’est une forme d’éthique à
respecter si l’on veut conserver une crédibilité.

Faillir à ses obligations
c’est permettre l’émergence de supputations.

Justicia.

Free text of
right, any nonsubjugated integral copy with the preliminary authorization
of the writer of the article.

01/10/03 (B214) Après avoir poursuivi ses études sans jamais les rattraper, IOG obtient enfin son premier diplôme universitaire au Japon. Il n’est jamais trop tard pour bien faire !!! (ADI)

Toutes nos félicitations
au nouveau Docteur de l’Université d’Agronomie de Tokyo. Mais au fait
pourquoi l’Agronomie et pas une matière plus prestigieuse comme la
philosophie ou la littérature ? Aurait-il un talent caché pour
la culture en milieu difficile … ?.

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Source ADI

Le Chef de l’Etat
fait Docteur Honoris Causa de l’Université de Tokyo pour l’Agriculture
DJIBOUTI (ADI) – 1er octobre– Le Président de la République
M.Ismaïl Omar Guelleh, a été nommé aujourd’hui
Docteur Honoris Causa de l’Université pour l’Agriculture
de Tokyo, une institution qui depuis un siècle maintenant participe
au développement agricole du Japon.
Cette distinction honorifique remise à M. Ismaïl Omar Guelleh
par le Président de cette Université prestigieuse récompense
le leadership et la contribution du Chef de l’Etat en faveur de la paix
dans la région de la Corne de l’Afrique.

Dans une importante allocution
à cette occasion, le Président de la République a rendu
hommage aux responsables de l’Université de Tokyo pour «
pour leur engagement à nos côtés dans la campagne visant
à lutter contre la désertification. »

« Votre présence
à Djibouti est un encouragement vers cette marche de l’espoir
que nous menons pour atteindre une sécurité alimentaire minimale
», a t-il dit, ajoutant que « là est non seulement le défi
pour notre pays mais également celui des pays de la région.
»

Le Chef de l’Etat
a déclaré en substance que « nous sommes convaincus qu’avec
votre appui technique et scientifique, nous pourrions être en mesure
d’exploiter les ressources agricoles et partant créer les conditions
adéquates pour un décollage économique de notre région.
»

Dans son discours, le
Président Guelleh a rappelé par ailleurs « une réflexion
de deux professeurs TAKAHASHI en mission à Djibouti qui ont confirmé
que le développement durable à Djibouti est possible car l’eau
et l’énergie y existent. »

« L’eau est
la mer qui entoure presque les trois quart de notre territoire, et l’énergie
est celle du soleil en abondance », a t-il expliqué.

En conclusion, le Chef
de l’Etat n’a pas manqué de remercier le Président,
le Doyen, les professeurs, leurs assistants, notamment le professeur Shiokura
et les deux professeurs Takahashi ainsi que tous les étudiants et les
membres de l’Université de Tokyo pour l’assistance qui, a
t-il dit, se poursuivra.

01/10/03 (B214) L’Ethiopie dénonce l’OLF pour l’attentat à la bombe de la semaine dernière (ADI)

DJIBOUTI (ADI)- 30 septembre-
Le ministère éthiopien de l’Information a dénoncé
lundi le Front de libération Oromo (OLF), l’accusant d’être
responsable du récent attentat à la bombe qui s’est produit
à bord d’un train de passager reliant Djibouti à Diredawa, une
ville commerciale dans le nord-est de l’Ethiopie.

Dans une déclaration publiée à Addis-Abeba et reprise
par Xinhua, le ministère a indiqué que l’OLF était responsable
du crime qui a coûté la vie à deux innocents et blessé
neuf autres.

« Ce n’est pas la
première fois que l’OLF a pris des civils pour cibles », a noté
la déclaration avant d’ajouter que l’OLF était engagé
dans des activités terroristes à Addis-Abeba et Dire-Dawa, ainsi
que dans d’autres parties du pays.

01/10/03 (B214) Réponse et avis de certains lecteurs qui nous ont fait part de leur étonnement d’avoir lu une petite phrase dans le communiqué du MRD.

Plusieurs lecteurs nous
ont fait part de leur étonnement face à une petite phrase que
le MRD a inséré dans son communiqué, annonçant
qu’une réunion se tiendra bientôt à Bruxelles sous le
patronage de DAF.

Cette phrase est la suivante
« Nous précisions qu’à l’instar du reste de l’opposition
djiboutienne digne de ce nom, le MRD, parti crédible de masse qui lutte
sur le terrain réel depuis 1992, ne participe à aucune autre
réunion en cette fin du mois de septembre 2003 à Bruxelles. »

Nous même, nous
avions été choqué de la lire et nous nous étions
posé des questions.

Même si les divers
courants de l’opposition ont des positions ou des stratégies différentes,
ce qui est absolument normal, il est évident qu’aucun d’entre eux n’a
intérêt à faire étalage publique de la moindre
divergence sur l’objectif prioritaire dans le contexte actuel… car ce serait
faire un gros cadeau à IOG, qui a toujours régné en s’appuyant
sur la division des hommes et des idées.

L’intelligence commande
donc, sans aucune réserve, à toute l’opposition de s’unir pour
atteindre ce qui semble être le but décisif et l’étape
numéro un : la fin du régime dictatorial à Djibouti.

Ce n’est qu’après
avoir atteint cet objectif que chacun deviendra libre de proposer au peuple,
dans un cadre démocratique retrouvé, les orientations et les
choix qu’il propose et qu’il estime plus judicieux que ceux de ses concurrents

Il est impossible d’imaginer
que le MRD ait pu aller contre cet intérêt commun, car ce serait
trop gros et ce serait jouer contre son propre intérêt.

Donc, il doit bien avoir
une autre explication ? Nous ne la connaissons pas. Nous vous en proposons une, envoyée par un lecteur, mais sans aucune garantie !

Il est évident
que les organisateurs de la première réunion annulée
de ce dernier samedi, ont reçu des menaces de mort. Plusieurs sources
nous l’ont confirmé.

On comprend donc que le
MRD n’avait aucune envie d’être soumis aux mêmes pressions. Pour les éviter, aurait-il pu être amené à donner des gages de bonne volonté ce qui lui permettait de maintenir sa réunion. Parmi les gages,
y aurait-il, dans la balance, la promesse d’une rupture avec le GED, dont l’influence croissante
commence à énerver le Grand génie de la Corne, qui a
sorti l’artillerie lourde contre ses dirigeants. Hypothèse de lecteur, rien de
plus !

30/09/03 (B214) Selon l’ADI, les premiers secours partiraient vers le camp d’Aour-Aoussa, sous l’égide de la Croix-Rouge. Après un mois, il était temps !

Nul ne nous fera croire
que le Ministre de l’Intérieur, fort en gueule dès qu’il s’agit
de glorifier IOG, n’aurait pas pu prévoir les conséquences du
désastre qu’il s’apprêtait à déclencher le 31 août,
puis le 15 septembre.

Des dizaines de milliers
de réfugiés, semble-t-il, sont concentrées dans trois
camps, dont les capacités d’accueil (reconnues par les autorités
!) étaient au mieux limitées au tiers des personnes qui sont
effectivement entassées depuis un mois (Aour-Aoussa, Holl-Holl, Ali
Addé). Camps d’internement, camps de concentration ?

Nous ne pouvons que nous
réjouir d’apprendre que des aides vont être apportées
à Aour-Aoussa sous l’égide de la Croix-Rouge de Nairobi, dont
les responsables auraient pris conscience de l’ampleur de la catastrophe actuelle
et prévisible. Et les autres camps, qu’est-il prévu ? (Probablement
rien pour les autres. La publicité faite autour d’Aour-Aoussa suffirait
à assurer la propagande de Guelleh. Le reste, comme d’habitude, il
s’en moque !)

Notez qu’il s’agit d’aide
de base et qu’elles ont du faire bien défaut aux malheureuses victimes
du tournant xénophobe de Guelleh et de son Ministre.

_____________________________
Extrait de l’ADI

DJIBOUTI (ADI)- 29 septembre
– Le Comité international de la Croix Rouge et le Croissant Rouge de
Djibouti, ont commencé aujourd’hui des opérations de distribution
de matériels et de secours à plus de 5000 réfugiés
installés dans le camp d’Aouroussa, situé dans le district
d’Ali-Sabieh, à une centaine de Km de la Capitale.
Les secours acheminés par le CICR sont arrivés hier à
Djibouti à bord de deux vols affrétés au départ
de Nairobi par cette organisation humanitaire.

L’aide apportée
par le CICR fait suite à l’appel lancé par le Croissant
Rouge de Djibouti, et comprend des pompes et du matériel pour améliorer
la distribution d’eau dans le camp, des kits individuels pour le stockage
de l’eau, des ustensiles de cuisine, des bâches en plastique pour
se protéger du soleil, des médicaments et des équipements
sanitaires pour les accouchements.

Des centaines de volontaires
du Croissant Rouge, se sont chargés de repartir méticuleusement
les secours, sous la supervision du Secrétaire général
de la société nationale M.Abdi Khaireh, et de M. Pascal Cuttat,
chef de la délégation envoyée par le Bureau régional
du CICR à Nairobi.

« Ces opérations
se poursuivront jusqu’à demain, mardi », a indiqué
à l’ADI M.Pascal Cuttat du CICR.

29/09/03 (B214) Bruits de bottes à Djibouti et rapport d’une erreur de tir américain fin juin, qui aurait détruit deux hélicoptères. (AFP)

Comme nous le disions, Djibouti qui a jeté les étrangers par
dessus les frontières ou qui les concentrent dans des camps bien localisés,
est devenue une terre de garnison et d’entraînement pour les soldats
présents …. Comme dit IOG, "du moment que ça me rapporte,
ils peuvent faire joujou avec leurs armes, moi, ça ne me dérange
pas !"

Plusieurs dépêches
AFP nous informent :

– de la prise de commandement
de l’opération anti-terroriste par la France,

– de manoeuvres franco-américano-djiboutiennes,
qui vont mobiliser … 60 soldats au total pour effectuer des tirs au petit
calibre (pas de quoi faire du sensationnel ..)

– d’une communication
des FFDJ au sujet de la réactivité des armes françaises,

– d’une erreur de tir
d’un B52 américain qui aurait pulvérisé deux hélicoptères
(américains aussi) fin juin …

_________________________________
AFP

A Djibouti, les Forces
françaises veulent montrer leurs capacités et réactivité

DJIBOUTI, 27 sept (AFP)
– Les forces françaises à Djibouti (FFDJ) ont présenté
samedi devant un pool de journalistes de la presse française et internationale
différents exercices visant à souligner leurs capacités
opérationnelles et de leur réactivité, a constaté
l’AFP.

Avec quelque 2700 hommes,
la France maintient à Djibouti sa principale base militaire à
l’étranger. Une base américaine, qui compte actuellement 1500
hommes, s’est installée courant 2002.

Une centaine d’hommes
ont pris part, dans un premier temps, à une opération de parachutage
en mer de commandos de marine et de matériels à approximité
d’un aviso escorteur "Le Commandant Ducuing".

Cette opération
de largage appellée type "Tarpon" se déroule lorsqu’une
force navale en mission en mer a besoin d’être renforcée et "qu’elle
se trouve trés éloignée d’un quai ou ne peut être
soutenue par des hélicoptères", a indiqué à
l’AFP le capitaine Jean Hekpazo.

Les forces spéciales
larguées en mer détachent des colis étanches et soutenus
par des flotteurs pour rapidement mettre en marche des zodiacs et leurs moteurs.

Le second exercice des
commandos de marine à consister à récupérer un
pilote blessé et dont l’appareil est censé avoir été
touché.

Un commando de marine
d’une dizaine d’homme "assainit" le secteur, récupére
le pilote et assure le sauvetage qui s’effectue par air grâce à
l’appui d’un hélicoptère "Puma" et d’un large filin
d’acier qui peut supporter une trés lourde charge.

Les dix hommes du commando
et le pilote blessé disparaissent ainsi en même temps dans les
airs accrochés à ce filin.

Les journalistes ont pu
également assister à des tirs de missiles ou au canon de Mirages
2000 de la base aérienne 188.

Tous ces exercices se
sont déroulés dans la région de Godoria sur la côte
nord de la république de Djibouti.

C’est dans ce secteur
qu’un B-52 américain avait largué par accident fin juin ses
bombes sur deux hélicoptère CH53 Super Stallion entraînant
la mort d’un pilote de l’aéronavale US alors que sept autres personnes
ont été blessées.

Les deux hélicoptères
américains avaient été "pulvérisés
par les bombes", a indiqué samedi à la presse un officier
de l’armée de l’air française qui s’est encore étonné
de "l’erreur de tir".

La journée de démonstration
s’est clôturée par le déclenchement d’une opération
d’alerte aérienne où les pilotes de deux Mirages 2000 ont mis
sept minutes en tout pour décoller et aller au devant d’appareils non
identifiés qui ont violé l’espace aérien djiboutien,
selon le scénario de l’exercice.

La marine française
prendra lundi le commandement des opérations de surveillances et de
contrôles maritime en mer Rouge et dans l’océan Indien dans la
cadre de l’opération de lutte anti-terroriste "Liberté
immuable".