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01/11/04 (B270) Je propose que nous donnions le nom de Dini à l’aéroport international de Djibouti (Lecteur)

RAMADAN KARIME à
toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens.

Pour que DINI reste dans
nos memoires, je propose que désormais (1 novembre 2004) pour nous
tous, l’Aéroport International de Djibouti devienne l’Aéroport
International Ahmed Dini.

Un djiboutiens d’ottawa,

______________________________ Note de l’ARDHD
Voilà une proposition tout à fait intéressante, qui ne
va certainement pas faire plaisir à Guelleh. Il comptait certainement se le réserver
pour lui-même !!!!

01/11/04 (B270) Pour les chrétiens, le 2 novembre est le jour de la prière pour les morts et nous aurons une pensée spéciale pour tous les disparus à Djibouti.

Les chrétiens prieront
demain mardi 2 novembre pour tous les morts. L’équipe de l’ARDHD aura
une pensée particulière pour tous ceux qui sont morts à
Djibouti, et en particulier pour Ahmed Dini et Chehem Daoud, ainsi que toutes
celles et tous ceux qui ont été victimes de la terreur et des
opérations commandées par le régime sanguinaire de Gouled,
puis de Guelleh.

01/11/04 (B270) Tadjourah / des vers dans les verres. Appel d’urgence pour enrayer les risques graves d’épidémie.

Depuis plusieurs mois
déjà, l’eau de Tadjourah-ville est impropre à la consommation.
En effet, l’eau du robinet est infestée de vers et la population de
Tadjourah est menacée par des épidémies en tous genres.

A ce jour, aucun prélèvement,
destiné à une analyse digne de ce nom, n’a été
effectué. Par conséquent, on ignore encore l’origine de la présence
des vers dans les verres à Tadjourah qui menacent dangereusement la
Santé publique.

Les risques épidémiologiques
potentiels encourus par les 5.000 âmes (cinq mille), que compte la  »
Ville blanche « , sont entre autres : la salmonélose (fièvre
typhoïde), le choléra, et autres amybiases (infections bactériennes,
en relation directe avec les eaux souillées). Aucune étude sur
le taux de mortalité, chez les êtres les plus vulnérables
(nourrissons et viellards), n’est engagée à ce jour, dans cette
région du pays, par les Services de statistiques du Ministère
de la Santé Publique djiboutien. Encore faut-il, que cette étude
ait pu avoir été commandée !

Face à cette menace,
les Tadjouriens les plus fortunés, ne boivent plus l’eau du robinet
et se contentent d’acheter des cartons d’eau minérale, en dépit
du prix prohibitif de ce produit à Djibouti. Ils ont raison, car la
santé n’a pas de prix … à condition d’en avoir les moyens
!

En revanche, ceux qui
sont les moins bien lotis s’efforcent, au mieux de faire bouillir l’eau avant
tout usage et au pire de consommer cette eau souillée, en faisant simplement
appel à la bénédiction divine, qui suffit parfois à
les immuniser naturellement, contre toutes les infections virales et bactériennes.

Mais combien de temps
encore, va durer chez les Tadjouriennes et les Tadjouriens, cette idée
d’une hypothétique protection divine, à laquelle ils adhèrent
encore volontiers, faute d’une assistance humaine basique ?

Quelles sont les causes
de cet état de fait ?

Mieux vaut laisser la
réponse aux spécialistes en la matière. Cependant, rien
n’empèche les uns et les autres, d’avancer des hypothèses.

Selon toute vraisemblance,
la présence des vers dans l’eau de Tadjourah (plusieurs dizaines par
litre d’eau) est due, soit à l’absence totale d’entretien des puits
de forage de Walwalleh, situés à 6 Km de la ville, soit au manque
de volonté ou de moyens financiers pour l’entreprise publique en charge
de la distribution et de la commercialisation d’eau, lui permettant de renouveler
partiellement ou intégralement, le systhème du réseau
de distribution.

On peut également
penser, que le réservoir de stockage d’eau, situé en hauteur,
au nord de Tadjourah ( Marsaki ), soit en proie aux attaques en règle,
des champignons et autres larves, qui se transforment par la suite en vers,
qui se retrouvent sans grandes difficultés, dans les verres des consommateurs.

En vue de prévenir
les épidémies éventuelles, les responsables coutumiers
de la ville, ont tiré la sonnette d’alarme, dès le début
de l’été, en attirant l’attention des autorités locales.
Celles ci auraient transmis la requète des représentants des
Tadjouriens à leur hiérarchie, mais à ce jour, aucune
solution n’a été proposée par les Pouvoirs publics.

Ni l’Office National des
Eaux de Djibouti (fournisseur d’eau), ni le Service d’Hygiène et d’Epidémiologie,
qui fait office à Djibouti, d’Institut de Veille Sanitaire, ne se sont
souciés des risques graves pour la Population de Tadjourah.

En dépit des menaces
réelles qui planent au dessus de leurs têtes, les Tadjouriennes
et les Tadjouriens, ont acueilli la semaine dernière, sans grand enthousiasme
parait-il, le Premier Ministre, Dilleita Mohamed Dilleita, qui serait venu
précher « la bonne parole » électoraliste.

Nul besoin d’être
intelligent, pour comprendre le désarroi et la frustration, auxquels
sont soumis nos concitoyens de cette grande contrée, en raison de divers
facteurs socio-économiques.

Chacun sait que le Premier
Ministre est originaire de Tadjourah, ville historique et millénnaire.
Peut-il encore à ce titre, compter sur le soutien de la population
de Tadjourah, pour faire reconduire I. O. G, à la tête du pays
pour un second mandat en Avril 2005 ? Surement pas ! Au manque de charisme
et d’éloquence dans le discours (liée à l’inexpérience
? ) s’ajoute le manque de tact et de stratégie politique, sans compter
que cette région du pays, affiche après la région d’Obock,
le taux de chomage le plus élevé de la République (94
% de la population active).

En plus des facteurs cités
ci-dessus, Tadjourah est aussi à la merci des épidémies
graves. , si rien n’est fait dans les prochains jours.

Houmed
Daoud

30/10/04 (B270) Décidément le cocktail-fourtout de l’Ambassadeur de Bruxelles fait couler beaucoup d’encre dans la Communauté : des photos !

Un lecteur, qui avait
répondu présent à l’invitation, nous avait adressé
un compte-rendu, fort critique, il faut bien le reconnaître. Il avait
persisté en nous signalant que l’Ambassadeur, Membre éminent
des Brosses à Reluire, avait réagi brutalement à la lecture
de son article et qu’il avait traqué « la fuite » sans en trouver
l’origine.

Ensuite un autre lecteur
anonyme, sans encenser ouv ertement l’Ambassadeur, avait essayé de
prendre la défense de S.E. en détournant l’attention sur les
turpitudes, plus graves à son avis, des Ambassadeurs de Djibouti à
Paris et à Whashington. Provocation ! Avis sincère ! Inspiration par le service de Communication de l’Ambassade (ce qui ne serait pas très gentil pour ses propres collègues )? Nul le
sait vraiment !

Aujourd’hui, nous recevons
des photos de cette réception qui semblent confirmer les faits relatés
par « l’invité » anonyme de la réception. Nous les publions
au titre de documents, car nous ignorons qui a pris ces photos et comment
elles nous ont été acheminées. Il est clair que les participants
ne semblent pas refuser d’être pris en photo …

29/10/04 (B270) Lette ouverte à Monsieur Ali Salem Omar, Président du MRD en Belgique (Par un Djiboutien, membre de l’opposition).

(Note de l’ARDHD : nous publions cette lettre avec toutes les réserves d’usage. Si le témoignage d’une personne peut aider à la manifestation de la vérité, il est important que la Justice française en ait connaissance. En revanche, nous ne savons absolument pas si M Salem détient des informations précises et nous mettons tout le conditionnel, dans les affirmations selon lesquelles il en serait le dépositaire.)

Cher Monsieur,

D’après des sources qui vous sont très proches, nous avons appris
que vous vous préparer à témoigner dans l’assassinat
de Feu Bernard Borrel.

En résumé, il nous a été rapporté que vous
étiez le professeur personnel des enfants du Feu Général
Yacin Galab et que ce dernier aurait pu vous avoir fait des confidences sur
le meutre diligenté à l’encontre du juge Bernard Borrel.

Par d’autres sources, nous apprenons qu’il vous aurait pu vous avoir remis
un dossier sur le sujet à sa sortie de prison. L’autre dossier serait
dans les mains de Ali Ibdan, actuellement en poste au département arabe
à l’assemblée nationale. Ami de Kotali (beau frère d’Al
Gamil), ce dernier s’est rangé du côté d’IOG et son régime
et il y a peu de chance qu’il ne rende publique les informations dont il pourrait
disposer.

A la différence de ce ‘repenti’, vous avez choisi courageusement de
combattre ce régime depuis la Belgique.

Vous avez confié à un ami très proche de vous, qui va
certainement se reconnaître, que contrairement à Monsieur Al
Houmékani, dont on a dit qu’il n’avait accepté de témoigner
que pour obtenir son statut de réfugié politique (cf les propos
du procureur Djama pour tenter de sauver la peau d’IOG), vous aviez opté
pour le schéma inverse. C’est à dire obtenir d’abord votre statut
et de témoigner ensuite.

Nos sources confirment que depuis déjà quelques mois, vous êtes
en possession de votre statut de réfugié politique.

Les mêmes sources affirment aussi que vous vous préparez à
apporter votre témoignage et donc votre pierre à l’édifice
de la vérité qui, de toutes les façons, doit éclater
un jour.

D’autres sources depuis Djibouti, nous disent que ce jour là, le fils
du défunt, Youssouf Yacin Yabeh (ex élève à vous)
était présent à côté de son père
qui vous aurait raconté l’histoire dans les détails. Et qu’actuellement
même vous pourriez avoir conservé un contact quasi permanant
avec Youssouf Yacin pour approfondir vos connaissances de l’affaire.

Qu’en est-il vraiment, Cher Monsieur ? Si nous nous sommes permis de vous
poser cette question aujourd’hui, c’est tout simplement pour arriver par tous
les moyens à contribuer à la connaissance de la vérité.

C’est pourquoi nous ne pouvions rien faire de moi que de vous encourager dans
cette voie et à ne pas prendre de retard. Cela contribuera de façon
évident à affaiblir encore un peu plus, les positions que nous
jugeons scandaleuses du dictateur djiboutien et de ses proches.

Que dira-t-on sur vous dans les media officiels ? Vous concernant, il sera
difficile de faire croire que vous êtes « fou », fragile mentalement
ou en attente du statut de réfugié.

Cher Monsieur, nous vous
renouvelons tous nos encouragements. Et même si les autorités
lançaient à votre encontre une campagne de calomnie, sachez
que nous serons derrière vous pour la contrebalancer et que de toutes
les façons, les foudres maladroites de ce régime chancelant,
ne pourront que réhausser votre Crédit et notre Notoriété.

Enfin dans l’hypothèse peu probable où nous nous serions trompés
sur les informations que vous pourriez détenir, nous vous remercions
de le faire savoir officiellement, ce qui mettra un terme au débat.

Un
Djiboutien, membre de l’opposition.

29/10/04 (B270) Un collectif d’étudiants djiboutiens du Nord de la France nous adresse une contribution pour demander à tous les Djiboutiens de ne pas céder aux sirènes du tribalisme, mais de faire des propositions constructives pour changer le système actuel.

C’est après une
mure réflexion que nous avons décidé de vous écrire
pour vous faire part, cher ARDHD et chers compatriotes de nos pensées.

La contribution de chacun
d’entre nous à ce débat apporte un éclairage indispensable
et une impulsion en vue de rendre limpide la vie politique djiboutienne à
chaque concitoyen.

Il faut mettre en exergue
qu’une génération toute entière a systématiquement
été tenue à l’écart non seulement du jeu politique
mais aussi de tout débat d’idées.

En ce jour notre pays
se trouve à une période charnière de son évolution
politique car il est indispensable qu’il y ait une prise de conscience de
la part de la jeunesse quant à la situation déplorable dont
elle va hériter par la faute de ses aînés.

La gabegie de certain
de nos dirigeants à conduit à un tarissement des finances de
l’état. J’en prends pour exemple le rétrécissement du
niveau de vie, telle une peau de chagrin du tiers de la quasi majorité
de la population. Nous nous trouvons à six mois de l’élection
présidentielle et il n’y a aucun véritable débat.

L’opposition qui faisait
corps autour de feu Ahmed Dini est disloquée. Elle a perdu le seul
homme de principe et de conviction qui pouvait faire face à IOG lors
de la future élection et revigorer le débat au-delà des
clivages ethniques ou tribaux.

Comme vous pouvez le constater
au nom de la Sainte liberté d’expression bon nombre de contributions
publiées sur le site de l’ARDHD sont clairement empreintes d’idées
sectaires et tribalistes qui gangrènent l’esprit de bon nombre de djiboutiens.
(Nous ne remettons nullement en question le rôle du site qui serait
celui  » d’intermédiaire  » de publication et ne prend pas
position. Nous l’en félicitons).

Voilà le mot est
lancé  » tribaliste « , le mal djiboutien !!!. Ce mal qui nous
ronge depuis notre indépendance, nous avons réussi à
l’exporter au-delà de nos frontières, quel triste constat !!!!!!!!!.
Au nom de la liberté d’expression, on peut dire tout et n’importe quoi,
tant que cela est dirigé contre une personne ayant un poste à
responsabilité. L’absence de civisme est un des éléments
constitutifs de la stagnation de la démocratie en Afrique, notamment
à Djibouti et de la multiplication des atteintes aux Droits de l’Homme.

Référons-nous
aux contributions portant sur la soirée organisée au sein de
notre représentation à Bruxelles ou cet invité mystère
ne fait que jacasser sur l’Ambassadeur et sur son personnel en disant prendre
fait et cause pour l’opposition. Mais il occulte les noms de toutes les personnes
présentes en dehors des Afar. Pourquoi n’a-t-il pas cité nommément
les intervenant Issas ? Est-ce que cette personne joue sur les deux tableaux
? A notre sens, tout le monde doit être mis sur un même pied d’égalité.

Il y a beaucoup de choses
qui ne nous semblent pas très logiques ! Il faudrait se poser la question
de savoir pourquoi notre représentation à Bruxelles est surmédiatisée
? Soyez assurez que nous ne tenons pas à faire la promotion de la personne
de l’Ambassadeur Moussa Chehem, mais par honnêteté intellectuelle,
il nous faut lui reconnaître qu’il n’est pas un novice dans le domaine
politique puisqu’il est le seul parmi nos représentants actuel à
avoir exercer pendant plus d’une décennie des fonctions ministérielles
à la tête de différents départements.

Nous sommes d’avis que
dans l’intérêt de notre pays, il est l’homme qu’il faut à
Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne.

Pourquoi dans un même
élan de vérité ne dénonce-t-on pas les agissements
des Ambassadeurs Rachad Farah et Robley Olhahey, car en tant qu’étudiant
en France nous pouvons vous garantir que vous seriez friants d’apprendre ce
qui se passe à Paris.

Un exemple très
simple : êtes-vous au courant que la Résidence acquise sous le
mandat de M. Goumaneh à Paris est aujourd’hui désertée,
car les caprices de S.E. Rachad Farah ont contraint IOG à lui louer
un appartement hors de prix dans le 16e arrondissement, quartier parmi les
plus chers de Paris. Dans la foulée, je voudrais attirer l’attention
des étudiants djiboutiens en France et en Afrique du Nord sur le fait
que leurs bourses sont menacées pour régler les escapades nocturnes
de M. Rachad Farah dont certains appétits ne font que se développer
et s’amplifier.

Ou bien, notre représentant
à Washington qui se livre à des malversations en tous genres
depuis sa prise de fonctions dans les années 80.

Vous voyez, c’est ce genre
d’histoire qui éveille l’esprit vicieux de certains Djiboutiens. Il
faudrait donc essayer d’éviter ces sujets stériles car ils ne
conduisent nulle part.

Ce qui nous touche vraiment
aujourd’hui, c’est que des Hommes tel que DINI se sont battus contre des moulins
à vents, en tout cas pour un peuple dont la gabegie pour les ragots
à tendance ethnique n’a jamais faibli et bien au contraire, aurait
tendance à se renforcer au fur et à mesure que le temps passe.

Ceux qui sont partis en
croisade pour discréditer Mohamed Moussa Chehem en jouant sur la fibre
ethnique ne sont pas à blâmer, car ils ne sont que le pur reflet
d’une certaine partie de la société djiboutienne. C’est pour
le futur de celle-ci qu’il faudrait se faire du mauvais sang.

Au moment de l’indépendance
l’unité nationale djiboutienne était moins précaire qu’elle
ne l’est aujourd’hui.

Notre objectif doit être,
dés à présent, de rehausser le débat afin de pouvoir
générer de nouvelles idées et de facto, de nouveau comportements
qui permettront la régénérescence d’un sentiment Djiboutien
et non AFAR, ISSA ou ARABE.

Au demeurant cette nouvelle
orientation permettrait à l’ARDHD de devenir la plate-forme du renouveau
djiboutien.

Un
collectif d’étudiants djiboutiens
du Nord de la France