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23/11/2013 (Brève 300) Houssein Ibrahim Houmed, professeur de philosphie, qui a été contraint de quitter Djibouti pour trouver refuge en France, afin d’échapper aux harcèlements policiers dont il était victime, lance une plainte devant le Procureur de la Cour pénale internationale.

_________________ Note de l’ARDHD
L’équipe de l’ARDHD soutient sans réserve la démarche. Depuis des années, l’ARDHD appelait les Djiboutiens à porter des plaintes contre le régime, qui assassine des hommes et des femmes, qui musèle toute forme d’opposition et qui administre la justice uniquement en sa faveur et en faveur de ses courtisans.

Nous espérons que le Procureur de la Cour pénale internationale lancera une enquête pour vérifier les assertions et qu’il pourra avoir connaissance de tous les crimes commis par Ismaël Omar Guelleh et ses obligés.
_______________________________________
(Télécharger la plainte en format original avec ses annexes (PdF)

Houssein IBRAHIM HOUMED
Professeur de Philosophie

Diplômé de l’Université de Paris-IV-Sorbonne
Militant socialiste-Fédération d’Ille et Vilaine
Mail : housseinphilo@gmail.com

Rennes, le 22/11/2013

A
Monsieur le Procureur de la Cour Pénale Internationale
Cabinet du Procureur
Unité des informations et des éléments de preuve
Boîte postale 19519
2500 CM La Haye-Pays-Bas/Fax: +31 70 5158555
mail: otp.informationdesk@icc-cpi.int

Objet : Plainte pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité à l’encontre du Président de la République de Djibouti, M. Ismaël Omar Guelleh Commis entre juillet 1977 et novembre 2013

Monsieur le Procureur,

Par la présente, c’est contraint et forcé par l’impunité qui y règne et par
l’aggravation de la situation à Djibouti, que j’ai l’insigne honneur de déposer
plainte auprès de la Cour Pénale Internationale de Justice à l’encontre de
Monsieur Ismaël Omar Guelleh, actuel Président de la République de Djibouti,
aux motifs suivants :

– génocide, crimes de guerres et crimes contre l’humanité perpétrés contre des civils Afars d’Arhiba, de Gourabous, de Hanlé, d’Obock, de Day et de Randa et de Dorra.

Ces crimes portent principalement sur des actes de tortures, de viols, de massacres de civils – femmes, hommes, personnes âgées et enfants – et pour faits d’assassinats d’opposants politiques.

Les faits dont Monsieur Ismaël Omar Guelleh, objet de la présente plainte,
est l’orchestre central, sont les suivants :

Ethnocide :
C’est la communauté afar qui a été la plus éprouvée par les actes de tortures (décembre 1977, 1982 et janvier 1991) et les massacres à répétition du fait de son origine.
Au cours et après la guerre civile de 1991-1994, une véritable « chasse à l’Afar » – femmes, hommes, personnes âgées et enfants – s’est abattue sur cette population, dont le point culminant a été la tuerie de la cité d’Arhiba, planifiée
le 18 décembre 1991 au plus niveau de l’Etat. Les victimes, composées essentiellement de civils, ont été prises entre les tirs croisés de l’armée, de la police et de la gendarmerie, dans lesquelles officiaient des soldats d’origine somali ou issa.

L’actuel Président Djiboutien, dauphin du président Hassan Gouled et Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité et de Documentation à l’époque de ces faits, Monsieur Ismaël Omar Guelleh a également été le donneur d’ordres lors des massacres de Gourabous, de Hanlé et de Gagadé dans le Sud du Pays mais aussi au Nord, dans la forêt du Day, de Randa et de Dorra entre 1991 et 1994, ceci afin de terroriser les populations afar de Djibouti et les forcer à abandonner leurs terres. Dans plusieurs localités, outre les exécutions sommaires des responsables locaux, des viols de femmes afar par les forces de répression auraient été signalées et perpétrées sur ordre des autorités djiboutiennes.

Viols :
Le cas le plus connu, tant sur le plan national qu’international, est l’affaire de Madame HASNA MOHAMED ALI, de la Famille SOULEIKI, du nom de cette femme afar, très âgée et aliénée mentale, mère de 9 enfants, qui fut brûlée vive après avoir subis plusieurs viols par les milices gouvernementales, devant des témoins, dans une ville d’Obock quasiment désertée par sa population et sous le fallacieux prétexte qu’elle aurait été à cette époque une « espionne de l’opposition Afar ».

Selon divers témoignages, le médiateur de l’Etat français, envoyé spécial du Palais de l’Elysée et présent sur place au moment des faits, aurait aussitôt quitté les lieux en signe de protestation compte tenu du caractère ignoble de tels actes, qui relèvent de la sauvagerie la plus atroce, pour rejoindre immédiatement Paris.

Assassinats politiques :
Les autres communautés n’ont pas été épargnées puisque bien des opposants somalis ont payé de leur vie le fait d’avoir osé réclamer une ouverture à la démocratie à Djibouti ainsi que le respect des droits de l’homme. En réponse à cette démarche, susceptible de rétablir le calme et la sérénité dans le pays, de nombreux officiers supérieurs de l’Armée et de la Police ont perdu la vie dans des circonstances non élucidées encore à ce jour car non assujettis à enquête du Parquet.

C’est ainsi que des zones d’ombres entourent, entre autres, la mort du Colonel Abdi Bogoreh, chef d’État-major de la Gendarmerie, d’un commissaire du Service de Documentation et de la Sécurité, d’un pharmacien ou encore du général de division Yacin Yabeh Galab, chef d’état-major de la Police nationale,
souvent maquillé en suicide ou en mort naturelle.

Lors d’une vague de répressions inexpliquées en 1991, la communauté Gadaboursi (Somalis) a également payé un lourd tribut à la violence arbitraire de l’Etat djiboutien. Dans la brigade de recherche de la gendarmerie de la capitale, on a retrouvé les corps de fonctionnaires et de commerçants asphyxiés.

Ces événements ont eu des conséquences sur le plan diplomatique.

A la suite d’une macabre découverte de corps découpés dans des sacs-poubelle, les autorités françaises auraient, à cette époque, cessé toute collaboration avec la Gendarmerie djiboutienne, jusqu’au départ du colonel Hoche, commandant de corps. Il est également important de citer le cas de crimes isolés : dont celui Monsieur Mohamed Hassan dit « Diable » de la tribu Gadaboursi, Directeur des douanes dont la dépouille a été retrouvé décapitée par la police politique à Galafi .
L’acte d’exécution étant survenu sur ordre direct d’Ismaël Omar Guelleh. Ce cas n’est pas isolé et le recensement quant aux crimes commis est en cours d’évaluation alors que les actes de ce type continuent d’être perpétrés, encore de nos jours, en toute impunité.

Le but de ces crimes sur le moyen terme est double : D’une part, il s’agit de procéder à une lente épuration ethnique concernant les Afars, assimilable à un génocide masqué car discrètement chassés de leurs terres ancestrales, et d’autre part de procéder à des assassinats politiques concernant les somalis.

Pour toutes ces raisons et face à cette situation intolérable, voire insoutenable pour les populations Afars chassées de leurs terres avec une aggravation de la situation depuis 1999 jusqu’à ce jour.

Ma conscience humaine me dicte de réagir, par rapport aux crimes commis à l’encontre des populations Afars qui réclament Justice et Respect de leurs Droits, en déposant plainte auprès de la Cour Pénale Internationale de Justice à l’encontre Monsieur Ismaël Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti, pour les raisons suivantes :

– génocide masqué, crimes de guerres et crimes contre l’humanité perpétrés à l’encontre des civils Afars d’Arhiba, de Gourabous, de Hanlé, d’Obock, de Day et de Randa et de Dorra.

Il est en effet inadmissible que ces crimes restent impunis.

La République de Djibouti étant signataire du traité de Rome et faisant partie des pays ayant ratifié la cour Pénale Internationale depuis novembre 2002, toute légitimité pour juger ces crimes revient à votre seule compétence universelle.

Vous trouverez, ci-jointes, les listes des victimes publiées par l’Alliance Républicaine pour le Développement (l’ARD) avec les détails complets (noms, lieu d’exécution, âge et situation familiale des victimes) et qui vous permettront d’apprécier la situation.

J’ajoute à ceci que je me tiens à l’entière disposition de la Cour Pénale Internationale pour lui transmettre tout renseignement complémentaire susceptible de l’intéresser ou pour témoigner devant elle si elle estimait en avoir le besoin.

J’ose espérer, Monsieur le Procureur, que vous partagerez l’esprit de ces lignes et que ce dossier, qui est parfaitement conforme au droit applicable en matière de crimes contre l’humanité, puisse recueillir votre avis favorable afin que le Président de la République, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, qui se croit au dessus de toute Justice, puisse enfin être poursuivi et jugé devant la Cour Pénale Internationale.

Je vous remercie de l’intérêt que vous voudrez bien accorder à ma demande et dans cette attente je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, l’assurance de mes très hautes, respectueuses et distinguées salutations.

Houssein IBRAHIM HOUMED
Professeur de Philosophie

Pièces jointes : (Télécharger l’ensemble de la plainte et des annexes)

  • Listes des victimes civiles.
  • Listes non exhaustives, susceptibles d’être complétées en fonction des enquêtes que nous menons auprès de la population ; souvent maintenue dans le silence par la terreur imposée.

01/06/05 (B300) LDDH : sur une feuille de route … qui ne tient pas la route !


Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 1er JUIN 2005

SUR UNE FEUILLE DE ROUTE
QUI NE TIENT PAS LA ROUTE.

« Les exigences de mon écrasant travail me condamne à une séparation que je maudis. Je commence à croire que je fais fausse route, mais étais je libre de choisir ». G. Flaubert Correspondance.

N’y a-t-il plus personne au logis du pouvoir ?

Est-ce que la feuille de route unilatérale deviendra la confirmation même d’une volonté de maintien de la politique foncièrement dictatoriale ? Apparemment les droits fondamentaux sont ignorés et globalement marginalisés en République de Djibouti !

Sur la Feuille de route qui trace les grandes lignes
d’orientations politiques au début du second sextennat

Après s’être investi officiellement le 7 mai 2005 au titre de premier Magistrat ;
Après avoir reconduit l’ancien Premier Ministre (parti pour participer à l’anniversaire de la réunification des deux Yémen) le 21 mai 2005 ;
Après avoir réajusté, le lendemain 22 mai, les membres du gouvernement et ce toujours pendant l’absence du Premier Ministre, et apparemment sans concertation ;
Le 24 mai 2005, lors de la « séance extraordinaire du Conseil des Ministres … séance entièrement consacré à la lecture d’une (feuille de route) », le premier Magistrat a tracé magistralement, dans un style très dogmatique, les grandes lignes de « ses orientations politiques pour le second sextennat »

Ces approches, ci-après, portent sur la feuille de route qui avait été diffusée par le journal gouvernemental avec de larges commentaires qui sont très utiles pour les lecteurs avertis. (Voir : La Nation des 26, 27 et 30 mai 2005)

En effet, la présente Note d’Information se penche sur des points, qui nécessitent des approches succinctes, plus sensibles à la clarification de la gestion des affaires de l’Etat, sous l’angle des droits fondamentaux.

L’important est de savoir « le comment on gouverne ».

Mais auparavant, il est primordial de faire les observations suivantes :

1. Aucune mention n’a été faite sur la non application des Accords de Paix, signés le 12 mai 2001, entre le Frud-Armé et le Gouvernement ;

2. Aucun calendrier n’a été annoncé pour l’ouverture de dialogue avec tous les Partis Politiques et tous les Partenaires Sociaux, pour établir librement une véritable Feuille de Route pour la Paix Sociale.

3. Aucune logique n’est apparue pour la concertation entre les deux Parties signataires du Projet de Loi Organique portant sur la Décentralisation ;

4. Aucune perspective en vue, pour la refonte des listes électorales, pour la transparence de tous les processus électoraux ;

5. Aucune référence, aux instruments internationaux, ni à la feuille de route de la Politique gouvernementale sur les Droits de l’Homme ;

6. Aucun renouvellement d’adhésion aux engagements signés avec le BIT concernant, entre autres, la réintégration et indemnisation de tous les syndicalistes abusivement licenciés pour activités syndicales depuis 1995 ;

7. Aucun espoir sur des mesures radicales, en vue, de stopper l’inflation. En effet, le prix galopant du pétrole lampant et celui des denrées de premières nécessités, ne font qu’accentuer les bruits de fond des casseroles vides condamnant un nombre incalculable de foyers affamés, isolés dans la pauvreté la plus totale ;

8. Au chapitre de la Justice et des Droits de l’Homme la stagnation semble de mise. Cette feuille de route passe sous silence la paralysie du Tribunal du Contentieux Administratif et prévoit la création d’une nouvelle juridiction : le Haut Conseil Islamique, alors que l’indépendance totale de la Justice est inexistante. Il ne peut y avoir de consolidation de l’Etat de Droit et de la Démocratie sans une Justice totalement indépendante, sans des syndicats de Magistrat ;

Enfin, tout Défenseur des Droits de l’Homme ne peut que s’inquiéter sur la vision de cette même équipe concernant la sécurité des Biens et des personnes.

Cette feuille de route n’apporte en rien des solutions pour combattre l’impunité, les Détournements des Biens Publics et Sociaux, et une meilleure transparence dans la gestion des Biens et du patrimoine de l’Etat

Il est regrettable que l’insécurité grandissante dans la capitale soit à ce point ignoré, tout comme l’absence d’une vraie politique de l’immigration respectueuse des droits de la personne humaine.

Actuellement, seule la politique des rafles quotidiennes et des expulsions massives des immigrés, réfugiés et personnes en situation irrégulière reste privilégiée.

01/06/05 (B300) Radio-Trottoir : les tribulations d’un Ambassadeur à Bruxelles qui cherche à se loger aux frais de la princesse (non des somaliens) sous couvert de Guelleh…. et qui court la gente féminine de l’Est … (Lecteur)

  Il y a déjà longtemps que l’Ambassadeur, membre éminent de l’Ordre des Brosses à reluire, (mais dont nous tairons le nom par discrétion !!) essaye d’acquérir une maison à Bruxelles pour sa retraite : que de jours sombres en perspective, sans pouvoir et rejeter de tous … mais cela c’est son problème !

Eh bien, il vient de trouver la maison de rêve, sur la
magnifique Avenue Roosevelt qui est à la hauteur de ses ambitions en matière de prestige. Cette maison est située dans les premiers numéros.

Après l’avoir trouvé, encore fallait-il l’acheter ! Et l’Ambassadeur n’est pas un homme ‘commun’. Pour quelles stupides raisons, paierait-il de sa poche, l’achat qu’il convoite. Non, cela n’est pas digne d’un prétentieux de son niveau !

Nous avons découvert que cette maison appartenait en fait à l’Etat somalien.
Et on serait bien étonné de constater qu’il ait pu aligner le paiement à hauteur du prix de marché actuel. S’il a, comme nous le soupçonnons, escroqué l’Etat somalien, on peut lui jeter toute la honte du monde sur le dos. Mais il est si habitué à cela, que cela ne devrait pas le faire changer de trottoir …

Le pire c’est qu il aurait pu agir au nom du Président de Djibouti ! Est-ce la raison pour laquelle certains avocats gourmands le suivent dans ce qui pourrait vite devenir une escroquerie ?

Pauvres Somaliens, après avoir subi Siad Barré ils doivent maintenant contribuer de leur poche au logement de cet Ambassadeur qui n’est même pas un ressortissant de leur pays … Un vrai cauchemar.

Monsieur Guelleh, dites-nous la vérité : Kounta est-il mandaté pour agir pour vous ou bien agit-il en son nom propre en faisant croire qu’il est mandaté par vous ?

Ce qui ajoute un point sérieux aux interrogations, c’est le fait que Chehem Délégation l’aide dans ce trafique avec l’Etiopien Farah qui comme d’habitude espionne les gens.

Avant c’étaient les Djiboutiens qu il espionnait et maintenant se sont les Somaliens.

Peu importe qui, pourvu qu’il espionne, cet homme est à l’aise. On pourrait lui demander d’espionner les rats dans les égouts, qu’il le ferait avec plaisir !!!

Autre nouvelle de première importance. L’Ambassadeur se serait fiancé avec une Bulgare. … Dès qu’on en sait plus, on vous le raconte aussitôt.

Pauvre Madame l’Ambassadrice délaissée une nouvelle fois et pauvre Aicha Afaria totalement
abondonnée, par ce Don Juan aux allures troubles.

31/05/05 (B300) Photo d’Hassan Cher devant la Poste de Djibouti, le syndicaliste licencié abusivement et injustement par le directeur de la Poste …

31/05/05 (B300) FRUD : Intervention lors de la journée de la libération d’Afrique, le 28 mai 2005

La République de Djibouti est connu aujourd’hui pour l’ excellence de sa localisation stratégique.La France reste présente à Djibouti avec quelques 3000 soldats, mais elle n’a plus le monopole de la présence militaire depuis les événements du 11Septembre 2001, et l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak à cause de l’installation de 1500 soldats américains de la force d’intervention rapide, mais aussi de la présence militaire allemande.

Sur ce site éminemment stratégique vivent quelques 600000 personnes qui souffrent d’une dictature féroce depuis 28 ans.

La présence militaire étrangère (des pays démocratiques) dans ce pays a t-elle favorisé la démocratie ou renforcé la dictature?

L’armée française a accompagné techniquement et financièrement la mise en place de la dictature à Djibouti.– formée l’armée répressive et clanique.

En février 1992, suite à une avancée spectaculaire du mouvement armé FRUD, l”armée française a sauvé de la déroute l’armée djiboutienne en s’interposant, permettant à cette dernière de recruter et de s’armer à bras raccourcis.

La présence américaine a conforté l’intransigeance de la dictature de Guelleh.Les mannes financières perçus en compensation des présences militaires étrangères, servent au Président et son entourage pour maintenir la population sous la pression de la pauvreté et pour financer sa sécurité omniprésente.

Tout indique, dans notre pays du moins, que la présence des troupes étrangères participe à la pérennité de la dictature.

Malgré l’indépendance tardive de Djibouti–c’est-à-dire quelques 27 années après les vagues d’indépendance africaines, les dirigeants djiboutiens n’ont pas tiré les leçons des échecs des expériences d’autres pays africains liés aux turpitudes du système de parti unique et ont suivi les brisées de leurs aînés.

Ils ont reproduit à l’identique (presque copié, collé), l’oppression, les tortures, les exécutions extrajudiciaires qui seront le terreau sur lequel va prospérer le régime djiboutien.

En plus de l’influence des pays francophones, Djibouti subit de plein fouet l’environnement de la corne d’afrique.c’est une des raisons qui explique que face à la répression violente du régime super militarisé(20.000 soldats et policiers) s’est organisé une résistance armée qui a fait sienne l’adage des sud-africains qu’on ne peut se défendre les mains nus contre les attaques des bêtes sauvages.

Cette résistance dirigée par le FRUD n’a pas pu atteindre ses objectifs malgré le fait qu’il a pu libérer jusqu’à 2/3 du pays à cause d’une interposition militaire française.Un enseignement peut être tiré de cette expérience;il est extrêmement difficile de faire aboutir une lutte armée dans un pays sous influence française.

Il existe une espèce protégée des dictateurs en particulier par la France.
Le dictateur djiboutien fait partie de cette catégorie(à l’instar de celui du Togo, du Cameron etc…) A charge pour cette espèce protégée de s’adapter à la nouvelle donne du multipartisme?Certains dirigeants africains ont intégré le multipartisme dans leur système dictatorial.

A Djibouti:dés 1992 sous la pression du mouvement armé, et sur le conseil de l’ex-metropole, on a assisté à la fin juridique du parti unique, remplacé par un quadripartisme qui sera en fait vidé de son contenu.

En septembre 2002 toujours sous la pression du mouvement armé, un multipartisme de façade sera institué.Un certain nombre de partis furent légalisés mais seront privés de moyens d’actions;emprisonnement de certains de leurs dirigeants, harcèlements systématiques de cadres politiques de ces partis, économiquement asphyxiés.

L’opposition réunie au sein de l’union pour l’alternance démocratique(UAD), a participé pour la 1ère fois aux législatives de 2003, qui a conforté l’omnipotence du Président de la République(lequel s’est octroyé la totalité des sièges par des fraudes massives).

Pour la présidentielle du 08 avril 2005, les partis légalisés ont rejoint le FRUD soutenu par divers association de la diaspora pour préconiser le boycott, obligeant le sortant à se présenter seul(ce qui ne l’a pas empêché de se proclamer Président de la République à 96% des suffrages exprimés).

Les deux grandes tendances de l’opposition s’acheminent actuellement vers une plate forme commune puisque la distance entre elles s’estompe. D’une part, le changement par les urnes semble impossible, et d’autre part le pouvoir a volé le cessez le feu observé tacitement entre le gouvernement et le FRUD depuis février 2000, en assassinant 3 membres du FRUD le 31 mars 2005.

Cette pseudo élection a au moins démontré l’extrême impopularité de cette dictature presque héréditaire(avant le Togo)parce que Ismaël Omar Guelleh a succédé à son oncle Hassan Gouled qui n’avait pas de un fils.

Le nouveau Président a accéléré la déliquescence de l’ÉTAt?Il a renforcé la main mise de son entourage sur tous les leviers du pouvoir et la prédation mafieuse de l’économie.

Le FRUD profite de cette journée de la libération d’Afrique pour affirmer fortement que l’idéal panafricain doit inspirer à chaque stade, les actions des forces démocratiques et progressistes.

Le FRUD a pleine conscience que l’idéal panafricain est d’abord basé sur le respect des droits humains et des droits des minorités.

Face à la coalition des dictateurs, la solidarité des organisations progressistes africaines est plus que nécessaire.

Créons un forum des organisations progressistes africaines et une passerelle avec les démocrates des pays développés pour contre carrer les politiques de leurs gouvernements.

Paris, Le 28 Mai 2005

 

Pour le Comité Provisoire du FRUD
Hassan Mokbel
Chargé des Relations Exterieures.

30/05/05 (B300) LDDH : alerte sur des mouvements de troupe à Djibouti


Le Président
NOTE D’INFORMATION DU 30 MAI 2005 SUR DES MOUVEMENTS ARMEES
AU NORD ET AU SUD DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

« Cliquetis d’armes sur fond de tension politique ».

En cette période post électorale et à peine une semaine après le réajustement ministériel, suivi d’un « important discours programme, pour un second mandat à la tête du pays », il semble bien que la situation dans son ensemble reste précaire, et dangereuse.

La consolidation de la Paix civile semble bien compromise :

1. face à la non application jusqu’à présent des Accords de Paix de mai 2001,
2. face à la situation socio-économique dramatique pour la grande majorité de nos populations,
3. face aux chômages endémiques intolérables et insupportables.

Dans ce contexte général très délicat, depuis 48h, des mouvements, aux aspects et aux dimensions de préparation d’une opération de ratissage de grande ampleur, sont entrepris dans le Nord de la République de Djibouti, probablement à la recherche de « possibles » éléments rebelles, d’une part, et suite aux affrontements armés à caractère tribale, qui auraient surgi lundi 29 mai 2005 dans la région d’As-Eyla, d’autre part.

Rappelant que dans les années 90, cette zone de Goba’ad, situé au sud, dans le District de Dikhil a été durant un certain temps et de manière sporadique, le milieu d’affrontements armés entre pasteurs nomades des deux communautés nationales de cette région.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste très inquiète par les risques de regain de tension, et demande aux autorités Djiboutiennes d’éviter toutes provocations à caractère uniquement répressives

Elle reste convaincue que seul le dialogue politique et social, sans restriction à priori, peut désamorcer les sources des conflits et ce dans le cadre de la Prévision des conflits armés et internes.

 

NOEL ABDI Jean-Paul

30/05/05 (B300) Radio-Trottoir : en exclusivité mondiale, un reportage de notre correspondant Fafiyeh, en direct du Palais d’Haramous (Correspondant – Humour)

Les risques du métier de Première Dame.
Attention il ne faut pas trop parler à celui qu’on aime ;

Reportage de FAFIYEH de Radio Trottoir
En direct d’Haramous.

L’amour est une passion qui fait perdre les pédales, surtout dans les milieux mafieux. La loi du silence DOIT faire rage autour du chef des mafieux de la Cosa Nostra djiboutienne aux ramifications régionales avec un brin de Benladisme.

K. H. alias Gool (lionne en somali pour les intimes)
Oh, il fait vraiment chaud dans la cour, je plains les pauvres djiboutiens, qui sont pénalisés par ton gorille énergétique, l’éternel directeur de l’EDD, l’empâté Djama Ali.

Tu sais que ton cousin germain aurait déclaré qu’il est déçu de tes bouffons du RPP qui n’ont même pas réussi à mobiliser 1/20éme des électeurs djiboutiens, il ne cesse de répéter à ceux qui veulent bien l’écouter cette phrase suivante : «c’est grave, c’est grave, il n’a plus d’amis, plus de parti politique, plus de forces armées, même ses généraux lui tournent doucement le dos, c’est complètement la pagaille , il n’a plus qu’à se sauver à Durban et sans tamtam, c’est la fin des haricots !».

I.O. (Ambassa , lion en amhara : surnom connu par ses associés d’Addis)
Oublie le. Il est toujours lunatique et ne connaît rien à la politique, c’est un pourri incapable de gérer ses propres affaires, je regrette de le maintenir à ce poste, car il ne peut rien faire d’autre, c’est un nullard né.

Ecoute ma vieille, toi qui connais les dessous de la politique, viens et allonge toi sur cet oreiller, viens, informe moi sans discontinuité des tenants et aboutissants de cette dure épreuve que nous venons de surmonter. Oh oui ces élections ont été chaudes, cet été risque d’être infernal. Que penses-tu ma boulotte, que faire ?

K.H. à son petit Ambassa.
Oh lala, par où faut-il commencer, c’est terrible ce qui nous est arrivé, ces salauds d’Opposants nous ont bien piégé, en déclarant le boycott actif que tes experts en politique ont fâcheusement sous estimé. Même tes services de renseignements ont été inefficaces, je comprends Hassan Said, qui comme toi d’ailleurs était focalisé sur les évolutions de cette sale affaire de l’assassinat du juge Borrel. Oui écoute moi bien, il ne faut plus parler de suicide, car n’oublies pas que je suis française de naissance, et je n’admets pas qu’on s’entête sur des absurdités. Très franchement il faut prendre des décisions, c’est lâche de te trahir, avec eux je serais impitoyable. Je t’assure il ne faut pas avoir pitié d’eux.

Dieu garde nous de nos ennemis, à deux on se charge de nos amis, ces traîtres.

Revenons à nos moutons ! Il faut m’écouter sans m’interrompre car l’heure est grave, d’accord mon petit Ambassa préféré ?

Donc, je disais qu’on s’est bêtement fait piéger par une Opposition dont tu n’as pas cessé de dire qu’elle ne représente qu’une poignée alors que toi, et tu le sais bien, tu ne représentes que toi même. Pour te dire la vérité moi aussi, je n’ai pas voté pour toi, tellement j’étais déçue de voir les bureaux de vote complètement déserts.
La désertification des urnes cette année a porté ses fruits pour l’Opposition qui dénonce actuellement l’illégitimité de ces présidentielles. Il paraît que des coups bas sont en train de se tramer contre toi.

Attention mon petit Ambassa, la roue a tourné pour toi, tu as perdu ton charisme, tu as lamentablement échoué dans la gestion des affaires de l’Etat durant tes six premiers années.

Ne compte pas sur le vieux Gabayo, qui t’avait traité en 99 de satan introduit entre deux croyants qui se saluaient après la prière du vendredi à la Mosquée. Ce vieux roublard t’avait prédit en public pendant cette campagne, que tu n’avais fait que la moitié du parcours (sous entendu il te reste que très peu de temps). Je t’avais toujours dit fait attention à ces vieux rafiots, qui te côtoient et vont te couler à la moindre occasion.

C’est vrai, tu as bêtement raté ta réélection, c’est à se demander si ton QI=0.

Vraiment tu n’as pas de jugeote, voyons tu aurais pu demander à ton ami Aden Robleh de se présenter contre toi au lieu de te faire embobiner par un petit Mohamed Daoud. Je te l’avais dit : aide financièrement Aden Robleh qui n’a que quelques voix au fin fond d’Ali Sabieh, pour qu’il se présente contre toi. Mais toi qui ne cesse de ruminer la raclée que Hamareitey t’avait infligé en 97, alors qu’en principe, ce dernier devait jouer le rôle faire-valoir.

Pourtant à cette époque je t’avais dit de faire attention.

Mais avec Aden Robleh, tu n’aurais pas eu d’histoire, car il est plus stupide que toi.
Ha ha ha, je vois que tu ne t’existes pas, mon petit Ambassa (gros BISOU sous les aisselles). C’est bien continue à m’écouter comme çà, tu es un amour.

Passons aux choses sérieuses : après on aura tout notre temps pour passer comme on dit à la chose. Et d’abord, passons à la haute politique. Je sais je suis ta seule conseillère en Haute Politique, car mes compatriotes djiboutiens ne savent pas voler en politique, ils manquent de confiance et de savoir faire dans les affaires.
Ha ha ha ! tu ne peux plus te passer de moi.

Alors regarde moi bien dans les yeux et suit mon regard.

On peut perdre une bataille et ne pas perdre la guerre. Mais toi tu a non seulement perdu la guerre, mais tu continues, à combattre pour gagner une bataille, alors que la guerre est totalement perdue.

Pire encore, tu fais preuve de folie, en reconduisant les vauriens qui t’ont mené vers ta perte, ils vont cette fois réussir à t’interner ou à te faire fuir, voire même provoquer ton lynchage.

N’oublies pas et je te l’avais dit, Dilleita c’est ta perte. Ta vieille racaille c’est ton suicide, ta fin s’approche et la moindre étincelle dans sera l’embrassement général, qui n’épargnera peut-être pas tes protecteurs étrangers. Notre fin approche inexorablement et la tolérance tire à sa fin

Ne comptes plus sur moi car tu ne veux plus m’écouter, tes va et vient à Arta et au Day m’inquiètent car les embûches se multiplient dangereusement, et toi tu ne fais que vivoter dans une cuvette de Khat.

Tu ne peux même plus voyager le cœur libre. You are stupid.

GOOL se lève les yeux enflammés se dirige vers la cour le regard dédaigneux,
AMBASSA la fusille du regard, boit directement dans la bouteille à ses côtés.

Un match nul terriblement inquiétant entre Gool et Ambasa en cette période de haute tension.

29/05/05 (B300) Radio-Trottoir : Ministre pendant quelques heures, au bénéfice d’une faute d’inattention de Guelleh, ce député du Nord, un peu oublié, termine la fête sous les moqueries de ses amis … Un inconnu, hier, occupera son maroquin ! (Lecteur)

Je vous invite à comparer cet extrait de la dépêche de l’ADI, toujours en ligne sur son site, avec celle que vous avez vous même repris de cette même source et portant sur le Decret relatif à la composition du nouveau gouvernement djiboutien….

Même chapeau, même date, même heure, et en 2 articles.

Une différence de taille cependant ! Non, vous ne l’avez pas trouvez ?

Eh bien lisez bien le nom du Ministre de l’Emploi (Houmed Mohamed Dini) qui figure sur la dépêche toujours en ligne sur le site de l’ADI et dont je vous donne ici un extrait et comparez le à celui figurant sur le site de l’ARDHD pour ce même poste (Mohamed Dini Farah)….

Bien évidement l’erreur ne provient pas de l’ARDHD ni de l’ADI mais bel et bien d’IOG.

L’histoire ? C’est à en pleurer de rires ! Certes mais pas pour tout le monde.

Voici la mésaventure qui est arrivé à ce député du Nord, un peu oublié, pour nos amis hors Djibouti et tous ceux qui ne la connaissent pas encore.

A 13 heures 30, ce fameux dimanche 22 mai, tout Djibouti est accroché à la radio, dans l’espoir de connaître enfin la composition du nouveau gouvernement… Peine perdue. Fin du journal parlé en français et à chacun d’éteindre son poste, la suite du programme radio ne présentant jamais d’intérêtà Djibouti.

Pour une fois, ce fut un tort puisqu’aussitôt, le journal déclaré clos, voilà le journaliste qui reprend le micro au prétexte de lire un dernier communiqué en provenance de la Présidence…. et c’était, vous l’aurez devinez, pour lire le fameux decret repris par l’ADI… comportant le nom de Mohamed Dini Farah au portefeuille de l’Emploi…

Le bruit du remaniement court dans Djibouti, les siestes sont écourtées, dans les mabraz ça s’affole, les telephones portables sonnent dans tous les sens, c’est à qui va trouver une connaissance qui a écouté la radio… on s’impatiente avant le prochain journal de la radio en langue somali… de 15h.

Et le journaliste d’égrener la liste à 15h sonnante, avec à l’Emploi, M. Mohamed Dini Farah.

Les commentaires fusent, et s’agissant de ce Mohamed Dini Farah, tout le monde convient qu’il s’agit que du seul bonhomme connu sous ce nom, c’est à dire un député du nord, ancien ministre de la santé; bref un revenant à qui tout le monde telephone donc pour le féliciter et qui, comme il se doit, organise la fête illicico presto dans son mabraz en commandant les bottes de khat de circonstance… Fête et euphorie qui durent jusqu’à 18h45, début des journaux télévisés. A 18h45 donc tout Djibouti se met devant la petite lucarne, qui pour avoir confirmation de la liste, qui pour voir la tête des nouveaux entrants… Et là coup de théâtre et stupeur devant le visage qui s’affiche et le nom qui s’entend de la bouche du présentateur du journal en langue arabe : à l’emploi, ce n’est ni le visage de Mohamed Dini ni son nom mais celui d’un illustre inconnu, un certain Houmed Mohamed Dini.

Imaginez la tête de celui qui se croyait rappellé au gouvernement par l’infini bonté d’un IOG, imaginez la tête des copains de mabraz machant à ses cotés le khat payé par lui….

A qui la faute, à IOG qui n’a pas fait attention que le decret signé et expedié à la presse comportait une erreur grossière. Il aurait dicté Houmed Mohamed Dini et son Ministre des affaires présidentiellles aurait entendu Mohamed Dini…

Et vous croyez qu’une fois la bevue découverte, il va se gêner jusqu’à pondre un decret rectificatif ? Non, car pour IOG, les « paperasses » ça n’a jamais compté. Pourquoi en effet compliquer ce qui peut être fait simplement. Un petit coup de fil à la RTD et à l ‘ADI qui ont comme des fautifs pour les charger de rectifier l’erreur d’eux même.

C’est pourquoi l’ADI par exemple a tout simplement modifié en ligne sa dépêche du 22 mai produite à 14h08gmt en éliminant sans autre explication de sa liste initiale le nom de Mohamed Dini.

Donc au jour d’aujourd’hui, il y a sur le net 2 listes provenant toutes 2 de la même source, l’ADI, l’une disponible sur le site de l’ARDHD c’est la vraie-fausse liste du gournement du 22 mai et l’autre, la rectifiée disponible sur le site de l’ADI, les 2 portant les mêmes references. Cher Monsieur Schaal, vous avez donc là une pièce à conviction de la mal gouvernance iogienne que devez précieusement conservé pour la posterité.

PS : il paraitrait qu’IOG a envoyé au pauvre Mohamed Dini une enveloppe le lendemain pour le « dédommager » et lui « rembourser » les depenses occasionnées. Le bougre aurait acheté ce jour là pour quelques 200 000 FD de khat.

DJIBOUTI (ADI) – 22 Mai – Après avoir renouvelé sa confiance au Premier Ministre sortant, M.Dileita Mohamed Dileita, le Président de la République, M.Ismaïl Omar Guelleh a formé, aujourd’hui en fin de matinée, un nouveau gouvernement.

Article 1er : Le Gouvernement est composée ainsi qu’il suit :

Premier Ministre
Dileita Mohamed Dileita

Ministre de l’Emploi et de la Solidarité Nationale
Houmed Mohamed Dini

Fin du vaudeville
Iogéien