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07/06/2014 (Brève 398) Qu’est-ce qui se passe ? Des rumeurs, impossibles à vérifier pour le moment, évoquent une possible aggravation de la santé du dictateur et même pire … ?

A l’heure actuelle, les autorités djiboutiennes sont muettes sur le sujet. Certains informateurs pensent que l’état de santé du dictateur se serait dégradé et que le pire pourrait déjà être arrivé.

C’est possible, mais nous n’avons aucun élément qui puisse le confirmer. Rappelons que la coutume, dans tous les régimes dictatoriaux, veut que l’on règle la succession du chef dans le silence feutré des salons de ses obligés, avant de faire connaître la vérité. Cela n’est pas à exclure … !

Dès que nous aurons des informations vérifiées, nous les diffuserons sur le site.

Comme nous le faisons depuis plusieurs années et en particulier depuis plusieurs semaines, nous renouvelons nos appels à l’opposition pour qu’elle soit présente, visible et organisée afin de présenter son programme, le jour où le flambeau devrait changer de main et surtout pour qu’elle refuse d »assister en qualité de simple spectateur à une possible passation de pouvoir concoctée par la famille et les prédateurs qui profitent du régime et qui entendent bien continuer …..

07/06/07 (B398) RSF / Erythrée ERYTHRÉE – Un journaliste de la radio publique arrêté alors qu’il tentait de fuir le pays.

Reporters
sans frontières est très inquiète du sort réservé
par les autorités érythréennes à Eyob Kessete,
journaliste du service en amharique de la radio publique Dimtsi Hafash,
arrêté alors qu’il tentait de fuir vers l’Ethiopie et incarcéré
depuis dans le centre de détention de May Srwa (nord d’Asmara).

"Le gouvernement érythréen ne change pas et continue
de traiter avec une extrême brutalité ceux qui ne sont pas
dans la ligne du parti unique. Nous attendons avec impatience de voir
quelle sera la réaction de la Commission européenne, nouveau
partenaire stratégique et économique assumé du président
Issaias Afeworki. Les protestations d’usage seront révélatrices
de l’échec de cette politique. La preuve sera faite que les engagements
de l’Erythrée en matière de liberté de la presse
et de droits de l’homme sont des écrans de fumée, uniquement
destinés à relâcher la pression qui pèse sur
les démocraties qui traitent avec elle", a déclaré
l’organisation.

Eyob Kessete a été arrêté à une date
inconnue par des gardes-frontière érythréens, alors
qu’il tentait de gagner l’Ethiopie, comme le font chaque année
de nombreux concitoyens cherchant à fuir l’un des pays les plus
fermés du monde. La tentative de fuite hors du pays étant
la plupart du temps considérée comme un acte de trahison
par le gouvernement, le journaliste a été incarcéré
dans un container en métal, dans le centre de détention
de May Srwa, a proximité de la prison militaire d’Adi Abeyto, à
la sortie nord de la capitale, Asmara.

D’anciens prisonniers qui sont parvenus à fuir le pays ont témoigné
auprès de Reporters sans frontières des conditions de détention
effroyables et des tortures pratiquées dans ce centre de détention.

Aucune visite ni contact avec l’extérieur n’est toléré.
Aucune procédure légale n’est engagée contre les
détenus, dont la durée d’incarcération dépend
du bon vouloir du gouvernement. Leurs familles craignent de demander de
leurs nouvelles, par peur de représailles. Des membres des familles
de ceux qui sont parvenus à fuir le pays ont été
arrêtés et sont également détenus à
Adi Abeyto. D’autres ont été expulsés de leur domicile.

Par ailleurs, les arrestations du personnel du ministère de
l’Information, commencées en novembre 2006, ont continué.
Ibrahim Abdella, employé du service des archives musicales de la
chaîne publique Eri-TV, et un employé des archives des informations
dont on ignore le nom, ont été interpellés à
leur domicile, dans la semaine du 12 au 16 mars 2007, et conduits dans
un lieu de détention inconnu. On est sans nouvelles d’eux depuis
leur arrestation.

Une dizaine de journalistes des médias gouvernementaux avait été
pris dans une vague d’arrestations lancée le 12 novembre 2006,
suite à la défection de plusieurs journalistes célèbres.
Les autorités, singulièrement irritées par ces défections,
les avaient arrêtés parce qu’ils étaient suspectés
d’être restés en contact avec les fugitifs ou de chercher
à fuir eux-mêmes. Tous, sauf Daniel Musie, du service en
oromo de Radio Dimtsi Hafash, ont été relâchés
sous caution et vivent aujourd’hui en liberté surveillée
à Asmara.

L’Erythrée est l’un des rares pays du monde sans
presse privée.

Depuis septembre 2001, parmi les centaines de prisonniers politiques,
au moins treize journalistes sont détenus au secret, sans procès
et sans contact avec l’extérieur. Selon les informations de
Reporters sans frontières, au moins quatre d’entre eux ont
trouvé la mort en prison, suite aux conditions de détention
épouvantables dans lesquelles ils sont maintenus.

07/06/07 (B398) Xaynal faraanama neh bicsee weenik kak raaqe waanama , kak raaqe waanam bicta ayro aalele !!! Invention d’un nouvel alphabet pour écrire l’Afar et les langues régionales(Info lecteur)

Youssouf
Mohamed Bouha annonce l’invention d’un nouveau alphabet qu’il vient de
finaliser pour écrire les langues régionales et en particulier l’Afar.

De nationalite djiboutienne, cet ancien Chef de service administratif
et financier du port vit aujourd’hui avec sa famille en Hollande.

Depuis
son enfance, il a toujours pensé à l’utilité de proposer
un mode d’écriture spécifique pour la langue Afar.

Pour
lui un mode d’écriture spécifique ne devrait pas utiliser
les caractères latins qui s’imposent souvent par facilité.

Il
vit vient de réaliser son projet que vous pourrez consulter sur
:
http://www.alphabetcouchitique.com

Je saisis avec empressement cette occasion pour lui adresser mes félicitations
les plus sincères. Son projet réjouira toute la communauté
qui parle l’Afar et je suis certain que mes compatriotes se joindront
à moi pour l’encourager dans ses travaux.

07/06/07 (B398) AFP – Le G F T met à la porte de Mogadiscio trois radios privées locales (En Anglais – Info lectrice) Somali govt takes local radio stations off air

Mogadishu,
Somalia

Somalia’s transitional government on Wednesday ordered three local
private radio stations to stop broadcasting from the country’s capital.

Mogadishu-based stations
Shabelle Radio, Radio HornAfrik and Voice of the Qur’an radio stopped
broadcasting early on Wednesday afternoon, an Agence France-Presse correspondent
said.

"We have been
ordered to close the radio station and we don’t know why so far,"
Mohamed Amin, director of Shabelle, said.

"I have called
some government officials to ask them why the radio stations have to close
but they said we could discuss the issue later," he added.

Government officials
were not immediately available for comment but have in the past complained
of pro-Islamist bias in the outlets’ reporting.

The Somali government
in January banned the same three Mogadishu broadcasters as well as Qatar-based
al-Jazeera satellite television network for 24-hours following the ousting
of an Islamist movement by Ethiopia-backed Somali troops at the start
of the year.

Somali officials are
attempting to organise a national reconciliation conference to start June
14, despite an increasing Islamist-led insurgency, including suicide car
bomb and landmine attacks on prominent targets in Mogadishu. — Sapa-AFP

07/06/07 (B398) AFP – Les éthiopiens accusent 55 membres de l’opposition de fomenter une rebellion (En Anglais – Info lectrice) Ethiopia charges 55 govt opponents with rebellion

Addis
Ababa, Ethiopia

Ethiopia has charged 55 opposition members with trying to launch a
rebellion, a government prosecutor told said on Wednesday.

More than one hundred
opposition figures are already on trial, accused of plotting a coup after
disputed 2005 elections.

Most of those already
on trial, as well as the 55 newly accused, belong to the main opposition
Coalition for Unity and Democracy (CUD).

"This is something
different. It has to do with activities of CUD members who are in collaboration
with some armed groups who want to destabilise the system," prosecutor
Shemeles Kemal told Agence France-Presse by telephone.

The case has "nothing
to do with those who are already on trial, the defendants are different.
But it can be seen as a continuation," he said.

The prosecutor accused
the defendants of operating under the cover of an illegal organisation
called the Ethiopian People National Unity Front, according to Ethiopian
state news agency ENA, quoting charges brought by the prosecution on Monday.

The trial of more
than 100 opposition members has drawn deep concern from donors and criticism
from rights groups that maintain the government is trying to stifle dissent
in the wake of unrest following the May 2005 election that the CUD claims
was rigged. — AFP

07/06/07 (B398) AFP – Meles Zenawi le PM éthiopien, au cours d’une première visite surprise à Mogadiscio, a promis de retirer ses troupes de Somalie, quand la force de paix prendra le relais. La présence de milliers de militaires éthiopiens en Somalie est très mal ressentie par la Population. Des oppositions se sont crées. (En Anglais – Info lectrice) Ethiopia PM makes Somali promise

Ethiopia’s
prime minister has pledged to withdraw his troops from Somalia once peace
takes hold in the capital.

Meles Zenawi, who made a surprise visit to Mogadishu, also held talks
with influential clan elders whose militia are opposed to Ethiopian troops
there.

The presence of thousands of Ethiopian troops in Somalia is unpopular
with many Mogadishu residents.

Ethiopian and government troops have often been the target of bombings,
since the defeat of the Islamists.

This was Mr Meles first visit to Somalia since Ethiopian troops helped
to oust the Islamists from Mogadishu six months ago.

Somali government spokesman Abdi Haji Gobdon said that Mr Meles also held
talks with the president and prime minister of the transitional government.

Professor David Shinn, a former American ambassador to Ethiopia and Somalia,
says Mr Meles visit is aimed at showing support to his troops.

"There has been a lot of concern among the troops that things are
not going well and this is a way to show that he is sharing their concerns,"
Prof Shinn told the BBC.

The former envoy who now lectures at George Washington University says
that although the relationship between Ethiopia and residents in Somalia
has been hostile, the troops are playing an important role in keeping
the government intact.

"If Ethiopians withdraw now, the interim government will be under
so much pressure and may not remain there," he said.

Over
the weekend, at least six people died in an attack on the house of the
Somali prime minister.

Three more were killed after Ethiopian and government troops opened
fire after grenades were thrown at them.

Last month, Ethiopia re-opened its embassy in Mogadishu after a break
of 30 years.

Ethiopia and Somalia have fought two bitter wars in the past – the last
in 1977.

Somali Islamist leader Sheikh Sharif Ahmed and former Deputy Prime Minister
Hussein Aideed have formed an alliance opposed to Ethiopia.

The alliance, which is based in the Eritrean capital, Asmara, was launched
after recent fighting in Mogadishu that killed some 1,600 people.

Ethiopia and the US accuse Eritrea of supporting insurgents opposed to
the transitional government in Mogadishu – a claim Eritrea denies.

Mr Meles says he wants to withdraw his troops from Somalia but only
after they are replaced by African Union peacekeepers.

Some 1,600 Ugandan troops have been sent as the vanguard of the proposed
8,000-strong force.

07/06/07 (B398) APA – Les troupes éthiopiennes participent à la chasse à l’homme dans Mogadiscio – (En Anglais – Info lectrice) – Troops conduct weapons searches in Mogadishu

Mogadishu,
Somalia

Hundreds of Ethiopian troops trying to protect Somalia’s fragile government
went house-to-house searching for weapons on Wednesday, a daunting task
in a city teeming with firearms.

Several
people were arrested and accused of being linked to an insurgency blamed
for a string of deadly suicide bombs and other attacks
. The
insurgents vow to launch an Iraq-style guerrilla war unless the country
becomes an Islamic state.

"These operations
are part of the routine security tasks carried out with the help of our
friends, the Ethiopians," Deputy Defence Minister Salad Ali Jelle
said.

The troops also arrested
Abdi Iman, a leading member of Mogadishu’s dominant Hawiye clan, a spokesperson
for the clan said.

There was no word
on why Iman was arrested, said the spokesperson, Ahmed Diriye.

Ethiopia, the region’s
military powerhouse, was vital in helping the Somali government drive
out Islamic radicals who ruled much of the country for six months last
year.

But many in predominantly
Muslim Somalia resent having troops from Ethiopia, which has a large Christian
population. The countries fought two brutal wars, the last in 1977.

Residents of Mogadishu
said the operation had been going on since Tuesday, causing tension and
fear.

"I am not a member
of the insurgents, I am an independent businessman who runs a shop, but
I am afraid of being arrested because I look Islamic, with my long beard
and the way I dress," said Sheik Abdulqadir.

Another resident,
Shamsa Mohamed Ilmi, said her 16-year-old son was shot and killed by Ethiopian
troops last week.

"These troops
are very suspicious, they shot him as he was trying to take his mobile
phone from his pocket," she said.

The Ethiopian troops
come under regular insurgent attacks.

This week, Ethiopian
troops fired at a would-be suicide bomber speeding toward their base,
blowing up the car and killing the bomber and a civilian standing nearby.

Somalia descended
into chaos in 1991 when warlords ousted long-time dictator Mohamed Siad
Barre and then turned on one another. The government was formed in 2004
with the help of the United Nations, but it has struggled to assert any
real control throughout the country. — Sapa-AP

05/06/07 (B397) REUTERS Un mouvement islamiste revendique l’attentat de Mogadiscio

L’attentat
commis dimanche devant la résidence du Premier ministre a provoqué
la mort de sept personnes.

Une organisation
islamiste somalienne a revendiqué lundi 4 juin l’attentat suicide commis
la veille devant la résidence du Premier ministre somalien Ali Mohamed
Gedi, à Mogadiscio, tuant sept personnes.

La voiture bourrée
d’explosifs a explosé à l’entrée de la villa du Premier
ministre, dans un quartier quadrillé par les forces de sécurité.
Au nombre des sept tués figurent cinq soldats qui gardaient la résidence,
a-t-on déclaré de source proche des services de sécurité.

Gedi, qui s’en est
sorti indemne, a imputé l’attentat suicide à Al Qaïda.
« C’est un acte terroriste d’Al Qaïda, qui visait à semer
la peur au sein du gouvernement et de la population », a-t-il dit à
une radio somalienne. « Nous avons longtemps été patients.
Nous ne pouvons plus cohabiter avec ces terroristes à Mogadiscio. Nous
devons les éliminer. »

Contre les occupants
et les apostats

Dans un communiqué
diffusé lundi sur un site internet, le Mouvement des jeunes moudjahidine
attribue l’opération kamikaze à l’un de ses membres, Abdelaziz
Mohamed Semter.

« Vos frères
du Mouvement des jeunes moudjahidine poursuivent leur guerre sainte contre
tous les occupants et les apostats », ajoute le communiqué.

La Somalie est le
théâtre d’attaques quasi quotidiennes contre les forces gouvernementales
et leurs alliés éthiopiens, qui ont aidé le gouvernement
fédéral de transition à chasser de Mogadiscio à
la fin de l’année dernière les miliciens de l’Union des tribunaux
islamiques.

L’administration
provisoire peine à établir son autorité sur une nation
qui n’a plus de pouvoir central depuis le renversement de Mohamed Siad Barré,
en 1991. (Reuters)