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31/08/2014 (Brève 431) Roger Picon, avec son sens aiguisé des situations et son talent pour les tourner en dérision, nous parle du dialogue retrouvé (de façon fortuite ?) à l’occasion d’un mariage, entre deux ennemis inséparbles, au même prénom : Ismaël Omar Guelleh et Ismaël Guedi Hared.

Djibouti

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25/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE / L’Ethiopie : un pays de non-droit qui bafoue ouvertement le Droit des Enfants, surtout s’ils appartiennent à des familles de réfugiés ? (ARDHD)

L’affaire de l’incarcération d’Hasna soulève de nombreuses questions :

– Comment se fait-il qu’elle ait été jugée pratiquement en comparution immédiate alors qu’il est de notoriété publique que l’Ethiopie manque de juge et que les prévenus attendent parfois des années en préventive, avant d’être jugés ?? Elle aurait été jugée le jour même ..

– Comment se fait-il que l’Ambassade certifie qu’elle a plus de 16 ans, alors qu’elle n’en a que 12. Comment a-t-elle été condamnée sur une identité falsifiée. L’Ambassade affirme que c’est elle même qui aurait déclaré son âge et son identité fausse ….. Bizarre ne trouvez-vous pas ?

Imaginez le désespoir et la terreur d’une gamine de 12 ans, qui a été séquestrée et violée pendant 17 jours, et qui se retrouve dans un Police face à un Commandant : elle a avoué tout ce qu’il l’a forcé à reconnaître  Ca paraît évident.

– Pourquoi le représentant du HCR a-t-il été refoulé lundi par le responsable de la prison. Ce n’est que jeudi qu’il a pu rencontre la jeune fille et encore dit-on dans des conditions particulièrement difficiles …. ?

– Pourquoi interdit-on au Père de rendre visite à sa fille en prison ?

– Pour quelles raisons, ce jugement en comparution immédiate, s’est-il tenu sans avocat de la défense et sans la présence du père, s’agissant d’une mineure ?

Beaucoup de points devront être élucidés. Les questions seront posées en temps voulu et nous prévoyons une information générale des participants au sommet de l’UA qui va ouvrir ses portes à ADDIS, ainsi que des Ambassades étrangères, dont celle des USA. L’Union européenne a aussi été officiellement informée dès hier.

Le régime éthiopien ne sortira pas grandi de cette affaire, qui met la lumière sur une dictature, qui cherchait pourtant à se faire oublier. Par exemple, les exactions commises en Somalie et en particulier dans le Sud n’ont pas encore été assez dénoncées, mais il va être temps de le faire. Et celles commises dans l’Ogaden ???

Si le régime était de bonne foi, ce serait tellement simple de libérer cette jeune fille en reconnaissant des erreurs administratives ou un dysfonctionnement des services … Ce qui est probablement le cas. Mais l’entêtement serait catastrophique, car l’opinion internationale commence à être sensibilisée et cela ne fait que commencer. ET c’est le régime tout entier qui sera montré du doigt, pas ses sbires, pourtant coupables d’abus d’autorité et de position dominante, de pression sur témoin et de falsification d’Etat-civil !

25/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE / Monsieur Mohamed Hassan Ali, le père de la jeune Hasna, tient à remercier toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés avec efficacité pour demander la libération de sa fille.

Bien que la jeune Hasna n’ait pas encore été libérée et que Justice ne lui ait donc pas été encore rendue, contrairement aux espoirs de chacun, Mohamed Hassan Ali, par la voix de ses amis et compatriotes nous prie de remercier toutes les personnes et les associations qui se sont mobilisées et qui continuent à le faire pour que sa fille soit libérée.

Il tient aussi à nous faire savoir que la médiatisation de cette affaire douloureuse a déjà permis d’engager un dialogue plus constructif avec les différentes administrations et qu’il espère pouvoir enfin rendre visite à sa fille demain samedi à la prison.

Il a ajouté que le sort des réfugiés djiboutiens est toujours aussi difficile et précaire, mais qu’il est extrêmement important pour eux que cela soit connu. Grâce à cela, ils ne sont plus des oubliés ni des laissés pour compte. Ils retrouvent leur dignité et leur motivation pour poursuivre les combats de chaque jour et pour refuser les vexations qui leur étaient parfois imposées par des fonctionnaires arrogants.

En dépit de la souffrance qu’il endure, Mohamed Hassan conserve son optimisme et sa confiance, en évitant de céder au découragement.

Il est persuadé que les autorités éthiopiennes au plus haut niveau prendront enfin la mesure de la tragique erreur, certainement imputable à quelques individus isolés et qu’elles auront à coeur, dans un esprit de justice, non pas de la réparer, mais au moins d’en supprimer les dramatiques conséquences, en faisant libérer la jeune Hasna aussi rapidement que possible.

25/01/08 (B431-B) Guelleh de plus en plus fort dans l’art du double jeu. Devant la CIJ, il se plaint de la convocation de ses deux sbires préférés et il fait arrêter une véritable diplomate …

La politique du « deux poids, deux mesures » bat son plein en Principauté de Pacotille.

D’un côté Guelleh demande à la CIJ d’annuler les mandats d’arrêts légitimes et justifiés contre Hassan Saïd et Djama Souleiman, au prétexte fumeux, qu’il bénéficierait d’une immunité diplomatique : ce qui est totalement faux, car ce ne sont pas des diplomates, ni des élus …

De l’autre, selon la LDDH qui a envoyé une lettre ouverte au Procureur de la République, il fait arrêter et mettre en garde à vue, une femme diplomate somalienne.
___________________________  LDDH

Djibouti, le 24 janvier 2008

Au Procureur de la République.

Tribunal de Djibouti.

Monsieur le Procureur,

Je vous informe que Madame SAIDA WARSAME AHMED, que vous avez ordonné de relâcher hier après environ 48 heures de garde à vue est le Premier Secrétaire de l’Ambassade
de Somalie accréditée à Djibouti.



A ce titre et de façon incontestable, l’intéressée bénéficie de l’immunité diplomatique.

Et pouirtant, elle
a encore été arrêtée hier soir et détenue au Commissariat de Police,
probablement à cause de ses liens familiaux.

Je tiens à vous informer par la même occasion des risques de son expulsion vers le Somaliland (Loyada), alors qu’elle est diplomate de la
République de Somalie.



J’adresse le même courrier au Ministre de l’Intérieur et au
Ministre des Affaires Etrangères pour attirer leurs aimables attentions et les amener à apprécier les conséquences fâcheuses qui découleront de cette expulsion sans nom et indigne d’un Etat de droit..

M. NOEL ABDI Jean-Paul

Ci-joint, la copie de la Carte de Diplomate émise par le Ministère des Affaires Etrangères de la République de Somalie.

___ Avertissement de l’ARDHD aux diplomates en poste
Selon nos informations, cette diplomate a été transférée à Gabode, où elle croupit de façon indigne.

Le Colonel directeur de la Police urbaine peut-il prendre des décisions qui relèvent de la Justice et court-circuiter le Procureur et le Ministre des Affaires étrangères ? En cette affaire, cela semble être le cas ….

Les diplomates en poste à Djibouti devront se méfier à l’avenir, surtout s’ils appartiennent à un pays qui n’a pas de base militaire pour les défendre.

Principe de précaution

Quand vous pénétrez dans la Principauté de Guelleh, par prudence : soyez armé, vigilant et accompagné de préférence par tout un régiment de la Légion étrangère ou de Marines américains : c’est plus sur !!

25/01/08 (B431-B) Sans vous et sans votre site, nos compatriotes auraient souffert encore davantage. (Lecteur)

Je suis régulièrement les informations que vous diffusez sur le site ARDHD.org que vous animez. Votre sens du devoir humain, votre compassion a l’adresse de tous individu opprimé, particulièrement en Afrique de l’Est, notamment à Djibouti, se passe de commentaire. Vous ne cessez de dénoncer aux oreilles de qui de droit et de ceux de qui voudrait l’entendre, les brutalités, l’injustice et l’absence de liberté et de la démocratie, dont souffrent les Djiboutiens en général depuis plus de 30 ans.

Combien de nos concitoyens, soit par opportunisme, soit par insouciance, soutiennent les bourreaux, les uns ouvertement et les autres encore pire en se taisant ? Vous semblez consacrer toute votre énergie pour que nos concitoyens retrouvent l’exercice de « la liberté », de la Justice et de la Démocratie dont tout être humain a besoin pour vivre.

La démocratie devient de plus en plus une évidence incontournable dans le monde. Pourtant les dirigeants Djiboutiens semblent toujours n’accorder aucune considération á cette façon de gérer qui relève, selon eux, au mieux d’une simple mode passagère à laquelle ils se refusent d’adhérer. Ils considèrent ne pas être concernés et libres de disposer de la vie de leurs citoyens, comme si le peuple n’était constitué que d’esclaves corvéables à volonté.

Hélas, ils ont été confortés dans leur pratique par les gouvernements successifs français. Sarkozy, au début de son mandat, semblait se démarquer de cette pratique d’outre-temps. La diplomatie qui consistait à accepter qu’un allié puisse faire n’importe quoi et à le soutenir en toutes circonstances, semble être remise en vigueur depuis quelques semaines. Sarkozy, préfère-t-il au fond, maintenir le statu quo actuel pour éviter des vagues ? Quitte à se rendre complice de l’ensemble des malheurs que nous vivons.

Cela se pratiquait avant lui et cela a même conduit à accepter la mort de fonctionnaires français en service…

Djibouti est un micro état dont la population totale, est en nombre la moitié de celle de la ville d’Amsterdam. C’est une exagération que d’affubler son dirigeant du titre pompeux de Président. On devrait plutôt l’appeler l’Okkal Général, car il n’existe pas au monde aujourd’hui d’autres états dont la population serait inférieure à 500 000 habitants. La valeur ajoutée produite par les services publiques à laquelle s’ajoutent toutes les aides et subventions perçues pour soutenir le budget national auraient du, si elles avaient été utilisées à bon escient, permettre à la population de vivre décemment, à l’abri de toutes les inquiétudes du quotidien, avec en prime une assistance pécuniaire significative aux chômeurs.

A l’Hôpital Peltier et au Pau Faure, comme vous le savez certainement, non seulement la population de Djibouti mais l’ensemble des malades venant des régions voisines, comme l’Ethiopie, la Somalie, le Yémen recevaient autrefois des soins, souvent gratuits.

Aujourd’hui, même les Djiboutiens n’y sont plus soignés. La mal gérance constitue selon le principe sciemment mis autrefois en place par Gouled une arme pour entretenir son clan élargie à son maximum : c’est l’une des principales causes de la gangrène qui a grippé système à Djibouti.

Lors des dernières fêtes nationales qu’il a présidées, Hassan Gouled avait pour habitude de s’adresser plus particulièrement aux siens. Il disait dans ses discours en langue somalie, "je vous ai autorisé à vous servir pour vous assurer un avenir certain, mais je ne vous ai jamais permis de tout piller. Soyez maudits, vous avez tout pillé…!

Aicha Bogoreh, son épouse, disait quant à elle lors de ses déplacements dans les quartiers, en prenant la parole aussi devant les siens – "celui qui, pendant notre règne n’a pas fait construire, au moins, une maison pour sa famille, surtout s’il est employé dans l’administration, est un idiot", disait elle.

(Chirac avait dit un jour a l’adresse de Gouled, "….un Président dont le monde a besoin»), alors que dans l’histoire Africaine, il n y a jamais eu de personnalité politique aussi ignorante et ignoble. Quand, pendant les conseils des Ministres, l’un deux s’aventurait à exprimer un avis différent des siens, il recevait a coup sûr un cendrier à la figure.

La méthode qui prévaut actuellement est quasiment identique sauf qu’au lieu et place du clan élargie pour Gouled, l’on préfère privilégier maintenant un groupe déterminé dont on est assuré d’un dévouement et d’une fidélité inconditionnels et sans limite. Finis les cendriers, car l’actuel locataire, contrairement à son prédécesseur, sait parler pour convaincre les siens qui ne demandent d’ailleurs rien de plus pour lui servir avec déférence du "oui Monsieur le Président".

Les pratiques des gouvernements français successifs, représentant un pays reconnu à l’extérieur de ses frontières comme « La patrie de la liberté », ont fini par persuader nos concitoyens de sa nuisance à leur égard.

On a attaqué la France sur le thème éternel de l’ex-colonisateur. Colonisant autrefois directement et maintenant par personnes ou systèmes interposés. Cela traduit au fond l’oppression continue et constante que les Djiboutiens ressentent. Pour ce faire, les Gouvernements occidentaux soutiennent à bras le corps ce régime, chaque année, aux abois. N’est ce pas la diplomatie française qui avait contraint Dini à arrêter « d’importuner » IOG depuis l’étranger jusqu’à ce qu’il accepte de rentrer au pays pour saluer les respectables démocrates ?

Les bailleurs savent très bien que le montant de leurs loyers, aides et subventions n’atteindra jamais les bénéficiaires : à savoir la population exsangue et asservie. Pourtant, ils continuent à verser des montants énormes. Si elles le souhaitaient les autorités qui accordent de telles sommes auraient tous les moyens pour contraindre leurs protégés à appliquer un minimum de règles démocratiques : libertés, justice, égalité des droits et surtout le fonctionnement démocratique avec des élections libres et transparentes …

Monsieur Jean-Loup SCHAAL, vous êtes un homme libre. Puis-je vous confier que ce n’est pas le cas de la majorité des personnes. Vous avez été trahie plus d’une fois par certains de nos compatriotes, et pourtant votre attachement à notre cause est resté intacte. Je présume que vous êtes ainsi fait et donc condamné (heureusement pour nous) à continuer.

Vous volez au secours des réfugiés Djiboutiens en Ethiopie, car vous pensez à juste titre, qu’ils sont opprimés, ce qui est la triste réalité et que je confirme.

Actuellement vous êtes concerné par une affaire de détournement de mineure ingénieusement transformée en délit de droit commun. Sans vous, cette affaire abominable serait passée inaperçue comme tant d’autres avant elle. Quoiqu’on obtienne à son issue, vous avez fait et vous continuez de faire ce qu’il faut faire, et cela est tout à votre honneur.

Vos seules armes sont le droit et la justice. Avec elles, nul doute que vous gagnerez forcément et surtout que vous nous ferez gagner avec vous.

Quant à moi, permettez-moi de vous dire mon admiration, pour mener tous ces combats de front. Permettez-moi surtout de vous adresser modestement mes remerciements les plus chaleureux pour tout ce que vous faites pour nous et pour les nôtres qui sont désormais également les vôtres. Sans vous et sans votre site ils auraient souffert encore bien plus.

Encore MERCI et mille et mille fois MERCI.

Lecteur réfugié
(Bénélux)

24/01/08 (B431-B) CHALLENGE : Paris s’engage en force dans le golfe

En ouvrant une base militaire française à Abou Dhabi, la France donne un signal fort. C’est une façon de consolider ses positions commerciales et de muscler son partenariat politique.

Pascal Boniface, directeur de l’institut des études internationales et stratégiques

La France et les Emirats arabes unis ont décidé de créer une base militaire française permanente à Abu Dhabi. Il existait déjà un accord de défense entre les deux pays, mais la coopération stratégique prend aujourd’hui une tout autre dimension. Ce sera la première création d’une base militaire française à l’étranger depuis plus de cinquante ans.

Et la France le fait de façon encore plus surprenante dans un pays où elle n’a pas de passé colonial.

La base sera interarmées et disposera donc de trois composantes : aérienne, terrestre et navale.

Elle devrait comprendre au minimum 500 hommes et être opérationnelle assez vite, d’ici à 2009. Une partie des hommes qui seront affectés à Abu Dhabi étaient auparavant basés à Djibouti. Leur mission sera de participer au soutien général de la coopération militaire française et des forces françaises de passage dans le Golfe.

Cela ne modifiera certes pas en profondeur les équilibres militaires de la région, mais il s’agit d’un signal politique et stratégique fort. La création d’une base par Paris est d’autant plus significative que la France réduit depuis quelque temps son dispositif militaire à l’étranger. Une décision prise à la fois par souci d’économies budgétaires, mais également parce que la projection plus facile des forces, aujourd’hui, rend moins nécessaire le fait d’avoir des troupes prépositionnées à l’extérieur de façon permanente.

Pour la France, le développement de contacts et de relations, tant économiques que stratégiques, avec les pays du Golfe a l’avantage d’élargir sa marge de manoeuvre stratégique au niveau mondial en développant des partenariats fructueux.

Pour ces Etats, il permettrait d’éviter un face-à-face bilatéral étouffant avec Washington, sans pour autant faire le choix impossible d’un de ses ennemis.

La France est un allié difficile et indépendant des Etats-Unis, mais c’est un allié.

Les Emirats montrent leur volonté de diversifier leurs relations stratégiques; la France, celle d’être présente, y compris de façon permanente avec un dispositif militaire prépositionné. C’est une façon de consolider ses positions commerciales et de donner du muscle au partenariat politique.

La création d une base était une demande ancienne des Emirats, qui expriment le besoin d’une protection extérieure. La France accentue ainsi sa contribution à la sécurité régionale. C’est en même temps un signal envoyé à l’Iran, qui a un contentieux territorial avec les Emirats arabes unis.

Cela n’augure pas pour autant une participation française à d’éventuelles opérations militaires américaines contre Téhéran. Nicolas Sarkozy, l’ami d’Israël, entend aussi montrer qu’il ne veut pas de rupture de la coopération entre la France et les pays arabes, contrairement à ce que certains souhaitaient et à ce que d’autres craignaient. Cet engagement stratégique significatif constitue une très forte accentuation de cette coopération.

24/01/08 (B431-B) Elections législatives 2008. On prend les mêmes et on recommence … (Info lecteur)

Barons du régime, famille de Guelleh, membres de la tribu Mamassan, opposants repentis et Ministres en exercice : la liste des 65 candidats uniques aux élections législatives n’a pas apporté de surprise … Les candidats ont 5 ans de plus que la dernière fois ….

Par exemple, comme le précise un lecteur, on note Degmo Mohamed  Issack,qui etait la secretaire generale d’ UNFD. Elle est la fille de la niece d’ Ismail Omar Guelleh et en même temps Mamassan.

On retrouve les éternels repentis : Aden Robleh, Moumin Bahdon, qui n’ont pas brillé durant la législature précédente par leurs interventions …. à la tribune.

On constate aussi que le partage "sacré" des trois pouvoirs (législatifs, judiciaire et exécutif) n’est toujours pas respecté. Les Ministres y compris le Premier sont candidats et ne démissionneront pas ensuite, cumulant des fonctions exécutives et législatives.

Bref, c’est du n’importe quoi ! Et le clan Guelleh pourra continuer à mettre le pays en faillite … sans opposition, puisqu’il l’a tuée !!!

24/01/08 (B431-B) FIDH / 10ème Sommet de l’Union africaine / Les situations de conflit doivent être à l’agenda de la conférence des chefs d’Etat et gouvernement

La FIDH regrette fortement que les situations de conflits ne soient pas officiellement inscrites à l’agenda du 10ème sommet de l’Union africaine (UA) qui se tient à Addis Abeba, Ethiopie, du 25 janvier au 2 février 2008.

Pourtant, la FIDH considère qu’il est urgent que les chefs d’État et de gouvernement de l’UA condamnent les graves violations des droits de l’Homme perpétrées par les autorités soudanaises au Darfour et appellent à l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu effectif. Les États membres de l’UA doivent soutenir le déploiement sans entrave de l’UNAMID et demander au gouvernement du Soudan de coopérer pleinement avec les services de la Cour pénale internationale.

Considérant les violations massives des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises en Somalie tant par les forces du Gouvernement fédéral de transition appuyées par les troupes éthiopiennes que par les éléments armés de L’Union des Tribunaux Islamistes, l’UA doit également demander le retrait des troupes éthiopiennes et remplir ses engagements en augmentant sans délai le nombre de contingents de la Mission de l’UA en Somalie. En 2007, ce conflit a causé la mort de centaines de civils et forcé le déplacement de plusieurs centaines de milliers d’individus.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UA doivent également saisir l’occasion de ce sommet pour exiger un dialogue effectif au Kenya, sous médiation de Kofi Annan, entre M. Kibaki et M. Odinga, qui soit fondé sur des objectifs de paix, de vérité et de justice. L’UA doit en outre soutenir la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les irrégularités électorales à l’occasion des élections présidentielles du 27 décembre 2007 ainsi que sur les violences qui ont entouré ce scrutin.

Par ailleurs, lors de ce 10ème sommet de l’UA, le Conseil exécutif va examiner un rapport d’experts sur l’état des négociations des Accords de partenariat économique (APE) entre la Commission européenne et les États africains. La FIDH souhaite que l’UA recommande que ces accords ne soient pas signés tant que les États n’ont pas l’assurance que de tels accords n’affecteront pas la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels garantis par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Enfin, alors que les chefs d’État et de gouvernement vont examiner le rapport d’audit sur le fonctionnement de l’UA, la FIDH déplore le manque d’espace offert par les organes intégrés aux organisations de la société civile. Absence d’information sur les activités de l’UA, refus d’accréditations, statut d’observateur peu accessible aux ONG indépendantes, d’importants efforts doivent encore être fournis pour que l’UA devienne effectivement l’organe des populations africaines comme le souhaitaient les rédacteurs de son acte constitutif.