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28/02/08 (B436) L’association Survie relaie l’ « Appel à mobilisation pour le Tchad » lancé par le Collectif des Tchadiens de l’Etranger (ci-dessous), et appelle le plus grand nombre à se mobiliser afin que la France cesse sont soutien « sans faille » au régime Déby accusé de procéder à des exécutions extra-judiciaires et tenant au secret (avec risque de torture) plusieurs opposants.

Nous citoyens français refusons cette politique menée en notre nom !

Au contraire, la France doit agir pour l’instauration d’un processus de paix démocratique demandé depuis des années par la Société civile et rejeté à plusieurs reprises par la France. « Rupture » avec la Françafrique : assez de paroles, des actes !!!

Halte à la Françafrique. Nous soutenons les peuples africains !!!

MARCHE POUR LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE
DE LA PLACE JEAN MONNET
AU PARVIS DES DROITS DE L’HOMME AU TROCADERO

Samedi 1er mars 2008 à partir de 14h
Marche de la place Jean Monnet à Paris 16ème
(croisement rue des Belles Feuilles et Avenue Victor Hugo –
150 mètres Ambassade du Tchad)
Métro Victor Hugo (ligne 2)
et au parvis des droits de l’homme au Trocadero

Pour télécharger l’appel : http://survie-france.org/article.php3?id_article=1100

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A l’appel du COLLECTIF DES TCHADIENS DE L’ETRANGER :

« Pour un Tchad véritablement indépendant, définitivement décolonisé et démocratique »

« APPEL À LA MOBILISATION POUR LE TCHAD ! »

A peine la bataille de N’djamena terminée que la France a déjà vendu pour des centaines de millions d’euros des armes et matériels de guerre au gouvernement tchadien, des entreprises françaises se sont vues attribuées sans aucune procédure de mise en concurrence de gros marchés pour des ouvrages sans aucun intérêt et sans aucune utilité (des tranchées) pour les populations tchadiennes qui elles sont dans une extrême misère.

Les revenus du pétrole ne profitent qu’au clan au pouvoir et au réseau « Françafrique », plutôt bien requinquée après le discours de M. Bockel.

Malgré cette odeur macabre encore ambiante à N’djamena après cette bataille très meurtrière pour les populations civiles tchadiennes, bataille prévisible que la France a refusé d’éviter préférant aller chercher les résolutions de l’ONU afin d’affronter les rebelles tchadiens au lieu d’appeler à un dialogue sans exclusif entre toutes les parties en conflit ;

  • Malgré les violations massives des droits de l’Homme constatées par toutes les organisations internationales des droits de l’Homme, malgré les arrestations et les exécutions extrajudiciaires constatées ;
  • Malgré l’enlèvement de deux leaders de l’opposition démocratique tchadienne par la garde présidentielle de Déby selon des témoins occulaires depuis le 3 février 2008 et dont on est sans nouvelle depuis ;
  • Malgré les déclarations contradictoires et mensongères des autorités tchadiennes à ce sujet ;

M. Sarkozy a cru bon et utile d’aller ce mercredi 27 février 2008 soutenir le régime dictatorial et illégitime de Déby.

Faut-il le rappeler, il n’appartient pas à la France, ni moins encore à son Président de décider que tel ou tel régime est légitime.

En dehors de toute action concourant à un DIALOGUE INCLUSIF, c’est-à-dire le dialogue politique inter-tchadien sans exclusif, la France n’a pas d’autre rôle à jouer au Tchad !Or chaque jour, la France donne la preuve que seuls ses intérêts occultes et ceux de ses sous-fifres locaux comptent. Elle soutient aveuglément un dictateur au détriment du PEUPLE TCHADIEN.

MAIS JUSQU’À QUAND allons nous laisser humilier et déposséder de la sorte ? Trop c’est trop ! Il est temps de se mobiliser et dire PLUS JAMAIS CA !

  • NON à cette France pyromane qui expulse par vols charters les demandeurs d’asile et les immigrés,

    NON à cette France prête à sacrifier nos populations en contrepartie de la grâce présidentielle à accorder aux délinquants de l’Arche de Zoé,

    NON à la France amie des dictateurs,

    NON à la France complice de l’enlèvement des démocrates tchadiens,

    NON à la Françafrique !!!!

Pour dénoncer cette monstrueuse et meurtrière machination qui n’a que trop durer et exiger la libération immédiate des opposants tchadiens, ainsi que l’organisation rapide de négociations POUR LA PAIX AU TCHAD, vous êtes conviés à prendre part à la marche pour la LIBERTE du PEUPLE TCHADIEN, LA LIBERTE des PEUPLES d’AFRIQUE, la LIBERTE DES OPPRIMES du MONDE

Tous les citoyens du monde épris de paix et de justice sont les bienvenus !!!

  • Le Comité de soutien aux opposants tchadiens
    Contacts : 06 25 13 51 75 / 06 86 33 85 99
  • Le Collectif des Tchadiens de l’Etranger
    Contacts : 06 26 08 65 48 / 06 11 89 07 44

28/02/08 (B436) LDDH / Sécheresse : chronique d’une famine oubliée.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 28 FÉVRIER 2008
Sécheresse : chronique d’une famine oubliée.

Après la mascarade électorale du début du mois, une triste réalité a repris ses droits, celle d’une sécheresse catastrophique dans notre pays.

A ce chapitre, les gesticulations prétendument humanitaires et tardives d’une ONG maison n’y changeront rien.

Pas plus d’ailleurs que les prières rituelles pour la pluie organisées ce matin au Stade « Hassan Gouled ».

Car comme chacun le sait, une terrible sécheresse causée par un déficit pluviométrique sans précédent sévit depuis plusieurs mois à travers tout le pays.

Du Nord au Sud les populations rurales sont sinistrées et victimes dans
certaines régions d’une grave famine.

Au total ce sont plus de 140 000 personnes vivant dans les districts de l’Intérieur, qui ont ainsi perdu l’essentiel de leur moyen de subsistance.

Leur bétail étant décimé, elles survivent dans des conditions dramatiques.  Selon nos informations, le NORD Ouest du pays serait le plus touché.

Dans la zone s’étendant de Malaho à Dadatto, en passant par le Moussa Ali,
hommes et bêtes meurent chaque semaine.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’étonne de la passivité gouvernementale, car aucun Appel à l’aide internationale n’a été encore lancé et jusqu’à présent le Plan ORSEC n’a même pas été déclenché.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

28/02/08 (B436) Le Figaro : Paris réduit le déploiement de son armée en Afrique

Arnaud de La Grange

Le chef de l’État français doit annoncer jeudi au Cap que le nombre de soldats et de bases militaires devrait baisser et que les accords de défense seront revus.

S’il y a un sujet diplomatico-stratégique auquel une politique de rupture devait s’attaquer, c’est bien celui des relations entre la France et l’Afrique. Le candidat Nicolas Sarkozy s’y était engagé durant la campagne, mais le mouvement n’était jusque-là guère perceptible. Le président va saisir l’occasion de sa visite en Afrique du Sud, aujourd’hui, pour annoncer une refonte du dispositif militaire français sur le continent noir.

Le premier volet concerne la relation politique entre Paris et les capitales de l’ancien pré carré. Le chef de l’État devrait annoncer une remise à plat des accords de défense et de coopération militaire. Avec comme mot clé plus de «transparence». Les diplomates devraient ainsi nettoyer les fameuses «clauses secrètes» de ces accords, non publiées officiellement, mais à la source de bien des aventures expéditionnaires françaises.

Le second volet touche à la carte militaire française en Afrique. Quelque 9 000 hommes y sont déployés. Quelles bases va-t-on fermer ou garder ? Certaines causes paraissent acquises, d’autres sont plus incertaines. Paris dispose de trois bases permanentes : Djibouti, le Sénégal et le Gabon. Les deux autres implantations le Tchad et la Côte d’Ivoire ont des statuts plus volatils, relevant de l’opération extérieure. «Djibouti à l’Est, le Tchad au Centre, mais trois implantations à l’Ouest, c’est donc là que des choix devraient être faits», confie une source militaire.

Côté «retraits» purs et simples, l’affaire de la Côte d’Ivoire semble entendue. Il vient d’ailleurs d’être décidé de changer le statut de nos forces présentes à Abidjan : elles passent d’implantation permanente (le 43e Bima, bataillon d’infanterie de marine, créé en 1978) à celui d’«opération d’extérieure» (Opex). Il sera ainsi facile de rapatrier les soldats quand on estimera l’incendie ivoirien bien éteint.

Abidjan bientôt fermée, Djibouti allégée

Le Tchad est un cas particulier. L’opération «Epervier», mise en place en 1986 pour protéger le pays des appétits libyens, est un «dispositif provisoire» qui dure, pour le moins… En France, le tropisme tchadien est encore fort. Les militaires vantent les qualités de «porte-avions terrestre» au cœur du continent, les diplomates voient encore dans le Tchad le «verrou de l’Afrique». Mais Nicolas Sarkozy pourrait décider de réduire la voilure, une fois la situation stabilisée, notamment avec le déploiement de la force européenne (Eufor).

Côté bases, Djibouti devrait être conservée.

Mais le nombre de soldats y serait réduit, certains de ses effectifs étant d’ailleurs réaffectés sur la future base d’Abu Dhabi.

Va-t-on choisir entre le Gabon et le Sénégal ? Les deux bases ont des qualités stratégiques différentes. Avec le retrait d’Abidjan, Dakar reste la seule porte d’entrée maritime digne ce nom pour la France. L’implantation «marine» pourrait être conservée, la composante terrestre diminuant. De plus, le Sénégal est bien placé à la lisière de la zone sahélienne et de ses sanctuaires islamistes. Le Gabon, lui, est la plaque tournante, aérienne notamment, de toutes les opérations françaises en Afrique, d’où viennent les troupes qui encaissent les premiers chocs et où atterrissent les avions qui transportent les soldats ou évacuent les ressortissants. Cette capacité pourrait être conservée.

La fermeture de bases n’est pas la seule option disponible. «L’idée est de diminuer le nombre d’hommes en Afrique d’une manière générale, poursuit la même source, avec deux solutions palliatives : réaffecter de plus en plus nos hommes, moins nombreux, à la formation des armées africaines, pour, à terme, passer le relais, et prépositionner des équipements et installations pour des troupes d’intervention venues de métropole en cas de coup dur.»

28/02/08 (B436) Marine nationale : Le président de la République devrait annoncer un redéploiement en Afrique

Par Gilles Corlobé

Selon un article paru sur le site internet du Figaro, le président de la République devrait annoncer aujourd’hui au Cap (Afrique du Sud) une réforme profonde des relations avec l’Afrique.

Outre la révision des accords de défense passés avec les états Africains, cette nouvelle politique comporte aussi la révision des implantations permanentes en Afrique.

Principalement touchée, l’armée de terre avec le retrait pur et simple de Côte d’Ivoire et la diminution du nombre de soldats à Dakar.

En ce qui concerne la marine nationale, elle ne possède que 2 implantations permanentes : Djibouti et Dakar. Selon le Figaro, Dakar ne serait pas touchée et une partie des personnels affectés à Djibouti (qui vient d’ailleurs de passer du statut d’“unité marine” à celui de “base navale”) sera redéployé à la future base d’Abu Dhabi.

28/02/08 (B436) REUTERS – Le frère du Ministre somalien de l’information a été tué mercredi à Mogadiscio – Somali soldier kills minister’s brother in capital (En Anglais – Info lecteur)

MOGADISHU (Reuters) – The brother of Somalia’s information minister was shot dead in Mogadishu on Wednesday by a soldier guarding the president, witnesses said.

Abukar Abdisalan, the elder brother of Ahmed Abdisalan Aden, was talking on his mobile phone which apparently raised the suspicions of troops at a nearby road junction who were waiting for President Abdullahi Yusuf’s convoy to pass.

« We were sitting outside his home by the K4 junction when one of the government soldiers aimed his gun at us, » another relative, Abdirahman Hassan, told Reuters.

« Abukar was on his cell phone. We panicked and ran away and the soldier chased Abukar and shot him in the back of his head. »

Government spokesman Abdi Haji Gobdon confirmed the minister’s brother had been killed by the military.

« I’m not sure if the killer was arrested but I only know he was one of the presidential guards. I feel very sorry, » Gobdon said. He was also related to the dead man, he said.

Somalia’s interim government and its Ethiopian military backers are battling an insurgency in Mogadishu led by remnants of a hardline Islamist group kicked out of the city a year ago.

Activists say fighting in Mogadishu killed 6,500 people last year and wounded 8,500. Ill-equipped African Union peacekeepers from Uganda and Burundi have failed to reduce the bloodshed.

Late on Tuesday, three suspected Islamist rebels armed with pistols killed a former security chief in Dusamareb town in central Somalia, locals said.

Yusuf and Prime Minister Nur Hassan Hussein travelled to the airport before meeting Ethiopia’s Foreign Minister Seyoum Mesfin in the southcentral town of Baidoa, where parliament sits.

28/02/08 (B436) Afrique en Ligne / Des missions d’enquêtes africaines bientôt en Somalie et au Kenya

Dakar, Sénégal – La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), basée à Banjul, va envoyer des missions au Kenya et en Somalie pour enquêter sur les « graves violations des droits de l’homme » présumées dans ces deux pays d’Afrique de l’Est, a annoncé mercredi, la présidente de l’institution panafricaine, Sanji Mmasenono, dans un communiqué de presse.

Cette décision entre dans le cadre des résolutions prises à la fin de la quatrième session extraordinaire de la Commission africaine qui s’est récemment tenue à l’Hôtel Corenthia Atlantic à Banjul.

« La situation des droits de l’homme au Kenya est un sujet de préoccupation pour la Commission Africaine », a déclaré Mme Mmasenono.

Selon elle, l’organisation de défense des droits de l’homme a pondu un communiqué appelant à la modération et exhortant les parties au conflit kenyan à résoudre leurs divergences par un dialogue pacifique.

Elle a également invité le gouvernement kenyan et son peuple à remplir leurs obligations et leurs devoirs en matière de droits de l’homme comme le stipule la Charte africaine.

Mme Mmasenono a également fait remarquer que la pauvreté, le sous-développement, les maladies et les conflits entre autres, continuaient à poser des obstacles sérieux « à la promotion et la protection des droits humains en Afrique ».

28/02/08 (B436) AllAfrica.com / Somalia: Désaccord entre les principaux leaders somaliens sur les conditions de la réconciliation – Entretiens au sommet avec le MAE éthiopien à Baidoa. Leaders Disagree On Reconciliation Approach (En Anglais – Info lecteur)

Yusuf Ali
Baidoa

Somalia’s top leaders held a closed-door meeting with visiting Ethiopian Foreign Minister Seyoum Mesfin Wednesday regarding the security situation and the path to national reconciliation, sources said.

President Abdullahi Yusuf, Prime Minister Nur « Adde » Hassan Hussein and parliament Speaker Adan « Madobe » Mohamed flew from the capital Mogadishu to the south-central town of Baidoa, 250km northwest of the capital, to welcome the Ethiopian delegation.

Security was tightened in and around Baidoa as the Somali government leaders landed, with Ethiopian Foreign Minister Mesfin and his delegation arriving afterwards.

No word emerged from the private meetings and the Ethiopian government delegation flew back to Addis Ababa in the afternoon.

But government sources confidentially told Garowe Online that disagreements have surfaced among Somali leaders regarding the proper reconciliation approach.

President Yusuf has maintained his hardline stance on negotiating with « extremist groups, » whom he considers terrorists intent on overthrowing his Ethiopian-backed interim government.

By contrast, Prime Minister Nur Adde has repeatedly appealed to all members of the opposition to negotiate with the government in the elusive search for lasting peace in Somalia.

Speaker Madobe supports the Prime Minister’s initiative, Garowe Online has learned.

It is not clear whether or not the leaders’ personal differences have been resolved yet. Mr. Ahmedou Ould-Abdallah, the United Nations’ Special Representative for Somalia, also arrived in Baidoa today.

Somalia’s interim government, established in 2004, has struggled to assert its authority across the war-ravaged nation. Personal divisions at the top helms of power has contributed to the government’s lack of progress, in terms of restoring security and genuinely pursuing reconciliation to end the country’s 17-year conflict.

The government’s armed opposition, led by Islamist insurgents, have shown no desire to engage in peace talks as long as Ethiopian troops remain on Somali soil.

An Islamist-led insurgency, mainly in Mogadishu, has killed more than 6,500 people and displaced half of the capital’s civilian population, according to the UN and human rights groups.

On Wednesday, an Ethiopian army truck was blown up in Mogadishu by a landmine, witnesses said. The vehicle was « completely destroyed, » but casualties could not be independently confirmed.

27/02/08 (B436) Angola Press / FRANCE/AFRIQUE: La « rupture » promise par Sarkozy en Afrique tarde à se concrétiser

PARIS, 27/02 – Les fossoyeurs de la « Françafrique » attendront encore un peu: neuf mois après son arrivée à l`Elysée, Nicolas Sarkozy entame mercredi sa seconde tournée en Afrique sans avoir, selon ses détracteurs, définitivement rompu avec la politique décriée de ses prédécesseurs.

Avant son élection, le président français avait multiplié les annonces d`un « partenariat rénové » avec le continent noir, enfin débarrassé « des réseaux d`un autre temps » ou des « scories du passé ».

Mais ses premiers pas sur la scène africaine n`ont pas convaincu. « Il a fait quelques gestes positifs en recevant la veuve du juge Borrel, assassiné à Djibouti, ou en évoquant à Lisbonne les +faiblesses ou les erreurs+ de la France au Rwanda, mais la plupart des signaux n`ont pas été dans le bon sens », regrette Fabrice Tarrit, de l`association Survie.

Parmi ces signaux: la visite, dès sa première tournée africaine en juillet, au président gabonais Omar Bongo, doyen des chefs d`Etat du continent noir, « caricature des relations incestueuses de la France avec ses ex-colonies », selon Fabrice Tarrit, et surtout le très controversé discours de Dakar.

« Ce discours a vraiment choqué partout en Afrique », juge l`universitaire et ex-Premier ministre centrafricain Jean-Paul Ngoupandé. « Il contenait des passages forts sur la dénonciation du colonialisme et la responsabilité des Africains, mais la phrase sur +l`homme africain (qui) n`est pas assez rentré dans l`histoire+ a tout gâché avec ses relents de XIXème siècle ».