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12/04/08 (B443) La Nation Mort suspecte de chèvres à Agadhéré (Info lecteur)

Après avoir appris la mort suspecte de chèvres probablement empoisonnées par des fertilisants avariés déversés en catimini sur un secteur de pâturage, le maire de Djibouti M Ali Ismaïl Yabeh accompagné de deux de ses collaborateurs et d’une équipe de La Nation, s’est rendu hier à Agadhéré, une localité située à quelques kilomètres sur la route Djibouti – Holl Holl.

Une quinzaine de chèvres sont mortes vraisemblablement empoisonnées après avoir brouté des déchets de fertilisants ou d’engrais chimiques déversés sur le lieu-dit Agadhere, site localisé à quelques kilomètres sur la route Djibouti Holl-holl.

Des carcasses de chèvres en putréfaction avancée étaient éparpillées sur plusieurs mètres. Au détour d’un buisson apparaît un monticule de déchets composés d’éléments divers. Sous l’action de la chaleur, le monticule en question dégage une odeur pestilentielle qui empeste l’atmosphère et agresse les narines.

S’agit-il d’engrais ou de fertilisants avariés?

Telle est la question que se pose la petite équipe qui s’est rendue sur place. Du fait de la sécheresse, les quelques épineux du secteur ont perdu leur rares feuilles depuis longtemps. C’est sans doute parce que ces chèvres n’avaient rien à se mettre sous la dent qu’elles se sont mises à consommer le produit dangereux déversé juste à côté de leur lieu de pâturage. Le maire de Djibouti M. Ali Ismail Yabeh (alerté par le président de la Commune de Balbala M. Abdillahi Ainan, lui même informé de la perte des chèvres par des notables des environs de Agadheré) s’est rendu sur place pour constater de visu les dégâts.

Une enquête sera probablement ouverte pour déterminer les causes exactes de la mort de ces chèvres. Dans le cadre de cette enquête, seront recherchés en premier lieu le ou les camions qui ont procédé au déversement des déchets sur le site de Agadheré.

Le maire qui a par ailleurs constaté les dommages causés à l’environnement par l’extraction sauvage de sable, a appelé les extracteurs à la retenue et leur a demandé de respecter scrupuleusement les consignes d’interdiction des sites non ouverts à l’extraction de sable.

12/04/08 (B443) LCI : Somalie – L’armateur du Ponant aurait payé 2 millions de dollars

Les ex-otages du Ponant, libérés le 11 avril 2008, au large de la Somalie

L’armée française a récupéré vendredi, en capturant 6 pirates, « une partie de la rançon probablement versée » par l’armateur pour libérer les 30 otages.

« Aucun argent public n’a été versé », précise l’Elysée, soulignant qu’il n’y a pas eu d’assaut pour la libération.

Mais un gouverneur somalien affirme que l’opération française contre des pirates a fait 3 tués. Ce que dément l’Elysée.

Diane HEURTAUT

Ponant : libérés grâce à une rançon de l’armateur ?

Tout s’est donc bien fini pour les 30 membres d’équipage du Ponant, dont 22 Français, libérés vendredi au large de la Somalie (lire notre article), après une semaine de détention. Ils sont en route pour Djibouti, d’où ils seront rapatriés. En revanche, deux dossiers émergent sur l’opération de sauvetage. L’une sur la rançon, l’autre sur l’éventualité de victimes.

« Strictement aucun argent public n’a été versé, vous verrez avec l’armateur ce qu’il en est », a affirmé vendredi, lors d’une conférence de presse à l’Elysée, le général Georgelin, laissant entendre la possibilité d’un versement par l’armateur. « Il appartiendra à l’armateur de révéler s’il le souhaite la nature des négociations », a-t-il insisté. Mais « en récupérant les pirates, nous avons aussi récupéré quelques sacs intéressants… On a récupéré une partie de la rançon qui a probablement été versée », a-t-il dit.

2 millions de dollars dont une partie récupérée ?

Vérification faite auprès de l’armateur : « c’est un processus très délicat et difficile, et donc il ne faut retenir que le résultat, c’est-à-dire des gens d’équipage qui vont pouvoir rentrer dans leurs familles », a dit vendredi soir le directeur général de la CIP, l’armateur du voilier, dans la cour de l’Elysée, après avoir été reçu par Nicolas Sarkozy avec les familles des ex-otages, tout en refusant de parler rançon.

« C’est l’armateur qui a payé, il a payé la rançon », a pour sa part affirmé à la presse une membre des familles des ex-otages… avant qu’une source proche du dossier affirme qu’une rançon « d’environ 2 millions de dollars » avait été versée par l’armateur. Selon cette source, des forces spéciales françaises ont mené de bout en bout la négociation de la rançon entre l’armateur et les pirates.

Le versement de la rançon aurait été fait en mer : un petit bateau avec à son bord trois des pirates serait allé à la rencontre d’un autre petit bateau dans lequel avaient pris place deux membres du GIGN et un commando marine. Ensuite, les membres de l’équipage auraient été acheminés vers le navire français Jean Bart, le capitaine du voilier restant à bord du Ponant jusqu’au dernier moment.

Des victimes lors de l’opération héliportée ?

Une fois les otages récupérés, une opération a été lancée par des commandos marine pour appréhender sur terre les pirates. Un tireur d’élite a immobilisé un véhicule des preneurs d’otages en tirant dans le moteur, toujours selon cette source. « Six pirates ont été pris et se trouvent sur le porte-hélicoptère Jeanne d’Arc », a de son côté indiqué Edouard Guillau, chef de l’Etat-major particulier du président, lors de la conférence de presse à l’Elysée, précisant que le président Sarkozy avait suivi l’opération en temps réel. Ils ont été capturés « une petite heure après » la libération, alors qu’ils avaient « regagné la terre ferme », a complété Jean-Louis Georgelin, chef d’Etat-major des armées.

« Nous avons pu pister les pirates, ce qui a permis par une action héliportée d’intercepter de l’ordre de la moitié de ce commando. » Ceux-ci « seront remis à la justice française », a-t-il assuré, confirmant que les pirates étaient d’anciens pêcheurs, tous Somaliens, « qui se sont spécialisés dans ce genre d’activités ».

« Il n’y a pas eu ouverture de feu pendant la phase de libération, mais négociation entre l’armateur et les pirates par radio », a dit Jean-Louis Georgelin. D’ailleurs, les forces françaises n’ont procédé qu’à « des tirs de sommation et d’interception, pas à tirs directs sur les pirates ». Toute l’opération s’est déroulée « avec l’autorisation des autorités somaliennes », a encore précisé le général Georgelin.

Mais un gouverneur somalien a affirmé que 3 personnes avaient été tuées et 8 autres blessées vendredi lors d’une opération héliportée française contre un repaire de pirates somaliens, peu après la libération du voilier. L’Elysée a aussitôt démenti « catégoriquement » ces affirmations. Le Jeanne d’Arc, qui « passait dans les parages », a pu être aussitôt réquisitionné, tout comme un le Jean Bart, sur lequel avaient été dépêchés des membres du GIGN, qui sont toutefois restés « à distance », a complété Jean-Louis Georgelin, chef d’Etat-major des armées.

Et de rappeler qu’en 2007, 280 opérations de piratages se sont déroulées dans le monde, « dont plus de la moitié dans cette zone de la corne de l’Afrique ». Nicolas Sarkozy a en outre proposé « une action internationale concertée contre la piraterie » maritime, a déclaré Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président (voir encadré).

Les ex-otages probablement de retour la semaine prochaine

Retenus par des pirates depuis une semaine, les 30 membres d’équipage du voilier de luxe ont été libérés « sans incident », avait annoncé un peu plus tôt dans la journée Nicolas Sarkozy. « Nous allons organiser leur retour en France dès que possible », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Ils sont avec la marine nationale française en route vers Djibouti, a indiqué, depuis Djibouti, une source proche du dossier. « Ils seront ici dans les prochains jours et sont acheminés par la marine nationale française. »

Le navire est attendu mardi à Djibouti, « avec ou sans les ex-otages », selon l’armateur. « Peut-être que le capitaine restera à bord avec les militaires pour ramener le bateau sous escorte », a-t-il ajouté. Les autres pourraient regagner Djibouti par une frégate plus rapide. Le rapatriement en France devrait se faire ensuite. Là, ils seront notamment accueillis par des officiers français qui les interrogeront sur leur détention, comme le veut la procédure.

La France propose à l’ONU des mesures contre la piraterie

L’Elysée a annoncé vendredi une initiative française pour mobiliser la communauté internationale contre la piraterie maritime. « Au cours des dix années passées, c’est 3.200 marins qui ont été pris en otages, 500 ont été blessés, 160 tués. Donc, c’est un vrai problème de sécurité internationale auquel nous faisons face », a expliqué Jean-David Levitte. Pour répondre à cette menace, Nicolas Sarkozy a demandé au représentant de la France au Conseil de sécurité de « mettre sur la table » trois idées :

– que les Etats incapables d’assurer la sécurité de leurs eaux territoriales acceptent, « sur une base volontaire », d’ouvrir celles-ci à toute opération de libération d’otages détenus par des pirates ;

– que les Etats qui en ont les moyens se portent volontaires pour participer à des patrouilles maritimes dans les zones d’activité des pirates ;

– que d’autres Etats confrontés épisodiquement à des actes de piraterie maritime « se déclarent volontaires par avance pour laisser s’opérer des actions de lutte contre la piraterie » afin de ne pas perdre de temps en discussions en cas d’urgence. Un projet de texte devrait commencer à circuler « dès la semaine prochaine ».

12/04/08 (B443) Le Monde : Ethiopie-Erythrée: Ban propose des options pour l’avenir de la Minuee

Le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, a proposé vendredi plusieurs options, incluant une dissolution pure et simple, pour tenter de sortir la Mission de l’ONU en Ethiopie et Erythrée (Minuee) de l’impasse où elle se trouve du fait des restrictions que lui impose Asmara.

Dans un rapport au Conseil de sécurité, M. Ban constate que la Minuee est « dans une situation critique » après avoir dû évacuer d’Erythrée, en principe temporairement, ses personnels et leurs équipements.

Cette décision a été prise à la suite de multiples tracasseries infligées à la Minuee par l’Erythrée, incluant des restrictions d’approvisionnement en carburant.

Cette pénurie de carburant paralysait les moyens de la Minuee, aériens notamment, et l’empêchait d’accomplir son mandat, qui consiste à surveiller la frontière litigieuse avec l’Ethiopie, où se font face 200.000 soldats des deux pays.

Dans son rapport, M. Ban envisage la dissolution de la Minuee, « avec pour conséquence qu’il n’y aurait plus de présence de maintien de la paix de l’ONU dans la région ».

Le retrait éventuel de la Minuee fait craindre un nouveau conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie, qu’une guerre frontalière a opposées de 1988 à 2000, faisant au moins 80.000 morts, et dont les relations sont très tendues.

La Minuee, créée en 2000, comptait un peu plus de 2.000 personnels, dont environ 1.200 étaient basés en Erythrée avant leur évacuation.

Une autre option moins radicale consisterait à déployer le long de la frontière « une petite mission d’observation chargée de désamorcer les tensions entre les armées des deux pays et d’observer la situation pour la communauté internationale ».

La dernière option envisagée consisterait à « ouvrir à Asmara et Addis Abeba des bureaux de liaison dotés de personnels civils et militaires et chargés de maintenir la capacité de l’ONU à aider les parties à appliquer la décision de la Commission du tracé de la frontière ».

Aux termes de l’accord d’Alger de 2000 qui avait mis fin à la guerre, les deux pays s’étaient engagés à accepter le tracé de la frontière qu’établirait une commission indépendante. Celle-ci a remis son tracé mais l’Ethiopie refuse de l’appliquer, revendiquant la région de Badme attribuée par la commission à l’Erythrée.

Cette dernière reproche à l’ONU de prendre parti pour l’Ethiopie en ne la contraignant pas à appliquer l’accord d’Alger, d’où ses mesures de représailles contre la Minuee.

12/04/08 (B443) Le Monde : Somalie: 3 tués lors d’une opération française contre des pirates (autorités)

Trois personnes ont été tuées vendredi en Somalie lors d’une opération héliportée française contre un repaire de pirates somaliens, peu après la libération d’un voilier français capturé il y a une semaine au large de la Somalie, a déclaré à l’AFP le gouverneur de la région.

« Je peux confirmer que trois cadavres ont été ramassés. Huit autres personnes ont été blessées et huit autres ont été emmenées par les Français » lors d’une opération menée contre la localité de Jiriba, à environ 25 km au nord de Garaad (nord-est de la Somalie), où était retenu le voilier français, a déclaré le gouverneur de la région de Mudug, Abdul Kadir Ahmed, joint par téléphone depuis Mogadiscio.

« Cela s’est passé quand des hélicoptères français ont attaqué la zone après la libération du bateau », a-t-il poursuivi.

Plus tôt, la présidence français avait indiqué qu’un partie des pirates qui avaient détourné le voilier de luxe français Le Ponant au large de la Somalie avait pu « être appréhendée ».

Le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, avait de son côté indiqué que les pirates avaient été capturés « une petite heure après » la libération de l’équipage du Ponant — une trentaine de personnes dont 22 Français –, une fois que les ravisseurs avaient « regagné la terre ferme », lors d’une « action héliportée ».

12/04/08 (B443) Le Point avec REUTERS : 7.000 clandestins arrêtés depuis le début de l’année à Djibouti

____________________________________ Note de l’ARDHD

Selon certains lecteurs, ceci serait la face visible de l’action de Guelleh, pour se donner une bonne image. Mais le régime faciliterait le passage à d’autres candidats, venant de Somalie et proche des intégristes mulsulmans.
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Près de 7.000 clandestins, pour la plupart somaliens et éthiopiens, ont été arrêtés cette année à Djibouti.

Près de 7.000 clandestins, pour la plupart somaliens et éthiopiens, ont été arrêtés cette année à Djibouti et rapatriés, a annoncé la police.

Des milliers d’habitants de la Corne de l’Afrique risquent leur vie chaque année en s’embarquant à Djibouti, plus sûr que la Somalie voisine, pour tenter la traversée du golfe d’Aden en direction du Yémen, porte d’entrée du Proche-Orient ou étape vers l’Europe.

« Cette période est propice pour passer la frontière parce qu’il s’agit de la saison fraîche, qui va de novembre à mai. En été, beaucoup d’immigrants meurent de soif dans le désert », a déclaré le lieutenant Abdourahim Ali, de la police djiboutienne, interrogé par Reuters.

En 2007, 16.091 clandestins ont été interpellés et rapatriés, contre 12.579 l’année précédente.

Omar Hassan,
version française Jean-Philippe Lefief

11/04/08 (B443) Des hélicoptères français ont conduit un raid contre les pirates somaliens – French copters raid Somali pirates (En Anglais – Info lecteur)

Le Ponant was seized by pirates off Somalia last Friday

French helicopters have launched an operation against pirates in northeastern Somalia, capturing at least six people and killing three.

« I can confirm that three bodies were found and collected. Eight others were wounded while eight others were taken by the French, » Dahir Abdul Kadir Ahmed, the governor of Mudug region told AFP.

He said the raid occurred in Jariban village, nearly 25 kilometers (15 miles) from Garaad hamlet, where the French luxury yacht, Le Ponant, was held by pirates for a week.

President Nicolas Sarkozy earlier announced that the hostages, including 22 French sailors, six Filipinos, a Ukrainian and a Cameroonian, had been freed in an operation that took place ‘without incident’.

Armed forces chief of staff General Jean-Louis Georgelin said half of the hostage takers were arrested about one hour after they had released the crew.

Detained pirates boarded a French navy ship where they were being held on Friday, said a statement from Sarkozy’s office.

The 32-cabin Le Ponant, owned by French charter company CMA-CGM, was bound for the Mediterranean from the Seychelles when pirates captured the vessel last Friday.

12/04/08 (B443) Libération : un beau cas d’école ! Ponant: premières leçons sur l’opération.

Au lendemain de ce succès, on peut déjà tirer quelques premières leçons militaires. Les voici:

1) Il faut des bateaux à la mer, et loin de de nos côtes. Quatre « bateaux gris », le surnom des bâtiments de la Marine nationale,étaient présents dans la région, avant que le crise ne se déclenche. L’aviso Commandant Bouan, la frégate Jean Bart, le pétrolier-ravitailleur Var (qui dispose d’importants moyens de commandement) et, de manière fortuite, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc. C’est l’avantage de disposer d’une flotte de haute mer, bien présente dans l’Océan indien. S’il avait fallu faire venir ses bateaux de Toulon, ils n’auraient pas encore rejoint Djibouti, à deux jours de mer de la zone d’action de vendredi. On peut avoir les bateaux les plus modernes du monde, s’ils ne sont pas là où l’on en a besoin et au moment où l’on a en besoin, ils ne servent à rien.

2) Il faut des avions et des hélicoptères.
L’opération de vive force contre les pirates en fuite est pour l’essentiel une opération aérienne. C’est un Atlantique 2 de patrouille maritime qui a repéré le véhicules des pirates et qui a coordonné l’action des hélicoptères. Six voilures tournantes avaient été mobilisés depuis quelques jours (trois antiques Alouette III, deux Gazelle de l’Alat pas si jeunes non plus et un Panther), un Puma étant arrivé par la suite. La moitié de ce parc aérien provenait de la Jeanne d’Arc, qui était en train d’effectuer sa croisière-école. C’est à partir d’un hélico qu’un tireur d’élite a stoppé de le 4×4, c’est d’un hélico qu’ont débarqué les commandos et c’est en hélico que les pirates ont été transférés sur le Jean Bart. Enfin, la cinquantaine de commandos-marine et les gendarmes du GIGN (dont leur deux patrons) ont rejoint les bateaux, avec leur matériel (opération Tarpon) en provenance de Djibouti. Ils ont été parachutés en mer par des Transall, selon toute vraisemblance.

3) Il faut de bonnes transmissions et des bases prépositionnées. A partir de jeudi après-midi, l’affaire a été pilotée par l’Elysée (Etat-major particulier) et l’Etat-major des armées (CPCO) directement avec l’état-major tactique installée sur le Jean Bart qui était sur les côtes du Puntland. D’où la nécessité de moyens de communications sophistiqués. On peut également s’interroger pour savoir comment l’armée française aurait géré cette crise, si elle n’avait pas un pied à terre dans la région, à Djibouti. Tout aurait été beaucoup plus compliqué, voire impossible.

4) Il faut des forces spéciales, à la fois bien entraînées et raisonnables. En l’occurence, les commandos-marine et le GIGN. Dès vendredi 4 avril, les experts du Contre-Terrorisme Maritime ont fait savoir au Premier ministre qu’une reprise du Ponant par une action commando entrainerait des pertes parmi les otages. Cette hypothèse a donc très vite été exclue, sauf si la situation avait dérapée. Le cerveau l’a emporté sur la testostérone.

Vendredi 11 avril, les commandos-marine ont fait preuve d’un grand savoir-faire lors de l’action des pirates : coup au but d’un tireur d’élite pour immobiliser un véhicule et capture des six hommes au milieu de nulle part pour les remettre à la justice.

Un beau cas d’école, sur lequel les experts de la RGPP et du Livre blanc ont intérêt à se pencher sérieusement.

11/04/08 (B443) EUROPE 1 – Info Europe 1 : l’armateur du Ponant a versé une rançon, l’équipage et le navire ont été libérés. Selon un communiqué de l’Elysée.

La trentaine de membres d’équipage, dont 22 Français, du voilier de luxe Le Ponant pris en otage depuis une semaine au large de la Somalie, ont été libérés, a annoncé vendredi matin l’Elysée dans un communiqué. Il n’y a pas eu d’intervention armée.

Selon nos informations, l’armateur français du bateau, CMA-CGM, a versé une rançon aux pirates.

Pour les familles, c’est le soulagement. Georges Rimbaud, grand-père de Morgan, membre de l’équipage du Ponant, au micro de Jean-Karl Lambert.

Heureux dénouement dans l’affaire du Ponant. Les 30 membres d’équipage du voilier de luxe français, parmi lesquels se trouvaient 22 Français, ont été libérés par leurs ravisseurs somaliens.

L’annonce a été faite via un communiqué de Nicolas Sarkozy vendredi à la mi-journée.

Le communiqué de l’Elysée ne précise pas dans quelles conditions l’équipage du Ponant, retenu depuis une semaine au large de la Somalie, a été libéré mais indique que la libération s’est faite « sans incident ».

Selon nos informations, l’armateur français du bateau, CMA-CGM, a versé une rançon. Les pirates qui se trouvent au large de la Somalie exigent dans la plupart des cas de très fortes rançons contre la libération de leurs otages. Ils n’ont généralement aucune revendication terroriste.

Cette fois, les otages auraient été libérés en deux fois, d’abord, tous les marins sauf le capitaine.

Puis quand les pirates ont eu la rançon en main, ils ont relâché le capitaine du Ponant, Patrick Marchesseau. Selon une source proche du dossier située par l’AFP, la libération a été obtenue sans intervention armée. Des détails pourraient aussi être donnés dans l’après-midi par l’Elysée, après une réunion entre Nicolas Sarkozy et les familles des ex-otages.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a lui indiqué que la France va organiser le retour « dès que possible » des membres de l’équipage. Jean-Louis Gaudaire, responsable à Djibouti de CMA-CGM a indiqué que le navire de luxe est attendu sur place mardi avec ou sans l’équipage.

D’importants moyens militaires avaient été déployés aux abords du Ponant, à savoir la frégate Jean-Bart, venue relever l’aviso Commandant Bouau, des hélicoptères ou encore des commandos marine. Une équipe du GIGN avait également été envoyée dans la zone. Le communiqué de l’Elysée indique d’ailleurs que « le président de la République exprime sa profonde gratitude aux forces armées françaises et à tous les services de l’Etat qui ont permis une issue rapide (…) à cette prise d’otage ».

Le Ponant, un trois-mâts battant pavillon français, avait été attaqué le 4 avril par des pirates dans le golfe d’Aden alors qu’il revenait des Seychelles sans passagers avec ses 30 membres d’équipage et se dirigeait vers la Méditerranée.

Le Ponant avait ensuite été conduit par les pirates à quelques encablures du village de Garaad, au large de la côte de la région autoproclamée autonome du Puntland. Parmi les membres d’équipage, on comptait six femmes. Hormis les 22 ressortissants français, les autres membres d’équipage sont six Philippins, une Ukrainienne et un Camerounais.