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23/06/08 (B453) Geopolitique.com : Petits arrangements avec les guerres éthiopiennes (par Bernard Estrade)

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http://www.geopolitique.com/enquetes-analyses/petits-arrangements-avec-les-guerres-ethiopiennes-816.html

L’Ethiopie a lancé un appel à l’aide internationale pour sauver quatre millions de personnes menacées par la famine. C’était une semaine avant d’annoncer une augmentation de 50 millions de dollars de son budget militaire, porté à 400 millions de dollars.

Sufian Ahmed, le ministre éthiopien des finances n’y voit aucune contradiction. Pour lui, « le développement ne peut être poursuivi que si la stabilité règne ».

Cette logique est acceptée par Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Union Européenne qui fournissent chaque année l’essentiel des deux milliards de dollars qu’Addis Abeba reçoit de la communauté internationale.

Cette aide représente près de la moitié du budget du pays.

Elle est certes accompagnée d’un certain nombre de conditions de principe sur le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance. Mais Addis Abeba n’en tient guère compte.

Le Premier ministre Meles Zenawi a d’ailleurs lui-même été reconduit au pouvoir à l’issue d’élections que les envoyés de l’Union Européenne avaient refusé de valider.

Les représentants de l’opposition avaient été arrêtés et l’armée avait tiré sur les manifestants dans les rues de la capitale.

Avec une population de presque 80 millions d’habitants et un âge moyen de 18 ans, l’Ethiopie est une jeune puissance régionale, occupant la charnière stratégique à la croisée de l’Afrique et du Moyen Orient.

Ces dernières années, le pouvoir éthiopien a découvert son intérêt à s’allier avec les Etats-Unis dans leur guerre globale contre la terreur. Le pays héberge même une des prisons clandestines de la CIA.

Ainsi, Addis Abeba se refuse à appliquer les accords garantis par les Nations Unies qui ont mis fin à une guerre meurtrière contre son voisin érythréen.

L’Erythrée, dont une région frontalière reste occupée, dénonce en vain le double jeu des capitales occidentales. Conséquence : la guerre menace à nouveau, et elle pourrait cette fois s’étendre jusqu’aux frontières avec Djibouti.

Fin 2007, les troupes éthiopiennes avaient envahi la Somalie, avec le feu vert de la communauté internationale, officiellement pour installer à Mogadiscio un gouvernement transitoire élaboré par les Nations Unies.

Les forces spéciales et l’aviation américaines ont participé à cette opération dont le véritable but était de chasser du pouvoir une coalition islamique en passe de contrôler l’intégralité de ce pays, livré au chaos depuis 1991.

Meles Zenawi avait alors affirmé que les troupes éthiopiennes ne resteraient en Somalie que quelques semaines. Six mois plus tard, elles y sont toujours. Et, selon Amnesty International, les affrontements et les exactions ont fait 6.000 tués et contraints à l’exode plus de 600.000 personnes.

L’invasion éthiopienne en Somalie a donné un regain de vigueur au Front de libération national de l’Ogaden, une vaste région désertique rattachée à l’Ethiopie mais dont la population nomade, de confession musulmane, appartient à l’ethnie somalie. Tandis que l’ethnie dominante éthiopienne est chrétienne.

La guérilla de l’Ogaden – qui remonte aux années 70 – a monté plusieurs opérations dont, en avril dernier, une attaque meurtrière contre les installations d’exploration pétrolière d’une compagnie chinoise à Obole.

Human Right Watch, l’organisation internationale basée aux Etats-Unis, vient juste de finir de documenter l’impitoyable répression qui a suivi.

Les troupes éthiopiennes ont déplacé des communautés entières, détruit des douzaines de villages, exécutés au moins 150 civils et emprisonnés des centaines d’autres dans des camps militaires où ils sont battus et torturés.

Mais les donateurs occidentaux ne bronchent pas et n’exigent pas le respect des droits de l’Homme.

Les images d’enfants décharnés et de femmes mourrant d’épuisement sur fond de savanes éthiopiennes desséchées nous arrivent régulièrement. Mais, jusqu’à présent, elles ne suscitent que la compassion. Pas la réflexion.

La catastrophe n’est pas que naturelle et il y a des coupables.

Georgette Gagnon, la responsable pour l’Afrique d’HRW, l’explique : les Etats-Unis sont « volontairement aveugles » et, avec la Grande Bretagne et l’Union européenne, ils maintiennent « une conspiration du silence autour de ces crimes ».

23/06/08 (B453) Le Figaro avec AFP : mort de l’ex chef de l’Ogaden.

L’ancien chef rebelle éthiopien Sheikh Ibrahim Abdalla Mah, l’un des fondateurs du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF) est mort hier à Abou Dhabi à l’âge de 67 ans, a annoncé le mouvement rebelle.

L’ONLF n’a pas précisé les causes de la mort de l’ancien commandant rebelle qui avait renoncé à la lutte armée.

Abdalla et cinq compagnons ont fondé en 1984 le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), qui réclame l’autonomie de cette région, frontalière de la Somalie, et riche en ressources naturelles.

En 1991, il fut élu président de l’ONLF.

23/06/08 (B453) Radio-Trottoir / Condamnés au silence, les Djiboutiens sont heureux de savoir qu’un site publie des informations non censurées sur leurs conditions actuelles et sur le contexte militaire. (Correspondant)

Par 47°C, alors que souffle le vent chaud et que nous manquons cruellement d’électricité pour faire fonctionner les climatiseurs (ce qui n’est pas le cas, vous vous en doutez, des barons de Guelleh ou de nos riches hauts fonctionnaires, ..), il est pénible de devoir ajouter la punition du silence.

Les « grandes oreilles » nous écoutent, nous épient et nous espionnent nuit et jour. CHUT ! Chacun se méfie, même parfois de ses voisins ou pire encore de ses proches ! La SDS emploie 500 à 600.000 indicateurs potentiels. Quasi toute la population !!! Le khat sert parfois de mode de rémunération …

Ne rien dire, absolument rien. Ne rien écrire, absolument rien. Ne rien penser, absolument rien ! Ne rien faire, chômage oblige, absolument rien. Pour la SDS et autres services policiers de renseignement, un bon Djiboutien est un Djiboutien qui ne pense pas, qui ne dit rien, qui n’écrit pas et qui absorbe, sans broncher, toutes les salades préparées et diffusées par Bobard 1er.

Le couvercle que Bobard 1er a tissé sur nos existences est pesant, insupportable. Le contexte est dramatique. Beaucoup d’hommes sont morts au front. Beaucoup ont été blessés. Nos forces armées ont subi le premier revers de leur histoire. Elles ont perdu beaucoup de matériels. Et l’Erythrée est chez nous …solidement installée.

Le pire est de ne pas savoir quelles sont les intentions de ces voisins belliqueux ni celles de nos dirigeants, qui voudraient devenir nos maîtres à penser. Nous vivons dans la tristesse de tous ces morts et de tous ces blessés et dans l’angoisse de l’avenir. L’Erythrée va-t-elle nous envahir ? La France va-t-elle nous protéger efficacement ? L’Ethiopie va-telle affronter l’Erythrée sur notre sol ? Les USA vont-ils intervenir et dans quel sens ?

Toutes ces questions sont sans réponse. Pas le droit de savoir, pas le droit de dire, même le nombre des morts et des blessés est un secret scientifiquement occulté par Guelleh … Et pourtant nous savons bien que la réalité est dix fois, cent fois supérieure aux chiffres officiels. Il suffit de voir le nombre de familles qui attendent des informations devant les hôpitaux et qui sont éconduites avec brutalité et manque d’humanité.

Un grand merci à l’ARDHD qui rompt le silence. Même si l’accès au site nous est interdit, nous savons qu’il publie des informations sur la véritable situation et que ces informations sont diffusées dans le monde. Nous savons que nos frères en exil peuvent la consulter et qu’ils nous font passer des bribes d’information. Mais attention les grandes oreilles guettent la moindre information … il faut être prudent, discret et ne rien échanger.

Voilà la réalité à la veille du 27 juin. Bonne fête à toutes et à tous

22/06/08 (B453) LE FIGARO avec AFP : Somalie : 13 morts à Mogadiscio

Au moins 13 personnes, dont 11 civils, ont été tuées hier soir à Mogadiscio au cours d’affrontements entre des insurgés et l’armée éthiopienne qui soutient le gouvernement somalien.

Mogadiscio est le théâtre de combats presque quotidiens depuis la débâcle début 2007 des tribunaux islamiques qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

22/06/08 (B453) Le Matin (Maroc) Les réfugiés de l’Ogaden jurent de ne jamais rentrer chez eux

Entre 650.000 et un million de civils se sont déplacés

Halimu, Ethiopienne de 20 ans, a fui en janvier les violences dans sa région de l’Ogaden après que sa famille eut soudainement disparu.

Réfugiée dans le camp de Dadaab (nord du Kenya), elle pense qu’elle ne « rentrera jamais chez elle » pour ne pas revivre cette épreuve. « Les soldats (éthiopiens) ont attaqué un jour notre village de Garbo, en nous accusant tous de soutenir les rebelles (du Front national de libération de l’Ogaden, ONLF). Je me suis réveillée ce matin là et toute ma famille avait disparu », raconte à l’AFP Halimu, cachant sous une tunique l’un de ses pieds atteint d’une malformation.

Malgré son handicap, elle a fui Garbo en janvier, à pied et en véhicules, avec trois amis: « nous avions vu et entendu ce que les gens subissaient, et nous avions peur de tout le monde, c’est pourquoi nous nous cachions pendant la journée et marchions la nuit ». Son odyssée a duré trois mois avant qu’elle n’atteigne Dadaab. Garbo, à environ 600 km de Dadaab, a été attaqué en janvier 2007 par l’ONLF et a été au centre de violences après le lancement en avril/mai d’une vaste offensive de l’armée éthiopienne contre la rébellion.

L’ONLF, créé en 1984 et qui réclame l’autonomie de l’Ogaden, région du sud-est de l’Ethiopie, frontalière de la Somalie et riche en ressources naturelles, a revendiqué plusieurs attaques en 2007 contre l’armée et contre une installation pétrolière chinoise. Les opérations militaires dans l’Ogaden ont provoqué les déplacements d’entre 650.000 et un million de civils.

Le 12 juin, Human Rights Watch (HRW) a accusé l’armée d’Addis Abeba d’avoir eu massivement recours aux « exécutions, au viol et à la torture contre les civils » dans sa lutte contre l’ONLF. Addis Abeba a rejeté ces accusations.

« Je ne sais toujours pas où est ma famille. Je suis à Dadaab pour être en sécurité, mais je ne pense pas que je rentrerai un jour chez moi, je ne peux pas supporter l’idée de subir la même épreuve une deuxième fois », dit Halimu. Dadaab, planté dans un environnement semi-aride du nord-est du Kenya, accueille environ 200.000 réfugiés, en majorité originaires de Somalie voisine et ayant fui la guerre civile ravageant leur pays depuis 1991.

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a visité Dadaab cette semaine à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés vendredi. Depuis début 2008, 40.000 personnes, essentiellement des Somaliens, se sont réfugiées à Dadaab. La plupart des Somaliens espèrent rentrer chez eux bientôt, contrairement à la majorité des réfugiés de l’Ogaden.

Abdidahir Osman, 42 ans, habitant de l’Ogaden, se considère presque chanceux d’avoir atteint Dadaab vivant, après sa fuite en février, accompagné de sa femme et de ses huit enfants. « Nous sommes des pasteurs. L’armée a commencé à limiter l’accès à l’eau pour notre bétail, qui est mort peu à peu.

Ensuite, plusieurs personnes ont été arrêtées et notre terre a été saisie », témoigne-t-il. « J’avais une boutique dans la localité de Laasoole. Environ 400 familles y vivaient. Les soldats nous ont forcés à regarder la ville entièrement brûler », dénonce-t-il. »Je ne pense pas que je rentrerai un jour dans mon pays.

Et même si j’avais la volonté, j’ai tout perdu là-bas », déplore-t-il.

Nasra Ali Adan et ses six enfants avaient fui l’Ogaden fin 2007 pour rejoindre sa soeur à Mogadiscio, mais ont été à nouveau jetés sur les routes par les combats dans la capitale somalienne. « Je me considère toujours éthiopienne, mais je ne rêve jamais pas à mon retour en Ogaden (…). Mon mari a été tué devant moi par des soldats. Maintenant que je suis au Kenya, je peux vivre sans la peur au ventre de voir mes enfants tués », lâche-t-elle.

22/06/08 (B453) LE MONDE / L’Ethiopie forme des jounalistes somaliens.

_________________________________ Note ARDHD
Cette information n’est pas rassurante. Après l’hécatombre des journalistes somaliens tombés sous les balles soit de l’armée éthiopienne, soit des forces islamistes, le fait que de nouveaux journalistes soient formés en Ethiopie a de quoi inquiéter. Vont-ils être formés à cirer les pompes de l’Ethiopie. Pourront-ils travailler en toute indépendance ???

Les réponses ne sont pas positives et il faudra probablement redoubler de vigilance face aux informations qui seront préparées par cette nouvelle vague de journalistes « maison ».
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L’Ethiopie a lancé cette semaine un programme de formation d’un mois pour des journalistes somaliens, a annoncé samedi dans un communiqué le ministère éthiopien de l’Information reçu par l’AFP.

« Le ministère de l’Information en collaboration avec les médias publics offrent un mois de formation en journalisme à des professionnels venus de Somalie », indique le texte.

Dix journalistes de radio venus de Baïdoa (ouest de la Somalie) et de Mogadiscio participent à ce séminaire qui se place « dans le cadre d’un programe d’aide à la reconstruction de la Somalie ».

« La formation se concentre sur les techniques de radio-journalisme, le code d’éthique journalistique et la programmation entre autres », précise le ministère éthiopien.

L’Ethiopie est intervenue militairement il y a un an eet demi en Somalie pour déloger les tribunaux islamiques du pouvoir et soutenir le gouvernement de transition somalien.

Les troupes éthiopiennes et gouvernementales sont la cible d’attaque quasi-quotidienne des insurgés islamistes qui ont également attaqué des journalistes.

Le gouvernement somalien a été plusieurs fois critiqué par les ong de défense de la liberté de la presse pour les arrestations de journalistes, de même que l’Ethiopie, dont le Premier ministr Meles Zenawi n’a quitté que cette année la liste de Reporters sans frontières des prédateurs de la liberté de la presse.

22/06/08 (B453) Radio-Trottoir / Les « grandes oreilles » chinoises particulièrement attentives aux contenus des communications échangées par les Djiboutiens… Attention à ce que vous dites et vous écrivez !!!

Selon plusieurs témoignages que nous avons reçus, il semblerait que les systèmes d’écoute développés et exploités par des entreprises chinoises et leur personnel soit particulièrement sensibles en ces moments difficiles que traversent le Régime et la République.

Les Djiboutiennes et les djiboutiens sont sur écoute en permanence. Et tout est surveillé et exploité avec un maximum de soin : téléphone, SMS, e-mail, ….. Il semble que depuis l’incursion de l’Erythrée, la défaite de Ras Doumeira et l’approche du 27 juin, les chinois redoublent de zèle.

Bien informée de cette situation, la population se méfie et se tait.

Guelleh a-t-il peur que l’on dévoile le nombre exact des morts, des disparus et des blessés dans la bataille perdue de Ras Doumeira ?

A-t-il peur d’une mutinerie dans les casernes ou d’une révolte dans la rue ?

A-t-il peur que l’Erythrée utilise des ressortissants implantés à Djibouti pour semer la confusion en ville ?

A-t-il peur d’une attaque islamiste pour dénoncer les accords arrachés à certains représentants somaliens ?

A-t-il peur d’une action de l’Erythrée dans les corridors qui relient Djibouti à Addis Abeba ?

21/06/08 (B453) Radio-Trottoir.Une formation accèlérée pour avoir de nouveaux artilleurs opérationnels pour les fêtes du 27 juin ! Zakaria, le seul soldat reconnu officiellement par IOG. (Lecteur)

1 – Comme de nombreux artificiers sont morts au champ d’honneur, les fêtes du 27 juin s’annoncent mal.

Nos antennes restent en alerte, car le niveau de risque est très élevé.

Les cérémonies du 27 juin sont compromises, au moins dans leur forme traditionnelle. En effet de nombreux artificiers sont morts ou disparus. En urgence, de nouvelles recrues sont formées en catastrophe et les nouveaux artificiers s’entrainent au tir de jour.

Dans une capitale sans électricité et sans feu d’artifices, seront-ils prêt pour des tirs de nuit ?

La question qui se pose et de savoir si les nouveaux artificiers pourront bien tirer durant la nuit du 26 au 27 juin ? Et pour Guelleh la commémoration du 27 juin sans canon, serait un échec personnel …

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2 – « Général Zakaria le seul et unique héros de la bataille de Ras Doumeira, les autres je m’en fous, ils ne comptent pas pour moi ! »

Déclaration bien comprise (et non posthume) d’IOG.

En effet, lors de la réunion extraordinaire du Comité Central, que le Chef du Rien Pour le Peuple (RPP) a parlé de sa nouvelle stratégie d’invasion de l’Erythrée avant la finale du règne des illuminés.

Jeudi 19 Juin 2008 (Si ma mémoire est bonne, Sarkozy avait reçu la veuve Elisabeth Borrel le 19 juin 2007) IOG a reçu comme dirait d’autres, la racaille qui est à son service. Tout ce petit monde a été convoqué à son Etat Major où seul le Général Zakaria est sur pied de guerre au Front.

Seul face à une armada d’Erythréenne.

Restons polis. Bobard 1er a reçu ses encenseurs priviligiés du RPP et en particulier, les deux inséparables Moumin et Gabayo, pour leur parler de sa nouvelle stratégie guerrière.

Le Président Arnaoud du RPP (rongé par les tics nerveux) et les autres députés ont reçu directement de la bouche d’IOG, la copie de l’interview qu’il avait donnée à la BBC en Somali, mardi dernier. Sans sourciller, il a lamentablement avoué que lui-même, ses ministres et même son peuple, plus exactement son équipe du RPP ignoraient totalement les motivations de cette guerre.

A qui faut-il demander ?

Quelle insulte pour son armée qu’il a envoyée à la boucherie deux mois avant le drame du 10 juin 2008 à Doumeira.

Ne pas connaître les raisons de cette mobilisation militaire ?

Dans tout autre pays, ce Dictateur à la tête de Djibouti serait passible de la Cour de Justice pour Haute Trahison, mais avec une Assemblée monocorde, il n’à rien à craindre.. vraiment rien à craindre !

Jeudi 19 juin 2008, les téléspectateurs sont restés abasourdis face aux discours dignes sur le ton petite causerie en direct de son Mabraz avec deux kilos de khat pour chacun des invités « applaudisseurs ».

Adoptant un style « maniéré », IOG s’est permis de réserver (enfin !) ses premières éloges non pour nos morts ou nos victimes du carnage de Ras Doumeira, mais pour UN SOLDAT en particulier.

Certainement grassement payé, ce soldat opère (aux frais de la princesse) à partir de son PC personnel, installé à proximité d’un centre Touristique sur les belles plages d’Obock (*). Pour ses petits déplacements, il utilise son hélicoptère individuel qui est camouflé le reste du temps.

Il a dit texto : « Le Général Zakaria est le seul officier courageux. Depuis le début du conflit, il est au Front. Je n’ai pas pu le convaincre de venir se reposer car il a noirci et surtout, il a beaucoup maigri. »

N’est-il pas bien payé pour çà ?

Face au silence lugubre, les familles des morts, des disparus des blessés ont entendu pour la nième fois des preuve irréfutables des limites de ce pauvre type, qui veut nous diriger..

En un mot, pour Bobard 1er, les autres militaires Djiboutiens sont des bourricots vivants ou morts, mais il ne voit pas la différence.
Il les considére comme de la chair à canon. Corvéables et forcément masochistes, il faut sans cesse les affamer, les frapper et les insulter pour bien les motiver et les dominer pendant des années et des années. Nouvelles techniques de management des équipes militaires revues et corrigées par Bobard 1er !

A-t-il raison ou non ? Le proche avenir le dira !

Réactions d’un RPPiste repu.

(*) Ce centre touristique avait été inauguré par Bobard 1er, qui adore s’afficher avec des intellos, surtout lorsqu’ils sont recteurs d’université, n’est-ce pas Professeur Aïdid ?