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18/11/09 (B525) A lire sur LOI un article sur le clan familial d’IOG, dont de nombreux membres sont placés à des positions stratégiques et rémunératrices… (Info lecteur)

Selon un article publié par LOI, voici la situation des membres de la famille de Guelleh :

– Youssouf Omar Guelleh (Un frère) Port et IGAD

– Guirreh Omar Guelleh un autre frère dirige Guirreh Business Group et d’autres sociétés.

– Saleh Omar Guelleh, (frère) à l’ONED et au port,


Saad Omar Guelleh (frère) est un militaire retraité, qui intervient au port

– Fatouma Omar Guelleh (soeur) épouse colonel Houssien Djama, est en charge des vivres.

– Muluka Omar Guelleh, (sœur) et ex-épouse du colonel Omar Bouh, vient de se remarie avec un chanteur canadien, Omar Indayere.


Aynache Omar Guelleh, (fils unique du couple) n’a pas encore d’affectation …

Deux filles sont à la charge du couple.

– l’une travaille chez Propert les traces.

Liban Omar Guelleh (fils d’IOG) fait des affaires dans des entreprises commerciales en liaison avec l’extrême orient. Mais il s’entendrait fort mal avec sa belle-mère.

– Djama Ali Guelleh (cousin) dirige l’EDD

– Bouh Idriss Omar Guelleh, (neveu) joue dans les banques et les sociétés d’investissment

– une nièce est mariée au ministre de l’Agriculture, Abdoulkader Kamil Mohamed.

16/11/09 (B525) Le Journal de la Flibuste : deux pirates somaliens bientôt jugés avant leur possible expulsion (Marine marchande avec AFP)

Deux pirates somaliens détenus en Espagne pour avoir participé à l’attaque du thonier espagnol Alakrana, otage de pirates depuis le 2 octobre, seront jugés très rapidement, avant leur possible expulsion vers la Somalie, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Le juge madrilène Santiago Pedraz a formellement inculpé Abdu Willy et Raageggesey Adji Haman de 36 délits de détention illégale et d’un délit de vol avec violence et usage d’armes, et ordonné leur renvoi pour jugement devant le tribunal de l’Audience nationale.

Le bouclage en temps record de son enquête répond aux réquisitions du parquet, qui lui a demandé par écrit de renvoyer les deux pirates présumés devant le tribunal "le plus rapidement possible".

Le procès de ces Somaliens, dont les pirates qui retiennent en otage les 36 membres de l’Alakrana exigent la libération, pourrait se tenir dans un délai très bref de deux semaines, selon des sources judiciaires citées par les médias espagnols.

Les autorités espagnoles n’ont pas caché ces derniers jours qu’elles cherchaient une solution juridique permettant l’expulsion rapide vers la Somalie de ces deux pirates présumés où ils seraient censés purger leur peine.

Les deux pirates présumés avaient été interpellés au large de la Somalie par un navire de guerre espagnol participant à l’opération anti-piraterie européenne Atalante, alors qu’ils avaient quitté l’Alakrana à bord d’une embarcation.

Le juge Santiago Pedraz a abandonné dans son procès verbal d’inculpation l’accusation d’appartenance à une organisation criminelle qui pesait également sur les deux Somaliens, susceptible d’aggraver lourdement leur peine.

S’ils n’étaient finalement condamnés qu’à une peine inférieure à six ans de prison, ils pourraient être expulsés vers la Somalie sans avoir à purger leur peine en Espagne, comme le prévoit la législation espagnole sur les étrangers.

16/11/09 (B525) Le Mamouth : Pourquoi tous votent CED ?

Infos et humeurs sur la Défense, par le journaliste Jean-Marc Tanguy

Non, c’est n’est pas un flash-back de 1954, mais l’inauguration du centre d’entraînement au désert, par Hervé Morin, ce weekend, alors que le ministre devait également inaugurer une usine de pièces EADS, en marge du salon de Dubaï, et faire flotter le drapeau français sur cette grand foire commerciale. Le CED était prévu par les accords franco-émiratis qui ont vu, dans l’ordre, arriver des Mirage 2000-5 de Dijon, et une base navale flambante neuve. La troisième pierre est donc ce centre, pas totalement indispensable si l’on considère seulement qu’un centre déjà très complet existait à Djibouti, avec de très larges capacités d’accueil (et à un coût nettement moindre).

Seulement, comme personne ne s’en cache plus, ce CED sera aussi l’occasion de faire venir sur place la fine fleur de nos… matériels. Le CEMAT a pour sa part annoncé aux sénateurs que le Caesar et le VBCI y seraient envoyés dans quelques semaines. Le 8e RPIMa va aussi y expérimenter le système Félin, pour lequel il est un des trois référents dans l’armée de Terre;

Depuis l’été on sait que des Rafale doivent aussi remplacer, courant 2010, les Mirage 2000-5 : cela permettrait notamment d’accélérer la formation des pilotes des EAU.

Enfin un passage de la dernière de nos frégates Horizon, équipée d’un missile à capacité antibalistique, devrait aussi intervenir.

Le + du Mamouth :
Le CED est aussi désormais une sorte d’Eldorado pour les "punis", comme on les appelle souvent, des camps d’entraînement de l’Est. Pour motiver et susciter les vocations, les affectations en Champagne seront désormais suivies d’une mutation préférentielle. A Canjuers, ou pour les plus méritants, aux EAU.

16/11/09 (B525) Nouvel Obs avec AP / Des extrémistes musulmans recrutent dans les prisons britanniques

Les islamistes radicaux recrutent et endoctrinent des détenus dans les prisons britanniques, selon la Quilliam Foundation, une organisation musulmane qui lutte contre l’extrémisme. Elle a recommandé dimanche au gouvernement la création d’un centre de "déprogrammation" des djihadistes comme il en existe au Yémen ou en Egypte.

La Quilliam Foundation affirme que les prédicateurs islamistes Abu Hamza et Abu Qatada profitent de leur séjour en prison pour recruter des co-détenus et font passer de la propagande en faveur du djihad, la "guerre sainte", à l’extérieur.

Le ministère britannique de la Justice a déclaré ne pas avoir lu le rapport de la fondation mais être prêt à examiner toutes "les idées pratiques" pour faire face à l’extrémisme en prison.

16/11/09 (B525) Nouvelles de Somalie (1 article en Français)

________________________ 1 – Le Point avec AFP

La Somalie demande à l’Arabie saoudite de l’aider contre les islamistes

Le président somalien Sharif Sheikh Ahmed a demandé à l’Arabie saoudite de l’aider dans sa lutte contre les insurgés islamistes radicaux qui sévissent en Somalie et à investir dans son pays ravagé par la guerre civile.

Le président somalien est arrivé vendredi à Addis Abeba pour participer au Forum Arabie-Afrique de l’Est, une rencontre de quatre jours visant à développer les partenariats commerciaux entre Ryad et sept pays de la région.

Il a profité de cette rencontre pour demander à l’Arabie saoudite de soutenir son administration qui n’a pas réussi à asseoir son autorité sur le pays et a été contraint par les insurgés à se retirer dans quelques poches à Mogadiscio placées sous la protection de l’Union africaine (UA).

"La piraterie et le terrorisme ont empêché toutes sortes de développements en Somalie mais il y a des mécanismes en place pour affronter ces problèmes", a affirmé le président Sharif aux participants du forum parmi lesquels les représentants de 50 sociétés saoudiennes.

"La Somalie n’a jamais manqué de ressources. Je vous demande à tous de réfléchir aux avantages à tirer de la côte somalienne autant que de ses ressources en bétail qui totalisent 55 millions de têtes", a-t-il ajouté.

Le ministre saoudien du Commerce et de l’Industrie, Sheikh Abdullah bin Ahmed Zainal Ali Reza, a indiqué que les échanges commerciaux entre son pays et l’Afrique de l’Est avaient atteint 3 milliards de dollars en 2008 et a annoncé l’intention de son gouvernement d’intensifier les liens avec cette région.

La Somalie est ravagée par une guerre civile depuis 1991, date du renversement du président Mohamed Siad Barre. Les insurgés islamistes radicaux contrôlent actuellement de larges portions du territoire somalien.

La capitale Mogadiscio est le théâtre d’affrontements réguliers qui se sont intensifiés en mai lorsque les insurgés ont lancé une offensive contre le gouvernement du président Sharif qui bénéficie du soutien international.

16/11/09 (B525) Yémen Express (6 articles en Français)

_____________________ 6 – Marine marchande avec AFP

Ryad dit imposer un blocus naval à un port yéménite sur la frontière commune

Les forces navales d’Arabie saoudite imposent un blocus maritime au port yéménite de Midi, près de la frontière commune, pour prévenir l’approvisionnement des rebelles yéménites en armes et munitions, a déclaré un conseiller du gouvernement saoudien.

Des bateaux de guerre saoudiens patrouillent depuis plusieurs jours près du port de Midi, sur la mer Rouge, situé au sud de la province saoudienne de Jizan, pour bloquer la principale route d’approvisionnement des rebelles zaïdites, a ajouté ce conseiller à l’AFP.

Les rebelles zaïdites, une branche du chiisme, en guerre contre les forces yéménites et saoudiennes sur la frontière entre les deux pays, sont soupçonnés d’utiliser Midi pour un trafic d’armes et de munitions en provenance de l’Erythrée, sur l’autre rive de la mer Rouge.

Fin octobre, le gouvernement yéménite avait annoncé l’arrestation, démentie à Téhéran, de cinq Iraniens à bord d’un bateau iranien chargé d’armes au large du nord du Yémen.

Les forces saoudiennes, qui bombardent depuis près de deux semaines les positions rebelles en territoire yéménite, ont capturé plusieurs "hauts"
responsables des rebelles, sans décliner leur identité.

______________________ 5 – Le Monde

Violents combats entre les forces yéménites et la rébellion

De violents combats opposaient, lundi 16 novembre, les forces yéménites et la rébellion chiite dans la région de Malahidh, près de la frontière avec l’Arabie saoudite. La région de Malahidh, dans l’ouest de la province de Saada, fief de la rébellion, est l’un des principaux fronts depuis le déclenchement par l’armée, il y a plus de trois mois, de son offensive contre les rebelles.

L’Arabie saoudite est intervenue le 3 novembre dans le conflit après la mort d’un de ses gardes-frontières, tué par des rebelles yéménites à Jabel al-Doukhan, une région montagneuse à cheval sur le Yémen et le royaume saoudien. Les combats entre l’armée et les rebelles zaïdites, une branche du chiisme, ont éclaté le 11 août dans le cadre d’un conflit récurrent depuis 2004, et ont fait jusqu’à présent des centaines de morts et de blessés, et quelque 55 000 déplacés.

______________________ 4 – Toulouse 7

Guerre au Nord Yemen : nouvel exode de civils

Davantage de civils yéménites fuient la province de Sa’ada ravagée par les combats et située dans le nord du Yémen, alors que les affrontements entre les troupes gouvernementales et les rebelles Al Houthi entrent dans leur quatrième mois, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

800 à 900 personnes

Les civils yéménites cherchent abri dans des camps et au sein de familles d’accueil dans les provinces voisines de Hajjah et Amran, situées plus au sud. Ce nouveau déplacement exerce une pression accrue sur le HCR dans le cadre de ses tentatives pour soulager les souffrances des personnes dans le besoin, a indiqué un porte-parole de l’agence des Nations Unies lors d’un point de presse à Genève.

Ces derniers jours, quelque 150 nouvelles familles (soit environ 800 à 900 personnes) arrivent quotidiennement au camp d’Al Mazrak dans la province d’Hajjah, soit une augmentation significative par rapport aux précédentes semaines où leur nombre s’élevait entre 20 et 30 familles arrivant chaque jour, a-t-il ajouté.

Le camp a désormais dépassé sa capacité d’accueil avec près de 10.000 personnes déplacées qui sont hébergées sur place. Ce tout dernier afflux ajoute davantage de pression encore sur une situation déjà désespérée, et la surpopulation dans ce camp devient une préoccupation majeure. Trois ou quatre familles partagent désormais une tente prévue normalement pour une famille.

_______________________ 3 – Le Figaro

La guerre oubliée du Golfe
Georges Malbrunot, envoyé spécial à la frontière saoudo-yéménite

Les combats entre l’armée yéménite et la rébellion chiite ont redoublé depuis l’été dernier. Après la mort de l’un de ses gardes-frontière, l’Arabie saoudite a dû s’en mêler.

«Que notre armée chasse tous les rebelles au Yémen pour que nous puissions rentrer chez nous !» s’exclame Yéhia en étendant du linge entre deux tentes. Une semaine après avoir évacué son village de Jabri, ce paysan saoudien qui vit désormais dans un camp de réfugiés, hors de la zone des combats, se veut pourtant fataliste : «notre sort est entre les mains de Dieu».

Une nuit, les militaires saoudiens sont venus le prévenir qu’il n’avait que quelques heures pour plier bagages. «Les insurgés nous menaçaient à quelques centaines de mètres de chez nous», se souvient Yéhia. Au petit matin, les habitants de Jabri et cinq mille autres venus de hameaux frontaliers ont été conduits dans des camps installés par les autorités saoudiennes avec l’aide d’associations caritatives islamiques.

Ces réfugiés sont les dernières victimes d’une guerre oubliée aux confins de l’Arabie saoudite et du Yémen. Une zone de non-droit où se mêlent, dans un cocktail explosif, les trafics en tous genres, une rébellion chiite aux portes de la terre sacrée sunnite d’Arabie, et, pour couronner le tout, al-Qaida en embuscade le long de ces 1 500 kilomètres de frontière montagneuse et incontrôlable.

De quoi inquiéter la monarchie saoudienne, qui va construire un gigantesque mur électronique le long de sa frontière avec le Yémen. «Riyad est convaincu que l’Iran est derrière la révolte de ses voisins chiites. Pour les Saoudiens, il est inacceptable d’avoir un mini-Hezbollah à sa frontière», explique un homme d’affaires occidental.

Un paradis pour la contrebande

Les Houthis, une minorité zaïdite d’inspiration chiite, s’estiment opprimés par le président yéménite Ali Abdallah Saleh. Ils se sont révoltés en 2004. Depuis, cette guerre a fait des milliers de morts et de réfugiés. En août, l’armée yéménite a lancé une vaste offensive pour liquider les Houthis, qui pénètrent en territoire saoudien pour contourner les forces de Sanaa.

Le 3 novembre, un garde-frontière saoudien a été abattu par la rébellion. Quatre officiers ont été également enlevés dans les monts du Djebel Doukhan, à cheval entre les deux pays. L’armée saoudienne est alors passée à l’offensive. Pour la première fois en cinq ans de conflit. Hélicoptères Apache, avions de combat Tornado et F-15 bombardent régulièrement les positions houthies en territoire saoudien et au Yémen. Cinq cents commandos de la base de Tabouk ont été dépêchés en renfort.

«Nous poursuivrons les raids tant que les rebelles n’auront pas reculé à des dizaines de kilomètres» en territoire yéménite, a prévenu le vice-ministre de la Défense, le prince Khaled Ben Sultan. En évacuant le secteur frontalier de ses habitants, l’armée cherche aussi à éviter les prises d’otages par les Houthis. L’accès à cette «zone de sécurité» est théoriquement interdit à la presse étrangère. À l’intérieur, les soldats ont pris position dans les hameaux fantômes. Dans les localités encore habitées comme al-Raha, les tribus, armées, prêtent main-forte aux militaires.

Ceux-ci multiplient les patrouilles et les barrages volants. Ils fouillent les rares passants qui s’aventurent dans les rues. Mais faute d’appareils de vision nocturne, la chasse aux infiltrés est ardue. Entre vallées et pitons rocheux, la région est un paradis pour la contrebande. D’armes, de drogue et même d’enfants yéménites, expédiés par centaines chaque année chez leurs riches voisins du nord.

La semaine dernière, un jeune a été arrêté alors qu’il se faisait passer pour un réfugié. Les militaires saoudiens l’ont abattu avant qu’il n’ait eu le temps de sortir son arme. D’autres rebelles se déguisent en femmes pour déjouer les contrôles. Entre résistance armée et contrebande mafieuse, la violence est aveugle. En mai, trois Anglaises, prises en otages vraisemblablement par des trafiquants, ont été égorgées. Depuis, on est sans nouvelles de leurs six compagnons allemands.

Les insurgés, qui disposent de missiles sol-air, avaient préparé leurs infiltrations.

Des caches d’armes et des tranchées ont été découvertes par les troupes saoudiennes. Elles dataient d’il y a deux mois. «Nous recevions des Yéménites qui venaient faire leurs achats chez nous, raconte Yéhia, mais nous ne savions pas qu’ils pouvaient avoir des liens avec les rebelles.»

Pourchassés par l’armée yéménite, les Houthis se sont regroupés l’été dernier dans le district de Malahidh, sur l’autre versant des montagnes. Cette région est connue pour ses marchés d’armes. Les kalachnikovs et les grenades sont ensuite acheminées en Arabie saoudite à dos de mulet avec la complicité des Qairis, la tribu qui vit de part et d’autre de la frontière. Mais ces derniers temps, l’étau de l’armée yéménite s’est resserré. Les insurgés avaient besoin d’une porte de sortie. «Leur incursion en Arabie devait leur permettre d’accéder à la côte saoudienne, d’où les rebelles devaient recevoir leurs armes», explique un militaire de retour du front. D’autres les accusent de vouloir établir un miniport clandestin au sud de la ville saoudienne de Jizzan, sur la mer Rouge.

Une aubaine pour al-Qaida

«Les Houthis reçoivent leurs armes d’Iran via les ports érythréens situés en face, sur l’autre rive de la mer Rouge, notamment celui d’Assab», affirmait récemment Bashir Eshaq, responsable d’un mouvement d’opposition au régime d’Asmara. Le mois dernier, les autorités yéménites ont annoncé avoir arrêté cinq ressortissants iraniens à bord de bateaux remplis d’armes.

«Les rebelles veulent créer leur mini-État à la frontière saoudo-yéménite et attirer les Saoudiens dans la guerre civile entre eux et Sanaa, analyse le général en retraite Saleh Ben Faris al-Zaharani, membre du Majlis al-Shoura, le conseil consultatif local. Mais ils commettent des meurtres inacceptables et l’Arabie a décidé de défendre sa frontière.»

Alors que les Houthis nient être soutenus logistiquement par l’Iran, en Arabie, certains estiment que l’intervention militaire de leur pays pourrait avoir d’autres motifs. «Les insurgés cherchaient à installer des réseaux de contrebande en Arabie plus qu’à vraiment déstabiliser le royaume, assure un expert. Ils avaient simplement besoin de soutiens parmi les tribus.» Ces relais auraient été neutralisés à la faveur du «nettoyage» de la zone frontalière.

«Il y a certainement des liens entre les trafiquants et les rebelles, affirme Barakat Qoureiha, professeur à l’université de Jizzan. C’est pour cela que les autorités ont décidé d’intervenir militairement». D’autant qu’une autre menace guette : al-Qaida profite du bourbier pour s’infiltrer en territoire saoudien et y lancer des attaques. «Quand je pars au travail le matin, ma femme ferme la porte à clé derrière moi», raconte Barakat Qoureiha.

Il y a un mois, deux terroristes déguisés en femmes ont été tués à Jizzan avant qu’ils ne commettent un attentat. Venus du Yémen où la branche locale d’al-Qaida et la saoudienne ont fusionné en début d’année, ils portaient des ceintures d’explosifs et des armes automatiques. Leur cible reste inconnue. Mais quelques semaines auparavant, un autre membre d’al-Qaida, venu lui aussi du Yémen, s’était déjà fait exploser devant le prince Mohammed Ben Nayef, manquant de peu le patron de l’antiterrorisme saoudien.

Cette guerre aux ressorts confus est une aubaine pour la mouvance terroriste. En effet, l’armée saoudienne a dû dégarnir sa présence plus à l’est de la frontière, en face des repaires djihadistes au Yémen. Dans ce contexte, la nouvelle stratégie d’al-Qaida – s’en prendre aux «têtes» du régime saoudien, alliés de l’Occident – ne peut qu’accroître l’inquiétude de Riyad.

Après dix jours de combat, l’armée saoudienne affirme avoir arrêté des centaines d’infiltrés et regagné le territoire conquis par la rébellion. Une chose est sûre : la troupe ne s’aventurera pas au Yémen. Elle garde un souvenir horrifié des derniers accrochages de 1995 lorsque quinze soldats saoudiens avaient été égorgés la nuit par des guerriers yéménites.

Mais aujourd’hui, cette «guerre pour la défense du royaume» est populaire. Les convois militaires en partance pour le front sont salués par les badauds. Quant à Khaled Ben Sultan, il n’est pas mécontent de pouvoir ainsi s’affirmer comme possible successeur à la Défense de son père, le prince Sultan, hospitalisé hors du pays depuis un an. Mais le conflit peut aussi s’embourber. «Tant que la guerre ne sera pas terminée au Yémen, elle se poursuivra côté saoudien, redoute un diplomate. Or les Yéménites n’ont pas les moyens de la gagner seuls.»

_______________________ 2 – Le Monde avec AFP

Poursuite des raids saoudiens contre les rebelles yéménites à la frontière

L’aviation saoudienne a poursuivi ses raids contre la rébellion zaïdite yéménite à la frontière avec le Yémen alors que des renforts saoudiens et yéménites étaient acheminés vers la zone des combats, a-t-on appris dimanche de sources militaires.

Des avions de combat saoudiens ont effectué plusieurs sorties ces dernières 24 heures, prenant pour cible des positions rebelles à Jebel al-Doukhan, Jebel al-Doud, al-Sabkhayah et al-Ghaouia, des régions montagneuses à la frontière saoudo-yéménite, selon des sources militaires.

Ces opérations ont pour but de ratisser la zone frontalière où les rebelles chiites cherchent à s’infiltrer en territoire saoudien, ont précisé ces sources à Al-Khouba, localité saoudienne proche de la frontière.

Des renforts militaires saoudiens ont été acheminés ces deux derniers jours dans la région de Jizan, frontalière du Yémen. Selon un correspondant de l’AFP sur place, des colonnes de véhicules militaires ont été vues se dirigeant vers la frontière.

Les rebelles ont de leur côté revendiqué l’attaque d’une base militaire saoudienne à la frontière pour venger la mort de civils lors des bombardements.

"Plus de huit jours après le début des bombardements et des tirs d’artillerie saoudiens sur le territoire yéménite (…) nous avons attaqué la base militaire d’Aïn Al-Harra avec des roquettes Katioucha et des incendies ont été vus dans ce camp", a affirmé la rébellion dans un communiqué.

"Le régime saoudien doit revoir sa position belliqueuse à l’encontre du peuple yéménite qui refuse l’injustice", a-t-elle ajouté.

L’Arabie saoudite est intervenue le 3 novembre dans la guerre en cours depuis le 11 août entre les rebelles zaïdites, une branche du chiisme, et l’armée yéménite, après la mort d’un de ses garde-frontières, tué par des rebelles yéménites.
L’armée yéménite a pour sa part intensifié samedi soir ses bombardements des positions rebelles dans le nord du Yémen, notamment dans la province de Saada, fief des rebelles et frontalière de l’Arabie saoudite, et à Harf Soufiane dans la province d’Amrane, plus au sud, selon une source militaire.

"De violents affrontements ont opposé l’armée, soutenue par des hommes de tribus, à des rebelles près de la ville de Harf Soufiane (…) et à Al-Amchiya, plus au nord", a déclaré cette source, ajoutant que cinq membres des tribus avaient été tués et sept blessés dans les combats.

Ces affrontements ont eu lieu au lendemain de l’arrivée de renforts militaires à Harf Soufiane que les forces armées yéménites "cherchent à contrôler totalement et à nettoyer des poches des rebelles", a-t-on ajouté.

________________________ 1 – Info.Palestine

L’Arabie Saoudite et la guerre dans Sa’ada

La plupart des pays arabes, y compris l’autorité palestinienne de Ramallah ont publié des communiqués de solidarité avec le gouvernement saoudien (et pas avec le Yémen) dans sa guerre contre « l’ agresseur » Huthi.

Ces communiqués sont de peu d’importance aujourd’hui parce que la crise à laquelle est confrontée l’Arabie Saoudite est beaucoup plus profonde que ce que ses alliés arabes imaginent – dont les ministres des affaires étrangères du Conseil de Coopération du Golfe qui se sont rendus à Doha hier matin pour discuter de la crise et de ses implications.

Nous pouvons dire sans exagérer que la guerre qui se poursuit entre les Houthis et les forces yéménites entraîne l’Arabie Saoudite dans une crise beaucoup plus sérieuse que ne l’a fait son rôle dans l’invasion du Kowéit en 1990 et durant l’été de 1990, et fait se rappeler la guerre qui avait éclaté après la révolution d’Abdullah Sallal en 1962 qui avait renversé le gouvernement Imami à Sanaa, levant les barrages pour l’entrée des forces égyptiennes dans une confrontation avec le gouvernement saoudien.

Ce qui distingue cette guerre est qu’il s’agit en premier lieu d’une guerre de tribus, d’un conflit politique en second niveau et d’un désaccord social en troisième. Elle a le potentiel de se transformer rapidement en conflit régional comme l’a illustré le communiqué d’hier de Manouchehr Mottaki, le ministre des affaires étrangères d’Iranien dans lequel il nous dit : « Nous recommandons fortement aux pays voisins de ne pas faire d’ingérence dans les affaires intérieures du Yémen », un avertissement sérieux pour le gouvernement d’Arabie Saoudite qui prépare le terrain pour une polarisation régionale et tribale qui peut changer la forme et la carte politique de la région et menacer sa stabilité.

Nous avons plusieurs raisons de dire que ceci pourrait être la crise la plus dangereuse à laquelle le royaume d’Arabie Saoudite ait eu à faire face depuis sa fondation il y a quatre-vingts années :

En premier : la direction saoudienne a longtemps adopté une stratégie régionale ayant pour objectif de maintenir l’équilibre des forces en s’impliquant dans des conflits en dehors de ses propres frontières. Elle a par exemple soutenu Saddam Hussein contre la révolution de Khomeini durant la guerre entre l’Iran et l’Irak qui a duré de 1980 à 1988 – une alliance qui s’est terminée par l’affaiblissement des deux nations – pour ensuite faciliter pour les Etats-Unis la libération du Koweit d’une occupation par le même Saddam Hussein, juste deux ans après [la fin de la guerre Iran-Irak], s’étant inquiétée de la puissance régionale montante de l’Irak.

Mais à présent l’Arabie Saoudite fait face à une menace intérieure qui croît, posée par sa minorité shiite et plus d’un million de natifs du Yémen, beaucoup d’entre eux appuyant les Huthis [shiites].

En second lieu : la frontière saoudo-yéménite de 1500 kilomètres et la côte de la Mer Rouge du Yémen allant d’Aden à Saada sont mal contrôlées par les forces de sécurité yéménites, ce qui facilite la contrebande d’armes et les transits de personnes. On dit dans le même temps que l’Erytrée est en train de se transformer en base pour la fourniture d’armes de contrebande destinées aux Huthis, et elle a elle-même occupé les îles Hanish contestées il y a de cela 14 ans avec quelques-unes de ses troupes mal équipées qui ont débarqué dans des bateaux de pêche, prenant aisément le pas sur la faible marine yéménite.

Troisièment : la famille au pouvoir [les Saoud] est parvenue à stabiliser la sécurité intérieure de l’Arabie Saoudite mais une longue guerre d’usure dans le sud affaiblirait certainement le régime. En outre la présence plus importante d’Al-Qa’ida au Yémen, où cette organisation a installé un nouveau bras armé [Al Qa’ida dans la péninsule Arabique] et un nouveau quartier général, est une menace de plus à la sécurité saoudienne, et des attaques à l’intérieur même du royaume contre des cibles importantes peuvent reprendre au niveau où elles étaient il y a cinq ans alors que l’organisation était forte à l’intérieur même de l’Arabie Saoudite.

Quatrièmement : ironiquement, c’est le régime saoudien qui a allumé les flammes de la guerre civile yéménite de 1994 qui a produit ce scénario et cette instabilité chaotiques qui ont fait du Yémen un autre État défaillant dans la région. Les États défaillants sont l’environnement favori d’Al-Qa’ida…

Et cinquièmement : la politique régionale a nettement changé depuis 2003. Saddam Hussein n’est plus là pour s’occuper des ingérences iraniennes dans la guerre avec les Huthis, et les Etats-Unis sont totalement engagés dans leurs guerres sanglantes et perdues d’avance en Afghanistan et en Irak. Le Conseil de Coopération du Golfe n’est plus en rang serré derrière l’Arabie Saoudite pour soutenir sa guerre, et la région du Golfe dans sa totalité est remplie de disputes et de conflits.

Nous conclurons en disant que l’Arabie Saoudite a pris un grand risque avec ses ingérences, et après avoir remué le nid de frelons elle risque fatalement d’être piquée, en dépit de sa supériorité dans l’équilibre des forces en présence. Nous devons nous rappeler que la grande puissance militaire des Etats-Unis a renversé Saddam et les Talibans, mais qu’elle continue de se débattre dans les insurrections qui ont ensuite éclaté.

S’il est vrai que l’Iran soutient l’insurrection des Houthis avec de l’argent et des armes, comme cela semble être le cas, cela signifie que nous avons un nouvel triangle insurrectionnel avec le Hamas [mouvement de la résistance islamique palestinienne] dans la bande de Gaza, le Hezbollah [mouvement de la résistance libanaise] dans le Sud du Liban, et les Houthis à Saada. Le dénominateur commun à ce triangle, ce sont les missiles iraniens et l’hostilité à l’égard des Etats-Unis, d’Israël et des pays arabes modérés [par « modérés » il faut entendre inféodés aux intérêts israéliens et nord-américains – N.d.T].

Les états arabes [dits] modérés voudraient bien rétablir l’hégémonie arabo-américaine et apaiser Israël en s’alignant sur leurs conditions pour la paix.

La destruction de l’Irak et du Yémen et toutes les privations dans beaucoup de pays arabes misérables ont conduit à ces développements inquiétants qui peuvent voir la région arabe se désagréger dans sa totalité en États défaillants.

16/11/09 (B525) Djibouti dément le rapatriement de réfugiés somaliens vers leur pays (Afrique Avenir avec APA)

Le ministère djiboutien des affaires étrangers, a apporté, samedi un démenti formel à l’information publiée par le HCR faisant état de l’existence d’un éventuel rapatriement forcé d’une quarantaine de Somaliens (43 personnes), vers Mogadiscio, opéré la semaine dernière.

«Ce groupe de Somaliens avait été repêché en mer Rouge par un navire hollandais le 22 octobre dernier et autorisé à débarquer le 4 novembre 2009, à Djibouti », selon le HCR qui affirme aussi disposer de preuves que ces Somaliens ne souhaitaient pas retourner dans leur pays en raison du conflit.

Dans un communiqué, Djibouti reconnaît qu’elle n’a joué qu’un simple rôle de facilitateur dans cette opération humanitaire diligentée par le HCR et affirme qu’en vérité c’est cette organisation qui a procédé au rapatriement de Somaliens dans leur pays.

Les autorités djiboutiennes s’insurgent aussi contre ces allégations qui émanent du HCR car elles sont de nature à discréditer leur pays connu pour être une terre d’accueil pour les personnes en situation d’exil.

Le gouvernement de Djibouti réaffirme aussi son attachement aux idéaux de paix et de concorde entre les peuples, véhiculés à travers le monde par l’ONU et en particulier le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

16/11/09 (B525) FreeDjibouti -> QUELLE STRATÉGIE POLITIQUE POUR LIBÉRER DJIBOUTI ?

Par FreeDjibouti

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Le délabrement du processus de démocratisation à Djibouti revêt les signes les plus variés et éloquents d’une totale catastrophe stratégique pour l’opposition djiboutienne et présente en soi les fondements du maintien de la dictature à Djibouti. Simultanément, l’indignation et la résistance populaires, même fragmentaires, expriment la volonté de combat et d’opposition à la barbarie du pouvoir politico-mafieux De l’UMP activement soutenu par les réseaux mafieux d’outre atlantique.

TOUS À L’ASSAUT DE LA DICTATURE PAR TOUS LES MOYENS

Les manifestations de révolte et de désobéissance de la population djiboutienne ainsi que les actions collectives, organisées ou spontanées de l’opposition dans toute son ensemble, affaiblissent sans cesse le pouvoir de fait à Djibouti, mais en même temps donnent à ce pouvoir les prétentions de sa survie et résurrection politique grâce aux contradictions internes de l’opposition qui cherche perpétuellement un consensus politique déjà mort et enterré bien avant sa naissance.

La profondeur de la crise et les implications politiques que présentent un changement politique à Djibouti pour "ce gouvernement outre atlantique", comportent aussi les raisons pour lesquelles ce pays est trop mal placé pour jouer ce noble rôle de prétendant et de médiateur neutre à Djibouti, et surtout dans les autres pays de la sous-région.

La confluence de ces facteurs explosifs a tant approfondi la perte de crédibilité politique et la suspicion auprès de certains acteurs de la classe politique djiboutienne et de la sous-région, qu’il est pratiquement devenu impossible d’entreprendre un quelconque engagement politique avec ce pouvoir outre atlantique

Que nous le voulions ou non, nous sommes dans une période dont la fin de la dictature à Djibouti est ouverte, où l’on ne peut, à priori, écarter aucune forme de résistance populaire, car notre adversaire ne tolère même pas les formes les plus simples de dissidence politique. Nous avons déjà perdu assez de victimes dans nos rangs. Si nous avions opté pour toutes nos options depuis 1991, nous aurions fait beaucoup d’avances, mieux, nous aurions fait une décennie de démocratie. Dans le cas actuel, si nous continuons la même option qui nous a toujours produit les mêmes effets, combien de victimes compterons-nous dans nos rangs?

A Djibouti, malgré tous les efforts faits par la population, le pouvoir est bien décidé à continuer sa propre logique machiavélique et il compte y rester, sans aucune appréciation des conséquences de son inconscience pour notre pays. La question qui se pose donc est ceci: Devons-nous attendre la providence pour débarrasser notre Djibouti des mains du diable, ou devons-nous plutôt assumer nous même le devenir de notre destin, ce faisant par Tous les moyens?

A Djibouti, certains acteurs ont bien cru que ce pays d’outre atlantique leur accordera la confiance s’ils participent de manière indirecte au nouvel ordre politique qu’on veut nous imposer nonobstant toute réalité cruelle. L’échec de la stratégie de l’opposition d’union soutenue jusqu’ aujourd’hui par la majorité de la population, est aussi mis en évidence. Cette stratégie bien que souhaitable, n’est pas faisable à Djibouti à cause de la nature historique de la politique djiboutienne. Quoique la crise actuelle se présente entre pratiquement deux camps, l’un s’accrochant au pouvoir par la corruption et la torture et l’autre, militant pour un état de droit; en réalité cette crise née dans les années ayant conduit le Djibouti à l’indépendance.

Aujourd’hui encore, l’opposition djiboutienne est minée par la même bipolarisation. D’un coté, il y a les démocrates qui voient le changement en douceur avec la bénédiction de la Rue du Faubourg. Mais ces derniers ont oublié que pour la Rue du Faubourg, peu importe l’injustice à Djibouti, il n’existe pas de solution maintenant. Le dictateur fait toujours l’affaire. La méthode et la manière frisent le ridicule, si on sait que ni Rue du Faubourg, ni les organes du 4ème pouvoir n’ont tenté d’évoquer la question brûlante d’une présidence à vie à Djibouti. Comprenons bien donc: Les jeux sont déjà joués.

De l’autre, le camp des nationalistes et qui ont certes compris que le changement ne peut s’opérer que par la confrontation, mais qui pour des raisons futiles et personnelles, n’arrivent pas à se débarrasser de leur égoïsme pour nouer le pacte de confiance indispensable pour incarner l’esprit de la population pour le changement. Ils feraient bien de revoir l’esprit ayant amené l’indépendance en 1977.

Nous devons avoir le courage politique de choisir le langage de notre lutte, et n’en déplaise aux partisans de la collaboration, nos adversaires ne nous donneront jamais la liberté, il nous faut l’arracher. Quoiqu’on dise, nous avons déjà chèrement payé le prix. Nous n’avons plus rien à perdre. Une chose est sûre, le courant des nationalistes est bien capable d’amener Djibouti à la démocratie. Dans le cas actuel des choses, ce courant doit assumer son rôle historique, s’entendre et mettre sur pied une plate forme commune pour notre patrie. Il est donc temps d’immoler le coq et le bélier en guise de remerciement pour tous ceux qu’ils ont fait pour retarder notre lutte. On ne peut plus se laisser distraire par les apparences derrière lesquelles se cachent le coq et le bélier.

C’est donc les reliquats de cette crise qui forcent ce pays outre atlantique à maintenir son soutien à la dictature djiboutienne. Ce pays chercherait toujours une autre alternative à la dictature du RPP, mais le seul problème est que les possibles candidats au relais sont rejetés par le peuple et ne seront pas capables de tenir devant la rue.

POUR UNE DIPLOMATIE PLUS ACTIVE ET CONSEQUENCE DE L’OPPOSITION

L’importance des rapports internationaux est une question qui manque fondamentalement dans la vision politique de l’opposition djiboutienne. Cette vision doit compléter l’effort déjà consenti par d’autres moyens. En effet, jusqu’à ce jour, l’opposition djiboutienne a peine à cerner une vision durable et prédominante quant aux relations internationales, pourtant fondamentales, entre politique internationale et politique nationale. Le débat en question qui inspirera notre réflexion, sera celui opposant les tenants de relations privilégiées avec l’ancien colonisateur contre les aspirants à une diversification des relations

De Djibouti avec le monde extérieur, surtout sans qu’un certain pays ait un droit de regard spécial sur la conception ou l’orientation politique de notre pays. Partant de ce débat, nous devons convaincre avec détermination que nous sommes capable de nous libérer des jougs de ce protecteur indésirable, quelque soit le prix immédiat à payer, si ce n’est déjà fait. L’Union Européenne, le Canada, les États-unis, la Chine, le Japon et l’Afrique du Sud doivent représenter les pays les plus importants de la structure multipolaire d’une diplomatie active de l’opposition djiboutienne.

Simultanément, nous devons constamment mettre les violations des droits de l’homme et le mépris des libertés par le pouvoir mafieux au premier rang d’un combat médiatique tous azimut. Chaque djiboutien, partout ou il se trouve doit prendre sur lui la responsabilité d’informer les populations, les élus locaux, les journaux, les responsables politiques, les étudiants, bref convaincre tout le monde autour de nous qu’il y a un drame humain d’un autre age qui se déroule tous les jours à Djibouti, et les convier à agir auprès de leur responsables pour le compte de Djibouti. Pour le Djiboutien, c’est un devoir patriotique. Pour la communauté internationale, c’est de l’humanisme.

FAISONS DES MOUVEMENTS DE LA DIASPORA UN VRAI INSTRUMENT DE COMBAT POLITIQUE POUR DJIBOUTI

Nous sommes déjà une mobilisation populaire organisée. Mais nous manquons cruellement de vision fixe et de stratégie. Nos mouvements luttent de manière disparate. Chacun fait ce qu’il juge utile pour la cause. Dans le sens d’une nouvelle stratégie collective et d’une réappropriation démocratique des acquis volés par la violence du RPP, il nous faut aussi parler tous un même langage, définir une vision à atteindre, sans pour autant oublier les autres options qui sont tous aussi légitimes. Une mobilisation où le conflit oppose les droits du peuple djiboutien à disposer de son avenir contre le déni de liberté soutenu par le RPP.

Les mois à venir présentent inéluctablement un paysage de belligérance populaire et active qui s’étend à mesure que s’étendent les conséquences de la crise. Ce paysage de belligérance doit être continue, entretenue par toutes les méthodes, avec occupation effective de l’espace politique et territoriale jusqu’à ce qu’on obtienne le démantèlement du pouvoir politico-mafieux.

A l’intérieur, notre premier défi est d’asseoir un mouvement continu de protestation, d’organisation et de résistance qui doit être opéré par la base populaire, et l’on ne doit pas attendre une hypothétique arrivée des Rois mages avec, dans leurs sacs, le cadeau d’un accord piège. C’est bien là l’erreur commise maintes fois par le passé.

De l’extérieur, nous devons être en mesure d’organiser une représentation capable d’articuler un ensemble de propositions d’urgence afin d’éviter qu’un "plan d’ajustement politique" ne nous soit imposé et qui pourrait au demeurant vider notre idéal. Ces propositions doivent être en harmonie avec les besoins politiques de Djibouti.

Un autre défi est celui d’articuler, dans l’action, l’expérience politique et militante accumulée par la diaspora de l’étranger qui soutient la résistance. C’est dans cet ordre d’idée qu’il faudrait organiser une Conférence des mouvements de la diaspora conduite par l’opposition (ou bien qu’on redéfinisse la prochaine conférence, en l’attribuant des objectifs beaucoup plus politiques avec articulation d’une résistance politique et sociale claire et nets).

Cette conférence sera le cadre composé par des militants engagés pleinement dans la résistance active depuis les mouvements de jeunes aux syndicats. Ce sont ces militants organisés qui réfléchissent et qui agissent en dehors des partis politiques, et surtout qui dirigeront les actions politiques et sociales avec des milliers de nos frères et soeurs dans différents coins de résistance à Djibouti.

LE PROBLEME DU CANDIDAT DE L’OPPOSITION

Pour les militants de la démocratie à Djibouti, le problème de qui sera le candidat de l’opposition djiboutienne n’est pas tout aussi difficile. Dans tous les cas, ce candidat ne peut gouverner seul au lendemain des élections, et aura besoin d’un consensus plus large, au moins pour la première législature pour pacifier le pays.

Toute atteinte par un parti ou un groupe de vouloir gouverner solo pourrait fragiliser la démocratisation et amènerait du désordre comme le cas aujourd’hui dans certains pays africains. L’idéal est de dégager un candidat de consensus qui aura pour mandat d’être le candidat de la démocratie. Un accord interne signé entre les partis devrait conduire à de nouvelles élections dans les 2 ans après la victoire des forces démocratiques. Les partis doivent signer un accord de gouvernance qui aura force de la chose signée devant le tribunal si le candidat de la démocratie oserait renier à ses engagements de ne pas être candidat pour les premières élections qui suivront. Le peuple djiboutien sera aussi un autre arbitre.

Le cas de ce triste premier ministricule avocaillon de la transition peut attester. Il peut être riche, mais il est certainement trop triste, trop isolé et surtout misérable pour y jouir d’une vie saine et honnête. Le peuple djiboutien n’est pas aussi dupe qu’on oserait le croire.

CONCLUSION

Il s’agit donc, Peuple djiboutien, de repenser d’autres stratégies dans la lutte politique et sociale, qui ne tombe pas dans le sectarisme ambigu ni dans l’opportunisme des hommes politiques actuels, incapables de transformer la mobilisation populaire dans le sens des aspirations profondes de notre peuple. Des stratégies où la résistance (je dis mieux: la nécessité de la résistance) résument et traduisent les réflexions et les expériences acquises depuis les indépendances.

Peuple djiboutien, la noblesse de notre combat ne se trouve pas dans notre opposition à la dictature. C’est ce qu’elle exige de sacrifice, de rigueur et de persévérance.

Djiboutiennement

FreeDjibouti

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