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02/02/11 (B589) Les chroniques du Sergent Ariko. Le neuvième anniversaire de la Garde républicaine a été bien morose ..

________________________ Préalable
Le Sergent Chef Ariko nous a prié d’adresser, en son nom, ses excuses aux lectrices et lecteurs de l’ARDHD, car il avait été dans l’incapacité de poursuivre ses chroniques pendant plusieurs semaines.
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La garde républicaine a fêté son neuvième anniversaire le matin à 8h 30 au camp Omar Aline.

Une cérémonie bien morose, marquée par le contexte et la rivalité des chefs.

Je tiens, en premier lieu, à adresser à tous les officiers, sous officiers, hommes de rangs et les personnes civils de la Garde républicaine une heureuse fête et une très bonne année 2011.

Comme on s’y attendait de nombreux dérapages ont été au rendez vous. La cérémonie devait être présidée par le commandant Houssein Hassan Farah.

Mais à la dernière minute, la dernière dame de Djibouti, la tigresse Kadra Haid, a réussi un nouveau tour de passe-passe : c’est le commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca qui a présenté les troupes au berger Mohamed Djama Doualeh .

Le colonel est arrivé à 7h00 du matin pour assurer l’inspection des troupes, y compris des jeunes qui ont été recrutés pour assurer la mise en scène de la campagne chaotique du candidat malheureux rejeté par le peuple.

Selon les infos dont je dispose, le colonel aurait demandé où était passé le commandant Houssein Hassan ? Le commandant Coca a simplement désigné un officier qui se tenait à côté des hommes qui portaient le drapeau de la Garde républicaine. Le colonel Mohamed a immédiatement compris le piège et il n a même pas prononcé un seul mot.

Il a commencé à passer les troupes en revue. Elles étaient composées de l’escadron du Groupement 1 commandé par l’adjudant-chef Aden Abdi (ex-garde du corps d’Hassan Gouled), suivi de l’Escadron spécialisé commandé par l’adjudant-chef Ibrahim Hamadou, puis de l’escadron « motard », commandé par le chef Sougueh. Venaient ensuite l’escadron de la brigade « sinophile » commandé par le sous-lieutenant Ahmed Hachi (ex patron des motards de la Garde républicaine, relevé de son poste par le commandant Coca), l’escadron de la sécurité rapproch » du dictateur, commandé par le lieutenant Ismail Ibrahim (ex garde du corps de Hassan Gouled) et enfin les nouvelles recrues commandées par le lieutenant Abdourahman Saïd.

Pendant leur formation, ils sont logés au camp Ali Houne d’Ali Sabieh et on leur inculque les méthodes pour tuer le plus de gens possible à Djibouti. Parmi les invités, on remarquait des anciens membres de la Garde républicaine.

Mais la plupart avaient choisi de bouder la cérémonie comme l’a fait l’adjudant-chef Hadji Yonis Harreh, Ahmed Hareh, le commandant Birrir qui avait été expulsé par le berger Mohamed Djama, le capitaine Farah Robleh, le sous lieutenant Meraneh, l’adjudant Abdourahman Awaleh, le sergent-chef Okieh, l’adjudant-chef Ali Bendira, le sergent Kenedid Farah, le lieutenant Osman Farah dit « Djadabiyeh ou le casseur en langue somali », le colonel Hassan Osman, le capitaine Mohamed Salalasseh, le colonel Abdo Abdi Dembil fondateur de ce corps, ainsi que plusieurs ministres du gouvernement d’Ismail Omar visiblement fâchés avec la Garde républicaine qui a très mal agi avec eux.

Quelques députés ont fait le pari de ne pas honorer l’invitation du corps.

Rien de nouveau !

Le commandant en chef de l’institution à répété le même discours que celui qu’il avait prononcé en 2010 !.

Pas un mot sur la mort du sergent Hassan Ano, chauffeur de la première dame de Djibouti.

Pas un mot sur le détournement de l’argent avec lequel le « bon » colonel berger a pu se faire construire une superbe maison derrière la base.

Pas un mot sur la tribalisation galopante qui ronge à petits feux l’institution à telle enseigne qu’elle a perdu ses valeurs et ses réserves depuis que le grand argentier et sponsor, un certain Abdourahman Borreh s’est enfui de Djibouti pour échapper à la descente en enfer qui lui avait été soigneusement préparée.

Pas un mot sur l’enlèvement en pleine nuit de 4 Djiboutiens. Exploit réalisé par l’unité du commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca. C’est le fameux escadron spécialisé qui travaille maintenant avec le SDS. On n’a plus jamais eu de nouvelles de ces quatre personnes : disparition ?

Pas un mot sur la mort de deux Djiboutiens froidement abattus alors qu’ils s’étaient enivrés. Ce sont les hommes de l’unité du groupement 1 (qui sont responsables de la sécurité de la maison du couple royale) qui les ont liquidés, puis enterrés afin que l’on ne retrouve jamais leurs corps.

Selon la version des soldats, ces deux jeunes hommes s’étaient trop approchés de la maison du prince et de la princesse. Pour cet acte héroique, les deux soldats de première classe ont été promus au grade supérieur ce matin avec témoignage de félicitations pour avoir tué dans l’œuf deux dangereux Djiboutiens. (Probablement des terroristes en herbe, pourquoi pas ?)

La fin de Mohamed Dajma, le Colonel Berger ?

C’est dans ce contexte de crise que l’institution a fêté son 9ème anniversaire. Le colonel Mohamed Djama n’a plus le moral depuis, que sur les conseils d’Hachi Abdillahi Orah, le président l’a lâché au profit d’autres hommes de confiances.

Le colonel Mohamed Djama a payé cher les propos qu’il avait tenu lorsqu’il était allé voir le président en lui disant que s’il épousait une femme Issa, les Issas oublieraient ses histoires conjugales avec cette folle qui lui colle au train.

Le président avait fini par se ranger à l’avis du Berger, mais sur conseil d’Hachi, il avait reculé.

Hachi n’avait pas oublié de lui rappeler que le président du Congo feu Laurent Désiré Kabila avait été tué par son aide de camp et que Mohamed Djama n’était pas un homme à qui l’on pouvait donner toute sa confiance.

Depuis ce jour, le colonel berger Mohamed Djama a été écarté de la sécurité rapprochée du président et il a été mis dans « un placard ». Mohamed Djama n’a jamais tenté de masquer sa haine contre Hachi Abdillahi Orah qui l’a écarté de sa belle ascencion sociale avec la complicité de la dernière dame de Djibouti la tigresse Kadra. De son côté IOG a très mal vécu cette période.

Pour lui écarter un homme qui a tué de sang-froid des pauvres invalides de guerre en juin 2002 n’était pas une décision facile. Il devait admettre que le colonel berger avait réagi trop vivement en jetant à la face de Paulette qu’elle devrait dorénavant se tenir loin de lui parce que sinon il risquait de l’abattre de sang froid.

Immédiatement informé de ces paroles, le Président l’avait relevé de ses obligations. Il avait convoqué le conseil du Tolka (de la tribu à Haramous) pour que les sages Mamassan BaFourlaba prononcent des sanctions à l’encontre de Mohamed Djama qui avait osé menacer la dernière dame de Djibouti.

Car IOG sait très bien que Mohamed Djama n’est pas un homme à lancer des paroles en l’air. Il sait qu’il est capable, à tout moment, de mettre ses menaces à exécution. Même sa femme Mariam a peur de lui tellement il peut être dangereux.

Les sages auraient proposé que Mohamed Djama abandonne toutes les affaires touchant à la sécurité au profit du capitaine Mohamed Bidare et du lieutenant Ismail Ibrahim Barreh. C’était reléguer Mohamed Djama aux calendes grecques. Le colonel berger qui n’avait pas été convié à la réunion pour se défendre, n’a pas été surpris par le verdict des sages Bafourlaba.

Il sait que ces vieux tremblent devant le gros porc, qui n’a jamais prêté la moindre attention à leurs doléances.

Depuis ce jour la Mohamed broie du noir. Il ne commande plus rien du tout. Il est devenu un fantôme qui n’endosse l’uniforme que pour dire qu’il est la mais qui est cliniquement mort. Ses frasques ont cessé et ses dames de cœurs l’ont quitté l’une à la suite de l’autre.

C’est un Mohamed Djama rejeté dans l’oubli que les Djiboutiens ont vu à la télé ânonnant péniblement son discours, parce qu’il avait trop brouté la veille.
D’un autre côté une tribalisation gagne le corps de la garde républicaine.

La première dame avance à couvert. Elle aurait fait nommer par un décret qui n’est pas encore officiel le colonel Mohamed Ali Absieh comme nouveau commandant de ce corps. Cela devrait intervenir aussitôt après les élections.

Cela Mohamed Djama le sait mieux que quiconque.

D’ores et déjà, le commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca commence à prendre des décisions sans même consulter son commandant en chef. Il sait que l’avenir va être beaucoup plus rose pour lui si son cousin « tribal » Mohamed Ali Absieh prend la tête de l institution. La dernière frasque de Coca a été de remettre le Grade de Lieutenant au garde du corps de la première dame, le sergent-chef Ahmed God dit Ahmed 13. Eh Oui, Ahmed 13 est devenu lieutenant de la garde républicaine.

Vert de rage Mohamed Djama a fait annuler le décret et il a convoqué à l’Etat-major de la Garde républicaine, le commandant coca. Celui-ci s’est borné à lui dire, qu’il n’avait plus d’ordre à recevoir de lui et que c’était une décision de la première dame de Djibouti.

Le colonel Mohamed Djama a vu le piège se refermer sur lui. Il sait qu’il ne peut pas envoyer le commandant Coca à la retraite comme il l’avait fait avec les anciens gardes du corps d’Hassan Gouled.

Coca est le protégé de la première dame !

La visite du président à l’académie militaire a causé une autre humiliation au colonel berger qui ne bénéficie plus de l’estime du chef suprême des Armées. A la demande de sa femme, IOG s’est déplacé à l’académie militaire interarmes d’Arta, préférant déléguer son premier ministre pantin pour patronner la fête de sa garde personnelle « dite républicaine ».

On voit sur cette photo le dictateur, visiblement mal à l’aise, couper le cordon d’une porte de la chambre des troupes. Le petit IOG sait que ces élections ne seront pas de tout repos et cela l’agace. Pour cela il a demandé à ce que les effectifs de la garde républicaine soient renforcés rapidement. Actuellement 600 hommes la composent.

Pratiquement tous sont issus de l’ethnie Mamassan, à l’exclusion de ceux du clan de l’ex-commandant Iftin qui en sont exclus. En révélant de nombreux détails de l’assassinat du juge Borrel, Iftin a mis le dictateur dans une situation difficile.

Par mesure de rétorsion, les membres de ce clan spécifique, bien que Mamassan, ont été jugés comme peu fiables. Les autres recrues sont scrutées à la loupe. 250 jeunes supplémentaires ont été sélectionnés sur des bases tribales et non de diplômes.

On a fait appel aussi à d’autres officiers « assassins » qui ont juste changé d’uniforme pour endosser celui de la Garde républicaine.

Les jeunes ont déjà terminé leur formation à Holl-Holl et ils sont actuellement au camp d’aguerrissement militaire à Ali Sabieh pour un séjour de 9 mois. A l’académie militaire d’Arta la Garde républicaine est représenté par le sous lieutenant Mohamed Bourhan Ali Warki ex-garde du corps du dictateur, mais en disgrâce.

Il a fallu l’intervention personnelle du ministre des affaires étrangères, Mohamed Ali Youssouf, pour que ce jeune puisse réintégrer la Garde républicaine dont il avait été éjecté.

Le colonel Mohamed Djama sait que l’heure de son déclin est proche et il ne sait plus où aller. Le dictateur peut passer en force et le mettre à la retraite ou le renvoyer à son corps d’origine : la police nationale.

Juste retour des choses ?

Med Djama avait agi ainsi avec le capitaine Awaleh Ali Ouffaneh pour l’éjecter du corps sans raison valable. Son tour est venu, il va disparaître comme ceux qu’il avait fait disparaître avant.

Le régime sait que les heures à venir peuvent lui être fatales. Les régimes les plus durs ne peuvent plus tenir, face aux populations qui sortent pour demander la démission de leur président.

Ismail Omar est fatigué et il est mort de peur. Il est allé en Éthiopie. Au moins là-bas le peuple ne lui jette pas sa haine en pleine figure. A l’heure ou la rue s’est réveillée et que les régimes les plus durs commencent à vaciller et probablement à tomber, Ismail Omar se rapproche de l’Islam pour cacher ses faiblesses et son désarroi.

Les leaders issas ont prévenu que la recréation était finie et qu’il devait laisser la place à quelqu’un d’autre. A Djibouti, les frustrations ont atteint un point tel, que l’on peut parler de non-retour. Le régime tremble de peur.

Censure sur les événements populaires en Egypte et dans les autres pays
le régime a donné l’ordre au petit directeur de la RTD de ne diffuser aucune image de la colère de la rue dans les pays qui étaient amis avec le dictateur Ismail Omar.

La chasse contre les Ogaden

La semaine dernière, il a passé un accord secret avec le maître d’Addis Abeba, Meles Zenawi, pour que ses services secrets pourchassent, sur le territoire djiboutien, les opposants éthiopiens : la fameuse piste Ogaden.

Rixe en plein Conseil des ministres

Ses ministres s’entretuent à petits feux pour des histoires de jupon. Le premier ministre s’est battu avec le ministre de la santé Abdallah Abdillahi Miguil. Les Djiboutiens ne savent pas pourquoi ces deux responsables se sont battus dans la salle du conseil des ministres.

On sait seulement que le ministre de la Santé sort avec l’ex-femme du premier ministre et qu’elle perçoit un salaire de ce ministère, sans ne jamais se présenter au bureau. L ex-femme du premier ministre aurait dévoilé les particularités du plaisir sexuel du premier ministre et ses manies de coucher à droite et à gauche.

Le ministre de la Santé qui a insulté le premier ministre aurait fait état en publique de ses préférences sexuelles, de ses penchants pour, disons, un certain masochisme et le nom de certaines dames parfois mariées qui lui donnent satisfaction.

Ainsi, certains ministres auraient découvert que leurs femmes auraient pu avoir couché avec le premier ministre… qui a piqué une colère et qui lui aurait renvoyé en public, le nom de certaines femmes ou filles que le Ministre la Santé avait séduite, en particulier des mineures, élèves au Lycée et filles de directeurs .. Bref, ce n’est plus de la politique, mais du vaudeville.

Cela expliquerait que ces échanges se soient terminés par une bagarre qui a fait quelques blesses légers dont la ministre de la femme Nema Bourhan Houssein qui a reçu une chaise « volante » sur le coude et le ministre de la défense qui a reçu un coup de poing « perdu. Pour cause de fête tardive la veille, ce dernier dormait encore en dépit de la bagarre qui se déroulait autour de lui.

Pendant que ses ministres réglaient leurs différends à coup de poing, le président était remonté pour rire à son aise dans sa bureau. Il a demande à son aide de camp, le colonel Mohamed Ibrahim, de s’enquérir sur le nom du vainqueur afin de pouvoir le féliciter à la sortie.

La dernière dame n’a pas été la dernière à s’écrouler de rire et elle a tenu à féliciter aussi le gagnant du combat de boxe organisé au plus grand plaisir du couple régnant au palais.

C’est dans ce contexte de crise de confiance au sein du gouvernement et de la pauvreté qui touche les Djiboutiens, que le peuple est sorti de sa peur bleue pour dire non au système mafieux de IOG.

Une autre bagarre s’est déroulée entre le ministre de la Communication, Ali Abdi Farah et le ministre du commerce, Rifki Abdoulkader Bamakrama. Le motif ? Ali Abdi avait éclaté de rire au moment où le dictateur avait giflé son ministre Rifki au cours de la préparation du show télévisé de décembre 2010 pour présenter ses vœux à la population, oubliant qu’il est le responsable de son malheur.

Dans ce contexte de crise, l’heure n’était pas vraiment à la fête pour le neuvième anniversaire de la garde républicaine. La troupe attendait mieux !
Surtout qu’Hassan Saïd Kaireh avait refusé de signer les avancements des officiers de la garde républicaine. Du fait de la crise économique qui frappe Djibouti, les avancements prévus ont été ajournés. Toutes les subventions sont suspendues parce que les caisses sont vides.

On découvre que les troupes françaises vont plier bagage et que le président dictateur doit rencontrer son homologue français Sarkozy à Addis Ababa, car ce dernier ne tienr pas à venir à Djibouti. A-t-il peur de constater avec ses propres yeux la misère qui mine la société djiboutienne.

IOG, n’ayant même aucune idée des discussions en cours sur les accords de défense, a emmené avec lui le colonel Mohamed Elmi, chef du cabinet militaire de la présidence. Ce colonel, proche de Hassan Saïd Kaireh, a défendu bec et ongles, les termes de l’accord de défense avec le chef de la coopération militaire et le représentant du ministère français de la défense du ministère français.

À Addis Abeba les deux hommes devraient évoquer le désengagement français à Djibouti. D’ores et déjà, Mohamed Djama a demandé à ce que la Garde républicaine récupère l’ancien Mess des officiers des FFDJ qui est situé sur la route de Boulaos, prés de la caserne Omar Aline de la garde républicaine.

Que va-t-il faire de ces lieux?

En conclusion c est une fête morose que les Djiboutiens ont pu voir à la TV.

Des soldats qui n avaient même plus le moral pour travailler.

Espérons qu’ils sauront se ranger aux côtés de la population et de la démocratie.

L’heure n’est plus non plus à la fête dans la maison de leur chef Mohamed Djama, mais à la désillusion et à la recherche d’une autre affectation.

Ainsi va la Garde républicaine !

Sergent chef Ariko
Londres

02/02/11 (B589) Radio-Trottoir : les dernières nouvelles du front par nos correspondants qui sont mobilisés … Bagarres (provoquées par le régime) entre les jeunes des quartiers 3 et 5. Malheureusement, on aurait déjà dénombré trois morts. (Correspondant)

Jusqu’à présent, le gouvernement d’IOG à reussi à faire changer de trajectoire les mouvements du commencement de la révolte des jeunes lycéens des quartiers pauvres de Djibouti-ville, en particulier ceux du quartier 5.

Selon des informations reçues de sources fiables à Djibouti, on compte, pour l’instant, 3 morts dans le quartier 5, suite aux affrontements d’hier soir.

Mais quelles sont les origines et les causes de ces affrontements entre jeunes des quartiers 5 et 3 ?

Depuis 2 jours, des lycéens, habitant le quartier 5, ont commencé à préparer des banderolles et des pancartes pour défiler lors des grandes manifestations des jeunes : des lycées, du C.E.S. et de l’Université sur tout le territoire.

Ces manifestations sont programmées dans quelques semaines à Djibouti-ville et elles sont destinées à s’opposer au dictateur IOG.

Mais il y a eu une fuite et le régime a eu connaissance de ces préparatifs qui se déroulaient dans la discrétion !

IOG qui a très peur et qui est très nerveux ces derniers jours a eu une idée diabolique : pousser les jeunes du quartier 3 à provoquer ceux du quartier 5 afin de perturber leurs preparatifs pour la manifestation d’opposition à son régime.

Les jeunes de Q5 ont tout de suite repliqué … et la violence se développe à la grande satisfaction du dictateur…

Mais
ce qui est encore plus dangereux, c’est que l’on a signalé que des policiers en civil noyautaient les jeunes du quartier 3 …. Des parents du quartier 5 ont arretés et un couvre-feu est déjà imposé aux habitantx du quartier 5 tous les soirs.

La fin des haricots se rapproche pour IOG…

Le quartier 5 était/est et sera en premiere ligne dans le combat pour la liberté contre le dictateur IOG…

Hommage aux habitants du quartier 5, à sa jeunesse et toutes mes condoléances aux familles et aux proches de ceux qui ont été les victimes innocentes de ce régime sans moralité.

02/02/11 (B589) LDDH / Les actes de barbaries se multiplient ?.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 02 FEVRIER 2011

Les actes de barbaries se multiplient ?

Hier, 1er février 2011, les populations de Tadjourah se sont soulevées
après que la Gendarmerie aurait refusé de livrer le corps Abdallah Mohamed dit Sagalou qui serait décédé suite à des tortures.

Ce n’est que le soir, que le corps aurait été remis à la famille après une vaste manifestation sauvagement réprimée par l’armée.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant pour
l’ouverture d’une Enquête Indépendante pour déterminer les auteurs de ces tortures.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) publie les quelques noms que nous avons réussi à obtenir car les originaires de l’Ogaden se cachent comme les juifs face aux nazis.

Ci-après la liste des originaires de la Somalie Occidentale.

Cinq Djiboutiens
– Mohamed Djama Okieh.
– Mahdi Shirdon Cali ;
– Farah Ibrahim Omar ;
et deux autres filles dont nous n’avons pas encore les noms ;

25 originaires pour la majorité sans pièces d’identité à notre connaissance.
1. Fardoussa Abvdillahi Youssouf ;
2. Hinda Barreh ;
3. Halimo Mohamed Moussa ;
4. Basrah Siyad ;
5. Moussa Abdourahman ;
6. Rahma Hachim ;
7. Anab Aden.
8. Hamda Hassan ;
9. Ruman Mahad ;
10. Oubax ;
11. Abdillahi Cheick Bashir ;
12. Khadar Ahmed ;
13. Ibrahim Goda ;
14. Ali Dhamanh ;
15. Mohamed Hassan ;
16. Faysal Maalin Mohamed ;
17. Abdi Nour Dhameh ;
18. Seynab Abdillahi Youssouf ;
19. Sawada Dahir ;
20. Nassir Barreh ;
21. Khadar Falfalan ;
22. Nasiin Siyad ;
23. Mahamed Jaamac ;
24. Macalin Dashir ;
25. Cabdi Waiss.

Ces 25 personnes et les 5 djiboutiens ont tous été déportés en Ethiopie, mais le lieu exact de leur incarcération nous est encore inconnu (probablement la prison Ogadeniya de Jijiga).

Même les Djiboutiens originaires de cette région ne sont pas épargnés.

Beaucoup d’entre eux sont sans pièces d’identités et sans ressources fixe.

Un bon nombre d’entre eux n’ont pas d’emploi.

NOEL ABDI Jean-Paul

02/02/11 (B589) ALERTE ROUGE. Lettre ouverte (en Anglais) adressée à IOG par l’Association de la communauté Ogaden pour dénoncer les rafles des Ogaden commises par les Forces djiboutiennes avec le concours de la Police éthiopienne. (Nous avons déjà publié des informations à ce sujet)

January 30, 2011
Open letter to the President of Djibouti Mr. Ismail O. Guelleh

The Ogaden Community of Sweden would like to express our strong condemnation of a series of crackdowns and physical violence against Ogaden people in Djibouti who were subsequently handed over to the Ethiopian security forces.

Since the arrival of the new Ambassador of Ethiopia to Djibouti , you as a president of Djibouti – you personally gave order to the Djiboutian police accompanied by the Ethiopian security forces at night time , in a combat uniform, to swipe Ogaden civilians and refugees in Djibouti, including some of them who lived in the Jeberti Mosque (Darod Mosque) in section 5.

Since January 24, 2011, several hundreds of Ogaden people, including women, children and old men, are regularly snatched in the middle of night, hoarded into vans and driven in the direction of Ethiopia.

We are very disappointed that the Djiboutian Police, with the help of Ethiopian security forces, had raided a lot of Ogaden residents in Djibouti, including those in mosques. There refugees have being living for decades in Djibouti after they have fled from persecution in Ethiopia. But unfortunately, they’re not even safe in Djibouti as well.

The recent crackdown had resulted in the serious injuries of a lot of Ogaden people who were kept and tortured in Djibouti jails before they were handed over to the Ethiopians. Some of them were raped and shot on spot at the Ethiopian border and the rest no one knows of their whereabouts after they were handed to the Ethiopian secret service.

We would like to remind you, Mr. President, that your government as member state of the United Nations, is signatory to UN’s Declaration for Human Rights and other important Human Rights conventions; as such, your government is obliged to stop its brutality and repression of people from Ogaden.

We therefore strongly call on your government to ensure the fulfillment of our demands and to take immediate steps to stop these barbaric acts. Failure to do so, will force us, Ogaden communities in around the world, to react to the actions of your government by holding protest rallies around the world.

We urge you and your government to immediately release the illegally detained Ogaden civilians and stop further the raids against our people in your country.

We hope that our brotherly people in this great country of Djibouti realize your agenda is not for the advancement of their interests, but for the betterment of your politics.

With heartfelt and deep concern for Ogaden people.

Ogaden Community of Sweden
Ogaden Women´s Association of Sweden
Ogaden Youth & Student Union (OYSU) Sweden

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Address: P.0. Box 5111, 163 05 Spånga, Stockholm
Telephone: +46 (0)768573231. E-mail: ogadensf@hotmail.com

01/02/11 (B589) Egypte : une nouvelle initiative pour contourner la censure et le blocage des connexions Internet … A noter car elle sera certainement utilisée souvent dans d’autres circonstances / pays. C’est aussi un avertissement aux régimes qui pourraient être tentés de bloquer toutes les liaisons Internet … (Extrait de Libération)

Le groupe internet américain Google annonce qu’il va coopérer avec Twitter durant le week-end pour mettre en place un système permettant aux Egyptiens d’envoyer des messages sur le site de microblogs par téléphone, en contournant le blocage d’internet.

«Cela marche déjà et tout le monde peut tweeter en laissant simplement un message téléphonique à l’un des numéros internationaux suivants: +1 650 419 4196 ou +39 06 62 20 72 94 ou + 97 316 199 855. Le service mettra instantanément le message (sur Twitter) en utilisant le mot-clé #egypt», ont annoncé des responsables de Google.

«Aucune connexion internet n’est nécessaire.

Les gens peuvent écouter les messages en composant les mêmes numéros de téléphone ou en allant (sur le site internet) twitter.com/speak2tweet», ont-ils ajouté.

01/02/11 (B589) Egypte L’armée égyptienne prend le parti des manifestants (Reuters)

Samia Nakhoul et Alison Williams
Rédaction du Caire, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Philippe Lefief
pour le service français

L’armée égyptienne a promis lundi soir de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants, qui se sont encore rassemblés par milliers pour réclamer le départ d’Hosni Moubarak, et a jugé leurs revendications légitimes.

Dans la foulée, le vice-président Omar Souleimane, issu des rangs de l’armée, a annoncé l’ouverture de consultations avec l’ensemble des partis politiques, conformément au souhait exprimé par l’Union européenne et les Etats-Unis.

« Le président a demandé aujourd’hui d’établir des contacts immédiats avec les forces politiques pour entamer un dialogue sur tous les problèmes soulevés qui implique également des réformes constitutionnelles et législatives de façon à déboucher sur des projets d’amendements clairs et sur un calendrier précis en vue de leur mise en oeuvre », a-t-il expliqué lors d’une allocution télévisée.

Dans un communiqué diffusé un peu plus tôt, l’armée, pilier du long règne de Moubarak, précise qu’elle est présente dans les rues pour le bien et la sécurité des Egyptiens. « Les forces armées n’auront par recours à la force contre notre grand peuple », promet l’état-major.

« Vos forces armées, qui ont conscience de la légitimité de vos demandes et sont prêtes à assumer leur responsabilité de protection de la nation et des citoyens, affirment que la liberté d’expression par des moyens pacifiques est garantie à tous », poursuivent les militaires.

Hosni Moubarak, confronté à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, a poursuivi lundi le remaniement de son gouvernement pour tenter, sans succès, d’apaiser la colère de la rue égyptienne qui réclame son départ.

Un appel à la grève générale a été lancé ce lundi et ses opposants ont annoncé une « marche d’un million » de personnes mardi pour pousser vers la sortie le chef de l’Etat au pouvoir depuis près de trente ans.

« Ce que nous voulons est clair: nous voulons que Moubarak et sa clique dégagent. Nous n’accepterons rien d’autre », lançait un manifestant, Omar el Demerdach, chercheur de 24 ans.

L’OPPOSITION S’ORGANISE

Le soulèvement, qui entrera mardi dans sa deuxième semaine, a éclaté en protestation contre la répression, la corruption et la pauvreté. Environ 140 personnes sont mortes dans les affrontements avec les forces de sécurité.

Hosni Moubarak a tenté plusieurs fois de désamorcer la crise en annonçant des réformes économiques et en remaniant sa garde rapprochée, sans convaincre.

Le nouveau cabinet comprend trois anciens officiers supérieurs, dont le Premier ministre et ancien commandant de l’armée de l’air Ahmed Chafik, nommé samedi en même temps que le chef des renseignements Omar Souleimane était désigné au poste de vice-président, que le raïs avait laissé vacant depuis son accession au pouvoir, en octobre 1981.

Les autorités ont annoncé en outre lundi la promotion du ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, qui récupère en outre un poste de vice-Premier ministre. Le ministre de l’Intérieur Habid el Adli, détesté par de nombreux Egyptiens en raison de la répression exercée par la police, a été limogé et remplacé par le général Mahmoud Wagdi, ancien chef des services de police judiciaire du Caire et de l’administration pénitentiaire.

Zaineb el Assam, expert du Proche-Orient au sein du cabinet londonien Exclusive Analysis, estime que ce remaniement est trop limité et arrive trop tard. « Je pense que Moubarak sera parti bien avant 30 jours », dit-il. « Certaines personnalités de ce gouvernement sont profondément impopulaires. Le général Wagdi par exemple. Cela va encore renforcer les manifestations. L’armée va considérer Moubarak comme un boulet. »

Bien que le mouvement anti-Moubarak ait débuté sans dirigeant clair ni formation structurée, l’opposition s’efforce maintenant de s’organiser.

Les Frères musulmans, mouvement islamiste très soutenu par les plus modestes, ont annoncé lundi qu’ils s’employaient à former un large comité politique avec Mohamed ElBaradeï, afin de nouer un dialogue avec l’armée.

L’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), rentré la semaine dernière d’Autriche, a appelé au départ de Moubarak et s’est proposé de diriger la transition, même si certains Egyptiens restent réservés à son propos, en raison notamment de ses longues absences à l’étranger.

« TRANSITION ORDONNEE »

Les dirigeants occidentaux s’emploient à trouver une réponse adaptée à cette crise qui menace de bouleverser la donne au Proche-Orient. Sans appeler directement au départ de Moubarak, ils prônent le respect des libertés fondamentales tout en craignant l’arrivée au pouvoir d’extrémistes.

Washington, dont l’Egypte est le principal allié dans le monde arabe, a accentué la pression en appelant dimanche à une « transition en bon ordre » et a dépêché un émissaire sur place – Frank Wisner, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Egypte, qui « a la faculté » de parler aux autorités, précise le département d’Etat.

Cet appel à une « transition ordonnée » a été relayé lundi par l’Union européenne. « Nous ne voulons certainement pas voir l’Egypte tomber aux mains d’extrémistes », a déclaré le secrétaire au Foreign Office William Hague. « C’est pourquoi nous voulons une transition ordonnée vers des élections libres et équitables. »

Le message américain a été perçu en Israël comme un lâchage en règle d’un allié de trente ans. L’Etat juif craint les répercussions de la crise sur ses relations avec l’un des seuls Etats arabes à avoir fait la paix avec Israël.

Plusieurs gouvernements ont commencé à organiser le départ d’Egypte de leurs ressortissants en raison de l’incertitude de la situation.

01/02/11 (B589) Le Caire : un million d’Egyptiens place Tahrir contre Moubarak (RUE 89)

Objectif atteint pour les opposants qui ont appelé les Egyptiens à se mobiliser contre le président Hosni Moubarak. Ce mardi après-midi, un million de personnes étaient toujours réunies autour de la place Tahrir, au Caire.

A Alexandrie, les manifestants sont aussi descendus dans la rue en masse. D’autres villes égyptiennes, comme Louxor ou Damanhur, sont également le théâtre de rassemblements.

Une contestation qui se propage aux pays voisins :

* En Jordanie, le roi Abdallah a cédé à la demande des manifestants qui réclamaient la démission du Premier ministre. Mais le choix du roi, qui a rappelé un ancien Premier ministre est d’ores et déjà contesté.

* Au Qatar quelques manifestations s’organisent aussi à Doha.

* Et en Syrie, la population se prépare à manifester les 4 et 5 février, en particulier via les réseaux sociaux. Plus de 2 500 personnes ont rejoint la page Facebook pour participer à l’événement, appelé « Day of Rage ».

Le nombre de victimes des manifestations en Egypte, depuis une semaine, reste indéterminé :

* 300 morts selon l’ONU,
* 140 selon le bilan officiel.

L’armée s’engage à ne pas opposer la force aux manifestants

C’est Al-Jazeera qui a indiqué en premier que les manifestants avaient dépassé le million autour de la place Tahrir (libération en arabe), devenue le lieu symbolique de la contestation.

L’armée, qui est désormais de leur côté et s’est engagée à ne pas faire usage de la force, a procédé à la fouille de plusieurs personnes. Elle a renvoyé ceux qu’elle appelle « les voyous », susceptibles de perturber la manifestation.

01/02/11 (B589) LDDH / Lettre ouverte du 31 janvier 2011 au Chef d’Etat-Major adjoint, le Général Zakaria.



Le Président

LETTRE OUVERTE DU 31 JANVIER 2011

AU CHEF D’ETAT-MAJOR ADJOINT
LE GENERAL
ZAKARIA CHEIKH IBRAHIM.

« Talaada laa rogin, laa rugin waa laa gu rafaada »
Traduction approximative.
(Un conseil négligé et non mâché ne peut que vous terrasser)

Mon Général,

Comme vous le savez, le vent de la souveraineté nationale issue des années 1960, du temps du Héros Mahamoud Harbi Farah, ce vent de l’Indépendance avait agréablement soufflé dans notre région et résonné sur tout notre continent.

Djibouti n’avait accédé à son indépendance que 20 ans après. Les deux consultations mascarades de 1958 et 1967 ont été suivies de bains de sang à imputer aux Forces coloniales de Paris.

Je peux vous assurer que l’actuel vent de la Tunisie est le vent de la fin des Dictatures, dans les pays Arabes et Africains, ce vent venu de Tunisie nous encourage, nous Djiboutiens, à descendre dans la rue pour nous débarrasser à jamais d’Ismaël Omar Guelleh Dictateur-usurpateur encore au pouvoir et sanguinaire depuis plus de trente ans.

Le contexte Judiciaire.

En tant que défenseur des droits humains, je me suis rendu au Tribunal de Djibouti pour demander au Parquet des nouvelles des disparitions forcées l’une à Hedleh au pied des Mabla et plusieurs autres à Djibouti. Cela concerne cinq Djiboutiens et plusieurs centaines, plus exactement 420, en majorité des femmes originaires de la Somalie Occidentale
toujours colonisée par Addis-Abeba.

Tous les corps des magistrats Parquet inclus ont assisté à la cérémonie des prestations de Serment des trois nouveaux magistrats dont votre fille, la nouvelle juge Badria Zakaria Ibrahim.

C’est une bonne décision car elle aurait pu prendre la tenue et rapidement grimpé les échelons, mais elle a préféré après ses études rester indépendante et travailler en tant que magistrat.

Votre présence à ses côtés est normale et légitime mais en costume et cravate.

Malheureusement votre présence, en tenue de combat au sein du Tribunal civil de Djibouti et non d’un tribunal militaire, ainsi que la présence de deux caméra-women en tenue de combat ont créé un climat de peur, ce qui inéluctablement a porté préjudice à votre fille et a indisposé bon nombre de magistrats.

Par conséquent :

Mon Général il est temps d’arrêter l’humiliation que vous infligez à nos Forces armées djiboutiennes dont vous être le principal commandant à l’Etat-major, car le corps des Forces armées est apolitique.

Cessez de continuer à vous ingérer dans les affaires politiques de notre pays et à vous afficher publiquement avec le dictateur-sanguinaire encore au pouvoir.

Vous êtes avant tout un militaire et votre devoir primordial est le droit de réserve, le droit de respect de la Constitution référendaire du 4 septembre 1992, qui a été violée en avril dernier par votre candidat illégal.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme de dénoncer les actes de barbaries contre les Djiboutiens et les civils Ogaden remis aux autorités de la sécurité Ethiopienne et transférés dans un / des centre(s) de concentration.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète de la disparition forcée d’Abakari Mohamed Ali des Mabla depuis plus d’une semaine.

Avec mes sentiments déférents.

NOEL ABDI Jean-Paul