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01/01/2016 (Brève 597) L’Humanité (avec AFP) : Djibouti : la dictature de Guelleh réprime et massacre (Par Rosa Moussaoui)

Lien avec l’article : http://www.humanite.fr/djibouti-la-dictature-de-guelleh-reprime-et-massacre-594147

Au pouvoir depuis 1999, candidat à un quatrième mandat en 2016, l’affairiste Ismaïl Omar Guelleh est prêt à tout pour garder un pouvoir contesté. Le 21 décembre, le régime tuait 28 civils à Balbala.

Morts : 28. Blessés : 52. Disparus : 34. Prisonniers : 13. La liste nominative établie par la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH) fait froid dans le dos.

Toujours provisoire, elle jette une lumière crue sur l’effroyable massacre perpétré le 21 décembre dernier par le régime djiboutien. Ce jour-là, la police, puis la garde présidentielle et l’armée tiraient à balles réelles sur la foule rassemblée pour une cérémonie traditionnelle à Bouldhouqo, dans le faubourg de Balbala.

Pour tenter de justifier ce carnage, le ministre des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, évoque la présence de personnes « armées de couteaux, de machettes » et même de « kalachnikovs ».

Mensonges, rétorque l’Union pour le salut national (USN), une coalition de sept partis d’opposition, qui décrit une attaque arbitraire et délibérée contre des civils. Quelques heures après la tuerie, alors que l’USN tenait une réunion de crise, les barbouzes du régime conduisaient « un véritable raid » contre les opposants, cibles, à leur tour, de tirs à balles réelles.

L’assaut a causé de graves blessures au président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed, victime de fractures du col du fémur, à l’ancien ministre de la Justice Hamoud Abdi Souldan, roué de coups, et au député Saïd Houssein Robleh, atteint par deux balles dans le cou. Tous ont été transportés à l’hôpital militaire français Bouffard, dont les policiers, munis d’un mandat d’amener, font, depuis, le siège.

Des populations civiles sont régulièrement prises pour cibles
Ce déchaînement de violences s’inscrit dans une logique répressive qui connaît depuis un an un dangereux crescendo. Des populations civiles sont régulièrement prises pour cibles, privées d’accès aux points d’eau pour complicité présumée avec le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (Frud), un mouvement politico-militaire prônant « l’État de droit, la démocratie et la justice sociale ».

En octobre, 53 personnes étaient arrêtées et torturées à cause de leurs liens de parenté avec des membres du Frud, 25 d’entre elles sont toujours incarcérées à la prison de Gabode et privées des soins qu’exige leur état de santé. Et depuis l’instauration de l’état d’urgence, le 25 novembre, plus d’une centaine de militants ou sympathisants de l’USN ont été arrêtés.

Autant de symptômes de la fébrilité du dictateur Ismaïl Omar Guelleh, candidat à un quatrième mandat en avril 2016, après la révision constitutionnelle contestée de 2010. Sur ce confetti d’empire entre mer Rouge et golfe d’Aden, Guelleh fait régner la terreur depuis 1999. Longtemps, ce satrape a bénéficié de la complice passivité de la France et des États-Unis, qui disposent à Djibouti de bases militaires stratégiques.

Mais ses fidèles alliés semblent prêts à le lâcher.

Après ce sanglant épisode répressif, le pire depuis le massacre d’Arhiba qui avait fait 59 morts et 88 blessés dans les rangs de l’opposition le 18 décembre 1991, Washington condamne « les violences » du 21 décembre et appelle à « la libération immédiate des dirigeants de l’opposition détenus ». Si docile depuis son accession au pouvoir, Guelleh voit désormais « la main de l’étranger » dans les demandes démocratiques de l’opposition.

Prêt à tout pour garder le pouvoir, il recherche des appuis du côté de Pékin, qui devrait disposer d’une base navale sur les rives du détroit de Bab al-Mandab « d’ici fin 2017 ». « Guelleh sait que le peuple ne prête plus attention à ses promesses et ses mensonges, résume l’écrivain Abdourahman Waberi. Il a recours à son arme secrète : la stratégie du chaos. »

01/04/11 (B597) LDDH : Mascarade électorale avec une campagne de répressions inadmissibles, des incarcérations illégales et arbitraires, des disparitions forcées et des tortures musclées sur fond de bain de sang intolérable. (Article reçu seulement ce matin)



Le Président

Note d’information du 31 mars 2011

Mascarade électorale
avec une campagne de répressions inadmissibles,

des incarcérations illégales et arbitraires,
des disparitions forcées et des

tortures musclées
sur fond de bain de sang intolérable.

Vendredi prochain des Elections Inconstitutionnelles suite à une modification de l’article 23 de la Constitution adoptée par voie référendaire en 1992 et modifiée le 8 avril 2010 par une poignée d’individus qui se réclament député, alors qu’ils sont en réalité des pions d’une Union de la mouvance présidentielle, sans appui ni crédibilité populaire.



Depuis, plus d’un an, la répression est à son apogée, les tortures en masse effectuées par des Forces armées qui se disent républicains mais pour les victimes ces Forces sont en réalité des milices à la solde d’un individu, dictateur passible de Crimes Organisés, Crimes contre l’Humanité et inéluctablement membre de la mafia transrégionale qui continue en toute Impunité d’avoir le soutien des puissances étrangères et le financement des Organisations internationales comme le PNUD qui a financé le 8 mars 2011 (Journée mondiale de la Femme) une Organisation Maison présidée par l’épouse du dictateur, sans aucune vérification des fonds, hélas utilisés pour la campagne.



Toutes les manifestations contre le 3ème mandat, toutes les manifestations légitimes et fondées, exigeant le départ immédiat du dictateur, qui règne par la peur et la terreur avec sa milice et ses brigades de la mort financées par les Impôts des contribuables des pays amis et du peuple Djiboutien, toutes ces manifestations pacifiques à la Tunisiennes sont réprimées avec tous les risques des dérapages d’une révolte incontournable.



Pratiquement tout le pays est sous occupation militaire, le couvre-feu est instauré « in facto » tous les soirs, l’utilisation des armes à feu par cette milice tueuses est autorisée comme les terroristes de la mafia de « l’Ecole d’Al Capone » avec violations de domiciles.



Encore hier 30 mars 2011 le feu a été ouvert par les Brigades de la mort, en effet, le colonel Mohamed Ibrahim de la garde rapprochée du dictateur et chef de camp du candidat illégal et inconstitutionnel était présent et probablement aurait donné ordre de tirer sur les jeunes manifestants.



Bilan : deux jeunes blessés dont DAOUD ISMAEL KAKO atteint au foie par balle, il est encore dans le coma, ALI LOUBAK ROBLEH sa mâchoire a été fracassée par balles.


Plusieurs personnes ont été arrêtés, d’autres ont disparu et deux responsables politiques de l’ARD parti politique de l’Opposition Djiboutienne ont été arrêtés.



La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.



La Ligue Djiboutienne des Droits Humains soutient le combat légitime des Djiboutiens qui ont pour objectif principal de se libérer d’un régime dictatorial comme en Tunisie.


Dans le cadre de la Prévention des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant pour le départ immédiat du Dictateur, dont le maintien par la force ne peut qu’accélérer un conflit armé dont la capitale risque d’être la première visée et connaître des bains de sang au débordement incalculable.

Que Dieu protège notre Peuple.

NOEL ABDI Jean-Paul

01/04/11 (B597) LDDH : mercredi 30 mars 2011, la Cour d’Appel a libéré des prisonniers politiques arbitrairement arrêtés sous des faux motifs invoqués par un Procureur de la République plus connu pour ses activités politiques et ses acharnements contre les défenseurs des Droits de l’Homme et les responsables politiques et militants de l’Opposition de l’Union pour l’Alternance Démocratique. (Article reçu seulement ce matin)



Le Président

Note d’information du 31 mars 2011

Des prisonniers politiques ont été
libérés en Appel

Les nullités soulevées par les Maître Foulié et Maître Zakaria, les deux avocats des victimes du dictateur candidat illégal et anticonstitutionnel, seront, avec les débats en Audience Publique, diffusés dès la parution de l’Arrêt de la Cour d’Appel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec beaucoup d’attention les atrocités, les acharnements et les harcèlements des militants, sympathisants et responsables de l’Opposition Djiboutienne légale qui continue à se battre pacifiquement pour libérer le pays du Dictateur.

Ci-après la Liste des prisonniers politiques libérés :

– ALI NOUHO HOUMED ;
– ABDI MOHAMED MOUSSA ;
– MOHAMED KAMIL MOHAMED ;
– AHMED ISMAEL AWALEH. RP n° 602/11 : condamnation pour manifestation politique à 8 mois de
prison ferme;
– BOGOREH ROBLEH GUEDI (souffrant et interdit de visite médical à
l’hôpital Bouffard où il était régulièrement suivi, car sa situation de santé est grave);
– ABDI ELMI OMAR dit Germany;
– ABDI SAMIREH BOUH;
– ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM (Secrétaire Général du PDD;
– HASSAN MOHAMED HASSAN (1er Vice-président du PDD)
– ISMAÊL ABDILLAHI DOUALEH ;
– OMAR ALI AHMED (garde de corps du député Aden Robleh)
– OMAR MOHAMED ;
– OMAR MAHAMOUD OKIEH ;
– HASSAN AMIR AHMED ;
– ABDOULKADER HOUSSEIN HAMAD ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains témoigne sa Solidarité aux détenus depuis le 9 février 2011 toujours incarcérés arbitrairement à Nagad

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;
5)MOUSTAPHA ABDOU
RAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs desDroits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

01/04/11 (B597) A lire sur LOI cette semaine :

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN
A la recherche d’électeurs à Hargeisa

Le ministre djiboutien de la communication, Ali Abdi Farah, considéré comme un des meilleurs amis du président sortant Ismaïl Omar Guelleh (IOG), pourrait effectuer une courte visite au Somaliland avant le scrutin présidentiel (…)

01/04/11 (B597) Communiqué de presse des chefs coutumiers et de notables de la région de Dikhil pour dénoncer la malgouvernance et la discrimination de leur région et lance un appel à la communauté internationale.

Le calvaire de la population d’As-Eyla et de sa région GOBAAD

La population rurale de GOBAAD en générale et celle d’As-Eyla en particulier se retrouve condamnée à une vie précaire voire la famine. Et cela du fait d’un chômage chronique qui avoisine les 90% dans la région qui a une population très dense estimée environ plus de 50.000,

Cette population survivait grâce à son cheptel, qui se décime d’année en année du fait de sécheresses récurrentes, mais aussi et également d’une agriculture artisanale et saisonnière et de la vente des charbons dont les produits étaient écoulés à Djibouti moyennant des revenus très modestes qui leur permettaient de subsister tant bien que mal.

Il y a également les problèmes d’approvisionnement en eau potable que les femmes doivent aller chercher jusqu’à 5 Km de leurs villages et qui, lorsqu’elles sont enceintes provoquent des fausses couches. En outre, compte tenu qu’il n’y a pas d’électricité, la ville d’As-Eyla est plongée dans l’obscurité, à partir du crépuscule..

Il n’y a par ailleurs aucune ambulance à la disposition de la population d’As-Eyla et de sa région. Le Dispensaire dont le personnel est insuffisant voire symbolique pour toute cette population est également dépourvu de médicaments aussi bien pour soigner les maladies que pour effectuer des soins d’urgence ou de première nécessité.

En ce qui concerne l’aide alimentaire octroyée par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM). une bonne partie de la population nomade de GOBAAD ne bénéficie pas du tout des dotations alimentaires depuis plusieurs années : ces secteurs sont entre autres DAGALE, AFAHTOU, GALAATO LE ELA, KADA DALA, soit 4 secteurs sur 8 points de distribution, sous prétexte que cette population se trouve hors de l’emplacement de vote. Pourtant, certains habitent à moins de 100 m d’un bureau de vote. Alors, pourquoi ces pauvres gens sont exclus de l’aide humanitaire?

Actuellement l’agriculture saisonnière devient difficilement productive et n’est guère rentable, ne rapportant presque rien. Quant à la vente du charbon et d’autres tentatives commerciales : elles ont tous été interdites par les autorités politiques du pays qui entendent par cette oppression évidente affamer la population pour les soumettre à leurs desiderata en vu de les exploiter davantage.

As-Eyla et sa région serait ainsi délibérément mis sous embargo qui leur est particulièrement destiné. Aujourd’hui dans la région de GOBAAD, les enfants souffrent de malnutrition et les femmes comme les hommes sont sous-alimentés; ce qui fait que les maladies de toutes sortes prolifèrent entraînant beaucoup de perte de vie considérée par la majeure partie de la population à forte densité rurale comme une fatalité et non comme une conséquence d’une politique sournoise de privation orchestrée par un régime clanique.

Toute la population dénonce et condamne cette politique de terre brûlée que le régime leur fait subir.

Comment se fait-il que les « élus » politiques de la région qui sont censés représenter ne bronchent-ils pas face à ce constat ou l’acceptent-ils en étant complices pour sauvegarder leur pouvoir politique personnel ?

En conséquence, la population d’As-Eyla et sa région GOBAAD lance un SOS à la communauté internationale par la biais de leurs chancelleries à Djibouti afin de leur venir en aide et si possible leur accorder une aide d’urgence notamment sur le plan de l’alimentation, des soins, de l’éducation et des infrastructures de base qui lui font défaut à cause de cette exclusion dont elle fait l’objet au sein de la nation Djiboutienne.

01/04/11 (B597) Courrier des lecteurs : Ismail Omar Guelleh est plus dangereux que Ben Ali

Au-delà des similitudes réelles, la comparaison entre le régime de Ben Ali et celui d’Ismail Omar Guelleh nous démontre que le dictateur djiboutien est beaucoup plus dangereux que le président déchu.

Comme Zine el-Abdine ben Ali en Tunisie, Ismail Omar Guelleh occupe des hautes fonctions de responsabilités sous le règne du premier Président de la République de son pays avant de succéder à ce dernier affaibli par l’âge et la maladie.

En revanche, contrairement à Ben Ali qui sera accueilli favorablement par les Tunisiens de tous bords auxquels il promet « une vie démocratique avancée », Ismail Omar Guelleh, lorsqu’il s’impose à la tête de l’Etat en 1999, est déjà un homme détesté par les Djiboutiens. Et pour cause, depuis l’accession du pays à l’indépendance nationale on ne connaît pas sur son sol, de forfaitures, exactions ou trafics dans lesquels le nom de cet ex-agent de la DST bombardé chef de cabinet du président de la République ne soit associé.

Des méthodes identiques

Une fois accédé à la magistrature suprême le neveu de Gouled réconforte le régime tribal et antidémocratique tout comme Ben Ali met au pas les partis politiques et les organisations de la société civile, en faisant taire toutes les voix discordantes par la mainmise sur les médias audiovisuels et la presse écrite dans un environnement peuplé de flics, d’informateurs et de délateurs.

A l’instar de l’ACTE (Agence tunisienne de communication étrangère), l’ADI (Agence Djiboutienne de l’Information) soudoie des journalistes mercenaires pour assurer la propagande du régime dans les médias étrangers qui l’acceptent à l’exemple de Jeune Afrique, moyennant des compensations financières considérables voir occultes.

Les messages sont souvent les mêmes. Ben Ali ou Guelleh est un rempart contre l’islamisme. La Tunisie ou Djibouti est une oasis de paix et de stabilité dans un environnement régional ou les sources de tensions ne manquent pas.

Néanmoins ces messages publicitaires ne changent rien à la réalité accablante de ces pays gangrénés par la corruption, le népotisme et la prédation où tout un pan de la population est livré au désespoir en raison de la persistance du chômage, la baisse continue du pouvoir d’achat et la flambée des prix des denrées alimentaires de base. Cela ne change rien au quotidien insoutenable de la population, dans ces pays où les droits de l’homme et les libertés publiques sont bafoués, les opposants au régime réprimés, emprisonnés, torturés et parfois même disparus.( Voir le communiqué de LDDH du 01 /04/2011).

Ces derniers ont beau crier à la dictature, c’est à peine si leur voix est entendue par quelques organisations des droits de l’homme.

Guelleh plus cruel que Ben Ali

En matière d’atteintes aux droits de l’homme et à l’intégrité physique de la personne humaine, Ismail Omar Guelleh dépasse de loin Ben Ali.

A peine quelques mois après la naissance d’un Etat nommé Djibouti d’après son acte de naissance, il se produit un fait majeur fortement préjudiciable à l’avenir de celui-ci: le président Hassan Gouled Aptidon opère un coup d’Etat tribal en se nommant par décret chef de gouvernement. Par cet acte considéré à juste titre de haute trahison par Monsieur Ahmed Dini, le président Gouled accède à la requête d’une poignée d’extrémistes qui ambitionnent à construire un Etat Issa : La nation est prise en otage.

L’objectif à atteindre justifiera la mise en route immédiate du processus de marginalisation de la communauté afar, sur fond d’une terrible répression dont la damnation des habitants de la cité Arhiba le 16 septembre 1977, marque le point de départ.

C’est dans ce contexte qu’un célèbre agent de renseignements de l’administration coloniale devenu indépendantiste après coup fait son entrée sur scène. Il dirige la répression qui vise la communauté afar, désormais appelée à faire le deuil de ses droits en République de Djibouti. Le redoutable chef de cabinet, ordonne, assiste et participe aux scènes des tortures pratiquées dans la villa Christophe contre les jeunes afar, provoquant ainsi l’exil vers l’Ethiopie de presque tous les cadres de cette communauté susceptibles d’aspirer à des fonctions de responsabilités dans les services publics.

Les postes névralgiques seront systématiquement attribués à des Issas éthiopiens qui affluent massivement sur la « terre promise » pour investir tous les domaines de la vie nationale jusqu’à la haute sphère de l’Etat.

Le coup d’Etat tribal sera un succès total à quelques détails près : le pays conserve officiellement le nom de la République de Djibouti et des figurants afars sont maintenus dans le gouvernement et l’Assemblée nationale pour faire croire qu’il s’agit d’un Etat multiethnique.

Ismail Omar Guelleh, le bras répressif du régime tribal, sera dans tous les coups.

De l’attentat anti français de café de Paris en 1990 qui lui servira de prétexte pour lancer la répression contre les Gadaboursis jusqu’à l’affaire Borrel (1995), en passant par les massacres des civils à Arhiba, Goraboud, Yoboki, Day et ailleurs, sans oublier des assassinats commis à l’encontre des personnes au-delà des frontières de Djibouti.

Criminel doublé d’un mafieux, IOG s’associe aux affaires de son frère Idriss qui tourne au tour des trafics des stupéfiants, armes, déchets toxiques, faux dollars et blanchiment d’argent. Il récupère et exploite ces business pour son compte après la mort de son frère.

A l’approche de l’échéance présidentielle de 1999, l’égoïsme d’Ismail Omar Guelleh l’emporte sur la solidarité qui le lie à ses compagnons du groupe extrémiste ressenti comme de redoutables concurrents dans la course pour la magistrature suprême. Il jette en prison Ismail Guedi Hared, Moumin Bahdon, Gabayo ainsi que leur ami commun Ali Mahamadé et se proclame chef d’Etat à l’issue d’une mascarade électorale.

Le dictateur anti-Afar.

Quoi qu’on dise Ismail Omar Guelleh se veut avant tout l’ennemi juré des Afars. Arrivée au pouvoir, il commence par casser l’équilibre ethnique (symbolique) au sein de l’équipe gouvernementale pour mieux humilier et s’aliéner cette composante nationale en multipliant par deux le nombre des ministres Issas. Il signe des accords de paix dont il ne respectera aucune disposition avec le Frud en 1994 et en 2001.

Personne ne saura où va l’enveloppe budgétaire votée à maintes reprises à l’assemblée nationale pour la consolidation de la paix. Pas plus qu’on ne saura à qui profite des recettes considérables générées par le port de Djibouti ainsi que de millions de dollars versés à notre pays à titre des redevances par les différentes bases militaires étrangères installées à Djibouti.

Alors qu’il divise et appauvri son peuple, en le privant de ses droits fondamentaux, Ismail Omar se fait passer pour un spécialiste de la paix dans la région en s’immisçant surtout dans les affaires intérieures de la Somalie. En réalité, il tire les ficelles et contribue à raviver les conflits entre les différentes factions en lutte dans son propre intérêt.

A force de jouer avec le feu, le dictateur Djiboutien a fini par importer dans son pays tous les ingrédients qui ont conduit à l’implosion de la Somalie.


A l’heure où il brigue un mandat à vie en violation de la constitution, Ismail Omar Guelleh qui n’a jamais bénéficié de la légitimité électorale, est plus un candidat imposé par quelques hommes d’d’affaires somaliens (du clan Hawié) que par des Djiboutiens. Pour mater toute contestation populaire et plonger le pays dans le chaos, il compte surtout sur des centaines de Somaliens biens entrainés et équipés d’armes sophistiquées destinées à la Somalie mais extorquées à Djibouti (révélation faite par Wikileaks).

Que reste-il au peuple Djiboutien ?

Les Djiboutiens ont le droit et le devoir de se débarrasser du régime Guelleh. L’heure est plus que jamais à la mobilisation générale pour se débarrasser du tyran Ismail Omar Guelleh et de son régime. Comme à l’accoutumée, nous savons qu’il va s’autoproclamer élu. Mais cela ne devra en rien entamer la détermination du peuple.

Désormais il ne doit y avoir aucun repli dans les manifestations de rue. Au retour, les Djiboutiens doivent s’attendre à l’intensification de la répression de la part du régime. Car malheureusement, il ne sera pas facile de chasser un dictateur comme Ismail Omar Guelleh qui n’aime ni ce pays, ni ce peuple sans payer notre liberté en vies humaines. Nous devons savoir que La lutte de notre peuple entre dans une nouvelle phase du fait de l’intransigeance du dictateur. Une phase où aucune forme de résistance ne devra être exclue.

Il ne faut pas se cacher la vérité, le moment est venu pour les Djiboutiens de se doter des moyens de riposte adaptés afin de faire tomber le régime d’Ismail Omar Guelleh qualifié à juste titre de « dictature la plus féroce de l’Afrique » par Ismail Guedi Hared.

01/04/11 (B597) LDDH : Situation des prisonniers politiques exécutions, tortures et maintien illégal en détention



Le Président

Note d’information du 1er avril 2011

Situation des prisonniers politiques
exécutions, tortures et maintien illégal en détention

1°) Morts par balles ou sous la torture.

Ahmed Abadillahi Farayn, assassiné le jeudi soir 24 mars 2011. Il travaillait avec Democracy International ;

Abdi Houssein. Porté disparu, il a probablement été assassiné le 18 mars 2011.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est toujours à la recherche des personnes assassinées et des disparus dans ces trois dernières années.

Cette liste est très importante pour accompagner le dépôt des plaintes et pour traîner les coupables devant les Juridictions ayant compétence universelle.

2°)
Blessés :
Abdourazak Ali Fahran, le visage très abimé (en particulier au niveau de la bouche et du nez)
Liban Ahmed Omar, blessé profondément à la tête.

Tous les deux ont été blessés devant le Stade Hassan Gouled le vendredi 18 février 2011.

LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES
Précision.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’a pas encore eu connaissance des Arrêts rendus récemment pour être en mesure de donner les identités des personnes libérées par la Justice.

En l’absence de cette information, la liste, ci-dessous, inclut donc aussi des détenus qui ont été relaxés.

Prochainement la LDDH rendra publique la liste des détenus toujours incarcérés.

De même, il est difficile de dresser la liste exacte des personnes qui ont été torturées dans les
Centres secrets des Forces armées de sécurité.

1. Abchir Ibrahim Mohamed Dit Djaffar ;
2. Abdi Elmi Omar Dit Germany
3. Abdi Houssein Arrêté Le 24 02 11
4. Abdi Osman Dit Indhaabur
5. Abdillahi Robleh Booleh ;
6. Abdi Said (athlète national et international : 40 compétitions à son actif)
7. Abdi Samad Dabaleh ;
8. Abdi Samireh
9. Abdo Dabaleh Mohamed
10. Abdo Houssein Ahmed
11. Aboucheh Abmoule
12. Abdoulfatah Hassan Ibrahim
13. Abdoulkader Djama
14. Abdourahman Youssouf Hassan ;
15. Adaweh Robleh Dit Bouh
16. Adaweh Robleh Absieh
17. Adman Mohamed Osman
18. Ahmed Awaleh
19. Ahmed Farah
20. Ahmed Omar Dit Arreh Arrur ;
21. Ali Nouho Houmed
22. Ali Saleh Bareh
23. Ali Saleh Issa ;
24. Amir Ali Miguil ;
25. Bogoreh Robleh
26. Chinee Ibrahim ;
27. Doubad Elmi Moussa ;
28. Elmi Omar Houssein ;
29. Liban Daoud Soubaneh ;
30. Fahmi Abdi Obsieh ;
31. Fahmi Mohamed Adaweh ;
32. Farada Mohamed Witti Vice-Président De L’ard (Uad) Arrêté À Dhikil ;
33. Farhan Daher Abdillahi ;
34. Farhan Daher Gan ;
35. Faycal Djama ;
1. Faycal Awaleh Ali ;
36. Fouad Abdillahi Guedi ;
37. Hadi Mohamed Moussa ;
38. Hamadou Dit Guedaleh Président À Hayableh ;
39. Hassan Amin Ahmed ;
40. Hassan Mohamed Hassan ;
41. Hawa Waiss ;
42. Idriss Abdi Aouled ;
43. Idriss Djama Allaleh Arrêté Le 25 02 11 ;
44. Idriss Ali ;
45. Ismael Abdillahi ;
46. Ismael Dit Da’da’o;
47. Kadir Abdillahi Yassin;
48. Liban Daoud Soubaneh ;
49. Liban Mohamed Ali ;
50. Mohamed Abdillahi Mohamed ;
51. Mohamed Farah ;
52. Mohamed Kabo Idriss
53. Ziad Duffo;
54. Mohamed Ahmed Djama Dit Nasto ;
55. Mohamd Hassan Robleh Arrêté Le 24 02 11 ;
56. Mohamed Ibrahim Waiss ;
57. Mohamed Kamil ;
58. Mohamed Rirache Miguil ;
59. Niman Mohamed Amir ;
60. Omar Ali Ahmed ;
61. Omar Daher Ali ;
62. Omar Dajma ;
63. Omar Mahamaoud Okieh ;
64. Sadam Houssein Robleh ;
65. Sahal Hassan Responsable Mrd Arrêté Le 24 02 11 ;
66. Saîd Houssein Robleh (Libéré) ;
67. Saleban Awad Waberi ;
68. Yabeh Mohamed Ibrahim ;
69. Yacin Houssein Walieh;
70. Yacin Ali Farah ;
71. Fils De Hamadou Dirie;

Liste des détenus pour un soit disant « port d’arme »
1 Adan Mahamoud Awaleh ;
2 Kalil Omar Bileh ;
3 Mohamed Hassan Robleh ;
4 Sahal Hassan Omar.
Ces quatre détenus n’ont pas été encore entendus par le Juge.

01/04/11 (B597) Vérité : pendant combien de temps encore, le dictateur va-t-il réussir à asservir tout un peuple dans la violence, dans la pauvreté, en ignornat le vent de la démocratie qui souffle sur notre pays ? (Lecteur)

De nos jours, ce qui est très flagrant aux yeux du monde entier, ce sont la conduite et le comportement d’un tyran qui refuse la réalité que traverse ce bout de terre.

Pendant combien de temps encore, nos amis, la France. USA, la communauté Européenne, l’ONU, vont-t-ils suivre de loin le théâtre des élections volées et l’étouffement de la voix d’un peuple qui refuse la magouille du dictateur, qui se fait élire par lui-même..

Le monde suit de près les méthodes du dictateur pour voler l’élection du 8 avril 2011. Ses systèmes sont connus d’avance. C’est un homme imprévisible, faible, malhonnête et criminel, qui n’a pas le soutien du peuple. Il veut rester sur le trône par la force des armes.

Nous sommes donc légitimes à demander l’aide et l’assistance des puissances de ce monde, car le peuple demande le départ du fils de l’oued.

– il est avant tout le grand protecteur et le pourvoyeur de ses proches et des membres de son clan,
– il est l’homme fort du régime : il commande tout
– il est le dictateur qui a détruit le pays et son peuple pacifique
– il est l’homme qui a volé la richesse du pays
– il est le mal qui réside dans la conscience du peuple
– il est l’homme qui a développé le pouvoir du clan pour mieux avoir la main mise dans les secteurs, et pour collecter les fonds
– il est l’homme qui a militarisé à outrance notre République
– il est celui qui a nommé plus de 1.000 officiers supérieurs, tous issus de son clan,
– il est aux commandes de la machine qui a massacré la population du nord et leurs enfants.
– il est l’homme des coups tordus ; il ne tient jamais aucune promesse, il n’aime pas entendre la Vérité et il n’a aucun ami.
– il est l’homme qui a éliminé systématiquement ses vrais amis de l’oued, un par un, en oubliant facilement
l’époque de ses malheurs et de sa galère au pays de Kotou.
– il est le cerveau qui a travaillé dans l’ombre, pour que cette terre soit hypothéquée par le clan au
pouvoir.
– il est assoiffé de pouvoir ; il refuse de quitter et laisser le peuple s’organiser pour diriger honnêtement le pays.
– c’est l’homme qui veut voler encore un 3ème mandat aux yeux et à la barbe d’un peuple qui lui dit "NON".
– c’est l’homme qui a organisé le système des riches d’un côté et des pauvres laissés de l’autre dans un état de mort lente.
– il est le responsable de la déchirure sociale et du clanisme
– c’est l’homme qui déteste la compétence et l’égalité de chance.

Le tyran, IOG a commis des actes barbares, et ils sont gravés dans la mémoire des citoyens. Il refuse également que ce pays devient prospère afin que le peuple puisse y vivre en harmonie entre les communautés.

Chers frères, les méthodes du tyran sont dévastatrices et continuent à ignorer l’appel d’un peuple uni. Il se prépare à voler encore le suffrage en imaginant qu’il peut faire croire à une élection démocratique !

C’est a vous de refuser les agissements intolérables du clan au pouvoir, qui détruit inlassablement notre vie et notre culture.

Chers frères et sœurs, vous avez remarqué le fossé profond et la barrière qui séparent nos dirigeants malhonnêtes de notre peuple pacifique qui, lui, est condamné à la misère la plus noire sur sa propre terre.

Notre pays n’a jamais connu de représentants honnêtes et compétents qui jouent un rôle important pour défendre les lois et règlements et surtout pour sauvegarder l’intérêt général et la vie sociale des citoyens.

Ils sont tous à la solde du clan. C’est le dictateur même qui les nomme pour se garantir leur soutien sans faille.

Ces derniers ne méritent la confiance du peuple, car se sont les pions du fils de l’Oued.

Chers frères les leaders, les citoyens, les jeunes, c’est à vous de chercher la libération et de regagner votre fierté, de revendiquer vos droits. Vos grandes manifestations et vos appels sont suivis dans le monde entier. Les pays civilisés soutiennent les pays d’Afrique qui se penchent ou s’orientent vers la démocratie.

Chers frères, manifestez massivement dans la rue, car le monde est avec vous. Si le dictateur refuse d’obtempérer et s’il continue à utiliser la violence, il aura des comptes à rendre non seulement envers nous mais au monde entier qui attend de pied ferme les agissements du dictateur IOG qui affirme qu’il finira ses jours sur le trône.