Articles

08/01/2016 (Brève 616) FLASH INFO : Me Emmanuel Daoud, ténor du Barreau de Paris, a accepté de prendre en charge la défense de Monsieur Omar Ali Ewado et il a adressé des lettres en ce sens au bâtonnier de Djibouti et au Procureur de la République. (ARDHD)

Me Emmanuel Daoud, ténor du Barreau de Paris, a accepté de défendre Monsieur Omar Ali Ewado. Pour les informer, avant l’audience de dimanche où ce dernier doit comparaître alors qu’il est maintenu au secret à Gabode (en dépit de nos appels au respect de la personne humaine, le Procureur n’a même pas répondu à la requête de l’épouse qui sollicitait un permis de visite), Me Emmanuel Daoud va faire déposer des courriers au Procureur de la République de Djibouti et au Bâtonnier

12/08/2011 (B616) L’agence canado-djiboutienne nous informe qu’elle organise une campagne pour récolter des dons en faveur des victimes de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, avec le soutien de l’UNICEF et un doublement des versements qui sera effectué par le gouvernement canadien.

Lien :https://secure.e2rm.com/registrant/donate.aspx?
EventID=76571&LangPref=fr-CA&Referrer
=https%3a%2f%2fadmin.e2rm.com%2fEventSummary.aspx

L’Agence Canado-Djiboutienne pour la promotion et le développement socio-économique est heureuse de participer à cette collecte de fonds en faveur de la crise dans la Corne d’Afrique en soutien avec l’Unicef Canada.

LE MONTANT DE VOTRE DON EN FAVEUR DES ENFANTS EN SITUATION DE CRISE SERA DOUBLÉ

Le gouvernement du Canada versera le montant équivalent de chaque don effectué à UNICEF Canada d’ici le 16 septembre 2011, afin de soutenir les interventions d’urgence dans la Corne de l’Afrique.

Aidez à recueillir des fonds.

10/08/2011 (B616) Jean-Paul Noël Abdi est bien arrivé à Djibouti … et il a pu rentrer chez lui sans encombre.(ARDHD)

Comme il le souhaitait, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH est rentré chez lui à Djibouti après son voyage en France et au Canada.

Contrairement aux craintes légitimes qui avaient été exprimées, il n’était pas attendu à la frontière par un comité d’accueil … policier.

Il remercie tous ses amis de France et du Canada pour l’accueil et le soutien qu’il a reçu et il nous donnera des informations sur la situation dans les prochains jours.

10/08/2011 (B616) Famine instrumentalisée ? Cet article, signé par Abdourahman Waberi (publié sur SlateAfrique), nous est recommandé par une lectrice.

Commode, la famine!

La famine qui touche actuellement la Corne africaine était prévisible; elle arrange même les élites locales ainsi que les gouvernements, qui y trouvent un moyen d’aliéner davantage les populations.

Et ça recommence. J’ai toujours redouté le retour du cycle de la faim dans ma région d’origine, la Corne de l’Afrique. Cette partie du monde est, à tort ou à raison, synonyme de guerres civiles, de famine et de chaos pour le reste du monde. Ça recommence de plus belle.

Nulle envie de revoir les mêmes images d’enfants squelettiques, d’adultes moribonds, de mères accablées, d’essaims de mouches, de cohortes d’humanitaires blancs.

J’ai vite éteint la télévision pour préserver un petit carré blanc, fait d’ombre et de silence, une sorte de petit jardin japonais dans l’arrière-pays de mon cerveau. Un coin où me retirer quand le grand soulèvement émotionnel, spongieux et bitumeux, va tout emporter sur son passage.

Depuis le 25 juillet 2011, je sursaute chaque fois que j’entends les mots «crise alimentaire», «famine», «Somalie» ou «Dadaab» (au Kenya, le plus grand camp de réfugiés au monde). Submergé par ces chiffres anesthésiant toute distance, tout effort rationnel, je reste bête.

Et ça s’emballe. 10, non, 11, non, 12 millions de personnes sont en danger de mort en Somalie, en Ethiopie, à Djibouti, au Kenya, au Soudan et en Ouganda.

Certains sont déjà morts en Somalie et en Ethiopie, Les dépêches tombent sur mon écran, les unes plus alarmantes que les autres. Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter en tête) brassent et brassent encore la même mélasse informe, moitié information, moitié déballage voyeuriste.

Une famine prévisible… et instrumentalisée

Pourtant, la sécheresse et la pénurie de denrées étaient prévisibles. Dès l’automne 2010, les Nations unies et diverses ONG avaient tiré la sonnette d’alarme. En vain. Les élites locales ne sont, contrairement à ce penserait que le commun des mortels, ni éprouvées ni désarmées.

Comme le vautour, elles attendaient la sécheresse. Elles désiraient secrètement le spectre de la mort. Le contraire leur paraîtrait choquant, impensable. Imaginez un instant des paysans et des pasteurs indépendants, vivant tranquillement de leurs récoltes ou de leur bétail. Ces derniers deviendraient vite fiers, têtus et sourds aux diktats venant des capitales. Une hérésie.

La famine est l’un des plus puissants instruments d’aliénation qui permet aux élites sociales et politiques d’accumuler toujours plus de pouvoir. De plus, cette famine arrange également les gouvernements des grandes puissances qui, loin de tenir les promesses d’hier, vont se donner bientôt le rôle de sauveurs. Enfin, les industries agro-alimentaires ne sont pas mécontentes d’écouler leurs stocks cédés, dans l’urgence, à bon prix.

Le spectre de la disette

Enfant, j’ai grandi avec le spectre de la disette. La famine sévissait à quelques dizaines de kilomètres de Djibouti, de la ville qui m’a vu naître. Dans le quartier modeste où j’ai grandi, il n’était pas rare d’entendre les mères gronder nos plus jeunes frères et sœurs qui ne finissaient pas leur repas:

«Finis ton assiette sinon tu vas ressembler aux petits enfants karamoja!»

Ce nom m’effrayait. Rien ne m’avait pas préparé à le rencontrer un jour autrement que comme une menace. Et ce n’est que deux décennies plus tard que j’ai compris ce que ce mot mystérieux, tout droit sorti d’un traité d’anthropologie, pouvait recouvrir.

Les Karamoja habitent dans la région éponyme située dans le nord et l’est de l’Ouganda. Cette région semi-aride où l’on pratique l’économie agro-pastorale se trouve en butte à une insécurité alimentaire chronique, provoquée tant par la nature (faible pluviométrie, déforestation) que la main de l’homme.

Dans tout l’orient africain, la grande famine de 1979-1980 qui décima le peuple karamoja est incrustée dans les mémoires. Un quart de la population et près de 60% des nourrissons disparurent en quelques semaines.

Je compris un peu plus tard l’effroi qui parcourait l’échine de nos mères à l’automne de l’année 1979.

Dix ans plus tôt, les mêmes tentaient de tenir à distance la grande faucheuse, qui emportait les hommes dans la région orientale du Nigeria appelée alors le Biafra. Les famines se succédaient tous les cinq ou six ans, c’est tout. Après le Karamoja, les enfants mouraient en masse en Ogaden, dans le Wollo et ailleurs en Ethiopie.

Nous sommes en 1984.

Les miséreux tombent en masse. Le mouvement caritatif mondial vient de naître. Et dans son sillage le charity business avec d’un côté ses French doctors riches de leur expérience biafraise, et, de l’autre, ses global rock stars (Bob Geldof hier, Bono, Madonna et tutti quanti aujourd’hui), souvent millionnaires et anglo-saxons. Entre ces deux blocs, la division du travail est respectée. Tiraillés entre les deux pôles, les victimes et le personnel local ne font pas le poids.

Pour ne pas assombrir davantage le tableau, je quête une bonne nouvelle dans le ciel bas de la Corne de l’Afrique. Et voilà qu’un ami installé à Ottawa, au Canada, attire mon attention sur une petite initiative dérisoire, mais ô combien sympathique. Je ne fais pas la fine bouche. La plus infime éclaircie est bonne à prendre. Elle rejoindra le petit carré blanc, fait d’ombre et de silence, évoqué plus haut.

J’apprends que sept jeunes Canadiens d’origine somalienne lancent un appel original sur la blogosphère, Step UP for Somalia, afin de recueillir des donations pour venir en aide aux victimes de la sécheresse.

Ils vont couvrir à pied la distance de Calgary, leur ville d’origine, à Edmonton. Soit 303 kilomètres pendant 4 jours, du 5 au 9 août 2011, ou encore 62 heures de course. Ils espèrent attirer ainsi l’attention de la jeunesse canadienne sur la catastrophe et glaner 10.000 dollars canadiens (13.700 euros) pour le compte de l’ONG Oxfam Canada.

C’est certes une goutte d’eau dans l’océan, mais l’idée de ces très jeunes marcheurs, dynamiques et souriants, est un petit rai de lumière en ces temps de détresse et de disette.

Abdourahman Waberi

08/08/2011 (B616) Chronique du Sergent Ariko : des désertions dans l’armée ….

Désertions massives au sein des forces armées stationnées à Doumera.

Le gouvernement djiboutien a été informé de la désertion d’un capitaine avec ses hommes qui se sont enfuis en Érythrée.

Depuis 2010, date à laquelle le régime d’Asmara a évacué ses forces de la frontière djiboutienne, les stratèges djiboutiens avaient demandé à ce lancer un ultime combat pour récupérer le terrain perdu.

Mais il faut comprendre que pour le régime RPP, la conquête de Doumera n’est pas une affaire de litige avec le pouvoir d’Asmara mais une affaire de gros sous, comme ce fut le cas dans cette guerre contre le FRUD. En effet à chaque offensive, les hauts gradés de l’armée, avec en tête le général Fathi se sont enrichis sur le dos des militaires.

Cette fois le contexte est un peu différent.

Ismail Omar et son copain Barkhat Gourad avait imaginé un gros mensonge, pour construire une rébellion qui n’existait même pas en 1991. Pour cela, les deux hommes avaient planifié la répression qui s’est abattu sur les frères et les sœurs de la cité Arhiba en 1991.

IOG avait affirmé à l’époque, qu’il s’agissant de venger les soldats Issa Mamassan qui étaient tombé dans l’embuscade du PK 9 tendue par des éléments avancer du FRUD. Le sous lieutenant Gamaleh de la compagnie des parachutistes avait été arrêté avec d’autres militaires et conduit à Assa Guella qui servait de base arrière du FRUD.

Le carnage d’Arriba, le 18 décembre 1991 est l’aboutissement de ce complot. Allah sait qui sont le cerveau et les complices. Certains sont encore en vie aujourd’hui, tandis d’autres sont morts dans des conditions d’un autre âge pour avoir planifié cette attaque sauvage qui a fait plus de 75 victimes.

Le candidat malheureux Mohamed Warsama a lui même reconnu les bavures commises par les militaires de la base navale de Djibouti commandés par le capitaine Elmi Abaneh qui étaient postés le long de la rue de Venise afin de tirer comme des lapins, les malheureux qui fuyaient la violente répression.

L’ex-chef de l’Etat Ina Gouled avait tenu un conseil des ministres extraordinaire (conseil des ministres consacré aux graves incidents d’Arhiba 2). Douze députés ont démissionné, dont le célèbre Cheiko et le tortionnaire Ali Silay Abakari, de leur poste au comité central du RPP. Cela n’a pas arrêté pour autant la machine de guerre d’IOG et de Barkhat.

De grosses sommes d’argent ont été distribuées comme HAAL et des soins médicaux ont été réservés à certains.

Après on connait l’histoire ! Ce sont les Gadaboursi qui ont payé un lourd tribu. Depuis 1995, date à laquelle le régime s’est retourné vers les Issa pour exercer une répression sans pitié, qui a touché tout le monde sans distinction de clan.

Allah est juge.

Le premier à payer ses crimes c’est l’ex premier ministre Barkhat Gourad. Allah l’a paralysé juste avant qu’il ne se rende à la Mecque. Allah n’accepte pas les gens qui ont du sang sur les mains dans sa maison de la Mecque.

Maintenant c’est au tour de IOG d’avoir des problèmes comme ceux de son frère Idriss Omar Guelleh.

Le tortionnaire Colonel Ladieh Waiss est mort en France. Son corps s’est décomposer en milles morceaux dans la nuit. Les médecins français de l’hôpital du Val-de-Grâce n’avait jamais vu, de leur vie, un corps qui se décompose aussi rapidement.

Si Allah t’attrape pour tes péchés, toute la médecine du monde sera impuissante pour te guérir.

Le colonel Ladieh Boulaheh était l’un des plus célèbres tortionnaires de la République de Djibouti durant les années 1984 à 1996. A cette date il a été nommé patron de la Section de Recherches et de Documentation de la gendarmerie nationale.

Les locaux de cette unité avaient été construits en 1980 par l’entrepreneur Saïd Barkhat. Mais c’est sa tribu qui a souffert le plus dans cette brigade maudite.

_________________________________________

À Doumera le régime a tergiversé en demandant aux militaires qui ne savaient pas ce qui se tramait dans le bureau du cabinet militaire de la présidence, de lui accorder du temps. IOG ne voulait pas que son armée affronte l’armée érythréenne.

Hier Afeworki était le grand allié de Djibouti dans la lutte contre l’islamisme extrêmiste.

Sur cette photo, on le voit accueilli en héros au Kempisky Palace par IOG et sa garde qui rend les honneurs.

Mais Afeworki sait jouer au plus malin.

N’tant pas aimé à Washington, il sait que les faucons de l’administration US, Susan Rice ambassadrice des États-Unis à l’ONU en tête, veulent sa tête. Susan est l’amie personnelle du premier ministre Meles Zenawi. Comme IOG et Meles sont alliés il aurait suffi à ce dernier d’inventer une agression qui n’a jamais eu. Ici on voit les troupes d’Asmara qui occupent une portion du territoire djiboutien.

Pour bien comprendre cette guerre, qui n’a jamais été une guerre au sens propre du terme militaire, il faut penser qu’il s’agit d’un complot fomenté par les États-Unis, l’Éthiopie, et Djibouti contre Asmara.

Djibouti a prétendu que son territoire avait été annexé le 8 juin 2008, deux jours après la fête des forces armées.

Or en 2006, deux ans avant le déclenchement du conflit, le ministre de la défense Ougoureh Kifleh est allé a Asmara (voir photo ci-joint) pour rencontrer son homologue érythréen.

Il défendait la position de Djibouti en demandant à l’Érythrée d’arrêter les militants du FRUD armé de Kadhamy Youssouf qui s’étaient refugiés de l’autre côté de la frontière pour échapper aux ratissages de l’armée djiboutienne conduite par le colonel Abdi Abdi Dembil.

Si le cas des troupes d’Afeworki posait un problème, comment expliquer qu’IOG soit allé devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour demander la tête de Mohamed Jabhha qui est actuellement détenu à la prison de Gabode ? Mohamed Jabhha est le prisonnier d’IOG. Il a refusé de suivre ceux qui étaient achetés par le régime RPP.

Il n’a pas non plus suivi Ahmed Dini qui s’est fait piéger par l’actuel premier ministre Dileita, ni Ali Guelleh Aboubaker chef de cabinet d’IOG (ancien indicateur du SDS section Afar) ni Ahmed Ibrahim Abdi, actuel président du conseil constitutionnel.

IOG avait même refusé de faire rapatrier ses filles lorsqu’elles sont mortes au Maroc. Il avait du démissionner de son poste de ministre mais avait subi des harcèlements de toutes sortes pour l’empêcher de rallier l’opposition dont Mohamed Djama Elabeh était le président d’honneur.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens doivent se demander pourquoi le régime poursuit cette politique de la chaise vide qu’une grande partie de l’armée refuse.

En fait, le régime cherche uniquement à se faire des sous sur le dos de ses soldats. Depuis 2010, date a laquelle le Qatar a initié une médiation entre les deux pays, Djibouti et Asmara ont validé le communiqué émis par leurs deux ministres des affaires étrangères.

Djibouti et Asmara sont convenues de ne rien faire pour brouiller les cartes. Le Qatar a demandé à Djibouti de cesser d’aider les rebelles érythréens du front islamique qui sont basés au Soudan, tandis que l’Érythrée s’est engagé à ne plus soutenir les rébelles djiboutiens, que ce soient des membres du FRUD ou d’autres.

Asmara avait accepté, mais peu de temps, après le ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée est mort dans des conditions mystérieuses.

Les négociations sont retombées dans l’impasse.

Les prisonniers détenus à Asmara n’ont pas été libérés tandis que Djibouti conserve les soldats érythréens en refusant de les libérer. Ils sont incarcérés dans une caserne militaire de Djibouti.

Le Qatar a délégué une vingtaine de ses militaires avec leur armement à Djibouti. La RTD a diffusé les images le soir même. Ils ont été accueillis par les hauts gradés de l’AND. Le Qatar veut jouer les médiateurs sincères dans cette querelle dont les puissances occidentaux ne veulent pas entendre parler.

Paris a refusé d’aider Djibouti et n’a pas envoyé ses avions de chasse pour mater l’armée d’Afeworki.

Washington a prévenu qu’elle n’avait pas prévu d’attaquer les troupes d’Asmara mais elle a donné des matériels militaires aux forces armées djiboutiennes. Djibouti a assimilé le refus de Paris à une trahison.

Depuis lors, Djibouti harcèle Paris pour renégocier les accords de défense qui avaient été signés en 1997 entre Hassan Gouled et Robert Galley, Ministre de la Coopération française. Paris ne semble pas vouloir renégocier ces accords de défense mais Djibouti lui met la pression.

Quand a la coopération avec Washington c’est le beau fixe. Mais cela ne résoud pas l’épineuse question des forces armées djiboutiennes qui sont stationnées à Doumera. Les soldats djiboutiens y sont laissés pour compte. Les commandants des secteurs n’arrivent plus à contenir la grogne. Le général Zakaria Cheik Ibrahim s’est vu reproché par IOG de ne pas parvenir à calmer la troupe.

On se souvient que le général lui avait répondu qu’il ne pouvait pas y avoir deux armées dans un seul pays. Il y a l’armée qui se débat dans la misère la plus totale et celle qui protège le dictateur, celle qui est bien payée par rapport a l’armée nationale et qui a les meilleurs équipements.

La réplique du Général n’a pas été du goût de celle qui dirige le pays d’une main de fer : Kadra Haid.

Kadra n’a jamais oublier l’humiliation qu’elle a subie dans la cour de la Présidence de la république. Ce jour la le général Zakaria lui avait ordonné sèchement de se mêler des affaires de femmes et non de celle de l’armée.

Depuis ce jour et sachant que son geste pouvait lui coûter son poste, le bon général Zakaria s’est recyclé dans le commerce. Une façon de dire que son départ est proche et qu’il est prêt.

A Djibouti le dictateur ne sait plus quoi raconter a l’armée qui a décrypté ses objectifs personnels.

L’affaire de Doumera est devenue une affaire de gros sous.

Mais l’armée est bien décidée à ne pas se laisser faire. Les désertions comme les vols en pleine nuit dans les boutiques de la ville d’Obock par des éléments des forces armées prouvent que le malaise au sein de la grande muette est à son paroxysme.

Le régime a tenté de lancer ses fameuses chasses à la sorcière. Mais il a mis en veille ces pratiques honteuses, craignant que les événements du Burkina Faso ne suscitent des vocations dans les rangs de cette armée condamnée à la misère.

Les soldats qui sont au front ont voulu donner un signal fort au pouvoir RPP : les désertions sont un signe fort !

Selon notre enquête, la colère est encore montée d’un cran, lorsqu’il a été découvert que les sommes allouées aux forces de Doumera avaient été détournées par des gens hauts placés. Les soldats, qui ne touchent que 45 000fdj, ne peuvent plus survivre dans une telle pauvreté. À tel point que depuis quelques semaines ce sont leurs épouses qui sont allées crier devant le palais de la présidence d’Ismail Omar Guelleh.

Les épouses des militaires et des gendarmes, envoyés à Doumera, ont vivement protesté devant le palais de Beit el Wali. La réponse du régime n’a pas tardé. Quatre voitures des compagnies d’interventions de la police sont intervenues.

C’est à ce moment que le bat blesse.

Chacun a reconnu une parente parmi ces épouses et la police n’a pas chargé contrairement a ce qu’a déclaré « La voix de Djibouti ».

 

C’est que certaines épouses dont leurs maris sont policiers envoyer par le régime à Doumera.

Voyant que les hommes du capitaine Abdillahi Ibrahim Fod (le capitaine Fod est le deuxième en partant de la droite avec ses hommes sur la photo ci-dessus) trainent les pieds, le régime a envoyé la Garde républicaine sous les ordres du Commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca avec mission de nettoyer la place.

 

S’ensuivirent une bousculade. Tous les femmes arrêtées ont été poussées dans les camions de la garde républicaine et conduites à l’académie de police de Nagad (voir photo ci-contre) .

Le dictateur n’a pas aimé que sa police fraternise avec des femmes qui osaient protester pour le respect de leur droit dans un état qui ne reconnaît ni le droit, ni la justice, ni la Loi.

Les étudiants, ensuite, ont été roulés par le régime. Ils ont protesté devant le palais de la présidence.

Contre eux, ni la garde républicaine ni la police n’ont chargé. Les jeunes ont juste reçu l’ordre de rentrer chez eux avec, en tête, les fausses promesses habituelles du régime d’Ina Omar Guelleh.

Décidément le régime a peur en ce moment. Des réunions non autorisées sont rapportées, par les hommes de la sécurité djiboutienne, au dictateur. Tous craignent un regain de violence dès que le mois du ramadan se terminera. La ville de Djibouti est quadrillée par la police voir les quelques photo obtenues.

Le régime sait que la situation lui échappe. Il se murmure que l’opposition pourrait prendre ses responsabilités, après le mois béni de ramadan et qu’elle va montrer ses crocs a ce régime qui n’a que trop duré.

Pendant que la ville de Djibouti est quadrillée, au nord, à Doumera la colère monte encore.

Sergent Moussa Hassan
dit Ariko

08/08/2011 (B616) Reprise d’une interview que Jean-Paul Noël Abdi avait donné à LVD. Il appelle, en particulier, les forces armées djiboutiennes, dans lesquelles, il réaffirme sa confiance, à prendre leur responsabilité pour le peuple qui souffre de la dictature.(A écouter et/ou à télécharger)

L’appel de JEAN-PAUL
NOEL ABDI à l’armée nationale Djiboutienne.

Avant son retour pour Djibouti, le président de la ligue Djiboutienne pour les droits humains, Monsieur Jean-Paul Noel ABDI a accordé une interview phare à LA VOIXDEDJIBOUTI.

IL demande solennellement, en ce mois béni du ramadan, aux forces armées Djiboutiennes d’agir à l’instar de leurs confrères égyptiens d’user de leur DEVOIR républicain afin de nous libérerez de cette dictature et d’instaurer les institutions républicaines du pays.

Il qualifie le régime Djiboutien de GESTAPO contre laquelle il faut se battre.

1 – A écouter en WMA

2 – A télécharger en MP3

Lien de téléchargement

07/08/11 (B616) LDDH : APPORT D’INFORMATION DU 6 AOUT 2011 AUX DEFENSEURS AU PARLEMENT DU CANADA, AUX AVOCATS ET AUX DEFENSEURS DES DROITS DE LA PERSONNE AU CANADA

Télécharger le document intégral en PdF


Le Président

APPORT D’INFORMATION DU 6 AOUT 2011
AUX DEFENSEURS AU PARLEMENT DU CANADA,
AUX AVOCATS ET AUX DEFENSEURS DES DROITS DE LA PERSONNE AU CANADA

Présenté par NOEL ABDI Jean-Paul

« Ma cabane au Canada est blottie au fond des bois, il y a un écureuil sur le seuil
si la porte n’est pas fermée, c’est qu’il n’y a rien à voler sous le toit de ma cabane au Canada, de ma cabane au Canada »

Vieille chanson très populaire

Avant mon retour « at my home in Djibouti » je tiens à témoigner ma entière solidarité à tous mes compatriotes Djiboutiennes et Djiboutiens, à mes sœurs et frères de la Somalie du Sud sous occupation des Forces d’Amison à la solde de New York, à mes sœurs et frères Afar en Erythrée, à mes sœurs et frères Afar et à mes sœurs et frères de l’Ogaden encore sous colonisation Ethiopienne.

Avant mon retour « at my home in Djibouti » je tiens à témoigner mes remerciements du plus profond de mon cœur à tous nos amis défenseurs des Droits de la Personne aussi bien au Parlement du Canada, des avocats et juristes de l’immigration, des défenseurs des droits de la Personne Humaine, de l’ensemble du Peuple et des Autorités du Canada qui ont accueilli avec beaucoup de chaleureux humaine, dans ce grand pays du grand nord, tous nos sœurs et frères de la Corne d’Afrique.

Merci, merci, merci à vous tous.

Ce court apport a pour seul objectif à mettre fin à la politique de l’Impunité imposée par New York en faveur des dictateurs de la Corne d’Afrique, en particulier l’Ethiopie, Djibouti et consorts.

I cannot explain all my deception in your two language comme Maître Warren CREATES, qui depuis plus de deux décennies défend les réfugiés ou exilés Djiboutiens.

Oui il est vrai que moi aussi dans mon propre pays je ne parle pas la langue Afar, hélas, ma deuxième langue maternelle en République de Djibouti,

D’autant plus que la deuxième langue maternelle l’Afar est deuxième langue maternelle d’un Peuple qui aspire lui aussi à la Paix et à l’unité de son Peuple sous un même drapeau sans un dictateur imposé de l’extérieur comme actuellement en République de Somalie.

Mon apport sera succinct, car je n’ai pas l’intention de vous faire perdre du temps.

Les quelques points importants vous sont simplement soumis avec quelques commentaires.

COUP D’ETAT MILITARO- ELECTORAL DU 8 AVRIL 2011 EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

En infraction totale avec l’article 23 de la Charte africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance que la République de Djibouti avait signé le 15 juin 2007, qui stipule en son alinéa 5 « Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriés de la part de l’Union.

Alinéa 5 :

« Tout amendement ou toutes révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique.

Je suis persuadé que l’Observatoire Democracy International pourra vous témoigner de toutes leurs démarches à ce que la signature de cette Charte de l’Union Africaine (UA) par le dit parlement Djiboutien et Democracy International était à l’écoute et dans le cadre de ses recherches pour la transparence des élections, pour les consultations en bonne application de la déontologie électorale auprès des hommes politiques, notamment de l’opposition unie au sein de l’Union pour l’Alternance Démocratique (l’UAD) et des défenseurs des Droits de la Personne Humaine, dont l’un a été exécuté dans une situation mystérieuse car il collaborait directement avec Democracy International.

Mon souhait le plus profond est de traduire et non de traîner un individu sur le plan juridique : l’individu ISMAEL OMAR GUELLEH ;

Mon souhait le plus profond est de demander à la Justice du Canada de nous ouvrir la porte afin de déposer des plaintes contre le dictateur qui tue et pille nos populations d’Obock à Ali Sabieh, de Tadjourah à Dikhil ;

Mon souhait le plus profond est de voir même si je suis en prison que tous nos avocats au Canada feront tout pour que les portes des juridictions aux compétences Universelles s’ouvrent pour le Peuple de Djibouti et à tous les Défenseurs qui combattent la dictature.

REPRESSION JURIDICO-POLICERES ET SOUS COUVERT DES GENDARMES ET DE LA GARDE DITE REPUBLICAINE DANS TOUS LES LIEUX SECRTES DE DETENTIONS, DANS DES CENTRES DES FORCES ARMEES SOUS LES ORDRES D’UN CHEF D’ETAT IMPOSE ET D’UNE PREMIERE DAME INCONTROLABLE.

Sur ce point nos avocats sur le terrain : Maître ZAAKARIA et Maître FOULIE et en France Maître TUBIANA, avocat international n’hésiteront pas, n’hésiteront pas de vous dire les atrocités de la Justice Djiboutienne à double vitesse, de vous dire la vérité sur les violations des tortures physiques, les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires, comme par exemple, celles du DAY, de vous dire, sans violer le secret judicaire, que bon nombre de mes compatriotes ont été sauvagement torturés par la Gendarmerie comme Farah ABADID HILDID et que l’ex-tortionnaire de la Gendarmerie cousin éloigné de la Première Dame avait refusé qu’un médecin vienne constater ses souffrances physiques.

Maître ZAAKARIA et Maître FOULIE sont les défenseurs des droits de la Personne auprès des Tribunaux Djiboutiens.

SUR LE NON RESPECT DES ACCORDS DE PAIX ET DES CONVENTIONS INTERNATIONALES.

Sur ces violations il faudrait renvoyer l’ascenseur à New York et au Rapporteur Spécial des Droits de la Personne Humaine aux Nation Unies.

Je suis persuadé que les Organisations les vrais (pas ceux de la maison du dictateur), les vrais défenseurs des Travailleurs à Djibouti, ainsi que le BIT et l’OIT n’hésiteront pas à confirmer, avec des documents à l’appui, toutes les violations des droits des Travailleurs Djiboutiens.

Je reste à votre entière disposition et mes numéros de téléphone, à Djibouti : le (253) 358 007 ou le portable (253) 832 271, même si je suis en écoute permanente n’ayez pas peur, d’ores et déjà, je peux vous affirmer que je n’ai rien à cacher, je ne peux que vous témoigner avec franchise.

Pour nous cet apport doit être compris comme un Appel pour mettre fin à la famine/la sécheresse imposée aux populations civiles de la Corne d’Afrique, aux dictatures imposées par les Forces Etrangères pour le Faux Motif d’Intérêt Géostratégique (FMI-Gé pour ne pas dire généralisé).

SUR LA PRESSE LIBRE DECAPITEE A DJIBOUTI PAR LES FORCES ETRANGERES BASEES EN PREPOSITION POUR LIBERER MOGADISCIO AVEC LES BOMBARDEMENTS DES AVIONS DE TRANSPORT DU NOUVEAU « RESTORE THE HOPE IN SOMALIA DE JUPE DEFENSEUR DES ELECTIONS DE SARKO. »

Pour combien de temps faut vivre avec les Crimes de Guerre et Crimes contre l’Humanité, pour combien de temps la CPI gardera le silence insupportable à l’égard des Crimes d’Extermination de Crime de Génocide toujours programmés au Conseil de Sécurité des Nations Unies, de l’extermination flagrante des populations de Mogadiscio avec les bombardements aveugles des Forces tueuse d’AMISON, avec les sacs de riz du nouveau Docteur du Quai d’Orsay avec un sac de riz au dos et un lance flamme et bazooka sous les bras, combien ont été tués par le Conseil de Sécurité, combien de victimes au sein des populations en Somalie, en Ogaden et au Nord de Djibouti.

Combien d’enfants et de civils Somalis sont morts après les piratages des ressources maritimes par les navires industrielles.

Combien d’enfants et de civils Somalis sont morts après les déversements qui sont actuellement couverts par les Forces dites anti pirates ;

Combien sont morts car le programme des humanitaires est vite revendu par les Forces d’Amison à Mogadiscio.

A quand le nouveau gouvernement imposé en Somalie et la visite de Sarko avec son agent de Djibouti.

S’acharner dans une géopolitique strictement en faveur des intérêts pétroliers, de la politique dite mondialisation.

S’acharner par les bombardements de l’OTAN en guerre pour Intérêts pétroliers, avec tous les réfugiés et tous les bombardements des civils en Libye.

Alors là, il est vraiment difficile de comprendre le silence de la Haye avec les bombardements et des agressions de l’OTAN par média sous financement de la CIA.

Les contribuables de l’Union Européenne et des Etats-Unis doivent prendre des mesures radicales contre le financement des troupes étrangères à Mogadiscio et partout dans le monde pour des faux problèmes.

NOEL ABDI Jean-Paul

En annexe : (Télécharger le document intégral en PdF)
une résolution, une lettre de remerciement, un rapport, deux diffusions et des témoignages sur Mahid I.
A.GOD, sur le Président du MRD Daher AHMED FARAH dit DAF, et en fin de parcours un article reçu des Journalistes de New-York, sur des dirigeants de l’Afrique, sauf… et une chronologie de mes courses de plume et d’autres informations..

En pièce jointe :
l’intervention de Maître Warren CREATES (Lien de téléchargement en PdF)

07/08/2011 (B616) Avant son retour pour Djibouti, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, fait le bilan de son voyage en France et au Canada et il nous livre ses dernières impressions sur l’évolution de la situation au Pays, où il risque d’être arrêté dès son arrivée. (A écouter et/ou à télécharger)

1 – A écouter (format WMA)


2 – A télécharger (Format MP3)


Lien de téléchargement