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08/01/2016 (Brève 616) FLASH INFO : Me Emmanuel Daoud, ténor du Barreau de Paris, a accepté de prendre en charge la défense de Monsieur Omar Ali Ewado et il a adressé des lettres en ce sens au bâtonnier de Djibouti et au Procureur de la République. (ARDHD)

Me Emmanuel Daoud, ténor du Barreau de Paris, a accepté de défendre Monsieur Omar Ali Ewado. Pour les informer, avant l’audience de dimanche où ce dernier doit comparaître alors qu’il est maintenu au secret à Gabode (en dépit de nos appels au respect de la personne humaine, le Procureur n’a même pas répondu à la requête de l’épouse qui sollicitait un permis de visite), Me Emmanuel Daoud va faire déposer des courriers au Procureur de la République de Djibouti et au Bâtonnier

12/08/2011 (B616) L’agence canado-djiboutienne nous informe qu’elle organise une campagne pour récolter des dons en faveur des victimes de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, avec le soutien de l’UNICEF et un doublement des versements qui sera effectué par le gouvernement canadien.

Lien :https://secure.e2rm.com/registrant/donate.aspx?
EventID=76571&LangPref=fr-CA&Referrer
=https%3a%2f%2fadmin.e2rm.com%2fEventSummary.aspx

L’Agence Canado-Djiboutienne pour la promotion et le développement socio-économique est heureuse de participer à cette collecte de fonds en faveur de la crise dans la Corne d’Afrique en soutien avec l’Unicef Canada.

LE MONTANT DE VOTRE DON EN FAVEUR DES ENFANTS EN SITUATION DE CRISE SERA DOUBLÉ

Le gouvernement du Canada versera le montant équivalent de chaque don effectué à UNICEF Canada d’ici le 16 septembre 2011, afin de soutenir les interventions d’urgence dans la Corne de l’Afrique.

Aidez à recueillir des fonds.

10/08/2011 (B616) Jean-Paul Noël Abdi est bien arrivé à Djibouti … et il a pu rentrer chez lui sans encombre.(ARDHD)

Comme il le souhaitait, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH est rentré chez lui à Djibouti après son voyage en France et au Canada.

Contrairement aux craintes légitimes qui avaient été exprimées, il n’était pas attendu à la frontière par un comité d’accueil … policier.

Il remercie tous ses amis de France et du Canada pour l’accueil et le soutien qu’il a reçu et il nous donnera des informations sur la situation dans les prochains jours.

10/08/2011 (B616) Famine instrumentalisée ? Cet article, signé par Abdourahman Waberi (publié sur SlateAfrique), nous est recommandé par une lectrice.

Commode, la famine!

La famine qui touche actuellement la Corne africaine était prévisible; elle arrange même les élites locales ainsi que les gouvernements, qui y trouvent un moyen d’aliéner davantage les populations.

Et ça recommence. J’ai toujours redouté le retour du cycle de la faim dans ma région d’origine, la Corne de l’Afrique. Cette partie du monde est, à tort ou à raison, synonyme de guerres civiles, de famine et de chaos pour le reste du monde. Ça recommence de plus belle.

Nulle envie de revoir les mêmes images d’enfants squelettiques, d’adultes moribonds, de mères accablées, d’essaims de mouches, de cohortes d’humanitaires blancs.

J’ai vite éteint la télévision pour préserver un petit carré blanc, fait d’ombre et de silence, une sorte de petit jardin japonais dans l’arrière-pays de mon cerveau. Un coin où me retirer quand le grand soulèvement émotionnel, spongieux et bitumeux, va tout emporter sur son passage.

Depuis le 25 juillet 2011, je sursaute chaque fois que j’entends les mots «crise alimentaire», «famine», «Somalie» ou «Dadaab» (au Kenya, le plus grand camp de réfugiés au monde). Submergé par ces chiffres anesthésiant toute distance, tout effort rationnel, je reste bête.

Et ça s’emballe. 10, non, 11, non, 12 millions de personnes sont en danger de mort en Somalie, en Ethiopie, à Djibouti, au Kenya, au Soudan et en Ouganda.

Certains sont déjà morts en Somalie et en Ethiopie, Les dépêches tombent sur mon écran, les unes plus alarmantes que les autres. Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter en tête) brassent et brassent encore la même mélasse informe, moitié information, moitié déballage voyeuriste.

Une famine prévisible… et instrumentalisée

Pourtant, la sécheresse et la pénurie de denrées étaient prévisibles. Dès l’automne 2010, les Nations unies et diverses ONG avaient tiré la sonnette d’alarme. En vain. Les élites locales ne sont, contrairement à ce penserait que le commun des mortels, ni éprouvées ni désarmées.

Comme le vautour, elles attendaient la sécheresse. Elles désiraient secrètement le spectre de la mort. Le contraire leur paraîtrait choquant, impensable. Imaginez un instant des paysans et des pasteurs indépendants, vivant tranquillement de leurs récoltes ou de leur bétail. Ces derniers deviendraient vite fiers, têtus et sourds aux diktats venant des capitales. Une hérésie.

La famine est l’un des plus puissants instruments d’aliénation qui permet aux élites sociales et politiques d’accumuler toujours plus de pouvoir. De plus, cette famine arrange également les gouvernements des grandes puissances qui, loin de tenir les promesses d’hier, vont se donner bientôt le rôle de sauveurs. Enfin, les industries agro-alimentaires ne sont pas mécontentes d’écouler leurs stocks cédés, dans l’urgence, à bon prix.

Le spectre de la disette

Enfant, j’ai grandi avec le spectre de la disette. La famine sévissait à quelques dizaines de kilomètres de Djibouti, de la ville qui m’a vu naître. Dans le quartier modeste où j’ai grandi, il n’était pas rare d’entendre les mères gronder nos plus jeunes frères et sœurs qui ne finissaient pas leur repas:

«Finis ton assiette sinon tu vas ressembler aux petits enfants karamoja!»

Ce nom m’effrayait. Rien ne m’avait pas préparé à le rencontrer un jour autrement que comme une menace. Et ce n’est que deux décennies plus tard que j’ai compris ce que ce mot mystérieux, tout droit sorti d’un traité d’anthropologie, pouvait recouvrir.

Les Karamoja habitent dans la région éponyme située dans le nord et l’est de l’Ouganda. Cette région semi-aride où l’on pratique l’économie agro-pastorale se trouve en butte à une insécurité alimentaire chronique, provoquée tant par la nature (faible pluviométrie, déforestation) que la main de l’homme.

Dans tout l’orient africain, la grande famine de 1979-1980 qui décima le peuple karamoja est incrustée dans les mémoires. Un quart de la population et près de 60% des nourrissons disparurent en quelques semaines.

Je compris un peu plus tard l’effroi qui parcourait l’échine de nos mères à l’automne de l’année 1979.

Dix ans plus tôt, les mêmes tentaient de tenir à distance la grande faucheuse, qui emportait les hommes dans la région orientale du Nigeria appelée alors le Biafra. Les famines se succédaient tous les cinq ou six ans, c’est tout. Après le Karamoja, les enfants mouraient en masse en Ogaden, dans le Wollo et ailleurs en Ethiopie.

Nous sommes en 1984.

Les miséreux tombent en masse. Le mouvement caritatif mondial vient de naître. Et dans son sillage le charity business avec d’un côté ses French doctors riches de leur expérience biafraise, et, de l’autre, ses global rock stars (Bob Geldof hier, Bono, Madonna et tutti quanti aujourd’hui), souvent millionnaires et anglo-saxons. Entre ces deux blocs, la division du travail est respectée. Tiraillés entre les deux pôles, les victimes et le personnel local ne font pas le poids.

Pour ne pas assombrir davantage le tableau, je quête une bonne nouvelle dans le ciel bas de la Corne de l’Afrique. Et voilà qu’un ami installé à Ottawa, au Canada, attire mon attention sur une petite initiative dérisoire, mais ô combien sympathique. Je ne fais pas la fine bouche. La plus infime éclaircie est bonne à prendre. Elle rejoindra le petit carré blanc, fait d’ombre et de silence, évoqué plus haut.

J’apprends que sept jeunes Canadiens d’origine somalienne lancent un appel original sur la blogosphère, Step UP for Somalia, afin de recueillir des donations pour venir en aide aux victimes de la sécheresse.

Ils vont couvrir à pied la distance de Calgary, leur ville d’origine, à Edmonton. Soit 303 kilomètres pendant 4 jours, du 5 au 9 août 2011, ou encore 62 heures de course. Ils espèrent attirer ainsi l’attention de la jeunesse canadienne sur la catastrophe et glaner 10.000 dollars canadiens (13.700 euros) pour le compte de l’ONG Oxfam Canada.

C’est certes une goutte d’eau dans l’océan, mais l’idée de ces très jeunes marcheurs, dynamiques et souriants, est un petit rai de lumière en ces temps de détresse et de disette.

Abdourahman Waberi

08/08/2011 (B616) Chronique du Sergent Ariko : des désertions dans l’armée ….

Désertions massives au sein des forces armées stationnées à Doumera.

Le gouvernement djiboutien a été informé de la désertion d’un capitaine avec ses hommes qui se sont enfuis en Érythrée.

Depuis 2010, date à laquelle le régime d’Asmara a évacué ses forces de la frontière djiboutienne, les stratèges djiboutiens avaient demandé à ce lancer un ultime combat pour récupérer le terrain perdu.

Mais il faut comprendre que pour le régime RPP, la conquête de Doumera n’est pas une affaire de litige avec le pouvoir d’Asmara mais une affaire de gros sous, comme ce fut le cas dans cette guerre contre le FRUD. En effet à chaque offensive, les hauts gradés de l’armée, avec en tête le général Fathi se sont enrichis sur le dos des militaires.

Cette fois le contexte est un peu différent.

Ismail Omar et son copain Barkhat Gourad avait imaginé un gros mensonge, pour construire une rébellion qui n’existait même pas en 1991. Pour cela, les deux hommes avaient planifié la répression qui s’est abattu sur les frères et les sœurs de la cité Arhiba en 1991.

IOG avait affirmé à l’époque, qu’il s’agissant de venger les soldats Issa Mamassan qui étaient tombé dans l’embuscade du PK 9 tendue par des éléments avancer du FRUD. Le sous lieutenant Gamaleh de la compagnie des parachutistes avait été arrêté avec d’autres militaires et conduit à Assa Guella qui servait de base arrière du FRUD.

Le carnage d’Arriba, le 18 décembre 1991 est l’aboutissement de ce complot. Allah sait qui sont le cerveau et les complices. Certains sont encore en vie aujourd’hui, tandis d’autres sont morts dans des conditions d’un autre âge pour avoir planifié cette attaque sauvage qui a fait plus de 75 victimes.

Le candidat malheureux Mohamed Warsama a lui même reconnu les bavures commises par les militaires de la base navale de Djibouti commandés par le capitaine Elmi Abaneh qui étaient postés le long de la rue de Venise afin de tirer comme des lapins, les malheureux qui fuyaient la violente répression.

L’ex-chef de l’Etat Ina Gouled avait tenu un conseil des ministres extraordinaire (conseil des ministres consacré aux graves incidents d’Arhiba 2). Douze députés ont démissionné, dont le célèbre Cheiko et le tortionnaire Ali Silay Abakari, de leur poste au comité central du RPP. Cela n’a pas arrêté pour autant la machine de guerre d’IOG et de Barkhat.

De grosses sommes d’argent ont été distribuées comme HAAL et des soins médicaux ont été réservés à certains.

Après on connait l’histoire ! Ce sont les Gadaboursi qui ont payé un lourd tribu. Depuis 1995, date à laquelle le régime s’est retourné vers les Issa pour exercer une répression sans pitié, qui a touché tout le monde sans distinction de clan.

Allah est juge.

Le premier à payer ses crimes c’est l’ex premier ministre Barkhat Gourad. Allah l’a paralysé juste avant qu’il ne se rende à la Mecque. Allah n’accepte pas les gens qui ont du sang sur les mains dans sa maison de la Mecque.

Maintenant c’est au tour de IOG d’avoir des problèmes comme ceux de son frère Idriss Omar Guelleh.

Le tortionnaire Colonel Ladieh Waiss est mort en France. Son corps s’est décomposer en milles morceaux dans la nuit. Les médecins français de l’hôpital du Val-de-Grâce n’avait jamais vu, de leur vie, un corps qui se décompose aussi rapidement.

Si Allah t’attrape pour tes péchés, toute la médecine du monde sera impuissante pour te guérir.

Le colonel Ladieh Boulaheh était l’un des plus célèbres tortionnaires de la République de Djibouti durant les années 1984 à 1996. A cette date il a été nommé patron de la Section de Recherches et de Documentation de la gendarmerie nationale.

Les locaux de cette unité avaient été construits en 1980 par l’entrepreneur Saïd Barkhat. Mais c’est sa tribu qui a souffert le plus dans cette brigade maudite.

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À Doumera le régime a tergiversé en demandant aux militaires qui ne savaient pas ce qui se tramait dans le bureau du cabinet militaire de la présidence, de lui accorder du temps. IOG ne voulait pas que son armée affronte l’armée érythréenne.

Hier Afeworki était le grand allié de Djibouti dans la lutte contre l’islamisme extrêmiste.

Sur cette photo, on le voit accueilli en héros au Kempisky Palace par IOG et sa garde qui rend les honneurs.

Mais Afeworki sait jouer au plus malin.

N’tant pas aimé à Washington, il sait que les faucons de l’administration US, Susan Rice ambassadrice des États-Unis à l’ONU en tête, veulent sa tête. Susan est l’amie personnelle du premier ministre Meles Zenawi. Comme IOG et Meles sont alliés il aurait suffi à ce dernier d’inventer une agression qui n’a jamais eu. Ici on voit les troupes d’Asmara qui occupent une portion du territoire djiboutien.

Pour bien comprendre cette guerre, qui n’a jamais été une guerre au sens propre du terme militaire, il faut penser qu’il s’agit d’un complot fomenté par les États-Unis, l’Éthiopie, et Djibouti contre Asmara.

Djibouti a prétendu que son territoire avait été annexé le 8 juin 2008, deux jours après la fête des forces armées.

Or en 2006, deux ans avant le déclenchement du conflit, le ministre de la défense Ougoureh Kifleh est allé a Asmara (voir photo ci-joint) pour rencontrer son homologue érythréen.

Il défendait la position de Djibouti en demandant à l’Érythrée d’arrêter les militants du FRUD armé de Kadhamy Youssouf qui s’étaient refugiés de l’autre côté de la frontière pour échapper aux ratissages de l’armée djiboutienne conduite par le colonel Abdi Abdi Dembil.

Si le cas des troupes d’Afeworki posait un problème, comment expliquer qu’IOG soit allé devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour demander la tête de Mohamed Jabhha qui est actuellement détenu à la prison de Gabode ? Mohamed Jabhha est le prisonnier d’IOG. Il a refusé de suivre ceux qui étaient achetés par le régime RPP.

Il n’a pas non plus suivi Ahmed Dini qui s’est fait piéger par l’actuel premier ministre Dileita, ni Ali Guelleh Aboubaker chef de cabinet d’IOG (ancien indicateur du SDS section Afar) ni Ahmed Ibrahim Abdi, actuel président du conseil constitutionnel.

IOG avait même refusé de faire rapatrier ses filles lorsqu’elles sont mortes au Maroc. Il avait du démissionner de son poste de ministre mais avait subi des harcèlements de toutes sortes pour l’empêcher de rallier l’opposition dont Mohamed Djama Elabeh était le président d’honneur.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens doivent se demander pourquoi le régime poursuit cette politique de la chaise vide qu’une grande partie de l’armée refuse.

En fait, le régime cherche uniquement à se faire des sous sur le dos de ses soldats. Depuis 2010, date a laquelle le Qatar a initié une médiation entre les deux pays, Djibouti et Asmara ont validé le communiqué émis par leurs deux ministres des affaires étrangères.

Djibouti et Asmara sont convenues de ne rien faire pour brouiller les cartes. Le Qatar a demandé à Djibouti de cesser d’aider les rebelles érythréens du front islamique qui sont basés au Soudan, tandis que l’Érythrée s’est engagé à ne plus soutenir les rébelles djiboutiens, que ce soient des membres du FRUD ou d’autres.

Asmara avait accepté, mais peu de temps, après le ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée est mort dans des conditions mystérieuses.

Les négociations sont retombées dans l’impasse.

Les prisonniers détenus à Asmara n’ont pas été libérés tandis que Djibouti conserve les soldats érythréens en refusant de les libérer. Ils sont incarcérés dans une caserne militaire de Djibouti.

Le Qatar a délégué une vingtaine de ses militaires avec leur armement à Djibouti. La RTD a diffusé les images le soir même. Ils ont été accueillis par les hauts gradés de l’AND. Le Qatar veut jouer les médiateurs sincères dans cette querelle dont les puissances occidentaux ne veulent pas entendre parler.

Paris a refusé d’aider Djibouti et n’a pas envoyé ses avions de chasse pour mater l’armée d’Afeworki.

Washington a prévenu qu’elle n’avait pas prévu d’attaquer les troupes d’Asmara mais elle a donné des matériels militaires aux forces armées djiboutiennes. Djibouti a assimilé le refus de Paris à une trahison.

Depuis lors, Djibouti harcèle Paris pour renégocier les accords de défense qui avaient été signés en 1997 entre Hassan Gouled et Robert Galley, Ministre de la Coopération française. Paris ne semble pas vouloir renégocier ces accords de défense mais Djibouti lui met la pression.

Quand a la coopération avec Washington c’est le beau fixe. Mais cela ne résoud pas l’épineuse question des forces armées djiboutiennes qui sont stationnées à Doumera. Les soldats djiboutiens y sont laissés pour compte. Les commandants des secteurs n’arrivent plus à contenir la grogne. Le général Zakaria Cheik Ibrahim s’est vu reproché par IOG de ne pas parvenir à calmer la troupe.

On se souvient que le général lui avait répondu qu’il ne pouvait pas y avoir deux armées dans un seul pays. Il y a l’armée qui se débat dans la misère la plus totale et celle qui protège le dictateur, celle qui est bien payée par rapport a l’armée nationale et qui a les meilleurs équipements.

La réplique du Général n’a pas été du goût de celle qui dirige le pays d’une main de fer : Kadra Haid.

Kadra n’a jamais oublier l’humiliation qu’elle a subie dans la cour de la Présidence de la république. Ce jour la le général Zakaria lui avait ordonné sèchement de se mêler des affaires de femmes et non de celle de l’armée.

Depuis ce jour et sachant que son geste pouvait lui coûter son poste, le bon général Zakaria s’est recyclé dans le commerce. Une façon de dire que son départ est proche et qu’il est prêt.

A Djibouti le dictateur ne sait plus quoi raconter a l’armée qui a décrypté ses objectifs personnels.

L’affaire de Doumera est devenue une affaire de gros sous.

Mais l’armée est bien décidée à ne pas se laisser faire. Les désertions comme les vols en pleine nuit dans les boutiques de la ville d’Obock par des éléments des forces armées prouvent que le malaise au sein de la grande muette est à son paroxysme.

Le régime a tenté de lancer ses fameuses chasses à la sorcière. Mais il a mis en veille ces pratiques honteuses, craignant que les événements du Burkina Faso ne suscitent des vocations dans les rangs de cette armée condamnée à la misère.

Les soldats qui sont au front ont voulu donner un signal fort au pouvoir RPP : les désertions sont un signe fort !

Selon notre enquête, la colère est encore montée d’un cran, lorsqu’il a été découvert que les sommes allouées aux forces de Doumera avaient été détournées par des gens hauts placés. Les soldats, qui ne touchent que 45 000fdj, ne peuvent plus survivre dans une telle pauvreté. À tel point que depuis quelques semaines ce sont leurs épouses qui sont allées crier devant le palais de la présidence d’Ismail Omar Guelleh.

Les épouses des militaires et des gendarmes, envoyés à Doumera, ont vivement protesté devant le palais de Beit el Wali. La réponse du régime n’a pas tardé. Quatre voitures des compagnies d’interventions de la police sont intervenues.

C’est à ce moment que le bat blesse.

Chacun a reconnu une parente parmi ces épouses et la police n’a pas chargé contrairement a ce qu’a déclaré « La voix de Djibouti ».

 

C’est que certaines épouses dont leurs maris sont policiers envoyer par le régime à Doumera.

Voyant que les hommes du capitaine Abdillahi Ibrahim Fod (le capitaine Fod est le deuxième en partant de la droite avec ses hommes sur la photo ci-dessus) trainent les pieds, le régime a envoyé la Garde républicaine sous les ordres du Commandant Ibrahim Abdi Farah dit Coca avec mission de nettoyer la place.

 

S’ensuivirent une bousculade. Tous les femmes arrêtées ont été poussées dans les camions de la garde républicaine et conduites à l’académie de police de Nagad (voir photo ci-contre) .

Le dictateur n’a pas aimé que sa police fraternise avec des femmes qui osaient protester pour le respect de leur droit dans un état qui ne reconnaît ni le droit, ni la justice, ni la Loi.

Les étudiants, ensuite, ont été roulés par le régime. Ils ont protesté devant le palais de la présidence.

Contre eux, ni la garde républicaine ni la police n’ont chargé. Les jeunes ont juste reçu l’ordre de rentrer chez eux avec, en tête, les fausses promesses habituelles du régime d’Ina Omar Guelleh.

Décidément le régime a peur en ce moment. Des réunions non autorisées sont rapportées, par les hommes de la sécurité djiboutienne, au dictateur. Tous craignent un regain de violence dès que le mois du ramadan se terminera. La ville de Djibouti est quadrillée par la police voir les quelques photo obtenues.

Le régime sait que la situation lui échappe. Il se murmure que l’opposition pourrait prendre ses responsabilités, après le mois béni de ramadan et qu’elle va montrer ses crocs a ce régime qui n’a que trop duré.

Pendant que la ville de Djibouti est quadrillée, au nord, à Doumera la colère monte encore.

Sergent Moussa Hassan
dit Ariko

08/08/2011 (B616) Reprise d’une interview que Jean-Paul Noël Abdi avait donné à LVD. Il appelle, en particulier, les forces armées djiboutiennes, dans lesquelles, il réaffirme sa confiance, à prendre leur responsabilité pour le peuple qui souffre de la dictature.(A écouter et/ou à télécharger)

L’appel de JEAN-PAUL
NOEL ABDI à l’armée nationale Djiboutienne.

Avant son retour pour Djibouti, le président de la ligue Djiboutienne pour les droits humains, Monsieur Jean-Paul Noel ABDI a accordé une interview phare à LA VOIXDEDJIBOUTI.

IL demande solennellement, en ce mois béni du ramadan, aux forces armées Djiboutiennes d’agir à l’instar de leurs confrères égyptiens d’user de leur DEVOIR républicain afin de nous libérerez de cette dictature et d’instaurer les institutions républicaines du pays.

Il qualifie le régime Djiboutien de GESTAPO contre laquelle il faut se battre.

1 – A écouter en WMA

2 – A télécharger en MP3

Lien de téléchargement

07/08/2011 (B616) Radio-Trottoir: interpellation de l’ex-ministre repenti de la défense Ougoureh Kiffleh.

Des sources bien informées nous signale l’arrestion de l’ex-ministre de la défense Ougoureh Kifleh.

Il aurait été "cueilli" chez lui à 4h00 du matin à son domiciel en face de la Gare de Djibouti
par la Section de Recherche et de Documentaion de la Gendarmerie nationale (brigade criminelle)

Le regime le soupçonnerait Ougoureh d’avoir rencontré de sa pleine autorité et sans permission des éléments du FRUD qui voudraient relancer des offensives.

Après quelques heures de
detention, il arait été relâché mais placé sous surveillance … Des bureaux du SDS se trouvent à deux pas de sa maison

Le régime est-il passé à la vitesse supérieure en s’attaquant a ses ex amis et à des fidèles repentis qui l’ont servi pendant des années, au détriment de leurs proches qu’ils ont trahis ….

07/08/2011 (B616) Un lecteur nous adresse le dernier rapport (en Anglais) au Conseil de sécurité des Nations-Unies en date du 18 juillet 2011 "Report of the Monitoring Group on Somalia and Eritrea pursuant to Security Council resolution 1916 (2010) ". Nous mettons ce rapport à disposition en téléchargement.

Lien de téléchargement (417 pages – env 25Mo – PDF)

Bonne lecture à toutes et à tous

Sommaire :


Abbreviations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Summary . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
A. Mandate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
B. Methodology . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

Somalia

II. Context: description of the security-related environment . . . . . . . . 15

III. Acts that threaten the peace, security and stability of Somalia . . .17
A. Harakaat al-Shabaab al-Mujaahidiin . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
B. Al-Shabaab as a regional and international threat . . . . . . . . . 24
C. Human smuggling networks exploited by Al-Shabaab . . . . 25
D. Al-Shabaab finances . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
E. Sool Sanaag Cayn Army. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
F. Piracy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33

IV. Violations of the general and complete arms embargo. . . . . . . . . . 41
A. Bakaara arms market . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
B. Diversion of arms and ammunition from the Transitional Federal Government and
affiliated militia. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
C. Improvised explosive devices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
D. Arms deliveries by air. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
E. Man-portable air defence systems . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
F. Ethiopian assistance, operations and presence in Somalia. . . . . . .. . . 51
G. Private security companies. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
H. Private maritime security companies. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
I. Non-compliance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
V. Obstruction of humanitarian assistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
A. Operational environment for humanitarian activities. . . . . . . . . . . . . . 56
B. Denial of access by Al-Shabaab. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
C. Obstruction of access by other actors . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 62
D. Past misappropriation of aid resources and corrective measures . . . . 66

Eritrea

VI. Background and context . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68

VII. Support to armed groups involved in violence, destabilization or terrorist acts. . . . . . . . . . . . . 69
A. External operations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .70
B. Training facilities . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . 72
C. Eritrean assistance to armed groups in violation of Security Council resolutions 1844
(2008) and 1907 (2009) .. . . . . . . . . . . . . 73
D. Djibouti . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
E. Ethiopia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
F. Somalia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
G. The Sudan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
VIII. Violations of the arms embargo . . . . . . . . . . . . . . . . 90
A. Arms imports and external military assistance . . . . . . . . . 90
B. Export of arms and ammunition. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . 95

IX. Financing in support of violations of resolution 1907 (2009) . . . . . . . 97
A. Financing of military procurement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
B. Structure and control of finances: Eritrea’s formal and informal economic systems . . . . 99
C. Red Sea Corporation and other businesses owned by the People’s Front for Democracy and Justice . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
spora taxes and remittances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
E. Fund-raising and mobilization by the People’s Front for Democracy and Justice in the diaspora . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
F. Direct financial contributions. . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
G. Clandestine business and banking networks of the People’s Front for Democracy and Justice in the diaspora. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
H. Honorary consuls and offshore business partners. . . . . . . . . . . . . 105
I. Contraband trade with the Sudan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
J. Human smuggling and trafficking . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . 109
K. Mining operations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .110

X. Acts that obstruct implementation of Security Council resolution 1862 (2009) . . . . . . . . . . . . 111
A. Djiboutian military personnel missing in action. . . . . . . . . . . . . . . 111
B. Eritrean support for the Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie-Combattant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
Observations, conclusions and recommendations

XI. State cooperation with the Monitoring Group. . . . . . . . . . . . . . . . 112

XII. Observations and conclusions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . 113

XIII. Recommendations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
A. Somalia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
B. Eritrea . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
Annexes
Somalia
__________________________________________

1. Threats to peace and security . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119

1.1. Mogadishu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120

1.1.a. African Union Mission in Somalia area of operations as of 24 March 2011 . . . 120

1.1.b. Mogadishu incident review from April 2010 to April 2011 . . . . . . 121

1.1.c. Civilian improvised explosive device casualties from April 2010 to April 2011….. 122

1.1.d. Attacks on African Union Mission in Somalia and Transitional Federal
Government forces from April 2010 to April 2011 . . . . . . . . . . . . . .. 123

1.2. Images of materiel recovered from Atom’s militia. . . . . . . . . . . . . 127

1.3. Case study: the Sool Sanaag Cayn Army . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130

2. Al-Shabaab as a regional threat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 135

2.1. Case study: the “11/7” Kampala bombings. . . . . . . . . . . . . . . . . 136

2.1.a. Mobile phone linkages to key suspects of the Kampala bombings, 11 July 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138

2.1.b. Summary of mobile phone linkages and activities of key suspects of the
Kampala bombings, 11 July 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139

2.2. Case study: Muslim Youth Centre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .140

2.2.a. Muslim Youth Centre constitution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149

2.2.b. Muslim Youth Centre organizational chart. . . . . . . . . . . . . . . 158

2.2.c. Al-Misbah weekly newsletters (No. 083, No. 085 and No. 087) . . . . . . . . . . . . 159

2.2.d. Photograph of minor at a Muslim Youth Centre recruitment session,
20 October 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168

2.2.e. Photo of Muslim Youth Centre “Jihad training” at Sir Ali Muslim Club,
Nairobi, 27 September 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169

2.2.f. Muslim Youth Centre receipt for “Jihad training” event at Sir Ali Muslim
Club, September 2009 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170

2.2.g. Photograph of Muslim Youth Centre members at the Abdullah al-Faisal
demonstration, 15 January 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172

2.2.h. Photographs of “Amiir” Ahmad Iman Ali . . . . . . . . . . . . . . . . .. 173

2.2.i. Copy of cheque donation by Honourable Amina Abdullah, Member of
Parliament . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174

2.2.j. Kenyan Tourism Minister Najib Balala at Pumwani Riyaddha Mosque
Committee/Muslim Youth Centre fund-raising event . . . . . . . . . . . . . 175

2.2.k. Transcript of audio recording of Ramadan Osao “Captain” and a Pumwani Riyaddha Mosque Committee member, 7 May 2011. . . . . . . . 177

2.3. Abdirahman Abdi Salawat passport. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .179

3. Al-Shabaab finances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180

3.1. Case study: Al-Shabaab’s “charcoal for sugar” trade cycle . . . . . . 181

3.1.a. Company profile Al Baoon General 2011 . . . . . . . . . . . . . . . . 188

3.1.b. Kismaayo-Baraawe port manifest for Al Baoon General Trading . . 189

3.1.c. Cheque from Al Baoon General Trading . . . . . . . . . . . . . . . . 190

3.1.d. Company profile Nour Mowafaq General Trading 2011. . . . 191

3.1.e. Company profile Sinwan General Trading 2011 and Sinwan-Adaani
separation letter . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192

3.1.f. Company profile Mogadishu Stars General Trading 2011 . . . . 197

3.1.g. MV Amal bill of lading Brava-Jizan, 3 April 2010 . . . . . . . . . 198

3.2. Case study: Al-Shabaab taxation at ports . . . . . . . . . . . . . . . . . 199

3.2.a. Taxation routes (with call outs). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202

3.2.b. Taxation routes (without call outs) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203

4. Piracy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 204

4.1. Pirate Tactics, Techniques and Procedures . . . . . . . . . . . . . . . . .205

4.1.a. Pirate attack on the MV Almezaan . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . 205

4.1.b. Hijacking of the MV Victoria . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208

4.1.c. Modified skiff. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213

4.1.d. Seized pirate document (distribution of shares). . . . . . . . . . . . . 214

4.1.e. Weapons, equipment and motherships 2010-2011. . . . . . . . . 215

4.2. Case study: Loyaan Siciid Barte, pirate negotiator . . . . . . . . . . . 221

4.2.a. Sketch of pirate negotiator Loyaan Siciid Barte . . . . . . . . . . . . 227

4.3 Case study: pirates and finances — the Hobyo-Harardheere “business model” . . . . . . . . 228

5. Arms embargo violations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 230

5.1. Case study: diversion of arms and ammunition from the Transitional Federal
Government and affiliated militia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231

5.2. Bodyguard BM-518 receivers recovered in Somalia . . . . . . . 235

5.3. Aviation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237

5.3.a. List of Somali Airfields controlled by armed opposition groups . . 237

5.3.b. Survey of civil aviation movements during Al-Shabaab’s “Ramadan Offensive” …. 238

5.4. Case study: man-portable air defence systems in Somalia — how great is the threat? . . . 241

5.4.a. List and photographs of man-portable air defence systems and battery coolant units inspected in Harar, Ethiopia, November 2010 . . . . . . . 245

5.4.b. Markings of two SA-7b launchers from buyback request . .. . . 249

5.5. Non-compliant States and organizations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .250

6. Private security companies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 254

6.1. Private security companies operating in Somalia . . . . . . . . . .. . . 255

6.1.a. Transitional Federal Government letter of endorsement for Clear Ocean . . . . . 265

6.2. Case study: Southern Ace. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .267

6.2.a. Southern Ace company profile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271

6.2.b. Letter from Gaalmudug Minister of Aviation, 25 January 2010 .. 272

6.3. Case study: Saracen International . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273

6.3.a. Letter to the United Nations regarding cessation of counter-piracy training, 17 February 2011 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 284

6.3.b. First page of Saracen company profile 2009 . . . . . . . . . . . . . 286

6.3.c. Universal Consultants company registration . . . . . . . . . . . . . . 287

6.3.d. English translation of file on Saracen International from the Ministry of
Justice of Lebanon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 288

6.3.e. Australian African Global Investments air waybill flight EK-32604 . . . . . . . . . 292

6.3.f. Images of An-32 EK-32604 with cargo for Saracen International, at Hargeysa, December 2010. . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 293

6.3.g. Australian African Global Investments invoice for Saracen International/
Puntland Development Group . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 296

6.3.h. UFA Consultants invoice for Saracen International. . . . . . . . . 297

6.3.i. MV Eaton — ship’s particulars. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 298

6.3.j. Gaalmudug letter to the international community concerning Saracen
International . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 299

6.4. Case study: Afloat Leasing. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 301

6.4.a. MV Eaton — ship’s particulars. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 309

6.5 Case study: Protection Vessels International . . . . . . . . . . . . . . 310

6.5.a. Abandoned weapons, ammunition and equipment in Eritrea . . . . 313

6.6. Responses from private maritime security companies . . . .. . . . . . 314

7. Obstruction of humanitarian assistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .315

7.1. Acts of obstruction against humanitarian operations . . . . . . . . 316

7.1.a. Summary of major acts of obstruction against humanitarian operations by date (2010/early 2011) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 316

7.1.b. Summary of major acts of obstruction against humanitarian operations by
region/zone (2010) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 325

7.2. Al-Shabaab expulsion, taxation and registration . . . . . . . . . . . . . 336

7.2.a. Cases of expulsion by Al-Shabaab . . . . . . . . . . . . . . . .. . . 336

7.2.b. Al-Shabaab taxation and registration — additional examples and trends . . . . . 338

7.3. Humanitarian aspects of the mandate of the African Union Mission in Somalia. . . . . . . . 343

7.4 Transitional Federal Government registration and regulation of humanitarian activities . 344

7.4.a. Transitional Federal Government non-governmental organization registration 345

7.5. Puntland — obstacles to humanitarian assistance . . . . . . . . . . . 346

7.6. Somaliland — obstacles to humanitarian assistance . . . . . . . . . . 347

7.7. Obstruction of assistance by other regional authorities, freelance militias and bandits . . 348

7.8. Review of World Food Programme operations and corrective measures . . . . . . . . . . . . . . 349

7.8.a. World Food Programme compliant hotline . . . . . . . . . . . . . .. . . 352

Eritrea

8. Support for armed groups in the region . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 353

8.1. Eritrean training facilities. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 354

8.2. Images of Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie-Combattant Training at Anda’ali, October 2009 . . . . . . . . . . . 357

8.3. Case study: The Ogaden National Liberation Front “Alanside force” . . . . . . . . . . . . . . . . 358

8.3.a. Materiel recovered from Ogaden National Liberation Front “Alanside force” in Somaliland . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 361

8.3.b. Materiel recovered from Ogaden National Liberation Front “Alanside force” near Jgjiga. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 364

8.3.c. Eritrean end-user certificate for arms and ammunition purchased from
Bulgaria. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 367

8.4. Case study: planned “Oromo Liberation Front” operation to disrupt the African Union Summit (contained in section VII.E of the report) . . 374

8.4.a. Sample pages of Oromo Liberation Front contact list in Asmara. . 374

8.4.b. Sample money transfer records . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 376

8.4.c. Selected images of explosives and materiel recovered from Oromo Liberation Front team arrested in Addis Ababa . . . . . . . . . . . . . . 379

8.4.d. Eritrean end-user certificate for arms and ammunition purchased from
Romania . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 381

8.4.e. Sample telephone records for Omar Idriss Mohamed . . . . . . . .. . 382

8.5. Case study: Eritrean intelligence links with Somali and other armed opposition groups . 384

8.5.a. Sample receipts of payments from the embassy of Eritrea . . . . . . . 389

9. Arms imports and external assistance . .. . . . . . . . . . . . . . . . . 390

9.1. Summary of findings to date on military cooperation between Eritrea and the Islamic Republic of Iran . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 391

9.2. Copy of ownership documentation of the MV Nizar M . . . . . . . . . . 392

9.3. Statement by Kafi Holdings Agency . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 393

10. Aircraft maintenance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 394

10.1. Eritrean Sukhoi Su-27 at the “AviaRemontny Zavod VVO 713” aircraft maintenance facilities in Zaporozhye, Ukraine (date unknown) .. . . . . . . . 395

10.2. Eritrean Pilatus Porter PC-6 bearing Eritrean flag, registration number E3-AAS and “EMIC” titles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 397

11. Financing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 398

11.1. Sample documentation of financial contributions from Eritrean businessmen to the
embassy of Eritrea in Kenya .. . . . . . . . . . . . . . . . . . 399

12. Correspondence between the Monitoring Group and the Government of Eritrea . . . . . . . . . . . 400

Observations, conclusions and recommendations
13. State cooperation with the Monitoring Group. .. . . . . . . . . . . . . . . . . 416