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21/01/2016 (Brève 647) Vérité : portrait d’un criminel fameux : le pervers chef de la police Abdillahi Abdi Farah (Par notre correspondant)

Abdillahi FarahAbdillahi Abdi Farah, dit Grandes oreilles est né à Djibouti. Durant son enfance, il est allé à l’école du quartier 6 puis à l’école primaire arabique (Nijahiya située au Q 1). Enfant, il était déjà perturbé et le plus souvent, il rodait autour des marchés avant d’aller les cours car il n’aimait pas étudier. Heureusement pour lui, son père déjà âgé, qui exerçait le métier de boucher au marché central, l’a poussé et l’a encouragé à suivre et à poursuivre ses études. Le petit Abdillahi, qui n’avait pas de volonté, est allé suivre l’enseignement secondaire au Lycée de Djibouti.

Apres avoir quitté l’école sans aucun diplôme, le petit se retrouva dans la rue où il fréquentait les délinquants et les cancres qui pulullent. C’est à cette époque qu’il commença « à brouter » du mauvais Khat (KARABA). Toujours mal habillé, le plus souvent en fouta avec une paire de samara abimée, il rodait autour des majliss pour mendier quelques branches à des amis plus aisés.

Il faut reconnaître que le jeune Abdillahi n’a pas eu une enfance facile car ses parents étaient modestes et ils n’avaient pas les moyens financiers suffisants pour satisfaire leurs progénitures. Alors le jeune garçon se tourna vers la famille de sa mère où il a trouvé aide et assistance. Vu que son père était devenu malade et n’avait plus emploi ce garçon solitaire et (encore !) naïf n’avait pas le sens ni le savoir-faire pour décrocher un petit emploi afin d’aider la famille. Il était lent, timide et surtout paresseux. Il aimait assister aux matchs de football des plus grands dans les terrains vague des alentours.

Si Abdillahi est aujourd’hui à la tête de la police, c’est grâce à un officier de police qui était à l’époque le chef du cabinet et qui l’a pistonné auprès du General YacinYABEH, l’ami d’enfance du fils de l’Oued dont vous connaissez l’histoire et la fin tragique.

Devenu Lieutenant il a dirigé une compagnie d’intervention stationnée à l’état-major, mais il n’avait aucune expérience du commandement d’une unité. Il continua de brouter nuit et jour et surtout à imaginer le moyen d’approcher le chef. Agissant comme un serpent, il se faufilait pour espionner les vieux officiers expérimentés et pour rapporter leurs propos à la hiérarchie supérieure (le général Y Y).

Durant 10 années consécutives, il sera le chouchou du Général. Ce qui lui permettra d’obtenir du galon. Nommé à différents postes à responsabilité tels que le commandement du Détachement de la sécurité publique, le corps urbain et surtout la sécurité du quartier commerçant. C’est à cette période qu’il a commencé à « apprivoiser » les riches Arabes et les commerçants somaliens de la place. Cette étape marque le début de son enrichissement personnel : il détournait à son profit les services payants, les dons, les Hakoulas, la caisse de contravention. Il fournit à chaque commerçant un garde du corps et un chauffeur policier.
Petit à petit il « monta » une petite entreprise dont il était le patron et son compte bancaire se gonfla de jour en jour. Il pu investir dans l’achat de bus, de terrains, des propriétés de luxe, et s’offrir de voyages dans le monde financés avec de l’argent sale.

Ayant le sentiment d’avoir réussi, « grandes oreilles » qui était toujours aussi naïf et qui ne prenait aucune précaution pour masquer ses activités illégales, s’est endormi sur son bonheur passager, goûtant aux plaisirs de l’argent facile.
Toujours dominé par une ambition sans limite et un égo sur-dimensionné, il manoeuvra pour se rapprocher de la cour du dictateur viant plus particulièrement la famille du tyran avec l’objectif de déboulonner le général YY qui l’avait tant soutenu pour gravir les échelons. Ingrat il a été puni, comme vous allez le voir.

Dès qu’il a compris le manège infâme de celui qu’il avait tant protégé, le Général lui donna un bon coup de matraque en lui retirant sur le champ toutes ses responsabilités pendant une année et en l’assignant à résidence pour trahison.

Abdillahi, n’a pas ménagé aucun effort pour accéder au sommet de l’institution et à des postes qui auraient dû être confiés à des personnes compétentes et dévouées au service du peuple et non du dictateur.

Mais, comme vous le savez, sous le règne de ce tyran, nul besoin de justifier d’une expérience ou de compétence, il suffit d’avoir le soutien de la dame de fer pour accéder au sommet d’un service et de s’engager à accomplit avec zèle et sans état d’âme toutes les missions spéciales qui sont demandées, surtout si elles sont illégales et inhumaines, en contradiction avec les valeurs morales et les principes de notre République, de notre Religion et de notre Culture.

Peu à peu il finit par prendre conscience que son enfance passée dans la précarité n’a jamais cessé de le ronger.

Devenu l’un des protégés de la dame de fer, assidu, nettoyeur, informateur et profiteur, Abdillahi a dû en échange des faveurs qu’il recevait tremper ses mains dans le sang et accepter toutes les compromissions, les complicités. En plus :
– il participe à des réunions avec la famille royale
– il remplit des missions immorales, criminelles et pire encore
– il concocte des plans pour détruire les opposants
– il coordonne de nombreux « coups tordus » à accomplir dans le pays pour assurer la domination du clan
– il assiste de près ou de loin à des assassinats ciblés,
– il a apporté sa contribution personnelle aux opérations visant la destruction du peuple Afar,
– il a recruté, formé et équipé une milice spécialisée, composée de jeunes délinquants dont les missions sont directement en rapport avec la violence, les menaces, et les intimidations des leaders d’USN.

Les casernes de police sont devenues des centres d’hébergement où les nouvelles recrues, sans formation en provenance des pays voisins, attendent leur affection dans les milices de répression.

Abdillahi a outrepassé la loi et les règlements qui régissent le rôle et la mission du patron de l’institution policière et il a commis des actes contre les citoyens de la nation :

– C’est l’homme qui a vendu 500.000 passeports Djiboutiens aux étrangers résidants (Hargeisa- Jijiga)
– C’est l’homme qui a délivré 100.000 cartes d’identités Djiboutiens aux proches du clan au pouvoir. Il a falsifié ou créé des nouveaux dossiers dans les fichiers de la Police pour intégrer en masse des étrangers. (Sur injonction de la Qabyo)
– Il a détourné des sommes très importantes du budget de fonctionnement de la police

Abdillahi est maintenant un élément du clan à part entière et il en partage toutes les dérives. Corrompu, éloigné du peuple, il n’a plus la conscience de la réalité et n’ayant pas grandi dans le respect d’autrui et de la bienfaisance et des valeurs traditionnelles de notre société, il ne sait pas agir autrement qu’avec violence.

A l’image du dictateur et de son épouse, il divise du sein du personnel du corps pour mieux régner, il n’accorde ni aide ni assistance aux policiers et à leurs familles :

– Révocations ethniques de masse (Fourlaba, Afars, Walaldon, Wardik, Horonee)
– Licenciements abusifs des policiers dès qu’ils expriment l’idée de respecter les Lois,
– Mises à la retraite anticipée d’ officiers expérimentés
– Mesure d’éloignement ou mutations à titre de sanction,dans les cercles de l’intérieur sans motif
– Expulsion des familles de policier de leurs logements dans les casernes en détruisant leur bien et en redistribuent les logements à des proches, serviles et obéissants
– Refus des droits à la pension pour les policiers
– Mise à l’écart de toutes responsabilités des hommes compétents.

Grandes oreilles a mis sur pied une milice composée de jeunes voyous et de délinquants constitués en groupe d’intervention sous l’autorité d’officiers promus au choix tels que :

– Commandant Elmi Jesse
– Capitaine Cher Chee
– Lieutenant Abdo
– Capitaine mohamed Miguel
– Sous-lieutenant Hassan
– Lieutenant Ali
– Adjudant Guedi
– Adjudant Osman

Les noms de ces mercenaires à la solde du régime seront ajoutés à la liste déjà longue et tenue à l’étranger, des criminels (Officiers militaire, gendarmerie, police, garde républicaine).

Abdillahi n’est pas un officier supérieur. Parce qu’il est incapable d’assumer et d’encadrer un travail juste et honnête. Il n’est pas non plus un responsable qui mesure ses actes et sa façon d’agir, car dès que la Qabyo ronronne, il se déchaine, il perd le contrôle, il devient agressif et il commet des actes odieux envers le peuple.

Il y a longtemps que le peuple a constaté que cet officier zélé est une personne perverse et brutale, car il donne des ordres ciblés pour museler les opposants.

On murmure ici que Grandes oreilles, mais cela reste à confirmer, que cet officier paranoïaque aurait plusieurs problèmes inscrits sur son carnet de santé,
– Diabète, cholestérol, trouble du sommeil, problèmes rénaux, problème de vision, problème de communication. Sans ne pouvoir valider ces rumeurs, j’y vois la rancune qui le ronge, l’ingratitude qui le hante, l’agressivité qui l’affaiblit.

Son patrimoine

Il est un patron en parallèle et il manipule des montagnes d’argent
Il est associé avec des grands commerçants de la place
Il dirige d’une grande société de construction
Il participe au partage des appels d’offre pour des projets colossaux,
Il convoque les directeurs des banques de la place pour leur imposer de valider des actes de prêts en faveur de ses proches.
Il fait produire des parpaings et des briques dans la caserne de police pour les revendre
sur le marché, à son seul profit.

Le chef Abdillahi à un dossier très complet :

– disparitions inexpliquées
– assassinats ciblés
– exécution extrajudiciaire
– harcèlement des journalistes et de la presse
– harcèlement des défenseurs des droits humains
– arrestations arbitraires
– détentions illégales
– violation et destruction des domiciles des opposants
– humiliation des citoyens modestes

Voilà le portrait du chef de la police, l’un des bras armés du régime. C’est un homme qui adore le pouvoir et l’argent sale mais qui oublie que la belle vie ne dure qu’un instant très court qu’il devra rendre des comptes au peuple le jour J et ensuite éternellement au très Haut……..

15/03/2012 (B647) Coucou les revoilà ! Mais pas du côté où ils étaient attendus ! Aujourd’hui les Ethiopiens semblent avoir effectué des frappes en territoire érythréen … (20 minutes.fr)

L’armée éthiopienne attaque des bases rebelles en Erythrée

L’Ethiopie a attaqué ce jeudi des bases rebelles en Erythrée voisine, accusant son grand ennemi d’entraîner des insurgés ayant mené des raids transfrontaliers.

Il s’agit de la première attaque des troupes éthiopiennes en territoire érythréen depuis la fin de la guerre de 1998-2000 qui a fait 70.000 morts.

L’Ethiopie accuse Asmara de soutenir les groupes séparatistes éthiopiens dont un mouvement rebelle, le Front révolutionnaire démocratique uni de l’Afar, qu’il accuse d’avoir tué cinq touristes occidentaux en janvier dernier.

Un porte-parole du gouvernement éthiopien, Shimeles Kemal, a déclaré que l’armée avait attaqué trois localités du sud-est de l’Erythrée – Ramid, Gelahbe et Gimbi.

14/03/2012 (B647) Courrier des lecteurs / Point de vue. L’opposition djiboutienne en Europe a-t-elle perdu le nord ?

Tout d’abord, mes félicitations et mes encouragements à toute l’équipe de l’ARDHD pour son courage et sa fidélité au service de la démocratie à Djibouti.

Ensuite, j’aimerais faire partager mon analyse par rapport à l’article d’Afrique-Asie et surtout la création d’une nouvelle coalition nommée CNDD présidée par M. Mohamed Kadamy, Président du Frud.

D’abord j’aurais aimé qu’il précise de quel Frud, il réclame la présidence ? Je croyais qu’il dirigeait un front armé mobilisé pour combattre la dictature d’IOG.

Mais, après avoir regardé le reportage d’Africa 24, je suis un peu perdu, car il semblerait que le Frud qu’il affirme représenter soit devenu un parti politique.

Le problème pour moi, c’est qu’il y a déjà un parti Frud à Djibouti, qui est membre de l’UMP. A cette confusion, s’est ajoutée ma surprise en découvrant cette affirmation: « le jour où la sécurité ne cherchera pas les opposants, il est possible qu’il y ait un retour de tous les opposants ». Est-il mal informé ? Depuis le temps qu’il n’est pas rentré au pays …

Il est important qu’il sache qu’il y a des opposants dans le pays qui combattent pacifiquement la dictature en bravant tous les risques et en assumant les harcèlements policiers.

Par ailleurs, j’ai quelques difficultés à comprendre personnellement la stratégie de la CNDD et ce, pour plusieurs raisons :
1) Pourquoi ne sont-ils que trois personnalités ?
2) Quels sont ses moyens d’action à l’extérieur et à l’intérieur ?
3) Quels sont les objectifs et le programme d’action ?

Permettez-moi de douter, même si cela n’engage que moi de l’efficacité d’une alliance entre un parti illégal à Djibouti (donc interdit de manifester) et un front armé (devenu parti politique ?), qui n’a créé aucun rapport de force militaire sur le terrain et dont les combattants ont pris les armes justement parce qu’ils ne croient plus aux manifestations pacifiques pour créer ce rapport de force politique.

Je n’ai pas beaucoup de diplômes, mais je suis pratique et informé de la vie politique dans mon pays depuis 20 ans. Aujourd’hui je suis perplexe.

D’un côté, je ne comprends rien à ce qui se passe dans l’opposition qui se retrouve dans la CNDD. Est-ce une alliance de personnalités qui se préparent à rentrer au pays pour pallier le vide que la mort de l’UAD a généré ?

D’un autre côté, les actions de l’UMD en faveur de la population ne sont pas très visibles (c’est le moins que je puisse dire !).

Enfin les photos des meetings d’Obock et de Tadjourah animés par l’ARD prouvent que beaucoup de gens sont prêt à se mobiliser, si on va vers eux et si on leur apporte des réponses. La population est disposée à lutter pacifiquement pour obtenir la fin de la dictature, mais elle a besoin de guides crédibles !

Merci à l’équipe de l’ARDHD (si elle le peut ?) de nous expliquer la position, le rôle et les objectifs du CNDD dans le contexte actuel, afin que nous puissions mesurer sa pertinence au regard des aspirations fondamentales de la population.

Hassan Ali O.

13/03/2012 (B647) Les victimes du Prince des Noisettes, (pardon !) de Mohamed Moussa Chehem – ancien ambassadeur de Djibouti en Belgique, dont les frasques et les violences sont bien connues – s’organisent au sein d’une association, pour mettre en échec son projet d’établissement en Belgique. (Article illustré le 14/03 à 17h00 CET avec une caricature de Roger Picon)

L’Association des victimes de Mohamed Moussa Chehem invite toute personne ayant fait l’objet de mesures arbitraires de la part de ce serviteur zélé de la dictature en place à Djibouti depuis 1977 à nous contacter à cette adresse mail : maskinicakki@yahoo.fr .

Par cet appel notre association vise à boucler la liste des victimes en vue de déposer une plainte contre Monsieur Mohamed Moussa Chehem pour « atteinte à la dignité de la personne humaine » au cas où celui-ci verrait son séjour régularisé en Belgique malgré notre protestation.

Le président de l’AVMC
MASAKINTICAKKI

___________________________________ Note de l’ARDHD

Pour celles et ceux qui aimeraient retracer les frasques, les injustices et les violences commises par ce haut dignitaire de la dictature, nous leur rappelons qu’ils peuvent consulter le dossier que l’ARDHD a réuni depuis plus de dix années.

http://www.ardhd.org/moussa.asp

13/03/2012 (B647) Un lecteur nous adresse une contribution sur l’histoire de Djibouti (1ère partie)

Première partie : Une brève histoire de Djibouti . Haji Dideh et Bourhan bey.

En 1865, les Français s’installèrent à Zeilah.

Ils prirent contact avec les chefs de la ville. La ville de Zeilah était alors dominée par les Gadaboursis. Le 25 mai, le consul de France Henri signa un traité avec l’Ougass des Gadaboursis, Ougass Nour ougass Robleh. Il était le principal chef de la ville et de toutes les villes aux alentours.

Zeilah, la capitale du royaume d’Adal attira l’appétit des puissances étrangères.

Les Egyptiens avaient eu de vives altercations avec l’Ougass des Gadaboursis et certains chefs de la ville. Un auteur égyptien raconta d’ailleurs cet incident dans le livre intitulé « Les Gadaboursis et l’Egypte ».

Après les Français, les Anglais occupèrent Berbera et le reste du Somaliland. Ayant pris possession de la région, les Anglais sommèrent Paris de quitter la ville de Zeilah, qui était le port principal pour acheminer le commerce de l’Ethiopie. Paris négocia un traité avec les Anglais, qui leur cedèrent, en échange, de petites îles sans importance.

Pour Paris, il fallait sauver la face.

Mais le traité officiel signé entre la France et les Gadaboursis stipulait aussi que l’Ougass de Gadaboursis était le protecteur des Issacks (Habar awal). Quand la France commença à quitter Zeilah, certains dignitaires de la ville se déplacèrent avec elle. Parmi eux se trouvaient Haji Dideh et Bourhan Bey, le grand père d’Ali Aref.

La France, ne sachant pas quel nom donné à ce territoire nouvellement acquis, consulta MM. Haji Dideh, d’origine Gadaboursi-Somali et Bourhan Bey d’origine Afar.

Haji Dideh proposa "la côte française des Somalis" et Bouhan suggéra "la côte française des Somalis et des Afar".

Constatant leurs divergences, le gouverneur était dans l’incapacité de faire un choix. Il leur donna un délai pour qu’ils se mettent d’accord.

Haji Dideh consulta certains notables Gadaboursis et leur dit :
– Ecoutez frères, je veux que vous me prépariez une très belle fille pour que je la marie à Bourhan, et ensuite, on obtiendra tout ce que l’on veut de lui.

Quelques temps après, ils se présentèrent accompagnés d’une très belle fille du clan Abrayn-Gadaboursi. Le mariage fut célébré l’avant-veille du jour fixé par le Gouverneur pour décider enfin du nom à donner au territoire.

Après la prière du matin, Haji Dideh envoya un émissaire pour chercher Bourhan Bey. Mais comme il avait festoyé toute la nuit, il était trop fatigué pour se lever, alor il remit sa canne pour se faire représenter devant le gouverneur.

Haji Dideh prit la canne et se rendit chez le gouverneur Léonce Lagardequi s’étonna de l’absence de Bourhan Bey.

– Alors, monsieur Haji Dideh, où est monsieur Bourhan ? demanda le gouverneur.
– Le voici, dit Haji Dideh !

Il montra sa canne. A cette époque là, la canne d’un notable pouvait représenter la personne même. Le gouverneur accepta et demanda quel nom avaient-ils choisi pour le territoire ?

Haji Dideh dit :

– Côte française des Somalis.

Le gouverneur nota le nom et Djibouti devint "la côte française des Somalis".

Les écoles de la République oublient d’enseigner ces "détails" et ces hommes qui ont fait l’histoire de notre pays …

12/03/2012 (B647) Radio-Trottoir : les lecteurs nous envoient des informations. Parmi elles, certaines ont été confirmées par LOI, d’autres devront être recoupées, avant que nous puissions garantir l’exactitude… Mais, comme le dessine Roger Picon, le Carnaval de Djibouti bat son plein … Dommage qu’il soit aussi méconnu !!!

Scandales à la BOA-Mer Rouge ?

Selon des sources différentes qui ont été recoupées, deux banquiers haut responsables de la BOA-Mer Rouge ont été arrêtés par des éléments du SDS. Il s’agirait de M. Abayazid, représentant les intérêts « djiboutiens » dans le capital de la banque, et le représentant d’origine mauritanienne, de la BOA à Djibouti, qui est membre du conseil d’administration, semble-t-il.

Il faut conserver à l’esprit le récent limogeage « séance tenante » et semble-t-il sans explication de Philippe Bouyaud, directeur de la BOA-Mer Rouge (Cf LOI). Il se murmure qu’un dossier d’accusation de pédophilie serait en préparation « a posteriori » pour l’empêcher de déposer une plainte et justifier son extradition immédiate et définitive.

Même Mohamed Hassan Houssein dit Bana Bileh, le n° 3 de la Banque et fondé du pouvoir aurait été interpellé et interrogé pendant 4 heures par la gendarmerie, puis présenté au tribunal. Est-il visé du fait qu’il est un proche parent de Guedi Hared ?

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Renversement brutal de statut pour des proches de la famille Guelleh

Par ailleurs, Ali Elmi dit Ali Ous, un proche de la famille Guelleh, ancien directeur de l’ONG Nomade Aide, qui était jusqu’à maintenant un puissant client et un client favorisé de la BOA-Mer Rouge aruait été arrêté la semaine dernière puis sévèrement torturé pendant 3 jours dans la brigade de la mort du SDS. Transféré ensuite plus mort que vif, à la brigade de la gendarmerie où il se aurait passé 2 jours. Au final, Ali Ous a été présenté au « tribunal du soir » et jeté enfin dans la sinistre prison de Gabode.

Ali Ous aurait-il été puni pour avoir révélé des données bancaires confidentielles concernant des détournements d’argent au profit du régime dictatoro-mafieux et ses parrains ? On parle en particulier d’informations concernant le fond investi dans le projet de connexion de Djibouti au câble sous-marin chiffré a plus de 7 milliards, les frais d’installation d’une franchise Coca-Cola à Hargeisa appartenant à Djama Haid, le directeur de la Banque centrale et frère de la dernière dame ainsi que des marchés florissants au Somaliland pour le compte d’Ali Abdi Farah, ex-ministre mais toujours proche de Paulette. On évoque aussi des révélations concernant de grosses sommes d’argent « empruntées » (sans espoir de retour ?) par le régime à cette banque afin de payer les salaires des agents de l’Etat que le Trésor public n’a plus les moyens d’assumer.

A l’origine du renversement de statut d’Ali Ous, il y aurait eu un échange verbal sévère entre Guelleh et lui. En plus des tortures physiques, de l’incarcération abusive, le bateau de commerce et de nombreux biens immobiliers, propriétés de cette personne, auraient été saisis.

Kadir Ismaël Guelleh, directeur de l’ADDS, un autre proche de la « famille dominante » serait lui aussi passé au statut « disgrâce ». Récemment limogé et privé de son passeport, il attend que Pharaon édicte sa sentance sans appel (qui sera confirmée ensuite par un juge aux ordres … !).

Le nouveau directeur de l’ADDS, Mahdi Mohamed Djama est un proche de la dernière dame. Il a commndé un audit financier de l’agence, dont les conclusions dévoilent un trou de 60 millions fdj, qui auraient disparu. Le rapport pointe du doigt la gestion de Kadir.

Même son épouse, Degmo Mohamed Issack ne semble pas être épargnée par la « chasse aux sorcières » que de cette dictature-mafieuse a lancé et qui atteint maintenant, même des proches.

Degmo a été démise de toutes ses fonctions : secrétaire générale de l’UNFD, vice-présidente de la pseudo-commission nationale des droits de l’homme d’Ali Sous Dormeur « dit le Zozo de service » et membre des parlementaires de l’Union africaine.
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Du nettoyage à DjibClean ?

La société privée de vigiles DjibClean, dirigée par un cousin proche de Guelleh (qui serait surtout la société-écran qui faciliterait les transfert de l’argent sale de la famille Guelleh et de ses proches vers les banques canadiennes et américaines) vient de son agréement retiré.

On dit qu’il aurait proféré des menaces de mort à l’encontre d’Ali Hassan Bahdon, ministre de l’emploi et mari de l ’une fille de la dernière dame.

Mais le propriétaire de DjibClean a du oublier que les ministres actuels ne sont que des pantins qui n’exercent leurs fonctions que sous les ordres du Parrain Guelleh, dont il est, lui aussi, un proche parent.

Voilà que cette dictature kleptocratique entre en pleine folie. Une fébrilité extrême s’est emparé de plus haut-dirigeants qui cherchent à étouffer toutes les preuves de leurs détournements de fonds et de blanchissement d’argent sale provenant de tous les trafics mafieux, y compris les bénéfices issus de la piraterie.

Faut-il rappeler que Djibouti enregistre chaque mois plusieurs nouvelles entreprises et que la plus petite d’entre elle réalise un chiffre d’affaires de plus de 10 millions €. Ce n’est certainement pas par hasard que de nouvelles banques poussent comme des champignons, même dans les quartiers les plus reculés de la ville. Bientôt chaque quartier aura sa petite banque sans compter les hawalada florissant. Niches fiscales ? alors que la pauvreté touche maintenant la plupart des ménages djiboutiennes.

Quelle misère !

Ainsi va la pauvre Cité-Etat de Djibouti, devenue le lieu privilégié de rencontre de la mafia-transrégionale et un paradis fiscal (havre de paix ???) pour tous les trafiquants y compris les pirates.

11/03/2012 (B647) Deux communiqués de l’ARD à propos de la tournée que ses dirigeants ont effectuée à Obock et à Tadjourah et de l’état de sous-développement de la région, en particulier en matière de santé …

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

COMPTE RENDU
DE LA TOURNÉE DE MOBILISATION DANS LE NORD

Djibouti, le 11 mars 2012

Une délégation de l’ARD, conduite par son 1er vice-président M. Adan Mohamed Abdou et comprenant MM. :
– Mahdi Ibrahim A. God, 2ème vice-président
– Kassim Ali Dni, secrétaire général,
– Mohamed Ali Abdou, secrétaire à l’information et porte-parole,,
– Cassim Ahmed Dini, conseiller politique,
ainsi que de nombreux cadres, dont Habib Houmed et Ali Mohamed, respectivement responsables de la Jeunesse et de la mobilisation, s’est rendue du 7 au 10 mars 2012 à Obock et Tadjourah.

Mercredi dernier, les dirigeants de l’ARD, venus par mer, ont débarqué à l’escale d’Obock peu après midi, accueillis par plusieurs centaines de militantes et militants brandissant des banderoles où l’on pouvait lire « Obock avec l’ ARD » ou encore « Bienvenue chez vous ». La foule grossissante a accompagné la délégation àpied .sur plus d’un kilomètre, du débarcadère jusqu’à la résidence du défunt fondateur de l’ARD, sous les you-you des femmes.

Dans l’après-midi, la délégation a tenu une réunion de travail à l’annexe du parti, située au centre-ville, avec les comités locaux des femmes, sages et jeunes, dans la ferveur militante des grands jours. Un état des lieux sans concession a été dressé, à la suite duquel un comité régional renforcé et démocratiquement désigné a été mis en place.

Le lendemain jeudi 8 mars (journée internationale de la femme) , L’ARD a tenu imposant meeting populaire devant son siège d’Obock. Les observateurs locaux présents sur les lieux ont reconnu que ce meeting avait rassemblé près de 80% de la population de cette ville historique, totalement abandonnée par les pouvoirs publics.

Dans la soirée, la délégation ARD s’est entretenue avec des notables et a pris bonne note de leurs doléances et frustrations : chômage quasi-général, refus de délivrance des pièces d’identité nationale, distribution partisane des aides internationales, effondrement des services de santé, etc. (voir note annexe).

Vendredi matin, dès 8 heures, la délégation a fait route vers l’autre capitale régionale, Tadjourah, où elle est arrivée vers 9 heures. Dès 9h 30, plusieurs centaines de militantes et de militants sont venues au domicile du Président de l’ARD, situé au nord de la ville, dans le quartier de Marsaki, pour escorter la délégation jusqu’au bord de mer, où se trouve l’annexe. Le meeting proprement dit a débuté à 10 heures devant une foule immense et enthousiaste, scandant à tue-tête : « Tadjourah 100% ARD ! »

Là aussi, après une réunion de travail avec les responsables de l’annexe dirigée par Youssouf Ambassa, les mêmes doléances qu’à Obock ont été transmises par les femmes, les vieux et les jeunes.

Partout, le même message a été transmis par les orateurs de l’ARD : la Lutte continue ! Ils ont dressé l’état des lieux catastrophique du pays, sous la férule de ce régime à bout de souffle et en voie d’implosion. Ils ont également insisté sur la nécessité d’une refondation de l’opposition, tendant à renforcer l’unité d’action afin de davantage mobiliser toutes les composantes de la communauté nationale.

Enfin, une visite de courtoisie a été rendue au Sultan de Tadjourah en son Miglis.

La délégation de l’ARD a repris le bac samedi vers 13heures en direction de Djibouti.

A Obock comme à Tadjourah, la population a rendu un vibrant hommage à Mahdi Ibrahim, pour son courage et sa détermination dans la lutte pour l’Egalité et la Démocratie.

Le secrétaire à la Communication
Mohamed Ali Abdou

_____________________________ Communiqué N°2

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT – ARD

 

 

 

Djibouti, le 11 mars 2012

note

Le sous-développement imposé


Lampes « solaires » – un don international – mais qui sont vendues en réalité…
A Obock et à Tadjourah, les populations ont unanimement condamné la volonté du régime de les maintenir dans des conditions de vie catastrophiques. Accentuant les effets d’un chômage quasi-généralisé, l’effondrement des services sociaux inquiète par son ampleur : toiture arrachée du dispensaire d’Obock, cimetière d’ambulances à Tadjourah, eau courante sporadique dans les deux villes.

Le détournement des aides alimentaires à des fins partisanes (distribution à condition d’être encarté au RPP) est également condamné, à commencer par les plus hautes autorités traditionnelles.

Lesquelles sont enfin choquées par le nouveau scandale qui secoue le conseil régional de Tadjourah. La communauté internationale a offert un important lot de lampes solaires, destinées à permettre aux écoliers dont les foyers, très nombreux, sont dépourvus d’électricité, de pouvoir étudier le soir. Ces lampes sont vendues par le « conseil régional » de Tadjourah, au lieu d’être gracieusement distribuées aux innombrables nécessiteux, ce qui réduit considérablement les chances de succès scolaire.

Il y a là une volonté idéologique délibérée de la part du régime d’exclure certaines régions de toute politique de développement, même avec un financement extérieur. Cette politique de développement séparé (exacte définition de ce qu’était l’apartheid en Afrique du Sud) rencontre une légitime résistance des opprimés.

L’état des services de santé !!!

Cimetière des ambulances


Cour du dispensaire de Tadjourah

 

Le secrétaire à la Communication
Mohamed Ali Abdou