01/05/03 ( B195) Communiqué de la LDDH alertant l’opinion publique au sujet des nouvelles perquisitions illégales qui ont été conduites par la Police de Guelleh à son domicile et au siége du parti.

 

Le
Président



NOTE D’INFORMATION
DU 27 AVRIL 2003

Depuis
le 20 avril 2003 le Président DAHER AHMED FARAH est en DETENTION ARBITRAIRE,
ceci jusqu’à la preuve du contraire.

 

Les
” voyouteries ” qui consistent à s’emparer par la force les matériels
des journalistes, est-ce que ces ” voyouteries ” continuent-elles encore
en République de Djibouti. Si la réponse est oui, alors ceci est
une infraction très très grave, et constitue une violation flagrante
à la liberté de la presse.

DAF est-il un criminel ? Alors
là non, vraiment pas du tout !


DAF
est-il un terroriste ? Alors çà non, c’est pas du tout son genre
!

Mais alors
pourquoi cet acharnement ? pourquoi alors jeter DAF dans la
” cellule
des gangsters ” de la sinistre prison de Gabode sous très haute sécurité
?

Mais alors
pourquoi l’écrouer comme un vulgaire délinquant avec des méthodes
toujours pénales aux aspérités de haines viscérales
?

THAT’S THE
BIG QUESTION !

Le
dimanche 20 avril 2003, le Président Daher Ahmed Faraf DAF a été
traduit devant la Juge d’Instruction Madame Habiba, et incarcéré
le jour même par mandat de dépôt établi par la Juge
d’Instruction et ce sur plainte du Chef d’Etat Major à la Défense
le Général Zakaria.

Le
samedi 26 avril 2003, après avoir entendu à nouveau le Président
Daher, la Juge d’Instruction Madame Habiba a maintenu le dépôt, et
son retour dans la même cellule de
la sinistre prison de Gabode.

Le
27 avril 2003 le matériel d’impression du Renouveau djiboutien fut saisi
par la force.

Sur
des recherches.

Des
sympathisants de la LDDH n’ont pas manqué durant une semaine de traîner
à longueur de journée les couloirs du Palais de Justice, afin de
savoir, afin de comprendre les raisons profondes, les raisons urgentes, les véritables
raisons qui ont poussé la Juge d’Instruction Madame Habiba à émettre
un mandat de dépôt, à mettre le Président Daher Ahmed
Farah en détention provisoire indéterminée, ou plus clairement
en Détention Arbitraire, alors que la Juge d’Instruction avait toutes les
possibilités de le convoquer tous les jours si l’affaire avait une grande
importance, mais en fait cette affaire semble être un simple délit
de presse .

Mais
rien n’a filtré ! On dirait qu’il s’agit d’un ” secret d’Etat “,
et c’est à se demander si DAF sera définitivement condamné
” pour raison d’Etat, ou si DAF sera définitivement en Détention
Arbitraire jusqu’à la fin des prochaines élections présidentielles
de 2005 ?

Motifs
du mandat de dépôt, motifs de la mise en détention arbitraire
de DAF.

En réalité
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’arrive pas à connaître
exactement le chef d’accusation, d’autant plus qu’un simple délit de presse
ne nécessite nullement un mandat de dépôt, car il ne s’agit
ni d’un complot contre l’Etat, ni d’un crime crapuleux, encore moins d’un important
détournement des deniers publics .

Toutefois,
l’on est en droit d’estimer qu’il s’agit encore d’un bras de fer entre :

la plume d’un journaliste fouinard et courageux, d’une part ;
– et des jugements
iniques en pénal, jugements iniques forts musclés et à fortes
colorations politiques, d’autre part.

En
effet, la situation est excessivement très grave, et très difficile
à comprendre.


La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète face
à ces abus ;

La
LDDH considère ce mandat de dépôt comme une mise en Détention
Arbitraire, et elle lance un Appel pressant à tous les Défenseurs
des Droits de l’Homme, de se mobiliser et d’envoyer des Observateurs en vue de
constater les conditions de cette Détention Arbitraire ;

La
LDDH exprime sa solidarité la plus totale avec l’ensemble des journalistes
de Djibouti, et elle demande et encourage les journalistes affectés par
ces abus, par ces violations de la liberté d’expression et celle de la
presse, de prendre toutes les dispositions auprès du Ministre de l’Intérieur
pour la tenue vendredi prochain, après la prière ” vendredicale
“, la tenue d’un siting pacifique devant la prison de Gabode.



NOEL ABDI Jean-Paul