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31/08/2013 (Brève 195) ALERTE ROUGE – Le Point / Djibouti: les fils du juge Borrel dénoncent des pressions

Les fils du juge Borrel ont demandé samedi au président de la République et aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères d'”agir sans délai” pour que cessent menaces et pressions deDjibouti pour obtenir l’extradition d’un témoin-clé dans cette affaire.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Il a été interpellé au Yémen la semaine dernière, selon son avocat Me Luc Cambier, qui redoute son renvoi vers Djibouti. Mais les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé.

Dans un communiqué de leur avocat Me Laurent de Caunes, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, demandent à François Hollande et à ses ministres, “ainsi qu’à tous les responsables politiques attachés à la défense des droits de l’Homme, d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition”.

“Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration”, ajoutent-ils.

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que “la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti” Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, “entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France”, affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son coprs étaient en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

02/05/03 ( B195) Alliance Arrey Djiboutienne du Canada nous adresse la liste des personnalités qu’elle considére comme les auteurs de crimes, de délits et de soutien à la dictature de Djibouti. Le Bottin du crime à Djibouti ?

Avertissement et réserve de responsabilité de l’ARDHD : nous publions ce message sous la responsabilité unique et
entière de l’Association qui nous l’a fait parvenir et qui le signe, car
nous estimons qu’il aura le mérite de sensibiliser la communauté
internationale et les organisations / gouvernements qui soutiennent abusivement
le régime. Cela ne siginifie pas que nous puissions en partager toutes
les affirmations et nous laissons le soin à chaque lecteur de se forger
sa propre opinion.

Il
semble évident, sur la base des informations dont nous disposons, qu’un
certain nombre des personnalités citées puissent avoir été
impliquées directement ou indirectement dans des affaires scandaleuses,
dans des détournements de fonds public, dans des actes de torture, etc..
et qu’elles soient très proches actuellement du système sanguinaire
de Guelleh.

Par
déduction, on pourrait imaginer que si elles n’en partagent pas toutes
les responsabilités, elles acceptent au moins de soutenir l’insoutenable.

Cependant,
il ne faut pas perdre de vue que les niveaux de responsabilité puissent
être très différents pour chacun d’entre eux : donneurs des
ordres, exécutants des ordres, sympathisants, etc .. et nous nous refusons
à faire un amalgamme et à pratiquer la délation systématique.

De
toutes les façons, s’il y a des faits à juger, seule une justice
indépendante serait habilitée à le faire et nous n’en avons
ni la compétence ni le droit.

Cela
dit, nous ne saurions qu’encourager les victimes d’actes répréhensibles
de déposer des plaintes devant les justices européennes susceptibles
de les instruire. Plusieurs associations s’offrent de les y aider si elles le souhaitent et si elles le jugent nécessaires pour mettre un terme aux violations systèmatiques des Droits de l’Homme qui sont commises chaque jour par le régime et par ses équipes.


Djiboutian
most wanted criminels leaders:

Nous
lancons un appel aux communautes internationale de faire savoir que la liste suivant

concernent a traduire des criminelles qui gouvernent la Republique de Djibouti
devant
la cour de jusitce de notre pays ou la cour internationale de La Haye en Holland
pour
des crimes contre humanite et detournenemt des biens publiques.

Voici
la Liste des criminels Djboutiens :

Hassan
Gouled Aptidon et sa famille
Ismail Omar Guelleh et sa femme Kadra Haid et
sa famille
Mahamoud Haid et sa famille
Hassan Said dit Madoubeh
La femme
du defunt General Yassin Yabeh
Aden Robleh Awaled
Ahmed Boulaleh Barreh
Moumin
Bahdon Farah et sa famille
Barkat Gourad hamadou et sa famille
Dileita Mohamed
Dileita
Ali Abdi Farah
Hassan Farah Miguil
Abdallah abdillahi Miguil
et sa famille
Yassin Elmi Bouh et sa famille
Fahmi Ahmed Al Hag
Elmi
Obsieh dit Johar et sa famille
Salah Omar (Ancien Maire et Ministre) et sa
famille
Abdikader Doualeh Waiss et sa famille
Ougoureh Kefleh,ancien Frud-Armée
Jean
Marie, Le patron du Frud-Armée
Djama Ali Guelleh et sa famille
Daher
Kahin dit Chideh et sa famille
Le General Fathi Houssein
Le General Zakaria
Ibrahim
Le Colonnel Mahdi Cheik Moussa
Le Colonnel Soubaleh
Le Colonnel
Omar Bouh
Le Colonnel Ali Hassan
Le Colonnel Abdirahman Kahin(Cousin du
Chideh)
Le Commadant Zakaria
Le Capitaine Ladieh(toujour vivant)


A suivre une autre
liste bientôt.

01/05/03 ( B195) 26 avril 2003 La Famille Ali Amarkak nous adresse un communiqué de soutien à Guelleh et un lecteur nous demande de le publier, avec son commentaire personnel.

Famille
Ali Amarkak

Déclaration
de soutien de la famille Amarkak à la politique de Son Excellence le président
Ismaël Omar Guelleh

je
voudrais faire un communiqué pour dementir des propos tenus par certains
corbeaux malsains.

je declare au nom de la famille ALI AMARKAK et à
mon nom personnel que les propos avancés (par certains ingras par de la
nation qui sont à la merci de certains services étrangers) sont
completements faux.

La
famille ALI AMARKAK a toujours soutenu la politique de SE LE PRESIDENT ISMAEL
OMAR GUELLEH et que nous le soutenons. Il n’y a jamais eu des arrestations arbitraires
au sein de la famille.


Nous
pouvons dire uniquement que ces messieurs ont été emportés
par la bouteille.
Et nous pouvons dire aussi au Gouvernement BELGE et à
d’autres services étrangers qu’il y a un proverbe djiboutien qui dit :

–
il y avait un vieux monsieux veuf de long date avec deux garçons. Un jour
il dit à ses fils, je voudrais que vous me cherchiez une femme bonne et
divorcée pour me marier. L’ainé dit d’accord mais le cadet s’oppose
et dit si la femme etait bonnes, elle ne serait pas divorcée.

MR
ABDOULKARIM ALI AMARKAK
MR MOHAMED ALI AMARKAK
MR SAHAL ALI AMARKAK
MR
MAHAD ALI AMARKAK
MME IDIL ALI AMARKAK
MME OUBAH ALI AMARKAK
MME NEIMA
ALI AMARKAK

Contact
abdoamarkak33@hotmail.com

________________________________
Note du lecteur

Que
le monde sache les persécutions subies par la famille de : Kadir Ali Amarkak
donc les familles des opposants exilés et veuillez à ce que le monde
sache qu’à Djibouti il n’y a de “Démocratie” que Virtuellement
donc de façade pour plaire aux Grands de ce Monde.

01/05/03 ( B195) A lire sur La NATION, un article surprenant dans le contexte maffieux qui règne au sein de l’équipe dirigeante.

Note
de l’ARDHD : de nombreuses rumeurs et de nombreux échos nous laissent entendre
que Guelleh pourrait avoir eu des intérêts dans le passé dans
des commerces de stupéfiants, ce que nous n’avons pas les moyens de vérifier
et que nous ne pouvons donc accréditer formellement.

Si
c’était le cas, a-t-il cessé ? Nous n’avons pas la réponse.

Cet article
de La Nation pourrait laisser supposer que le Génie se serait acheté
une conduite dans le domaine. Les mauvaises langues n’hésiteront pas à
dire qu’il veut lutter contre des concurrents potentiels sur son territoire. Mais
c’est une autre histoire ….

La
vérité commande de reconnaître que l’importation officielle
de Khat est toujours aux mains de la diaspora au pouvoir et qu’elle en tire de gros bénéfices, se moquant totalement des bonnes intentions affichées, pour amuser la galerie, par La Nation !

__________________________________
Extrait de La Nation

Djibouti
dit non à la drogue

Une
délégation djiboutienne conduite par M.Otban Goïta Moussa,
ministre de la Jeunesse, des Sports, des loisirs et du Tourisme et vice président
du Comité National de Lutte contre les Drogues (CNLD), a participé
aux travaux de la 46ème session de la Commission des Nations Unies sur
les stupéfiants à Vienne ( Autriche) du 15 au 18 Avril 2003.

A
cette occasion, il a prononcé un discours révélateur de la
position djiboutienne vis à vis des drogues devant un parterre composé
des ministres, des délégués, des ambassadeurs accrédités
en Autriche des États membres et des observateurs d’organisations intergouvernementales
ou non-gouvernementales.

Selon
ses propos, cette position est motivée par le besoin impératif de
protéger la jeunesse contre ce fléau.

De
ce fait, la volonté politique du gouvernement djiboutien est confirmée
par la mise en place d’un dispositif visant à lutter contre la prolifération
des drogues.

Considérée
comme une priorité nationale, l’action gouvernementale s’articule autour
:

– d’un Office
central de lutte anti-drogue (OCLAD), chargé de centraliser les données
relatives aux stupéfiants, et d’échanger les informations avec les
pays limitrophes et les ports de l’Afrique de l’Est dans le cadre du Programme
Intégré. Ainsa, sa création a permis plusieurs saisies de
cannabis et de contrebande.


D’un Comité national de lutte contre les drogues (CNLD), chargé
de définir les mécanismes de coordination, de concertation et d’harmonisation
en vue d’établir une stratégie nationale.


D’une Unité Spéciale anti-drogue au Port Autonome de Djibouti, regroupant
la Justice, les Douanes, la Police et Autorités du Port, ayant pour mission
d’empêcher les organisations criminelles internationales d’écouler
ou de faire transiter leurs marchandises. Qualifiée de pièces maîtresses,
cette entité s’est distinguée à deux reprises par la saisie
de substances psychotropes qui seront désormais soumises à une fouille
au scanner de la part des Douanes.


Du renforcement de la Police Judiciaire, qui dispose maintenant d’une Brigade
Criminelle, d’une Police technique et scientifique, d’un laboratoire d’analyse,
d’une Identité judiciaire et d’un Bureau Central National Interpol-Djibouti.


Du développement de la surveillance des côtes, la formation des techniciens
et l’échange d’informations en partenariat avec le Pnucid et les pays voisins
(Ethiopie, Erythrée, Somalie, Yémen) et ceux de l’IGAD par le biais
de la signature des accords bilatéraux.


De la formation des policiers et douaniers auprès des organismes spécialisés
tels que l’Académie Arabe Naïf pour les Sciences de la Sécurité,
et l’Organisation mondiale des Douanes.


De la participation active de la société civile à travers
des actions communautaires en direction des jeunes et des associations féminines
très actives pour une meilleure sensibilisation.

Par
ailleurs, le ministre a précisé que cette évaluation à
mi-parcours a une importance particulière car elle permet de :


réaffirmer la volonté politique de nos États à combattre
ces fléaux qui envahissent nos sociétés, minent nos institutions
et mettent en danger l’État de droit ;


adopter une approche intégrée et coordonnée pour une utilisation
rationnelle des fonds alloués ;


tirer profit des expériences réussies dans certains pays très
avancés ;


mettre l’accent sur la responsabilité partagée, la coordination
interministérielle indispensable, et surtout la coopération international.

Outre
ces axes majeurs de la lutte anti-drogue et dans l’attente d’une élaboration
d’une stratégie nationale, M.Otban Goïta Moussa a révélé
l’activation du plan 2002-2005 par les membres du Comité Nationale.

Dans
ses grandes lignes, ce programme triennal prévoit :


une vaste campagne d’information, de sensibilisation et de prévention auprès
des établissements scolaires, des centres de développement communautaire,
des familles, des jeunes déscolarisés, des associations de quartiers
à travers des exposés, des débats, des rencontres ouvertes,
des prêches religieuses, des concours de chansons, de dessin et d’expositions
artistiques qui incitent les jeunes et les adultes à la réflexion.


Le renforcement des mesures de coordination, des capacités opérationnelles
et d’investigation (collecte de données, contrôle du trafic dans
les points d’entrée et de sortie du territoire national, intensification
des opérations de répression du trafic illicite des drogues dans
les secteurs fréquentés par les trafiquants pour casser les chaînes
d’approvisionnement, etc.)

Au
terme de son allocution, il a relevé les efforts gouvernementaux qui sont
destinés à sauvegarder la jeunesse. ” Cependant, a t-il ajouté,
il reste beaucoup à faire. Le chemin est long et sans une aide extérieure
et une coopération efficace, nous risquons d’échouer “.

Sur
ce, M.Otban Goïta Moussa a exhorté ses auditeurs à concrétiser
leurs objectifs communs en améliorant leur arsenal juridique conformément
aux réalités existantes et aux traités internationaux en
vue de préserver l’avenir de nos populations et dire non à la drogue.

01/05/03 ( B195) A lire sur les Nouvelles d’Addis. Affaire “DAF” : Du procès en diffamation à la tentative d’étouffement d’un parti d’opposition, le pouvoir du président Ismaël Omar Guelleh aurait-il opté pour le “tout répressif” ?

Alors
que Daher Ahmed Farah est emprisonné depuis dix jours, de nouvelles saisies
ont eu lieu ce matin : à son domicile et au siège du Mouvement pour
le renouveau démocratique et le développement (MRD, opposition).
La police “spéciale” aurait agit sans mandat.

Lien
avec l’article : http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/12_depeche03/12140_MDPdafnvellesaisies.html

01/05/03 ( B195) Alerte : Nouvelles saises “record” (!) au domicile de DAF et au siège de son parti.

Après avoir fouillé dimanche,
le domicile de la mére de DAF et après y avoir dérobé
tout son matériel informatique, qu’ils ont refusé de restituer,
les fins limiers de la Brigade de Police sont intervenus, sans aucun mandat, dans
les locaux du parti et au domicile de DAF.

Résultats : une nouvelle rapine
! Témoin ce message reçu d’un lecteur.

“La Police spéciale
vient de procéder à des fouilles au domicile de DAF et au siège
central du Parti :

 

Ils ont emporté
7 machines à
écrire,
1 amplificateur,
toutes les Archives du Renouveau
Les
cartouches d’encre des photocopieurs.”

01/05/03 ( B195) Communiqué de la LDDH alertant l’opinion publique au sujet des nouvelles perquisitions illégales qui ont été conduites par la Police de Guelleh à son domicile et au siége du parti.

 

Le
Président



NOTE D’INFORMATION
DU 27 AVRIL 2003

Depuis
le 20 avril 2003 le Président DAHER AHMED FARAH est en DETENTION ARBITRAIRE,
ceci jusqu’à la preuve du contraire.

 

Les
” voyouteries ” qui consistent à s’emparer par la force les matériels
des journalistes, est-ce que ces ” voyouteries ” continuent-elles encore
en République de Djibouti. Si la réponse est oui, alors ceci est
une infraction très très grave, et constitue une violation flagrante
à la liberté de la presse.

DAF est-il un criminel ? Alors
là non, vraiment pas du tout !


DAF
est-il un terroriste ? Alors çà non, c’est pas du tout son genre
!

Mais alors
pourquoi cet acharnement ? pourquoi alors jeter DAF dans la
” cellule
des gangsters ” de la sinistre prison de Gabode sous très haute sécurité
?

Mais alors
pourquoi l’écrouer comme un vulgaire délinquant avec des méthodes
toujours pénales aux aspérités de haines viscérales
?

THAT’S THE
BIG QUESTION !

Le
dimanche 20 avril 2003, le Président Daher Ahmed Faraf DAF a été
traduit devant la Juge d’Instruction Madame Habiba, et incarcéré
le jour même par mandat de dépôt établi par la Juge
d’Instruction et ce sur plainte du Chef d’Etat Major à la Défense
le Général Zakaria.

Le
samedi 26 avril 2003, après avoir entendu à nouveau le Président
Daher, la Juge d’Instruction Madame Habiba a maintenu le dépôt, et
son retour dans la même cellule de
la sinistre prison de Gabode.

Le
27 avril 2003 le matériel d’impression du Renouveau djiboutien fut saisi
par la force.

Sur
des recherches.

Des
sympathisants de la LDDH n’ont pas manqué durant une semaine de traîner
à longueur de journée les couloirs du Palais de Justice, afin de
savoir, afin de comprendre les raisons profondes, les raisons urgentes, les véritables
raisons qui ont poussé la Juge d’Instruction Madame Habiba à émettre
un mandat de dépôt, à mettre le Président Daher Ahmed
Farah en détention provisoire indéterminée, ou plus clairement
en Détention Arbitraire, alors que la Juge d’Instruction avait toutes les
possibilités de le convoquer tous les jours si l’affaire avait une grande
importance, mais en fait cette affaire semble être un simple délit
de presse .

Mais
rien n’a filtré ! On dirait qu’il s’agit d’un ” secret d’Etat “,
et c’est à se demander si DAF sera définitivement condamné
” pour raison d’Etat, ou si DAF sera définitivement en Détention
Arbitraire jusqu’à la fin des prochaines élections présidentielles
de 2005 ?

Motifs
du mandat de dépôt, motifs de la mise en détention arbitraire
de DAF.

En réalité
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’arrive pas à connaître
exactement le chef d’accusation, d’autant plus qu’un simple délit de presse
ne nécessite nullement un mandat de dépôt, car il ne s’agit
ni d’un complot contre l’Etat, ni d’un crime crapuleux, encore moins d’un important
détournement des deniers publics .

Toutefois,
l’on est en droit d’estimer qu’il s’agit encore d’un bras de fer entre :

la plume d’un journaliste fouinard et courageux, d’une part ;
– et des jugements
iniques en pénal, jugements iniques forts musclés et à fortes
colorations politiques, d’autre part.

En
effet, la situation est excessivement très grave, et très difficile
à comprendre.


La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète face
à ces abus ;

La
LDDH considère ce mandat de dépôt comme une mise en Détention
Arbitraire, et elle lance un Appel pressant à tous les Défenseurs
des Droits de l’Homme, de se mobiliser et d’envoyer des Observateurs en vue de
constater les conditions de cette Détention Arbitraire ;

La
LDDH exprime sa solidarité la plus totale avec l’ensemble des journalistes
de Djibouti, et elle demande et encourage les journalistes affectés par
ces abus, par ces violations de la liberté d’expression et celle de la
presse, de prendre toutes les dispositions auprès du Ministre de l’Intérieur
pour la tenue vendredi prochain, après la prière ” vendredicale
“, la tenue d’un siting pacifique devant la prison de Gabode.



NOEL ABDI Jean-Paul

01/05/03 ( B195) L’aide mortelle des Etats-Unis aux nomades : les OGM à l’estomac pour mourir (Par Elmi Awalleh)

L’ADI
publie une information, datée du 30 avril, qui m’a choqué : aide
des Etats-Unis aux nomades djiboutiens victimes de la sécheresse. Non pas
que je sois radicalement opposé une aide de ce pays, mais compte tenu de
la manipulation génétique opérée dans les produits
alimentaires comme, le coton, le riz doré, le maïs et autres transgéniques.
En fait on appelle pour simplifier les Organismes Génétiquement
Modifiés, connus sous le sigle OGM.

Bien
sûr grâce à la technologie, l’homme se nourrie bien et mieux,
sa santé s’est beaucoup amélioré et sa vie s’est allongé.
Dans le Nord industriel, non dans le Sud. Mais toutes les techniques ne sont pas
bonnes ou quand elles sont mal utilisées, faire des gains à coup
sur et rapidement. C’est en poursuivant un tel but que des pauvres vaches et bœufs
sont devenus fous, ce qu’on a appelé “Vaches folles”. On leur
donnait n’importe quoi sans scrupule pour la santé de l’animal et de ceux
qui vont manger sa viande.

Les
OGM, c’est aussi la même, mais ils touchent les plantes. Le gène
d’une plante, c’est-à-dire son ADN, est modifié par les chercheurs
agronomes. Par exemple on transplante le gène d’une plante au génome
d’une autre plante. La conséquence de cela est une modification de sa composition
protéique d’où dans certains aliments l’augmentation de la teneur
en méthionine. Et cela peut avoir des problèmes pour la santé
humaine. On parle beaucoup d’allergies alimentaires comme un type d’œufs
dans les cantines d’écoles. Dans notre pays où il n’y a pas de structures
du système sanitaire sur les allergies, l’introduction des aliments OGM,
à travers l’aide internationales va augmenter les allergies qui existent,
mais non détectées. Selon les scientifiques, la première
source d’allergie possible par les OGM est liée à l’insertion d’un
gène qui synthétiserait une protéine allergène. Aussi
parce que la transgénèse n’est pas une technique complètement
maîtrisée.

Dans
le monde développé, on donne des informations, il y a une prise
de conscience sur les dangers que représentent les OGM, mais aussi dans
le Tiers-Monde. En avril 2003, il a eu un atelier d’information destiné
aux agriculteurs et aux acteurs de la société civile sur les OGM
au Sénégal. Et en Zambie où le mouvement associatif est fort,
selon Veille Citoyenne OGM, 20 organisations des consommateurs ont demandé
au gouvernement d’assurer la souveraineté et la sécurité
alimentaire ; ont affirmé le choix des consommateurs de leur nourriture,
quelles que soient leurs motivations et cette décision doit être
respectée par le biais de l’étiquetage ; ont déclaré
que la technologie des OGM n’est pas une solution pour la sécurité
alimentaire en Afrique et enfin que le problème de sécurité
alimentaire est surtout dû aux problèmes de distribution et à
la faible rentabilité des techniques agricoles actuelles, et pour cela
que les pays africains doivent pouvoir promouvoir la production.

Pourquoi
j’insiste sur des dangers que pourraient avoir les OGM? Se nourrir sainement fait
partie aussi des Droits de l’Homme, traduit dans l’expression “des peuples
à se nourrir d’eux-mêmes”. C’est parce que les Etats-Unis où
la technique transgénique est apparue et très utilisée, le
contrôle sur l’innocuité des produits alimentaires pour détecter
des substances allergiques, résultant des OGM. Des licences sont accordées
par les autorités de ce pays à des sociétés pour produire
des produits génétiquement modifiés comme un maïs, dénommé
Starlink, fabriqué par Aventis CropScience. Ce maïs produit une protéine,
qui s’appelle Cry9C, elle donne au maïs un caractère insecticide (contre
la Pyrale).

En 1993,
l’OCDE a mis au point “l’équivalence substantielle”, elle consiste
à comparer des produits alimentaires conventionnels et les produits transgéniques.
Les Etats-Unis n’imposent pas des tests toxicologiques chroniques. Et donc des
produits alimentaires OGM se vendent sur le marché et ce pays a même
voulu imposer la commercialisation au niveau mondial, en faisant pression sur
l’OMC. Mais l’Europe et l’Asie ont résisté et le diktat américain
a été rejeté. Toutefois au niveau national, presque tous
les pays européens ont pris un cadre législatif pour réguler
l’utilisation de cette technique dans l’agriculture.

Or
comme les Etats-Unis n’arrivent pas à écouler les produits transgéniques
sur les marchés asiatiques et européens, qui rapportent beaucoup
de bénéfices, et que la conservation leur revient chère,
ils les écoulent dans les circuits de l’aide internationale, surtout dans
les régions touchées par une sécheresse ou une famine comme
les pays de la Corne de l’Afrique. L’aide alimentaire des Etats-Unis a toujours
été liée à des intérêts stratégiques.
Je ne parle pas de l’aide des ONG américaines.

Moi,
je vois cette aide alimentaire des Etats-Unis nocive et dangereuse pour la santé
déjà fragile des nomades. La représentante du PAM peut exprimer
une satisfaction en affirmant qu’elle “vient à point nommé
à un moment où la malnutrition menace des milliers d’enfants, de
femmes et de nomades; des personnes que le PAM assiste depuis trois ans dans les
cinq districts de Djibouti.”, mais elle ne peut pas garantir contre les dangers
allergiques que représentent ces produits génétiquement modifiés.

Et
au fait pourquoi l’aide américain vient maintenant alors que la sécheresse
sévit depuis trois ans ce pays? Est-ce que ce n’est pas lié au fait
que IOG leur a accordé le maintien des forces militaires sur le territoire
qu’ils se sentent, quelque peu “obligés” de fournir une aide
alimentaire, afin que ces nomades ne tombent dans les mains des terroristes imaginaires
qu’ils recherchent dans cette région. Les alimentaires du pouvoir vont
pouvoir bien profiter en ces temps de vaches maigres dans les aides financières.

Franchement,
c’est la mort assurée en consommant l’aide alimentaire des Etats-Unis.
Aider autrement les gens non avec des poubelles alimentaires.

Elmi
Awaleh.