10/12/04 (B276) Affaire Liban Houssein DJIBAH : deux communiqués du GED.

____ Communiqué
N° 1 – Dépôt de plaintes auprès des autorités
belges et internationales pour enlèvement et torture

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Par
l’intermédiaire de son Avocat Conseil à Bruxelles, le Gouvernement
en Exil de Djibouti vient de déposer – ce jour vendredi 10 décembre
2004 – diverses plaintes auprès du Procureur du Royaume de Belgique
ainsi qu’auprès des Instances internationales de l’ONU à l’encontre
de la représentation diplomatique de Djibouti à Bruxelles :

  • pour des faits assimilables
    à un ” enlèvement ” de M Liban HOUSSEIN DJIBAH,

    opposant politique au régime en place en République de Djibouti,
  • à ceci s’ajoutant
    diverses plaintes pour les tortures perpétrées en République
    de Djibouti depuis plus de 20 jours à l’encontre du même M
    Liban HOUSSEIN DJIBAH et tentative de meurtre prémédité
    depuis son incarcération à la prison de Gabode pour des raisons
    d’appartenance politique.

Consultées sur
ces divers points, les hautes autorités de l’État Belge, celles
de l’Union Européenne ainsi que le Commissaire Général
aux Réfugiés et Apatrides à Bruxelles – M BIENFAIT –
se sont offusquées que de telles pratiques puissent être encore
utilisées à l’encontre d’un réfugié politique
qui – de par son statut – est placé sous la seule autorité administrative
et judiciaire du Royaume de Belgique.

Vu l’urgence des conséquences
de cette déplorable situation, nous lançons un appel au président
de la République de Djibouti :

  • pour que cessent immédiatement
    les tortures perpétrées à l’encontre de M Liban HOUSSEIN
    DJIBAH,
  • pour que cessent immédiatement
    toutes les menaces et les chantages au silence exercés par les Services
    Djiboutiens de Sécurité sur M Liban HOUSSEIN DJIBAH et sur
    sa famille demeurant à Djibouti,
  • pour que, conformément
    à son statut de réfugié politique, M Liban HOUSSEIN
    DJIBAH soit immédiatement libéré et remis sans délais
    et sans conditions d’aucune sorte au représentant diplomatique du
    Royaume de Belgique le plus proche,
  • pour que M Liban HOUSSEIN
    DJIBAH soit rapatrié vers le Royaume de Belgique, sans délais
    et aux frais exclusifs de la République de Djibouti.

Ceci sous réserve
des sanctions internationales et pénales que le Gouvernement en Exil
de Djibouti exige dès à présent et par procédure
de justice, applicables à l’encontre du ou des ” donneur (s) d’ordre
(s) ” et des tortionnaires dans cette affaire.

Mahamoud
IDRISS AHMED
Président du GED

Bruxelles, le vendredi 10 décembre 2004.

___
Communiqué N° 2. L’enlèvement de Liban Houssein DJIBAH et
son transfert illégal à Djibouti.

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Liban
Houssein Djbah, membre du bureau du Gouvernement en Exil de Djibouti (GED)
à Bruxelles, en instance d’attribution du statut de réfugié
en Belgique, aurait été appréhendé en Hollande.
L’Ambassade de Djibouti à Bruxelles a organisé son retour à
Djibouti où il a été immédiatement incarcéré,
puis torturé depuis 20 jours.


Arrêté en Europe, il a été conduit à l’Ambassade
de Djibouti à Bruxelles qui a organisé illégalement son
retour à Djibouti.

Le Gouvernement en Exil
de Djibouti et les membres du Mouvement Djiboutien de Libération national
ont reçu la confirmation de l’arrestation de M. Liban HOUSSEIN DJIBAH
en Hollande. Ensuite il a été transporté à partir
d’un lieu inconnu situé en Europe vers Djibouti dans un avion affrété
par la SARL DAALLO, société appartenant officieusement à
Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD, épouse du président autoproclamé
de Djibouti : Ismaïl OMAR GUELLEH.

Nous ignorons actuellement
les conditions dans lesquelles s’est effectué son passage de la Police
et des Frontières avant son embarquement et son transport par voie
aérienne à Djibouti.

Dès son arrivée
à l’aéroport international de Djibouti, M Liban HOUSSEIN DJIBAH
a été appréhendé et immédiatement incarcéré
dans une cellule spéciale d’isolement située dans la prison
de Gabode en toute illégalité, puisqu’il n’a pas été
présenté à la Justice djiboutienne en présence
de son Avocat, pour que lui soient signifiées officiellement les raisons
de son incarcération comme le prescrit le Code de procédure.

Une fois de plus les services
djiboutiens de Sécurité ont utilisé la torture à
plusieurs reprises en représaille aux graves accusations portées
contre Mme Kadra Mahamoud Haïd, épouse du Président actuel,
pour meurtre par empoisonnement et trafic illégal d’enfants entre Djibouti
et des pays d’Europe.

Les hommes des Services
Djiboutiens de Sécurité sur ordre et en présence de Mme
Kadra MAHAMOUD HAÏD l’on torturé gravement à plusieurs
reprises afin qu’il leur livre les noms des membres du GED et du Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) vivant dans l’incognito à
Djibouti et /ou réfugié en Europe ou au Canada.

Depuis plusieurs mois,
le GED avait dénoncé, publiquement et preuves à l’appui,
l’épouse du Président actuel, Mme Kadra Mahamaoud Haïd
pour :

  • le meurtre prémédité
    par empoisonnement de l’épouse de l’ex président Hassan GOULED
    APTIDON
    , qui aurait pu avoir été commis sur ses instructions,
  • les odieux trafics
    d’enfants dont elle est l’ordonnatrice depuis l’Aéroport international
    de Djibouti vers des pays occidentaux
    , en utilisant des passeports diplomatiques
    et des moyens aériens affrétés par la SARL DAALLO,
    dont elle est la propriétaire officieuse. Ce trafic représente
    entre 35 et 40 enfants par vol effectué entre Djibouti et l’Europe.

M Liban Houssein DJIBAH
est un opposant au régime dictatorial et sanguinaire du Président
Guelleh, qui s’est engagé à visage découvert, dans la
dénonciation des crimes qui sont commis par le Pouvoir.

M. Liban Houssein DJIBAH
est membre du bureau du GED, en charge de l’Education nationale et il est
en instance d’attribution du statut de réfugié politique ONU
(son dossier étant en cours d’instruction auprès du CGRA à
Bruxelles).

L’Ambassade de Djibouti
aurait gravement contrevenu aux règles, au Droit et aux lois internationales
dont la Charte Européenne des Droits fondamentaux en organisant et
en accompagnant le retour ” forcé ” de M Liban HOUSSEIN DJIBAH
à Djibouti, alors qu’elle avait pleine et entière connaissance
de son Statut de réfugié politique qui le place sous la protection
des autorités du Royaume de Belgique, pays d’accueil et de refuge.

La torture : une méthode
courante employée par le régime de Guelleh pour obtenir des
aveux ” arrangés “

Les tortures exercées
sur M Liban HOUSSEIN DJIBAH constituent une atteinte grave à son intégrité
physique et mentale mettant eu jeu sa vie. Toute visite y compris de sa famille
est interdite et il ne bénéficie pas de l’assistance d’un Avocat
du barreau de Djibouti.

Comme ce fut le cas à
maintes reprises, nous sommes persuadés que le régime dictatorial
va tenter d’obtenir des aveux et une rétractation officielle et médiatisée
de l’opposant, en échange d’une promesse de pardon, qui pourrait s’achever
sur une exécution extrajudiciaire dans quelques semaines.

Le GED et le MLND lancent
un appel de toute urgence à l’ensemble de la Communauté internationale
: à toutes les Associations internationales, aux pays membres de l’Union
Européenne, aux Etats-Unis d’Amérique, aux pays et institututions
bailleurs de fonds de l’Etat djiboutien, aux Ligues et aux associations des
Droits de l’Homme :

  • pour qu’ils fassent
    pression sur le Gouvernement afin d’obtenir la libération immédiate
    et sans condition de M Liban Houssein DJIBAH son rapatriement, sain et sauf,
    en Belgique,
  • pour qu’ils obtiennent
    la fin des pratiques barbares et des violations des Droits de l’Homme qui
    sont toujours utilisées massivement dans ce pays de non-droit.