01/10/06 (B364) ALERTE ROUGE. Appel urgent de la LDDH : pannes généralisées d’électricité, manque d’eau, arrestations massives et “racket” obligatoire en échange d’une mise en liberté ….



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION

Couvre-feu indirectement imposé par l’EDD

L’Electricité de Djibouti (EDD) semble ne pas « connaître la coupure »,
signe ostentatoire de la médiocrité des responsables, d’un Pouvoir
foncièrement dictatorial, maintenus en République de Djibouti par certains
Bailleurs de Fonds et financièrement cautionnés par des pays amis pour des
raisons qui leurs sont propres, qui malheureusement  n’ont servi à enrichir
une clique à la solde, alors que le Peuple Djiboutien souffre dans le
silence médiatique.

C’est dans ce contexte infernal et insupportable que les Djiboutiens sont
soumis depuis des mois à des coupures intempestives de l’énergie électrique.

Depuis une semaine, précisément nuit pour nuit, les populations, de tous
quartiers populaires de la Capitale et de ses Banlieues de Balbala et PK 12
sont assoiffées et privées d’électricité durant tout l’été, pire encore,
elles sont choquées de voir depuis la rentrée scolaire leurs enfants dans un
état de haute tension, frisant la dépression, privés d’électricité le soir
pour faire leurs devoirs et dormir au frais, de voir leurs enfants acculés
dans l’impossibilité de prendre des notes souvent brouillées par la sueur
dans une salle bondée et envahie par les mouches car sans ventilateur à
cause de l’irresponsabilité des responsables de l’EDD, qui ne connaissent
certainement pas les insomnies consécutives à la canicule, mais peut-être
celles de l’euphorie du Khat.

Depuis une semaine la ville de Djibouti et ses banlieues sont plongées dans
l’obscurité quasi totale, et la circulation des véhicules sont minimes non
seulement à cause de la cherté du carburant mais aussi des manifestations
populaires et spontanées.

Régulièrement des jeunes sont embarqués vers les Arrondissements ou vers
Nagad.

Il semblerait qu’un tarif vacillant entre 2 000FD et 20 000FD est nécessaire
pour relâcher les manifestants ou passants.

Espérons que ces taxes informelles permettront à l’EDD « d’arrondir les
angles en vue de la construction d’une nouvelle Centrale nucléaire ».

Un autre point chaud commence à gronder en provenance de l’Université avec
les Décisions navrantes, qui ont été prises bloquant l’accès à l’Université
de Djibouti au plus démunis.

On a l’impression que les pauvres sont interdits de poursuivre leurs études
universitaires « car eux ou leurs parents non rien dans la poche et sont
donc indignes de continuer leurs études ».

Peut-être que les pauvres représentent un danger social.

Sur ce dernier point, la Ligue Djiboutienne  des Droits Humains (LDDH)
continue ses recherches et ne manquera pas de se prononcer sur ce problème
délicat.

M. NOEL ABDI Jean-Paul