22/10/06 (B366) Panique à Haramous ! Djama Souleiman, le Procureur (dit Grandes Oreilles), déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt international, est envoyé au front par Guelleh, qui a été bien incapable de lui donner la moindre munition crédible …

_____________________________
Note de l’ARDHD

Alors
Djama s’exprime dans La Nation (cf ci-dessous) et faute de mieux, il
affirme que la délivrance de mandats d’arrêt contre Adwani
et Awalleh Guelleh, serait “une terrible erreur judiciaire”.

Convoquer
des témoins. Entendre des personnes soupçonnées
de crimes. Tout cela n’a jamais constitué la moindre erreur judiciaire.
Comme il se trompe lourdement, nous nous permettons de lui rappeler
ce point capital :

Une
erreur judiciaire est la condamnation à tort d’une personne qui n’était
pas coupable. Tant qu’il n’y a pas eu de jugement, il ne peut y avoir d’erreur.

Mais comme
il est lui-même sous le coup d’un mandat d’arrêt international,
que pouvait-il dire d’autre ? Comme sa crédibilité personnelle
est dans un état proche du coma dépassé, il peut se permettre
de tout dire maintenant : tout et son contraire. Qui va encore lui accorder
la moindre attention, même à Djibouti ?

Et comme
il est à court d’argument, il parle d’atteinte à la dignité
de ces deux hommes : rappelons quand même qu’ils ont été
condamnés par sa justice à des peines très lourdes pour
des actes de terrorisme. L’un d’eux est en fuite, échappé de
Gabode (avec certainement l’accord secret de Guelleh) et l’autre, gracié
de façon inattendu, après l’assassinat du Juge Borrel. Sans
ne vouloir leur imputer le moindre crime (ce qui n’est pas notre rôle)
on ne peut pas vraiment parler de diginité en ce qui les concerne …!
D’autres média ont évoqué le terme de voyous, qui serait,
paraît-il, mieux approprié.

Alors
mensonges et langue de bois, toujours à votre menu, Monsieur Grandes
Oreilles ?

Reconnaissant
quand même qu’il ne doit pas être facile pour lui de savoir qu’il
sera le premier fusible à sauter. Guelleh le sacrifiera sans aucun
état d’âme, pour essayer de se dégager de ses responsabilités
personnelles.

___________________________________________
Extrait La Nation

Les
mandats d’arrêt contre Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani
sont “une terrible erreur judiciaire”
estime le procureur général de Djibouti

DJIBOUTI (ADI) – 21 Oct 2006- Le procureur général Djama
Souleiman Ali a déclaré samedi soir à l’ADI que
« les mandats d’arrêt internationaux délivrés jeudi
dernier à l’encontre d’Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan
Adouani sont une terrible erreur judiciaire ».

Selon Djama Souleiman
Ali, « ces mandats reflètent la manipulation orchestrée
par la partie civile et l’état d’esprit des juges en charge
de ce dossier qui ont choisi la facilité en décidant de s’en
prendre à deux hommes innocents parce que leur passé judicaire
est tout simplement défavorable sans qu’il y ait une preuve concrète
contre eux dans l’affaire Borrel ».

« Mais la vérité
cédera un jour devant le poids du mensonge, l’émotion
savamment entretenu par la veuve Borrel ainsi que les thèses délirantes
de Bernard Nicolas » a-t-il ajouté.

Pour le procureur général
de Djibouti, « Mme Sophie Clément a institutionnalisé
le mensonge, ce qui risque de porter atteinte à la dignité de
ces deux hommes ».

Djama Souleiman Ali a
enfin indiqué que « le procès relatif à ce dossier
poursuit son cours au tribunal international de la Haye », s’abstenant
de donner de plus amples précisions sur cette question.

En janvier 2006, Djibouti
avait saisi la Cour Internationale de Justice (CIJ), accusant la France de
manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire dans l’enquête sur
la mort du magistrat Borrel.