14/05/07 (B395) Compte-rendu et photos sur le rassemblement organisé par l’ARD à Bruxelles, devant la Commission, le 12 mai, en souvenir de l’accord défunt du 12 mai 2001 soutenu à l’époque par l’Europe. Le symbole est fort.

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Compte-rendu ARD France


Compte rendu du rassemblement devant la Commission européenne samedi
12 mai 2007

Une dizaine de militants de l’opposition djiboutienne ont répondu
présents à l’appel de l’Alliance républicaine
pour le développement (ARD) samedi 12 mai 2007 de 15 heures à
16 heures devant le siège de la Commission européenne à
Bruxelles, pour un rassemblement symbolique destiné à remémorer
l’accord de réforme signé le 12 mai 2001 à Djibouti
mais toujours inappliqué à ce jour.

Un mémorandum a été adressé à la
Commission sur la situation actuelle de Djibouti, dénonçant
l’absence de suivi par l’organisation européenne de cet accord
de réforme pourtant soutenu lors de sa signature.

Les manifestants émanaient de différents mouvements notamment
l’ARD, mais aussi le Front pour la restauration de l’unité
et la démocratie (FRUD) et le Forum pour la démocratie et la
paix (FDP).

Postée à une dizaine de mètres de l’entrée
du siège de la Commission, la mobilisation a été bonne
et déterminée, des affiches variées étaient déployées
et des tracts distribués aux passants.

“Accord de paix saboté”, “Démocrates
djiboutiens en danger”, “L’Europe absente de la paix à
Djibouti”, “l’ARD a dénoncé l’accord du
12 mai 2001”, pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants,
parallèlement avec d’autres affiches présentant les inscriptions
« ARD », « FDP » ou « FRUD »

Les membres présents à la démonstration étaient
parmi d’autres le représentant de l’ARD en Europe M. Maki Houmedgaba,
le militant actif de l’ARD en Belgique M. Ali Ahmed Hamadou, le président
du FDP M. Djilani Ibrahim Ahmed, ou le militant du FRUD et du FDP M. Abdallah
Kamil.

Les Djiboutiens ont rappelé l’enjeux de cette action et l’intérêt
de sa réédition aussi longtemps que la promesse de suivi des
accords de paix pris par les instances internationales n’aura pas été
honorée. L’engagement pour la paix et la démocratie est
un engagement de tous les instants. La commission européenne absente
à sa parole ne sera pas épargnée, elle devra dire aux
citoyens djiboutiens quel rôle aura été le sien dans la
lutte pour la liberté et la démocratie en république
de Djibouti.

Maki
Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Bruxelles le 12 mai 2007

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Document distribué ce 12 mai

Document
distribué à l’occasion du rassemblement du 12 mai 2007

Depuis son indépendance nationale en juin 1977, Djibouti avait
sombré dans le parti unique avant d’éprouver la dictature
civile déguisée en multipartisme depuis septembre 2002. Les
démocrates djiboutiens interdits de parole ont vécu humiliations
et brimades ou ont pris les chemins de l’exil.

Faute de solution alternative, des citoyens djiboutiens décidaient
même de prendre les armes à partir de 1991 avant la signature
d’une série d’accords de paix et de réforme démocratiques
restés les uns et les autres inappliqués par le gouvernement.

Nous commémorons aujourd’hui samedi 12 mai 2007 le dernier
accord en date signé le 12 mai 2001 par le Frud-armé (le Front
pour la restauration de l’unité et la démocratie), quand
bien même cet accord a été dénoncé le 24
septembre 2005 par le même Frud-armé rebaptisé ARD, faute
de lui trouver le moindre début d’application par la partie gouvernementale.

Un arbitraire identique vise le mouvement syndical UDT : Union djiboutienne
du travail, le SYNESED : Syndicat des enseignants du second degré,
la LDDH : Ligue djiboutienne des droits humains, le Renouveau : organe de
presse de l’opposition légalisée MRD, le Mouvement pour
le renouveau de la démocratie et le développement, ou l’ARDHD
: la presse indépendante sur Internet de l’Association pour le respect
des droits de l’homme à Djibouti.

Depuis le 28 avril 2007, les forces gouvernementales vident le quartier populaire
Arhiba II dans Djibouti ville de ses habitants en vertu d’une opération
de déplacement de milliers d’habitants hors de leur demeure pour
libérer un terrain vendu à des promoteurs immobiliers.

Dans de telles conditions de survivance, la résistance pacifique à
la dictature cèdera-t-elle de nouveau le pas en 2007 ou après
à la logique du maquis ? C’est l’interrogation posée
aujourd’hui et demain à la conscience des démocrates djiboutiens
qui en appellent à la Commission européenne jadis témoin
de l’accord de paix du 12 mai 2001.

Fait
à Bruxelles, le samedi 12 mai 2007
Par le représentant de l’ARD en Europe
www.ard-djibouti.org

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Rappel (ARDHD)


Rappel d’un dessin publié le 14 mai 2001 sur notre site