13/06/09 (B503) Le journal de la Flibuste …. Une nouvelle prise pour les pirates qui n’avaient pas remporté de succès depuis des semaines. Les Portugais sauvent l’équipage d’un navire indien qui a été dépouillé et abandonné … (3 articles en Français)

____________________________ 3 – Marine marchande avec AFP

Piraterie: une frégate portugaise aide un cargo indien près de la Somalie

La frégate portugaise Corte Real, navire amiral de la flotte de l’Otan, a secouru samedi un cargo indien attaqué il y a une dizaine de jours par des pirates au large de la Somalie, a indiqué samedi le commandant Alexandre Fernandes à l’AFP.

Le cargo, qui transportait une cargaison de charbon “avait été capturé le 3 juin dernier par des pirates pendant dix jours. Ils ont quitté hier (vendredi) le bateau le laissant sans carburant”, a déclaré le commandant Fernandes depuis la frégate portugaise.

Le Corte Real qui patrouillait au large de la Somalie, a repéré samedi matin le navire indien, le “Vishvakalyan”, à la dérive près de la côte somalienne. Après avoir tenté d’établir un contact radio, des hommes du Corte Real sont montés à bord du cargo indien pour découvrir 14 marins indiens qui ont affirmé avoir été “attaqués par des pirates”, “agressés et dépouillés”.

Le cargo était parti le 1er juin de Brava (sud de la Somalie) et a été abordé quelques jours plus tard par une douzaine de pirates, selon le témoignages des marins cités par les responsables portugais. L’équipage portugais a fourni une assistance médicale et technique aux marins indiens pour leur permettre de rejoindre le port le plus proche, a expliqué le commandant Fernandes.

____________________________ 2 – Malango actualité (Mayotte)

Le Kenya inquiet devant l’afflux des pirates présumés somaliens

La marine américaine a remis plus de 17 somaliens suspectés de piraterie au Kenya, mercredi, portant le nombre de ces prisonniers dans les prisons kenyanes à 111.

En avril dernier, 11 pirates présumés étaient remis aux mains des autorités kenyanes.

La police kenyane a déclaré que l’afflux des pirates somaliens engorgeait les prisons du pays et les tribunaux locaux. Elle souhaiterait que les forces marines étrangères présentes dans la zone commencent à envoyer ces prisonniers vers d’autres pays.

« Nous cherchons des moyens pour que dans un avenir proche, les pirates soient inculpés aux Seychelles, à Djibouti ou en Égypte », a déclaré Sebson Wandera, le chef provincial des opérations du CID, dans la ville portuaire de Mombasa.

Il a dit que les derniers arrivants seront pris en charge par un tribunal de Malindi, au nord de Mombasa en remontant sur la côte, vers la Somalie. Si l’afflux de pirates suspectés continue, ils devront être pris en charge par la capitale, Nairobi.

Les marines internationales tentent de freiner la piraterie au large de la Somalie. Elles sont réticentes à remettre les suspects dans leur propre pays, soit parce qu’ils n’ont pas la compétence, ou par peur que les pirates y trouvent asile.

L’Union européenne, les États-Unis et certains autres pays ont signé des accords avec le Kenya pour que les procès se déroulent en Afrique de l’Est. Certains pirates sont poursuivis en France et aux Pays-Bas.

Au Kenya, 10 pirates purgent une peine de sept ans d’emprisonnement dans une prison de Voi, près de Mombasa.

Le Kenya a précisé qu’il ne peut pas prendre en charge tous les pirates et les leaders musulmans sont inquiets du nombre croissant de ces prisonniers somaliens qui pourraient alimenter les tensions entre les nations voisines.

«Le Kenya n’est pas un dépotoir. Les États-Unis, la France ou la marine allemande doivent prendre en charge les personnes qu’ils arrêtent », a déclaré Sheikh Mohammed Khalifa, secrétaire du Conseil des imams et prêcheurs du Kenya (CIPK).

«C’est presque comme s’ils voulaient ouvrir un Guantanamo africain au Kenya. Il s’agit d’une tendance très dangereuse », a-t-il ajouté.

Le groupe d’insurgés islamistes durs, al Shabaab, qui contrôle le sud de la Somalie le long de la frontière du Kenya, a des liens avec Al-Qaïda et des menaces pèsent sur la capitale Nairobi.

Le ministre des affaires étrangères du Kenya, Moses Wetangula, a rassuré les diplomates sur leur sécurité envers les attaques terroristes, disant que la police diplomatique avait été mis en “alerte”.

« Nous vivons dans une région instable et la détérioration de la situation en Somalie a aggravé la situation en matière de sécurité», a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

« Il a appelé la communauté internationale à s’attaquer à la question de la Somalie où les réseaux ont maintenant des ramifications mondiales », a indiqué le ministère dans une déclaration.

La semaine dernière une alerte à la bombe a été déclenchée à l’ambassade de Norvège, et Delta Air Lines annulé son vol inaugural à Nairobi après le gouvernement américain a déclaré qu’il y avait une “menace crédible” à l’aviation civile en Afrique de l’Est.

Un camion piégé a tué plus de 200 personnes à l’ambassade américaine à Nairobi en août 1998.

Les kamikazes ont frappé de nouveau en 2002, tuant 15 personnes dans un hôtel appartenant à Israël sur la côte kenyane.

À peu près au même moment, des assaillants ont tenté d’abattre un avion israélien dans la région de Mombasa à l’aide de deux missiles qui ont manqué leur cible.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un cargo capturé vers Oman

Un cargo, battant pavillon d’Antigua et Barbuda, a été capturé aujourd’hui par des pirates au large d’Oman, ce qui constitue la première attaque répertoriée dans les eaux territoriales de ce pays, selon un porte-parole de l’Otan.

“Je peux confirmer qu’un cargo, le MV Charelle, a été pris vendredi après-midi dans les eaux terroriales d’Oman”, a déclaré le porte-parole, Chris Davies, depuis le commandement naval de l’Otan situé à Northwood, en Angleterre.

“C’est le premier cas d’attaque armée dans les eaux territoriales d’Oman, en dehors de la zone habituelle d’opération des pirates. C’est assez inhabituel”, a-t-il ajouté.

“Le bateau se dirige maintenant vers le sud, vers la Somalie”, a-t-il dit.
Il n’a pas pu préciser le nombre de membres d’équipage à bord.