04/10/10 (B572) FreeDjibouti -> Objectif premier : le changement de mentalité

Par FreeDjibouti

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Notre pays, Djibouti, est arrivé à un point de non retour. Nous savons tous, que tôt ou tard, un changement devra intervenir et qu’il se fera quoi qu’il arrive.

Je ne le dirais jamais assez que Guelleh reste, qu’il le veuille ou non, un mortel comme moi, même si ses fans continuent de penser le contraire.

Un beau matin il mourra comme tout homme et n’emportera pas ses crimes au paradis, mais Djibouti malheureusement ne sera pas libéré pour autant de ses oppresseurs, car les oppresseurs du peuple djiboutien ne se limitent pas à Guelleh et à sa famille. Nous sommes tous des oppresseurs du peuple :

  • Qui, chaque matin avec un balai à la main, jouons aux nettoyeurs sur les artères de Djibouti empruntées par le dictateur, juste pour lui donner l’impression que nous travaillons pour lui, comme si à Djibouti, seules les voies empruntées par le Chef de l’Etat méritaient d’être entretenues, ou comme sil représentait à lui tout seul, l’Etat Djiboutien et le trésor public qui doit payer une frange de la population pour ses efforts tandis qu’une autre portion de la population meure de faim
  • Qui continuons de lire des motions de soutien, à un régime qui tue nos frères, emprisonne nos parents, et torture nos enfants. Comme si nous avions les yeux fermés et n’avons dans nos têtes que l’image Guelleh et sa bande qui tombent en ruine (ils le savent mieux que nous), et ne sauraient plus être soutenus par quelque moyen que ce soit
  • Qui continuons de vivre dans l’entourage du dictateur juste pour pouvoir nous remplir les poches avec le peu d’argent qui reste encore dans les caisses de notre pays et qui parce que nous jouons aux chiens du maître nous croyons invulnérables et sacrifions la population djiboutienne pour satisfaire nos ambitions personnelles, comme si le règne de notre maître (Guelleh) n’aurait jamais de fin.

Je m’arrête là pour l’instant, juste pour dire que nous devons changer de mentalité, si nous voulons un changement réel de notre pays, car à quoi servirait le départ de Guelleh, si ceux qui prendront sa place demain, continuent de se prendre pour Dieu le Père, que nos futurs ministres continuent d’être absents de leurs bureaux et passent leurs journées dans les cafés de la place ou que nos hôpitaux sont désertés par les médecins, que notre administration doit servir de lieux d’entraînement à la corruption; ou encore que nos commissariats doivent continuer par servir de camps de torture pour nos compatriotes.

Quel changement comptons-nous réellement apporter à Djibouti demain si nous ne changeons pas de mentalité?

Il y a des signes qui ne trompent pas, et à mon humble avis quand nous observons bien le jeu qui se joue actuellement à Djibouti entre les acteurs politiques, le pouvoir en place et le monde (la France), ou encore entre la frange de la population qui s’intéresse encore à la politique et celle qui continue de croire que la solution de Djibouti tombera toute seule du ciel comme une manne, je ne peux que me demander, ce que va devenir notre pays si jamais nous ne changeons de comportement.

Ce n’est pas en critiquant nos leaders politiques sans apporter notre contribution pour sortir le pays de la crise, que le changement se fera à Djibouti! Ce n’est pas non plus en publiant chacun de notre coté, sur les différents sites Web, notre solution personnelle de sortie de crise que le changement pourra se faire, car il ne se fera jamais tout seul !

Nous devons nous regrouper entre Djiboutiens, nous écouter mutuellement donnant l’occasion à chacun de s’exprimer (la technologie y étant favorable aujourd’hui plus qu’hier) et faire l’approche objectif et raisonnable qu’il faut pour sortir Djibouti de sa crise.

Pour ma part, je continue de croire que cette solution passe par le départ de Guelleh, mais bien avant cela par le choix de nouveaux leaders politiques, de nouvelles personnes prêtes à écouter le peuple et à donner leur vie pour ce peuple afin que vive la patrie. Et si nous disons que la solution de Djibouti se trouve d’abord dans le changement des mentalités, alors rappelons ici que la clef de ce changement de mentalité se trouve dans l’humilité.

Le leader politique de demain devra être un homme humble, qui sait écouter (pas comme un mouton) la population et un vrai décideur, qui sait tirer de tout ce qu’il a entendu, la décision digne de sauver le peuple et qui finalement sait appliquer cette décision en toute impartialité et sans peur de heurter le peuple car il sait en son for intérieur que sa décision est juste et sera acceptée par tous les Djiboutiens. Il doit pouvoir sentir en son âme la même chaleur et son cœur devra battre au même rythme que le peuple.

Évitons donc nous aussi de mettre demain à la place de Guelleh, quelqu’un qui aurait nécessairement fait la Sorbonne, saurait parler latin et aurait étudié le droit. Djibouti ne mérite pas d’être gouverné par une grosse tête, mais par un gros cœur, un citoyen quelconque proche de la population et qui saurait souffrir avec son peuple quand celui-ci souffre, bref un sage et un altruiste.

Prenons exemple sur Yasser Arafat ou sur Nelson Mandela, et en attendant le grand jour où Guelleh sera mis K.O., essayons d’apprendre à mieux nous comprendre, à savoir extérioriser nos propres sentiments sans heurter les autres dans leur amour propre et à bannir de nos comportements les attitudes telles que:
– qui n’est pas âgé n’a pas droit à la parole en public
– qui n’est pas de tel tribu ne peut être président
– qui n’a pas son doctorat est un taré et ne saurait être chef de parti
– qui n’est pas de tel parti polutique n’est pas un opposant crédible
– qui est militaire à Djibouti ne peut être qu’un assassin
– qui a été ministre de Guelleh ne peut respirer que l”air UMP” et ne sera jamais qu’un faux opposant
– qui est riche à Djibouti ne peut être qu’un voleur ou a des liens avec le pouvoir en place
– qui est journaliste à la RTD n’est autre qu’un vendu
– qui critique l’opposition est un partisan du régime ……..
– qui …….etc.

Bref, il nous faut commencer par changer de mentalité(en premier les responsables politiques de l’opposition) et changer le regard porté sur nos concitoyens(surtout sur la diaspora) et la politique de notre pays, pour déjà commencer par rechercher l’homme intègre qui devra (bientôt) remplacer Guelleh et qui sera prêt à servir le peuple djiboutien en toute dignité et franchise. Insha’Allah

« Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d’électeurs. » [Ulrich Wickert]

A bon entendeur, salut

Djiboutiennement

FreeDjibouti

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