13/03/09 (B489) Avis aux dirigeants spéculateurs et aux financiers en manque de sensations fortes. Venez-vous faire « dépouiller » sans perdre une minute. Aucun espoir de retour sur investissement : c’est garanti ! La « foire » aux affaires s’ouvre bientôt à Djibouti. Tous les coups seront permis, car le couple régnant a besoin d’argent frais !

Avertissement préalable : avant de vous engager avec le dictateur, nous vous conseillons de consulter avec la plus grande attention, notre dossier spécialement préparé pour l’occasion (lien)


Humour par Roger Picon

Djibouti abritera un forum économique des hommes d’affaires Djibouto français.

La république de Djibouti se prépare pour abriter le forum économique des hommes d’affaires Djibouto français qui se tiendra du 14 au 15 mars au Djibouti palace Kempinski.

Le forum le 1er du genre organisé à Djibouti verra la participation de 20 entreprises privées françaises conduite par le Medef international et 30 hommes d’affaires djiboutiens représentants différentes entreprises

Parmi les entreprises françaises du secteur privé qui participeront à ce forum figurent des compagnies maritime comme la CMA, CGM,Eurocopter, gras Savoye, Laforge, l’AFD et Sanofi Aventis.

Dans une position géostratégique à la croisée des voies maritimes d’Asie d’Europe d’Afrique Djibouti se trouve à la porte du marché du Comesa avec ses 400 millions de consommateurs.(Où sont-ils ? note ARDHD)

Djibouti est ainsi devenue une plaque tournante des échanges mondiaux.

Longtemps absente, la France cherche maintenant à se repositionner sur le marché du pays.

Prendront part à ce forum certain pays de la région dont le Somaliland mais aussi les pays du Golf comme le Koweït.

07/03/09 (B489) Guelleh, toujours le doigt sur la gâchette, n’a pas perdu une minute pour s’opposer à la décision d’une justice indépendante qui met en cause un dictateur soupçonné de multiples crimes. Pensait-il prêcher pour sa propre paroisse, lui qui perd indirectement procès sur pocés dans les développements parallèles de l’affaire Borrel.

_______________________________ Note de l’ARDHD


Il n’est pas faux de dire et de prédire que Guelleh perd et perdra indirectement procès sur procés dans les affaires en marge de l’affaire Borrel. Normal, puisque la Justice est rendue par des magistrats indépendants.

(1°) Plainte devant la CPI,
2°) Condamnations à de la prison ferme, prononcées en premier niveau, contre Hassan Saïd et Djama grandes oreilles et en attendant les verdicts à venir,

Les plaidoiries de relaxe des deux Procureurs différents, dans les affaires de plainte en diffamation intentée par Alain Romani :

3°) contre Bernard Nicolas,
puis 4°) contre Elisabeth Borrel, Bernard Nicolas et leur éditeur,

laissent supposer qu’il pourrait n’y avoir aucune condamnation …


Humour par Roger Picon
Cela il ne le conçoit pas.

L’indépendance de la Justice est exclue de son système de pensée. La Justice doit lui obéir un point c’est tout. Elle doit rendre des verdicts conformes à ses demandes et surtout à ses intérêts et à ceux de ses proches. Sinon, pour quelles raisons, aurait-il besoin d’un système judiciaire ?

Alors bien entendu, dès que la nouvelle du lancement d’un mandat d’arrêt contre Hassan Béchir, le soudanais, a été connue, il a tenu à être l’un des premiers à monter au créneau pour dénoncer cette mesure….

Compte-tenu de ce qui pourrait lui arriver dans l’avenir, on le comprend. Il à tout intérêt à se concilier la reconnaissance de ses collègues dictateurs sanguinaires comme lui, en priant pour qu’ils viennent à son secours le moment venu ….

Mais surtout, comme cela est précisé dans l’ADI, qu’il arrête d’engager la population djiboutienne dans ces affirmations. Parce que là, il dépasse les limites.

Qu’il raconte ce qu’il veut au fond, parce que tout le monde s’en moque, mais qu’il cesse de prétendre parler au nom du peuple djiboutien, car c’est une imposture pitoyable et insupportable.

_______________________________ 2 – ADI

Le gouvernement djiboutien rejette la décision injuste de la Cour Pénale Internationale à l’encontre du Président soudanais

Le gouvernement de la République de Djibouti, dans un communiqué rendu public aujourd’hui par le ministère des Affaires Etrangères, a exprimé « son rejet de la décision injuste et injustifiée » prise à l’encontre du Président de la République du Soudan, Omar Hassan El Bachir, par la Cour Pénale Internationale.

« Cette décision de mise aux arrêts d’un Chef d’Etat bénéficiant de l’immunité dont le pays n’est pas membre de cette Cour reflète son caractère insidieux et purement politique, ce qui constitue une menace incontestable aux efforts de paix déployés au Darfur », indique ce communiqué du ministère des AE.

Le communiqué conclut enfin : « La République de Djibouti, son gouvernement et son peuple, exprime leur solidarité et leur soutien indéfectible au Président et au Peuple Soudanais et demande l’arrêt immédiat de la mise en œuvre de cette décision pour donner une chance au dialogue et à la réconciliation nationale au Darfur à l’instar des succès enregistrés dans les processus de paix au Sud et à l’Est du Soudan. »

_______________________________ 1 – PANA

Djibouti s’érige contre la décision de la Cour Pénale à l’endroit de El Bachir

Le gouvernement de la république de Djibouti a rejeté la décision injuste et injustifiée prise à l’encontre du président soudanais M. Omar Hassan El Bachir, par la Cour Pénale Internationale, selon un communiqué des Affaires étrangères.

Cette décision de mise aux arrêts d’un Chef d’Etat en exercice bénéficiant de l’immunité liée à ses fonctions reflète le caractère insidieux et purement politique de celle-ci, relève le ministère dans son communiqué.

D’autant plus que le Soudan n’est pas membre de cette cour. La décision du CPI constitue une menace incontestable aux efforts de paix déployés au Darfur.

La République de Djibouti a exprimé sa solidarité et son soutien indéfectible au Président et au Peuple Soudanais.

Elle demande l’arrêt immédiat de la mise en œuvre de cette décision pour donner une chance au dialogue et à la réconciliation nationale au Darfur à l’instar des succès enregistrés dans le processus de paix au Sud et à l’Est du Soudan.

06/03/09 (B488) ADI – Fin du congrès RPP : c’est parti pour un troisième mandat en violation de la constitution actuelle … mais on la changera pour l’occasion !


Humour par Roger Picon
RPP: les congressistes adoptent une résolution portant soutien à la politique du chef de l’Etat et demandant prorogation du mandat présidentiel.

Les travaux du congrès extraordinaire du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP) ont pris fin aujourd’hui, par l’adoption d’une résolution dans laquelle tous les arguments justifiant la nécessité, pour M. Ismail Omar Guelleh, de briguer un 3ème mandat sont ardemment défendus.

Cette résolution a été unanimement accueillie et approuvée par les congressistes qui ont exprimé leur « pleine satisfaction quant aux nombreuses réalisations accomplies dans les différents secteurs socio-économiques et aux promesses tenues durant l’exercice de ses fonctions ».

Dans leur décision politique, les membres du RPP ont adressé un « sincère et vibrant hommage » au Président du Parti dont ils ont « loué le courage et la persévérance, la sagesse et le leadership, mais surtout la détermination, le dévouement constant et le sacrifice consenti pour le développement du pays et la stabilité régionale ».

Tout en sollicitant « la révision de la constitution » notamment l’article 23 relatif au mandat présidentiel, les congressistes ont manifesté leur « profond attachement à la personne du chef de l’Etat », le priant de « répondre instamment à l’appel du devoir patriotique ».

Dans cette même résolution, adoptée à la majorité écrasante des congressistes, le RPP a demandé par conséquent au Président de la République de « continuer à assumer les charges du pouvoir et de mener à terme le processus de développement national engagé dans cette conjoncture régionale et internationale lourde de défis ».

Les participants ont enfin « invité les Partis amis, membres de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP), les organisations syndicales, les mouvements associatifs et toutes les autres forces vives à soutenir cet appel ».

04/03/09 (B488) Selon l’ADI : Decherf, l’Ambassadeur de France à Djibouti, envoie un petit cadeau à la famille Guelleh …. 30 millions de US $ !! pour Djibouti Télécom. Merci le contribuable français !

__________________________________ Note de l’ARDHD

A chaque fois qu’un Ministre français se rend à Djibouti, il apporte son petit cadeau. Kouchner n’a pas fait exception à la règle. 30 millions d’US $ au total pour Djibouti Télécom !

Pourquoi pas ? Rien de choquant, à nos yeux, à ce que la France aide un pays africain à se développer et à moderniser son réseau de télécommunication …

Ce qui est choquant, c’est que l’on sait très bien :

– que la gestion financière de Djibouti Télécom est entièrement mobilisée pour financer la famille Guelleh, le pouvoir et pour rémunérer des obligés, souvent des incapables, à qui l’on attribue des titres ronflants et des salaires démesurés, sans qu’ils n’effectuent aucun travail à valeur ajoutée ou productif en contrepartie.

– que seul un infime pourcentage de la somme sera affecté à des améliorations matérielles ou à des développements du réseau,

– que le régime censure « Internet » et de nombreux sites européens d’opposition, dont le nôtre, en contravention avec les règles démocratiques et les conventions en vigueur qui ont été ratifiées par le pays,


Humour par Roger Picon
Comme ses prédecesseurs, Dominique Decherf, l’Ambassadeur s’est prêté, en apparence de bonne grâce, à ce petit jeu complice qui permet à Guelleh de maintenir la tête hors de l’eau et de continuer à asservir la population …

Faut-il donner des compensations à ce pauvre Guelleh qui va (indirectement) être bien malmené par la Justice parisienne demain 5 mars à Paris et surtout les 25 et 26 mars 2009 à Versailles.

Alors Decherf a du se dire qu’il fallait mieux anticiper et donner l’argent avant les procés, plutôt que de subir sous ses fenêtres, des manifestations anti-françaises « spontanées » … mais complètement orchestrées par le pouvoir.

__________________________________ ADI

Signature d’une convention de prêt entre Djibouti Télécom et l’Agence française de développement (AFD)

Le directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Djibouti, M. Yves Budot, et le directeur général de Djibouti Télécom, M. Abdourahman Mohamed, ont procédé aujourd’hui à la signature d’une convention de prêt de 30 millions de dollars US.

Les documents afférents à deux autres conventions de financement ont également été paraphés entre Ould Amar Yahya de la BCI MR, d’une part, et Luc Beiso de la banque Indosuez Mer Rouge, d’autre part, et l’opérateur national des télécommunications, représenté par son DG.

Aux termes de ces accords, les deux principales institutions bancaires de la place mettent à la disposition de Djibouti Télécom des crédits de 2,5 millions de dollars US chacune et pour une période de douze années.

Cette contribution financière qui s’élève globalement à quelque 30 millions de dollars US permettra notamment à Djibouti Télécom de financer sa participation dans le consortium international, créé pour réaliser la construction et la maintenance du câble sous-marin EIG (Europe-India-Gateway).

Les résultats escomptés à travers la mise en place de ce câble de télécommunications sous-marin à fibres optiques de très grande capacité (1.280 Gbits/s), qui, sur une longueur de 17 000 Kms reliera l’Inde (Mumbai) à l’Europe Occidentale, consistent en l’amélioration de moyens de communication (téléphonie et Internet) de très haute performance.

La mise en service du câble EIG, lequel sera également connecté à Djibouti avec EASSY, un autre câble devant relier Djibouti au Cap, en Afrique du Sud, fera surtout de notre pays l’un des tous premiers nœuds de télécommunications de la région.

Cet investissement, chiffré en tout à 39.1 millions US dollars, a été rendu possible grâce aux efforts conjoints de l’AFD, de la Banque Indosuez Mer Rouge, et de la Banque pour le Commerce et l’Industrie et de Djibouti Télécom.

Il vise à faire de Djibouti un centre régional et internationale ou plutôt un hub des télécommunications et ainsi de valoriser sa situation de carrefour géographique, notamment grâce à la station d’atterrissement de câbles sous-marin intercontinentaux située à Haramous (ainsi que pour d’éventuels nouveaux câbles dans le futur).

La cérémonie de signature de ces trois protocoles d’accord a eu lieu en présence du ministre de la Communication, M. Ali Abdi Farah, du ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Farah Assoweh, et de l’ambassadeur de France à Djibouti, M. Dominique Decherf.

02/03/09 (B488) Le tour de l’actionnaire accompagné de son homme de paille, PDG officiel de Salt Investment SA et accessoirement Chef de Cabinet du Président auto-proclamé…. (Info lecteur)

L’ADI nous offre-t-elle des confidences ?

En tout cas, il est rare qu’elle nous montre un actionnaire faisant le tour des concessions qu’il aurait pu s’être auto-attribuées, sans transparence et sans appel d’offre public.

Mais l’actionnaire supposé n’est pas n’importe qui !

Quelle belle image que celle de Guelleh en train de passer en revue la banquise du lac Assal, dont il a attribué la concession à une société Salt Investment SA, dans des conditions critiquables au regard de la gestion du patrimoine public.

Au fait à qui appartient cette société, en réalité ?

A lui, IOG ? En partie, c’est tout à fait possible, surtout lorsque l’on sait que le PDG en titre n’est autre qu’Ali Guelleh qui occupe accessoirement un emploi de Chef de Cabinet à la Présidence. Curieuse coïncidence, ne trouvez-vous pas ?

D’autant plus qu’Ali Guelleh, parti d’un modeste emploi à la pêcherie de Djibouti, a connu une ascension remarquable, qui est tout à son honneur ! Sauf … si elle était émaillée de faits divers peu avouables (par exemple selon des rumeurs concordantes : avoir espionné autrefois le FRUD pour le compte de la Présidence, ..) . N’en disons pas plus pour le moment !

De toutes les façons, avoir « Guelleh » dans son nom est certainement un atout majeur pour parvenir à la réussite sociale (Regardez du côté de l’EDD, par exemple. Inamovible le PDG !)


Humour par Roger Picon
Et comme toujours, Guelleh assumera, dans le meilleur des cas, 10 % des investissements et il exigera de recevoir au minimum 90 % des bénéfices soit sous forme de dividendes librement consentis, soit de (ra)quête, si les bénéfices dégagés lui semblaient être insuffisants.

Avis aux industriels qui penseraient pouvoir investir à Djibouti avec retour sur investissement – N’y comptez pas !

________________________________ Extrait de l’ADI

Le chef de l’Etat s’intéresse à l’avancement du projet d’exploitation du sel du lac Assal

Le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, s’est rendu dimanche au lac Assal pour s’enquérir de l’état d’avancement du projet industriel et commercial du sel.

Arrivé, en début de matinée, à bord d’un hélicoptère, le chef de l’Etat et les membres de sa délégation ont été chaleureusement accueillis par le préfet de Tadjourah, M. Abdourazak Daoud Ahmed.

Le Président de la République s’est dans la foulée, rendu sur le site d’exploitation du sel où il a pu notamment écouté les explications du PDG de Salt investment SA, M. Ali Guelleh.

Un consortium composé d’investisseurs nationaux et internationaux, Salt investment SA compte procéder au traitement, au raffinage, au stockage et à la commercialisation du sel du lac Assal, un vaste gisement naturel d’une superficie d’environ onze milles hectares.

Toujours dans le cadre de sa visite d’inspection, le chef de l’Etat s’est également rendu sur le site du futur quai minéralier du lac Assal dont la première pierre a été posée en janvier 2008.

D’une envergure de 70 millions de dollars, ce chantier financé par des privés américains et espagnols est destiné à l’extraction et à l’exportation du sel présent en grande quantité dans ce bassin d’effondrement géologique.

Rappelons que le gouvernement djiboutien avait signé, en 2008, avec la société Salt Investment SA, une convention de concession de l’exploitation du sel du Lac Assal.

C’est dans cette optique que les promoteurs prévoient la mise en exécution d’un projet industriel et commercial d’envergure sur le site du lac Assal et du Goubet par la construction, l’installation et l’exploitation d’unités industrielles complètes pour l’exploitation du sel, ainsi que toutes les installations annexes, telles qu’une centrale électrique, une usine de dessalement d’eau de mer, des zones de stockage et un port.

Les investisseurs comptent également de construire dans le cadre de ce projet des logements et des infrastructures sanitaires, commerciales et de loisirs pour le personnel.

La réalisation de la première phase, estimée à 12 milliards de francs Djibouti, de ce projet hautement stratégique pour le développement économique et social de notre pays, va permettre la création d’environ 200 emplois dans la zone du lac Assal avec comme objectif une production de six millions de tonnes.

La réalisation de ce projet permettra dans une seconde phase l’implantation de divers industries de dérivés du sel tels que la fabrication de détergents, d’acides caustiques et de chlore et doter notre pays d’un tissu industriel moderne et viable tout en respectant les exigences de la préservation de l’environnement.

Ce projet s’insère dans le cadre d’un vaste programme d’activités visant à transformer la région du lac Assal en un Pôle de développement économique regroupant des activités extractives et de transformations des ressources naturelles et disposant de toutes les infrastructures nécessaires à ces activités.

Notons enfin que ce projet, par son ampleur et sa nature, figure au premier plan du programme du chef de l’Etat et de son gouvernement en vue d’insuffler un réel dynamisme au tissu industriel de Djibouti et de consolider surtout les acquis du processus de décentralisation, de manière à améliorer davantage les conditions et la qualité de la vie, dans les différentes zones du pays.

28/02/09 (B488) Jamais deux sans trois. Guelleh, comme nous l’avions écrit à de nombreuses reprises, semble préparer un troisième mandat, en violation de sa propre constitution.

___________________________________ 1 – ARDHD

La constitution de Djibouti n’est pas parfaite ! Même si elle est héritée des principes posés par Gouled, c’est Guelleh qui l’a approuvé et qui se targue de l’avoir promulgué ! C’est tout dire.


D’abord le Président est chef du Gouvernement et le premier ministre n’a qu’un rôle secondaire.

– Pire encore, les ministres, premier ministre, sont aussi députés. Ce qui est absolument contraire aux règles démocratiques de partage des trois pouvoirs : judiciaire, exécutif et législatif. Par exemple, on imagine le niveau de dépendance que cela implique, en particulier, au niveau judiciaire …


Humour par Roger Picon

Guelleh avait accepté que le nombre de mandats présidentiels soit limité à deux.

L’idée était sage !

Va-t-il maintenant s’asseoir une nouvelle fois, sur les propres règles qu’il a définies lui-même ?

A vrai dire, il ne sera pas le premier : Ben Ali et tant d’autres l’ont fait avant lui.

Rappelons qu’il déclarait, il n’y a pas si longtemps,à la presse « publicitaire », (dans un article sponsorisé ?) qu’il n’était pas homme à violer une Constitution … au fond, cela restera comme un « Bobard de plus » … !

Mais il faut aussi le comprendre : avec les avancées de la justice dans l’instruction de l’affaire Borrel et les prochains développements qui pourraient surgir lors des audiences du 5 mars à Paris et du 25 mars à Versailles, il n’est pas exclu qu’il puisse être soupçonné un jour d’être l’un des « bénéficiaires » possibles du meurtre : tant qu’il est Président, il reste immunisé !

Et pour des gens comme lui, échapper à la justice pénale, c’est primordiale et cela vaut bien un troisième mandat présidentiel (et plus « si affinités » ?)

__________________________________ 2 – ADI / La Nation

« Des voix s’élèvent en faveur d’un 3ème mandat présidentiel », selon le journal « Le Progrès » du RPP

Dans son dernier numéro, largement consacré à la commémoration prochaine du 30ème anniversaire du parti au pouvoir à Djibouti, le Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP), le journal « Le Progrès » est allé à la rencontre des citoyens qui, sans ambages, se sont prononcés pour un nouveau mandat du Président Ismail Omar Guelleh.

Intitulé « des voix s’élèvent en faveur d’un 3ème mandat présidentiel », l’éditorial publié dans cet organe estime notamment que « le débat ne fait que commencer et devrait aboutir à l’amendement de la constitution ».

Il s’agit là d' »un passage obligé, étant donné que la loi en vigueur n’autorise que deux mandats présidentiels successifs ».

« Ismail Omar Guelleh est le seul guide qui peut nous délivrer du sous-développement, sans risquer de remettre en cause la stabilité nationale », lit-on dans cet éditorial.

« Les arguments sont plutôt convaincants », a ajouté la même source, se référant à la « cité futuriste de Madinat al Noor (ville lumière) et au pont trans-océanique qui reliera l’Afrique à la péninsule arabique ».

Issus de toutes les composantes du peuple djiboutien, vivant à Tadjourah, Obock, Dikhil, Ali-Sabieh, Arta et Djibouti-ville, ils ont exprimé librement leurs visions, leurs intérêts et leurs ambitions.

Persuadée que le respect de la démocratie est indissociable du respect de la libre expression de la volonté populaire, Mme Fozia Ismael Ballayah, cadre bancaire, croit dur comme fer qu’ « il n’y a pas de loi au-dessus du peuple et de souveraineté que la sienne pour savoir ce qui est bien pour son avenir ».

« C’est pourquoi il est primordial que chacun d’entre nous s’exprime pour donner de la voix à la volonté populaire », a-t-elle renchérit.

« Mobilisons-nous dès maintenant pour que le Président Guelleh accepte de briguer un 3ème mandat après 2011 », a suggéré pour sa part Hassan Meeké Dagueh, chef de village d’Obock.

Quant à Ali Waberi Assoweh, chef de village de Doudah, il a insisté que « le Président Ismail Omar Guelleh, a engagé le pays sur le chemin du développement ».

« Il est notre choix unique pour le présent et pour l’avenir et je tiens à lui exprimer mon entière fidélité et mon attachement résolu », a-t-il dit.

Selon Kisra Ibrahim Oubadi, de la fédération de Ras Dika, « le Président Ismail Omar Guelleh est le garant d’un avenir meilleur pour Djibouti, il doit donc en tout état de cause continuer à assumer la magistrature suprême après 2011 en vue d’assurer la poursuite de l’œuvre de développement ».

S’agissant de Hassan Darar Miguil dit Danash, d’Ali-Sabieh, il a affirmé que « la continuité du mandat présidentiel de M. Ismail Omar Guelleh après 2011 est tout à fait naturelle ».

Un point de vue que partage Houmed Barkat Siradj, chef de village de Tadjourah, qui réclame « dès maintenant l’amendement de la constitution afin de permettre au Président Guelleh de répondre à nouveau aux sollicitudes de son peuple ».

Elu en 1999 puis réélu en 2005, M. Ismail Omar Guelleh, 62 ans, ne s’est jamais prononcé publiquement sur ses intentions de briguer un troisième mandat présidentiel.

18/02/09 (B486) ADI / Le trafic ferroviaire reprend ses activités sur la ligne Djibouti/Diré dawa !

Après un arrêt qui a duré trois années, le chemin de fer Djibouti/Diré dawa a désormais repris ses activités.

La situation s’est débloquée suite à une visite du ministre du transport djiboutien Ali Hassan Bahdon à Diré dawa au mois de janvier où il a eu de entretiens avec son homologue éthiopien.

Cette reprise intervient également juste après la nomination d’un nouveau directeur commercial du chemin de fer à Djibouti.

En fait, l’ensemble du trafic ferroviaire avait été réduit à une seule fois par semaine uniquement pour le train de marchandises. Cette fois, la CDE va mettre en service 4 trains voyageurs et 3 trains de marchandises par semaine.

Outre les agents du chemin de fer, la reprise des voyages du train constitue une activité génératrice de revenues pour un grand nombre de familles vivant tout au long du rail reliant Djibouti et Diré dawa.

On se souvient de la crise économique qui avait frappée l’année dernière toute la région d’Ali Sabieh. Beaucoup de petits commerçant vivant du commerce transfrontalier avaient fait faillite, pour certains toute leur vie dépendait du train.

17/02/09 (B486) Selon l’ADI, Guelleh vient déjà de se fendre d’une médaille pour son pote, le nouveau Président somalien, dont il a imposé la nomination avec la complicité du représentant des Nations unies et la bénédiction américano-éthiopienne. Il ne tarit plus d’éloge au sujet de ce nouveau Président (provisoirement ?) sans terre ni couronne. (2 articles en Anglais et en Français)

__________________________________ ARDHD

Combien cela rapporte-t-il à Guelleh ? Mystère.

En tout cas, alors que la tâche est à la fois urgente et surtout immense, le nouveau Président donne l’impression de ne pas tenir en place et surtout de préférer le luxe et la quiétude djiboutienne actuelle, à la vie dangereuse de Mogadiscio …

___________________________________ 1 – ADI

Le Chef de l’Etat djiboutien élève son homologue somalien au rang de Haut Dignitaire de la Grande Etoile de Djibouti

Le Chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, a convié ce soir à un diner de gala à l’hôtel Kempinski de Djibouti, le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed et son tout nouveau Premier ministre Omar Abdourachid Ali Sharmarké.

Ont assisté à ce dîner le Premier ministre djiboutien, Dileita Mohamed Dileita, le président de l’Assemblée nationale, Idriss Arnaoud Ali, la Première Dame de Djibouti, Mme. Kadra Mahamoud Haïd, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah, les représentants du Corps diplomatique et consulaire, ainsi que les représentants des organisations régionales et internationales.

Le Chef de l’Etat djiboutien a profité de cette occasion pour élever son homologue somalien au rang de Haut Dignitaire de la Grande Etoile de Djibouti.

M. Ismaïl Omar Guelleh a ensuite rendu un vibrant hommage au président somalien pour le courage dont il continue de faire preuve et pour sa ferme détermination à vouloir tirer la Somalie de l’obscurité vers la lumière.

Poursuivant son intervention, le président Guelleh a demandé au peuple somalien de soutenir son président, le Premier ministre et le parlement, car a-t-il dit, « sans ce soutien, les actions pour restaurer la sécurité et la stabilité seront vaines.»

_______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Guelleh adresse tous ses encouragements aux nouveaux responsables somaliens. //Djibouti president encourages Somali leaders

The president of Djibouti Republic, Ismail Omar Guelleh, has encouraged Somalia’s leaders to work peace and rebuild their country on Monday.

Somali president Sheik Sharif Sheik Ahmed was elected in Djibouti and he named the prime minister in Djibouti. The parliament meets in Djibouti.

“We encourage to you to refrain from disagreements between you (the president and the prime minister) and become a model to the people,” said president Guelleh.

“Be patient with the daunting task ahead of you and help the poor. We congratulate to you the new prime minister you chose,” he added.

President Sheik Sharif is the third Somali president elected in Djibouti. Ali Mahdi Mohamed and Abdikassim Salad Hassan were elected in Djibouti.

President Ismail Omar Guelleh had a meeting with the Somali president, prime minister and the speaker of the parliament.

Prime Minister Abdirashid Ali Sharmarke is expected to form a unity government.

“We are waiting the prime minister to come back and we will decide at that time to return back to our home in Mogadishu,” said a displaced women who lives outside Mogadishu

The prime minister had promised that he would bring the IDPS (internally displaced people) back home.

He also pledged that he would extend an olive branch to those still outside the peace process.