17/08/10 (B565) ALERTE ROUGE / Djibouti: CAMPAGNES D’URGENCE/ Exactions sur enfants (OMCT)

DJI 300710.1/ DJI 300710.1.CC
Suivi du cas DJI 300710/ DJI 300710.CC

CAMPAGNES D’URGENCE/ EXACTIONS ENFANTS

Transfert au camp de police de Obock/ Détention arbitraire, y compris de mineurs/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations sur la situation suivante et sollicite votre intervention à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que Mme Halima Bil’a (environ 35 ans) et ses quatre enfants mineurs, Fatouma Mohamed Keiro (F), Bil’a (M), Kalifa (M) et Ali Mohamed Keiro (M), âgés de un à neuf ans, détenus arbitrairement à la prison de Nagade, ont été transférés au camp de police de Obock, à Obock, situé sur le Plateau, le 2 août 2010. Aucun motif n’aurait été donné quant à ce transfert.

Selon les informations reçues, les conditions de détention dans le camp de police seraient meilleures qu’à la prison de Nagade. Mme Halima Bil’a aurait également reçu quelques soins après son transfert (elle ne souffrirait plus de diarrhées mais elle continuerait à vomir de temps en temps). Toutefois, à l’heure de diffuser cet appel, aucune information n’était disponible sur la situation de ses quatre enfants.

Par ailleurs, l’OMCT rappelle qu’à ce jour Mme Halima Bil’a n’a été inculpée d’aucune infraction et elle n’aurait toujours pas eu accès à un avocat. Les visites de sa famille seraient limitées (seules deux visites auraient été autorisées depuis le transfert). Selon les informations reçues, elle serait uniquement détenue, conjointement avec ses quatre enfants, en raison des activités de son mari, un militant actif du Front pour la Restauration de l’ Unité et de la Démocratie (FRUD) [1] recherché par les autorités.

Le Secrétariat International de l’OMCT reste gravement préoccupé par la situation de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants et demande instamment aux autorités compétentes de la République de Djibouti de garantir leur intégrité physique et psychologique en toutes circonstances, conformément aux dispositions des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par Djibouti.

L’OMCT rappelle que la Convention relative aux droits de l’enfant, à laquelle la République de Djibouti est partie, stipule à son article 37 b) que les Etats parties veillent à ce que « N ul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible ». De même, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, deux traités auxquels la République de Djibouti est également partie, énoncent que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire.

Par conséquent, l’OMCT demande aux autorités compétentes de la République de Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne et d’ordonner la libération immédiate, en l’absence de charges légales valables, de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants mineurs. Selon les informations reçues, le 17 avril 2010, Mme Halima Bil’a et ses quatre enfants ont été arrêtés à Medeho (Mablas), dans le nord du pays, par les forces de sécurité djiboutienne sur ordre du responsable de la Sécurité de la région du Nord de Djibouti. Ils ont été détenus, dans un premier temps, dans un camp de police à Djibouti ville avant d’être transférés, le 5 juin 2010, à la prison de Nagade dont les conditions de détention seraient très mauvaises (notamment une hygiène déplorable). Mme Halima Bil’a, alors très malade (vomissements et diarrhées), y était détenue conjointement avec ses quatre enfants dans la même cellule.

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de:

i. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants;
ii. Ordonner leur libération immédiate;
iii. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme .

Adresses:
Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais Présidentiel,
BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01 ;

Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme,
BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 54 20 ;

Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com ;

Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh,
Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse,
Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch ;

Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique,
Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

***
Genève, le 12 août 2010

Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

[1] Le FRUD est un mouvement politico-militaire qui a été créé en 1991. Deux tendances se sont dégagées à la suite du deuxième accord de paix de mai 2001; la tendance du FRUD signataire de l’accord qui s’est transformé en parti légal, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD). Ce parti a, par la suite, dénoncé la non application dudit accord ; et une autre tendance qui a refusé l’accord susmentionné et qui est restée dans les montagnes du Nord de la République de Djibouti pour poursuivre la lutte. Cette tendance, dont fait partie le mari de Mme Halima Bil’a, est qualifiée du FRUD armé.

Précédemment, lors du premier accord de paix signé en 1994, des anciens membres du FRUD ont fait dissidence et ont créé le parti qui s’appelle FRUD. Ce parti est membre de l’Union pour la Majorité Présidentielle.

23/07/10 (B561) L’OMCT (Organisation mondiale contre la torture) lance un appel au Gouvernement djiboutien pour détention arbitraire et allégation de tortures commises à l’encontre de M Mohamed Ahmed, dit "Jabha", 39 ans, militant du FRUD, aujourd’hui détenu à Gabode, sans soin, en dépit des différents maux dont il souffre et qui sont la conséquence des nombreuses tortures subies depuis le 1er mai 2010. Il est demandé aux lecteurs d’écrire aux différentes autorités djiboutiennes.

_________ Voir aussi nos articles précédents sur ce cas
du 11/07/2010
du 11/07/2010 (signé par Uguta-Toosa)

__________ Appel de l’OMCT

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale
Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante à Djibouti.

__________ Description des faits
Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la détention arbitraire et des allégations de torture et d’autres mauvais traitements à l’encontre de M. Mohamed Ahmed dit Jabha, 39 ans, militant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD), à la prison centrale dite « Gabode », dans la ville de Djibouti.

Selon les informations reçues, le 1er mai 2010, alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que des soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali (Nord Ouest du district de Tadjourah), M. Mohamed Ahmed a été arrêté par des membres de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND), basés à la caserne d’Assagueïla.

Il a tout d’abord été porté disparu car ni sa famille, ni ses connaissances ne savaient où il se trouvait.

Ce n’est qu’ensuite qu’il a été possible de reconstituer les différents lieux dans lesquels il aurait été détenu depuis le 1er mai.

Conformément aux dernières informations reçues, il a été détenu, durant cinq jours, à la caserne d’Assagueïla puis dans les locaux des Services de Sécurité, situés sur le Plateau du Serpent.

Il a ensuite été transféré dans différents endroits tels que la caserne militaire de Gal Eila à Mabla, puis, du 18 au 30 juin 2010, à la brigade du Nord de la gendarmerie, lieu dans lequel il aurait été privé de nourriture durant 10 jours.

M. Mohamed Ahmed aurait subi de nombreux actes de torture, entre autres, des simulations d’exécution, dans les locaux des Services de Sécurité puis à la caserne militaire de Gal Eila.

Selon les mêmes informations reçues, depuis le 30 juin 2010, M. Mohamed Ahmed est détenu à la prison centrale dite « Gabode » où les conditions y sont déplorables.

Aucuns soins ne lui sont fournis alors que, d’après les informations, il crache du sang, a du mal à se déplacer, souffre de contusions, a le tympan éclaté et les côtes cassées.

M. Mohamed Ahmed n’aurait, par ailleurs, toujours pas eu accès à un avocat et sa famille n’a pu le rencontrer qu’une seule fois depuis sa détention.

L’OMCT est gravement préoccupée par la situation de M. Mohamed Ahmed dit Jabha et rappelle que la pratique de la disparition forcée et de la détention au secret est contraire aux normes internationales relatives aux droits de l’Homme.

L’OMCT prie les autorités de Djibouti de garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L’OMCT demande également aux autorités de Djibouti de faire en sorte que M. Mohamed Ahmed soit promptement présenté devant une autorité judiciaire compétente et qu’il ait immédiatement accès à un avocat de son choix, à des soins médicaux et puisse recevoir la visite de sa famille.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire.

Enfin, l’OMCT réitère sa plus vive inquiétude quant aux faits allégués ci-dessus et demande aux autorités compétentes à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur les allégations de torture et d’autres mauvais traitements subis par M. Mohamed Ahmed, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.

_____________ Actions requises

Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de:

  • Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed dit Jabha;
  • Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix et aux membres de sa famille ainsi que garantir un examen médical immédiat par un médecin de son choix et un traitement médical approprié, conformément, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies;
  • Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;
  • Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, en particulier sur les allégations de torture et de mauvais traitements à l’encontre de M. Mohamed Ahmed dit Jabha, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi;
  • Garantir un recours effectif et une réparation adéquate, y compris l’indemnisation et la réhabilitation, à la victime concernée;
  • Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’hommee.

______________ Adresses:
Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais Présidentiel,
BP 6, Djibouti Ville,
République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01 ;

Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme,
BP 12, Djibouti Ville,
République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 54 20 ;

Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com;

Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh,

Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant,
1202 Genève,
Suisse,
Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch;

Ambassade de Djibouti à Bruxelles,

204 avenue F.D. Roosevelt,
1050 Bruxelles, Belgique,
Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr
_____________________________

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Genève, le 20 juillet 2010


Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

07/11/09 (B524) Communiqué et appel URGENT de l’OMCT à propos en particulier de l’incarcération de Mohamed Ahmed Abdillahi dans les geôles de Guelleh à Gabode (Information lecteur)

Cas DJI 050809.2
Suivi du cas DJI 050809 et DJI 050809.1

Arrestation et détention arbitraire/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations
Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna Internationale,
une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que M. Mohamed Ahmed Abdillahi
(né le 23/10/1967), arrêté le 22 mars 2009 par les forces du Service des Documents et de la Sécurité,
reste détenu à la prison centrale dite « Gabode », dont les conditions seraient déplorables, sans
qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui jusqu’à ce jour. Il n’aurait également toujours pas eu
accès à un avocat.

Par ailleurs, selon les mêmes informations, les visites accordées à M. Mohamed Ahmed Abdillahi sont
toujours limitées aux seuls membres de sa famille proche.

Bien qu’il puisse à nouveau participer à la
promenade dans la cour de la prison, ses déplacements sont limités à 2 heures, 3 jours par semaine (au lieu de 2 heures par jour pour les autres prisonniers) (voir Rappel des faits).

Le Secrétariat International de l’OMCT réitère ses vives préoccupations quant à la détention de M. Mohamed Ahmed Abdillahi et prie les autorités du Djibouti de garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire et demande également instamment aux autorités du Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne conformément aux dispositions des traités régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Djibouti.

L’OMCT est particulièrement préoccupée par le fait
que M. Mohamed Ahmed Abdillahi n’a aucun moyen de contester son maintien en détention
et n’à
accès à un aucun recours utile. C’est pourquoi l’OMCT demande instamment aux autorités
compétentes du Djibouti de le libérer immédiatement en l’absence de charges légales valables ou, le
cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en
garantissant ses droits procéduraux en tout temps.

Enfin, l’OMCT est également préoccupée quant aux circonstances du décès de M. Mahdi Ahmed Abdillahi, le frère de M. Mohamed Ahmed Abdillahi (voir Rappel des faits), et rappelle qu’en lien avec leurs obligations au regard des traités mentionnés, les autorités du Djibouti doivent veiller à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit conduite à chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture et autres formes de mauvais traitements aient été commis sur tout territoire sous sa juridiction.

Rappel des faits
L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire de M. Mohamed Ahmed Abdillahi à la prison
centrale dite « Gabode ».

Selon les informations reçues, M. Mohamed Ahmed Abdillahi a été arrêté, le 22 mars 2009, à son domicile au quartier 6 bis par les forces du Service des Documents et de la Sécurité et détenu à la prison centrale dite « Gabode ». Il serait détenu avec des criminels de droit commun. Par ailleurs, les forces de sécurité de la prison (sous l’autorité du ministère de l’Intérieur) ont reçu l’ordre, fin août, de limiter les visites qui lui sont accordées et de le priver de promenade dans la cour de la prison.

M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait été présenté deux fois devant un juge d’instruction mais aucune charge ne lui aurait été signifiée. Toutefois, les raisons de son arrestation et sa détention seraient liées à l’arrestation et au décès de son frère, M. Mahdi Ahmed Abdillahi, ancien membre fondateur et dirigeant du Parti national démocratique (PND), survenu le 14 avril 2009 à la prison dite « Gabode ».

En effet, selon ces mêmes informations, M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait, dans un premier temps, soutenu son frère lors de son arrestation et aurait ensuite, conjointement avec sa belle-soeur, diffusé un communiqué, le 16 avril 2009, mentionnant les noms des auteurs présumés de la mort de son frère après le refus des autorités de pratiquer une autopsie afin de clarifier les causes du décès. M. Mohamed Ahmed Abdillahi aurait depuis été exhorté à réfuter les allégations du communiqué.

Actions requises
Merci d’écrire aux autorités du Djibouti, afin de leur demander de:

  1. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed Abdillahi;
  2. Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix ainsi qu’à un examen médical par un médecin de son choix et à un traitement médical approprié et se conformer, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies (en particulier quant à la promenade et les visites);
  3. Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;
  4. Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;
  5. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme.

Adresses
· Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6,
Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49.

· Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires etmusulmanes,
chargé des droits de l’Homme, BP 12,
Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax :
00 253 35 40 21 / 54 20.

· Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90. Email :likmik@caramail.com.

· Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations Unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant,
1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch

· Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles,
Belgique, Tel : + 322 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.
***
Genève, le 6 novembre 2009.
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.

31/05/2000 – APPEL INTERNATIONAL DE L’OMCT pour retrouver les 29 enfants mineurs récemment libérés de Gabode et pour leur apporter un soutien matériel et psychologique.

Case DJI 190400.2 CC
Second Follow-up to case DJI 190400.CC
CHILD CONCERN

Geneva, 31st May 2000.

The International Secretariat of OMCT requests your URGENT intervention in the following situation in Djibouti.

New Information

The International Secretariat of OMCT has received further information that the 29 children detained in Gabode Prison in Djibouti were secretly
released on 24th May 2000 and sent to an unknown destination. OMCT had previously received information that an official announcement had been made that the children were to be released on 13th June 2000.

OMCT is gravely concerned for the physical and psychological integrity of these children. OMCT is also gravely concerned by the risk of impunity of those responsible for the alleged acts of ill-treatment and sexual abuse against these children.

Brief reminder of the situation

The International Secretariat of OMCT expressed its grave concern for the physical and psychological integrity of 29 Oromos (Ethiopian citizens) boys, allegedly detained and subjected to sexual abuse by
fellow adult inmates and prison guards in ‘Prison de Gabode’ in Djibouti for the last 6 months. It was reported that these children were arrested in
the street following their arrival in Djibouti from Ethiopia as refugees from the regional conflict.

Furthermore, according to the information received, the conditions inside the prison are described as suffocating and dirty and they were given
very little guard supervision.

The International Secretariat of OMCT recalled that Djibouti is a state party to the Convention on the Rights of the Child and has obligations
to the provisions of this Convention, particularly Articles 3, 37 and 40.

Remarks

The International Secretariat of OMCT wishes to thank all those institutions, organizations and individuals who intervened on their behalf. However, OMCT remains concerned for the physical and psychological integrity of these children and their well-being upon their release.

Action requested

Please write to the authorities in Djibouti urging them to:

i. Identify the whereabouts of these children and continue to take measures to guarantee their physical and psychological integrity;
ii. guarantee an immediate investigation into the alleged sexual abuse and ill-treatment, identify those responsible, bring them before a civil competent and impartial tribunal and apply the penal, civil and/or administrative sanctions provided by law;

iii.guarantee the respect of human rights and the fundamental freedoms throughout the country in accordance with national laws and international human rights standards, particularly the Convention on the Rights of the Child, ratified by Djibouti.

Addresses

Gabode Prison Monsieur le directeur, prison civile de Djibouti BP 12

Son Excellence Monsieur – Ismail Omar Guelle,
Président de la République, La Présidence, BP 6,
Djibouti, République de Djibouti. Fax
(+ 253) 35 50 49 // 350174

Monsieur – Ibrahim Idriss Djibril, Ministre de la Justice
Ministère de la Justice, B.P. 12, Djibouti,
République de Djibouti. Fax (+ 253) 35 40 12 //
35 54 20

Monsieur Ali Abdi Farah, Ministre des affaires étrangères,
Ministère des affaires étrangères, BP 1863, Djibouti,
République de Djibouti. Fax: (+ 253) 353840

Monsieur Ali Dini, Batonnier de l’Ordre des Avocats de Djibouti,
Barreau de Djibouti
B.P. 2461
Djibouti, République de Djibouti.

Geneva, May 31st 2000

Kindly inform us of any action undertaken quoting the code of this appeal in your reply.

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
World Organisation Against Torture (OMCT)
Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT)
8 rue du Vieux-Billard
Case postale 21
CH-1211 Geneve 8
Suisse/Switzerland
Tel. : 0041 22 809 49 39
Fax : 0041 22 809 43 29
E-mail : omct@omct.org
http://www.omct.org

29/04/2000 – APPEL DE L’OMCT – ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE EN FAVEUR DES ENFANTS INCARCÈRES A DJIBOUTI (en anglais)

Case DJI 190400.1 CC
Follow-up to case DJI 190400.CC
CHILD CONCERN

Geneva, 28th April 2000.

The International Secretariat of OMCT requests your URGENT intervention in the following situation in Djibouti.

New Information

The International Secretariat of OMCT has received further information regarding the detention of a number of Oromos (Ethiopian citizens) boys in Gabode prison in Djibouti.

The list of those detained has been updated to the following:

Abdi Ahmed Djibril, 15 years
Abdi Djamal Abdimazak, 13 years
Abdoulfatah Ziad Ahmed, 12 years
Abdoukader Youssouf Ali, 12 years
Abdoulaziz Omar Yossar, 10 years
Adisu Abayne Hagase, 13 years
Ahmed Abdallah Badasso, 12 years
Ahmed Mohamed Abdi, 15 years
Ahmed Mohamed Ismail, 12 years
Ahmed Mohamed Kalif, 15 years
Ahmed Nour Abdi, 15 years
Bayen Houssin Hadji, 12 years
Chamsadih Houssein Mohamed, 10 years
Chamsadih Houssein Saaf, 15 years
Faysal Ibrahim Aden, 15 years
Tarafa Gojane Tasfayé, 10 years
Hassan Badri Youssouf, 10 years
Khadir Mohamed Said, 15 years
Mohamed Ahmed Moualin, 13 years
Mohamed Daeb Aden, 15 years
Mohamed Siraj Ahmed, 10 years
Moussa Mohamed Waday, 15 years
Nassir Houssein Abdi, 10 years
Njanka Iibah Khalif, 15 years
Sagae Gama Tahmarad, 13 years
Salahadih Djama Ali, 11 years

Furthermore, according to the information received, the conditions inside the prison are described as suffocating and dirty.
The detainees are only allowed two hours of « exercise » in an open air corridor, or in the corridor what is described as an « oven »
detention.
It should be noted that this is the only time that the detainees are supervised by guards.

The temperature of the prison in the summer is often 45 C and does not descend below 35 C. The hot summer begins in May, although this year due to a particularly dry season, it is already
extremely hot already.

Brief reminder of the situation

The International Secretariat of OMCT expressed its grave concern for the physical and psychological integrity of 29 Oromos (Ethiopian citizens) boys, allegedly detained and subjected to sexual abuse by fellow adult inmates and prison guards in ‘Prison
de Gabode’ in Djibouti for the last 6 months.

It is reported that these children were arrested in the street following their arrival in Djibouti from Ethiopia as refugees from the regional conflict.

The International Secretariat of OMCT recalls that Djibouti is a state party to the Convention on the Rights of the Child and has obligations to the provisions of this Convention, particularly
Articles 3, 37 and 40.

Action requested

Please write to the authorities in Djibouti urging them to:

i. take all necessary measures to guarantee the physical and psychological integrity of these children;

ii. order their immediate release in the absence of valid legal charges;

iii.guarantee an immediate investigation into the alleged sexual abuse and ill-treatment, identify those responsible, bring them before a civil competent and impartial tribunal and apply the penal, civil and/or administrative sanctions provided by law;

iv. guarantee the respect of human rights and the fundamental freedoms throughout the country in accordance with national laws and international human rights standards, particularly the Convention
on the Rights of the Child, ratified by Djibouti.

Addresses

Gabode Prison Monsieur le directeur,
prison civile de Djibouti
BP 12

Son Excellence Monsieur – Ismail Omar Guelle,
Président de la République,
La Présidence,
BP 6, Djibouti,
République de Djibouti.
Fax (+ 253) 35 50 49 // 350174

Monsieur Ibrahim Idriss Djibril,
Ministre de la Justice,
Ministère de la Justice,
B.P. 12,
Djibouti, République de Djibouti.
Fax (+ 253) 35 40 12 // 35 54 20

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des affaires étrangères,
Ministère des affaires étrangères,
BP 1863, Djibouti,
République de Djibouti.
Fax: (+ 253) 353840

Monsieur Ali Dini,
Batonnier de l’Ordre des Avocats de Djibouti,
Barreau de Djibouti,
B.P. 2461,
Djibouti, République de Djibouti.

Geneva, April 28th, 2000

Kindly inform us of any action undertaken quoting the code of this appeal in your reply.

————————————————————————————————————

Case DJI 280400

The International Secretariat of OMCT requests your URGENT intervention in the following situation in Djibouti.

Brief description of the situation

The International Secretariat of OMCT has been informed by a reliable source of sexual abuse and appalling conditions of detention in Gabode Prison of three young men, Abdi Robleh, 22 years, Mohamed Ibrahim Abdi, 20 years, and Moussa Houssein Farah, 18 years in Djibouti.

According to the information received, they are part of a number of Oromos (Ethiopian citizens) boys and young men are allegedly being detained and subjected to sexual abuse in Gabode prison in Djibouti. (see also cases DJI 190400.CC and DJI 190400.1.CC)

It is reported that these young men were arrested in the street following their arrival in Djibouti from Ethiopia as refugees from the regional conflict and are allegedly being detained and subjected to sexual abuse by fellow adult inmates and prison
guards in ‘Prison de Gabode’ in Djibouti for the last 6 months.

Furthermore, according to the information received, the conditions inside the prison are described as suffocating and dirty.
The detainees are only allowed two hours of « exercise » in an open air corridor, or in the corridor that is described as detention in an
« oven ». It should be noted that this is the only time that the detainees are supervised by guards.

The temperature of the prison in the summer is often 45º C and does not descend below 35º C. The hot summer begins in May, although this year due to a particularly dry season, it is already
extremely hot already.

Action requested

Please write to the authorities in Djibouti urging them to:

i. take all necessary measures to guarantee the physical and psychological integrity of the above mentioned persons;

ii. order their immediate release in the absence of valid legal charges or, if such charges exist, bring them before an impartial and competent tribunal and guarantee their procedural rights at all times;

iii.guarantee an immediate investigation into the circumstances of these events, identify those responsible, bring them before a civil competent and impartial tribunal and apply the penal, civil and/or administrative sanctions provided by law;

iv. guarantee the respect of human rights and the fundamental freedoms throughout the country in accordance with national laws and nternational
human rights standards.

Addresses

Gabode Prison Monsieur le directeur,
prison civile de Djibouti

BP 12

Son Excellence Monsieur – Ismail Omar Guelle,

Président de la République,
La Présidence,
BP 6, Djibouti,
République de Djibouti.

Fax (+ 253) 35 50 49 // 350174

Monsieur Ibrahim Idriss Djibril,
Ministre de la Justice,
Ministère de la Justice,
B.P. 12,
Djibouti, République de Djibouti.

Fax (+ 253) 35 40 12 // 35 54 20

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des affaires étrangères,

Ministère des affaires étrangères,
BP 1863, Djibouti,
République de Djibouti.

Fax: (+ 253) 353840

Monsieur Ali Dini,
Batonnier de l’Ordre des Avocats de Djibouti,

Barreau de Djibouti,
B.P. 2461,
Djibouti, République de Djibouti.

Geneva, April 28, 2000

Kindly inform us of any action undertaken quoting the code of this appeal in your reply.