06/06/2020 (Brève 1633) Communiqué du PADD : Ismaël Omar Guelleh veut relancer la guerre avec Asmara pour calmer les mécontentements de l’intérieur.

03/09/2019 (Brève 1454) Alerte du PADD sur un fichage de la diaspora sous l’égide de l’OIM qui pourrait être utilisé par la Police djiboutienne

03/09/2019 (Brève 1454) ALERTE du PADD sur un projet de cartographie de la diaspora avec un risque avéré de fichage des réfugiés

03/09/2019 (Brève 1454) ALERTE du PADD sur un projet de cartographie de la diaspora avec un risque avéré de fichage des réfugiés

++ Alerte danger à tous les Djiboutiens réfugiés dans un pays d’accueil
Le PADD vient de nous faire parvenir des documents qui justifie le lancement d’une alerte.
A l’origine, il s’agit d’un appel à candidature émis conjointement (Djibouti et OIM*) pour le recrutement d’un consultant chargé, sur huit pays : USA, Canada, France, Royaume-Uni, Belgique, Hollande, Norvège et Suède :

++ Des soupçons d’entente en amont
Selon un courrier qu’il a adressé le 19 juillet 2019 au directeur de l’OIM, le PADD alerte sur le fait que la représentante de l’OIM à Djibouti (Mauricienne) aurait fait attribuer (en amont ?) le marché à un somalien établi en Hollande. Il s’inquiété aussi des relations personnelles que cette femme pourrait entretenir avec le directeur de la police à Djibouti : Abdiillahi Abdi Farah. Le PADD, sans apporter de preuves dans son alerte, pourrait avoir des craintes sur de possibles implications de ce Colonel dans des trafics des logiciels d’écoute et d’espionnage en liaison avec Al-shabab…

– Lien pour télécharger la lettre du PADD : https://www.ardhd.org/Documents/OIM/padd-lettre-17-07-19-au-directeur-oim.pdf

++ Un risque de fichage des réfugiés et probablement un danger pour eux.
Pour appuyer son alerte, le PADD joint le modèle de fiche qui sera utilisé pour recenser le maximum de réfugiés djiboutiens dans l’un des huit pays concernés.

Sous une apparence bon enfant, la lecture de ce questionnaire permet de comprendre qu’il pourrait être utilisé à d’autres fins que celles qui sont présentées officiellement.

– Le document est téléchargeable : https://www.ardhd.org/Documents/OIM/questionnaire-diaspora-djiboutienne-francais.pdf

Pourtant certaines questions ne sont pas aussi anodines qu’on voudrait bien le faire croire. En dehors d’un état-civil complet, avec adresse et de questions concernant le niveau d’études et la qualification, nous avons retenu plus particulièrement :
10. Faites-vous partie à un réseau ou une organisation?
11. Êtes-vous membre du Global Djibouti Diaspora (GDD)?
12. Quelle est votre formation professionnelle?
13. De quelles manières êtes-vous impliqués et de quelles manières avez-vous contribué au développement du pays?

Les observateurs craignent (à juste titre ?) que les renseignements collectés soient fournis directement à la Police et au SDS, pour faciliter ensuite des opérations de lutte contre l’opposition hors du territoire djiboutien.

C’est la raison pour laquelle le PADD invite tous les membres de la diaspora à être très vigilants et à réfléchir soigneusement aux conséquences possibles, s’ils acceptaient de remplir la fiche, ce qu’aucun de ces pays d’accueil ne leur imposera d’ailleurs.

* OIM = Organisation Internationale pour les Migrations. Agence de l’ONU

18/07/2017 (Brève 1035) Hassan Cher nous a adressé les statuts et la feuille de route du Parti Démocrate Djibouti PADD.

Ces documents sont accessibles et téléchargeables en format PdF sur notre site :

1°) Feuille de route : lien de téléchargement : https://www.ardhd.org/photos/padd/feuille-de-route–padd-juillet17.pdf

2°) Statuts du PADD : lien de téléchargement : https://www.ardhd.org/photos/padd/statuts_parti-democrate-djiboutien-juillet17.pdf

10/05/2016 (Brève 787) PADD / L’accord militaire et sécuritaire entre Djibouti et l’Ethiopie : lettre ouverte au premier ministre de la république démocratique fédérale d’Ethiopie

PADD

Parti Démocrate Djiboutien – PADD
Paix-Démocratie-Dignité
Case Postale 5608
1002 Lausanne – Suisse

Quartier 4 – Djibouti
Email : partidemocratedjiboutien@gmail.com
Tél : +41766740085 / +32465713055

Réf.  005/Ltr/Mai.2016

Son Excellence
Haile Mariam Dessalegn
Office of the Prime Minister
P.O. Box 1031
Addis-Ababa
Ethiopia

Objet : L’accord militaire et sécuritaire entre Djibouti et l’Ethiopie

Son Excellence,

Le Ministre djiboutien de la Défense Hassan Darar, et son homologue éthiopien Siraj Fegessa, ont signé, jeudi 28 avril 2016, « un protocole de coopération globale dans les domaines sécuritaires et militaires » entre les deux pays, selon la télévision d’Etat djiboutienne – RTD – voir ce lien : (https://youtu.be/9cXM0Q1S-iA?t=8m49s).

Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion de la Commission militaire mixte entre Djibouti et l’Éthiopie, qui s’est tenue jeudi, dans la capitale, Djibouti, avec la participation du chef d’état-major des forces djiboutiennes, le général Zakaria Cheikh Ibrahim, et son homologue éthiopien, le général Samora Younis.

– Le discours du général de l’armée djiboutienne, Zakaria Cheikh Ibrahim.

Dans son discours le chef d’état-major des forces djiboutiennes, le général Zakaria Cheikh Ibrahim, dit clairement : « l’armée éthiopienne va nous aider à combattre des éléments indésirables à l’intérieur du pays et nos actions conjointes ne se limiteront pas à nos frontières mais là où il y aura besoin. »

Les propos tenus par le général djiboutien sont très graves et surprenants parce qu’il déclare ouvertement que les soldats de l’armée éthiopienne en uniformes peuvent opérer librement sur le territoire djiboutien pour participer aux exactions et massacres que mènent, à certains endroits du pays, la milice de Guelleh à l’encontre de la population civile.

Que des officiers militaires censés défendre leur peuple contre les agressions de forces armées étrangères, invitent une autre armée à participer à des projets de massacre ou de génocide dans leur pays et sur les citoyens est chose vraiment inacceptable aux regards du droit international.


Les corridors et Le motif de l’arrivé de l’armée éthiopienne à Djibouti.

Les trois principaux corridors d’accès à la mer de l’Ethiopie sont les corridors d’Assab (Erythrée), de Djibouti (Djibouti) et de Berbera (Somaliland).

Les autres ports de la sous-région, Port Soudan (Soudan), Massawa (Erythrée) ou Mombassa (Kenya) sont trop décentrés pour être utilisées régulièrement par l’Ethiopie et ne peuvent pas être considérés comme réellement compétitifs, même si de temps à autre l’Ethiopie a pu les utiliser pour y faire transiter certaines de ses importations ou exportations.

Bien que le corridor Djibouti/Addis-Abeba reste indispensable dans les temps actuels, il n’y est pas l’unique port d’usage mais tire de son rôle quasi-permanent des liens de sang, de fraternités et d’amitiés historiques. En partant du rive de la Mer-Rouge, ports de Djibouti – Zeila ou Assab, les accès commerciaux ont toujours traversé ,à environ 75% de leurs longueurs, les territoires des deux ethnies, Afar et Issa, qui peuplent Djibouti, le Nord de la Somalie, le Sud de l’Erythrée et le centre Est de l’Ethiopie.

Ceux-ci prouvent qu’aucun Afar ou Issa de Djibouti ne pensera mener des actions hostiles au fonctionnement de ces corridors parce que les premiers qui en souffriront ne sont pas les éthiopiens des plateaux du Nord de l’Éthiopie et des régions de l’Ouest et Sud mais plutôt les Afars et les Issas du centre Est de l’Ethiopie.

Dans l’accord militaire et sécuritaire signé entre Djibouti et l’Ethiopie 28 avril 2016, le président Ismaël Omar Guelleh autorise les hommes en uniformes des forces éthiopiennes à mener des actions ou des exactions contre la population djiboutienne dans notre pays.

Le corridor Djibouti/ Addis-Abeba existe depuis plus de 2 siècles et n’a jamais souffert d’aucune changement de régime, des menaces extérieurs et son plein fonctionnement n’a jamais nécessité la protection d’aucune force armée et moins l’invasion de l’armée éthiopienne sur le sol djiboutien.

La protection de l’accès commercial précité ne peut cependant justifier l’invasion du territoire djiboutien par des forces armées éthiopiennes amies et frères.

En réalité Ismaël Omar Guelleh a conclu cet ‘accord avec l’Éthiopie dans le but de protéger son régime tyrannique en vous impliquant aux affaires internes de la nation djiboutienne.


Les risques et les conséquences au niveau national et régional.


– Au niveau national
Le peuple djiboutien en a ras le bol du régime clanico-mafieux d’Ismaël Omar Guelleh et lui a fait savoir au cours de la dernière élection présidentielle du 8 avril 2016 dont le régime djiboutien, en faisant usage des tous les moyens illégaux pour obliger la population à se rendre aux bureaux de vote, même s’il n’a réussi à mobiliser plus de 17% du corps électorale du pays.

Cela montre que le peuple djiboutien souhaite ardemment l’instauration d’une démocratie à la direction du pays et compte chasser le régime mafieux avec tous les moyens légaux qui seront à sa portée.

Mais, si les forces armées éthiopiennes participent à la répression du peuple djiboutien en tentant de protéger un régime illégitime et liberticide, Addis-Abeba sera responsable des hostilités et des conséquences inimaginables que cela engendrera entre des peuples amis, soient ceux des plateaux éthiopiens et Djiboutiens.

2 – Au niveau régional.

La présence des forces armées éthiopiennes à Djibouti empiétera sur les intérêts de plusieurs pays de la région et de la Mer-rouge au point de voir un surarmement de la région et même des possibles affrontements armées qui auront des conséquences négatifs sur les développements économiques et commerciales de deux pays, Djibouti et l’Ethiopie. Cette nouvelle situation de guerre dissuadera les peu d’investisseurs courageux, qui malgré le manque de sécurité juridique, injectent leurs argents sur nos économie.

Pour assurer la sécurité du corridor Djibouti/Addis-Abeba le Protocole fixant les conditions de stationnement des forces armées françaises sur le territoire de la République de Djibouti après l’indépendance et les principes de la coopération militaire conclue avec la France et revu en 2011, un pays neutre des visés militaires, politiques, territoriales et économiques de chacun et chacune de la région, suffit et a en plus légitimé qu’il est source de stabilité dans la région presque un demi-siècle après son ratification.


La saisie de la ligue arabe, de l’union africaine et de l’ONU.

Pour éviter une deuxième Koweït dans le monde arabe, nous inviterons l’Union Africaine, la Ligue Arabe et l’ONU à avoir un regard particulier sur cet accord militaire entre Djibouti et l’Ethiopie.


La position de l’Éthiopie au sujet du communiqué officiel du régime djiboutienne.

Le discours du chef d’état-major des forces djiboutiennes, le général Zakaria Cheikh Ibrahim, et certains informations que des barons du régime de Guelleh font circuler dans le pays a créé une inquiétude dans la population au point que le slogan suivant revient dans tous les discussions : « Nous ne serons pas une nouvelle Koweït, nous nous défendrons ! ».

Comme la population djiboutienne ne fait plus confiance au régime de Guelleh, la balle est dans le camp d’Addis-Abeba pour clarifier les contenus officiels de l’accord militaire en question.

En espérant que notre lettre saura attirer toute votre attention, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en notre plus haute considération.

Président de PADD
HASSAN CHER HARED

Copies à : UA – Ligue Arabe – ONU

07/04/2016 (Brève 730) PADD / Communiqué « PADD juge non crédible L’élection présidentielle du vendredi 8 avril 2016 et appelle l’internationale à ne pas la reconnaître.Réf.  (Ref 003/C/Avr.2016)

PADD

Le Parti Démocrate Djiboutien – PADD – dénonce l’absence de transparence de tout le processus électoral à Djibouti en générale et en particulier celui de demain, vendredi 8 avril 2016. Nous dénonçons également les arrestations et les expulsions  des journalistes locaux indépendants et internationaux dont  l’AFP et BBC.
PADD juge d’avance non véridique l’élection présidentielle du vendredi 8 avril 2016 dont le parti au pouvoir depuis 1977 a programmé la réélection au premier tour du président djiboutien sortant, Ismaël Omar Guelleh.

Depuis le mois de septembre 2015, le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, a placé la République de Djibouti sous un régime d’état d’urgence de fait, dont la seule justification a été d’entraver la libre circulation et la libre expression des opposants politiques, des défenseurs des droits humains et d’une manière générale pour couvrir les répressions programmées, telle que le massacre du 21 décembre 2015 au quartier Buuldhuqo de la commune de Balbala dans la capitale du pays.

La liste électorale ne reflète pas la réalité de la masse des votants du pays et elle est inaccessible aux partis politiques de l’opposition et à autre entité physique ou morale qui ne pas de mèche avec le parti au pouvoir. La commission électorale nationale indépendante – CENI – est sous la supervision directe de la police politique de Guelleh, le SDS.

La cour constitutionnelle est en pratique sous l’autorité directe de la présidence, d’ailleurs il y a eu des réunions pendant la nuit dans la résidence de Guelleh à Haramous entre ce dernier et le président de la cour constitutionnelle afin de fixer déjà la réponse négative aux futures réclamations des candidats de l’opposition et indépendants.

Dans de telles conditions, notre Parti Démocrate Djiboutien – PADD – juge non crédible la tenue de l’élection du 8 avril 2016 et moins le résultat qui sera annoncé par une commission électorale notoirement inique et sous contrôle de la police politique.

Nous sollicitons instamment aux organisations internationales, particulièrement à l’Union africaine, la ligue arabe, à l’USA et à l’Union européenne de ne point reconnaître cette élection présidentielle du 8 avril 2016 et de se saisir immédiatement de la question afin de prévenir une crise majeure à Djibouti sans oublier que pour Guelleh l’organisation de cette élection est en quelque sorte une manière personnelle d’avaliser son usurpation de pouvoir et la continuation de l’abus.

Des membres du pouvoir nous ont transmis les résultats suivants fixés d’avance par Guelleh qui ne sont pas fausses mais dont nous devons les prendre avec des pincettes pour l’instant:

Prénom et Nom du candidat

Information

Le pourcentage des votants définis pour chaque candidat

01

Ismaïl Omar Guelleh

président du Rassemblement populaire pour le progrès, membre de l’Union pour la majorité présidentielle, candidat à sa propre succession, investi le 8 janvier 2016

 

63%

02

Omar Elmi Khaireh

président du Centre des démocrates unifié, membre de l’USN

 

19 %

03

Mohamed Daoud Chehem

président du Parti djiboutien pour le développement, membre de l’USN

 

8%

04

Hassan Idriss Ahmed

ancien diplomate

5%

05

Mohamed Moussa Ali dit Tourtour

(indépendant)

3%

06

Djama Abdourhaman Djama

(indépendant)

1%

07

Abstention

Abstention

1%

En Suisse, le 7 avril 2016
Président de PADD
HASSAN CHER HARED