16/02/2016 (Brève 673) Crime odieux à Tadjourah ! L’assassin identifié ? Il pourrait s’agir d’un homme en uniforme !!

Mohamed AbdourhamUn jeune homme, Houmed Ismael âgé de 25 ans et employé comme ouvrier à la construction du port de Tadjourah, a été arrêté puis torturé par le Chef de la Brigade de Gendarmerie, le fameux Abdourahman Askar (membre de l’ordre prestigieux des Bourreaux de la République – 30/1/2015) et ses collègues

La jeune victime a succombé aux sévices qui lui ont été infligées et s’est endormi à jamais le dimanche 14 fevrier vers 14h dans les locaux de la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah. .

Pour camoufler son crime, c’est le Chef de Brigade, en personne, qui a rapatrié le corps de sa victime vers la capitale, empêchant sa famille de le récupérer et de constater les traces de violence..

Par peur des représailles, tous les proches gardent le silence sur ce crime odieux, perpétré par un Officier de Gendarmerie qui n’a jamais respecté la vie humaine et qui bénéficie, semble-t-il, du soutien personnel du dictateur.

Nous alertons tous les Défenseurs des Droits de l’Homme sur ce crime commis par un Officier en uniforme, dont la mission est de protéger les populations civiles, qui agist directement sous les ordres du dictateur Djiboutien.

Nous condamnons le décès sous la torture du jeune Houmed Ismaël âgé seulement de 25 ans sous les coups du Chef de la Brigade de Gendarmerie Abdourahman Askar.

Nous exigeons également l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de ce crime abominable et l’arrestation des auteurs et leur traduction devant la Justice pour qu’ils paient leurs actes illégaux, répréhensibles et odieux..

Nous appelons également la population de Tadjourah à se mobiliser pour dénoncer cet acte insupportable..

Un lecteur de tadjourah .

 

05/02/2012 (B642) Témoignages des tortures et des traitements inhumains et dégradants, qu’a subis Farah Abadid Hildid dans les locaux du SDS. Appel de l’ARDHD pour identifier les tortureurs.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Nous avons reçu deux photos récentes de Farah Abadid Hildid, qui témoignent des souffrances qu’il a endurées dans les locaux du SDS.

Nous renouvelons nos appels à toutes celles et tous ceux qui auraient des informations fiables sur l’identité des ravisseurs et des tortureurs, afin qu’ils nous les communiquent rapidement. Merci à l’avance.



Pour des personnes non averties, la perte d’une paire de lunettes peut apparaître comme un dégât mineur ! Eh bien non !

Il faut savoir que les opposants djiboutiens sont privés de toutes ressources par le régime : impossibilité d’avoir un emploi, une activité et donc des revenus …

Par ailleurs le corps médical a reçu des instructions pour refuser de délivrer des soins aux opposants et de leur remettre des ordonnances. Les opposants torturés n’ont plus aucun secours à attendre du corps médical.

A titre d’exemple, ce fut le cas avec le Docteur Bruno dell’acquila qui a refusé de délivrer un constat décrivant simplement les lésions qu’il a découvertes sur deux torturés dont Farah Abadid. Interrogé officiellement par le Conseil français de l’ordre des médecins et pour échapper à une mesure disciplinaire, le docteur Dell’Acquila s’est retranché derrière son appartenance à l’ordre des médecins djiboutiens nouvellement créé.

Ce qui laisse bien imaginer que la déontologie des médecins, comme c’est le cas pour le barreau de Djibouti, doit passer en dernier, après les ordres et les désirs d’un pouvoir sanguinaire qui asservit sa population, et dont ils deviennent les complices actifs.

L’ARDHD conserve ce dossier et les échanges de lettre, concernant les manquements graves qui pourraient être reprochés, dans l’avenir, par la Justice au Docteur Dell’Acquila.

03/12/2011 (B633) LDDH : le témoignage des tortures qu’il a subies au SDS, puis à la Gendarmerie par une victime : Houssein Robleh Dabar, défenseur des Droits de l’Homme et journaliste.


Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION

TEMOIGNAGE DE TORTURE


Tortures commises par la police politique (SDS)
rattachée à la Présidence de la République

Victime : le défenseur des Droits de l’homme et journaliste HOUSSEIN ROBLEH DABAR

Djibouti, le 1er décembre 2011

Le 21 novembre 2011, j’ai été enlevé à 11 heures 30 par quatre membres des services, que je ne connaissais pas. Je n’ai pas eu le temps de bien les regarder car tout est allé très vite.

J’ai été jeté dans une voiture de l’EDD, immatriculée 1668C. Cela se déroulait en plein centre ville. Je fus immédiatement cagoulé.

Arrivé à destination, on m’a fait monter un escalier qui menait à la salle de torture. Je fus jeté à plat ventre par terre, un pied fut posé sur ma nuque, un autre pied sur mes reins et deux autres pieds sur mes mollets.

Alors commença les séances de tortures, qui ont duré presque une éternité, environ trois heures, avant de m’amener dans un bureau climatisé pour me faire déposer mes empreintes du pouce en guise de signature.

Ces méthodes de tortures, que j’ai subi sont les suivantes :
– Bastonnades sur les cuisses et mes fesses ;
– Suivis par des frappes interminables et très, très douloureuses sur la plante des pieds, non loin des talons, afin de ne pas laisser des traces, je me suis évanoui et pendant un moment j’étais dans le coma ;
– Ensuite j’ai subi des chocs électriques sur mes testicules dont celui de gauche qui a été très atteint et je continue encore à en souffrir.
– Durant tous ces tortures j’ai éjaculé du sperme, puis j’ai pissé sur moi, tellement la douleur était violente ;
– Toutes ces tortures ont été accompagnées des questions notamment et d’emblée sur Jean-Paul Noel pour savoir si c’est lui qui avait rédigé l’article signé par le Juge Mohamed Cheick Souleiman, sur la date de la mobilisation des militants de l’UAD, de mes liens avec la Voix de Djibouti et tant d’autres questions.

Je ne me souviens plus de mes réponses qui ont été contradictoires, en raison de l’intensité des tortures. On m’a traité comme si j’étais un violent terroriste.

A peine repris mon souffle, je fus amené à la Brigade de la Gendarmerie où je fus jeté dans une salle de tortures aux puanteurs insupportables puis la cagoule m’a été enlevé.

Vers 17 heures, l’officier de la Gendarmerie m’a amené dans une autre salle où je fus interrogé.

A la Gendarmerie, je n’ai pas été torturé aussi sauvagement qu’à la SDS.

Le 25 novembre 2011 menottés ensemble, avec Farah Abadid, le Juge et un autre, nous avons été traduits devant les deux Procureurs Maki et Djama Souleiman en présence de l’Officier de la police judiciaire de la gendarmerie qui commandait les auteurs de torture. Il a assisté à tout l’interrogatoire, certainement pour m’intimider, mais je n’ai pas hésité à décrire avec des précisions les tortures atroces que j’ai subies.

Reste à savoir les mesures que prendront les deux Procureurs.

Puis dans la nuit, je fus interrogé par la Juge d’Instruction Ad Hoc de la Cour Suprême. Elle, a demandé au gendarme de sortir et c’est avec avec sérénité qu’elle m’a posé des questions. Je n’ai pas manqué de l’informer que j’avais été sauvagement torturé et risqué de perdre la vie, Madame la Juge a tout noté.

La juge d’instruction de la Cour Suprême nous a placé Farah et moi en liberté provisoire et nous attendons la copie de son ordonnance.

A aucun moment, je n’ai caché ma détermination à combattre la dictature qui nous tue à petit feu. A l’origine, j’avais soutenu Mohamed Djama Elabeh lors des élections présidentielles de 1993, puis Hamarretay lors des élections parlementaires de 1997. J’ai été un membre actif du GDR avant de rejoindre le Frud-armé dirigé par Ahmed Dini.

Actuellement je suis membre fondateur de l’UDJ et membre actif de l’UAD

En tant que personnalité politique, je suis aussi journaliste et défenseur affilié à titre individuel à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), membre du Conseil national des Droits de l’Homme.

Houssein Robleh Dabar

28/11/2011 (B632) LDDH : Etat de santé de Farah ABADID HILDID


Le Président
Etat de santé de Farah ABADID HILDID

Hier 27 octobre 2011, Farah Abadid Hildid a été confronté à plusieurs refus de médecins privés de lui établir un certificat médical constatant les tortures corporelles dont il est victime

Même le Dr Buno dell’Aquila qui l’a examiné sérieusement, a dit que son cas était extrêmement grave et que ces deux oreilles étaient sérieusement atteintes. Son audition est-elle compromise ? De façon irréversible ?

Pourtant ce Docteur a refusé d’établir un certificat médical et de mettre par écrit ses constatations. Il s’est borné à remettre à Farah une prescription en lui recommandant de prendre ces médicaments pendant un moi et demi et ensuite de revenir le voir afin de faire une radio du crâne.

La prescription médicale est ci-dessous.

Le tortionnaire de la gendarmerie qui a pratiqué des actes de cruauté serait le sergent Chef Ahmed Moumin dont le père est pourtant un ancien militaire, bien connu pour son sérieux et sa droiture..

NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________ Note de l’ARDHD
On constate malheureusement une fois de plus, que tout le système est désormais grangéné à Djibouti.

Quand les médecins privés se rangent du côté de Guelleh au détriment des victimes de la torture, c’est soit parce qu’ils ont peur, soit parce qu’ils ne contestent pas les souffrances qui sont infligées aux torturés, pour ne pas dire qu’ils les approuvent ….

Nous lançons un appel solennel au corps médical, pour qu’il exerce son travail en toute indépendance, conformément aux serments qu’il a prononcés et qu’il reconnaisse les lésions dont sont victimes les opposants qui sont torturés par les milices à la solde de la dictature.

Pourquoi attendre un mois pour prescrire une radio, si la victime présente des séquelles graves ? Le corps médical sait que les problèmes d’audition doivent être pris en charge très rapidement et que certains symptomes nécessitent même des interventions en urgence.
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27/04/11 (B601) Appel de l’OMCT / DJI 210710.4 (Info lecteur) Concernant les mauvais traitements (tortures) subis par MM. Mohamed Abdallah Satta, Mohamed Ahmed dit Jabba, Abdi Houssein Omar, Mandaytou Ali Daoud et Ibrahim Borré Ali

Suivi du cas DJI 200710, DJI 200710.1, DJI 200710.2 et DJI 200710.3

Libération provisoire/ Absence de soins médicaux adéquats/ Allégations de torture et autres mauvais traitements/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations sur la situation suivante et sollicite votre intervention à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que M. Mohamed Abdallah Satta, un berger de Syaru (au Sud ouest du district de Tadjourah), arrêté en janvier 2011 et détenu à la prison centrale dite « Gabode », dans la ville de Djibouti, a été libéré sous contrôle judiciaire.

Selon les informations reçues, M. Mohamed Abdallah Satta aurait été conduit hors de la prison de « Gabode », dans la nuit du 12 au 13 mars 2011, et présenté, dans la matinée du 13 mars 2011, devant le juge du tribunal d’instance de Djibouti.

Selon les mêmes informations reçues, M. Ibrahim Borré Ali, un berger arrêté en même temps que M. Mohamed Abdallah Satta en janvier 2011, près de Moussa Ali (Alaylu), est toujours hospitalisé à l’hôpital de Paul Faure. Il refuserait de manger et se trouverait dans un état de grande nervosité. Il serait toujours menotté au lit.

M. Mohamed Ahmed dit Jabba, un militant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD) arrêté le 1er mai 2010 puis torturé, est toujours détenu à la prison de « Gabode ». Son état de santé reste préoccupant[1].

L’OMCT a également été informée des actes de torture et de mauvais traitements subis par MM. Abdi Houssein Omar et Mandaytou Ali Daoud. M. Abdi Houssein Omar, 22 ans et originaire d’Ali Sabieh (au Sud de Djibouti), aurait été torturé par des membres du Service de Documentation et de Sécurité (SDS), à la suite de son arrestation, le 24 février 2011. Il a été retrouvé les yeux bandés, le 25 mars 2011, par des passants dans la rue à Djibouti. Il souffrirait des séquelles des actes de torture, notamment sur les parties génitales.

M. Mandaytou Ali Daoud, âgé entre 38 et 40 ans et originaire d’Adaïlou (dans le district de Tadjourah, dans le Nord de Djibouti), a été arrêté en mars 2011, à Randa. Il aurait transité par un camp militaire dans le Nord du pays pendant quatre jours. Il aurait été torturé par le SDS. Il est actuellement détenu à la Gendarmerie (SRD) et souffrirait, entre autres, de douleurs au ventre. Il n’est pas autorisé à rencontrer un avocat de son choix ni un médecin.

Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa plus vive inquiétude quant aux nouvelles allégations de torture et de mauvais traitements et demande aux autorités de Djibouti de garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mandaytou Ali Daoud, conformément au droit international et régional pertinent, et notamment aux dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’OMCT réitère également sa vive préoccupation quant à l’état de santé de M. Ibrahim Borré Ali et M. Mohamed Ahmed dit Jabba et demande, par conséquent, leur transfert immédiat dans un établissement médical adéquat afin qu’ils reçoivent des soins appropriés.

Enfin, l’OMCT demande aux autorités compétentes à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur toutes les allégations de torture et de mauvais traitements documentées, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de l’état de santé critique de M. Mohamed Abdallah Satta à la suite des actes de torture et des mauvais traitements subis et de sa détention à la prison de « Gabode », interdit de soins médicaux. M. Mohamed Abdallah Satta était porté disparu depuis la nuit du 12 au 13 mars 2011.

M. Ibrahim Borré Ali, dont les proches étaient sans nouvelle à la suite de son arrestation, a été retrouvé à l’hôpital de Paul Faure. Il aurait subis des actes de torture et des mauvais traitements pendant plusieurs jours dans des camps militaires situés au nord du pays (Margoïta, Doumeira et Waddi). Malgré son état de santé, il aurait été menotté au lit.

(…)
***
Genève, le 22 avril 2011.

Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel

14/03/11 (B595) LDDH : Expression de soutien à Mohammed al-Asad, victime de tortures sur le territoire Djiboutien



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 13 MARS 2011

Expression de soutien à Mohammed al-Asad, victime de tortures sur le territoire
Djiboutien qui a déposé une plainte contre le Djibouti devant la commission
Africaine des droits de l’homme et des peuples

En tant que défenseur des droits de l’homme et citoyen de la République de Djibouti, je tiens avec fierté d’exprimer ma solidarité aux populations victimes de violations de droits de l’homme perpétrées au nom de la « guerre contre le terrorisme » de l’Administration de Washington, avec la complicité des états africains.

Une attention particulière doit être donnée au cas de MOHAMMED AL-ASAD, victime de torture par des militaires du Camp Lemonnier des Forces américaines dans notre pays Djibouti.

Il est de notre devoir de soutenir son combat et sa recherche à la justice.

Nous partageons toutes ses douleurs que AL-ASAD ressent encore.

Dans le cadre de notre combat contre l’impunité, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, conformément à la Charte Africaine que Djibouti a ratifiée en 1991, de condamner l’État de Djibouti et son président, Ismaël Omar Guelleh, candidat illégal et anticonstitutionnel, pour complicité dans la détention illégale et torture de M. al-Asad.

Notre engagement contre l’impunité est irréversible et constant.

NOEL ABDI Jean-Paul

______________________________________

Ci-après les sommaires de la plainte contre le Djibouti déposée par Mohammed al-Asad auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Les faits

Mohammed al-Asad, un Yéménite, habitait avec sa famille en Tanzanie depuis 1985. Quand en décembre 2003, il a été arrêté et emmené en avion vers le Djibouti, un pays qui lui était inconnu. Il a passé quinze jours seul dans une cellule, subissant plusieurs interrogatoires menés par une femme se présentant comme américaine et un Djiboutien. Pendant sa détention en Djibouti, la famille de M. al-Asad en Tanzanie n’a jamais été mise au courant du lieu de sa détention.

Ensuite, il a été amené à un aéroport, violemment déshabillé, fouillé dans l’anus, photographié nu, rhabillé et enchainé, avec les yeux bandés. On lui a allongé sur le sol d’un avion et il a été a nouveau transporté. Après Djibouti, M. al-Asad a été détenu dans trois autres prisons secrètes de la CIA en différents points du globe, dont l’Afghanistan.

Renvoyé au Yémen en 2005, M. al-Asad est resté en prison jusqu’en 2006, quand il a finalement été libéré. Il n’a jamais été poursuivi pour aucun fait de terrorisme.

La plainte

Dans sa plainte soumise à la Commission Africaine le 10 décembre 2009, M.
al-Asad allègue de violations de plusieurs articles de la Charte Africaine par
Djibouti.

Article 5 de la Charte Africaine interdit « la torture physique ou morale, et les peines ou les traitements cruels inhumains ou dégradants. » M. al-Asad soutient que pendant sa détention au secret, il a été soumis aux traitements cruels et dégradants. En expulsant M. al-Asad, Djibouti a violé le principe de non-refoulement.

Article 6 prévoit que « nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement » tandis que M. al-Asad a été détenu sans aucune inculpation, sans procès, au secret et sans contact avec l’extérieur.

Article 7 assure le droit à un procès équitable mais M. al-Asad n’a pas pu accéder aux conseils d’un avocat et il n’a jamais été jugé au Djibouti.

Sous l’article 12, un étranger comme M. al-Asad, n’aurait pas du être expulsé de Djibouti qu’en vertu d’une décision conforme à la loi. En réalité il n’a jamais été présenté devant aucune cour ou tribunal.

Contre l’article 18, qui oblige les états membres à protéger la famille, M. al-Asad était prive d’aucune communication avec sa famille pendant sa détention et le Djibouti n’a pas informé sa famille du lieu de sa détention.

Les arguments sur la recevabilité

Dans les arguments sur la recevabilité de la communication, introduite à la Commission le 28 février 2011, M. al-Asad soutient que la communication devrait être déclaré recevable car elle remplit toutes les conditions de l’article 56 de la Charte Africaine.

L’article 56(5) et généralement la plus contestée de ces conditions. Elle disposeque les communications devraient être prises en considération si elles « sont envoyées après épuisement des voies de recours locales, s’il en existe, à moins qu’il ne soit manifeste que cette procédure est indûment prolongée ».

M. al-Asad soutient que les voies de recours Djiboutiens ne sont ni accessibles, ni effectives ni suffisantes pour réparer les violations alléguées. Les arguments sur la recevabilité élaborent que :
* Il n’a pas pu adresser un ordre d’habeas corpus pendant sa détention.
* Il était impossible pour M. al-Asad de contester son expulsion.
* Le traitement de M. al-Asad pendant sa détention n’a jamais fait l’objet
d’investigations ou de poursuites par Djibouti.
* Les dédommagements pécuniaires ne sont pas accessibles et ils ne seraient ni
effectifs ni suffisants.
* Il ne peut pas rentrer à Djibouti parce qu’il a peur pour sa vie.
* Il était expulsé contre la loi et il serait impraticable et non souhaitable
pour lui de chercher des réparations auprès de Djibouti.
* Il ne peut pas épuiser les voies de recours n’étant pas à Djibouti.

La suite
La Commission Africaine doit traiter les arguments sur la recevabilité de ce cas contre le Djibouti lors de sa 49ème session ordinaire, qui aura lieu en Gambie entre avril et mai 2011. La Commission donnera à Djibouti un minimum de trois mois pour répondre. Ensuite, elle décidera si elle estime la plainte recevable.

21/01/11 (B587) A Djibouti comme ailleurs, les tortionnaires doivent être dénoncés, un à un ! (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

A Djibouti comme ailleurs, les tortionnaires doivent être dénoncés, un à un, pour être mis nominativement au « banc international des accusés » pour crimes contre l’humanité.

Bouh Warsama

Depuis bien des années, constat est fait qu’Ismaïl Omar Guelleh et quelques « laquais tortionnaires », qui sont capables de tuer père et mère sur ordre et pour quelques deniers de Judas, font peu de cas de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Organisation des Nations Unies.

Déclaration de l’ONU qui, dans son article 5, fut le premier texte international à déclarer illégale la torture.

– « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Bien d’autres textes régionaux et internationaux sont venus depuis compléter ces mesures et interdire la torture dont la Convention européenne des Droits de l’Homme qui fut adoptée en 1951 par le Conseil de l’Europe et qui est reconnue depuis comme étant le premier traité, en son article 3, interdisant la torture.

La Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples n’est pas en reste sur ce point.

S’inspirant des décisions prises précédemment et réunie en sa 32ème session ordinaire, qui s’est tenue à Banjul en Gambie, du 17 au 23 octobre 2002, elle reconnaissait alors la nécessité de prendre des mesures concrètes d’application des dispositions en vigueur relatives à l’interdiction de la torture et des peines ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants sur le continent africain.

– Les évènements récents de Tunisie et les accusations portées contre la Police Politique locale nous renvoient à tous les sévices physiques et psychologiques, aux viols et aux tortures subies à Djibouti par les populations.

Qu’elle concerne les femmes, les hommes et pire encore les enfants victimes, cette torture est l’expression d’une forme aigüe de sadisme et de perversité sans limite. Actes dépassant parfois, et de loin, ce que peut faire le pire animal dans la nature.

Vétérinaires et experts sont catégoriques sur le sujet ; les animaux d’une même espèce ne luttent jamais à mort, le vainqueur épargne le vaincu.

A Djibouti, sous le joug des tortionnaires d’IOG, bien des victimes sont privées de cette protection, de cette garantie de survie. Après qu’ils aient souffert sous la torture et refusé de baisser la tête, soit on les « suicide », soit on les « efface » ouvertement et on les enterre quasi immédiatement.

Torturer ? C’est le moyen d’expression du « faible et du lâche », le dialogue dans l’horreur. Ce n’est point une fatalité comme certains tenteraient de nous le faire croire pour essayer de disculper leurs « complices ».

Certes, c’est un moyen employé parfois pour obtenir des aveux mais le plus souvent un acte délibéré pour terroriser des populations ou des organisations, en ciblant un à un chaque membre d’un groupe de personnes, afin que les autres restent passifs de peur d’être victimes des pires sévices à leur tour.

Cette torture, telle qu’elle est pratiquée sous toutes ses formes les plus abjectes, est quasi exclusivement l’apanage de quelques « laquais fanatiques » au service d’Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Mahamoud Haïd. Le couple se limitant, quant à lui, à être le donneur d’ordres verbaux et se gardant bien, l’un comme l’autre, de s’impliquer directement dans ces actes criminels.

Le moment venu, face à un Tribunal (car il y aura forcément comparution et jugement un jour prochain), ils tenteront de faire croire « qu’ils n’étaient pas informés des actes de tortures » et que la faute incombe donc pleinement et exclusivement aux « laquais tortionnaires » ayant pris des initiatives malheureuses.

Tant Ismaïl Omar Guelleh que Kadra Mahamoud Haïd ont pris toutes les mesures conservatoires de leurs seuls intérêts en n’établissant pas d’ordre écrit sur la torture.

Tout est verbal, il ne subsiste donc pas une quelconque trace des ordres donnés……….. ! Les « laquais fanatiques » qui n’ont de cesse de torturer des femmes, des hommes et des enfants innocents devraient réfléchir plus longuement sur la précarité de leur situation vis-à-vis de la justice internationale lorsqu’elle viendra « frapper à leur porte », où qu’ils se trouveront alors.

En attendant que passe enfin la justice, cette torture que nous n’avons pas de cesse de dénoncer depuis bien des années par tous les moyens dont nous disposons est à considérer comme étant la technique privilégiée d’intimidation et de terreur, la pierre angulaire du régime Guelleh pour maintenir les populations de Djibouti – tout particulièrement celle du Nord, de l’Ouest et du Sud Ouest – sous le joug du pouvoir tyrannique de la « pensée unique ».

– La question que nous posons est celle consistant à « savoir si la fin peut justifier l’utilisation de tous les moyens pour y parvenir ? »

Bien qu’il existe un cadre juridique et institutionnel impressionnant sur le plan international pour prévenir tout acte de torture, qu’elle soit physique ou psychologique, celle-ci continue d’être largement tolérée, pratiquée et encouragée sur ordre de l’un ou l’autre des « squatters opportunistes, occupant le Palais présidentiel » – entendez par là Ismaïl, Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd.
Donneurs d’ordres de ces actes odieux qui assurent une temporaire impunité à leurs laquais du moment et les paient grassement…

Ephémère impunité qui perdure, tout le moins, depuis 1999 pour les auteurs d’actes de tortures mais les place de facto sur le même banc des accusés que le « couple infernal ».

– La torture n’a aucune justification.

Abdi Dembil, comme bon nombre de ses complices, voire même certains de ses subordonnés, a sa place de réservée sur le « banc international de l’infamie ».

En effet comme bien d’autres dont la liste sera publiée, en temps et en heure, Abdi Dembil devra bientôt justifier ses actes de torture et leur caractère infâmant devant un Tribunal.

Comme le précisent les textes de Justice internationale, rien ne saurait justifier la torture ni aucune forme de peine ou de traitement cruel, inhumain voire dégradant dans toute société, à tout moment, en toute circonstance.

« J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre » (extrait des Justes)
Albert Camus

19/12/10 (B583) LDDH / APPEL URGENT DU 19 DECEMBRE 2010 pour quatre jeunes lycéens incarcérés et soumis à des tortures.




Le Président


Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

Incarcérations arbitraires et intolérables de quatre lycéens qui risquent leur vie et leur avenir.

Quatre jeunes lycéens :

  • Youssouf Idriss, orphelin ;
  • Souleiman Ali Dabalé, orphelin, en classe terminale et qui doit passer son Bac à
    Djibouti ;
  • Idriss Ali ;
  • Idriss Houssein Barkat Siraj fils de l’ancien ministre de la Défense.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par la situation carcéraledans un hall où sont tassés plus d’une centaine de prisonniers de tout genre.

Cette détention provisoire inadmissible est une atteinte physique et morale qui doit être considérée comme une torture pour les jeunes adolescents dont est un cardiaque, dont le certificat médical avait été remis à la gendarmerie par son père.

De source bien informée, nous avons appris, que ces jeunes adolescents ont fait l’objet durant leur garde à vue dans les locaux de la Brigade de Recherche et de la police judiciaire de la Gendarmerie en face de l’Université de Djibouti, d’une enquête musclée avec des simulacres et des menaces de tortures, qui sont en fait des méthodes de tortures indignes des auxiliaires de la Justice, en l’occurrence pour les Officiers de la Gendarmerie nationale, qui ont infligé sans aucune présence d’un médecin lors de l’enquête dangereuse pour à ces quatreadolescents qui pour la première fois étaient affrontés à ce traitement.

Ce genre de torture à l’égard de mineurs, ce genre d’enquête sans la présence d’un avocat en cette période où les libertés fondamentales, ainsi que les institutions républicaines sont quotidiennement bafouées doivent être dénoncés et condamnés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)est sidérée d’apprendre qu’une parlementaire serait intervenue auprès d’un Officier chargé de l’enquête lui demandant d’axer ses Enquêtes pour que ces adolescents témoignent contre les responsables locaux de l’ARD à Tadjourah.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demandera dès demain matin un permis de communiqué au Parquet de Djibouti pour écouter les quatre adolescents confrontés pour la première fois à de tels traitements en violation flagrante des Droits de l’Homme en particulier des Droits des mineurs.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)ne manquera pas de tenir informée l’ensemble des Organisations Internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme ainsi que les Ambassades des Etats-Unis et de France qui semblent cautionnées encore le régime dictatorial en République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul