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12/02/2000 – CONDAMNATION DES MEMBRES DE LA FAMILLE D’ISMAEL GUEDI SUIVI DE LEUR LIBERATION IMMEDIATE (10 personnes) !

La justice djiboutienne est parfois surprenante ! Qu’on en juge :

Jeudi, la semaine dernière, le Procureur de la République Ali Mohammed Ardon avait annoncé que les membres de la famille d’Ismaël Guedi seraient condamnés à des peines de prison égales au temps qu’ils avaient passés à titre préventif dans la Prison de Gabode.

Eh bien il avait vu juste ! La Cour de Djibouti les a condamné ce samedi matin 12 février 2000 à des peines de prison fermes de 16/18 mois environ et ils ont été libérés le jour même … comme prévu. Cela montre qu’à Djibouti, on peut connaître les décisions de justice avant même les audiences …. (Boule de cristal ou dépendance avec le pouvoir ?)

M. Ismaël GUEDI a été condamné à un an de prison avec sursis et 200.000 FDJ d’amendes.

12/02/2000 – Une dizaine de nouvelles libérations après l’accord de paix à Djibouti

DJIBOUTI, 12 fév (AFP) – Une dizaine de détenus de l’ethnie issa, accusés d’avoir tenté de former un autre mouvement de guérilla à Djibouti, ont été libérés samedi après avoir été condamnés à une peine de durée égale à leur détention préventive, a annoncé Radio-Djibouti (gouvernementale).

“Ces libérations sont intervenues dans un souci d’apaisement” dans le cadre de l’accord de paix du 7 février entre la rébellion afar et le pouvoir a confirmé à la presse un juge qui a requis l’anonymat.

Le tribunal correctionnel de Djibouti a condamné à un an et demi de prison ferme une dizaine de ces prisonniers, a annoncé la radio sans en préciser le nombre exact. Ils avaient été arrêtés en septembre 1998 après la découverte de caches d’armes. Le tribunal a ordonné immédiatement leur remise en liberté.

Un ancien proche de l’ex-président djiboutien Hassan Gouled Aptidon, Ismaël Guedi Hared, qui comparaissait libre, a été condamné, lui, à un an de prison avec sursis et une forte amende, dans le cadre de la même affaire.

Jeudi, 28 détenus afars du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD – mouvement de rébellion armée) avaient été libérés sans avoir été jugés, trois jours après la signature à Paris d’un accord de paix entre le pouvoir et le président de l’aile radicale du FRUD, Ahmed Dini. Un 29ème détenu afar avait été remis en liberté en début de semaine.

Cet accord prévoyait la libération des prisonniers des deux camps qui s’affrontent depuis 10 ans. Trois militaires djiboutiens détenus par la rébellion ont également été relâchés jeudi.

Mercredi, une source judiciaire avait indiqué que les prisonniers afar refusaient de quitter la prison sans 23 détenus issas, arrêtés en avril et septembre 1998 après la tentative de formation d’une guérilla armée dans le sud et la découverte d’une cache d’armes.

Le procureur général de Djibouti, Ali Mohammed Ardon, a déclaré jeudi à l’AFP que, pour une dizaine d’entre, eux impliqués dans l’affaire de la cache d’armes, le parquet ne réclamerait samedi qu’une peine de durée égale à leur détention préventive pour permettre leur libération.

Selon M. Dini, le régime détenait avant l’accord 47 “prisonniers politiques” au total, les 29 du FRUD et d’autres appartenant à l’ethnie issa, majoritaire et qui détient le pouvoir.

(AFP)

11/02/2000 – J’espère que cet accord est un début de réponses ..

Tout d’abord j’aimerais prendre un instant pour saluer les efforts que vous déployez pour non seulement parvenir des informations saines à tous les djiboutiens mais aussi de combattre par la plume et la voix un gouvernement djiboutien qui a perdu les pédales.

En second lieu , je voudrais partager avec votre audience mes espoirs et mes préoccupations suite à l’accord intervenu entre le Frud ( le vrai ) et le gouvernement djiboutien.

A 72 heures de l’accord survenu à Paris entre M.Dini et les officiels djiboutiens , nombreuses sont les réactions. En effet à l’optimisme de certains qui accueillent cette nouvelle avec soulagements parce synonyme de la fin de la guerre et des conséquences désastreuses pour des populations innocentes , répond la perplexité d’autres qui se rebiffent ,surpris , obligés de revoir leurs grilles d’analyse. Une troisième catégorie de gens se sont gardés de tout commentaire , préférant ainsi éviter à se hasarder à prévoir les formes que prendra cet accord.

Je salue leur prudence au passage. Toujours est-il que ces échos politiques constituent
une éclaircie inespérée et inattendue qui dissipent nolens volens un ciel orageux qui planait depuis
quelques temps sur notre tristement célèbre cité-tribu.

Ainsi à défaut de diposer des différents points de l’accord de Paris et de boule de cristal ,
on pourrait éssayer de voir dès maintenant le contexte dans lequel prendra place cette nouvelle .
A prime abord , il n’est un secret pour personne que l’arrivée au pouvoir d’IOG a été marquée par une succéssion de faux pas politiques. Ceci tant à l’intérieur du pays ( arrestations d’opposants
politiques , detentions arbitraires etc ) qu’à l’extérieur (souveraineté bradéé avec L’Ethiopie ,
l’affaire du juge Borel etc).Dévoyé et attaqué de toutes parts ,les quelques jouttes verbales et vaines explications de la “famille djiboutienne” jetées en pâture pour mystifier une population déboussolée n’ont pas suffi à détruire un climat de suspiscion.

Face à une situation dont IOG n’a jamais voulu mesurer la gravité , le dieu “CASHO” très secoué parce que très peu habitué à anticiper , s’étrangle avec ses déclarations et décisions contradictoires.

L’accord de Paris dans ce contexte tombe à pic. Il permet au régime en place de souffler , de dévier l’attention , de se relacher suite aux préssions de ces derniers mois.D’un autre côté cet accord redore le blason du neveu-président lui apportant par là une certaine légitimité.Il faut se rappeller à cet égard qu’il se présente comme le réconcilateur de la défunte Somalie.Pour cela il avait même obtenu le soutien de la communauté internationale.

Quant à la France , notre partenaire”particulier” , malgré l’embarras dans lequel elle se trouve avec l’affaire Borel, elle ne pourrait qu’applaudir cet accord. Après tout IOG n’a-t-il amené la paix au pays.L’homme de la paix ????

Même en prenant acte de cette bonne nouvelle , on ne peut oublier les mille autres raisons pour lesquelles on s’oppose à ce régime. Les récents clins d’oeil en direction des dinosaures de l’opposition (MUMIN et Ismael Guédi) et le double salto politique de Paris ne sont qu’un répit dans un pays en lambeaux.

En attendant d’analyser les termes de l’accord SOYONS VIGILANTS . Quant à M.Dini dont il faut d’abord souligner la détermination ,force est de constater qu’il aura fort à faire.Avoir à composer dans ce mandarinat légué par des ascendants généalogiques est un exercice fort périlleux.Aurait-il eu tellement de concéssions au point de vouloir engager des pas de danse avec Méphistophéles ? Quoi qu’il en soit des rumeurs l’ont propulsé au poste de premier ministre. Dans le cas contraire et c’est le plus probable , il faudra qu ‘il s’arme de beaucoup de patience et de courage car on ne dispose pas facilement de 23 ans de gachis et de sorties prolongées dans la galaxie de
l’absurde.Pourra-t-il faire quelque chose dans un pays où la population est balkanisée ?

Mais on est tous djiboutiens me repondrez vous..Je crois qu’il faudra se résoudre à considerer ce fantasme que 23 années n’ont pas réussi à lui donner forme , comme définitivement mort.
Mais en même temps on ne peut s’empêcher d’être optimiste .Comme vous tous j’attends impatiemment l’avenement de la justice , la démocratie et du bon sens.

J’espère que cet accord est un début de réponses qui vont dans ce sens.

I.S.

10/02/2000 – LDDH: COMMUNIQUE A LA SUITE DE LA LIBERATION PARTIELLE ET “FORCEE” DES DETENUS DU FRUD -NORD

Le Président : Noël ABDI Jean-Paul
Siège : Quartier V, Boulevard DE GAULLE n°66
B.P. : 74 Djibouti, République de Djibouti
Bureau Tél : (253) 358 007
Domicile Tél/fax : (253) 357 804

Djibouti, le 10 février 2000

COMMUNIQUE DE PRESSE N°9/LDDH/2000

Le 10 février 2000, à 15h15 et en dehors des heures légales d’ouverture du Centre Pénitencier de Gabode, 29 prisonniers politiques ont été relâchés manu militari de la Prison de Gabode.

Une centaine de policiers armés de la FNP participaient à cette opération d’évacuation forcée sur ordre ” d’en haut ” car ces prisonniers exigeaient la libération simultanée de tous les prisonniers politiques.

Dès hier, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait eu l’assurance verbale du parquet : ” que tous les dossiers étaient constitués et prêts ainsi que le Texte d’Amnistie, qu’il restait tout simplement la décision du Président. ”

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que les autres prisonniers sont encore incarcérés uniquement pour leur appartenance tribale.

Une telle décision, n’est pas dans l’intérêt du Gouvernement, car les tentatives de division d’une part, entre le FRUD du Nord et celui du Sud et d’autre part, entre le FRUD de l’Opposition Armé et l’Opposition Djiboutienne Unifiée (ODU) sont dangereuses et en contradiction à la volonté de Paix tant sollicitée et manifestée par la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

La ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiété et demande au Gouvernement de relâcher rapidement tous les autres prisonniers politiques sans aucune distinction d’ethnie et/ou tribu.

La ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) réitère sa volonté pour une Paix Globale, juste, transparente et définitive.

08/02/2000 – LDDH: Inquiétude au sujet de la non-libération des prisonniers politiques dans les délais prévus par les accords de Paris du 7 février

Le Président : Noël ABDI Jean-Paul
Siège : Quartier V, Boulevard DE GAULLE n°66
B.P. : 74 Djibouti, République de Djibouti
Bureau Tél : (253) 358 007
Domicile Tél/fax : (253) 357 804

Djibouti, le 8 (?) février 2000

COMMUNIQUE DE PRESSE N°8/LDDH/2000

Depuis l’annonce de la signature de l’Accord Cadre pour la Paix et la libération simultanée de tous les prisonniers politiques par les deux parties signataires de l’Accord Cadre pour la Paix du 7 février 2000 à Paris, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est en alerte maximum, et suit avec beaucoup d’attention la situation des prisonniers politiques incarcérés d’une manière arbitraire et illégale dans la sinistre prison Gabode.

Jusqu’aujourd’hui, les prisonniers ppolitiques de Gabode restent toujours dans l’attente de leur libération et leurs proches, restent toujours assis devant le Centre Pénitencier de gabode.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inqiète, et déclare qu’il est dans l’intérêt du Gouvernement de relâcher immédiatement tous les prisonniers politiques sans aucune distinction d’ethnie et/ou tribu.

05/02/2000 – 5 500 soldats français participent à des manoeuvres dans le Golfe (Extrait LE MONDE)

5 500 militaires français participent, tout ou partie, à une série d’exercices interarmées dans le Golfe, entre le 31 janvier et le 17 février, avec, selon la manoeuvre concernée, les forces émiraties, koweïtiennes, omanaises et qataries. Les unités françaises déploieront, venues de France et de Djibouti, des blindés (notamment des chars Leclerc), des batteries de 155, des hélicoptères, des avions de combat Mirage 2000, des frégates, un sous-marin nucléaire d’attaque et le porte-avions Foch.

Depuis 1996, date du début des premiers exercices dans la région, cet ensemble de manoeuvres binationales, baptisé ” Golfe 2000 “, est le plus important jamais organisé par la France. Des accords de défense lient la France à la plupart de ces pays, notamment Qatar et les Emirats arabes unis, qui ont intégré un bataillon dans le contingent français au Kosovo. – (AFP. )