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04/04/05 (B292) Un lecteur confirme les accrochages dans le Nord à l’occasion de la visite “rejetée”, par la population, du candidat Guelleh. Un témoignage précis sur les pressions à Djibouti en période pré-électorale et sur la pauvreté des arguments électoraux de Guelleh et de l’UMP, qui n’ont aucun programme ni idée nouvelle à présenter.

Effectivement les hostilités
ont recommencé au Nord, au moment où IOG se rendait à
Tadjourah. Bilan deux blessés graves de l’armée.

La ville blanche s’est
opposé du candidat solitaire. Ils ont même empêché
les déportés à circuler dans la ville. L’armée
a aussi tiré sur des jeunes qui manifestaient pacifiquement dans les
rues. Un jeune homme est dans une situation critique.

La campagne est dirigée
non pas part les “institutions du régime mais par la seule famille
au pouvoir :

– Yacin finance, l’ancien du quartier Carton et originaire de Guerrisa s’occupe la direction
et tient les cordons de la bourse
– Saad Omar, frère d’IOG gère la logistique,
– Djama EDD, cousin s’occupe de l’organisation des meetings.

La participation de la
campagne et la réussite du candidat conditionnerait leur survie. Il faut que chacun sauve
sa place et son emploi au risque de se retrouver au chômage parce
que selon IOG, s’il perdait, l’UAD les chasserait tous ! C’est son seul argument
électoral.

IOG a construit un moule
dans lequel ils tous doivent rentrer : il impose à tous les Ministres,
aux Directeurs, aux Chefs de service de rèunir leurs proches et leurs
collaborateurs afin qu’ils fassent campagne pour lui. Les associations “maisons”,
les chefs des quartiers doivent cautionner, sinon ils recevront le bâton.

Aux meetings d’IOG, il
n’y a que des femmes, des femmes et encore des femmes ; les hommes ne se dérangent
plus. Paulette s’est fâchée “tout rouge”, hier et elle
a obligé IOG à désaisir Yacin des Finances pour s’en
adjuger la responsabilité. C’est elle qui signe les chèques
maintenant.

Mais, au fait, pourquoi
ce sont les femmes qui sont nombreuses à ses meetings ?

Parce que les femmes de Djibouti sont illétrées à plus
de 90 %. Il est donc facile de les tromper. IOG profite de cette occasion
et il resasse son seul et pauvre argument, puisqu’il n’a rien à proposer
de concret et qu’il n’est plus crédible : “Si l’UAD arrive
au pouvoir, il n’y aura plus de Paix, de Lait et il y aura la guerre …”
.

  • Voter pour
    moi, c’est préserver vos intérêts.
  • Aux Mamassan,
    il tient le même discours : préserver la suprematie du
    clan !
  • Aux minorités,
    il dit que lui seul peut protéger leurs existences !
  • Aux autres
    issas il parle de la pérennité de la tribu ISSA !
  • Aux afars
    il voudrait leur faire croire, que lui seul peut protéger leurs
    positions actuelles.

Démagogie, c’est
le maître mot ! Si vous ne votez pas pour moi, vous allez connaître
l’enfer. C’est un peu faible quand même, alors que l’enjeu est la conduite
des affaires d’une Nation !

Aux meetings de l’UAD,
en revanche, les hommes viennent avec les femmes. Certains ont même
participé à la grande marche de Balbala jusqu’à l’avenue
Nasser et ils sont restés debout pour écouter les discours et
les arguments des responsables de l’UAD.

Je me suis rendu à
un meeting de l’UAD et il fallait écouter car les propos des leaders
de l’UAD sont vraiment crédibles.

Vous savez que l’on est
contraint d’assister aux meetings de l’UMP. La différence de ton et
de contenu est flagrante : il n’y a rien à écouter ni à découvrir dans les discours de
l’UMP.

L’homme honnête
et conscient savoure la verité mais il rejette la démagogie. Eh
bien ! C’est notre cas à tous, au pays. A part dormir, il n’y a rien à
entendre aux meetings obligatoires d’IOG.

Avec l’argent du peuple,
IOG a fait imprimer un livre fantoche, éditer des affichages grandes
comme celles des campagnes américaines. Les citoyens les arrachent
aussitôt, dès qu’ils le peuvent. IOG et sa bande roulent dans
des 4×4 flambabt neufs, les équipes de la RTD en sont aussi dotées.

Même les bureaux
sont vides, parce qu’on doit participer à la campagne. Tout est permis
puisque l’on est en campagne et que la situation du candidat est désastreuse.

IOG n’a pas d’amour-prore.Il
ne craint pas de rabâcher ostensiblement les mêmes bêtises alors
qu’il sait que la situation est catastrophique à tous les niveaux :
économie, emploi, éducation, santé, justice …
.

04/04/05 (B292) Un lecteur nous adresse la copie de la déclaration de Jean-Paul II à la veille de l’indépendance de Djibouti. Merci à lui pour cet hommage et ce geste de mémoire.

____________________________
Lecteur
Jean-Paul II homme engagé et ouvert sur le monde cultivait un rigoureux
conservatisme sur les questions morales. Six jours avant la proclamation de
l’indépendance de Djibouti voila le discours du Pape Jean-Paul II.

QUE DIEU L’ACCUEILLE DANS SON PARADIS.

____________________________
Discours

DISCOURS DU PAPE PAUL
VI
À L’OCCASION DE LA PROCLAMATION DE
L’INDÉPENDANCE DE DJIBOUTI

Mardi 21 juin 1977

A Son Excellence
Monsieur Hassan Gouled Aptidon
Président du Conseil du Gouvernement
de Djibouti

A l’occasion de la proclamation
de l’indépendance de votre Pays, Nous désirons exprimer à
Votre Excellence, au Gouvernement et au Peuple de Djibouti, nos vœux
les plus cordiaux de prospérité et de paix.

Nous formons également
le souhait que la République de Djibouti puisse connaître un
avenir de progrès et trouver sa place dans le concert des nations africaines,
grâce à l’effort et à la concorde de tous ses citoyens.

Les Catholiques de Djibouti,
Nous en sommes sûr, ne manqueront pas d’apporter leur contribution au
développement social et culturel de la Nation, dans une collaboration
loyale et effective au sein des nouvelles institutions.

Nous accompagnons ces
vœux de notre fervente prière, en implorant du Tout-puissant l’abondance
de ses bénédictions sur les Autorités et tous les citoyens
de la République de Djibouti.

Du Vatican, le 21 Juin
1977

04/04/05 (B292) Un lecteur nous transmet l’enregistrement sonore de l’Interview d’Omar Ali en Somali à Radio Carleton et il a eu l’amabilité d’effectuer une traduction et une transcription en Français. Un grand merci à ce lecteur.

Pour écouter :


Omar Youssouf Ali
Président de Djibwatch
Résumé
de l’Interview de Omar Ali de DjibWatch à CKCU Radio Carleton.


Avant l’interview, il a été rappelé dans les
informations que le gouvernement Américain a violement condamné
les violations de droits de l’homme à Djibouti.


Ensuite l’Interview commence par la présentation de Mr.
Omar Ali et de DjibWatch, association qu’il préside.

Mr. Omar Ali a rappelé
les contributions de DjibWatch pour les droits de l’homme à Djibouti,
et la manifestation organisée en août 2003 pour la libération
de DAF.

Djibwatch entretient des
liens étroits avec les associations qui militent pour les droits de
l’homme. Régulièrement des courriers sont envoyés
à différents pays et associations afin de les informer sur les
violations des droits de la personne à Djibouti.

Mr. Omar Ali a expliqué
que la manifestation est la réponse aux élections truquées
qui se préparent pour le 8 avril 2005.

À Djibouti, toutes
les élections du passé ont vu la victoire d’homme ou d’un
parti unique. Celles qui viennent ne dérogent pas à la règle,
et sont programmées pour faire gagner un homme.

L’opposition a appelé
au boycott, car les règles minimales de démocratie ne sont pas
respectées dans la mesure où il n’y a pas de transparence.

Mr.Omar Ali a insisté
qu’il n’y aura pas de développement et de progrès
sans démocratie et sans justice. Le gouvernement fait encore et encore
de promesses, et parle de prospérité alors que la pauvreté
gagne du terrain chaque jour.

À Djibouti, il
y a de familles qui ne mangent pas trois fois par jour.

La communauté Djiboutienne
d’Ottawa est bien informée de la situation de leur pays. Ce qui
se passe à Djibouti en ce moment est équivalent aux événements
survenus en Ukraine, au Liban. Les dernières informations indiquent
que plus de 10.000 personnes se sont rassemblées, le vendredi 1 avril
2005 à l’Avenue Nasser.

Les manifestations auront
lieu à Djibouti, à Paris et à Ottawa. Nous sommes tous
liés, malgré le décalage horaire qui nous sépare.

Nous disons à la
communauté Djiboutienne et Somalienne, ceci :

« Écoutez
votre cœur, écoutez votre conscience. Vous savez pourquoi vous
avez quitté Djibouti et la Somalie. Mes frères, aujourd’hui
le peuple Djiboutien a besoin de vous. Apportez votre contribution et soyez
à ses côtés.»

La manifestation aura
lieu le vendredi 8 avril 2005 à Ottawa, devant l’ambassade Américaine,
de 12h00 à 18h00.

Les Djiboutiens, les Somaliens,
les Canadiens et tous les démocrates sont les bienvenus.

04/04/05 (B292B) Comme cela est déjà arrivé, lorsque l’actualité devient dense, nous allons scinder le numéro B292 en deux numéros B292A et B292B. (ARDHD)

Les articles numérotés
B292A vont être progressivement archivés pour éviter que
le volume des données ne devienne pas incompatible avec le maigre débit
que Guelleh accorde aux Djiboutiens, afin de les priver partiellement de l’accès
à Internet.

Les lecteurs recevront
vendredi soir, l’édition complète.

Si vous recherchez un
article archivé, vous avez la possibilité de le consulter en
utilisant la fonction “Reconstituer l’intégralité d’un
numéro”. Dans la série, choisir “Observatoire”
et dans le numéro “292”.

04/04/05 (B292B) GED : communiqué du Mouvement de Libération Nationale sous la signature d’Ali Iftin, général de division à titre temporaire.

Au moment où M
Ismaïl OMAR GUELLEH invite les électrices et les électeurs
djiboutiens à participer à une réédition du simulacre
d’Élections présidentielles prévues pour le 8 avril 2005,
l’opposition politique djiboutienne, le Gouvernement en Exil et le Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale n’ont cessé de saisir les
opportunités offertes pour rappeler inlassablement toutes les alertes
et les appels faits précédemment.

Appels lancés à
la communauté et à l’opinion internationales pour que s’instaure
une médiation entre le pouvoir politique en place à Djibouti
et les représentants de ladite opposition.

Des démarches directes
furent effectuées à maintes reprises – tout particulièrement
par le Secrétaire général du GED – vers la diplomatie
française du Quai d’Orsay avec le souhait qu’elle fasse émerger
et coordonne l’instauration d’un dialogue entre toutes les parties en présence.
Ces démarches concernaient les violations des droits de l’homme, la
grande misère, et l’oppression que vit le peuple djiboutien à
la lumière d’un examen de la situation politique, économique
et sociale dans le pays.

Parallèlement à
toutes ces indispensables sollicitations à une médiation, nos
appels à l’émergence d’un dialogue nécessaire que nous
n’avons eu de cesse de proposer au régime de M Ismaïl OMAR GUELLEH
constituaient bien plus une " Alerte et une mise en garde " d’une
grande fermeté qu’un simple message politique notamment sur la violence
en période d’Élections avec un risque permanent de soulèvement
des populations, surtout de notre jeunesse désespérée
car très majoritairement sans emploi.

La réponse qui
nous fut opposée ne tarda pas.

M Ismaïl OMAR GUELLEH
est le candidat unique à sa propre "réélection aménagée"
dans un simulacre de scrutin. Il a pris toutes ses dispositions pour qu’aucun
réel candidat de l’opposition ne puisse mener une campagne électorale
dans des conditions respectant le Code électoral et son Droit d’expression.

Force est donc de constater
que le refus d’instaurer des Élections présidentielles libres
à Djibouti, sous un réel et sincère contrôle international,
ne permet pas à chacun et à chacune de voter en pleine liberté
et responsabilité pour le candidat de son choix.

Face à cette déplorable
situation et à leur corps défendant, le Gouvernement en Exil
présidé par M Mahamoud IDRISS AHMED, les partis politiques regroupés
au sein de l’UAD dirigée par M Ismaël GUEDI HARED, le MDLN et
toute l’opposition politique – unis plus que jamais en ces circonstances historiques
– n’ont eu d’autre alternative que de lancer conjointement une Campagne de
boycott desdites Élections tout en la justifiant.

L’histoire se répète
éternellement, face à la dictature la désobéissance
civile devient par la force des choses la seule alternative dont disposent
les citoyens et les citoyennes. Comme nous l’avons déclaré à
diverses reprises, c’est une responsabilité qui appelle à davantage
de responsabilités de chacun et de chacune pour que s’instaurent la
République et l’État de Droit.

Les chemins de la "pensée
unique" dans un pays passent souvent par des lieux qui ne sont que sources
de conflits et de misères humaines, voire de morts.

Les événements
d’une extrême gravité qui se sont produits ces jours derniers
au Nord Est du pays étaient prévisibles. Ils sont la conséquence
directe de l’enfermement dans lequel persiste le régime de M Ismaïl
OMAR GUELLEH et de l’ignorance dans laquelle il tient les populations de notre
pays et leurs droits.

La force et la fraude
étant les deux armes principales de la dictature qui règne actuellement
à Djibouti, ordre a été donné par le pouvoir de
tenter de contraindre par la violence les électeurs de ladite région
du Nord Est du pays.

Des affrontements armés
s’en sont suivis entre les forces du Mouvement Djiboutien de Libération
Nationale et la " garde prétorienne " du régime d’Ismaïl
OMAR GUELLEH envoyée sur place pour faire acte de répression.

Bien que limitées
dans leur ampleur, ces confrontations armées se sont traduites par
des morts et des blessés alors que le Mouvement Djiboutien de Libération
Nationale prend de l’ampleur dans la capitale et dans chaque région.

Le sang des Djiboutiens,
souvent celui des femmes, des enfants et des hommes sans défense, n’a
que trop été versé par le passé. Ceci a laissé
des traces dans le coeur de bien des familles dans notre pays. Qui pourrait
s’en satisfaire ?.

Pour toutes ces raisons,
nous demandons :

– aux hautes autorités
françaises de faire entendre raison à M Ismaïl OMAR GUELLEH
aux fins qu’il reporte les élections présidentielles à
une date ultérieure et qu’il accepte l’instauration d’un dialogue vers
l’émergence d’un véritable pluralisme politique avec le respect
de ses droits dans notre pays.

– aux Forces Armées
étrangères présentes sur notre sol national, de ne pas
s’ingérer – en aucun moment et de quelque manière que ce soit
– dans les événements qui pourraient suivre – dans les jours
et les semaines à venir – et de confirmer ainsi leur indispensable
neutralité.

La France étant
le premier bailleur de fonds des Finances publiques djiboutiennes, nous considérons
qu’elle a la faculté diplomatique et la capacité pour faire
évoluer le régime actuel de M Ismaïl OMAR GUELLEH vers
une ouverture à la démocratie avec la nécessaire émergence
du respect des libertés publiques.

Une fois encore, nous
réaffirmons le fait incontestable que les événements
qui se sont déroulés dans la région du Nord Est de notre
pays – et qui pourraient s’étendre si le régime en place venait
à persister dans son enfermement politique – furent, sont et seront
demain une " affaire de Djiboutiens entre Djiboutiens ".

L’intérêt
géopolitique de la République de Djibouti est évident
pour les grands pays alors que l’émergence d’un État de Droit
et de " bonne gouvernance " doit être la priorité des
grandes diplomaties étrangères présentes sur notre sol
et qui disposent d’une influence indéniable.

Ceci fait donc obligation,
aux uns et aux autres, de mettre tout en œuvre afin d’éviter une
" togolisation " ou une " ivoirisation " de la situation
économique, sociale et politique dans notre pays.

Plus que jamais, chaque
geste entraîne après soi une responsabilité éternelle.

L’histoire récente
des pays d’Afrique le confirme, il y eut des gestes omis qui furent condamnés.
Au-delà des populations, c’est l’histoire qui l’a fait et le ferait
demain car elle a grande mémoire.

Bruxelles
le lundi 04 avril 2005.

04/04/05 (B292B) IOG le pyromane (Lecteur)

Le temps du mépris
pour son peuple.

IOG a délibérément
décidé de mettre sous tutelle son peuple. Privilégiant
la flatterie des ultras qui veillent a organiser des Elections truquées
et la répression a l’égard des opposants tout en s’affranchissant
allègrement de tout principe démocratique.

Car les décideurs
actuels qui pilotent le pays se disent être les seuls à pouvoir
comprendre et discuter de l’avenir, excluant a priori, toute expression et
expertise contradictoire.

A les entendre on croirait
que, dans l’intérêt général personne, n’est incompétent
quand il s’agit de l’avenir du pays, se privant ainsi de toute marge de négociation.

Des dizaines de mouvements
de protestations spontanés prouvent que l’inquiétude et les
mécontentements font monter la tension. Face à cela la bande
à Guelle affiche le mépris qui trahit trop évidemment
la faiblesse du pouvoir en place.

Ses actions violentes
rappellent que sa légitimité n’est assise que sur la soumission
et la peur. Brossant un tableau alarmiste de l’opposition, reprenant la Rhétorique
éculée et pernicieuse du chaos.

Oui nous pouvons l’affirmer,
IOG est bien une menace pour l’unité de la Nation et le mensonge d’Etat
ne peut plus perdurer. C’est dans cette optique, qu’IOG le pyromane pourrait
avoir choisi de déclencher une guerre civile dans les jours à
venir pour fédérer ses troupes.

Un homme piégé,
acculé et blessé tel un fauve dans sa cage. Il est devenu dangereux
et prévisible (son parcours politique l’atteste). La communauté
internationale est donc prévenue officiellement : acculé, IOG
va tenter de déstabiliser Djibouti. La situation que l’on vit à
Djibouti est celle d’une crise politique sans précèdent.

La constitution lui aurait
permis de reporter les élections au 8 avril 2006.

IOG tu ne t’appelles pas
encore MOBUTU. Fais cela pour ton peuple.

04/04/05 (B292B) Nouvelle confirmation des violences dans le Nord, exercées par les forces de répression de l’AND, aux ordres de Guelleh et de la dictature (FDP)

FORUM POUR LA DEMOCRATIE
ET LA PAIX

Tél : 0032/478.733.710
E-Mail : fdpdjibouti@hotmail.com
Bruxelles, le 3/04/2005


COMMUNIQUE DE PRESSE


Nous venons d’apprendre que des civils innocents ont été lâchement
et sauvagement assassinés à Indaqi, dans le district d’Obock.

En effet, Monsieur Mohamed
Outban et son compagnon dont l’identité n’a pas encore été
établie, ont été froidement abattus par les militaires
Djiboutiens.

En outre, Monsieur Ali
Afkiqé et deux autres personnes ont été faits prisonniers
et détenus à la caserne d’Obock.

Compte tenu de cette situation
alarmante, le F.D.P :

” Exige que cesse
le massacre de personnes innocentes et sans défense,
” Demande la libération immédiate et sans condition des
personnes emprisonnées,
” Lance un appel à la communauté internationale pour protéger
la population civile,
” Insiste également pour que cessent les menaces, harcèlements
et autres intimidations dont sont l’objet les jeunes de l’opposition à
Tadjourah et ailleurs.

Par ailleurs, le F.D.P.
appelle tous les Démocrates à venir manifester le 8/04/2005
à Paris aux côtés de l’ensemble de l’opposition Djiboutienne
pour boycotter ces élections présidentielles qui s’apparentent
au plébiscite d’un pouvoir honni et en fin de règne.

Djilani
Ibrahim
Porte parole

04/04/05 (B292) Communiqué du Président de la LDDH sur sa participation au Congrés de l’UIDH et sur les positions officielles de l’Union, au regard de la Comédie que joue Guelleh et qui ne trompe personne.

Le Président
COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 3 AVRIL 2005
SUR LA PARTICIPATION DE LA LDDH
A LA REUNION DE L’UIDH
DU 31 MARS AU 2 AVRIL 2005

L’ordre du jour de la
réunion de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) qui
s’est tenue à Ouagadougou (Burkina Faso) du 31 mars au 2 avril 2005
a porté sur les points suivants :

– Le Plan stratégique
et cadre logique;
– Les Informations des sections sur les différentes situations;
– Partenariat avec la FIDH

Cette réunion du Bureau a été suivie d’un Séminaire
sur la Cour Africaine de Justice.

CONCERNANT
LA SITUATION EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

M. NOEL ABDI, Membre du
Bureau de Coordination de l’UIDH et Vice-Président de la Section de
la Corne de l’Afrique, a mis en relief les dangers consécutifs au maintien
d’élections présidentielles imposées pour le 8 avril
2005, malgré plusieurs demandes de report pour un an émises
par la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ainsi que des préoccupations
en ces jours délicats.

D’autant plus que des
arrestations de responsables de l’Opposition, dont la Présidente de
la Commission de la Femme de l’ARD Madame Fato Omar, se sont déroulées
ces derniers temps, aussi bien à Tadjourah qu’à Djibouti-ville.

Ainsi, MM :
– Houssein Robleh Dabar ;
– Awad Robleh ;
– Abdi Osman Nour dit Indha bour
Tous membres actifs de l’UDJ dirigée par Ismaël Guedi Hared.

Le Bureau de Coordination
de l’UIDH, dans une Conférence de Presse sur la situation des Droits
de l’Homme en Afrique, en général, a fait la Déclaration
suivante sur la République de Djibouti :
" A Djibouti, bien que de nombreuses voix aux
plans national et international dénoncent les mauvaises préparations
des élections, M. Ismaël Omar Guelleh, Président sortant,
semble passer outre et veut coûte que coûte les tenir en se proclamant
seul candidat, en violation des principes de la transparence et celui de la
pluralité démocratique. "

M.
NOEL ABDI Jean Paul