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25/03/06 (B343-A) AFP : Somalie: au moins 47 morts en trois jours de combats à Mogadiscio. (Article signalé par un lecteur)

MOGADISCIO (AFP) – vendredi 24 mars 2006 – 16h57 – Des combats à l’arme lourde entre milices rivales se sont poursuivis vendredi pour la troisième journée consécuti ve dans la capitale de la Somalie, Mogadiscio, faisant au moins 47 morts et des centaines de blessés, selon des chefs coutumiers.

Des miliciens somaliens à Mogadiscio
© AFP/Archives Simon Maina

Il s’agit des affrontements les plus meurtriers depuis près de deux ans dans cette ville contrôlée par des chefs de guerre ennemis et théâtre quasi-quotidien de heurts armés.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est dévastée par une guerre civile depuis la chute de Mohamed Siad Barre, en 1991. Ce conflit a fait entre 300.000 et 500.000 morts.

« Après une sorte de normalité dans la journée (de vendredi), les combats ont repris avec de forts bombardements et l’utilisation de mitrailleuses », a affirmé un chauffeur de camion, Mohmud Hassan. La reprise des combats a été confirmée par des chefs coutumiers, qui tentent de négocier un cessez-le-feu.

« Les anciens pourraient obtenir un cessez-le-feu plus tard vendredi car (les miliciens) sont très fatigués. Ils ont perdu beaucoup de combattants. Alors ils accepteront peut-êtr e une proposition de cessez-le-feu », a estimé l’un de ces chefs coutumiers qui participent aux pourparlers.

Le bilan des trois jours de combats s’élève à 47 morts, selon les chefs coutumiers qui ont contacté des hôpitaux, des habitants et les commandants des milices rivales. Le précédent bilan, qui datait de jeudi, faisait état de 32 morts.

« Plusieurs personnes n’ont pas survécu à leurs blessures, ce qui a alourdi le bilan », a précisé un religieux, Ahmed Haji Daud.

Plusieurs centaines d’habitants du quartier de Karan, où se concentrent les combats, ont fui leur domicile.

Les violences opposent les hommes alliés à Bashir Raghe Shiral, membre du parti de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), et des miliciens loyaux à Abukar Omar Adan, un haut responsable des tribunaux islamiques.

En février, ces deux milices s’étaient déjà affrontées, provoquant la mort d’au moins 33 personnes, majoritairement des civils.

L’ARPCT, coalition de chefs de guerre et de ministres du gouvernement de transition créée le mois dernier, affirme s’opposer au terrorisme et à l’extrémisme islamique. Elle serait soutenue par les Etats-Unis, selon des sources diplomatiques.

On compte à Mogadiscio une demi-douzaine de tribunaux islamiques, qui veulent faire appliquer la charia et utilisent des miliciens pour imposer leur loi, alors qu’il n’existe pas d’autre système juridique dans la capitale.

L’enjeu des combats actuels est de contrôler un terrain doublement stratégique: d’une part, il jouxte le seul aéroport encore en service dans le nord de la capitale, Aisaley, à environ 30 km de la ville, et d’autre part il est situé au bord d’une route menant au port d’El-Maan, situé à quelques kilomètres plus au nord.

L’aéroport d’Aisaley est la propriété de Bashir Raghe Shiral et il est contrôlé par ses miliciens. Récemment, Abukar Omar Adan a annoncé avoir acheté le terrain, officiellement pour y construire des lotissements.

Bashir Raghe Shiral conteste la validité de cette vente et y voit surtout une menace directe contre ses intérêts.

En effet, des miliciens des tribunaux islamiques installés sur ce terrain pourraient, à tout moment, empêcher tout trafic sur l’aéroport avec de simples armes légères.

En outre, ces mêmes miliciens pourraient également à terme bloquer l’accès au port d’El-Maan – essentiel pour le ravitaillement en armes – des miliciens de Bashir Ra ghe Shiral.

En février, les deux milices s’étaient affrontées pour le contrôle d’une route importante dans le sud de Mogadiscio. Les combats avaient cessé au bout de quatre jours, grâce à la médiation des chefs coutumiers.

La Somalie, sans gouvernement central effectif depuis 1991, s’est dotée il y a un an et demi d’institutions de transition, mais leurs membres sont profondément divisés et incapables de mettre fin à ces violences.

25/03/06 (B343-A) L’effet Boomerang. (Contribution adressée par Abdallah H. et rédigée par l’équipe du GED)

L’effet « boomerang »
Par Abdallah H.

Le peuple djiboutien est déçu et même meutri
par la politique extérieure de la France.

Texte rédigé avec le concours de la cellule de communication
du GED

Quelque soit le parti, de gauche ou de droite, qui gouverne la France, les Djiboutiens font malheureusement toujours les mêmes constats.

A l’approche des élections françaises, le scenario se répète immuablement.

Soit les Français viennent pour rencontrer Gouled d’abord puis Guelleh maintenant, soit ils les faisaient venir à Paris !

Récemment, en application d’un rituel bien rodé, M. de Villepin est passé par Djibouti. Certes l’escale n’était pas prévue à l’origine dans son plan de voyage ! Il revenait après avoir enfin pris en compte les ravages de l’épidémie qui sévit sur l’île de la Rèunion.

Pourtant en chemin, il a décidé de faire escale à Djibouti. Tel un seigneur conquérant et sur de lui, il pénétra chez le Seigneur Guelleh, dans son Palais de l’Escale. Bien sur, un représentant de la France ne se présente jamais avec les mains vides devant Guelleh.

Sans la moindre discussion, il accorda au Seigneur d’Haramous, une aide supplémentaire et considérable de la France à la République de Djibouti : c’est simple, il a multiplié au minimum par deux, le revenu que les contribuables français s’étaient engagés à donner annuellement à notre usurpateur.

Qui pourrait imaginer que le premier Ministre français soit dupe au point d’ignorer que cet argent n’ira jamais au peuple djiboutien ? Personne !

Comme ses prédecesseurs il a cotisé ! Mais il attend un retour sur investissement !

N’oublions pas que Guelleh s’est toujours vanté devant nous (en particulier à l’époque où nous commandions la Garde présidentielle) de ne conserver qu’un tiers des subsides français et de renvoyer les 2/3 restant au parti politique au pouvoir.

Il faut bien trouver des moyens pour financer les campagnes de l’hexagone !

Cela a permis à IOG de continuer à se moquer de la France, même durant les périodes de crise entre 1991-1994 lorsque le FRUD était puissant sur le terrain et qu’il menaçait sérieusement le trône aux portes de la capitale !!!

Mais la France, bonne fille, lui a délégué MM. Alain Vivien et Paul Dijoux qui ont vite calmé le jeu, au détriment du FRUD, qui a du accepter la Loi du Grand Frère.

Guelleh ne s’en est jamais caché. Au micro des radio et télévision djiboutiennes, il a confirmé que la France avait envoyé ses meilleurs émissaires pour rouler le FRUD dans la farine. Les bien surnommés Alain Va et Vient et Paul Qui Joue ont exercé une pression pure et dure et non la médiation qui était présentée officiellement. Depuis cette date, le FRUD a perdu toute sa puissance et le régime dictatorial a été sauvé par les Français.

Heureusement pour eux, ils ont fini par prendre conscience qu’à la fin, ils devenaient parfaitement ridicules et ils se sont rapidement eclipsés de la scène, partant pour rejoindre des affectations différentes. Mais ils avaient sauvé le trône.

Le problème de la succession de Guelleh se pose déjà !

Villepin lui aurait, dit-on, recommandé à voix basse, de choisir un fils illégitime qu’il a eu avec Mme Hélène, la patronne du Bar Han… Grâce aux soins de la tante d’IOG, Amina Guelleh, ce garçon a pu faire ses études au Caire, maniant le Français et l’Arabe. Etudes terminées, il est parti pour l’Angleterre où il réside toujours actuellement. Agé de 37 ans environ, est-il mur pour assurer la succession ?

Possible, mais ce serait sans compter la position d’Odette ! Qui, bien sur, est opposé farouchement à ce choix !!! Même si elle connaît l’existence officieuse de ce garçon, il ne faut quand même pas lui demander de reconnaître officiellement qu’elle n’a pas été la seule mère dans la vie de Guelleh !!! Et elle a eu des enfants ….

Oublions les sordides histoires d’alcôve, qui même si elles sont nécessaires pour comprendre le contexte, ne sont pas notre nourriture ! Revenons à la France ou plutôt au Gouvernement français, car il y a un fossé entre nos amis français et leurs dirigeants.

Qui, à tous les postes clefs de l’Etat, n’a jamais eu la moindre pensée pour les malheurs du peuple djiboutien, pour les violations journalières des Droits de l’Homme dans notre pays.

Qui, au sommet de la hiérarchie, n’a jamais eu la moindre compassion pour la veuve d’un compatriote assassiné, parfois ridiculisée ou pire et trainée dans la boue par les média officiels : ADI, La Nation, RTD ….

Qui, à l’Elysée ou à Matignon n’a jamais critiqué l’explusion manu miltari de plusieurs coopérants français obligés de quitter le pays en toute hâte comme des pestiférés, qu’ils étaient devenus en une minute à peine.

Alors la France doit s’attendre à recevoir la monnaie de sa pièce.

Viscéralement attachés à la France et admiratifs de son système, de sa puissance, de sa culture et de son aura, même après l’indépendance, les Djiboutiens font machine arrière à une vitesse stupéfiante. Le constat est clair pour eux : la France n’a jamais cessé de les trahir pendant vingt ans.

Ils comptaient sur la France pour les protéger de la dictature et de l’injustice: c’est le contraire qu’ils ont reçus. La France a sans cesse renforcée et soutenue, sans aucune faiblesse, le pouvoir qui asservit tout dans le pays !

La France est en voie de décrédibilisation totale à Djibouti et personne n’imagine qu’elle ne puisse jamais remonter la pente pour retrouver l’affection du Peuple. Elle a encouragé des pantins, meurtriers, falsificateurs et corrompus : elle en assumera les conséquences et en paiera le Prix.

N’oublions pas qu’en attendant, ce sont les Djiboutiens qui contribuent à leur façon au financement des partis politiques français, car on les prive arbitrairement de l’argent qui avait été versé au nom des contribuables français pour leur procurer un peu sinon de confort, disons de moyens de survie.

La haine monte chaque jour d’un cran.. !

On ne peut pas avoir pris pendant des années, tout un peuple, pour des imbéciles. Il faudrait être particulièrement stupide pour penser, que la reconnaissance des Djiboutiens envers la France puisse être éternelle dans ces conditions.

Reconnaissance de quoi d’ailleurs ? Du soutien abusif à un régime dictatorial et meurtrier ?

Texte préparé par Abdallah H

25/03/06 (B343-A) REUTERS : Encore un ! Encore un ancien dictateur, coupable de crimes et de corruption, qui devrait être remis à la Justice de son pays… Cela va-t-il donner (enfin !) des idées à l’U.E.? (Info lecteur)

Le Nigeria va remettre au Liberia l’ex-président Charles Taylor

ABUJA (Reuters) – Le Nigeria annonce sa décision de livrer à la justice libérienne l’ancien président Charles Taylor, qui vit en exil dans le sud du Nigeria.

L’ex-président libérien est inculpé de crimes de guerre devant le tribunal spécial de Freetown pour son rôle dans les atrocités commises lors de la guerre civile en Sierra Leone.

24/03/06 (B343-A) LDDH : la prison, toujours la prison pour les quatre syndicalistes qui ont été arrêtés et qui sont détenus illégalement.




Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 23 MARS 2006

SUR LES DETENTIONS ARBITRAIRES
DE QUATRE DIRIGEANTS SYNDICAUX
ET DEFENSEURS DES DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS.

Rappelant que, le 05 mars 2006 deux syndicalistes MM. MOHAMED AHMED MOHAMED et IDRISS ISMAËL IGUEH ont été arrêtés sans mandat d’arrêt et sans mandat de perquisition, puis mis en garde à vue ;

Qu’auparavant, dans les mêmes conditions, ces deux syndicalistes ont été arrêtés, mis en garde à vue le 20 février 2006 puis libérés quelques jours plus tard ;

Rappelant que, durant toute la garde à vue, du 05 mars au 08 mars 2006, les deux gardés à vue, malgré leur revendication n’ont pas eu droit de faire appel à un avocat et d’avoir accès à leur médecin, ceci en violation au Code de Procédure Pénale ;

Rappelant que, les deux syndicalistes, ont été traduits au Tribunal en fin de matinée le 8 mars 2006, et que Maître Tarek à la demande d’autres syndicalistes n’a pu assister qu’à la fin de l’enquête diligentée par la Juge d’Instruction ;

Que, le même jour à 13 heures les deux syndicalistes ont été immédiatement transférés à la prison de Gabode ;

Rappelant que, le 10 mars 2006 une parodie électorale entre listes de la même mouvance présidentielle, cette parodie d’un scrutin régional s’est déroulée en République de Djibouti avec un taux réel de boycott d’environ de 80% démontre la nullité de ces élections qui se veulent décentralisées et la fragilité de la dictature sournoise de l’équipe politique au pouvoir.

Le taux officiel : environ 30%.

Rappelant que, le 11 mars tôt le matin deux autres syndicalistes MM. ADAN MOHAMED ABDOU et HASSAN CHER HARED ont été arrêtés sans mandat d’arrêt, puis mis en garde à vue ;

Rappelant que durant toute la garde à vue du 11 mars au 13 mars 2006, les deux gardés à vue, malgré leur revendication n’ont pas eu droit de faire appel à un avocat et d’avoir accès à un médecin, ceci en violation au Code de Procédure Pénale;

Que le 13 mars 2006 ils ont été déférés au Parquet puis rapidement mis en dépôt. Apparemment là aussi l’enquête se serait déroulée sans défense ;

Rappelant que, jusqu’aujourd’hui 23 mars 2006 aucune réponse du Tribunal n’a été notifiée aux quatre syndicalistes détenus ;

Que, par lettre du 18 mars 2006 et enregistrée le 21 mars 2006 par l’administration de la prison centrale de Gabode, les quatre (4) syndicalistes ont demandé au Directeur du Centre pénitencier de transmettre à la défense et au tribunal leur demande afin que le Tribunal, la Chambre d’Accusation se prononce sur les irrégularités et les violations en autres des articles ci-après en annexe, et de mettre fin à ces détentions arbitraires .

Face à ces vices de formes et/ou vices de procédures :


Illustration ARDHD / Roger Picon
A Djibouti, les Défenseurs des Droits de l’Homme dénoncent avec fermeté le maintien en Détention Arbitraire de 4 Syndicalistes et Défenseurs des Droits Fondamentaux. Détentions Arbitraires entachées de vices.

Par conséquent :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à la Chambre d’Accusation afin de mettre fin aux détentions arbitraires entachées de vices de formes et vices de procédures (lors des enquêtes préliminaires) des quatre syndicalistes et défenseurs des droits économiques, sociaux et culturels.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste sidérée par ces vices de formes inadmissibles, par ces détentions arbitraires et répétitives à l’encontre des Syndicalistes et des Travailleurs(ses) Djiboutiens(nes).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Communauté internationale, elle demande à la Communauté nationale de se mobiliser et d’agir pour amener les autorités judiciaires et politiques à mettre fin à ces basses méthodes d’intimidations, de tortures morales multiformes et de détentions arbitraires et abusives.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) invite le BIT et les autres Syndicats Libres, ainsi que l’ensemble des Défenseurs des Droits de l’Homme de porter des plaintes auprès des instances internationales contre les autorités djiboutiennes, pour mettre fin à l’Arbitraire qui sévit en République de Djibouti sur des syndicalistes et des défenseurs des Droits Economiques, Sociaux et Culturels.

 

M. NOEL ABDI Jean-Paul

____________________________________________

Les articles du Code de Procédure Pénale Djiboutien objets de violations, de vices de formes ou/et de vices de procédures.

Ces articles sont reproduits sans commentaire avant les décisions judiciaires.

Articles 117
Le juge d’instruction peut, selon les cas, décerner mandat de comparution, d’amener, de dépôt ou d’arrêt

Article 118
Le mandat de comparution a pour objet de mettre l’inculpé en demeure de se présenter devant le juge à la date et à l’heure indiquées par ce mandat.

Article 119
Le mandat d’amener est l’ordre donner par le juge à la force publique de conduire immédiatement l’inculpé devant lui.

Article 122
Tout mandat précise l’identité de l’inculpé ; il est daté et signé par le magistrat qui l’a décerné et est revêtu de son sceau.
Les mandat d’amener, de dépôt et d’arrêt mentionnent en outre la nature de l’inculpation et les articles de loi applicables.

Article 123
Le mandat de comparution est notifié à celui qui en est l’objet par un officier ou agent de la police judiciaire ou par un agent de la force publique, lequel lui en délivre copie.

Article 126
Le juge d’instruction interroge immédiatement l’inculpé qui fait l’objet d’un mandat de comparution.

Article 127
Le juge d’instruction interroge de même immédiatement l’inculpé arrêté en vertu d’un mandat d’amener.
Toutefois, si l’interrogatoire ne peut pas être immédiat, l’inculpé est conduit dans la prison où il ne peut être détenu plus de vingt quatre heures.
A l’expiration de ce délai, il est conduit d’office, par les soins du directeur de l’établissement pénitencier, devant le procureur de la République qui requiert le juge d’instruction, ou à son défaut le président du tribunal ou un juge désigné par celui-ci, de procéder immédiatement à l’interrogatoire, à défaut de quoi l’inculpé est mis en liberté.

Article 215 alinéas 1 et 2
La chambre d’accusation examine la régularité des procédures qui lui sont soumises
Si elle découvre une cause de nullité, elle prononce la nullité de l’acte qui en est entaché et, s’il y échet, celle de tout ou partie de la procédure ultérieure.

24/03/06 (B343-A) Mobilisation en faveur de la famille d’Abdoulkader Mohamed Guidar, victime d’un refus de Droit d’Asile et sous la menace d’une reconduite dans son pays où il risque de nouveau la prison et la torture. (Communiqué de l’Association des Parents d’élèves de Ferdinand Buisson à Brest)

SOUTIEN BRESTOIS A LA FAMILLE ABDOULKADER

Soutien de la députée Patricia ADAM, des associations brestoises, ainsi que Noël Mamère, le maire de Brest, les élus communistes et citoyens de Brest, les élus socialistes de Brest.

Demain, samedi 25 mars, les parents d’élève de l’école Buisson manifesteront à la sortie de l’école, FR3 et TF1 et la presse locale sont invités, en soutien à la famille ABDOULKADER.

Le mercredi 29 mars, une grande mobilisation avec les élus, les associations aura lieu à la MPT du quartier de Lambézellec à Brest pour faire signer la pétition ci-dessous et pour une conférence de presse.

_____________________Texte de la pétition
à adresser d’urgence au Préfet du Finistère :


Monsieur le Préfet,

Depuis 2002, la famille Abdoulkader réside en France. Elle a dû fuir Djibouti, leur pays d’origine, pour échapper aux persécutions dont elle faisait l’objet (emprisonnement et torture).

Mr Adboulkader, enseignant dans le primaire et membre d’un syndicat enseignant (tous les syndicalistes ont été soumis à diverses pressions, emprisonnements arbitraires et menaces sur les familles) a été arrêté en 1998 et emprisonné pendant 20 jours durant lesquels il a été gravement torturé. Il s’est tout d’abord réfugié en Ethiopie pendant 5 ans avant de rejoindre en 2003 son épouse exilée à Brest depuis 2002, pour échapper elle aussi à la répression dont elle était victime. Présidente de l’Association Matidifu pour le respect des droits des femmes (action non autorisée par le pouvoir public) Mme Abdoulkader a été également incarcérée et torturée à diverses reprises.

Ce couple a fait une demande d’asile politique auprès de l’Etat français, demande qui lui a été refusée par la Commission des recours des réfugiés le 2 mars 2006. Depuis le 9 mars dernier, Mr et Mme Abdelkader ont été informés de leur reconduite à la frontière d’ici le 9 avril prochain. Compte tenu des informations précitées et de la situation inchangée à Djibouti, un retour dans leur pays d’origine leur ferait encourir de graves risques pour leur sécurité.

Cette famille participe activement à la vie sociale et scolaire du quartier. Elle compte 5 enfants âgés de 3, 5 7, 8 et 11 ans, tous scolarisés à l’école maternelle et primaire de Ferdinand Buisson. Cette scolarité leur a permis de construire de bonnes relations tant auprès des enfants que des parents élèves. Toute la famille démontre une volonté de réussite et d’insertion dans la société française. Aussi, une interruption scolaire brutale irait à l’encontre des dispositions issues de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui situple que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait d’institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ».

Pour l’ensemble de ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le Préfet, pour Mr et Mme Abdoulkader dont le cas suscite une vive émotion au sein de l’école et du quartier de Lambézellec comme en témoignent les pétitions ci-jointes, l’annulation de l’arrêté de reconduite à la frontière du 2 mars 2006.

 

Association des Parents d’élèves
de Ferdinand Buisson,
Brest

24/03/06 (B343-A) Texte du Fax adressé par l’ARDHD à Monsieur le Préfet à Quimper pour lui demander d’accorder le droit d’Asile à M. Abdoulkader Mohamed Guidar et à sa famille. (ARDHD)

Monsieur le Préfet,

Je viens d’être informé de la décision de refus d’accorder le droit d’asile, prise le 2 mars par la Commission de recours et qui a été signifiée le 9 mars 2006 à M. Abdoukalder Mohamed Guidar, réfugié djiboutien et habitant xxxxxxxxxxxxxx à 29000 Brest.

Je me permets d’intervenir auprès de votre haute autorité pour solliciter une étude attentive de ce dossier, que nous connaissons bien au sein de notre Association pour la Défense des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD site https://www.ardhd.org).

En décembre 2004, j’ai reçu ce Monsieur au siège de l’Association, car il souffrait psychologiquement des suites des tortures qu’il avait subies pendant une vingtaine de jours dans son pays. J’ai pris rendez-vous pour lui avec une Association spécialisée dans le soutien aux victimes de la torture. Je l’ai accompagné le 14 mars 2005. Sans entrer dans le secret médical, le médecin qui l’a accueilli a confirmé qu’il présentait des séquelles psychologiques sérieuses, conséquence des actes violents et des humiliations auxquels il avait été soumis dans les locaux de la Gendarmerie de Tadjourah (République de Djibouti) entre le 12 juin et le 2 juillet 1998.

Notre Association lance actuellement une campagne pour dénoncer la présence en France, à l’Ecole de Guerre du Lieutenant-Colonel de la Gendarmerie djiboutienne, Zakaria Hassan Aden, qui était le responsable des « commandos de la torture » à cette époque.
La connaissance extrêmement précise que nous avons de la situation et du contexte à Djibouti, m’autorise à affirmer que le renvoi à Djibouti de cette personne et de sa famille, l’exposerait inévitablement à une arrestation immédiate, à de nouvelles tortures et comme cela arrive souvent dans ces cas-là, à une exécution extra-judiciaire.

C’est la raison pour laquelle je me permets de solliciter une nouvelle étude de son dossier et surtout l’acceptation de sa demande d’asile, car elle est tout à fait justifiée et que nous avons pu vérifier les points qu’il évoque.

Vous remerciant à l’avance de l’intérêt que vous porterez personnellement à ce dossier et à la vie d’un homme qui est en jeu, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet à l’assurance de ma haute considération.  

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD

P .J.
1 – Article publié le 19 décembre sur notre site Internet
2 – Article publié aujourd’hui

24/03/06 (B343-A) Triste anniversaire ! Merci à tous de signer la pétition pour Guy-André Kieffer (Journal l’Humanité)

Le 16 avril prochain sera le deuxième anniversaire de la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Ce spécialiste des matières premières, qui avait enquêté sur la filière cacao en Côte d’Ivoire, a été enlevé à Abidjan en avril 2004 et n’a jamais depuis réapparu.

Pour soutenir sa famille qui combat pour obtenir la vérité dans cette affaire et demande aux autorités françaises de s’impliquer vous pouvez signez la pétition sur : http://guyandrekieffer.skyblog.fr/

Journal l’Humanité
Rubrique Internationale
Article paru dans l’édition du 22 mars 2006.

24/03/06 (B343-A) A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 25/03/2006
ETHIOPIE – Affrontements en région Afar
Un commando composé d’Oromos a attaqué le 6 mars au soir un campement afar à Hadalé’ela (près du village de Shoarobit) dans la zone cinq de l’Afar Regional State d’Ethiopie, située à la lisère de l’Amhara Regional State qui, dans cette zone, est habité par des Oromos. (…) [ 321 mots ]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 25/03/2006
PORTS – Jugement sévère de CMA-CGM sur la Corne de l’Afrique
Lors du colloque sur la Corne de l’Afrique qui s’est tenu au Sénat à Paris le 2 mars et dont les actes viennent d’être publiés, le directeur commercial de CMA/CGM, Henry Delannoy, a dressé le bilan de l’activité de sa compagnie dans cette région du monde. (…)