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01/06/2014 (Breves 393) LDDH : Situation catastrophique à Djibouti et risque d’un conflit armé.


Le Président
Bref Rapport sur la situation des droits de l’Homme à Djibouti

Djibouti, 30 mai 2014

Situation catastrophique à Djibouti et risque d’un conflit armé

Depuis le début du mois de mai 2014, la crise politique postélectorale s’enlise davantage avec une répression policière sans précédente dans la République. Arrestations massives et détentions arbitraires des militants , violence physique des militants et leaders de l’USN (groupement des partis politiques de l’opposition), torture et tirs des balles réelles sur les militants de l’opposition , saccage, destruction et fermeture des sièges des partis politiques d’opposition sont devenus le lot quotidien de l’opposition politique djiboutienne.

D’autre part, les conditions de détentions sont inhumaines et horribles où les militants de l’opposition quelque soit leur âge ou leur sexe sont jetés dans des locaux à la puanteur et l’insalubrité épouvantables à tel point que les militants USN ayant des maladies sérieuses (asthme, diabète, etc) décompensent sur place sans soins de secours ni d’évacuation vers les urgences des hôpitaux de la capitale.

S’y ajoute, les interrogatoires musclés, les mesures coercitives, le déshabillement en public des femmes, les gardes à vue longues et incompatibles avec l’état de santé des militants, le refus de l’assistance des avocats par la police et la justice, les menaces de toutes formes sont utilisées pour punir les militants d’opposition.
Aussi, la société civile et les syndicats sont muselés, les défenseurs des droits de l’homme harcelés et traqués par les services de sécurité, des médias libres quasi inexistants car il y a un seul radio gouvernemental, une seule chaîne de télévision gouvernementale (RTD) et un seul journal gouvernemental (La Nation). 

Cette crise multidimensionnelle plonge le pays dans un désastre à la somalienne qui est à nos portes mais dont les djiboutiens et les djiboutiennes évitent toujours au péril de leurs vies et de leurs biens pour préserver la République de ces irresponsables au pouvoir.

Par ailleurs, nous déplorons la situation socio-économique catastrophique dont traverse la Nation avec le manque d’électricité et d’eau courant, les prix des denrées alimentaires exorbitantes, l’extrême pauvreté de la population, l’absence des services sociaux de basse, une santé devenue le cimetière des nos citoyens, une éducation en détresse.

Face à cela, le Peuple djiboutien continue sa lutte pour arracher sa liberté et faire valoir ces droits confisqués avec l’absence des cameras du monde et sous le silence des puissances occidentales (France, USA,..) présentes à Djibouti qui ont choisit un homme au détriment d’un peuple et d’un pays.

Bref, tous les maux de  la mal gouvernance sont réunis et risquent de provoquer un conflit armé ou du moins un soulèvement populaire qui échapperait à tout
contrôle.

Par conséquent, nous lançons un appel solennel à toutes les organisations internationales de défense des droits de l’homme et les pays amis de Djibouti pour que les droits de l’homme et les libertés fondamentales soient respectées à Djibouti et de traduire les auteurs de ces crimes et tortures et d’autres violations des droits de l’homme devant les juridictions internationales.

Said Houssein Robleh,
Défenseur des droits de l’homme et Secrétaire de la LDDH
Tél : +253 77717396
Email : saidhoussein2020@gmail.com

 

04/05/07 (B393-B) LIBERATION : Somalie : un retour des habitants encouragés par le Président du GFT qui veut montrer qu’il tient Mogadiscio, mais un calme peut-être très provisoire, car les islamistes insurgés ont perdu une bataille, mais pas forcément la guerre, seraient déjà en train de reconstituer force et armements.

Mogadiscio,
le lent retour des déplacés

Dans
la capitale somalienne, le gouvernement entend montrer que la paix est rétablie.

Par Stéphanie BRAQUEHAIS

Une femme marche, en tenant son bébé dans les bras.
Derrière elle, un homme pousse péniblement une charrette de
laquelle dépassent un matelas usé et des nattes.

Le long de la «route industrielle» ( «industrial road»,
comme on l’appelle à Mogadiscio), des tanks rouillés de l’ancienne
armée de Siyad Barré (déposé en 1991) jonchent
le sol. Des murs de sable se sont effondrés, vestiges des barrages
édifiés dans les quartiers sud de Mogadiscio par ceux que l’on
appelle «les insurgés» et qui ont lutté contre les
troupes éthiopiennes pendant plusieurs semaines lors de combats extrêmement
violents.

Dans la capitale somalienne à moitié vide, les habitants commencent
lentement à revenir. Certains, qui s’étaient réfugiés
à plusieurs dizaines de kilomètres de là, dans la brousse,
utilisent les camions taxis. Une Toyota défoncée dont le toit
croule sous les bagages s’aventure dans un chemin de terre, bordé de
maisons détruites, criblées de balles ou de tirs d’obus. Les
commerces sont fermés, les portes de nombreuses maisons verrouillées,
signalant que le quartier a été presque entièrement déserté.

Revanche.

Près du stade de Mogadiscio, dans la partie nord-ouest de la ville,
les affrontements ont été les plus intenses. «Vous voyez
ces anciens bâtiments officiels ? interroge un habitant. Ils servaient
de base aux insurgés, qui tiraient depuis les étages sur le
stade, un des quartiers généraux éthiopiens. Je me souviens
d’un jour où, pris entre deux feux, nous courions pour chercher un
abri.

Les blessés tombaient, et nous ne pouvions prendre le risque
de les aider. Ils sont sans doute morts maintenant.»

Le gouvernement de transition (TFG), soutenu par Addis-Abeba et les Occidentaux,
tient à montrer que la paix est revenue, et que les troupes éthiopiennes
ont définitivement nettoyé la capitale. Une cérémonie
a été organisée hier au siège de la police nationale,
près de la Villa Somalia, où siège la présidence.

Encadré par des soldats ougandais de l’Union africaine, qui
a déployé 1 200 militaires à Mogadiscio, le chef de la
police, nommé il y a quelques jours, prend note. Abdi Hassan Hawale
dit «Qeydiid» («celui qui ne fait pas de compromis»)
savoure sa revanche.

Cet ancien chef de guerre était membre de l’Alliance pour la restauration
de la paix et la lutte contre le terrorisme, financée par les Etats-Unis,
qui a été défaite par les Tribunaux islamiques, en juin
dernier. Sur un bout de papier, il inscrit le nombre de RPG, AK47, de roquettes
antichars et de lance-grenades qui s’amoncellent sur le sol. Quelques hommes
d’affaires du clan Hawiye, majoritaire dans la capitale, ont accepté
de rendre leurs armes et de se mettre sous la protection du TFG et des Ethiopiens.

A plusieurs reprises, un haut responsable éthiopien s’approche avec
autorité de Qeydiid, l’enjoignant à accélérer
le rythme. Depuis le coffre d’un 4X4 rouge tout neuf, la garde rapprochée
du directeur de Telcom, une des sociétés de téléphonie
mobile somalienne, remet l’attirail aux soldats de l’Union africaine.

«Nous n’avons pas été impliqués dans cette guerre,
souligne Abdulkadir Mohamed Halani, le directeur de Telcom, en boubou blanc
et la barbe peinte au henné. Nous avions rendu de la même façon
nos armes aux Tribunaux islamiques. L’Union africaine doit assurer notre sécurité
désormais.»

Les insurgés ne vont-ils pas reprendre leur offensive ?

«Seul Allah sait», répond-il en souriant. En réalité,
la plupart de ces grands commerçants ont subi une intense pression
du gouvernement pour rendre leurs armes. En attendant des équipements
lourds ? «C’est une goutte d’eau dans la mer, mais cela doit servir
d’exemple», explique le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy
Ankunda.

Les troupes de l’UA ont commencé depuis le début de la semaine
à patrouiller durant la journée dans les rues de la ville, embarquant
quelques journalistes, pour qu’ils constatent à quel point le calme
est revenu. «Nous sommes en nombre insuffisant, mais c’est à
la communauté internationale de remplir sa promesse et d’envoyer des
hommes, pour permettre aux Ethiopiens de quitter le pays», précise
le porte-parole.

«Gâteau».

Certains observateurs se montrent pessimistes pour l’avenir. «C’est
une affaire de jours ou de semaines, estime un Somalien.

Les insurgés ont fui ou n’ont plus de munitions, mais ils sont
déjà en train de se réorganiser.»

Ce retour au calme, plus que précaire, dépend aussi de l’attitude
du président Abdullahi Yusuf : acceptera-t-il, comme le demandent certains,
d’inclure dans les négociations les ex-responsables des Tribunaux islamiques,
ainsi que les partisans de l’ancien président du Parlement, démis
de ses fonctions au début de l’année, pour «partager le
gâteau» ?

Nombreux sont ceux qui reprochent au chef de l’Etat d’avoir fait venir
les miliciens de son clan, les Majerteen, de les avoir nommés à
des postes importants tout en refusant de tendre la main à certains
clans liés aux Hawiye, notamment les Ayr.

Selon le porte-parole du gouvernement, une conférence de réconciliation
nationale, prévue à l’origine en avril, mais reporté
en raison des combats, devrait se tenir à la mi-juin.

04/05/07 (B393-B) XINHUA / Somalie : le Conseil de sécurité réclame un accès humanitaire (Info lectrice)

NEW
YORK (Nations Unies), 30 avril (XINHUA) — Le Conseil de sécurité
de l’ONU fait lundi une déclaration présidentielle, a appelét
les parties somaliennes à ouvrir un accès humanitaire et au
déploiement des troupes de l’Union africaine, l’AMISOM.

Le Conseil a appelé toutes les parties à mettre fin immédiatement
aux hostilités et à convenir d’un cessez-le-feu global”.

Le Conseil a souligné aussi la “nécessité de redoubler
d’efforts pour acheminer une aide humanitaire d’urgence en Somalie, y compris
l’assistance nécessaire aux centaines de milliers de personnes déplacées”.

Il a aussi exigé des autorités compétentes qu’elles fassent
tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser la libre circulation de l’aide
et des travailleurs humanitaires dans toute la Somalie, ainsi qu’à
l’entrée et à la sortie du pays.

Il a par ailleurs invité les pays de la région à faciliter
l’acheminement de l’aide en Somalie, à travers les frontières
terrestres ou via les aéroports et les ports.

Au niveau politique, le Conseil appelle aussi le gouvernement fédéral
de Transition à reprendre le dialogue avec “toutes les composantes
de la société somalienne”, et en particulier, “son
dialogue avec les clans à Mogadiscio”.

04/05/07 (B393-B) AFRIK.COM « Cellule Afrique » de l’Elysée : Circulez, y’a rien à voir !

par
Saïd Aït-Hatrit


Une perquisition a été
refusée à deux juges dans le cadre de l’affaire Borrel

L’Etat français semble toujours peu enclin à collaborer
à l’élucidation de l’affaire Borrel. Deux juges
d’instruction se sont vus refuser l’entrée de l’Elysée,
mercredi, dont ils souhaitaient perquisitionner la « cellule Afrique
». Le palais présidentiel a brandi l’article 67 de la Constitution
qui rend le président de la République intouchable durant son
mandat.

Les juges d’instruction qui souhaitaient perquisitionner la «
cellule Afrique » de l’Elysée, mercredi, dans le cadre
d’un dossier périphérique à l’affaire Borrel,
se sont vu opposer une fin de non recevoir ferme. Le palais présidentiel
a d’abord argué de la nature militaire de son enceinte, nécessitant
de la part des juges le déclenchement d’une procédure
pénale longue pour y accéder, avant de brandir l’article
67 de la Constitution.

Voté en février dernier par le Parlement, cet article prévoit
que « le président de la République n’est pas responsable
des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat
et devant aucune juridiction (…) être requis de témoigner non
plus que de faire l’objet d’une action, d’un acte d’information,
d’instruction ou de poursuite ».

Les deux juges n’ont pas fait de déclaration. Mais Me Olivier
Morice, l’avocat de Mme Borrel, la veuve du juge retrouvé mort
en 1995, à Djibouti, dans des circonstances non élucidées,
a dénoncé « une entrave inadmissible à la justice
». Le Syndicat de la magistrature (de gauche) et l’Union syndicale
des magistrats (majoritaire) ont eux aussi dénoncé l’«
obstruction » à l’action judiciaire ainsi faite.

Les deux organisations soulignent également l’interprétation
erronée de l’article 67 qui protégerait la personne du
président mais pas ses services, visés par les juges.

Au contraire, d’autres juristes constitutionnalistes cités par
Le Monde se prononcent pour une « interprétation extensive »
de l’article de loi qui inclurait les collaborateurs et les locaux du
chef de l’Etat.

Les Affaires étrangères, la Justice
et la « cellule Afrique » en cause

Les juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia avaient déjà
perquisitionné le ministère de la Justice et celui des Affaires
étrangères, les 18 et 19 avril dernier, dans le cadre de cette
affaire où elles enquêtent sur les conditions de rédaction
d’un communiqué du Quai d’Orsay publié le 29 janvier
2005. Celui-ci annonçait la transmission à la justice djiboutienne
du dossier de l’affaire Borrel, où figure l’identité
de témoins qui mettent en cause Ismaël Omar Guelleh, le président
de cet ancien territoire français. En réponse, Elisabeth Borrel
avait déposé plainte pour « publication de commentaires
en vue d’influencer une décision judiciaire ».

Elles avaient dû faire sans le soutien de la gendarmerie,
selon
laquelle « ce type d’intervention prendrait nécessairement
un sens politique, médiatiquement exploité » dans le contexte
des élections présidentielles. Au contraire, les juges ainsi
que le syndicat de la magistrature soulignent la nécessité de
perquisitionner la « cellule Afrique » avant la fin du processus
électoral. Elles craignent que la valse des ministères accompagnée
de destruction d’archives ne fassent disparaître les preuves éventuelles.

« Raison d’Etat,
quand tu nous tiens »

Ce n’est
pas la première fois que l’Etat français met des bâtons
dans les roues de la justice dans cette affaire
. La dernière
remonte au sommet Afrique-France de février dernier, à Nice,
où le président de Djibouti était convié. Sophie
Clément, la juge d’instruction chargée du dossier, avait
alors convoqué Ismaël Omar Guelleh pour l’entendre en qualité
de témoin.

Mais le ministère
des Affaires étrangère avait indiqué via un communiqué,
avant la réponse de l’intéressé, que l’immunité
diplomatique empêche un juge d’instruction d’auditionner
un chef d’Etat étranger. Avec près de 2 800 hommes, la
France entretient sa principale base militaire extérieur à Djibouti.
Un carrefour stratégique de plus en plus couru dans le Proche-Orient,
notamment par les Etats-Unis, qui y ont installé 1 500 marines en 2001.

Dans
un communiqué titré « raison d’Etat, quand tu nous
tiens », le Syndicat de la magistrature s’était indigné
« du double langage permanent des autorités françaises,
tantôt faussement bienveillantes vis-à-vis du combat pour la
vérité mené sans relâche par Elisabeth Borrel,
tantôt – et le plus souvent – impitoyable vis-à-vis de l’enquête
(…)

Aussi, le Syndicat de la magistrature attend-il du Président de la
République française, (actuel et futur) un engagement fort pour
que la justice ne soit plus l’objet d’obstacles incessants dans
cette affaire ». Raté pour l’actuel.

04/05/07 (B393-B) ALLAFRICA : Somalie: Des journalistes somaliens lancent un nouveau site web

International
Freedom of Expression Exchange Clearing House (Toronto)

Transmettre les nouvelles au sujet de la liberté de la presse en Somalie
sera dorénavant plus facile pour la communauté internationale,
grâce aux efforts du Réseau des journalistes de Somalie (Somali
Journalists Network, SJN).

L’organisation vient de lancer ce qu’elle désigne comme le premier
site web de Somalie qui couvre les violations de la liberté de la presse
dans le pays.

Le site contient des dossiers d’information sur les médias somaliens
et les lois sur la presse, de même que des documents sur les activités
de formation du SJN. Le SJN a été créé en 2002
et s’est donné le mandat de défendre et de promouvoir les journalistes
somaliens.

Pour consulter le nouveau site web, aller à : http://www.sojon.org

04/05/07 (B393-B) BBC – Un accord “Historique (?) entre Starbucks et l’Ethiopie sur la reconnaissance de la qualité de la production éthiopienne de café. Cet accord fera-t-il jurisprudence. De nombreux pays africains le regardent avec attention. Starbucks strikes Ethiopia deal

Starbucks
and the Ethiopian government have reached an agreement which could help end
a dispute over trademarks.

The two sides agreed in principle to sign a licensing and marketing deal which
recognises the importance of Ethiopia’s speciality coffee beans.

Cultivation of the coffee bean first began in Ethiopia, and the country has
been seeking to trademark its best-known coffee beans.

However, US officials have argued that the plan is not economically viable.

Ethiopia and UK charity Oxfam claimed Starbucks was attempting to block plans
by the African nation to trademark its Sidamo, Harar and Yirgacheffe coffee
beans.

But the coffee chain giant denied initiating opposition to the trademark application,
insisting the decision to do so was taken by the US National Coffee Association
(NCA).

The NCA had warned that if Ethiopia succeeded in obtaining the trademarks,
it may price its coffee beans uncompetitively high.

‘Positive change’

Ethiopia hopes to substantially lift the income of its coffee farmers through
the trademarking plan.

Oxfam

The poverty
stricken country is heavily reliant on coffee bean exports, and about a quarter
of its 80 million people are involved in the industry.

Oxfam welcomed news of the licensing agreement between Ethiopia and Starbucks,
adding it could add momentum to the country’s trademarking project.

“This action by Starbucks could represent a huge step towards
a real positive change for the 15 million Ethiopians who depend on coffee
for their livelihood,” the charity said.

“The eyes of Africa will be on this agreement,
which could even set a precedent for further deals beyond Ethiopia in the
future.”

04/05/07 (B393-B) BBC / Le Kenya bénéficiaire de fonds anti-terroristes US. Kenya gets US anti-terror funds (En Anglais – Info lectrice)

The
US government has announced new funding to Kenya’s security forces aimed at
countering "terrorist activities" in the Horn of Africa.

The US administration will provide $14m-worth of training and equipment.

Kenya is a close US ally in the region – several terror suspects have been
arrested in Kenya and sent to Somalia or Ethiopia for questioning.

The US blames terror attacks in Kenya on al-Qaeda operatives it says have
been hiding in Somalia.

Last month, Kenyan Security Minister John Michuki held talks with US officials
in Washington on fighting terrorism.

Guantanamo Bay

A statement from the US embassy in Nairobi says some of the money will be
used to construct a maritime security camp, boost coastline patrols and set
up a cyber forensic laboratory.

The US government has been pushing Kenya to enact and anti-terrorism law and
boost its efforts to crack down on drug trafficking.

But a draft law which gives the security minister powers to declare an individual
or organisation a terrorist, was shelved by parliament after Muslim groups
said it violated the rights of Kenyans.

Last month, a Kenyan Abdulmalik Mohammed was moved to Guantanamo Bay camp
after he was handed over to the US following his arrest in the Kenyan port
city of Mombasa.

US officials say Mr Mohammed had confessed to having taken part in the 2002
attack on an Israeli-owned hotel near Mombasa.

But Islamic leaders accuse the government of working with the US to persecute
Muslims.

Some 250 people were killed in Nairobi in 1998 during simultaneous attacks
on US embassies in Kenya and Tanzania.

The US says Islamists who controlled much of southern Somalia last year were
sheltering al-Qaeda operatives, responsible for these and the 2002 Mombasa
attacks.

The Islamists have been driven from power, with the US and Ethiopia helping
Somali government troops.

04/05/07 (B393-B) Communiqué conjoint SURVIE et ARDHD : affaire Borrel – L’Elysée ferme sa porte.

Affaire
Borrel
L’Elysée se ferme à la Justice

Communiqué
conjoint de SURVIE et de l’ARDHD, le 4 mai 2007

SURVIE
et l’ARDHD sont indignées par le refus d’ouvrir les portes
de la cellule « Afrique » de l’Elysée aux juges Fabienne
Pous et Michèle Ganascia, qui enquêtent sur une possible tentative
de pression sur la Justice française, dans le cadre d’une plainte
déposée par Mme Borrel contre M H. Hervé Ladsous, porte-parole
du Ministère des Affaires étrangères à l’époque.

En fermant
la porte de l’Elysée aux deux juges qui voulaient perquisitionner
la Cellule « Afrique » de la Présidence, les plus hautes
autorités de l’Etat ont-elles voulu dresser un énième
obstacle à l’instruction sur l’assassinat du juge Borrel
(assassiné à Djibouti en 1995) ou ont-elles cherché à
gagner du temps pour détruire les documents les plus compromettants
?

L’instruction
complexe d’une Affaire d’Etat, dans un contexte diplomatique difficile
entre la France et Djibouti

Il s’agit manifestement
d’une nouvelle manœuvre visant à empêcher le bon fonctionnement
de la Justice. On peut légitimement craindre que les autorités
profitent de ce délai pour faire disparaître des preuves, des
documents importants et pour effacer des mémoires d’ordinateur,
ce qui est inacceptable de la part des plus hautes autorités de notre
pays, censés donner le bon exemple. Alors que les citoyens n’ont
aucun moyen de s’opposer à une perquisition de leurs domiciles
et/ou de leurs bureaux …

Depuis la mort du
juge Borrel, il y a 12 ans, les autorités françaises ont multiplié
les obstacles à l’avancée de l’instruction. Seule
l’obstination de la veuve du Magistrat Elisabeth Borrel a permis de
faire avancer la vérité : d’une instruction pour suicide
(thèse défendue à l’origine par les juges Le Loir
et Moracchini ), on est passé à une instruction pour assassinat.
Ce changement d’orientation est intervenu sur la base d’une contre-expertise
médico-légale, ordonnée par le juge Parlos et qui avait
révélé des blessures provoquées par une intervention
de tierce personne.

Quand
le porte-parole du Quai d’Orsay, en contradiction avec le principe sacré
de la séparation des pouvoirs, prend des initiatives au nom de la Justice
…

En 2005, Djibouti avait
demandé la copie du dossier d’instruction à la France.
Sans se soucier de solliciter l’accord de la juge Sophie Clément,
le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
avait annoncé dans un communiqué, qu’une copie du dossier
d’instruction serait transmise aux autorités djiboutiennes. Cette
ignorance du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs,
avait conduit Mme Elisabeth Borrel à déposer plainte pour tentative
de pression sur la Justice ; plainte jugée recevable par la suite.

Aussitôt
le Procureur général de Djibouti a annoncé publiquement
la fin de l’accord franco-djiboutien de coopération judiciaire.

Pour
la recherche de la vérité et l’indépendance de
la Justice.

SURVIE et l’ARDHD
rappelle qu’en octobre 2006, la liste des 180 personnalités qui
avaient signé l’appel pour la vérité dans l’assassinat
du juge Borrel a été transmise à Jacques Chirac. Parmi
les signataires on relevait : 3 anciens premiers ministres, 30 anciens ministres,
80 députés et des personnalités des mondes économiques,
associatifs et artistiques.

SURVIE et
l’ARDHD demande au Président de la République de faire
cesser toutes les manœuvres qui visent à empêcher le bon
déroulement de l’instruction et qui le retardent, avec tous les
risques de destruction de preuves.

Survie
et l’ARDHD précisent que ce refus opposé aux deux juges
de perquisitionner la cellule « Afrique » de l’Elysée
ne fait que confirmer le rôle opaque que joue cette instance dans
la politique de la France en Afrique, en dehors de tout contrôle parlementaire
et en toute impunité.

Considérant qu’un tel dispositif est inconcevable dans un régime
démocratique, nos associations demandent en outre la suppression
pure et simple de cette officine de la Françafrique .

Contacts
presse :

SURVIE www.survie-france.org
Olivier Thimonier

olivier.thimonier@survie-france.org
Tél : 01 44 61 03 25

ARDHD www.ardhd.org
Jean-Loup
Schaal

jlschaal@ardhd.org
Tél : 01 46 34 70 70

___________________________________________________________
Annexe

Comprendre le
dossier et les différentes instructions ou procédures en cours

Affaire
Borrel : pas moins de quatre instructions directes en cours et deux affaires
annexes.

L’affaire principale :
d’abord conduite pour rechercher les causes et les circonstances
du suicide du juge Bernard Borrel par les magistrats Le Loir et Moracchini.
Ils ont été dessaisis en 2000 du dossier par le Garde des Sceaux
qui a confié l’instruction au juge Parlos. C’est lui qui a ordonné
une seconde autopsie qui a permis de conclure à la mort violente par
une intervention de tiers. Ce dernier a été muté à
la Cour de Cassation et l’affaire a été transférée
dans le bureau de la juge Sophie Clément qui poursuit l’instruction,
mais pour assassinat cette fois. Elle a convoqué à deux reprises
Guelleh comme témoin, mais il a toujours refusé de répondre.

Les affaires annexes directes

1 – L’affaire de subornation de témoins :

instruite au Tribunal de Versailles, sur plainte de MM Alhoumekani et Iftin
à l’encontre de plu-sieurs personnes : en particulier Mme Moracchi-ni,
Djama Souleiman, le procureur, Hassan Saïd, le patron de la SDS et l’avocat
français établi à Djibouti Me Martinet. Mme Moracchini
et Me Martinet se sont rendus aux convocations. Ni Djama Souleiman, ni Hassan
Saïd n’ont obtem-péré. Ils sont désormais sous le
coup d’un man-dat d’arrêt international et ne peuvent plus sortir de
Djibouti, au risque d’être incarcérés et proba-blement
extradés vers la France.

2 – La plainte de Mme Borrel pour tentative
de pressions sur la Justice :
Les perquisitions actuelles aux A.E., au Ministè-re
de la Justice et à l’Elysée ont été conduites
dans ce cadre. A l’origine de l’affaire, un com-muniqué du Quai d’Orsay
qui annonçait l’envoi d’une copie du dossier d’instruction de l’affaire
principale à Djibouti. La juge Clément avait refu-sé
à juste titre, car Djibouti en aurait profité pour juger l’affaire,
rendant impossible toute instruc-tion en France.

3
– La plainte de Djibouti devant la Cour inter-nationale de Justice de La Haye
:

Cette affaire découle de la précédente. Djibouti n’a
pas accepté la décision de MMe Clément de refuser l’envoi
d’une copie du dossier à Djibouti, qui a saisi la Cour internationale
de Justice. La France aurait pu refuser la compétence de la Cour, mais
curieusement, elle l’a accepté. Nouvel obstacle, nouvelle entrave des
autorités françaises dans le bon fonctionnement de la Justice
française ou désir d’étouffer l’affaire ?

Les affaires annexes indirectes :

4 – Plainte en diffamation de Mme Moracchini
Madame Moracchini a porté plainte en diffama-tion contre
Mme Anne Crenier, ancienne Prési-dente du Syndicat de la Magistrature,
magistrate comme elle … L’affaire est jugée à Lille ; elle
concerne des déclarations de Mme Crenier à propos de l’instruction
de l’affaire Borrel et d’une autre affaire concernant M. Levy. Le procès
s’est achevé jeudi 3 mai et le jugement a été mis
en délibéré au 27 juin.

5 – Condamnation, par contumace, à Djibouti d’Alhoumekani.

Djibouti a organisé en 2004, un procès à Djibouti pour
juger Mohamed Saleh Alhoumekani, l’un des témoins clefs, pour
dénonciations calom-nieuses. Il a été condamné
par contumace à un an de prison ferme et 1 Millions de FDJ d’amende.
(~4 200 €)

6 – Complément de dossier envoyé
à la Justice française
pour dénoncer les tentatives de subornation de témoins
qui ont été commises en Belgique par l’Ambassadeur de
Djibouti.