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17/10/07 (B417) LE MONDE : La juge Clément dément toutes pressions dans l’affaire Borrel

La juge Sophie Clément, chargée d’instruire l’affaire sur la mort à Djibouti en octobre 1995 du juge français Bernard Borrel, a démenti avoir subi des pressions sur ce dossier.

Entendue à sa demande le 1er octobre par les juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia, chargées de vérifier si le pouvoir politique a exercé des pressions sur la justice dans la conduite de cette enquête, Sophie Clément a indiqué que des discussions avaient pu avoir lieu au sein des ministères concernés. Mais la magistrate a estimé "injuste" que l’on puisse insinuer que le parquet général et le parquet de Paris aient tenté d’interférer dans ses investigations.

En avril, Mmes Pous et Ganascia avaient mené des perquisitions au quai d’Orsay et à la chancellerie. De nombreuses pièces et documents avaient été saisis. Parmi eux figuraient une lettre de l’actuel procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, alors qu’il occupait les fonctions de directeur de cabinet du garde des sceaux, demandant la transmission du dossier judiciaire aux autorités de Djibouti.

D’autres pièces découvertes par les deux juges avaient permis d’établir que l’affaire Borrel avait fait l’objet en 2005 de discussions entre le président de la République Jacques Chirac et le chef de l’Etat djiboutien, Omar Guelleh. Une note émanant du quai d’Orsay avait été saisie. Elle suggérait que la France et Djibouti unissent leurs efforts "pour une gestion conjointe de cette affaire".

Enfin, un document saisi au quai d’Orsay faisait état d’un propos de l’ambassadeur de Djibouti à Paris selon lequel "son pays avait reçu des assurances formelles du ministère de la justice français".

17/10/07 (B417) Le président du GED Mahamoud Idriss Ahmed nous prie de publier la Carte de Voeux qu’il a adressée à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens, à l’occasion de la fin du Ramadan.

Pour des raisons techniques indépendantes de nos volontés, nous publions avec retard cette Carte de voeux et nous prions tous les lecteurs de nous en excuser.


17/10/07 (B417) NEWS PRESS : Grâce à l’UNHCR, les femmes font entendre leur voix en Somalie (Info lectrice)

Une dizaine d’étudiantes, portant des voiles aux couleurs vives, écoutent attentivement leur professeur dans une salle de classe aux murs blancs où sont inscrits des slogans comme : « Apprendre aujourd’hui pour enseigner demain » ou « la guerre est le pire des maux. »

Ces femmes, qui sont venues dans cette ville depuis tout le Puntland, une région située au nord de la Somalie, prennent part à cette formation de trois mois visant à leur donner les compétences nécessaires pour gérer efficacement une organisation non gouvernementale (ONG). La formation a aussi un autre objectif.

« Cet atelier de formation donne plus d’autonomie aux femmes pour qu’elles aient davantage d’emprise sur leur propre vie et sur la société », a expliqué Asha, une participante au cours âgée de 45 ans, qui dirige une petite ONG se consacrant au rétablissement de la paix. « Les hommes ont toujours eu le pouvoir avec, pour seul résultat aujourd’hui, un pays dévasté par le conflit et la pauvreté.

Les femmes gèreraient bien mieux que les hommes car notre société est basée sur la famille, un domaine dans lequel les femmes ont une plus grande expérience », a-t-elle ajouté avec l’approbation de ses camarades de classe.

La formation est organisée par le Centre éducatif pour la paix et le développement de Galkayo avec le soutien de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Elle vise, plus particulièrement, à enseigner aux femmes comment définir le mandat d’une ONG, demander des fonds et prendre des responsabilités.

Les participantes suivent les cours avec enthousiasme. La plupart d’entre elles travaillent déjà au profit de leur communauté dans des ONG. Elles veulent clairement faire changer les choses et améliorer la vie des femmes dans cette région, l’une des plus pauvres et des plus instables au monde.

« Ecoutez-les, ces femmes sont la vraie voix de la Somalie ; elles connaissent parfaitement les besoins de leurs communautés et elles souhaitent vraiment s’engager en faveur du changement », a dit avec fierté Hawa Aden, directrice du centre de formation.

Alors qu’elle visitait la classe avec son invitée de l’UNHCR, les élèves répétaient, chacune à leur tour, la leçon du jour – un exercice ayant pour but de développer leur aptitude à s’exprimer en public. Cela les aidera dans certains domaines dans lesquels interviennent les ONG, notamment le rétablissement de la paix, les droits des femmes, les mutilations génitales féminines et l’éducation des jeunes filles. Hawa Aden a expliqué à la classe comment elle avait aidé au rapprochement de deux sous-clans rivaux lors de discussions pour la paix.

« Les femmes sont le fondement de la Somalie ; ce sont elles qui font que le bâtiment tient debout, mais elles ont besoin d’apprendre à diriger. Ce que nous apprenons aujourd’hui va bénéficier aux femmes somaliennes et à leur pays demain », a indiqué Ayan, 19 ans, qui a récemment achevé le lycée et a rejoint une ONG pour les femmes. Elle travaille maintenant en tant que conseillère pour les femmes victimes d’abus sexuels.

« Dans mon pays, des femmes subissent des violences chaque jour », a-t-elle dit, en citant la fréquence des viols et des mutilations génitales féminines. « Qui mieux que les femmes peuvent aider à faire cesser ces violences, une fois reçue la formation adéquate ? »

Farhia, 36 ans, dirige une petite ONG pour les enfants des rues. Pour elle, rien n’est plus important que l’autonomie des femmes, dans un pays ravagé par le conflit où les femmes élèvent les enfants et subviennent souvent seules aux besoins de leur famille.

« J’ai pu survivre seulement parce que j’avais des compétences professionnelles en tant qu’enseignante », a dit cette mère de neuf enfants, dont son mari a divorcé. « Maintenant j’envoie mes sept filles à l’école car je veux qu’elles aient une vie plus facile », a-t-elle ajouté.

Hawa Aden, dont l’ONG a reçu un prix et gère aussi une école primaire et secondaire pour les filles à Galkayo, a rappelé que lorsqu’elle était jeune, les jeunes filles somaliennes étaient encouragées à étudier. « Mais après des années et des années de guerre, tout ce que l’on demande [maintenant] à une jeune fille, c’est pourquoi elle n’est pas encore mariée », a-t-elle dit.

« Les mères pensent que leurs filles auront une vie meilleure si elles trouvent rapidement un mari », a expliqué Hawa Aden, ajoutant qu’en réalité les unions étaient souvent suivies de divorce. « Si la jeune fille n’a pas acquis suffisamment de compétences pour avoir un emploi décent, elle ne pourra pas nourrir ses propres enfants et elle finira par vivre dans un bidonville sordide en dehors de la ville », a-t-elle ajouté.

Le Centre éducatif pour la paix et le développement de Galkayo tente de maintenir les jeunes filles à l’école, en réservant la moitié de leur temps pour les études et l’autre moitié pour le travail. L’ONG les sensibilise aussi à divers problèmes comme la violence contre les femmes et les enfants, le VIH/SIDA, le rétablissement de la paix et les mutilations génitales féminines. « A chaque fois qu’une petite fille meurt dans notre ville à cause de cette pratique néfaste, nous en parlons à nos élèves », a dit Hawa Aden, ajoutant que la plupart des filles fréquentant ses écoles avaient, elles aussi, subi des mutilations génitales.

Rassemblées plus tard pour le déjeuner, les élèves de l’atelier discutent gaiement entre elles. « Lorsque je vois cette nourriture appétissante sur la table, je ne suis pas satisfaite car je sais que beaucoup de gens dans mon pays meurent de faim », a dit l’une des élèves, avant d’ajouter : « Quand je pense à toutes les compétences que j’ai acquises le mois dernier, je me sens un peu soulagée car je pense que je pourrais maintenant aider à trouver une solution. »

Galkayo, l’une des plus grandes villes du Puntland, accueille environ 50 000 déplacés internes

15/10/07 (B417) MER et MARINE : Somalie : La France se prépare à escorter les convois du PAM

La France prépare l’envoi d’un bâtiment militaire destiné à protéger les navires chargés d’acheminer en Somalie les aides du Programme Alimentaire Mondial. Cette unité, aviso ou frégate, devrait être en mesure d’escorter, au début du mois de novembre, les premiers convois humanitaires partant de Mombasa, au Kenya.

Ce déploiement vise à dissuader les pirates opérant au large de la Somalie de s’en prendre aux navires marchands. Le 25 septembre, au siège des Nations Unies, à New York, Nicolas Sarkozy avait souhaité « réagir devant la recrudescence des actes de piraterie maritime au large des côtes somaliennes ».

Le Président de la République avait indiqué que la France était disposée « à assurer, par des moyens militaires navals et pour une durée de deux mois, la sécurisation de l’aide délivrée par le Programme alimentaire mondial en Somalie ».

Pour assurer cette mission d’escorte, un bâtiment de la Marine nationale quittera prochainement la métropole.

Depuis trois ans, de nombreux bateaux de commerce croisant devant la Somalie ont été la cible des pirates, qu’ils opèrent ou non pour le compte du PAM. Plusieurs navires kenyans chargés de faire parvenir des vivres en Somalie ont, notamment, été retenus avec leurs équipages durant de longs mois.

Systématiquement, les ravisseurs menaçent d’abattre leurs otages si aucune rançon n’ést payée.

Si les marins danois du cargo Danica White, détourné en juin, ont finalement été relâchés, les 24 membres équipage de deux bateaux sud-coréens pris en mai dernier sont toujours retenus par les pirates.

Vendredi dernier, l’un d’eux a lancé un appel à l’aide pour que leur rançon soit payée, affirmant qu’ils étaient victimes de mauvais traitements.

16/10/07 (B417) Dans un article publié par l’ADI sous le titre “Affaire Borrel, l’autre France”, Guelleh revient sur l’histoire de la cassette piègèe qui lui avait été envoyée et dont l’origine de l’expédition serait située dans le centre-ouest de la France.

_________________________________________ Note de l’ARDHD
L’affaire de la cassette piègèe n’est pas glorieuse en effet. Guelleh avait reçu une cassette piègée avec des explosifs. Par chance ou par méfiance, il avait réussi à déjouer le piège …

Selon les informations dont nous disposons, l’expéditeur de cette cassette aurait été localisé dans les Deux-Sévres et on avait évoqué une action possible des services secrets français. Guelleh en avait profité pour pousser des cris de triomphe en déclarant qu’il était invincible ….

Nous étions à la veille de l’élection présidentielle, en début de campagne. Guelleh était encore le collaborateur de son oncle Hassan Gouled et selon plusieurs documents, la France n’était pas favorable à sa candidature (la suite a montré qu’elle n’avait probablement pas tort, quand on mesure le délabrement du pays sur tous les plans : économique, social, éducatif, …)

Quoi qu’il en soit, les dirigeants français avaient du prendre la mesure de la gaffe.

Pour tenter se faire pardonner, ils avaient effectué un volte face à 180°, en soutenant abusivement la candidature de Guelleh : vol et balais des mirages au dessus de la demeure de Guelleh, acceptation de rehausser de manière considérable le loyer pour la base française, soutien abusif de Chirac, etc..

Nous ne voyons pas exactement les liens entre cette affaire et l’affaire Borrel. Peut-être existent-ils ? On a surtout l’impression que Guelleh, au travers de cet article, essaye de dire : “j’ai fermé les yeux sur une tentative d’assassinat et je n’ai pas porté plainte”. Alors maintenant, “renvoyez-moi l’ascenceur en fermant les yeux sur l’assassinat du Juge Borrel”.

C’est de bonne guerre ! Cela montre-t-il aussi et de façon implicite que Guelleh se sentirait coupable dans cette affaire d’assassinat ? A notre avis, la réponse devrait être positive …

Tout le problème, c’est que la communication de Djibouti est embrouillée. Parfois on veut encore faire croire à la thèse du suicide et dans les mêmes articles, on pointe la culpabilité de responsables français dans son assassinat … Il faudra, s’il veut être plus crédible, que le régime se fixe sur ce point. Que va-t-il soutenir dans sa communication ? la thèse du suicide ou celle du crime ?

C’est fondamental, car sans cette prise de position claire, le pauvre Guelleh aura bien du mal à faire croire à sa non implication dans l’assassinat …


_______________________________________________ Extrait de l’ADI

Affaire Borrel: L’AUTRE FRANCE

DJIBOUTI (ADI) – 15 Oct 2007- « Voyez-vous Messieurs, il s’agit d’une vidéocassette piégée qui m’était destinée et qui m’a été envoyée depuis Marseille…N’ayez pas peur pour moi, Messieurs ! En réalité, c’est la paix que ces gens veulent assassiner…c’est le président Gouled qu’ils veulent intimider, c’est la République qui est visée…ce qui intéresse ces gens, c’est de plonger Djibouti dans le chaos !

Mais ils oublient qu’ils ne peuvent rien contre nous car nous avons la grâce de Dieu ! Dieu seul peut décider de la mort…le chaos, l’apocalypse dépendent de Dieu seulement et non de ces zélotes ! ».

L’homme qui parle ainsi avec un sang-froid stupéfiant le 31 décembre 1994 devant l’ancien ministre de l’Intérieur et l’ancien directeur du protocole d’Etat, tous deux pétrifiés en pensant à l’horreur que la vidéocassette piégée aurait pu provoquer si elle avait explosé, n’est autre que M.Ismaïl Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Hassan Gouled.

M.IsmaÏl Omar Guelleh était victime ce jour-là d’une tentative d’assassinat par le biais d’un explosif de forte puissance relié à un système de mise à feu extrêmement perfectionné, le tout dissimulé dans une vidéocassette piégée qui était destinée à entraîner la mort non seulement du destinataire mais aussi de toute personne se trouvant à côté de ce dernier.

Cette tentative d’assassinat intervenait cinq jours après la signature des accords historiques entre le Gouvernement et la rébellion du FRUD intervenue le 26 décembre 1994.

En apprenant la nouvelle avec stupeur, les Djiboutiens désignèrent d’emblée la France responsable de la tentative d’assassinat sur Ismaïl Omar Guelleh, l’homme de la paix.

« Furieuse d’avoir été tenue à l’écart des accords d’Aba’a, pensaient les Djiboutiens, l’ancienne puissance coloniale a voulu se venger sur IOG, l’homme qui l’a défiée ». Et pour cause…

Quelques mois plus tôt, au plus fort d’une guerre fratricide qui marqua durablement le pays, face à ses nombreux interlocuteurs, représentants officiels d’une France qui a toujours excellé dans le rôle de “pyromane pompier”, du Tchad au Rwanda en passant par la Côte d’Ivoire, M. Ismail Omar Guelleh leur répétait invariablement la nécessité d’une réconciliation entre les belligérants djiboutiens sans “interférence extérieure”.

Face aux ballets diplomatiques des émissaires de l’Elysée, Paul Dijond, Alain Vivien et tous les autres, l’ancien chef de cabinet du Président Gouled faisait preuve d’un courage exceptionnel pour expliquer au gouvernement français que l’époque était révolue où celui-ci obligeait les dirigeants africains à se “soumettre ou à se démettre”.

Une instruction judiciaire sera ouverte et une commission rogatoire internationale sera adressée à un juge anti-terroriste de Paris. Après avoir reconstitué l’itinéraire de la cassette piégée, les investigations du juge d’instruction français s’arrêteront brutalement dans le bureau du lieutenant-colonel Jean-Luc Hogard, directeur de l’établissement du matériel de THOUARS (Deux-Sèvres).

“Après recherches, je puis vous dire que l’établissement a effectivement pris en compte 12400 détonateurs de ce lot (le même que vous me présentez) qui provenait de notre unique fournisseur, la société “LACROIX” à MURET. Je ne peux exclure que un ou plusieurs détonateurs soient détournés…”. Ainsi s’expliquait cet officier français, très gêné, devant l’OPJ de la DST , l’inspecteur Hervé SEVENO.

Or, les explications du LT/col HOGARD se transformeront en présomptions pour le juge d’instruction français en charge de la commission lorsque le Ministère français de la Défense refusera l’audition du Directeur de l’Etablissement de Réserve Générale de Munitions (ERGMU).

Un mois plus tard, le juge français écrira à son collègue djiboutien en des termes sibyllins : “Cher collègue, je n’ai malheureusement pas pu aller au bout de mes investigations, les autorités françaises ayant estimé que l’instruction mettait en danger la sécurité nationale”.

Déjà il y a 12 ans, la République de Djibouti aurait pu saisir la Cour Internationale de Justice de La Haye pour demander la condamnation de la France pour violation de la coopération judiciaire mais aussi pour “acte de guerre” et “agression”.

Faute d’avoir pu éliminer physiquement M.Ismail Omar Guelleh, la France manipulera quelques mois plus tard une partie du cabinet du Président Gouled, créant ainsi une véritable fracture dans le paysage politique djiboutien.

C’était les années où la France, à travers de médiocres avocats, les Montebourg et autres Calatayud, tentera un “coup d’Etat constitutionnel”, espérant ainsi de freiner l’irrésistible ascension de M.Ismail Omar Guelleh.

L’on sait aujourd’hui comment les choses ont fini …

A partir de 1997, à la faveur d’une élection législative, la gauche française moralisatrice retrouve le gouvernement et saisit l’affaire Borrel, dernier espoir pour barrer la route à M.Ismail Omar Guelleh.

Mais, confiant encore à cette époque en l’indépendance de la justice française, Djibouti accepte sur son sol l’arrivée en mars 1999-alors que M.Ismail Omar Guelleh n’est pas encore élu Président- de deux juges d’instruction français, Morachinni et Le Loir, et de policiers de la brigade criminelle de Paris qui enquêtaient sur l’assassinat de Bernard Borrel.

Ayant compris que les investigations réalisées par les deux juges à Djibouti allaient confirmer la thèse du suicide soutenue dès le début par Mme Borrel et toutes les autorités françaises, le gouvernement français de l’époque mettait en scène son “meilleur lampiste”, le député Montebourg pour monter une incroyable machination qui propulsa un soir de janvier 2000 un voyou djiboutien, Mohamed Saleh Al Houmekani, déserteur et réfugié à Bruxelles.

En mars 2000, les deux juges d’instruction reviennent la deuxième fois à Djibouti pour vérifier les déclarations surréalistes du malheureux Al Houmekani aux abois, en quête d’un statut de réfugié politique à Bruxelles.

Les deux juges d’instruction démonteront le caractère fantaisiste des déclarations de ce témoin providentiel.

Un autre juge d’instruction parisien, le juge Thauremot conclura au “caractère invraisemblable” d’un témoin présentant un “profil psychologique fragile” en avril 2002, dans le cadre d’une plainte déposée à Paris par les autorités djiboutiennes pour diffamation contre Al Houmekani.

Alors que ces deux juges s’apprêtaient à rendre un non-lieu au terme d’un travail remarquable qui a pointé du doigt les mensonges de Mme Borrel sur les circonstances de la mort de son mari, ceux des autorités françaises à Djibouti, le gouvernement socialiste de

Jospin entreprendra à travers son garde des Sceaux, Mme Guigou une entreprise de déstabilisation des deux juges d’instruction.

Au terme d’une campagne calomnieuse et mensongère à l’encontre de l’instruction menée par Mme Morrachinni et M.Le Loire, la cour d’Appel de Paris, composée de magistrats du “cabinet noir de Mme Guigou” vont débarquer les deux magistrats et confier l’instruction au juge Parlos, d’emblée sommé par le gouvernement socialiste, les médias français et la cohorte de Montebourg, Mme Borrel, Morice de suivre les désirs de la partie civile et des syndicats de magistrats, tous partis constitués également comme parties civiles.

En février 2002 et malgré la tournure nettement raciste qu’avait alors pris la justice française, Djibouti accepte de recevoir le juge Parlos, Mme Borrel, ses médiocres avocats et les très socialistes et corporatistes représentants du syndicat de la magistrature dans le cadre d’une commission rogatoire.

Ce pauvre Procureur de Paris qui a éprouvé, dans son communiqué le besoin de souligner qu’il a répondu à une démarche du juge d’instruction, alors que tout le palais de justice de Paris ricane, car, démarche sans précédent, c’est sur instructions de l’Elysée et du Président Sarkozy lui-même après avoir reçu, de façon “intimidante pour la justice”, l’immorale veuve Borrel.

C’est le Président Sarkozy lui-même qui se voulait lors d’un déplacement en Afrique et face à des journalistes déjà décomposés par le discours de Dakar qu’il était plus courageux que son prédécesseur en recevant à l’Elysée Mme Borrel !

Il faudra désormais que le Président Sarkozy soit suffisamment courageux pour traduire en justice les diplomates, coopérants et militaires français impliqués dans le scandale pédophile de la Cathédrale de Djibouti.

Il faudra du courage à ce Président pour juger les dizaines de fonctionnaires français qui ont volontairement inoculé le virus HIV à ces pauvres enfants qui sont morts pour la plupart dans des conditions qui révoltent la conscience humaine.

Il faudra enfin que la République française sache que désormais la République de Djibouti a décidé de ne plus être enfermée (douze ans après la mort d’un homme sur le compte duquel on n’a pas fini d’apprendre) dans le halo nauséabond de l’affaire Borrel.

16/10/07 (B417) LE MONDE avec AFP : Reprise de combats entre troupes du Somaliland et du Puntland, 8 morts

Au moins huit personnes ont été tuées lors de nouveaux combats entre troupes de la région somalienne semi-autonome du Puntland et de la République autoproclamée du Somaliland pour le contrôle d’une localité frontalière, a-t-on appris lundi auprès des deux camps et de témoins.

“Je confirme que des combats intenses ont éclaté (lundi) matin tôt et fait des victimes. Les forces du Somaliland ont lancé cette attaque contre nos positions dans la périphérie nord de Las Anod”, a indiqué à l’AFP un commandant des troupes du Puntland, Burhan Mohamed, joint par téléphone depuis Mogadiscio.

“Jusqu’à présent, huit personnes ont été tuées, pour la plupart des combattants. Il y a aussi des blessés”, a pour sa part déclaré à l’AFP le colonel Mohamed Barakat Dahir, du Somaliland, précisant que les troupes du Puntland s’étaient retirées de la ville après les combats à l’arme lourde.

De leur côté, des habitants de Las Anod joints par l’AFP ont affirmé que les combats, qui avaient fait rage lundi matin dans la localité (située à 750 km au nord de Mogadiscio), avaient cessé lundi après-midi. La situation restait cependant tendue dans la ville, selon ces témoins.

“J’ai vu quatre cadavres à la sortie de Las Anod”, avait déclaré lundi matin l’un d’eux, Abdurasak Ali Kirbi.

Les tensions sont vives depuis plusieurs mois entre le Somaliland et le Puntland, deux régions du nord de la Somalie.

Le 1er octobre, au moins 10 personnes avaient été tuées dans des combats à l’artillerie lourde entre les soldats des deux régions pour le contrôle de la commune de Las Anod, près de la frontière éthiopienne.

La Somalie est en guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre, en janvier 1991. Cinq mois plus tard, la République autoproclamée du Somaliland (nord) avait fait sécession de la Somalie et recherche depuis une reconnaissance internationale.

Le Puntland, région autonome située dans le nord-est de la Somalie, a été fondé en juillet 1998 par Abdullahi Yusuf Ahmed, devenu depuis président des institutions de transition somaliennes.

16/10/07 (B417) XINHUAN / Somalie : l’OMS met en garde contre le danger de choléra

NEW YORK (Nations Unies), 15 octobre (XINHUA) — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu aujourd’hui les populations des régions du Banadir et de Bay, dans le sud de la Somalie, contre le risque imminent d’une irruption de choléra.

L’OMS affirme que sept cas de choléra ont déjà été confirmés à Mogadiscio, Berdale et à Burhakaba. L’épidémie précédente de choléra en Somalie, qui remonte à trois mois à peine, a fait plus de 37.000 victimes, dont plus de 1.100 sont mortes, a rapporté la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l’ONU, à New York.Cette nouvelle épidémie pose une menace encore plus grave aux populations déjà vulnérables du centre-sud de ce pays.

Pour faire face à ce fléau, l’OMS annoncé qu’elle procéderait rapidement à la distribution de 100 trousses anti-choléra, qui peuvent soigner jusqu’à une centaine de personnes et de 24 millions sachets thérapeutiques de réhydratation orale. Cette menace d’épidémie survient à la suite de graves inondations provoquées par les pluies abondantes qui se sont abattues sur certaines régions de la Somalie dans les semaines précédentes.

Le choléra est une infection orale aiguïe qui se transmet par voie directe fécale-orale ou par l’ingestion d’eau et d’aliments contaminés. Sous sa forme la plus grave, il peut provoquer des diarrhées aiguïs qui peuvent entraîner

15/10/07 (B417) Communiqué de l’ARD : l’UAD appelle à la mobilisation générale

Alliance Républicaine
pour le Développement
A.R.D

Djibouti, le 15 Octobre 2007

L’U.A.D. appelle à la Mobilisation Générale

Le vendredi 12 octobre a été un grand jour pour le peuple djiboutien dans son ensemble. A l’appel de l’U.A.D, les Djiboutiens ont massivement répondu présents bravant un impressionnant dispositif policier déployé dès la veille pour tenter d’intimider la population d’une capitale privée d’eau et d’électricité durant tout le mois de ramadan. Une rumeur sourde sans doute propagée par les professionnels de la désinformation du pouvoir ayant circulé sur la probabilité de troubles à l’ordre public que les forces de l’ «ordre » étaient chargées de mater….

C’est tout le contraire de l’effet (d’intimidation) souhaité qui s’est produit, puisqu’aux fidèles militants de l’U.A.D., est venue s’ajouter une foule compacte de citoyens exprimant leur ras-le-bol du mensonge permanent du R.P.P., convaincus qu’il n’y a plus rien à en attendre, déterminés à lutter et à l’écoute de propositions de lutte concrètes de l’opposition. Ils n’ont pas été déçus !

En effet, les voeux d’usage sitôt expédiés, les ténors de l’U.A.D. se sont tour à tour succédé au micro pour répondre aux multiples interrogations et attentes d’un auditoire particulièrement réceptif. Tous les intervenants ont axé leurs discours respectifs sur la phase que traverse la lutte politique de l’U.A.D. et la méthode adéquate pour parvenir à la conquête des droits du peuple bafoués par un régime sans foi ni loi.

I/ L’Analyse de la situation.

Sans s’attarder sur la description des innombrables difficultés que vit le peuple au quotidien, les orateurs ont constaté et convenu que :

– Sur le plan politique, c’est l’impasse totale due à la violation par le gouvernement de l’Accord de paix signé avec le Frud-armé, sa dénonciation par l’autre partie et l’impossibilité constatée par tous les partis politiques d’une alternance démocratique par la voie des urnes. L’absence de tout moyen d’expression des partis de l’opposition depuis la confiscation par le régime du matériel d’impression de l’organe de presse du M.R.D. « le Renouveau » et le constat d’un retour de facto à une situation de parti unique.

– Sur le plan économique : l’insupportable contraste entre un budget de l’Etat s’élevant à près de 55 milliards de francs, le boom des activités portuaires et aéroportuaires, l’augmentation des rentes de la présence militaire U.S. et européenne et la criante misère dans laquelle se débat l’écrasante majorité du peuple illustrée par la couleur rouge de tous les indicateurs du développement humain. Mais c’est surtout,

– Sur le plan social que les intervenants ont exprimé leurs plus graves inquiétudes. Cette inégale répartition des fruits de la croissance est illustrée par la fulgurante progression de la pauvreté extrême dans la capitale et l’état d’abandon dans lequel se trouvent les trois-quarts du territoire. La répression de toutes les centrales syndicales, le harcèlement de la seule ligue des droits humains (L.D.D.H.), l’inaccessibilité du plus grand nombre aux services de santé gratuits et couverts, une éducation à deux vitesses…

Parce qu’il est bien évident que rien n’avance par le simple constat fût-il réaliste, les dirigeants de l’U.A.D., pour sortir de cette impasse, ont donc appelé la population à une mobilisation générale dont ils ont défini les contours et objectifs.

II/ Objectifs de la Mobilisation Générale

L’objectif de cette mobilisation n’est pas la conquête du pouvoir, sa conquête en république obéissant à un droit qui n’est pas celui de manifester…

.Tout le propos de cette mobilisation est de revendiquer et reconquérir d’une manière pacifique les droits naturels consignés dans les instruments juridiques dont Djibouti est signataire. Reconquérir aussi les droits civils et politiques de toute lutte pacifique et surtout les droits économiques, sociaux et culturels qui constituent le terrain d’action des syndicats libres (aujourd’hui interdits d’expression) Mais aussi et surtout de lutter contre l’injustifiable cherté de la vie et la dangereuse chute du pouvoir d’achat des ménages…

. Où, Quand et Comment ?

Telles étaient les interrogations de notre peuple auxquelles les présidents des différents partis ont apporté des réponses sans équivoque.

S’exprimant au nom du M.R.D. et de son président DAF contraint à l’exil, M. Souleiman Farah Lodon a déclaré en substance « en tant que nationaux et dirigeants responsables, nous affirmons avec force que c’est pacifiquement que nous pourrons parvenir à nos fins ».

Tandis que le président de l’A.R.D. M. Ahmed Youssouf a expliqué que « c’est à Djibouti-ville et nulle part ailleurs que cette mobilisation doit avoir lieu et la visibilité pacifique de tous les citoyens est une condition sine qua non pour mériter la miséricorde divine ici-bas ».

Le président de l’UA.D., M. Ismaël Guedi, a quant à lui insisté sur le caractère unitaire que doit indispensablement revêtir cette mobilisation : « c’est ici, avant la fête du sacrifice et unis, que nous devons défendre nos droits fondamentaux et l’intérêt général en contraignant pacifiquement le pouvoir à les respecter puisqu’ils sont inscrits dans la Constitution. »

Et c’est dans une ambiance joyeuse et festive que s’est dispersée l’imposante foule en scandant une promesse : « Nous répondrons présents ! ».

Si la Paix civile nous est redevable, il nous appartient à tous d’imposer la Justice, car selon la formule heureuse du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, : « la Paix et la Justice sont indivisibles ! ».

A la veille du nouvel an musulman, qu’il plaise à l’Eternel que cette inéluctable mobilisation soit celle d’une Nation conquérante de ses droits légitimes !!

Mohamed Ali Abdou
Secrétaire à la communication et porte-parole de l’A.R.D.