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15/10/07 (B417) L’AVENIR DE DJIBOUTI : un suicide assisté ! Copie des 7 engagements de Djibouti devant l’Union européenne !!! (Lecteur)

Personne ne peut contester les promesses et propositions que contient l’agenda 2007. Pour Djibouti, on nous a promis une meilleure gouvernance, mais on a constaté la braderie du port et de l’aéroport, on nous a pomis l’ouverture de l’initiative privée mais on nous n’avons vu que la concession de terrains aux USA.

Jamais personne n’a pu réussir un plan Marshall sur la base de bonnes paroles et de belles photos à son effigie.

D’où sortiront les millions de francs qui sont nécessaires pour améliorer la situation sociale et économique du pays ?

Pour les avoir ou les espérer, ne faudrait-il pas, au préalable, garantir la transparence dans la gestion des derniers publics ?

Pour les mobiliser ne faudrait-il pas mettre à l’écart les barons vandales qui s’enrichissent dans le Gouvernement et qui gèrent le pouvoir et leur poste comme leur patrimoine familiale, avec larges ponctions sur les biens publics et privés ?

Comment pourrait-on arrêter de manier à la fois le bâton et la carotte envers de citoyens au motif qu’ils ne sont RPPistes ?

Faudrait-il mettre un terme au système de passe-droit arbitraire et injuste qui a institue le népotisme, le tribalisme politique, le favoritisme, le clientélisme et l’affairisme si chers à IOG ?

Ne faudrait-il pas aussi reconnaître et accepter l’instauration d’une presse authentique, indépendante, non partisane et détachée des intérêts politiques du régime RPP« Rien Pour le Peuple » .

En un temps où les djiboutiens se débattent dans la misère, la pauvreté et le délestage de l’EDD, le paternalisme d’I.O.G « proche du baby sitting » est inacceptable. Son rêve Djibouti-Dubai fait d’ailleurs sourire les opposants, les leaders syndicaux qui brocardent l’échec de sa gestion des services et des deniers publics.

En général, dans l’histoire, le niveau de pouvoir d’un dictateur, est directement lié à son autoritarisme, à la violence qu’il exerce à l’intérieur et à l’extérieur, et aussi à son degré d’hypocrisie.

IOG et son régime ne font pas exception à la règle. Il communique sur ses actions et ses perspectives en termes d’intentions les plus nobles et indéfectibles, sur fond d’attachement aux valeurs culturelles ou religieuses.

Cela n’est que de la poudre aux yeux, lorsque on sait à Djibouti qu’ :

  • Il n’y a aucune volonté politique pour préserver l’administration de toute suspicion qu’un régime de discrimination risque d’alimenter.

  • ll y est encouragé d’enregistrer les « erreurs » et les « échecs »,dans la poursuite de ces nobles buts.

Au final et c’est le paradoxe : bon nombre de djiboutiens ne sont plus disposés à avaler ces discours lénifiants et à tolérer simultanément des séries d’injustice et d’usurpation.

La patience du Peuple a des limites : trop, c’est trop. Il est de notre droit et même de notre devoir de rejeter ce régime menteur, corrompu et prévaricateur.

Destructif. C’est le mot qui résume le parcours son prédécesseur et de l’actuel président IOG.

Ces trente dernières années (6 quinquennats) peuvent se résument en une longue suite d’abus, d’injustices, d’exécutions sommaires, de tortures, d’expropriations, dans le seul but de satisfaire les intérêts personnels de nos dirigeants et de leur petite cour.

Sous prétexte d’instaurer la démocratie, c’est une véritable dictature camouflée qui régente le pays.

Réveillons nous ! Frères et sœurs, Citoyens de Djibouti.

Un Djiboutien révolté

_______________________________________ Annexe envoyé par notre lecteur

Pour justifier ses affirmations et montrer le fossé qui sépare la communication, notre lecteur nous a fait passer le dossier que Djibouti a présenté à l’Union européenne.

Il date de Janvier 2006 et il est intitulé : RAPPORT –
REVUE SUR LE PROGRAMME D’ACTIONS
POUR LES PAYS LES MOINS AVANCES

Le document complet peut-être téléchargé. Lien (PDF 80 Ko)

Rien que la lecture des principaux engagements donnerait le fou rire à tous ceux qui connaissent la situation dans le pays et son évolution depuis janvier 2006, si ce n’était pas la situation des Djiboutiens qui était concernée.

Un tel machiavélisme n’a pas de nom ! Si ! Un ! Ignoble et révoltant !

Extrait des 7 principaux engagements :

ENGAGEMENTS
Engagement 1 : Axer le développement autour de l’Homme
Engagement 2 : Bonne gouvernance aux niveaux national et international
Engagement 3 : Renforcer les capacités humaines et institutionnelles
Engagement 4 : Mettre en place les capacités institutionnelles pour que les PMA
bénéficient de la mondialisation
Engagement 5 : Renforcer le rôle du commerce dans le développement mondial
Engagement 6 : Réduire les vulnérabilités et protéger l’environnement
Engagement 7 : Mobiliser les ressources financières

13/10/07 (B417) A lire sur LOI cette semaine

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1223 – 11/10/2007
Contre-feu à l’affaire Borrel
Objet d’une instruction judiciaire très médiatisée à Paris, l’affaire Bernard Borrel vient de rebondir de manière inattendue à Djibouti . (…).


LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1222 – 22/09/2007
POLITIQUE & POUVOIRS/EN COULISSES
Djibouti
Le colonel Abdi Bogoreh Hassan , chef d’état-major de la gendarmerie djiboutienne depuis fin 2005, est un homme comblé. (…).

13/10/07 (B417) Le MONDE : Bateaux sud-coréens saisis par des pirates en Somalie: marins battus (otage)

Les équipages de deux navires sud-coréens arraisonnés et saisis il y a près de cinq mois par des pirates au large de la Somalie sont battus et victimes de mauvais traitements, a affirmé vendredi un des otages qui a lancé un appel à l’aide.

“Nous vivons comme des animaux”, a affirmé par téléphone le capitaine Han Seok-Ho cité par l’agence sud-coréenne Yonhap.

“La situation est très dangereuse. Aujourd’hui, il nous ont traîné sur la plage (depuis nos bateaux) et nous ont battu à coups de barres de fer”, a-t-il dit.

Le capitaine a également affirmé que les ravisseurs leur faisaient manger du riz mélangé à du sable et que certains membres d’équipage étaient atteints de paludisme.

Han Seok-Ho a lancé un appel au gouvernement sud-coréen et indiqué que leurs ravisseurs exigeaient une rançon, dont le montant n’a pas été spécifié.

Les navires avaient été pris d’assaut mi-mai tandis qu’ils faisaient route vers le Yémen, après avoir quitté le port kenyan de Mombasa (sud-est).

Les bateaux transportaient 24 membres d’équipage: 4 Coréens, 10 Chinois, 4 Indonésiens, 3 Vietnamiens et 3 Indiens.

La côte somalienne, longue de 3.700 km, a connu des dizaines d’attaques de pirates entre mars 2005 et juin 2006. Ces agressions avaient cessé pendant les six mois du règne des tribunaux islamiques dans le centre et le sud de la Somalie.

13/10/07 (B417) XINHUA : La Somalie enverra une délégation aux JO de Beijing (Pékin) (officiel)

NAIROBI, 11 octobre (Xinhua) — La Somalie, bien que pas encore tout à fait libérée du fléau de la guerre civile, enverra une délégation à Beijing pour les Jeux olympiques de 2008, a affirmé jeudi à Xinhua, Duran Farah, chef des relations internationales du Comité national olympique (CNO) de Somalie.

Lors d’une interview exclusive accordée à Xinhua, Farah a souligné que le CNO de Somalie prenait la responsabilité de mettre en place une délégation et de prendre part aux Jeux olympiques en dépit des difficultés.

La Somalie est sans autorité centrale depuis 1991.

Les Jeux olympiques de Beijing ne seront pas une exception et la Somalie y enverra une délégation, même petite, a ajouté Farah.

L’officiel a souligné que parmi les délégués somaliens figureront tant des gens vivant en Somalie que des Somaliens étant partis à l’étranger pour fuir le conflit.

Sur les préparatifs de la Chine, Farah, qui a précisé que des officiels somaliens s’étaient rendus à Beijing pour voir la situation, a déclaré : “Les préparatifs vont bon train en ce moment (en Chine), nous avons confiance dans les Jeux olympiques de Beijing et nous avons hâte d’y être”.

14/10/07 (B417) BBC : Somalia’s political swords are drawn (En Anglais – Info lectrice)

By Daud Aweis –
BBC News, Nairobi

As if Somalis do not have enough battles to contend with, their two leading politicians, President Abdullahi Yusuf and Prime Minister Ali Mohammed Ghedi, have fallen out.

And as parliament marshals to take stock of the achievements of the two men since they took office three years ago, it looks likely that one will get their marching orders.

The formation of the interim government had been a time of hope; President Yusuf declared himself a man of peace.

Yet violence once again reigns in the capital, Mogadishu, following the December ousting of Islamists, who had ruled most of Somalia for six months last year, by Ethiopian-backed government troops.

Insurgent attacks proliferate against Ethiopian and government targets. Even the presence of African Union peacekeepers is failing to reassure the city’s residents, who continue to flee in their thousands.

The United Nations says in September alone 24,000 people left. In the same month some 300 people were admitted to hospital with serious gunshot wounds.

Donor fatigue

Neither Mr Yusuf nor Mr Ghedi has been spared the onslaught.

On a number of occasions Villa Somali, the president’s residence has come under attack, as has the hotel hosting the prime minister.

Some argue that the current leaders are hardly better than the warlords whose feuds fed the city’s violent disorder over the past 16 years.

Although the transitional government has the support of the UN and Western governments like the US, it has failed to win popular support on the ground.

There is also a growing fatigue, some foreign diplomats say, about picking up the tab for Somalia, in terms of government expenses, with no tangible returns.

Hence the clamouring call for a change of guard – and Mr Ghedi looks most likely for the chop.

He is seen as a political novice, installed as prime minister by the president with Ethiopian backing, who is now a stumbling block to progress.

While analysts complain that the cabinet it is made up of sycophants with little commitment to effect real change.

Fall guy

There has also been disappointment on the reconciliation front: the opposition – an alliance now based in Eritrea, which includes moderates of the Union of Islamic Courts – boycotted a much-touted reconciliation conference.

Instead the event turned into a cosy gathering of government supporters.

Without the opposition on board, analysts say there can be little chance for future stability.

Not prepared to be the fall guy, the president has garnered the support of more than 20 ministers and a large number of the 275 MPs who are calling for a parliamentary vote of no confidence in Mr Ghedi’s administration.

The prime minister is not taking this lying down and has forged an alliance with the Hawiye, a power clan which has been supporting the insurgency and long controlled Mogadishu where Mr Yusuf has always been unpopular.

The country is braced for a political duel.

But should Mr Ghedi get the boot, it may not be to the president’s gain as it will renew his rivalry with the Hawiye who want him and his Ethiopian allies out of Mogadishu.

Mr Yusuf, under pressure from donors, also needs another favour from parliament: he must convince MPs to change the Somali Transitional Charter to co-opt non-politicians into cabinet.

Given that most Somali technocrats have aligned themselves with the opposition, this means this too could compromise what grip Abdullahi Yusuf still has on the reins of Somali politics.

14/10/07 (B417) RSF – SOMALIE : le directeur de Radio Simba et son journaliste relâchés après une journée de détention

Le directeur de la station privée Radio Simba, Abdullahi Abdi Farah, et le journaliste Mohamed Farah ont été relâchés le 11 octobre 2007 en fin de journée.

Leur radio a été autorisée à reprendre ses émissions, a appris Reporters sans frontières auprès d’Omar Faruk Osman, secrétaire général de son organisation partenaire en Somalie, l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ).

Aucune charge n’a été retenue contre eux.