Articles

02/07/08 (B454) XINHUA / Ministre des AE: l’Erythée prête à négocier avec Djibouti sur les attaques frontalières.

Le ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Mohamed Saleh a indiqué mardi que son pays était prêt à organiser un dialogue avec Djibouti sur les dernières attaques frontalières, a rapporté l’Agence de presse égyptienne MENA.

En marge du 11e sommet de l’Union africaine (UA), le ministre érythréen a démenti que l’Erythrée ait attaqué Djibouti.

Les forces érythréennes se trouvaient à l’intérieur du pays et elles ont riposté en légitime défense après que les troupes djiboutiennes les eurent attaquées du 10 au 12 juin, a souligné M. Saleh cité par MENA.

L’Erythrée n’a aucune intention à Djibouti et n’a aucun problème, parce que les frontières sont bien démarquées, a-t-il ajouté.

Le 12 juin, le ministère djiboutien de la Défense a indiqué que des militaires érythéens ont envahi la région de Ras Doumeira dans le nord de Djibouti. Des affrontements ont commencé plus tard qui, selon le côté djiboutien, ont tué 12 Djiboutiens et blessé 55 autres.

L’Union africaine a condamné l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti dans une région frontalière controversée et demandé à l’Erythrée de se retirer "immédiatement et sans condition".

02/07/08 (B454) XINHUA : Trente morts dans des combats dans le centre de la Somalie (Info lectrice)

Trente personnes, dont cinq combattants insurgés, ont été tuées et un nombre inconnu d’autres blessées à Matabaan, ville du centre de la Somalie, après que des affrontements eurent éclaté entre les troupes éthiopiennes et les combattants insurgés islamistes, ont rapporté mardi des habitants et des insurgés.

Les combats ont commencé après que les insurgés eurent attaqué un convoi de militaires éthiopiens provenant de la ville de Guriel, région de Galgadud (centre de la Somalie), alors que le convoi se dirigeait vers Beledweyn, capitale de la province d’Hiran, qui est sous le contrôle des combattants insurgés après le retrait des troupes éthiopiennes le mois dernier, ont déclaré des habitants.

Les habitants de Matabaan, qui ont cherché refuge dans la jungle avoisinante, ont indiqué que la plupart des victimes sont des civils.

"Au moins 25 civils ont été tués lors de la fusillade et de nombreux autres ont été blessés", a déclaré Osman Isse à l’agence Xinhua par téléphone depuis Matabaan, alors qu’il fuyait avec sa famille de la ville pour se rendre dans la jungle.

Abdurrahim Isse Addow, porte-parole des combattants insurgés, a déclaré à Xinhua que cinq combattants islamistes sont morts dans cette attaque, qui a duré trois heures.

Il a affirmé que les combattants ont tué 12 soldats éthiopiens et brûlé un certain nombre de véhicules militaires éthiopiens, revendication qui n’a pas pu être vérifiée.

Les commandants de l’armée éthiopienne en Somalie, qui ne s’ adressent généralement pas aux médias au sujet des opérations militaires, n’ont pas souhaité commenter ces derniers affrontements.

02/07/08 (B454) LDDH : APPEL POUR METTRE FIN AUX CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ EN RÉPUBLIQUE DE SOMALIE EN CE JOUR ANNIVERSAIRE DE LA CREATION DE LA REPUBLIQUE MODERNE DE SOMALIE, le 1er Juillet 1960.


Le Président

APPEL POUR METTRE FIN AUX CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ
EN RÉPUBLIQUE DE SOMALIE
LE 1er JUILLET 2008

L’Afrique a un Peuple admirable : mais, avec des Chefs d’Etat manipulés à 90% ?
La mafia internationale s’impose par des élections mascarades, plus ou moins approuvées / avalisées.

Aujourd’hui, 1er juillet 2008, le Peuple Somali est sous Occupation Etrangère.

En ce jour Historique pour le Peuple Somali, qui avait été divisé en cinq territoires durant la période coloniale et qui avait arraché son Indépendance le 26 Juin 1960, pour être immédiatement réunifié « sans tenir compte des aspects ethniques ou tribaux » dans la République de Somalie, le 1er Juillet 1960 ;

En ce jour Historique, la République de Somalie est "volontairement" privée de tout Gouvernement légitiment élu, même après la fin du régime militaire de feu Siad Barreh ;

En 1963, lors de la création de l’OUA au Caire, les Africains s’étaient donnés pour mission « d’être impitoyables » face à toutes les violations du Principe fondamental de l’Intangibilité des frontières ;

Le Gouvernement Somali (légitiment élu) de l’époque avait refusé de signer cette Convention sur l’Intangibilité des frontières, car pour ses dirigeants de l’époque, l’Empire d’Ethiopie « Chrétienne » avait bénéficié de 300 000 kilomètres carrés supplémentaires et indûment attribués en remerciement pour sa participation aux partages coloniaux. Territoires situés notamment en Ogaden (Somalie Occidentale) ;

Le Nord District (NFD), région Somalie sous colonisation anglaise, avait été rattaché, après les élections de 1963 organisées par les Anglais, alors que les résultats du scrutin de l’époque aurait laissé penser que la population Somalie de cette Région semblait avoir acceptée son rattachement au Kenya.

La République de Djibouti, ancienne colonie de la Côte Française des Somalis (CFS), puis Territoire Français de Afars et des Issas (TFAI) a obtenu librement, par la voie des urnes, son indépendance le 27 Juin 1977 ;

Depuis plus d’an et demi, l’OUA actuellement Union Africaine (UA) dont le siège est à Addis-Abeba, en violation flagrante du principe fondamental de l’intangibilité des frontières, a officiellement cautionné non seulement l’invasion de la République de Somalie par les Forces Ethiopiennes d’Addis-Abeba, mais pire encore, elle maintient le silence total sur l’extermination du Peuple Somali, notamment au Sud de la République de Somalie et des populations de l’Ogaden, qui combattent toujours pour leur Liberté et leur Indépendance ;

Consciente de ces faits historiques inconstestables, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

1. salue la juste cause des patriotes Somalis qui combattent sans relâche l’invasion de leur pays ;

2. apprécie à sa juste valeur le juste combat que mènent tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, en particulier, Human Rights Watch des Etats-Unis et Amnesty International qui s’investissent quotidiennement à dénoncer ce que l’on doit considérer comme des crimes contre l’humanité perpétrés surtout en République de Somalie du Sud et en Ogaden par des Forces Etrangères ;

3. lance un Appel Pressant à la Communauté internationale en particulier l’Union Africaine, la Ligue Arabe et les Nations Unies, qui hélas garde encore un silence qui tue, d’envoyer « please on the spot » en Somalie du Sud et en Ogaden une Commission d’Enquête internationale pour déterminer l’ampleur de ces Crimes contre l’Humanité.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

01/07/08 (B454) Afrique en ligne avec Pana / La mission de l’ONU est presque terminée selon l’Ethiopie.

Addis-Abeba, Ethiopie – La Mission de maintien de la paix de l’ONU en Ethiopie et en Erythrée (MNUEE) est presque terminée, selon le gouvernement éthiopien. "Il est désormais clair que l’existence officielle de la MNUEE est sur le point de prendre fin", a déclaré le ministère des Affaires Etrangères dans sa revue hebdomadaire de la situation dans les pays de la Corne de l’Afrique.

Faisant allusion au débat actuel au Conseil de Sécurité sur la manière de mettre fin aux activités de cette force, le ministère a souligné les problèmes sérieux qui se posent pour l’adoption du préambule du projet de résolution du Conseil.

"L’Ethiopie a fait clairement comprendre que toute présence éventuelle de l’ONU après le départ de la MNUEE ne pourra être basée sur les mêmes principes", a indiqué le ministère, en soulignant que le Premier ministre avait exprimé la même position dans une lettre adressée au président du Conseil de Sécurité, le 17 juin 2008.

Dans cette même lettre, M. Meles a insisté sur le fait que l’Ethiopie garderait une certaine ouverture d’esprit concernant la coopération avec l’ONU et le Conseil de sécurité, à propos de la présence de l’ONU en Ethiopie, conformément aux principes liés au maintien de la paix et à la sécurité régionales.

Tout en étant préoccupée par les tensions frontalières entre l’Ethiopie et l’Erythrée, ainsi que par les restrictions imposées par cette dernière aux casques bleus de l’ONU, l’organisation mondiale a évité de prendre des décisions hâtives sur les opérations de la MNUEE ces deux dernières années.

Pour la MNUEE, l’expérience a été très frustrante en Erythrée.

Pour le moment, le président érythréen, Isaias Afeworky, aurait écrit au président du Conseil de sécurité pour lui indiquer que ce dernier ne pourrait compter sur la coopération de son pays concernant un engagement ou une présence future de l’ONU dans la région, après la fin officielle de la MNUEE.

Selon le ministère éthiopien des Affaires étrangères, le projet de résolution examiné par le Conseil parle de la délimitation et de la démarcation de la zone frontalière que se disputent les deux pays, "de manière plutôt confuse et qui devrait rendre tout progrès difficile".

"L’Ethiopie n’a cessé d’indiquer qu’apaiser l’Erythrée ne garantirait aucun progrès", a insisté le ministère.

L’ONU a déployé cette mission de maintien de la paix en Ethiopie et en Erythrée pour surveiller l’application de l’accord de cessation des hostilités que les deux pays ont signé en juin 2000 à Alger, en Algérie.

Dans le cadre de cet accord, la mission de maintien de la paix devrait se terminer quand le processus de délimitation-démarcation de la frontière serait achevé.

Aucun progrès n’a été réalisé à cet égard.

01/07/08 (B454) Portail des sous-marins / Allemagne : la lutte contre la piraterie englué dans des disputes politiques

Une nouvelle fois, un bateau allemand a été pris en otage par des pirates au large de la Somalie. La marine allemande pourrait aider, mais n’est pas autorisé à le faire — parce que la coalition au pouvoir à Berlin est incapable de parvenir à un accord.

Les marins n’ont aucune chance contre les embarcations rapides, dans le golfe d’Aden moins qu’ailleurs, qui ne fait que 150 km de large en son point le plus étroit. Pour Sabine M. et Juergen K., le détroit s’est transformé en un piège qui menace leur vie.

Lorsque les pirates ont découvert le 23 juin le voilier allemand Rockall au large de la Somalie, une course inégale a commencé. Deux embarcations rapides ont fini par abordé le voilier.

Les pirates ont abandonné le voilier près de Laasgoray et se sont retirés dans l’intérieur, la zone frontière entre le Somaliland et le Puntland. Les enquêteurs estiment que les kidnappeurs disposent d’un camp près d’un endroit appelé Badnan, où sont retenus les 2 allemands depuis qu’ils ont été enlevés, avec le skipper du Rockall, qui est français.

C’est un no-man’s-land, où commandent les clans, les milices, les pirates, et les gouvernements semi-autonomes — tout le monde sauf le gouvernement central somalien.

C’est pourquoi le comité de crise allemand négocie au travers de l’ambassade d’Allemagne au Kenya. Des organisations non-gouvernementales ont proposé leur médiation ; il y a eu un contact avec les kidnappeurs qui ont exigé l’immunité contre toute poursuite criminelle ; si tout se passe bien, les 2 allemands seront libérés en échange d’une rançon. Mais si cela ne se passe pas bien et que le gouvernement doit choisir d’attaquer ou de risquer la mort des otages ?

L’attaque a alimenté un débat politique qui est l’une des querelles les plus absurdes de l’actuelle période législative. Le gouvernement veut que la Bundeswehr [1] combatte la piraterie, mais est incapable de parvenir à un accord sur comment le faire. Les discutions sur la base légale pour agir est si féroce que le sort des otages menace d’être complètement oublier dans les discutions.

En termes légaux, la lutte contre la piraterie est la tâche de la police, mais la police fédérale allemande n’est pas autorisée à intervenir en Somalie. Le ministère de la défense a refusé jusqu’à présent que ses navires luttent contre les pirates, parce que la constitution allemande n’autorise l’utilisation des forces armées que pour se protéger ou en cas de tension. Les forces armées ne pourraient effectuer des tâches de police que si l’ordre démocratique de l’état était en danger. Ce qui ne s’applique pas à la piraterie.

Cela fait quelques temps déjà que la coalition cherche un moyen de sortir du no-man’s-land légal.

Le ministère de la justice et celui des affaires étrangères, tous les 2 dirigés par des ministres sociaux-démocrates (SPD), renvoient à 2 textes internationaux qui peuvent aider.

D’un côté, la convention des nations-unies sur le droit des mers engage ses signataires à aider lorsque des vies humaines sont en danger. La convention indique explicitement que chaque état est autorisé à saisir un "bateau pirate en haute-mer ou en tout endroit qui n’est pas soumis à la souveraineté d’un état."

De l’autre, une résolution du conseil de sécurité du 2 juin appelle les états à s’engager dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie. "Pour la loi internationale, il n’y a aucun problème," explique le Professeur Ulrich Fastenrath de Dresde. "La seule raison des atermoiements de l’Allemagne réside dans sa législation nationale."

Le vice-amiral Wolfgang Nolting, chef d’état-major de la marine allemande, explique que, malheureusement, "il n’est pas très clair de savoir qui doit appliquer la convention" : la police fédérale allemande ou la Bundeswehr.

Le ministère de la défense parle d’une "zone d’incertitude légale." Le ministre de la défense Franz Josef Jung et le ministre de l’intérieur Wolfgang Schaeuble (tous les 2 chrétiens démocrates [CDU]) veulent modifier la Loi Fondamentale pour donner une "base constitutionnelle claire," souligne le secrétaire d’état à la défense Thomas Kossendey. Ce qui, d’un autre côté, est bloqué par le SPD, parce qu’il craint que la CDU ne prévoit d’ouvrir la voie à l’utilisation de la Bundeswehr à l’intérieur du pays. Là encore, large coalition signifie un blocage majeur.

Ruprecht Polenz (CDU), président de la commission des affaires étrangères au Bundestag, a reconnu que cela a conduit, à de nombreuses reprises, à des "situations embarrassantes" au large de la Somalie. La marine allemande a un navire qui patrouille au large de la Somalie : la frégate Emden y cherche des terroristes. Les allemands seraient autorisés à intervenir si les pirates étaient des membres du réseau Al-Qaida. Ils n’interviennent pas lorsque ce sont de simples criminels. Les problèmes de ce monde refusent tout simplement de se plier à la logique de la politique intérieure allemande.

De plus, il y a un autre navire allemand au large de la Somalie dont l’équipage a besoin d’aide : le Lehmann Timber.

Le cargo de 121 m de long, 15 membres d’équipage et une cargaison d’acier, est depuis 5 semaines entre les mains des pirates. Les pirates ont attaqué le navire le 28 mai dans le golfe d’Aden. Les membres d’équipage sont ukrainiens, russes et estoniens. Depuis qu’un des estoniens a été autorisé à téléphoner chez lui, les conditions à bord sont connues : elles sont affreuses.

L’équipage n’a pas assez d’eau et de nourriture. Après cet appel, les proches ont alerté le gouvernement estonien, qui a contacté le ministère allemand des affaires étrangères et demandé une aide humanitaire.

L’Emden pourrait intervenir, mais est-il autorisé à le faire ? La question a été discutée par le gouvernement allemand, mais la réponse du ministère de la défense a été négative : pas de base légale, pas d’assistance.

Mardi, le Lehmann Timber et le Rockall seront à l’ordre du jour d’une réunion du gouvernement ; tous les ministères concernés seront représentés. Si la coalition veut agir, les choses pourraient aller assez vite ; l’Emden est toujours dans la région.

Enfin, pour l’instant.

Le 8 juillet, la frégate quittera la région et sera remplacée par un avion de reconnaissance.

01/07/08 (B454) XINHUA : Deux journalistes français échappent à une tentative d’enlèvement en Somalie

Deux journalistes français ont échappé lundi à une tentative d’enlèvement dans la région du Puntland, dans le nord-est de la Somalie grâce à l’intervention des forces de police locale contre les ravisseurs, a rapporté la presse locale.

Les deux Français, dont l’identité n’a pas été révélée, se trouvent à Bossaso, capitale commerciale de la région pour faire un documentaire, selon Radio Shabelle de mogadiscio.

Des hommes armés ont attaqué l’hôtel où étaient logés les deux journalistes, mais ont été repoussés par les policiers locaux chargés de leur sécurité.

Cette tentative d’enlèvement a eu lieu au lendemain du kidnapping de deux travailleurs humanitaires, un Danois et un Suédois, à Hudur, dans la région de Bakool (sud) par les insurgés qui ont brièvement contrôlé la ville. Ceux-ci ont été relâchés après l’intervention des leaders de clan.

Selon la presse somalienne, les deux journalistes français sont toujours à Bossaso et devraient partir pour Djibouti mardi matin.

01/07/08 (B454) Pour consoler ses “chouchous” Hassan Madobé et Djama Grandes Oreilles, IOG a tenu à compenser le retrait quasi automatique de leurs Légion d’Honneur, en cas de confirmation ou d’aggravation de leurs condamnations par la Cour d’Appel. (ARDHD)

Si la Cour d’Appel confirmait ou aggravait les peines prononcées en première instance contre les deux "délinquants en fuite", la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur devrait appliquer les règlements et retirer, selon la procédure prévue, les décorations des condamnés "à un an de prison ou plus".

Mais Guelleh, le surdoué, a tout prévu, tout anticipé, ce qui laisserait supposer d’abord que même lui, ne croit pas à l’innoncence de ses deux sbires qui ont suborné des témoins. Il faut rappeler que c’est lui qui avait donné l’ordre à ses deux "obligés" de faire ce qu’ils ont fait ….

Donc le petit génie de la Corne de l’Afrique(*), a fait décerner par Dileita le grand hochet djiboutien aux deux hommes déchus … à titre probablement de compensation.

Pour affirmer sa toute puissance sur la petite République et sur son peuple, il avait choisi de le faire le jour même où Madame de Vaivre, Vice-Présidente de l’ARDHD, était décorée officiellement de la Légion d’Honneur en particulier, pour ses activités humanitaires … en faveur des Djiboutiens….

(*) Le petit Génie a dit un jour que les forces djiboutiennes avaient repoussé les Erythréens sur leur territoire. Dès le lendemain il se contredisait dans Le Monde, en affirmant (sans rire) que l’AND avait reculé en espérant que l’Erythrée ferait de même (la belle salade qu’il nous sert !!).

Chacun sait maintenant, au pays, que l’AND avait été contrainte de reculer parce que les forces érythréennes supérieures en nombre et en matériel, lui avaient infligée une défaite tragique. Malheureusement elle a causé la mort de nombreux soldats et officiers et des centaines de blessés. Pour rien !

30/06/08 (B454) AFP : Union africaine: embarras croissant face à la crise au Zimbabwe (Info lectrice)

CHARM EL-CHEIKH (AFP) — Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a longuement débattu dimanche soir à Charm el-Cheikh de la crise au Zimbabwe, en s’abstenant de toute déclaration sur une situation qui plonge l’organisation dans l’embarras.

Réuni pendant plus de trois heures au sommet dans la station balnéaire égyptienne, le CPS, organe chargé de la prévention et de la gestion des conflits, a décidé de renvoyer le dossier à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’ouvre lundi à Charm el-Cheikh.

“Il y a eu un échange de vues sur la question du Zimbabwe”, a déclaré à des journalistes El Ghassim Wane, porte-parole de la Commission de l’UA: “il s’agissait simplement pour le Conseil de se tenir au courant des derniers développements dans ce pays étant entendu qu’une discussion aura certainement lieu au niveau des chefs d’Etat et que, s’il y a une décision à prendre, elle sera prise au niveau de la conférence de l’Union”.

La réunion du CPS, au niveau des chefs d’Etat, avait commencé avec retard à 19H00 (16H00 GMT), peu après la proclamation officielle des résultats et l’investiture du président zimbabwéen Robert Mugabe, et alors que l’UA est pressée de toutes parts de ne pas reconnaître cette réélection.

Le dirigeant de l’opposition au Zimbabwe Morgan Tsvangirai, arrivé largement en tête au premier tour le 29 mars, s’est retiré de la course devant l’ampleur des violences contre ses partisans.

“Il faut aller vers des débats qui permettent de dégager des solutions, d’aider le Zimbabwe à se retrouver, à pouvoir faire entrer les forces politiques du pays dans un dialogue apaisé”, avait commenté avant le début de la réunion le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, membre du CPS, en relevant que la crise zimbabwéenne pouvait “affecter toute la région australe du continent”.

De son côté, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, lui aussi membre du CPS, a estimé qu’aucune des parties zimbabwéennes ne pouvait “à elle seule être capable de résoudre les problèmes du Zimbabwe. Nous avons besoin de trouver des solutions négociées”.

Jusqu’à présent, les 53 Etats membres de l’UA n’ont pas trouvé de consensus sur le Zimbabwe depuis l’ouverture, vendredi, du conseil des ministres des Affaires étrangères africains.

Un participant au Conseil des ministres qui s’est terminé dimanche soir, a indiqué à l’AFP que “sur le Zimbabwe, la réunion avait décidé de lancer un appel aux parties à (…) trouver une solution inclusive”.

Les observateurs du parlement panafricain à la présidentielle ont jugé le second tour “ni libre ni équitable” et appelé à l’organisation d’un nouveau scrutin.

Les observateurs de la SADC ont eux aussi estimé que le second tour n’avait pas respecté “la volonté du peuple”.

Le CPS a également examiné d’autres situations de conflits en Afrique: la Somalie, le Soudan et la tension frontalière entre l’Erythrée et Djibouti.

Sur ce dernier point, le CPS a condamné à l’unanimité l’attitude d’Asmara, selon un diplomate ayant suivi les débats.

Dans une note verbale transmise au CPS et dont l’AFP a obtenu une copie, le ministère érythréen des Affaires étrangères a lui reproché au conseil son “mur de silence depuis des années” sur le conflit frontalier érythréo-éthiopien et exprimé de “sérieuses réserves” sur ses posistions dans le litige avec Djibouti.

Lors d’un accrochage entre troupes des deux pays le 10 juin, neuf soldats djiboutiens avaient été tués. La tension entre l’Erythrée et Djibouti est très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira (nord de Djibouti), promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge.