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23/07/08 (B457) FIDH / Lettre ouverte et communiqué aux Etats membres de la Ligue des Etats arabes et de l’Union Africaine (Info LDDH)

Paris, 18 juillet 2008 – Dans la perspective de la réunion exceptionnelle des ministres des Affaires étrangères de la Ligue des Etats arabes et du Comité de paix et sécurité de l’Union Africaine, suite à la demande du Procureur de la Cour pénale internationale d’émettre un mandat d’arrêt contre le Président al Bashir, le 14 juillet 2008, la FIDH et les organisations signataires de la présente lettre souhaitent attirer votre attention sur les éléments suivants.

Trois ans après que le Conseil de Sécurité a déféré à la Cour pénale internationale (CPI) la situation au Darfur, au motif, conformément au Chapitre VII de la Charte des Nations unies (ONU) que ce conflit constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, le Procureur de la CPI a soumis le 14 juillet dernier des éléments de preuves visant à démontrer que le Président soudanais, Omar Hassan Ahmad al Bashir doit répondre de 10 chefs d’accusation de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Pour la première fois dans l’histoire, une institution judiciaire internationale indépendante a réuni les éléments de preuve visant à prouver la perpétration d’un génocide au Darfour, et sa planification par la plus haute autorité de l’Etat. C’est également la première fois dans l’histoire, que la communauté internationale a l’opportunité d’intervenir alors même qu’un génocide est en train d’être commis.

M. al Bashir est accusé, en sa qualité de Président et Commandant en chef des forces armées du Soudan, d’avoir commandité, planifié et encouragé la perpétration des crimes les plus odieux.

Tout au long de ces cinq dernières années, M. al Bashir a été le President de la République du Soudan, le Commandant en chef des forces armées ainsi que le chef du parti du Congrès national. Il a également conduit le recrutement et l’armement des milices Janjawid depuis le sommet de l’Etat. M. al Bashir a ainsi exercé un contrôle absolu sur les institutions de l’Etat.

Durant ces 5 années, M. al Bashir a nié l’existence de tels crimes. Comme l’a souligné le Procureur de la CPI lors de sa dernière intervention devant le Conseil de sécurité, le déni et la dissimulation de tels crimes, ainsi que le rejet de toute responsabilité attribuée à d’autres, sont des caractéristiques de la planification et de la perpétration de ce ,type de crimes.

Après que la CPI ait délivré, le 27 avril 2007, deux mandats d’arrêt à l’encontre d’Ahmad Harun (ancien ministre de l’intérieur et depuis 2006 ministre des affaires humanitaires), et Ali Kushayb (leader de milice Janjawid) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, M. al Bashir a promu Harun à la co-présidence du comité chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme au Soudan et au centre de l’organisation du déploiement de la Mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD). Il a aussi permis la remise en liberté de Kushayb, qui jouit désormais d’une entière liberté au Soudan.

Soutenir l’impunité de M. al Bashir n’apportera donc pas la paix et la stabilité dans ce pays ni dans la région.

Depuis que le Conseil de sécurité a autorisé la mission de la MINUAD, M. al Bashir a systématiquement fait obstacle au déploiement de cette force, qui fonctionne aujourd’hui seulement au tiers de sa capacité opérationnelle.

Il n’a par ailleurs pas participé aux négociations de paix au Darfour, jusqu’à aujourd’hui.

De plus, M. al Bashir et son gouvernement empêchent ou rendent extrêmement difficile l’accès et la protection de la population civile. Les agences humanitaires et les forces de maintien de la paix sont régulièrement la cible d’attaques militaires.

Des crimes massifs et systématiques continuent d’être commis contre les civils, dans les quelques villages qui subsistent au Darfour et dans les camps de déplacés.

Ainsi, l’argument selon lequel l’action de la Cour pourrait saper les efforts de paix au Darfour n’est pas valable.

Avant même l’annonce du Procureur, de tels efforts n’étaient pas vraiment recherchés par les autorités soudanaises, pour des raisons variées, sans lien avec la CPI.

Dénoncer ou remettre en cause aujourd’hui la demande du Procureur pourrait en fait servir d’excuse pour poursuivre l’obstruction à toute aide humanitaire et recherche de la paix.

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
International Federation for Human Rights
tel : (331) 43 55 25 18 / fax : (331) 43 55 18 80
17, passage de la main d’or – 75011 Paris – France
E. MAIL : fidh@fidh.org / site INTERNET : http://www.fidh.org
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COMMUNIQUE

Le Soudan a refusé de coopérer avec la CPI en dépit de l’obligation juridique absolue qui lui incombe, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

Le 16 juin 2008, rappelant sa Résolution 1593 (2005), le Conseil de sécurité a demandé au gouvernement du Soudan et à toutes les autres parties au conflit au Darfour de coopérer pleinement avec la Cour, afin de mettre un terme à l’impunité des crimes.

Il incombe désormais à votre organisation de soutenir réellement les actions du Procureur et la CPI et de continuer à encourager une solution politique et juridique visant à mettre fin à ce conflit.

La communauté internationale, et votre organisation, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger la population civile au Darfour et la force militaire conjointe déployée sur ce territoire, en vue d’empêcher la perpétration de nouveaux crimes. Il est de votre devoir d’entreprendre des démarches politiques claires susceptibles de promouvoir la sortie de ce conflit qui continue de dévaster le Darfour et a conduit au déplacement forcé de 2 450 000 personnes.
Il y a dix ans, le 17 juillet 1998, vous avez créé la Cour pénale internationale pour “mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces crimes et ainsi concourir à la prévention de nouveaux crimes”.

Vous avez ainsi clairement reconnu qu’aucune immunité pour de tels crimes n’est recevable en droit ou en fait. La loi doit s’appliquer à toute personne sans aucune distinction, y compris celle liée à sa qualité officielle.

L’histoire a montré que mettre en cause la responsabilité pénale des hauts responsables politiques peut contribuer efficacement à l’établissement et au renforcement de la paix et de la stabilité. L’émission d’un mandat d’arrêt contre le Président du Libéria Charles Taylor l’a écarté du processus de paix et a facilité l’application à long terme des accords de paix.

Les procès de Charles Taylor et de Slobodan Milosevic, Président de la République fédérale de Yougoslavie, ont clairement contribué à faire la vérité sur les crimes de masse commis dans ces pays et sur leur rôle clé dans la planification et l’exécution de ces crimes, consolidant ainsi la mise en oeuvre d’un processus de paix durable. Les mandats de la CPI contre les hauts dirigeants de l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda ont constitué un facteur décisif dans leur décision de participer aux négociations de paix visant à trouver des solutions politiques et juridiques afin de mettre fin à plus de vingt années de conflit.

Aujourd’hui, selon le Procureur indépendant de la Cour pénale internationale, un génocide impliquant les plus hautes autorités du Soudan est en train d’être commis au Darfour.

Il est de sa responsabilité de poursuivre les crimes les plus graves afin d’empêcher la perpétration de nouvelles atrocités, d’aider ainsi à la reconstruction du pays sur la base de la règle de droit et de soutenir les millions de victimes.

Il est de votre responsabilité, politique et juridique, de soutenir ses efforts afin de mettre fin à ce génocide.

Il est de votre responsabilité de prendre toutes les mesures qui permettraient de mettre un terme aux crimes graves commis au Darfour, de soutenir un processus politique visant une paix durable ainsi que les efforts du Procureur de la CPI pour établir et sanctionner efficacement les responsabilités individuelles des auteurs de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour.

En ne soutenant pas la demande du Procureur, vous perdrez une occasion unique de rendre justice aux victimes des crimes les plus graves.

Organisations signataires (liste non exhaustive) :
– Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
– Sudan Organisation Against Torture (SOAT, Soudan)
– Association Africaine des droits de l’Homme (ASADHO, RDC)
– Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH, République centrafricaine)
– Egyptian Organisation for Human Rights (EOHR, Egypte)
– Bahrein Human Rights Society (BHRS, Bahrein)
– Association libanaise des droits de l’Homme (ALDHOM, Liban)
– Comité pour la défense des droits de l’Homme en Syrie (CDF, Syrie)
– Damascus Center for Human Rights Studies (Syrie)
– Centre Libanais des Droits Humains (CLDH, Liban)
– Cairo Institute for Human Rights (CIHRS, Egypte)
– Bahrein Center for Human Rights (BCHR, Bahrein)
– Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH, Côte d’Ivoire)
– Association tunisienne des droits des femmes (ATFD, Tunisie)
– Organisation marocaine des droits Humains (OMDH, Maroc)
– Ligue des électeurs (LE, RDC)
– Kuwaiti Coalition for the ICC (KCICC, Koweit)
– Observatoire Congolais des droits de l’homme (OCDH, Congo Brazzaville)
– Association nigérienne des droits de l’homme (ANDH, Niger)
– Zimbabwe Human Rights Association (ZIMRIGHTS, Zimbabwe)

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
International Federation for Human Rights
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23/07/08 (B457) JDD / Somalie: Les otages allemands en danger de mort

Les deux Allemands enlevés par des pirates voici un mois et détenus dans la brousse somalienne ont déclaré être malades, avoir très peu à manger et craindre pour leur vie, écrit mardi le magazine allemand Der Spiegel.

L’hebdomadaire rapporte que ses journalistes ont pu entrer en contact avec les deux otages allemands, Jürgen K. et Sabine M., par téléphone portable. Ils disent être détenus par une bande de 40 à 50 Somaliens qui exigent le versement d’une rançon en échange de leur libération.

Les deux Allemands exhortent l’ambassade d’Allemagne à Mogadiscio à se mobiliser davantage pour obtenir leur libération. Jürgen K. explique dans les colonnes du magazine qu’ils voulaient se rendre en bateau en Thaïlande mais qu’ils ont été enlevés par des pirates au large du Yémen et conduits en Somalie en canot à moteur.

Il précise qu’ils sont tous les deux malades et ne peuvent pas prendre d’insuline, médicament contre le diabète, à cause du manque de seringues. Sa compagne, dit-il, a perdu 20 kilos et n’en pèse plus que 40 kg

23/07/08 (B457) JDD / Somalie: Nouveau chef pour l’opposition

Le chef islamiste radical somalien Hassan Dahir Aweys a annoncé mardi avoir pris la tête de l’opposition en exil en Erythrée en en écartant son président plus modéré, le cheikh Charif Ahmed. Dahir Aweys et Charif Ahmed sont deux des figures en vue du régime de l’Union des tribunaux islamiques, chassé fin 2006 de Mogadiscio par des troupes éthiopiennes venues à la rescousse du gouvernement transitoire somalien soutenu par l’Union africaine et les pays occidentaux.

23/07/08 (B457) LA NATION / Le comité central de l’ARS en réunion

Les 106 membres du comité central de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS) se sont réunis samedi au Palais du peuple en session ordinaire en présence des principaux dirigeants politiques de ce mouvement.

Outre le leader de l’ARS, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, le président du comité central de l’Alliance, Sharif Hassan Cheikh Aden a également pris part à cette séance. Plusieurs membres du gouvernement djiboutien, ainsi que les ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques accréditées à Djibouti ont aussi honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture de cette réunion.

La seconde session ordinaire du comité central de l’ARS, dont les travaux s’étaleront sur cinq jours, permettront notamment aux participants d’examiner ensemble un certain nombre de sujets visant spécifiquement à améliorer les rapports entre les différents membres de l’organisation.

“Nous devons poursuivre avec détermination le débat sur les questions épineuses sur lesquelles il est urgent d’avancer, mais qui sont restées en suspens”, nous a indiqué l’un des participants.

“Le dépassement des clivages politiques au sein de l’ARS sera au centre de nos discussions”, a-t-il ajouté.

C’est dans cette optique que certains responsables du comité central de l’ARS ont exprimé leur souhait de voir les dirigeants de la faction d’Asmara participer à ces assises. Dans son intervention, le président de l’Alliance, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a appelé les somaliens, où qu’ils se trouvent, à soutenir l’accord de paix conclu, le 9 juin dernier à Djibouti, entre son mouvement et le gouvernement de transition somalien. De son côté, le président du comité central de l’Alliance, Sharif Hassan Cheikh Aden, a salué le soutien de plus en plus important du gouvernement djiboutien et des Nations Unies à l’endroit de l’ARS.

22/07/08 (B457) L’UA dans ses contradictions politico-diplomatiques ! / Presse canadienne : L’UA va demander à l’ONU de repousser toute action judiciaire contre le président soudanais pendant un an

ADDIS ABEBA, Ethiopie — L’Union africaine va demander au Conseil de sécurité de l’ONU de différer l’inculpation du président soudanais Omar el-Béchir pendant un an, a déclaré lundi le chef de la diplomatie nigeriane.

Ojo Maduekwe a précisé que l’UA allait présenter sa requête afin de favoriser les avancées dans les négociations destinées à mettre fin au conflit au Darfour.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo a demandé l’émission d’un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir, en l’accusant de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

“Nous demandons que l’inculpation de la CPI soit différée pour donner une chance à la paix”, a déclaré le ministre nigerian des Affaires étrangères, qui s’est exprimé au nom de ses collègues à l’issue d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

Quelque 300.000 personnes, selon les estimations, sont mortes au Darfour depuis que le conflit a éclaté dans la région en 2003 et 2,5 millions d’autres ont été déplacées. Trois juges de la CPI devraient décider dans deux à trois mois si un mandat d’arrêt doit être émis contre le président soudanais.

23/07/08 (B457) LDDH / Sur l’insécurité des humanitaires en République de la Somalie occupée par les forces Ethiopiennes.



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 21 JUILLET 2008
Sur l’insécurité des humanitaires en République de la Somalie occupée par les forces Ethiopiennes.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Communauté internationale pour enquêter rapidement sur la situation dramatique dans notre Sous Région.

Elle demande la constitution d’une Commission d’Enquête internationale, sous l’égide de la CPI en vue de connaître l’ampleur des crimes contre l’humanité et le génocide du peuple Somalie par les Forces Ethiopiennes en général, et en particulier sur les crimes ciblés contre les humanitaires, les journalistes et les Défenseurs des Droits de l’Homme en Somalie du Sud.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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EAST AND HORN OF AFRICA
HUMAN RIGHTS DEFENDERS NETWORK

Public Statement
EHAHRD-Net Index SOM 024/ 005/ 2008
18th July 2008

Kampala: EHAHRDP-Net condemns increasing targeting of members of the Somali human rights community and organizes evacuation of Eleven (11) activists.

The East and Horn of Africa Human Rights Defenders Network (EHAHRDP-Net) is concerned about the current insecurity facing an increasing number of human rights organizations in Somalia, notably a number of its key partners amongst the Somali human rights community.

Most recently, the staff of the Coalition for Grassroots Women Organization (COGWO), a prominent coalition of women’s rights organizations based in Mogadishu and member of EHAHRD-Net, received a series of death threats accusing them of being ‘infidels’ as a result of their efforts to empower women.

On 9th July, COGWO was amongst a list of organizations named in a threatening letter that was published and posted in several public places across Mogadishu.

It is not yet clear who the authors of these threats are. Some of the other organizations threatened on the list are MSF Holland and Care among others.

On the 13th July 2008, a local F.M radio station in Mogadishu, broadcast an interview in which an anonymous interviewee threatened to kill COGWO staff members in particular and human rights activists in general. The organization also received a series of menacing emails notably one on the 15th July in which the Chairperson of COGWO, Ms Sharifa Adow, was personally threatened by whom they believe to be members of the Al-Shabab militia group.

These threats are of particular concern given the current climate, i.e. the recent harassment, kidnapping and targeted assassination of aid workers as well as peace and human rights workers that has greatly increased.

July alone has seen, amongst others, the killing of the head of the United Nations Development Programme (UNDP) in Somalia, Osman Ali Ahmed and, more recently, the killing on Friday 11th July, of Mohamed Mohamud Khayre, Deputy Director of Daryeel Bulsho Guud (DBG), a local humanitarian organisation. DBG was amongst the organisations named on the target list.

“Over the past year, systematic attacks against journalists have become an everyday reality in Somalia; we are now witnessing a similar situation for other human rights defenders. It is becoming almost impossible for HRDs to carry on with their legitimate work in Somalia which further affects the already dire situation facing the civilian population. We are deeply concerned about the safety and security of our Network members and are keen to ensure that they receive the protection and support which they need to continue their vital work whether in Somalia or in exile if need be” said Hassan Shire Sheikh, Chairperson of EHAHRD-Net.

Other members of key human rights organisations notably of the Peace and Human Rights Network (PHRN) and Dr Ismael Jumale Human Rights Centre (DIJHRC), are currently also at risk as a result of an increasingly insecure situation in Mogadishu and the targeted threats against human rights activists.

Given this situation and fearing for the safety and lives of the eleven COGWO staff members, EHAHRDP has organized their evacuation from Somalia. EHAHRD-Net appeals to the authorities of the Transitional Federal Government (TFG):

a.. To abide by its responsibility of ensuring the protection of human rights
defenders and notably their right to life as stipulated in the Transitional
Federal Charter and in numerous international human rights instruments to which Somalia is party;

b.. To investigate in an impartial manner the recent killings of human rights defenders and humanitarian workers;

c.. To ensure that those responsible for this killing are brought to justice and accorded a fair, independent and impartial trial.

EHAHRD-Net appeals to other key stakeholders•

To ensure that human rights defenders in dire situation receive the necessary emergency support they require and that those in exile are given the means to continue their legitimate and essential work.

Finally EHAHRD-Net calls upon the UN, the African Commission on Human and Peoples’ Rights and all other concerned international humanitarian bodies:

a.. To ensure that independent and impartial accountability mechanisms which
conform to international standards are put in place in order to bring an end to
impunity in Somalia and to ensure that those responsible for current and past
violations are brought to justice.

All Network members are encouraged to write to the Somali authorities furthering
this appeal.

Send appeals to:

The Somali Ambassador in Kenya, asking for them to be forwarded to :
Somalia’s President, Col. Abdullahi Yusuf Ahmed: TFG
Ambassador, Mohamed Ali Nur,

PO Box 623-00606
Jabavu Road, Hurlingham
Nairobi, Kenya
Email: mali@somaliembassy.co.ke

Salutation: Dear Sir

For further information, please contact:
Ms Laetitia Bader, Human Rights Officer at advocacy@defenddefenders.org or
+256-775-141756 or call Mr Hassan Shire Sheikh, EHAHRD-Net Chairperson,
directly on +1 905 626 0911
Laetitia Bader
Human Rights Officer
East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project
Human Rights House, Plot 1853 Lulume Rd., Nsambya
P.O. Box 70356 Kampala, Uganda
Tel: +256-312-26582
Fax: +256-312-265825
Website: http://www.yorku.ca/crs/AHRDP/index.htm

Hassan Shire
Coordinator
African Human Rights Defenders project-Canada
York University Centre for Refugee Studies
4700 Keele St. Toronto ON Canada M3J 1P3
Tel: +416 736 2100 ext 20519 Fax: +416 736 5837
Email: hshire@yorku.ca
Website: http://www.yorku.ca/crs/AHRDP/index.html

22/07/08 (B457) Presse canadienne / Un Canadien détenu en Ethiopie reçoit la visite de représentants du Canada

OTTAWA — Après 18 mois d’efforts, des représentants canadiens ont enfin réussi à visiter un Torontois détenu pour des raisons mystérieuses dans une prison d’Addis-Abeba, en Ethiopie.

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé lundi que des diplomates ont pu voir le détenu canadien Bashir Makhtal vendredi dernier. Un représentant du ministère, Shaun Tinkler, a affirmé que le Canada continuerait de mettre de la pression sur le gouvernement éthiopien pour que les diplomates puissent visiter régulièrement le détenu.

L’avocat de Bashir Makhtal, Lorne Waldman, a dit que le ministère l’avait mis au courant de la visite, mais qu’il ne savait rien de plus. Me Waldman s’inquiète pour son client depuis que des rapports non officiels ont indiqué que Makhtal avait déjà été traduit en justice devant une cour martiale.

M. Tinkler a toutefois affirmé que le ministère “n’avait été avisé d’aucune accusation déposée contre M. Makhtal par les autorités éthiopiennes”.

Citoyen canadien originaire de l’Ethiopie, Bashir Makhtal est arrivé au Canada en tant que réfugié, mais s’est ensuite installé au Kenya. Il se trouvait en Somalie pour affaires lors d’une invasion par des troupes éthiopiennes en 2006. Makhtal a été emprisonné à la frontière Kenya-Somalie.

Selon Human Rights Watch, M. Makhtal faisait partie d’un groupe d’au moins 34 personnes qui ont été déportées en Somalie depuis le Kenya. Le Canadien a ensuite été envoyé en Ethiopie.

Selon certaines rumeurs, le gouvernement éthiopien s’intéresserait à Bashir Makhtal en raison des liens entretenus par son grand-père avec un groupe séparatiste de la région de l’Ogaden.

23/07/08 (B457) Le Portail des Sous-Marins / Les Etats-Unis cherchent à être plus durs contre les pirates.

Les forces militaires américaines et internationales mènent des actions plus agressives au large des côtes d’Afrique alors que des pirates plus violents mettent en péril les cargaisons transportées, en particulier de pétrole.

La région est une route de commerce importante pour les cargaisons transportées vers et depuis les Etats-Unis et ailleurs. En réponse aux attaques de pirates, les Etats-Unis ont renforcé leur patrouille pour les dissuader et parfois intervenir pour secourir les otages et les navires. Ils ont aussi renforcé le partage de renseignements dans la région, a déclaré à Bahreïn le Lt. Nate Christensen, un porte-parole de la 5è flotte qui patrouille au Moyen-Orient et dans les eaux africaines.

Les Etats-Unis sont “très inquiets de l’augmentation du nombre d’actes de piraterie et de vols avec violence” au large de la Somalie, a-t-il indiqué. Le gouvernement intérimaire de Somalie a reconnu qu’il ne pouvait pas patrouiller dans ses eaux territoriales, et le Nigéria fait face à un groupe rebelle.

Une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies, proposée par les Etats-Unis et approuvée le 2 juin, permet aux Etats-Unis et à ses alliés de la coalition d’intervenir par “tous les moyens nécessaires” pendant les 6 prochains mois pour arrêter la piraterie au large de la Somalie. Des navires de la coalition ont depuis empêché au moins 2 attaques de pirate, a indiqué le Bureau Maritime International de Londres.

Les côtes africaines ont remplacées les voies maritimes d’Asie comme étant les plus dangereuses au monde. Les détournements et les prises d’otage augmentent au large de la Somalie à l’est et au Nigéria à l’ouest. Les détroits d’Asie, en particulier en Indonésie, ont été les points les plus chauds pendant la majeure partie de la dernière décennie.

Le cout des attaques à main armée contre des cargos, des pétroliers et des navires de croisière est estimé à plus d’1 milliard de $ par an, précise Peter Chalk, un analyste de la Rand Corp.

“La piraterie affecte fortement le commerce des Etats-Unis. Il est de l’intérêt économique des Etats-Unis que les voies maritimes soient aussi stables que possible,” a-t-il expliqué.

La piraterie au Nigéria conduit à une chute des cargaisons de pétrole parce que les compagnies de transport ne veulent pas risquer navires, cargaisons et équipages, indique-t-il en ajoutant, “cela a des implications pour les approvisionnements stratégiques en énergie des Etats-Unis.”

Les eaux africains représentent 56% de toutes les attaques de pirates, passant de 27 pour la première moitié de 2005 à 64 depuis janvier. Pendant ce temps, ailleurs les attaques de pirates diminuent, selon le Piracy Reporting Center, un groupe basé en Malaisie qui surveille les attaques pour le Bureau.

Les attaques sont plus violentes qu’en Asie, indique Cyrus Mody, le responsable du bureau. Les pirates en Somalie, dans le golfe d’Aden, au Nigéria et en Tanzanie ont pris 172 otages depuis le début de l’année.

Des pirates somaliens armés d’armes automatiques et de lance-roquettes détournent régulièrement des navires et retiennent les équipages pour une rançon.

Le Lourdes Tide, un supply ship travaillant pour une compagnie américaine, a été attaqué le 13 mai au Nigéria par des pirates armés qui ont exigé une rançon.

Les pirates ont libéré le navire et les 11 membres d’équipage le 16 juin.

Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies a demandé des escortes militaires pour ses navires transportant 32.000 tonnes de nourriture chaque mois vers la Somalie, où la guerre civile et la sécheresse ont fait empiré la crise alimentaire. Une frégate néerlandaise a terminé en juin sa mission d’escorte, indique Peter Smerdon, le porte-parole du groupe pour l’Afrique.

Les navires allongent de plusieurs centaines de nautiques leur trajet et dépensent jusqu’à un jour de carburant de plus pour éviter les pirates somaliens, déclare Michael Livanos, président de Scio Shipping, une compagnie de navigation de New York.

“Les couts sont gigantesques,” se plaint-il.

Les attaques de pirates le long des côtes d’Afrique interviennent au moment où les attaques diminuent sur une voie importante du commerce en Asie.

Les militaires américains expliquent qu’ils ont donné du matériel, coordonné des exercices communs et poussé l’Indonésie à coopérer avec ses 2 voisins, Singapour et la Malaisie. Ils voulaient que les 3 pays prennent le contrôle du détroit de Malacca, une voie de communication importante pour les cargaisons de pétrole, les cargos et les navires de croisière.

“C’est un point de passage aussi important qu’il en existe ailleurs dans le monde,” indique l’amiral Timothy Keating, commandant des forces américaines dans le Pacifique.

Leurs efforts semblent porter fruit. Les navires naviguant près de l’Indonésie ont signalé 13 attaques au 1er semestre, contre 64 pour la même période en 2003 — une chute de 80%, selon le rapport semestriel du Bureau Maritime. Les navires ont signalé 2 attaques dans le détroit de Malacca cette année.

Les Etats-Unis ont renforcé la marine et les gardes-côtes d’Indonésie avec 15 patrouilleurs rapides et 7 postes radar. Ils se sont entraînés avec les marines des 3 pays et les ont persuadé de partager les renseignements sur les navires passant par les eaux territoriales et internationales. La Malaisie coordonne une patrouille aérienne commune avec les pays voisins pour surveiller le détroit.

“Si envoyer des cargaisons par le détroit de Malacca n’était pas sûr, l’US Navy irait là-bas et le rendrait sûr,” déclare le vice-amiral Doug Crowder, qui commande la 7è flotte basée au Japon. Crowder ajoute que la coopération rend désormais cela inutile.

Cette même formule ne fonctionnera pas probablement pas en Afrique.

“Si vous voulez demander au dirigeant de la Somalie de venir pour une visite, qui appelez-vous ?” demande Keating.