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16/07/2015 (Brève 473) L’équipe de l’ARDHD souhaite une bonne fête de l’Aïd al-Fitr à tous les musulmans du monde entier et en particulier à toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens.

Bientôt la fin du Ramadan et la fête de l’Aïd-al-Fitr qui marque cette célébration. Nous souhaitons à tous les Musulmans une très bonne fête, dans la paix, la sagesse et la sécurité.

Nous avons une pensée toute particulière pour toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens qui sont au pays, celles et ceux qui ont été contraints de fuir pour s’installer dans un pays d’accueil et tous les réfugiés présents sur le sol éthiopien qui sont victimes de l’oubli et du désintérêt permanent de l’UN HCR.

Bonne fêtes à toutes et à tous

13/11/08 (B473-B) Les pirates redoublent d’activité …. mais les marines européennes commencent à les traquer et à riposter. Un chimiquier turque arraisonné. (4 dépêches en Anglais et en Français – Info lectrice)

_________________________________ 1 – Ouest France

Les pirates trouvent plus forts qu’eux

Deux embarcations des commandos britanniques entourent le boutre yéménite dont les occupants ont les mains en l’air.

Leur activité ne faiblit pas au large du Yémen et de la Somalie. Heureusement, des navires de guerre veillent au grain et ripostent.

Les forces navales déployées au large de la Somalie montrent les dents. Mardi, des bâtiments britannique, russe et indien ont repoussé deux attaques de pirates. Bilan : deux assaillants somaliens tués et un boutre arraisonné.

Les frégates russe Neoustrachimi et britannique Cumberland ont repoussé des pirates qui attaquaient le cargo danois MV Powerful, dans le golfe d’Aden, au large des côtes somaliennes.

« Les pirates ont ouvert le feu à l’arme automatique, en direction du cargo et ont tenté à plusieurs reprises d’en prendre le contrôle, mais grâce à l’action conjuguée des navires de guerre russe et britannique, leur tentative a été déjouée », a expliqué un porte-parole de la marine russe. Selon Moscou, un hélicoptère russe Ka-27 et un hélicoptère britannique Lynx ont été engagés dans l’opération.

Trois occupants du boutre ont été tués

Un porte-parole de la marine britannique a confirmé l’incident. Il a précisé qu’il s’était déroulé mardi et que le HMS Cumberland avait poursuiviune embarcation traditionnelle à voile qui avait été identifiée pour avoir servi à la tentative d’abordage du navire danois, le MV Powerful. Une opération a alors été déclenchée afin d’intercepter le voilier dont les occupants ont ouvert le feu, entraînant une riposte des commandos de marine. Trois occupants du boutre ont été tués, dont deux pirates somaliens et un yéménite.

Mardi, également, un navire de guerre indien a repoussé des pirates qui tentaient de détourner un cargo indien, par la suite escorté à bon port, ont annoncé les forces armées à New Delhi. Le Jag Arnav avait traversé le canal de Suez et se trouvait à 60 miles nautiques d’Aden (Yémen), lorsqu’il a été attaqué par des pirates non identifiés. Le bâtiment de guerre indien, qui patrouille dans le secteur depuis le 17 octobre, a été alerté par l’équipage du Jag Arnav et a dépêché « un hélicoptère de combat et des commandos pour empêcher » cet arraisonnement.

Ces interventions musclées n’ont pas empêché d’autres pirates de s’attaquer à un navire-citerne turc. Le Karagol, avec quatorze hommes d’équipage turcs à bord, a été détourné, mercredi, par des pirates, au large des côtes du Yémen. Le navire-citerne transportait 4 500 tonnes de produits chimiques vers Bombay, en Inde, lorsqu’il a été attaqué.

Les islamistes aux portes de Mogadiscio


Les rebelles islamistes somaliens ont brièvement occupé dans la matinée trois bourgs situés au sud de Mogadiscio avant de les évacuer à l’arrivée de détachements éthiopiens venus de la capitale.

Des habitants contactés par Reuters ont rapporté que les islamistes masqués et armés du groupe Al Chabaab avaient pénétré dans la nuit à Elacha, Arbis et Lafoole, trois faubourgs de Mogadiscio.

« Les hommes d’Al Chaabab ont disparu lorsqu’ils ont entendu les convois militaires éthiopiens approcher. Maintenant la ville est calme et les troupes éthiopiennes patrouillent dans le secteur », a confie un habitant d’Elacha, Bile Farah.

Les islamistes, chassés du pouvoir par l’armée éthiopienne il y bientôt deux ans, contrôlent une grande partie du sud du pays et ont pris mercredi le port de Merka, à 90 km au sud-ouest de Mogadiscio.

________________________________ 2 – Ria Novosti

Piraterie: attaque d’un navire russe au large de la Somalie, pas de victimes

RIA Novosti. Le porte-conteneur russe Kapitan Maslov battant pavillon chypriote a été attaqué jeudi au lance-roquettes par des pirates au large de la Somalie, indique un communiqué du ministère russe des Transports.

Selon le document, le navire, naviguant à 300 milles des côtes somaliennes et ayant à son bord un équipage de 17 personnes, tous des ressortissants russes, a lancé un SOS à 13h50 GMT.

« Les tirs de lance-roquettes et de fusils d’assaut effectués depuis une vedette rapide ont provoqué un incendie dans la cabine du 3e assistant-capitaine du navire Kapitan Maslov alors qu’il faisait route de Colombo à Mombasa.

L’incendie a été éteint avec les moyens du bord, sans faire de victimes parmi les membres de l’équipage.

Le navire a effectué des manoeuvres qui lui ont permis de semer les pirates », lit-on dans le communiqué du ministère des Transports.

_____________________________ 3 – BBC (En Anglais)

La marine britannique tue deux personnes suspectées de piraterie et d’avoir participé à l’arraisonnement d’un naivre danois. // Navy shoots pirate suspects dead

By Caroline Wyatt
Defence correspondent, BBC News

The crew of the dhow surrendered after being circled by navy launches

The Royal Navy has repelled a pirate attack on a Danish cargo-ship off the coast of Yemen, shooting dead two men believed to be Somali pirates.

The Ministry of Defence (MoD) confirmed the incident took place on Tuesday, when HMS Cumberland crew members tried to board a traditional wooden dhow.

The Yemeni-flagged vessel was identified as having been involved in an earlier attack on the Danish ship

An MoD spokesman said the pirates were shot in self-defence.

After initial attempts to stop the dhow failed, the Royal Navy launched sea boats to encircle the vessel.

The British seamen were fired on and shot back before the dhow was boarded and its crew surrendered.

Third death

An MoD Spokesman said: « Two foreign nationals, believed to be Somali pirates, were shot and killed in self-defence.

« A Yemeni national was also found injured and later died, despite receiving emergency treatment from the ship’s doctor.

« It is unclear whether his injuries were as a result of the fire-fight or a previous incident involving the pirates. »

A post-shooting investigation is being carried out, the spokesman added.

Details of the incident emerged when Russian navy spokesman Igor Dygalo revealed the frigate Neustrashimy (Fearless), from its Baltic Sea Fleet, had also tried to rescue the Danish vessel MV Powerful.

HMS Cumberland is taking part in Nato anti-piracy operations

He said the two warships repelled the attempted raid after the pirates fired weapons at the Danish ship and twice tried to board it.

HMS Cumberland, a Plymouth-based Type 22 frigate, is currently deployed on a piracy-fighting mission in the Gulf of Aden as part of a Nato taskforce.

There has been a rise in attacks on merchant shipping and aid shipments in the area.

The boarding took place 60 nautical miles south of the Yemeni coast, inside the Maritime Security Patrol Area.

The MoD said the boarding operation was conducted « in accordance with UK Rules of Engagement ».

Pirates have been causing havoc in one of the world’s busiest shipping areas, making the waters off the Horn of Africa some of the world’s most dangerous.

The pirates prey on one of the world’s key shipping routes, which leads to the Suez Canal, the transit point for up to a third of the world’s oil.

Rocket grenades

Pirates have hijacked more than 30 ships so far this year, twice as many as last year, with the ransoms paid to them by governments or ship-owners far higher than in previous years.

The pirates are equipped with speedboats and armed with automatic weapons and rocket-propelled grenades.

They have taken millions of dollars in ransoms and their actions have led to a hike in insurance costs for shipping and threatened humanitarian supplies.

A Turkish-flagged tanker with a 14-man crew became the latest victim of the pirates when it was hijacked off Yemen on Wednesday, according to the Anatolia news agency.

Last month, a maritime watchdog said that Somali pirates were responsible for nearly a third of all reported attacks on ships.

_______________ 4 – Shabelle avec Al Jazeira (En Anglais)

Un chimiquier turque arraisonné dans le Golfe d’Aden. //
Turkish ship seized in Gulf of Aden

Pirates have hijacked a Turkish chemical tanker in the Gulf of Aden, the Anatolia news agency reports, quoting the Turkish maritime agency.

Reports say the tanker had 14 crew members on board when it was seized on Wednesay.

The Karagol, a ship bound for India, was hijacked 26km off the coast of Yemen, a statement from the maritime affairs directorate said.

It was carrying 4,500 tonnes of unspecified chemicals.

Turkish officials sought assistance from British navy ships, the statement said.

It did not say whether the attackers were from nearby Somalia and no one was immediately available for comment at the directorate.

Fighting piracy in the Gulf of Aden

France joins fight against Somali pirates

There have been least 81 pirates attacks in the region this year, including 32 hijackings, according to the International Maritime Bureau’s (IMB) piracy reporting centre in Kuala Lumpur.

Eleven ships and more than 200 crew members are still being held by Somali pirates.

Pirates are well organised in the area where Somalia’s northeastern tip juts into the Indian Ocean, preying on a vital maritime route leading to the Suez Canal through which an estimated 30 per cent of the world’s oil transits.

Nato warships, along with ships and aircraft from several other nations, have been deployed in the region to protect commercial shipping.

Joint operation

In another development, a Russian warship has joined forces with a British naval force to rebuff a pirate attack on a Danish civilian ship off the coast of Somalia, the Russian navy said on Wednesday.

Russia’s Baltic Sea Fleet and the Royal Navy’s frigate Cumberland repelled an attack on Denmark’s cargo ship in the Gulf of Aden, Igor Dygalo, a Russian navy spokesman, said.

« The pirates tried to shoot at the vessel with automatic weapons and made several attempts to seize it, » he said.

« But thanks to the joint efforts of the Russian and British warships the pirates’ actions were disrupted. »

He said the Russian frigate was now escorting several foreign merchant ships in the piracy-stricken area.

Moscow sent the fleet to the area in September and said at the time its ships would regularly go to zones where pirates were active.

Some observers say the Kremlin is increasingly using the Russian navy to project its renewed power.

The European Union launched on Monday a security operation off the coast of Somalia – its first-ever naval mission – to combat growing acts of piracy and protect ships carrying aid agency deliveries.

14/11/08 (B473-B) SURVIE / La justice française et le génocide au Rwanda

Communiqué, le 13 novembre 2008

La question de la complicité française dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a toujours été éludée, revient dans l’actualité, notamment sur le terrain judiciaire, où elle est illustrée par plusieurs
affaires.

Pour avoir aspergé, le 28 novembre 2007, Hubert Védrine d’un liquide rouge, rappelant symboliquement la
responsabilité qui était la sienne, comme Secrétaire général de l’Elysée, en 1994, des militants du groupe
Genocide made in France ont été poursuivis devant la 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

L’audience du 5 novembre n’a pas permis de désigner l’auteur de ce geste mais une peine de quatre à six mois de
prison avec sursis, assortie d’une forte amende a été cependant requise contre une militante.

Le tribunal s’est
refusé à examiner les motifs de la manifestation et les griefs allégués à l’encontre de Hubert Védrine, qui les a
repoussés dédaigneusement.

Le 7 novembre, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a relaxé Pierre Péan, poursuivi pour incitation
à la haine raciale par SOS racisme et par Ibuka, association de rescapés du génocide, qui mettaient en cause
plusieurs passages scandaleux de son livre Noires fureurs, Blancs menteurs.

Lors du procès, qui s’est déroulé du
23 au 25 septembre, Hubert Védrine et Bernard Debré, ancien ministre de la Coopération ont déposé en faveur de
P. Péan et de ses thèses, qui visent à nier l’implication française et à renvoyer dos à dos les génocidaires et leurs
victimes.

Pour le parquet le délit était bien constitué et une condamnation avait été requise.

Le 9 novembre, Rose Kabuye, ex-officier du Front Patriotique Rwandais, actuellement chargée du protocole à la
présidence du Rwanda, l’une des neuf Rwandais visés par le juge Bruguière dans son instruction sur l’attentat du
6 avril 1994 ayant détruit l’avion du président Habyarimana lors de son atterrissage à Kigali, et contre qui des
mandats d’arrêts avaient été lancés, a été arrêtée en Allemagne à Francfort.

Elle s’est dite prête à rencontrer les
juges chargés de cette instruction, qui ont succédé au juge Bruguière.
Ajoutons à cela que le 4 novembre dix officiers supérieurs français ayant participé à l’opération militaire
Turquoise au Rwanda en 1994 ont porté plainte à Paris pour « diffamation publique ».

Leurs noms figuraient
dans la liste des 33 Français, 13 civils et 20 militaires, cités dans le rapport de la commission Mucyo sur
l’implication de la France dans le génocide, rendu public au Rwanda le 5 août dernier.

Les autorités rwandaises
ont dit leur intention de lancer des mandats d’arrêt contre certaines de ces personnes et se préparent par ailleurs à
publier les résultats de l’enquête rwandaise sur l’attentat.
Survie déplore l’indulgence du jugement rendu au sujet du livre de Pierre Péan qui, à sa parution, a choqué par sa
violence haineuse la majorité des lecteurs.

Cette indulgence contraste avec la sévérité des poursuites engagées
contre ceux qui manifestent à leur manière pour que les Français prennent conscience de ce que l’Etat français a
accompli en leur nom au Rwanda.

Survie rappelle que, conjointement à la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et à
la Ligue française des Droits de l’Homme (LDH), elle est partie civile aux côtés de plaignants rwandais dont les
plaintes visant des militaires français de l’opération Turquoise pour « complicité de génocide » sont actuellement
en cours d’instruction au Tribunal aux Armées de Paris.

Survie souhaite ardemment que les débats judiciaires, mais aussi parlementaires et citoyens, apportent des
réponses et dissipent les faux semblants qui tendent à occulter les circonstances de l’histoire du génocide
rwandais.

Il s’agit de se soumettre aux faits qui sont établis, de faire face à la part de réalité qui nous
concerne et d’en tirer courageusement les conséquences une fois pour toutes.

Contact presse : Olivier THIMONIER
olivier.thimonier@survie.org
Tél. : 01 44 61 03 25

13/11/08 (B473-B) Les Shabbab insituent la Charia dans la ville portuaire de Merka au sud de la Soamlie qu’ils viennent à peinde de conquérir. (2 dépêches)

_________________________________ 1 – AFP

Somalie: les insurgés islamistes instaurent la charia dans le port de Merka

Les insurgés islamistes somaliens ont décidé d’imposer la charia (loi islamique) dans la ville portuaire de Merka (sud de la Somalie) après s’en être emparée mercredi, ordonnant notamment la fermeture des commerces pendant les heures de prière, ont rapporté des habiants.

Mercredi soir, un commandant des "shebab" (combattants islamistes extrémistes) a annoncé à la population de Merka (100 km au sud-ouest de Mogadiscio) l’instauration de la charia dans cette ville, ont rapporté des résidents.

Merka, qui compte quelque 35.000 habitants (dont environ 10.000 récemment déplacés par les violences dans le pays), est l’un des principaux centres de transit de l’aide humanitaire à la population somalienne.

"Notre objectif est d’appliquer la loi islamique dans la région; les gens doivent se respecter les uns les autres en obéissant aux ordres d’Allah", a notamment déclaré à la foule cheikh Abdi Muse, un commandant des shebab.

"Nous vous annonçons officiellement que les commerces ne doivent pas être ouverts pendant les heures de prière; la collecte de taxes auprès des commerçants est également interdite", a ajouté le commandant.

Les shebab ont remporté mercredi un succès majeur en s’emparant de Merka après la fuite de miliciens pro-gouvernementaux qui contrôlaient jusqu’alors la ville.

"La population les a bien accueillis puisqu’ils (shebab) ne tuent pas les gens sans raison et ils ne volent pas; nous n’avions pas de véritable sécurité avant dans la région, et les milices (pro-gouvernementales) avaient imposé des taxes sur les produits de base", a ainsi commenté un commerçant, Ali Hasan Yare, interrogé par l’AFP depuis Mogadiscio.

Un autre responsable des shebab a en outre assuré que son mouvement ne souhaitait pas perturber les opérations humanitaires organisées depuis Merka, qui est régulièrement utilisé par le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) pour acheminer de l’aide alimentaire destinée à la population somalienne.

Selon des estimations de l’ONU, quelque 3,2 millions de personnes ont actuellement besoin d’une assistance humanitaire en Somalie, pays livré au chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991.

"Nous n’empêcherons pas de travailler les humanitaires. Ce que nous souhaitons, c’est appliquer la charia, et non pas faire du tort à la population", a assuré à l’AFP ce responsable, cheikh Mohamed Isak.

Avec la prise de Merka, les shebab confortent leurs positions dans le sud de la Somalie, où ils contrôlent déjà depuis août la grande ville portuaire de Kismayo (500 km au sud de Mogadiscio).

Les shebab (littéralement "jeunesse" en arabe), qui refusent tout accord politique avec le gouvernement somalien de transition, sont à la tête de l’insurrection armée en Somalie et ont promis d’appliquer la charia dans le pays.

_______________________________ 2 – Afrik.com

Somalie : la charia instaurée dans la ville portuaire de Merka

Les insurgés islamistes somaliens ont imposé la charia dans la ville portuaire de Merka dont ils se sont emparés mercredi. Ils ont ordonné entre autres la fermeture des commerces pendant les heures de prière, rapporte TV5.

Mercredi soir, un commandant des combattants islamistes a annoncé à la population de Merka à 100 km au sud-ouest de Mogadiscio l’instauration de la loi islamique dans cette ville, selon les témoignages de résidents. (Jeudi 13 Novembre – 14:34)

14/11/08 (B473-B) SURVIE : Appel à Rassemblement contre la visite officielle en France du dictateur burkinabé Blaise Compaoré

A Paris, lundi 17 novembre à 18 h
Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro
M° Trocadéro (ligne 6 ou 9)

NON À LA CAUTION POLITIQUE DU REGIME DICTATORIAL DE BLAISE COMPAORE PAR L’ETAT FRANCAIS

A la tête de l’État Burkinabé depuis plus de vingt ans, à la suite d’une usurpation sanglante du pouvoir qui s’est soldée par l’assassinat du Président Thomas Sankara, le capitaine Blaise Compaoré est annoncé en France où il sera reçu le 18 Novembre à l’Élysée par Nicolas Sarkozy.

Le chef de l’État français s’apprête ainsi, une fois encore, à renier la promesse faite au soir de son élection en mai 2007, d’être un intrépide défenseur de la cause des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde, et en particulier en Afrique.

En effet, son invité du 18 novembre prochain a bâti son pouvoir et une fortune colossale, qui se chiffre en milliards, à travers une longue série de crimes économiques et de sang, dont la plupart sont consignés dans des rapports de l’ONU et restés à ce jour impunis :

A la suite du crime fondateur de son régime du 15 octobre 1987, de dizaines d’assassinats d’opposants, d’anciens collaborateurs civils et militaires, d’étudiants et de journalistes jalonnent son règne.

Déclaré « bon élève » par le FMI et la Banque mondiale, le régime de Blaise Compaoré a en réalité conduit le Burkina Faso en l’espace de ses deux décennies de gestion dans une grave situation sociale et politique inédite : licenciements sauvages suite aux privatisations d’entreprises publiques au profit des copains du régime, développement à une grande échelle de la corruption, du banditisme dans les villes et les campagnes, famines et pandémies chroniques, fraudes massives du camp présidentiel lors des consultations électorales, etc.

Faisant fi de ce bilan désastreux, le Secrétaire d’État Alain Joyandet a déclaré le 24 octobre dernier à Ouagadougou à l’issue d’une audience avec le président Burkinabé que les « relations sont au beau fixe » entre la France et le Burkina Faso.

C’est pourquoi nos organisations :

– dénoncent la caution politique qu’apporte Nicolas Sarkozy au régime de Blaise Compaoré qui doit aujourd’hui répondre devant le Tribunal Pénal International, aux côtés de l’ancien seigneur de guerre libérien Charles Taylor, de ses nombreux crimes économiques et de sang,

– soutiennent le combat des démocrates burkinabé qui exigent la vérité et la justice pour Thomas Sankara (président du Burkina Faso assassiné en 1987), Norbert Zongo (journaliste assassiné en 1998), Dabo Boukari (membre de l’Association nationale des étudiants burkinabé – ANEB – torturé à mort en 1990) et toutes les autres victimes du régime Compaoré,

– appellent leurs militants et tous les amis du peuple burkinabé à dénoncer l’accueil réservé par la France à Monsieur Blaise Compaoré, et à venir participer au rassemblement

Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !

Organisations signataires :
AFASPA (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique), AFASPA Comed (Comité Méditerranée), Agir ensemble pour les droits de l’Homme, commission internationale d’Alternative Libertaire,

ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti),

association Baraka, Bulletin Afriques en lutte, CADTM-France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), CEDETIM, CNT (Confédération Nationale du Travail), Collectif CAAC-Comores, Collectif de France Affaire Norbert Zongo (COFANZO), Cridev (Centre rennais d’information pour le développement et la solidarité entre les peuples / Ritimo), Droits devant !, FCD (Fédération des Congolais de la diaspora), association Ishtar, LCR, Les Verts, Mouvement des Indigènes de la République, Organisation de Femmes Égalité, Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Respaix Génération Conscience, Section France du Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples, Survie, Union Syndicale Solidaire.

14/11/08 (B473-B) Assemblée nationale française. Le député Patrick Beaudoin a posé une question sur la base française d’Abu Dhabi. Recevra-t-il une réponse ? A suivre (Info lectrice)

Lien : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-35235QE.htm

Question N° : 35235 de M. Beaudouin Patrick ( Union pour un Mouvement Populaire – Val-de-Marne ) QE

Ministère interrogé : Défense

Ministère attributaire : Défense

Question publiée au JO le : 11/11/2008 page : 9656

Rubrique : politique extérieure

Tête d’analyse : Émirats arabes unis

Analyse : coopération militaire. renforcement

Texte de la QUESTION :

M. Patrick Beaudouin interroge M. le ministre de la défense sur l’implantation militaire française aux Émirats arabes unis, permise par l’accord signé le 15 janvier 2008.

S’inscrivant dans le prolongement de l’accord de coopération en matière de défense, signé le 18 janvier 1995, la création d’une base de soutien interarmées permanente témoigne de la vigueur du partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis.

Il souhaiterait savoir où en est la mise en place de cette base, à quelle date elle sera pleinement opérationnelle, quelle sera la place qu’y occuperont les différentes armées et quelles seront les conditions statutaires des personnels présents sur place.

Il aimerait obtenir des précisions sur son coût et ses modalités de financement. Il s’interroge sur le rôle qu’elle sera amenée à jouer, et les missions qu’elle sera chargée de remplir.

Il désirerait enfin connaître sa signification stratégique, et notamment savoir dans quelle mesure elle annonce un renforcement de la coopération de défense et de sécurité avec les États du Moyen-Orient, en remplacement, éventuellement, d’autres zones (l’Afrique en particulier).

Texte de la REPONSE : ????

14/11/08 (B473-B) Un navire de pêche chinois arraisonné au large du Kenya, puis emmené dans le port somalien de Kismayo par les flibustiers qui semblent avoir déplacé leur terrain de chasse, probablement pour éviter l’escadre de l’Union européenne ….

__________________________________ 1 – AFP

Somalie: un navire chinois avec 24 marins retenu en otage par des pirates

Un bateau de pêche chinois a été capturé au large du Kenya par des pirates qui ont l’emmené en Somalie où ils retiennent ses 24 marins en otages, a rapporté vendredi l’agence Chine Nouvelle.

L’équipage, composé de 15 Chinois, quatre Vietnamiens, trois Philippins, un Japonais et un Taïwanais, est "en bonne santé", selon l’agence, qui cite un appel téléphonique du chef des pirates à une radio somalienne.

Mais ce dernier a prévenu que les marins seraient punis selon la loi, car ils pêchaient dans les eaux territoriales somaliennes.

Cette affirmation a été démentie par une source au sein du ministère chinois des Transports, citée par Chine Nouvelle, qui affirme que le bateau a été capturé au large du Kenya jeudi soir et qu’il a été forcé de se rendre en Somalie.

Il se trouve actuellement à Kismayo, un port situé à 500 km au sud-ouest de Mogadiscio.

Les attaques de pirates au large de la Somalie ont atteint un niveau record depuis le début de l’année.

Au moins 81 bateaux étrangers ont été attaqués par des pirates somaliens dans l’océan Indien et le golfe d’Aden cette année, le double du bilan pour toute l’année 2007, selon le Bureau maritime international basé à Kuala Lumpur, en Malaisie.

L’Union européenne a approuvé lundi la première opération navale de son histoire pour lutter contre la piraterie en plein essor au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden.

La force, appelée, Eunavfor sera composée d’au moins sept navires, dont trois frégates et un navire de ravitaillement, et bénéficiera de l’appui d’avions de patrouille maritime.

Les Etats-Unis et certains de leurs alliés occidentaux maintiennent une présence navale au large de la Somalie où se sont multipliés les actes de piraterie.

_________________________________ 2 – Ouest France

Un navire chinois avec 24 marins capturé par des pirates

Un bateau de pêche chinois a été capturé au large du Kenya par des pirates qui ont emmené les 24 marins en Somalie pour les retenir en otages, a rapporté vendredi l’agence Chine Nouvelle.

L’équipage est "en bonne santé", d’après un appel téléphonique du chef des pirates à une radio somalienne. Mais, ce dernier a prévenu que les marins seraient punis selon la loi, car ils pêchaient dans les eaux territoriales somalienne, ce que la Chine dément.

Le bateau se trouve actuellement dans un port situé à 500 km au sud-ouest de Mogadiscio.

14/11/08 (B473-B) France 24 – Bruit de bottes dans la Corne de l’Afrique (Article recommandé)

Depuis le départ, en juillet dernier, de la Minuee, la force d’interposition de l’ONU à la frontière entre l’Éthiopie et l’Érythrée, les armées des deux pays semblent prêtes à s’affronter. Une fois de plus.

Reportages Jeudi 13 novembre 2008
Par FRANCE 24

Chaque matin à l’aube des soldats éthiopiens inspectent la route qui relie la ville de Badmé au reste du pays. Les militaires craignent que des commandos envoyés par l’Erythrée voisine aient pu miner la voie.

Le risque est bien réel : il y a quelques semaines trois civils sont morts dans l’explosion de l’une de ces mines antichar. Depuis le départ, en juillet dernier, de la Minuee, la force locale d’interposition de l’ONU, les armées éthiopienne et érythréenne se défient. Une nouvelle fois.

Le souvenir de la guerre de 1998-2000, qui a fait plus de 80 000 morts, hante encore les esprits des deux côtes de la frontière. Checkpoints, barrages, fouille méthodique des véhicules… Bien que la nouvelle délimitation internationale décidée par une commission d’arbitrage de l’ONU ait redonné Badmé à l’Erythrée, l’armée éthiopienne y reste omniprésente.

"Ceux de l’autre côté"

Au dessus de la petite ville c’est bien le drapeau éthiopien qui flotte. Pour les autorités locales, l’hypothèse d’une annexion à l’Erythrée n’est tout simplement pas envisageable. "De tout temps, Badmé a été éthiopienne ! revendique Tilahun Guebremedhin, président du Conseil du district de la ville. Badmé revêt une importance particulière aux yeux des Ethiopiens : elle est le symbole de l’intégrité de notre pays ! Je préfère mourir que de voir un morceau de notre pays accaparé par ceux de l’autre côté !" Les plaies de la guerre et de l’occupation érythréenne sont encore fraîches dans la mémoire des habitants de cette ville disputée.

Nombreux sont ceux qui ont perdu un parent ou un proche lors de l’offensive surprise des troupes d’Asmara en 1998. Aussi craint-on une reprise des combats, même si on affiche son soutien à l’armée. "Bien sûr que je suis inquiète, affirme Mamite Guebresarkan, agricultrice. Leurs soldats mènent régulièrement des opérations d’infiltration ici. Mais quoi qu’il arrive nous resterons ici : c’est notre terre, notre pays. Victorieux ou non, nous vivrons et mourrons ici !"

Même détermination du côté de Negussa Gubreselassie, fermier et membre d’une milice éthiopienne : "Nous nous attendons toujours à ce que la guerre recommence. Ma femme a été blessée par des balles tirées par des soldats érythréens… Elle a beaucoup souffert et il a été très difficile de la soigner…"

Mission impossible pour l’ONU

Voila plus de six mois que la Minuee a pris fin. Avec, d’un côté, l’Erythrée qui imposait des restrictions toujours plus nombreuses aux opérations des casques bleus et, de l’autre, l’Ethiopie qui, malgré ses engagements, a toujours refusé de reconnaître le tracé des nouvelles frontières, il était devenu impossible pour la mission locale de l’ONU d’exécuter son mandat. Badmé qui compte aujourd’hui moins de 4 000 habitants, contre 10 000 avant la guerre, se résigne à devoir revivre la guerre.

"Si l’on peut régler le problème frontalier de manière pacifique c’est bien, mais sinon je suis prête à aller soutenir nos troupes sur la ligne de front ! lance Letay Kidane, commerçante. Les esprits se préparent au combat, une division entière de l’armée éthiopienne a pris place sur une colline fortifiée en bordure de ville. Et à quelques kilomètres de là, dans les rangs de l’armée érythréenne, l’attente est similaire…