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20/08/2015 (Brève 475) Communiqué du FRUD transmis à l’ARDHD par ses dirigeants – Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Front pour la Restauration  de l’Unité et la Démocratie- FRUD
frud_djibouti @hotmail.com
Communiqué
Une vaste offensive de l’Armée dans le Nord de Djibouti contre le FRUD

Ismael Omar Guelleh lance  son énième offensive militaire conte le FRUD et la population du Nord, depuis le 11 août 2015

Le 17 août  le chef d’Etat major général des Armées, le Général Zakaria Cheikh Ibrahim s’est rendu à Tadjourah  où il a demandé aux    officiers responsables de l’offensive, des résultats significatifs, pour sécuriser les zones d’Obock et de Tadjourah.

Toutes les troupes basées dans les districts de Tadjourah et d’Obock sont mobilisées et mises à contribution, renforcées par des troupes des camps Cheik Osman  de la capitale   et de Dikhil. Elles se sont déployées dans les secteurs des Mablas, de Goda et au Nord d’Obock.

Le 13 Août, un camion militaire  chargé de logistique, a été intercepté et renversé, une partie des nourritures  a été récupérée par les combattants  du FRUD, à ‘Ad Buya (20 km de Tadjourah).

Le 15 août,  une tentative d’incursion de l’Armée du côté des montagnes de Sismo dans les Mablas, a  été repoussée violemment par les combattants du FRUD.

Depuis 4 jours les troupes gouvernementales font face à une résistance des combattants  du FRUD, à Heysitou à 45 km d’Obock (région natale du 1er ministre).

Le 19 août, depuis 8 h du matin,  ont eu lieu des accrochages entre l’armée et le FRUD à Giba Giblé non loin du mont Day et à Dugum dans les Goda (District de Tadjourah). L’armée utilise l’artillerie lourde et les hélicoptères pour  les
bombardements

Cette offensive fait suite à 2 autres  de l’armée djiboutienne   en avril et  juin 2015, qui se sont soldées par des échecs

Elle a été précédée par des ratissages  des régions frontalières avec l’Ethiopie en juillet : où les habitants ont été durement réprimés, empêchés d’accéder aux forages d’eau à Margoita (Moussa Ali), à Garabtissan  entrainant la fuite de plus d’un millier de citoyens vers l’Ethiopie

Fait  à Bruxelles, le 19 août 2015
Mohamed Kadamy : Président du FRUD

28/11/08 (B475-B) La siganture des nouveaux accords de Djibouti sur le partage du pouvoir en Soamlie pourra-t-elle régler la situation ? La BBC en doute, nous aussi.

____________________________________ Note de l’ARDHD

Signer un accord est certainement une bonne chose. Cela peut permettre de faire progresser le processus de réconciliation. Mais il ne faut pas que la signature soit imposée (par exemple par l’ONU) qui doit justifier son rôle et qui met probablement des sommes importantes dans la balance … pour faire signer le papier.

Le problème de fond de ces accords, c’est qu’ils ne sont pas signés par toutes les parties impliquées dans le conflit. En particulier les courants extrêmistes qui se battent sur le terrain et qui ont conquis des villes et des ports importants les ont rejetés.

La signature des autres composantes pourraient avoir pour conséquence de les marginaliser, mais cela ne semble pas être le cas et bien au contraire, puisqu’ils les utilisent pour dénoncer la faiblesse et la corruption des signataires.

C’est la raison pour laquelle, pas plus que les fois précédentes, nous pensons que ces accords ont une réelle chance d’aboutir à la paix, même à moyen terme. Sachant en plus que les accords ne règlent certainement pas le conflit latent entre le Président du GNT et son Premier ministre, qui s’opposent toujours. Peut-être pas clans rivaux …

Pourtant, il faut espérer ! Cette guerre civile et fraticide fait souffrir un Peuple et elle ravage un pays. Combien d’années faudra-t-il pour effacer les rancunes, les querelles et les mauvais souvenirs ? Plusieurs générations de jeunes somaliens ont été sacrifiées à l’ambition personnelle des uns et des autres et cela l’histoire le retiendra et le mettra à leur débit.

____________________________________ BBC Afrique

Accord politique entre les factions somaliennes.

Ahmedou Ould Abdallah, le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, a annoncé que les signataires de l’accord en question s’étaient mis d’accord pour doubler les effectifs des députés au parlement de transition et pour attribuer des sièges à l’opposition.

L’accord a été signé à Djibouti, sous l’égide de l’ONU, par les représentants du gouvernement intérimaire somalien, en position de faiblesse, et une faction du mouvement d’opposition, l’Alliance pour la Re-libération de la Somalie.

Après la signature de ce document, les observateurs ne font pas preuve d’un optimisme débordant.

Il ne s’agit que l’une des nombreuses étapes pour tenter de mettre en place un gouvernement basé sur le principe du partage du pouvoir.

L’Alliance des mouvements d’opposition se voit ainsi attribuer deux-cents sièges dans le nouveau parlement dont les effectifs ont été renforcés.

Les représentants de la société civile se verront eux attribuer 75 sièges.

Le nouveau parlement aura ensuite pour mission d’élire ses dirigeants.

Pour le représentant spécial des Nations unies, il s’agit-là d’un pas dans la bonne direction pour ramener une paix durable.

Par contre, la signature de cet accord ne devrait pas permettre de mettre un terme aux combats sur le terrain.

L’opposition est divisée.

Et la faction qui a signé l’accord à Djibouti ne représente pas les insurgés qui se battent contre le gouvernement de transition.

D’ailleurs, la plupart des insurgés ont refusé d’accorder le moindre crédit à ces entretients et ce sont eux qui semblent avoir pris le dessus.

Le gouvernement pour sa part est lui aussi profondément divisé et surtout il est tributaire des troupes éthiopiennes.

De plus, il ne contrôle qu’une infime partie du territoire national.

Le territoire contrôlé par le gouvernement de transition se limite à un rayon de quelques kilomètres carrés autour de Mogadiscio, la capitale, ainsi qu’une autre ville.

Depuis l’effondrement du dernier gouvernement somalien en 1991, ce sont plus d’une dizaine d’initiatives de paix qui se sont soldées par un échec.

Rien ne permet de dire pour l’instant si cette dernière initiative en date a plus de chance d’être couronnée de succès que les précédentes.

28/11/08 (B475-B) Le journal de la flibuste – 2 articles de fond, mais peu d’actualité relatée par les agences de presse …

______________________________ 2 – Le Monde

Comment définir un pirate ?

par Roger-Pol Droit

Notre époque met le pirate à toutes les sauces. Il navigue des Caraïbes jusqu’aux réseaux informatiques. L’actuelle affaire-record du Sirius-Star, ce pétrolier saoudien de 330 mètres détenu depuis le 15 novembre en Somalie, fait prendre conscience au monde entier d’un fléau en pleine croissance. Mais le flou demeure, car le même terme ("piratage") englobe indistinctement le petit téléchargeur du dimanche et les bandes organisées rançonnant les armateurs. Quoi de commun entre des pirates de l’air, qui déroutent un avion au nom d’une lutte politique et des radio-pirates, qui émettent sans autorisation ?

Tout a commencé sur mer, dès l’Antiquité. Jules César en personne fut capturé en Méditerranée, et se vengea de cet affront. Une fois sa rançon payée, il finit par exterminer ses ravisseurs. Mais ces gangs antiques sont depuis longtemps oubliés. Quand nous parlons de pirates, nous avons en tête cet univers balafré : boucaniers, flibustiers, île de la Tortue, drapeau noir et bouteilles de rhum, Johnny Depp en prime.

Par le biais de cette fiction, avec le recul des siècles, des personnages autrefois passablement sinistres amusent maintenant les enfants, sur grand ou sur petit écran. Les brigands qui écumaient les alentours de Saint-Domingue au XVIIe et au XVIIIe siècle, furent-ils vraiment de sympathiques rebelles, admirablement jaloux de leur indépendance ? On peut en douter. Mais nous avons fini par les imaginer ainsi. Comme, en outre, ils sont censés – oeil bandé, jambe de bois, perroquet à l’épaule – avoir planqué moult trésors sur pas mal d’îles désertes, on n’ira pas leur chercher noise.

En revanche, avec leurs descendants actuels, aucune place pour la mythologie.

Formés en bandes armées aux pratiques mafieuses, ils relèvent du crime organisé et réalisent de gros chiffres d’affaires. A ces pirates du degré zéro de l’aventure s’applique de nouveau la vieille définition des juristes classiques : "Ennemis du genre humain" (hosti humani generis). La formule est curieuse, mais ne manque pas d’intérêt. Pour entrevoir son sens, il faut retourner sur l’eau, et regarder du côté des fondements philosophiques du droit.

Le propre de la piraterie, au sens premier, est de s’exercer en haute mer. Là cesse la juridiction des Etats. Au-delà des eaux territoriales, qui relèvent de la souveraineté d’un Etat, l’océan n’est plus régi par aucune législation liée à un pouvoir étatique. En haute mer, du point de vue du droit, les humains sont en quelque sorte livrés à eux-mêmes. Les règles en vigueur sont des principes universels, au premier chef non-agression et solidarité en cas de danger. A l’arrière-plan de ces valeurs, une conception traversant toute la pensée antique, d’Aristote à Cicéron : le "genre humain" se définit par sa solidarité, sa capacité d’entraide, son sens du secours à ses semblables.

Il ne s’agit pas d’amour du prochain, ni de chaude amitié, ni même de bons sentiments. "L’humanité" est ce qui nous pousse à aider nos semblables, surtout s’ils sont en péril – sans demander au préalable papiers d’identité ou appartenance confessionnelle.

Plus dur est l’environnement, plus vive est l’entraide naturelle du genre humain. Elle doit régner sans partage sur ces solitudes océaniques où transitent de rares individus. Les hommes qui profitent de l’impunité pour piétiner ce droit fondamental, faire usage de la force brute, spolier leurs semblables et échapper à toute juridiction – ce sont eux, à proprement parler, qu’on nomme "pirates".

A partir de là, l’usage du terme s’est étendu. On a oublié de plus en plus celui qui détourne les navires, déleste leurs cargaisons, rapte et gruge les passagers. N’importe quelle entorse à la légalité prend le masque de la piraterie. Tout tricheur, même banal, est baptisé pirate. Le mot désigne le grand hors-la-loi aussi bien que l’infime. C’est ainsi que grapilleur de musique ou copieur de DVD se retrouvent sous ce vieux nom. Au risque d’oublier qu’il s’agissait d’abord de désigner celui qui bafoue les droits élémentaires, demeure insensible au sentiment de compassion et ne reconnaît ni l’humanité, qui incite à la paix solidaire, ni le contrat, qui donne autorité aux lois.

C’est pourquoi, toujours, l’impuissance des Etats profite aux "vrais" pirates, ceux des mers. Et l’insuffisance de la coordination internationale les favorise. Ces dernières années, la pauvreté aidant, les chiffres explosent. Le Centre d’observation de la piraterie (Piracy Reporting Center), créé en 1992 par le Bureau maritime international, signale, au cours des seuls trois premiers mois de 2008, une augmentation de 20 %.

Le golfe d’Aden et la mer Rouge sont en première ligne, mais la liste des pays-cibles comprend le Nigeria, l’Indonésie, l’Inde, le Bangladesh, la Tanzanie, le Pérou, les Philippines, le Venezuela… Les dégâts humains sont importants : selon des sources gouvernementales françaises, au cours des dix dernières années, 3 200 marins auraient été séquestrés, 500 blessés, 160 assassinés. En outre, comme plus de 90 % des échanges mondiaux se font par les océans, chacun convient que cette menace nuit au commerce, déjà fragilisé par les retombées de la crise financière.

Pourtant, dès que plusieurs pays s’entendent, les attaques chutent. Dans le golfe de Malacca, où passent 6 000 bateaux par an, la piraterie a diminué des trois quarts en cinq ans, à la suite de la coordination entre Singapour, Malaisie et Indonésie.

Contre les vieux "ennemis du genre humain", les mesures qui s’imposent devraient être à la fois locales et mondiales.

Roger-Pol Droit

______________________________ 1 – L’Hebdo (Suisse) Somalie.

Dans l’antre des pirates

Par Manon Quérouil

Exclusif. Reportage dans le fief des flibustiers somaliens qui ont fait main basse sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du monde.

Au terme de dix heures de route sur une piste défoncée qui serpente au milieu d’un désert de pierres, se découpent au loin les silhouettes massives des bateaux grec, japonais et ukrainien retenus depuis plus de deux mois à proximité du village d’Hobyo, sur la côte est de la Somalie. Un no man’s land pelé au décor invariable: des buissons d’épines, quelques troupeaux de chèvres efflanquées et des groupes d’hommes en armes.

Le rendez-vous est fixé plus au nord, aux confins d’une plage déserte où ne tarde pas à débarquer un pick-up rempli de miliciens, mitraillette au poing et munitions en bandoulière. La section terrestre, venue en repérage… En contrebas, sur une mer calme, une petite embarcation blanche apparaît avec, à son bord, sept hommes cagoulés. Un bref échange d’instructions par téléphone satellite avec ses hommes à terre et le chef des pirates se dirige prestement vers le rivage, un vieux pull enroulé autour de la tête en guise de turban, un lance-roquettes rouillé calé contre son épaule osseuse.

«Celui qui ne dort jamais». Abdullah Hassan, surnommé «Celui qui ne dort jamais», a 39 ans et dirige depuis trois ans un gang de 350 hommes, mélange hétéroclite d’anciens pêcheurs et de miliciens désœuvrés ironiquement baptisés les «gardes-côtes». A son actif: une trentaine de prises depuis le début de l’année, dont le navire ukrainien, le Faina, menées en collaboration avec une autre bande.

«Avant, j’étais un honnête pêcheur», déclare-t-il en remontant son pagne élimé pour s’accroupir sur le sable brûlant, «mais, depuis que les chalutiers étrangers ont vidé nos mers, il faut bien survivre…»

Et Abdullah, en dépit des apparences, s’en sort plutôt bien: 10 millions de dollars de recettes depuis le début de l’année, de quoi payer grassement ses troupes, réinvestir dans des armes plus sophistiquées et des bateaux plus puissants, importés du Kenya ou de Dubaï, et mettre sa famille à l’abri du besoin. «Aujourd’hui, l’argent n’est plus un problème», confirme-t-il en hochant la tête, content.

La suite de l’article le mercredi, 3. décembre 2008…

28/11/08 (B475-B) Les nations occidentales s’arment pour lutter contre la piraterie … mais les pirates ne désarment pas. Ils reconstituent le stock de navires à restituer contre rançons et ils continuent se moquer totalement des forces navales, qui n’arrivent pas à surveiller cette zone maritime immense. AFP : Somalie: un navire libérien attaqué dans le golfe d’Aden, 3 marins s’échappent

Un navire libérien a été attaqué et capturé par des pirates somaliens vendredi matin dans le golfe d’Aden, mais trois membres d’équipage ont pu s’échapper et être récupérés par la marine allemande, a appris l’AFP de source militaire française.

Ce chimiquier, le Biscaglia, battant pavillon libérien a été attaqué "par cinq pirates somaliens qui ont mis en joue l’équipage", a déclaré le capitaine de frégate français Jean-Marc Le Quilliec, à un journalistes de l’AFP actuellement embarqué à bord de la frégate de surveillance de la marine nationale française Nivôse.

Selon l’officier, trois membres de l’équipage du Biscaglia ont préféré sauter à l’eau à la vue des hélicoptères militaires européens déployés dans cette zone plutôt que d’être capturés.

Le commandant du Nivôse a également précisé qu’à 8h55 locales, les trois membres d’équipages ont été récupérés par un hélicoptère Lynx de la marine allemande et devaient être ramenés sur le Var, bâtiment de commandement et de ravitaillement français.

Un appel de détresse en provenance du Biscaglia avait été reçu une heure plus tôt alors que ce bâtiment se situait à 30 nautiques de la frégate française, elle-même à 110 nautiques des côtes somaliennes et 50 du Yémen.

Des bâtiments militaires européens patrouillent dans le Golfe d’Aden, une des routes maritime les plus dangereuses du monde, pour déjouer les embuscades des pirates avec l’aval du Conseil de sécurité des Nations unies, pour tenter de sécuriser cet axe maritime stratégique pour le commerce international, notamment celui des hydrocarbures.

Des pirates somaliens ont capturé le 15 novembre le Sirius Star, un super-pétrolier saoudien, avec ses 25 membres d’équipages, et demandent 25 millions de dollars pour la libération du bateau chargé de 300.000 tonnes de pétrole et de ses marins.

La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, constitue l’opération la plus spectaculaire menée jusqu’à présent par des pirates somaliens, qui ont attaqué une centaine de bateaux depuis le début de l’année.

Selon le Bureau maritime international, une centaine de navires ont été attaqués depuis le début de l’année dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie.

27/11/08 (B475-B) Shabelle : Un religieux somalien très connu, dans un état de santé grave après avoir été pris pour cible par les troupes du Puntland, après les attentats suicide d’Hargeisa et du Puntland. // Somali cleric very ill after gunshot injuries (Info lecteur – En Anglais)

A well-known Somali cleric who has been injured by Puntland troops after suicide attacks in Puntland and Somaliland is very ill as the results of gunshot wounds fired at him by the security forces.

Sheikh Mohamed Ismael who has severe wounds from firing by Puntland troops told Shabelle that he was in poor health condition because of the wounds.

Speaking with dawdling tone of voice Sheikh Ismael further said that his stomach was undergone surgical treatment plus he feels very severe pain.

I didnt receive any proper treatment and I am unhealthful now Glory to God in the highest She Ismail said.

The sheikh is in Puntland jail after he was arrested by the security forces suspected him of involving a suicide attacks in the region on 29th October, they also badly tortured him.

27/11/08 (B475-B) Le Quotidien (Sénégal) JUSTICE – Nécessité pour l’Afrique : Rompre avec une certaine culture de l’impunité.

Paul Kagamé est en colère ! Sortant de la prison allemande où est détenue, depuis le 9 novembre, Rose Kabuye, sa chef du protocole, le dirigeant rwandais a eu des mots lourds de sens, pour dénoncer ce qui, de son point de vue, devient une fâcheuse habitude de la justice française…

Par Jean-Baptiste PLACCA

«Si le monde veut continuer à croire que n’importe quel petit juge, en France, peut lancer un mandat d’arrêt contre un ministre au Rwanda, au Sénégal, à Djibouti, au Gabon ou ailleurs, j’estime que le contraire est aussi possible», a dit Paul Kagamé, le Président du Rwanda. Et de prévenir que des juges de son pays pourraient lancer des mandats d’arrêt contre des personnalités françaises qu’il soupçonne d’avoir trempé dans le génocide rwandais. Paul Kagamé, en quête de solidarité, a quelque peu banalisé sa cause en y associant tous ceux qui, ces derniers temps, ont pu avoir le sentiment d’être persécutés par des magistrats français.

Rose Kabuye a accepté d’aller voir le magistrat qui la demande, au sujet de l’attentat contre l’avion du Président Juvénal Habyarimana, dont la mort a servi d’alibi à ceux qui ont déclenché le génocide, en avril 1994. Il a été suggéré que l’avion a pu être abattu par des radicaux Hutus, du camp présidentiel. Certains en ont rendu responsable le Fpr de Kagamé. Les preuves matérielles ayant mystérieusement disparu, beaucoup se demandent de quels éléments peut bien disposer le juge pour faire la lumière sur cet attentat que les Organisations internationales elles-mêmes ont, curieusement, passé par pertes et profits.

Au-delà de la mésaventure de Rose Kabuye, le fait que les juges français s’intéressent si souvent aux dirigeants africains est loin d’être anodin. On peut, par facilité, estimer que les Africains sont ceux que l’on méprise le plus facilement. Mais on peut aussi se demander si ces juges se mêleraient autant des affaires du continent, si la justice des pays n’oubliait pas de juger tant de crimes, tant de délits graves.

Près de 2 000 morts dans le naufrage du bateau Le Joola et aucune suite judiciaire ! Les disparus du Beach, à Brazzaville, les torturés des camps militaires de Maouya Ould Taya, en Mauritanie, les centaines de morts de la présidentielle de 2005, au Togo, les massacres de civils dans les rues de Conakry… Autant de tragédies dont les auteurs, non seulement ne sont pas punis, mais pavoisent sous les yeux des familles éplorées.

Quand on sait que la Centrafrique a jugé, et plutôt bien, Bokassa, que l’Afrique du Sud a vidé, plutôt proprement, les plaies de l’apartheid, on se demande si les Africains, pour ôter aux «petits juges» les prétextes pour se mêler de leurs affaires, ne devraient pas, tout simplement, rompre avec une certaine culture de l’impunité.

27/11/08 (B475-B) TV5 avec AFP Somalie: les milices AL Shebab accusées d’une série d’attentats au Somaliland

Les milices somaliennes islamistes des shebab ont été identifiées comme les responsables d’attaques suicides multiples qui ont frappé la région semi-autonome du Somaliland en octobre, ont indiqué jeudi les autorités locales.

Les trois attaques simultanées du 29 octobre, qui ont fait 20 morts en plus des six kamikazes, à Hargeisa, la capitale du Somaliland, ont été menées par les shebab, a affirmé au cours d’une conférence de presse le ministre de l’Intérieur du Somaliland, Abdullahi Ismail Ali.

“Les attaques terroristes d’Hargeisa ont été planifiées par les chefs radicaux des shebab”, milices islamistes opposées au gouvernement de transition somalien (TFG), a-t-il déclaré.

Cette organisation était initialement la branche armée des jeunes partisans des Tribunaux islamiques qui ont contrôlé le sud de la Somalie pendant quelques mois en 2006, avant d’être chassés du pouvoir par l’armée éthiopienne et les forces du TFG fin 2006.

Après cette débâcle, les shebab se sont lancés dans des actions de guérilla contre les soldats éthiopiens et les forces de sécurité somaliennes, notamment dans la capitale somalienne Mogadiscio.

Ils contrôlent aujourd’hui plusieurs points stratégiques de Somalie, comme les ports de Kismayo et Merka (sud), et mènent des attaques quasi-quotidiennes à Mogadiscio.

27/11/08 (B475-B) Les accords signés à Djibouti, lors de la 4ème conférence pour la paix en Somalie. (3 dépêches en Anglais et en Français)

_________________________________ 3 – Press TV (En Anglais)

Les parties présentes à la Conférence de Djibouti pour la paix en Somalie, signent un accord pour le prolongement du mandat du Gouvernement de transition pendant trois ans et pour le partage du pouvoir avec le doublement du nombre de députés de 275 à 550, dont 200 pour l’opposition et 75 pour la société civile. //Somali unity-deal signed in Djibouti

The parties agreed to extend the Transitional Government’s term to 3 years

Somalia’s government has signed a power-sharing deal with an opposition group, the Alliance for Re-liberation of Somalia, in Djibouti.

The agreement signed on Wednesday will see the formation of a unity government and the expansion of the Somali parliament from the current 275 members to 550.

According to the deal 200 of the new seats will be filled by the Somali opposition and the other 75 will be taken by members of Somalia’s civil society.

The parties also agreed to extend the Transitional Federal Government’s term — which expires early next year — to three years.

Only than the Somali parliament will elect fresh the president, the Prime Minister and the national speaker for parliament.

The man behind the signed deal, UN special Representative to Somalia, Ahmed Ould-Abdallah is optimistic that the Somali leaders will work together to end the conflict.

“We hope that the concerted efforts made here and the momentum gained in these last few days continue so that the new year sees Somali leaders working together, wholeheartedly and committed to the dignity of Somali people,” Ould-Abdallah said in a statement.

However analysts believe that the Somali President Abdullahi Yusuf Ahmed may not agree to this new arrangement since it will signify his early exit from office.

If this agreement is implemented, the Somali parliament will be the largest parliament in the world.

_________________________________ 2 – MISNA

ACCORD POUR LE PARTAGE DES POUVOIRS, LE NOMBRE DE PARLEMENTAIRES DOUBLERA

Le gouvernement fédéral de transition (Tfg) et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (Ars) sont parvenus à un accord à Djibouti sur le partage des pouvoirs en vue de la formation d’un nouvel exécutif.

C’est ce que réfèrent des sources locales et internationales, ajoutant que les deux parties (l’Ars est le principal groupe de l’opposition) ont concordé de doubler le nombre de membres du parlement actuellement composé de 275 députés. D’après des sources contactées à Djibouti par Radio Shabelle, 200 autres députés s’ajouteront à ceux déjà en charge, choisis dans les rangs de l’Ars et 75 provenant de la société civile, du secteur commercial et de la diaspora somalienne. Le nouveau parlement, une fois installé, nommera son nouveau porte-parole qui restera en charge deux ans ; parmi les points déjà concordés, la révision de la Constitution est également prévue.

Les progrès réalisés à Djibouti font suite à un accord cadre signé fin octobre et à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu qui, malgré des heurts sporadiques, semble encore tenir à Mogadiscio comme dans le reste du pays.

_________________________________ 1 – XINHUA

Somalie : accord de partage du pouvoir signé entre gouvernement et opposition

Le gouvernement de transition somalien et l’Alliance pour la réhabilitation de la Somalie (ARS, l’un des principaux mouvements de l’opposition) ont finalisé un accord de partage du pouvoir lors de leurs négociations à Djibouti, a-t-on appris une information parvenue mercredi à Mogadiscio.

Les deux parties ont accepté de doubler le nombre de membres du Parlement fort de 275 députés, a déclaré le chef de file de la délégation de l’opposition, Abdurrahman Abdishakur Warsame, lors d’une conversation téléphonique avec la presse somalienne depuis Djibouti.

Selon des sources proches des négociations, 200 nouveaux députés viendront de l’ASR, le reste sera choisi par la société civile, la diaspora et les partis indépendants.

Le nouvel accord s’inscrit dans le cadre d’une série d’accords signés entre le gouvernement et l’ARS dirigé par l’islamiste modéré, cheikh Sharif Cheikh Ahmed.

Selon l’accord, qui devra être signé tard mercredi, le nouveau parlement élira un président qui nommera un nouveau Premier ministre, a révélé M. Warsame.

Une commission internationale de justice et de réconciliation sera également formée pour enquêter sur les crimes de guerre.

Le processus devrait être achevé dans un mois après la signature de l’accord à Djibouti.