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05/02/08 (B484-B) Assassinat du directeur d’une radio privée en Somalie (3 articles en Français)

_______________________________ 3 – AFP

Somalie: le patron d’une des principales radios privées assassiné

Le directeur d’une des principales radios privées de Somalie, Horn Afrik, a été tué par balles par des inconnus mercredi à Mogadiscio, ont rapporté des témoins et la radio.

« Nous avons été informés que le directeur de la radio Horn Afrik avait été abattu par balles et nous vous informons que la radio cessera ses émissions par solidarité avec notre directeur », a annoncé un présentateur de la radio.

La victime, Saïd Tahlil, « a quitté la station de radio puis nous avons été informés que son corps était étendu non loin de là. Nous sommes sous le choc », a dit à l’AFP un employé d’Horn Afrik, Mohamed Abdullahi.

Le directeur d’Horn Afrik a été tué dans le quartier du grand marché de Bakara, un des plus dangereux de la ville, dévastée par la guerre civile somalienne débutée en 1991.

Un journaliste de la radio privée Shabelle, également une des plus importantes de Somalie, Hassan Mayow Hassan, avait été tué par balles le 1er janvier à Afgoye, à 30 km à l’ouest de Mogadiscio, par des inconnus.

En août 2008, le correspondant de la BBC à Kismayo (sud), Nafteh Dahir, avait été assassiné dans des circonstances similaires.

Les enlèvements de journalistes, somaliens ou étrangers, se sont également multiplié en Somalie, décrite en 2007 par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) comme le deuxième pays le plus dangereux au monde – après l’Irak – pour les journalistes.

Deux journalistes indépendants canadien et australien, enlevés en août 2008 près de la capitale sont toujours otages de leurs ravisseurs. Un journaliste britannique et un photographe espagnol, enlevés en novembre dans la région autoproclamée autonome du Puntland (nord-est de la Somalie) ont été libérés par leurs ravisseurs début janvier après cinq semaines de captivité.

La Somalie est privée de gouvernement central depuis que le président Mohamed Siad Barre a été renversé en 1991, livrant le pays à une guerre civile sans merci.

Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), organisation américaine, s’est déclaré choqué par l’assassinat de Tahlil et a pressé la future administration somalienne du président nouvellement élu Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, de garantir la liberté de la presse.

« Tahlil et les autres journalistes courageux qui continuent à travailler à Mogadiscio dans des conditions extrêmement dangereuses doivent être soutenus. Nous appelons la nouvelle administration somalienne à faire tous les efforts possibles pour protéger les journalistes », selon un communiqué du CPJ.

________________________________ 2 – RSF

Le directeur de la radio HornAfrik assassiné à Mogadiscio : la Somalie perd une nouvelle figure du journalisme

Reporters sans frontières exprime sa profonde révolte après l’assassinat du directeur de la radio privée HornAfrik, Saïd Tahlil, le 4 février 2009, à Mogadiscio. Cet homicide intervient seulement seize mois après que l’ancien directeur de la même radio, Ali Imam Sharmake, a été tué par l’explosion d’un engin piégé placé sous sa voiture.

« Nos premières pensées se tournent vers la famille de ce journaliste courageux et respecté, ainsi que vers ses collègues de HornAfrik, une nouvelle fois touchés par l’assassinat odieux de leur directeur. Il est indispensable que les autorités, au premier rang desquelles le président récemment élu Sheikh Sharif Ahmed, s’engagent publiquement à tout faire pour combattre les milices armées qui terrorisent la population et qui s’attaquent depuis plusieurs années aux figures de la société civile. Il devrait être également clair, pour les Somaliens qui pourraient avoir de la sympathie pour les partisans de l’assassinat ciblé de l’élite restée au pays, que leur objectif est de les faire vivre dans l’obscurantisme et la violence. Il est urgent de mettre fin à cette hécatombe », a déclaré l’organisation.

Avec onze journalistes tués depuis 2007, la Somalie est le pays le plus meurtrier d’Afrique pour les médias. Après Hassan Mayow Hassan, journaliste à Radio Shabelle, tué le 1er janvier dernier, Saïd Tahlil est le deuxième professionnel de l’information assassiné dans le pays en 2009, faisant craindre une nouvelle année particulièrement meurtrière.

Le 4 février, Saïd Tahlil, directeur de HornAfrik, une des principales radios privées de Somalie, a été tué de quatre balles dans le coeur, peu avant 15 heures, dans le quartier du marché de Bakara, à Mogadiscio. Le journaliste se rendait, avec d’autres directeurs de radios, à un rendez-vous fixé par des représentants de la milice armée Al-Shabaab. Un présentateur de HornAfrik a annoncé que la radio cessait immédiatement ses émissions par solidarité avec son directeur assassiné.

L’identité des assassins n’est pas encore connue, mais de forts soupçons pèsent sur la milice islamiste Al-Shabaab, coupable de la plupart des exécutions de journalistes, universitaires et militantes féministes depuis plus de deux ans. La radio HornAfrik avait récemment couvert les négociations entre acteurs politiques somaliens, menées à Djibouti, et ayant abouti à l’élection de l’islamiste « modéré », Sheikh Sharif Ahmed, à la présidence du pays. Le ministre de l’Information, Ahmed Abdisalam, ancien membre du gouvernement fédéral de transition, est l’un des propriétaires de la radio.

« La communauté des journalistes somaliens perd aujourd’hui l’un de ses membres les plus éminents. Celui-ci a été tué par des ennemis de la liberté de la presse ayant l’intention de répandre la peur dans les cœurs des professionnels des médias », a déclaré Omar Faruk Osman, secrétaire général de l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie.

________________________________ 1 – JDD

Somalie: Le directeur d’une télévision tué

Le directeur de HornAfrik, une radio-télévision privée somalienne, a été abattu par des inconnus mercredi à Mogadiscio. Saïd Tahlil Ahmed a été tué sur le marché Bakara, théâtre fréquent d’affrontements entre soldats gouvernementaux et insurgés islamistes, ont rapporté des témoins et des collègues.

Un reporter local qui accompagnait la victime a rapporté que deux hommes au visage dissimulé avaient fait irruption et tiré plusieurs coups de feu sur Ahmed, tué sur le coup.

05/02/09 (B484-B) Message d’un lecteur à un compatriote.

Cher compatriote,

Si les informations que Mister Webcam a ecrit sur toi sont erronnées, il faut absolument les démentir. C’est ton droit et personne ne peut le faire à ta place.

Comme tu es personnellement concerné, je m’interroge pour savoir la raison pour laquelle, c’est une autre personne qui a
demandé à l’équipe de l’ARDHD de retirer ta photo.

Puis-je te conseiller, par exemple, de scanner et d’envoyer la copie de ta carte de resident à l’ARDHD, qui ne manquera certainement pas de publier(*) un rectificatif mettant un terme à la suspicion, avec la preuve que tu n’as pas demandé l’asile en tant que somalien.

(*) l’ARDHD a écrit :
Si l’intéressé souhaite démentir les informations publiées sur son accession au droit d’asile en Belgique et sur les soupçons d’informer le régime sur la vie des opposants, il est bien entendu que nous publierons les précisions qu’il nous apportera

1060 ST-GILLES

 

05/02/09 (B484-B) AFP : Le journaliste suédo-érythréen détenu en Erythrée depuis 2001 hospitalisé.

Le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, détenu en Erythrée depuis 2001, aurait été récemment hospitalisé dans la capitale Asmara, a-t-on appris mardi auprès du ministère des Affaires étrangères suédois.

« Nous avons été informés qu’il a été conduit à l’hôpital d’Asmara. Nous prenons cette information très au sérieux et nous agissons comme si elle était confirmée », a déclaré à l’AFP Cecilia Djulin, porte-parole du ministère.

Doté de la nationalité suédoise depuis 1992, le journaliste, âgé de 44 ans, avait été arrêté en Erythrée en septembre 2001. Il faisait partie d’un groupe d’une dizaine de directeurs de journaux, rédacteurs en chef ou journalistes accusés sans preuve par le gouvernement érythréen d’être des « traîtres » et des « espions » de l’Ethiopie, selon l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) qui dénonce régulièrement son emprisonnement.

Selon une information non confirmée de l’Observatoire pour les droits de l’Homme et la démocratie en Erythrée, Dawit Isaak a été transféré le 11 janvier dans un hôpital militaire d’Asmara, la capitale érythréenne, depuis la prison de Dongolo, à une dizaine de kilomètres de là.

Un seul médecin serait en contact avec le journaliste, isolé du reste du personnel de l’hôpital, selon l’association, qui évoque des conditions d’emprisonnement « très difficiles ».

05/02/09 (B484-B) African Manager avec PANA / Ethiopie: L’UE prend acte de la loi sur les associations adoptée

L’Union européenne a pris acte de l’adoption, par l’Ethiopie, d’une loi sur les sociétés et associations caritatives, a-t-on appris de source officielle européenne à Bruxelles.

Dans un communiqué remis mercredi à la presse, l’UE regrette toutefois que les dispositions relatives au financement étranger et à l’action en faveur des causes sociales soient restées inchangées, bien que le texte adopté souligne que la nouvelle loi « ne gênerait en rien » les travaux de la grande majorité des organisations de la Société civile ainsi que des Organisations non-gouvernementales actives dans le pays.

Le texte adopté indique en outre que l’Ethiopie tiendra pleinement compte de la contribution positive des organisations au développement économique et social. Pour l’Union européenne, les ONG éthiopiennes soutenues par les Etats membres pourraient souffrir des effets défavorables de la nouvelle loi.

A cet égard, l’UE s’inquiète spécialement de ce que la nouvelle loi puisse freiner l’aide aux programmes dans les domaines d’intérêt commun, tels que la promotion de la démocratie et de la Bonne gouvernance, les droits de l’Homme, le règlement des conflits ainsi que la protection de la femme et des enfants.

Aussi l’UE exprime-t-elle l’espoir que la nouvelle loi sera mise en oeuvre dans « un esprit constructif et d’ouverture », permettant le développement d’activités de formation et de sensibilisation, en vue de la mise en place d’une Société civile non-gouvernementale « forte » en Ethiopie.

A cet égard, l’Union européenne se félicite que le gouvernement éthiopien ait adopté la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. De ce fait, tient à souligner le communiqué, l’Ethiopie qui n’est que le deuxième pays africain à adopter la nouvelle Charte, donne un très bon exemple pour la mise en place des processus démocratiques dans d’autres pays africains.

05/02/09 (B484-B) Courrier International avec The Times / ZIMBABWE • Un dictateur en cachait un autre

A Harare, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) veut extrader Mengistu Hailé Mariam, l’ami de Mugabe, vers l’Ethiopie, où il est accusé de génocide.

Pendant dix-sept ans, Mengistu Hailé Mariam, l’ancien dictateur éthiopien qui a éliminé ses opposants à une échelle industrielle au cours de la « terreur rouge », a vécu au Zimbabwe en tant qu’invité d’honneur de Robert Mugabe, partageant son temps entre une villa sévèrement gardée à Harare, une ferme près de la capitale et une retraite sur le superbe lac Kariba. En 2008, un tribunal éthiopien a condamné à mort le « Boucher d’Addis » après l’avoir inculpé de génocide par contumace.

Mais Mugabe a froidement refusé d’extrader l’homme qui avait livré des armes à la guérilla du ZANU-PF durant la guerre de libération du Zimbabwe, dans les années 1970.

Pourtant, l’avenir de l’un des pires tyrans qu’ait connus l’Afrique paraît compromis avec l’entrée du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti d’opposition zimbabwéen, dans un gouvernement d’union avec le ZANU-PF. Le 4 février, Nelson Chamisa, son principal porte-parole, a déclaré que l’extradition de Mengistu vers l’Ethiopie serait « une des priorités » du nouveau cabinet. « Le Zimbabwe ne saurait servir de refuge ou de zone de villégiature à des criminels contre l’humanité comme M. Mengistu. Nous ne pouvons pas donner asile aux responsables de telles injustices. »

Rares sont les Zimbabwéens qui verseront une larme si Mengistu, âgé de 71 ans, est renvoyé dans son pays pour y finir derrière les barreaux. Mugabe a dépensé des millions de dollars pour lui trouver une villa dans une impasse barricadée du quartier de Gun Hill, ainsi qu’une protection 24 heures sur 24 et bien d’autres avantages. En échange, Mengistu a conseillé son hôte sur les questions de sécurité et aurait été à l’origine de l’opération Murambatsvina, au cours de laquelle, en 2006, les forces de sécurité et les gros bras du ZANU-PF ont rasé des bidonvilles où vivaient 700 000 personnes considérées comme des partisans du MDC.

Il s’agit, en effet, d’un domaine où Mengistu bénéficie d’une expérience considérable. C’est en 1974 qu’il a pris le pouvoir, à l’issue d’un coup d’Etat militaire qui mit fin au règne de quarante-quatre ans de l’empereur Hailé Sélassié. Il imposa alors l’un des régimes les plus sanguinaires qu’ait subis le continent. En 1976, il déclencha la campagne dite de la « terreur rouge », contre les opposants à son régime. Debout dans le centre d’Addis-Abeba, il hurla « Mort aux contre-révolutionnaires ! » et fracassa des bouteilles pleines de sang de porc pour montrer le sort qui les attendait.

Au cours des années qui suivirent, plus de 500 000 personnes auraient perdu la vie, le pouvoir pratiquant « l’un des massacres les plus systématiques jamais perpétrés en Afrique ». Les proches étaient contraints de verser une taxe dite de la « balle perdue » pour récupérer les corps de leurs morts. Au nombre des victimes, citons l’ancien empereur et de nombreux membres de la famille royale. Mengistu en aurait exécuté certains personnellement. Il a fait de l’Ethiopie un Etat marxiste soutenu par l’Union soviétique, ce qui lui a valu le surnom de « Staline noir ». Il a mis en place d’immenses fermes collectives qui ont, sur la production agricole, les mêmes effets désastreux que les saisies de terres ordonnées par Mugabe au Zimbabwe, causant une famine terrible.

Equipée par les Soviétiques, son armée a cherché à écraser le mouvement sécessionniste en Erythrée, ainsi qu’un soulèvement dans la province du Tigré, mais, avec l’effondrement de l’Union soviétique, Mengistu a perdu ses bailleurs de fonds. En 1991, le dictateur s’est enfui au Zimbabwe alors que le Front de libération des peuples du Tigré et le Front populaire de libération de l’Erythrée cernaient Addis-Abeba. Washington a alors demandé à Robert Mugabe de l’accueillir pour que prenne fin le bain de sang.

L’ancien dictateur éthiopien s’est fait tout petit. En 1998, il a déclaré à un journaliste être un « réfugié politique » et passer son temps à écrire, lire et regarder la télévision. En 1999, grâce à son passeport diplomatique zimbabwéen, il s’est rendu à Johannesburg pour recevoir des soins médicaux et donner une de ses très rares interviews à un journal sud-africain. Sa révolution socialiste, avait-il déclaré, était nécessaire pour en finir avec le « système arriéré, archaïque et féodal » de Sélassié et avait été bénéfique à des millions d’agriculteurs. Par la suite, Mengistu n’a plus fait parler de lui. Ses gardes armés étaient invisibles, le 4 février, à proximité de son domicile. Nous avons remonté toute l’impasse en voiture, avant que des soldats n’apparaissent et ne nous intiment l’ordre de partir. On dit que Mengistu, confronté à la chute spectaculaire de la popularité de Mugabe, aurait échafaudé un plan de repli en Corée du Nord. Le temps est probablement venu pour lui de le mettre à exécution – si ce n’est déjà fait.

Martin Fletcher
The Times

05/02/09 (B484-B) La crise somalienne. Cheik Charif retourne à Djibouti après son allégeance à l’UA, à l’Ethiopie et aux USA. Les tribunaux islamiques déclarent la guerre aux forces de maintien de la paix de l’UA. (5 articles en Français et en Anglais)

_____________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Le Président Charif retourne à Djibouti. // President Sharif returns to Djibouti
Somalia’s new president Sheik Sharif Sheik Ahmed has returned to Djibouti after he had attended an AU summit that concluded in Addis Ababa, Ethiopia, an official told radio Shabelle on Wednesday.

Ahmed Abdulahi, a Somali MP told radio Shabelle that pesident Sheik Sharif Sheik Ahmed accompanied by Djibouti president Ismail Omar Guelle were welcomed in Djibouti by ministers from Djibouti government.

“The president is in Kampisi Hotel in Djibouti and he is trying his best to nominate prime minister soon” Said Ahmed Abdulahi.

Sheik Sharif Sheik Ahmed, an Islamist cleric was elected as Somali president in Djibouti on Saturday by the Somali Parliament.

Mr. Ahmed attended the 12th AU summit in Addis Ababa where he met different heads of states including Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi.

President Ahmed will meet and hold discussions with Somali parliamentarians currently assembled in Djibouti.

The new president promised an effective government which aims to resolve military instability in the country.

 

______________________________ 4 – XINHUA

L’Ouganda dément que ses soldats du maintien de la paix stationnés en Somalie aient tué des civils

Le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, a démenti les allégations selon lesquelles les soldats ougandais de maintien de la paix en Somalie auraient ouvert le feu et tué des dizaines de civils à Mogadiscio, capitale somalienne, a rapporté mercredi le média étatique.

Le maire-adjoint de Mogadiscio, Abdifatah Ibrahim, a affirmé que les soldats ougandais de la Mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) avaient ouvert le feu lundi sur la foule dans une rue bondée à Mogadiscio et tué au moins 36 personnes.

La fusillade présumée s’est produite après qu’un attentat à la bombe ciblant les soldats de la paix soit survenu, attentat dans lequel trois civils ont été tués et un soldat ougandais blessé.

M. Kiyonga, cité par le journal officiel, New Vision, a indiqué qu’il doutait que les soldats de l’UA aient ouvert le feu sur les civils.

Le ministre de la Défense a révélé avoir demandé au commandant de l’AMISOM, le général Francis Okello, d’expliquer l’éventuelle implication des soldats ougandais dans cet incident.

Si les explications sont insuffisantes, un comité d’enquête sera mis en place, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef de bataillon Ba-Hoku Barigye, porte-parole de l’AMISOM, cité par le quotidien local, Daily Monitor, a indiqué que les civils avaient été tués par des tirs des insurgés.

______________________________ 3 – Press Tv (Iran) (En Anglais)

Les Tribunaux islamiques déclarent la guerre aux forces de maintien de la Paix de l’UA. // Somalia’ UIC vows war against AU forces

Somalia’s Union of Islamic Courts has vowed to wage war against AU peacekeepers over the killing of civilians in the Somali capital Mogadishu.

The leader of the UIC’s military wing, al-Shabaab, on Tuesday urged his fighters to attack the peacekeeping force in Somalia (AMISOM) for ‘deliberately’ killing 40 civilians on Saturday, the Press TV correspondent reported.

« I call on the Somali people and the insurgents to attack the African Union troops, who massacred our people, » Sheikh Mukhtar Robow Abu Mansur told reporters in the southern Somali city of Baidoa.

UIC spokesman Abdirahim Issa Adow said the peacekeepers have violated their mandate, adding that « more brutal attacks on civilians will not be tolerated. »

AU peacekeepers on Monday for the second time in a week opened fire on civilians after coming under attack by insurgents.

However, AMISOM spokesman Major Barigiye Bohuku refuted the claims, saying that the forces only responded to insurgents attacks.

Uganda, whose troops make up 3,500 of the AMISOM forces, on Tuesday asked its military commander in Somalia, Maj. Francis Okello, to investigate claims that Ugandan troops were involved in the shootout that killed at least 40 civilians.

Ugandan Defense Minister Cryspus Kiyonga told reporters in Kampala that an official report would be released in due course after they finish the investigation.

AMISOM troops, comprised of Ugandan and Burundian soldiers, are deployed in the war-torn country as part of the internationally backed efforts to stabilize the Horn of African country which has been in turmoil for an entire generation.

 

______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Les Nations unies pressent le Gouvernement somalien de trouver une issue au conflit en somalie. // UN urges new Somali government to settle conflict

The United Nations Security Council Tuesday welcomed the new Somali government of President Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, and urged him to reach a political settlement in the decades-long conflict in the Horn of Africa nation.

Sheikh Ahmed, a moderate Islamist, was sworn in as Somalia’s new president Saturday. His predecessor resigned last month, allowing for a peaceful transition in the war-torn country.

The Security Council urged the new president to move promptly to form a government of national unity « at the earliest possible date ».

On the other hand, the chairman of the African Union (AU) Commission, Jean Ping has encouraged the new Somali leadership to « take immediate measures to rebuild the country’s security forces in order to curb the violence in the country ».

Ping also urged Somalis to live up to the « daunting » challenges facing their country and to end the violence and suffering which has been plaguing their country for some time.

_______________________ 1 – Shabelle avec VOA (En Anglais)

Le président somalien a entamé les consultations en vue de nommer un premier ministre. // Somalia President Sheikh Ahmed to Begin Process of Selecting Prime Minister

Somalia’s newly elected President Sheikh Sharif Sheikh Ahmed is expected in Djibouti today to begin the process of nominating a new prime minister as part of constituting his new unitary government.

President Ahmed will meet and hold discussions with Somali parliamentarians currently assembled in Djibouti. The new president promised an effective government which aims to resolve military instability in the capital, Mogadishu and the seat of parliament in Baidoa, where al-Shabab Islamic insurgents have recently intensified attacks.

Abdurrahman Abdushakur is a member of the Somali parliament and a close associate of President Sheikh Ahmed. He tells reporter Peter Clottey that Somalis would soon know who would be in President Sheikh Sharif Sheikh Ahmed’s new government.

« They would soon hear as soon as possible because Sheikh Sharif knows that the first priority of his task now is to appoint a prime minister. And he has to consult with members of the parliament as well as his team of advisors and also take into account the concern of the different activists who are involved in Somali politics, as well as the stakeholders. So we are expecting as soon as possible the president to appoint a new prime minister, » Abdushakur said.

He said members of the new Somali government will be selected on merit.

« The president has concluded the attendance of the African Union (AU) summit and today, Wednesday, he will be in Djibouti to start the process of selecting a prime minister and try to form a National Unity Government, » he pointed out.

Abdushakur said newly elected President Sheikh Ahmed is aware of the insecurity situation in the country, with the ever-increasing insurgent attacks, and would soon come up with solutions to address them.

« There are huge challenges ahead as we know, but also there are opportunities. And it depends on how the new leadership will merge the opportunities with the challenges and I think the challenges of the insurgency would be easier if Sheikh Sharif implemented his policy of engagement with all who are against him. I think his method of implementing peace program Somalis would help him, and he has already begun talking to the various groups and there have been very positive conclusions. And I hope that there would be an end to the violence, » Abdushakur pointed out.

There were reports of Ethiopian troops crossing over into Somalia and setting up checkpoints around the central region of Hiran, two weeks after the troops withdrew. The Ethiopian troops withdrew from Somalia two years after assisting the internationally backed Somali transitional government in toppling an Islamist administration.

Abdushakur said the president has met Ethiopian leaders at the sidelines of the African Union summit to address reports of the return of Ethiopian troops along the border with Somalia.

« We have heard about the reports, and we haven’t yet condemned them. We are still contacting our commanders on the field and if that is true, we will raise the issue with the Ethiopian leadership. Sheikh Sharif yesterday met with the Ethiopian prime minister and the foreign affairs minister, and we have discussed all those issues. And if it is indeed true, and we contact our local leaders and commanders on the ground, we will again raise the issue with the Ethiopian officials, » Abdushakur said.

He said President Sheikh Ahmed’s new government would be constituted based on the value an individual would contribute to the process of rebuilding Somalia.

« Somalis are going to be having an inclusive national unity government, which would be selected by merit and by talent, by capacity and also politicians who have accountability and trust among Somalis. And soon we will also have the selection of a new prime minister. And I hope this government would be different from the previous governments, » he noted.

Meanwhile, al-Shabab has refused to recognize the new Somali government, promising to form an Islamic state in Somalia and implement Sharia. The group also pledged to unite with other insurgent fighters to further its objective of forming an Islamic state.

Source: VOA

05/02/09 (B484-B) Le journal de la Flibuste …. Comme nous l’avions pronostiqué, 1ère révélation d’un face à face entre deux marines : indienne et chinoise. Le Faïna, qui appartiendrait à Israël, aux dernières informations, a-t-il été libéré contre rançon. Quelle sera le véritable client, propriétaire de son chargement d’armes lourdes ? Des informations contradictoires concernant le navire émirati « manquant » .. (8 articles en Français et en Anglais)

________________________ 8 – XINHUA

Des pirates somaliens censés relâcher un cargo ukrainien

Des pirates somaliens devraient relâcher dans les « prochains jours ou heures » un cargo ukrainien qu’ils ont détourné il y a quatre mois, a rapporté mercredi l’agence de presse ukrainienne, Interfax.

« La question de la libération du cargo Faina est proche d’une solution finale. Le bateau et ses membres d’équipage devraient être relâchés dans les jours ou dans les heures à venir », a déclaré un responsable du ministère des Affaires étrangères sous le couvert de l’anonymat.

Selon la presse ukrainienne, les pirates somaliens ont promis de relâcher le cargo ukrainien après le versement d’une rançon de 3,2 millions de dollars américains.

Le Faina, pris au large de la Somalie le 25

______________________ 7 – JDD

Somalie: Un bateau libéré contre rançon

Le MV Faina, un navire ukrainien aux mains de pirates somaliens depuis le 24 septembre, devrait être libéré dans les prochaines heures, en échange d’une rançon de 3,2 millions de dollars.

A sa capture, le navire transportait 20 membres d’équipage, et 33 chars T-72, des lance-grenade et des munitions. Les pirates somaliens ont capturé trois navires depuis le début de l’année, et 42 bateaux en 2008.

Un record, qui a fait du golfe d’Aden le point de transit maritime le plus dangereux au monde et conduit au déploiement d’une vingtaine de bâtiments de guerre de 14 pays pour assurer la sécurité.

_______________________ 6 – Press TV (Iran) (En Anglais)

______________________ Note de l’ARDHD

Ce que l’on avait anticipé, il y a quelques semaines déjà, serait-il arrivé ? A savoir un « clash » entre deux unités appartenant à des marines différentes. Chine <-> Inde, cette fois …
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Face à face le 15 janvier, révélé récemment, entre un sous-marin indien et deux navires militaires chinois au large de la Somalie. // ‘India, China clash off Somalia’

The two Chinese warships and an Indian submarine have reportedly faced off during an anti-piracy mission off the coast of Somalia.

The incident occurred on Jan. 15 in the waters near the Bab Al-Mandab Strait, Qingdao Chenbao, a Chinese daily reported Wednesday.

The Indian submarine ‘stalked’ the Chinese warships and they were « locked in a tense standoff for at least half an hour, » the daily noted.

The standoff reportedly ended when the Indian vessel left without further confrontation.

However, an Indian Navy spokesperson told reporters in New Delhi that « no Indian submarine surfaced in the area ». Chinese authorities have not officially commented on the incident.

The Gulf of Aden has turned into an extremely hazardous place for commercial ships thanks to frequent attacks on the vessels by Somalia-based pirates.

India and China fought a brief but bloody border war in 1962. Relations between the two countries have remained tense since the conflict.

The two are among several countries that have deployed warships to patrol the sea lanes in the area.

________________________ 5 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Somalie: chute d’attaques réussies de pirates après une opération européenne

Les attaques réussies des pirates au large de la Somalie ont fortement chuté depuis le début en décembre d’une opération navale européenne, a indiqué un officier supérieur français.

Mais même après l’arrestation de 36 pirates en janvier, le vice-amiral Gérard Valin, commandant de la zone militaire de l’océan Indien, a prévenu dans un entretien mardi avec l’AFP, que plus de navires et une meilleure coordination sont nécessaires pour sécuriser la zone de la Corne de l’Afrique contre les attaques de pirates « disciplinés » et « très professionnels ».

« Ils sont en train d’opérer avec de plus en plus d’habileté », a déclaré l’officier français à propos des gangs qui ont saisi 43 navires, dont un supertanker saoudien de 330 mètres, le Sirius Star, l’année dernière.

« Ce sont des paramilitaires et ils sont très professionnels », a ajouté le vice-amiral Valin à bord du FNS Var, une frégate qui sert de navire de commandement pour l’océan Indien, lors d’une escale à Dammam, dans l’est de l’Arabie saoudite.

Selon les services de l’opération navale européenne « Atalante », après 165 tentatives d’attaques des pirates en 2008, seuls 17 se sont produites cette année, dont trois ont réussi, grâce à la présence de navires de patrouille de plus d’une douzaine de pays et une meilleure coopération avec les armateurs.

Le dernier navire saisi, le navire gazier allemand, le MV Longchamp, a été pris le 29 janvier avec 13 membres d’équipage.

Deux jours auparavant, les marins de frégate française Floréal, sous commandement du vice-amiral Valin, ont procédé à l’arrestation de neuf pirates, un exemple avancé par l’officier français pour souligner l’efficacité de l’opération « Atalante », lancée le 8 décembre.

Un cargo sous escorte de navires de l’opération a lancé un appel à l’aide et en l’espace de quelques minutes, un hélicoptère est arrivé sur place et pointé ses armes sur les pirates avant qu’ils ne puissent monter à bord.

Le Floréal est arrivé plus tard et arrêté ces personnes, ce qui porte à 36 le nombre de pirates arrêtés en janvier par la marine française qui a procédé à 57 arrestations en 2008.

Même si ce nombre est infime comparé aux centaines, voire aux milliers de pirates appartenant à quatre ou cinq gangs somaliens, le vice-amiral Valin a estimé que ces arrestations rendaient difficile pour eux d’opérer en haute mer.

________________________ 4 – Shabelle avec Reuters (En Anglais)

Le cargo émirati n’aurait pas été arraisonné dans les eaux somaliennes, mais il serait en entretien dans le port de Mogadiscio selon ses armateurs. // United Arab Emirates ship not missing in Somali waters

United Arab Emirates-based Al Rashid Shipping Dubai denied on Wednesday a report one of its vessels was missing in Somali waters and said it was docked in Mogadishu port.

A Kenyan maritime official had told Reuters on Tuesday it had been reported a ship owned by the company could be missing.

« The ship is not missing. It is in the port of Mogadishu and has been there for two months with all the crew, » a company official, who identified himself as Abu Ahmad, told Reuters.

« Some of the cargo is damaged, and there is an insurance claim being processed. It takes some

_______________________________ 3 – XINHUA (En Anglais)

Le cargo « manquant », appartenant aux Emirats et battant pavillon des Commores pourrait avoir été arraissoné par des pirates. // Missing UAE ship feared seized by pirates off Somalia

A Comoros-registered cargo ship is missing off Somalia with 14 Indian crew aboard and a Kenyan maritime official said Tuesday he feared it had been seized by pirates.

Andrew Mwangura, East Africa’s Coordinator of Seafarers Assistance Program (SAP), said the MV Jaikur II, owned by Al Rashid Shipping Dubai went missing while sailing on Somali waters from Kenya.

« The vessel left Mombasa a week ago with 14 Indians headed for Somalia but its missing on Somali waters. We fear the pirates might have seized it, » Mwangura told Xinhua by telephone.

If confirmed, the MV Jaikur II would be the fourth vessel being held by pirates this year in one of the world’s most dangerous waterways.

The surge in attacks has prompted Western warships to establish a security corridor in the gulf patrolled by an international coalition of warships.–Xinhua

_______________________________ 2 – Mer et Marine

Piraterie : Le Bosphorus libré, 6 millions de dollars réclamés pour le Longchamp

Détourné mi-décembre, le cargo turc Bosphorus a été libéré lundi par les pirates somaliens, a indiqué hier à l’AFP Ecoterra International, organisation suivant depuis le Kenya les affaires de piraterie au large de la Somalie. A bord du Bosphorus, l’équipage comprend trois Turcs et huit Ukrainiens. Tous seraient en bonne santé.

Une quinzaine de navires marchands restent néanmoins, toujours, aux mains des pirates somaliens. Parmi eux, le gazier Longchamp, attaqué jeudi dernier dans le golfe d’Aden. Malgré la présence dans le secteur de forces navales, notamment indiennes, les assaillants sont parvenus à se rendre maître du navire, géré par le groupe allemand Bernhard Schulte Shipmanagement. Selon les media allemands, les pirates réclameraient 6 millions de dollars pour libérer le Lonchamp et son équipage, composé de douze Philippins et un Indonésien.


_______________________________ 1 – En Anglais

Les pirates encaissent une rançon de 3,2 M US $ pour la libération du Faïna. // Pirates receive $3.2M for Israeli ship

The Israeli-owner of a Ukrainian-flagged arms-loaded ship held by Somali pirates pays 3.2 million dollars in return for the vessel’s release.

The MV Faina and its crew– 17 Ukrainians, three Russians and one Latvian national-were captured on September 25 in the notorious Somali waters.

The vessel was carrying with a cargo of 33 Soviet-type battle tanks, rocket launchers and ammunition, allegedly expected to reach rebels in the Sudanese violent Darfur region.

On Tuesday, a plane from South Africa carrying $ 3.2 million dropped the demanded ransom onto the Faina upon an agreement between the pirates and the ship’s owner, Press TV correspondent reported.

The pirates said they will release the ship in a few hours, as soon as they count the sum and confirm there are no warships to hunt them.

The news comes after the Israeli owner of the vessel had earlier refused to hold talks with the bandits, who had repeatedly threatened the lives of the crew members unless they were paid a multi-million ransom.

The capture of the arms-laden ship four months ago triggered a controversy over the cargo’s final destination.

The pirates’ spokesman Sugule Ali said in October that the ship was originally destined for Sudan using the Kenyan port city of Mombasa as a stopover.

Sudan’s state media also revealed the Justice and Equality Movement (JEM), Darfur’s most powerful rebel group, has received considerably heavy military logistical support from Israel.

05/02/09 (B484-B) Le sommet de l’UA … (3 articles en Français)

_______________________________ 3 – L’Express avec Reuters

Kadhafi salue les progrès de l’UA vers un gouvernement fédéral

Le modèle démocratique et pluripartite n’a apporté que le chaos en Afrique, mais la progression du continent noir vers un gouvernement fédéral apporte une lueur d’espoir, a déclaré mercredi le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, nouveau président de l’Union africaine (UA) a déclaré au terme du sommet de cette organisation en Ethiopie que si modèle démocratique et pluripartite n’avait apporté que le chaos en Afrique, la progression du continent noir vers un gouvernement fédéral apportait une lueur d’espoir. (Reuters/Irada Humbatova)

Le numéro un libyen s’exprimait au terme du sommet de l’Union africaine (UA) en Ethiopie, organisation dont il a été élu président pour un an lundi.

Depuis des années, le colonel Kadhafi appelle de ses voeux la création d' »Etats-Unis d’Afrique », voyant dans un gouvernement panafricain le seul moyen d’affronter les défis de la mondialisation, de lutter contre la pauvreté et de résoudre les conflits sans ingérence occidentale.

Certains pays, emmenés par l’Afrique du Sud, ont rejeté ce projet et évoqué une perspective éloignée et irréaliste.

« Nous n’avons aucune structure politique (en Afrique), nos structures sont sociales », a déclaré Mouammar Kadhafi lors d’une conférence de presse en clôture du sommet de l’UA à Addis-Abeba. « Nos partis, ce sont les partis tribaux, et cela a conduit à des bains de sang. »

La plupart des gouvernements africains font l’objet de pressions de la part des donateurs, qui conditionnent leurs aides à l’avancée des réformes démocratiques et à la tenue d’élections libres, indépendantes et pluripartites.

Tentant de souligner l’inefficacité de ce type de régimes, Mouammar Kadhafi a avancé l’exemple de la crise électorale au Kenya, qui a fait plus de 1.300 morts au printemps 2008.

Dimanche, les dirigeants des pays membres de l’UA se sont seulement mis d’accord pour changer le nom de l’actuelle Commission en une « Autorité » disposant d’un mandat élargi, d’un budget plus important et de « capacités plus grandes ».

Ils sont cependant restés vagues sur les modalités de l’élargissement de ces pouvoirs.

Saluant cette avancée, le dirigeant libyen a toutefois reconnu que les 53 Etats membres restaient divisés sur la question.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UA se réuniront sous trois mois pour soumettre des recommandations en vue du lancement de l’Autorité lors du prochain sommet de l’Union, en juillet à Madagascar, a-t-il ajouté.

Barry Malone et Daniel Wallis,
version française Jean Décotte

_______________________________ 2 – REWNI.COM avec APA

Ethiopie-Sommet-UA : Kadhafi, un partisan des Etats-Unis d’Afrique à la tête de l’UA

Le colonel Mouammar Kadhafi (67 ans), Guide de la révolution libyenne, qui vient d’être élu nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA), est un partisan convaincu de la création des Etats-Unis d’Afrique.

L’élection de Kadhafi, qui succède au président tanzanien Jikaya Kikwete, a eu lieu ce lundi en séance plénière au cours de la douzième session ordinaire de l’UA, tenue dans la capitale éthiopienne.

Le nouveau président en exercice de l’organisation panafricaine a longtemps milité pour la mise en place d’un gouvernement continental. L’Acte constitutif de l’UA a d’ailleurs été lancé à Syrte, sa région natale, en Libye, en mars 2001.

La transformation de la Commission de l’UA en une Autorité de l’Union, décidée dimanche à Addis-Abeba par les chefs d’Etat, voit son projet de création des Etats-Unis d’Afrique se dessiner.

Issu d’une famille bédouine modeste, Kadhafi accède au pouvoir en 1969 à l’âge de 27 ans à la suite d’un coup d’Etat ayant renversé le roi Idriss 1er.

Il devient président du Conseil de la révolution, puis du secrétariat général du Congrès général du peuple en 1977 et prône la révolution des peuples par opposition au marxisme et au capitalisme.

De cette date remonte le titre de Guide de la révolution qui le conduit à abandonner ses fonctions officielles tout en restant chef de l’Etat libyen. Son opposition farouche à l’Occident lui vaut une popularité grandissante dans les opinions publiques africaines et arabes.

Ce statut lui confère une autorité au sein diverses organisations d’intégration sous-régionale, telles que la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), l’Union du Maghreb Arabe (UMA), la Ligue Arabe et l’Union Africaine.

Son arrivée à la tête de l’Union africaine ouvre un nouveau chapitre de l’organisation qui infléchit son parcours pour épouser les nouveaux défis qui se présentent : mondialisation, globalisation et crise financière.

_______________________________ 1 – AFP

Le sommet de l’UA s’alarme des effets de la crise économique en Afrique

Le sommet de l’Union africaine (UA) s’est alarmé, mardi au dernier jour de ses travaux, des répercussions humaines et sociales de la crise économique mondiale sur le continent le plus pauvre de la planète.

« La prochaine décennie sera probablement très sombre pour l’Afrique à cause de la tourmente économique en cours (…) et du réchauffement climatique », a déclaré le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dont le pays est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide internationale au développement.

« A moins que nous agissions et que nous agissions maintenant, la majorité des Etats africains pourraient devenir des Etats qui échouent ou des Etats défaillants dans la prochaine décennie », a-t-il lancé devant les chefs d’Etat et de gouvernement africains réunis à Addis Abeba siège de l’UA.

Dans ce climat de crise, nombre de pays redoutent une baisse de l’aide internationale à l’Afrique, vitale pour certains projets de développement.

Dès avant le début du sommet dimanche, dont le thème officiel est le développement des infrastructures du continent, le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, avait insisté sur la gravité pour les Africains d’une crise « orientant davantage l’agenda de la communauté internationale vers le sauvetage et le renflouement des institutions bancaires et financières, que sur le financement du développement ».

« Au même moment, les économies et les populations africaines s’apprêtent à subir de plein fouet les conséquences de ces crises dont elles ne sont nullement responsables », avait-il dit.

Si l’Afrique a conservé en 2008 une croissance globale robuste de 5,4% en 2008, elle est néanmoins en baisse de 1,5 point par rapport à l’année précédente et 2009 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices, selon la Banque mondiale (BM).

« La crise financière, qui est devenue une crise économique, devient maintenant une crise de l’emploi et dans les mois à venir, elle deviendra, pour certains, une crise humaine », a prédit le président de la BM, Robert Zoellick, devant le sommet.

« Beaucoup d’entre vous ont déjà vu les signes du danger – en premier lieu, pauvreté, famine et malnutrition – l’année dernière du fait de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires », a-t-il rappelé.

Passant le relais au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi élu lundi à la présidence de l’UA pour un an, le chef de l’Etat tanzanien, Jakaya Kikwete, avait appelé ses pairs à prendre la mesure de ces défis.

« Nous consacrons beaucoup trop de temps à régler les conflits ou les partages de pouvoir entre nos politiciens. Il faut que nous redéfinissions nos priorités pour nous consacrer au développement de nos économies (…) pour nous libérer de la honte qui est la nôtre d’être le continent le plus pauvre du monde », avait-il déclaré.

Une bonne partie de l’attention des chefs d’Etat a été mobilisée par les crises et conflits du continent (Somalie, Darfour, RD Congo, Zimbabwe, récents coups d’Etat en Mauritanie et en Guinée) et par une journée de discussions sur le « gouvernement de l’Union » cher à M. Kadhafi.

Les débats sur cette question institutionnelle se sont achevés sans grande avancée: les dirigeants ont simplement convenu de changer la dénomination de la Commission, organe exécutif de l’UA, en l’appelant « autorité africaine ».

Le président ougandais Yoweri Museveni a enfin proposé que deux chefs d’Etat africains aident Mouammar Kadhafi à présenter « le point de vue » de ses pairs et « pas le sien uniquement » au sommet du G20 en avril à Londres.