Articles

26/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste …. (4 articles en Français)

___________________________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Un bateau de croisière italien attaqué par des pirates

Un navire de croisière italien a été attaqué samedi soir par des pirates au large de la Somalie mais l’attaque n’a fait aucun blessé, a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche son commandant à l’agence Ansa.

Le Melody a réussi à échapper par des manoeuvres à ses assaillants et se dirige maintenant vers le port jordanien d’Aqaba, a précisé le commandant Ciro Pinto à l’agence italienne.

L’attaque a été menée par six pirates armés de Kalachnikov, à bord d’une embarcation légère, a raconté le commandant, précisant que les hommes chargés de la sécurité à bord du Melody avaient répliqué aux tirs des pirates.

L’incident s’est produit à 19H35 GMT samedi alors que le Melody, de la compagnie italienne Msc, rentrait en Italie après la saison touristique d’hiver. Quelque 991 passagers se trouvent à bord ainsi que 536 membres d’équipage, selon la même source.

Les attaques de navires commerciaux sont beaucoup plus fréquentes que celles de bateaux de croisière.

Un remorqueur italien, le Buccaneer, avec 16 hommes à bord (10 Italiens, 5 Roumains et un Croate), a été capturé le 11 avril dans le golfe d’Aden.

Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques de pirates au large de la Somalie ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61.

Les pirates somaliens, qui naviguent sur les routes commerciales de l’océan Indien et du golfe d’Aden, ont pris en otage une cinquantaine de bateaux en 2008. La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre pour patrouiller la zone.

Leur attention est portée sur les couloirs commerciaux les plus empruntés, mais les pirates ont réussi à déjouer leur surveillance en élargissant notamment leur rayon d’action et en mettant à profit des conditions météorologiques favorables.

___________________________ 3 – DW World (Allemagne)

Un cargo allemand aux mains de pirates au large de la Somalie

Un navire allemand a de nouveau été détourné au large de la Corne de l’Afrique. Selon la marine américaine, le cargo allemand « Patriot » serait aux mains de pirates somaliens au large des côtes du Yémen. Selon la Mission Européenne anti-pirates « Atalanta », le céréalier détourné aurait 17 membres d’équipage à son bord.

Un porte-parole du commandement opérationnel de l’armée allemande a confirmé que le navire avait émis un appel de détresse.

Depuis, le contact a été rompu.

___________________________ 2 – AFP

Somalie: les 11 pirates capturés par les Français affirment qu’ils pêchaient

Les onze pirates présumés remis mercredi aux autorités kényanes par la marine française « affirment qu’ils pêchaient » lorsqu’ils ont été interceptés par la frégate Nivôse, au large de Mombasa, selon leur avocat Francis Kadima interrogé samedi.

« Ils affirment qu’ils pêchaient. Ils ont reconnu qu’ils avaient des armes (…) mais selon eux, c’est normal. C’est pour leur sécurité », a expliqué Me Kadima, rencontré samedi à Mombasa peu après avoir visité ses clients dans une prison en périphérie de la deuxième ville kényane.

Interceptés le 15 avril, à 900 kilomètres à l’est de Mombasa, les suspects ont été inculpés jeudi pour une attaque présumée sur un navire marchand, le Safmarine Asia, battant pavillon du Liberia.

De nationalité somalienne, ils doivent être jugés début août par un tribunal de Mombasa, en vertu d’un accord signé début mars entre le Kenya et l’Union européenne.

La police kényane a produit quatre AK-47 et 200 munitions comme pièces à conviction dans cette affaire.

L’avocat a également indiqué qu’il allait soulever la question de la compétence de la justice kényane dans cette affaire comme dans celle de sept autres pirates présumés.

« Est-ce que tous ces individus, ces pirates, peuvent comparaître devant des tribunaux kényans », sachant qu’ils « sont de nationalité somalienne », s’est-il interrogé.

« Nous entendons parler d’accords entre l’Union européenne, le Royaume Uni, les Etats-Unis et le Kenya (…), mais il est évident que la légalité de ces accords est contestable », notamment parce qu’ils n’ont pas été soumis au Parlement, a-t-il estimé.

Leurs conditions de détention sont correctes a enfin rapporté l’avocat: « ils ont accès à de l’eau propre. Ils peuvent dormir. Il y a de la nourriture. Ils ont même la possibilité de regarder la télévision ».

___________________________ 1 – Euroinvestor avec Reuters

Des pirates somaliens disent avoir relâché un bateau grec

Des pirates somaliens ont relâché un navire grec dont ils s’étaient emparés il y a deux mois après avoir obtenu une rançon de 1,9 million de dollars, a déclaré samedi à Reuters l’un des pirates.

« Mes amis quittent actuellement le navire et il partira bientôt », a-t-il dit sans donner le nom du bateau.

(Abdiqani Hassan,
version française Nicole Dupont)

26/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste …. Le Paquebot italien a riposté avec des armes maniées par les agents de sécurité embarqués … (Info lecteur – la presse européenne aurait-elle hésité avant d’en parler ?). Un navire yéménité libéré et un autre repris le jour même (stock inchangé !) (7 articles en Français et en Anglais)

__________________________ 7 – Ouest-France

Somalie: des gardes armés tiennent en échec des pirates

Le Melody, un luxueux navire de croisière italien, a été attaqué par des pirates. Il avait près d’un millier de passagers et plus de 500 membres d’équipage à bord.

Les 991 passagers du Melody et ses 536 membres d’équipage l’ont échappé belle, samedi soir : ils ont été la cible d’un groupe de pirates somaliens.

Le navire croisait très au large des côtes somaliennes quand une embarcation rapide l’a pris en chasse. A bord, six hommes armés de fusils d’assaut qui ont tenté de monter à bord.

Selon le commandant du Melody, les agents de sécurité du bateau (des Israéliens, selon le directeur général de la compagnie Msc Crociere) ont alors riposté en faisant usage d’armes de poing et en mettant une lance à incendie en batterie.

L’échange de coups de feu a fait deux blessés parmi les occupants du navire : un passager et un membre d’équipage. Le navire n’a subi que des dégâts légers et a pu continuer sa route après la fuite des pirates. Le Melody a été rejoint, quelques heures plus tard, par une frégate espagnole qui va l’escorter jusqu’au canal de Suez.

La présence d’agents de protection armés à bord de navires civils est de plus en plus fréquente dans les eaux de l’océan Indien. Toutefois, peu d’armateurs ou de propriétaires admettent faire appel à de tels services de protection.

Plusieurs sociétés israéliennes sont spécialisées dans la sûreté maritime et embarquent des agents armés à bord de navires de plaisance ou de navires marchands. Parmi elles, on peut citer Spike Security, Top Secure, HRMarsec, Mano International Security…

Philippe CHAPLEAU.

__________________________ 6 – Le Figaro avec AP

Somalie: vers une libération des otages ?

Des chefs coutumiers somaliens et un responsable islamiste impliqués dans les efforts de libération de deux médecins de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ont fait état ce dimanche à l’AFP d’une percée dans les discussions et d’une possible libération rapide.

« Nous avons espoir que les deux travailleurs humanitaires seront libérés aujourd’hui ou demain (lundi) si les choses restent inchangées, car les ravisseurs ont accepté un compromis pour les libérer », a déclaré par téléphone le chef coutumier, Moalim Mohamed Gurow.

Un responsable des shebab, un groupe d’islamistes radicaux qui contrôlent cette région, Cheikh Ali Hassan, a également assuré à l’AFP que les ravisseurs, désormais « plus flexibles », avaient accepté de libérer les otages.

« Nous recevons des informations selon lesquelles les kidnappeurs ont accepté de relâcher les otages bientôt, mais j’ignore la nature des engagements pris par les chefs coutumiers pour convaincre les miliciens de les libérer », a déclaré à l’AFP un travailleur humanitaire somalien sous couvert de l’anonymat.

Les deux hommes, un Belge et un Néerlandais, avaient été capturés il y a une semaine exactement dans la région de Hodur, près de la frontière éthiopienne, à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio.

__________________________ 5 – JDD

Somalie: Un navire yéménite détourné

Les pirates somaliens ont détourné dimanche un navire pétrolier yéménite au large des côtes du Yémen, rapporte un responsable du gouvernement de Sanaa.

L’abordage a donné lieu à des échanges de tirs entre les pirates et les forces de sécurité yéménites, qui ont fait des blessés. Le tanker, baptisé Qana, a une capacité de 3 000 tonnes mais il était vide au moment de sa capture.

Les pirates ont par ailleurs laissé repartir un autre pétrolier yéménite, le Sea Princess II, détourné le 2 janvier avec 15 hommes à bord, selon le Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est, qui surveille les mouvements maritimes dans la région.

__________________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

Un navire de croisière italien ouvre le feu sur des pirates au large de la Somalie

Un navire de croisière italienne a repoussé une attaque de pirates au large de la Somalie, en échangeant des coups de feu avec eux, a annoncé samedi son capitaine.

Sur les ondes de la radio italienne, le commandant du « MSC Melody », Ciro Pinto, a expliqué que six hommes à bord d’une petite embarcation avaient ouvert le feu sur son navire mais pris la fuite lorsque les membres de la sécurité à bord se sont eux aussi mis à tirer.

Interrogé par l’agence italienne ANSA, Domenico Pellegrino, directeur de Msc Cruises, a rendu hommage au « sang-froid » du capitaine et ajouté que les 1.500 passagers et membres d’équipage.

L’attaque a eu lieu à environ 290 km au nord des Seychelles. Le bateau effectuait une croisière de 22 jours, reliant Durban, en Afrique du Sud, à Gênes, en Italie.

Selon ANSA, le « MSC Melody » fait actuellement route vers le port jordanien d’Aqaba, commme prévu.

__________________________ 3 – AFP

Somaliland: des peines de 15 à 20 ans de prison pour neuf pirates somaliens

Un tribunal de la région semi-autonome du Somaliland (nord-ouest de la Somalie) a condamné samedi neuf pirates somaliens à des peines allant de 15 à 20 ans de prison, a-t-on appris dimanche de source officielle.

« Les neuf pirates ont été jugés coupables de piraterie. Sept d’entre eux ont été condamnés à 15 ans de prison et les deux autres à 20 ans. Les pirates ont reconnu leur culpabilité, avouant avoir traqué des navires », a rapporté à l’AFP au téléphone un policier, Mohamed Hashi, qui a assisté à l’audience dans le tribunal de Berbera, le principal port du Somaliland.

Les accusés avaient été appréhendés dans un premier temps le 18 avril par un bâtiment de guerre de la marine néerlandaise patrouillant dans le golfe d’Aden dans le cadre de la mission antipiraterie de l’Otan.

Seize pêcheurs yéménites retenus captifs par les pirates avaient été libérés lors de cette opération déclenchée par un appel de détresse d’un navire marchand grec, le Handytankers Magic.

Les pirates avaient toutefois été relâchés, la loi néerlandaise ne permettant pas de poursuites à leur encontre, avait alors expliqué le commandant portugais du navire amiral de la flotte de l’Otan.

Ils avaient toutefois été appréhendés dans la foulée par les autorités du Somaliland, dans des circonstances non établies.

La justice du Somaliland avait déjà condamné en février sept pirates à des peines de 20 ans de prison à la suite de leur arrestation par des garde-côtes locaux près de Berbera.

Une majorité des pirates capturés par les forces navales internationales patrouillant au large de la Somalie ont jusqu’à présent été livrés aux autorités de la région voisine autoproclamée autonome du Puntland (nord-est), qui ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale.

Devant le caractère expéditif de la justice puntlandaise, l’Union européenne a signé en mars un accord avec le Kenya pour que les présumés pirates arrêtés par des navires de l’UE puissent être jugés par ce pays.


__________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie : un navire yéménite libéré

Un groupe de pirates somaliens a libéré un petit cargo ravitailleur et ses 15 membres d’équipage, le Sea Princess, affrété par un armateur yéménite, a-t-on appris auprès de l’ONG Ecoterra International, basée au Kenya.

« Le MT Sea Princess II et son équipage de 15 marins, dont huit Indiens et deux Yéménites, est libre (…) Les derniers pirates sont partis ce matin et à l’heure actuelle, l’équipage et le bateau vont gagner Bosasso », dans le nord-est de la Somalie, a indiqué cette ONG environnementaliste qui suit de près les affaires de piraterie au large de la Somalie.

Le navire avait été capturé par des pirates le 3 janvier alors qu’il faisait route, avec sa cargaison de 2.000 tonnes de fuel, vers l’île yéménite de Socotra.

__________________________ 1 – AP (En Anglais ) (Info lecteur)

Un paquebot italien tire sur les pirates somaliens. // Italy cruise ship fires on Somali pirates

By NICOLE WINFIELD,

An Italian cruise ship with 1,500 people on board fended off a pirate attack far off the coast of Somalia when its Israeli private security forces exchanged fire with the bandits and drove them away, the commander said Sunday.

Cmdr. Ciro Pinto told Italian state radio that six men in a small white boat approached the Msc Melody and opened fire Saturday night, but retreated after the Israeli security officers aboard the cruise ship returned fire.

« It felt like we were in war, » Pinto told state radio.

None of the roughly 1,000 passengers and 500 crew members were hurt, Melody owner Msc Cruises said in a statement issued by its German branch.

Domenico Pellegrino, head of the Italian cruise line, said Msc hired the Israelis because they were the best trained security agents, the ANSA news agency reported.

Civilian shipping and passenger ships have generally avoided arming crewmen or hiring armed security for reasons of safety, liability and compliance with the rules of the different countries where they dock. Saturday’s exchange of fire was one of the first reported between pirates and a nonmilitary ship. International military forces have battled pirates, with U.S. Navy snipers killing three holding an American captain hostage in one of the highest-profile incidents.

The attack occurred about 200 miles (325 kilometers) north of the Seychelles, and about 500 miles (800 kilometers) east of Somalia, according to the anti-piracy flotilla headquarters of the Maritime Security Centre Horn of Africa.

Pinto said the pirates fired with automatic weapons, slightly damaging the liner, and tried to put a ladder on board. But he said they were unable to climb aboard.

The commander said his security forces opened fire with pistols and the ANSA news agency said the pistols had been kept in a safe under the joint control of the commander and security chief.

The Spanish warship SPS Marques de Ensenada was meeting up with the liner to escort her through the pirate-infested northern Gulf of Aden, the Maritime Security Center said.

The cruise ship was headed as scheduled to the Jordanian port of Aqaba. The Melody was on a 22-day cruise from Durban, South Africa, to Genoa, Italy.

Pirates have attacked more than 100 ships off the Somali coast over the last year, reaping an estimated $1 million in ransom for each successful hijacking, according to analysts and country experts.

Another Italian-owned vessel remains in the hands of pirates. The Italian-flagged tugboat Buccaneer was seized off Somalia on April 11 with 16 crew members aboard.

26/04/09 (B496) Nouvelles de Somalie … six morts dans une attaque contre le parlement à Mogadiscio (XINHUA – Chine)

Six personnes ont été tuées et quinze autres blessées, y compris des officiers de police, après que des combattants insurgés présumés eurent tiré plusieurs obus de mortiers sur le siège intérimaire du parlement somalien à Mogadiscio, a rapporté samedi la police.

« Selon nos informations, six personnes dont un officier de police sont mortes et quinze autres ont été blessées dont quatre autres officiers de police par les obus », a précisé Yusuf Osman Dhumal, vice-directeur de la police, à l’agence Xinhua.

M. Dhumal a indiqué que huit obus de mortiers ont été tirés par des « éléments contre la paix » sur le centre des transports de la police somalienne que le parlement utilise comme siège intérimaire.

Cependant, il a ajouté que la plupart des obus de mortiers sont tombés à l’extérieur du centre où le parlement tenait session.

Aucun groupe n’a pour l’instant revendiqué cette attaque mais les « Shebab » et Hezbul Islam sont connus pour s’opposer au gouvernement somalien et ont promis de viser les forces, les officiels et les installations du gouvernement.

Cette attaque survient alors que les députés somaliens ont voté en masse en faveur du budget national présenté par le gouvernement. Le gouvernement fédéral de transition de Somalie dépend en grande partie du soutien financier de la communauté internationale, car il possède peu de revenus locaux.

Le leader de l’opposition, Cheikh Hassan Daahir Aweys, de retour jeudi d’exil d’Erythrée, s’est dit opposé à la présence des forces étrangères en Somalie, mais a prudemment accueilli favorablement l’adoption de la loi islamique dans le pays.

Il a ajouté que « la route est encore longue pour l’ établissement d’un Etat islamique » en Somalie.

25/04/09 (B496) Radio-Trottoir : courrier des lecteurs. Le Colonel Mohamed Djama fait du zèle, mais se fait détester par ses hommes… Quand à Guelleh, il est « mort » de trouille …

Comme vous le savait déjà, le comportement du Colonel Mohamed Djama Doualeh, est imprévisible, son humeur change très souvent et très rapidement.

Qui le respecte encore à Djibouti ?

Je ne suis même pas certain que les soldats de la Garde Républiciane le respectent.

Il y a beaucoup de petits groupes au sein de la Garde Républicaine, comme par exemple celui du Commandant Bidid, qui a été mis sur la touche, parce qu’il est « Issa odahgob », ou celui du Capitaine Houssein Hassan. C’est l’homme à tout faire (les sales besognes). Ayant fait des études et issu de la même tribu que celle du Colonel Mohamed Djama, il a plus de pouvoir que le Commandant Bidid.

Les autres comme Mohamed Hassan (Mohamed bidar/chauffeur du Président), les Lieutenants Ismael, Jamal…, n’ont aucun compte à rendre au Colonel Mohamed Djama. Même le Lieutenant Mahamoud (« Chief of Staff » de la Première Dame) appartient à la même famille et il est proche du Colonel Omar Hassan de la Police. Ce dernier commande une unité d’une Vingtaine d’hommes qui lui obéissent aveuglément et qui ne rendent aucun compte au Colonel Mohamed Djama.

Alors pour se rendre intéressant, notre Colonel Mohamed Djama se lance dans la concurrence avec le SDS. Il essaye de recueillir le plus d’informations possible pour faire le « beau » devant son maître, quitte a se fâcher avec les agents du SDS, à provoquer des disputes et au final, à saboter leurs travails respectifs.

Bien sur le Colonel Mohamed Djama fait du zèle et il obtient parfois des succès. Cela inquiète ses collégues des autres coprs, comme les Colonel Abdillahi Abdi (Police), Abdi Bogoré (Gendarmerie) et quelques malheureux commerçants qui se font raqueter copieusement par ses soins : par exemple, les sociétés des Groupes Al gamil, Colas, Media Home, Napoleon… Monsieur le Colonel est en train de se construire une villa et il tient beaucoup à ce que les autres financent les travaux pour lui.

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IOG est un grand « trouillard ». Depuis « l’affaire Borreh », il a mis toutes ses forces en alerte (SDS, Police, Gendarmerie, Armée..).

La situation était déjà tendu sein de l’armée, avec les rivalités entre soldats des différentes tribus. Maintenant c’est pire depuis que « Le Héro National Mr Mahdi » est mort assassiné.

La haine est montée d’un cran chez les Issas. Comme vous le savez, les « Odahgobes/Saad Moussa » sont majoritaires, accompagnés des Fourlaba, l’armée est en super alerte.

Ni IOG ni la Première Dames ne dorment plus sereinement de peur d’être victimes de vengeances ou de représailles de la part certains éléments de l’Armée, de la Population et surtout d’une bruque montée d’adrénaline au sein de la Garde Républicaine.

25/04/09 (B496) Radio-Trottoir. Un lecteur adresse une lettre ouverte que nous publions à sa demande et sous sa responsabilité. Hypothèse d’école : Qu’arriverait-il si trois événnements graves se produisaient simultanément à trois endroits de la ville, alors que la majeure partie des forces armées sont stationnées à Ras Doumera … ?

Mes chers Compatriotes,

Comme nous le savons, notre petit Pays à besoin d’un changement de sang et d’oxygène.

Le système repose sur un seul homme (IOG) qui est le noyau, le centre et le coeur du système.

Il suffirait qu’un groupe se concentre sur lui a 100% pour le déstabiliser, le démystifier, l’éliminer… comme tout le reste ne tient qu’a ce fil, le système risquerait de s’écrouler comme un château de carte.

Imaginons et on peut craindre que cela n’arrive, que ce groupe suscite des évènements à 3 ou 4 endroits différents en même temps.

Tous les corps (Armées, Gendarmerie, Police, Garde Républicaine…) sont tous très dispersés et leur efficacité ne tient aussi qu’à un fil, d’autant qu’il y a de grandes faiblesses dans le commandement et dans la transmission des ordres.

Comme notre très cher Premier Ministre,Son Excellence Mr Dileita l’a dit lors d’une interview dans « Jeune Afrique », « avec la tension qu’il y a à Ras Doumeira avec les Erythréens et le Frud Armés, les trois quart de nos soldats sont là bas, ce qui veut dire que seul un quart est resté à Djibouti.

Avec un IOG aussi peureux, sur le quart restant, en cas de manifestations, émeutes ou autres événements qui pourraient l’inquiéter, cela deviendrait vite la panique.

Comme je vous l’ai expliqué, s’il arrivait quelque chose dans trois endroits différents en même temps, le quart, mal commandé et mal coordonné ne suffirait pas a maîtriser la situation. IOG perdrait le contrôle et se serait sa chute.

Rappelez-vous les évènements au Quartier 6 le 19 mars 2009. IOG suivait, en personne, les opérations pour enfermer les Jeunes du Quartier 6 et tous les leaders.

Tous les agents des SDS étaient déployés dans la ville et surtout au Quartier 6. Devant chaque maison, il y’avait un agent du SDS.

Mais croyez-moi, le jour où un groupe se risquerait à lancer plusieurs actions coordonnées, IOG lancera en ordre dispersé, tous ses effectifs. Je crains qu’il ait peu de chances d’échapper à la vindicte populaire. Il le sait très bien et il a une Peur bleue pour sa vie.

A simple titre d’exemple, imaginez qu’il se produise simultanément, à trois endroits des événements : au Quartier 6, à Balbala, et à Arhiba.

IOG mobiliserait une très grande partie du « quart de ses Soldats encore stationnés à Djibouti », uniquement pour assurer sa protection personnelle. Le reste des effectifs ne suffirait jamais à maîtriser les 3 événements qui auraient lieu en même temps.

Respectueusement,

25/04/09 (B496) LDDH : Extraits des Informations de la CCPI DU 24 04 09



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 25 AVRIL 2009

Extraits des Informations de la CCPI DU 24 04 09

« Nous considérons ce mandat comme un important pas en avant dans la lutte contre l’impunité ». selon Rama Yade

Sans commentaires.

II. REACTIONS SUR LE MANDAT D’ARRET DE LA CPI CONTRE EL-BECHIR

(1) Darfour: « pas de paix sans justice », selon Rama Yade

« La secrétaire d’Etat française aux Droits de l’homme, Rama Yade, en visite en Ethiopie, a estimé samedi qu’il n’y « a pas de paix sans justice », en référence au mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar el-Béchir.

« Il n’y aura pas de paix au Darfour, pas de paix au Soudan sans justice », a déclaré la ministre à l’issue d’une visite de deux jours en Ethiopie.

Selon elle, le mandat d’arrêt de la CPI « va aider les victimes à soutenir la justice. Nous considérons ce mandat comme un important pas en avant dans la lutte contre l’impunité ».

Mme Yade a rencontré lors de sa visite le président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Jean Ping, pour évoquer cette question. […] »

(2) Soudan: Tourabi empêché de venir en France

« Les autorités soudanaises ont interdit au chef de l’opposition, Hassan al Tourabi, de se rendre à Paris pour se faire soigner, a annoncé dimanche son entourage. Tourabi souffre d’une hypertension diagnostiquée durant son récent séjour en prison. Il avait été emprisonné en janvier après avoir conseillé au chef de l’Etat Omar el Béchir de se présenter volontairement devant la Cour pénale internationale. « 

Voir l’article:
1. « Soudan: Tourabi empêché de venir en France » – Le Journal du Dimanche –
19 avril 2009
http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200916/soudan-tourabi-empeche-de-venir-en-france_ 203202.html? popup

Voir également:
2. « Soudan: L’opposant Tourabi interdit de voyager pour des examens » – AFP – 19 avril

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5imOXB3EvMM xuzXkBtCb5jqXsuv6g

(3) L’affaire El-Béchir expliquée à ceux qui ne connaissent pas La Haye

Il faut dire que La Haye en 1907 n’était pas la plus joyeuse des villes. Tous les commerces fermaient exactement à 17 heures, il n’y avait ni bar ni boui-boui ni combat de coqs ni cabaret ni corridas ni lancer de nains ni comédies ni cirque ni lupanar ni chabanais ni cage aux folles – le pays est calviniste.

Le dimanche, la ville mourait en silence, les canaux gelaient, le ciel bas et lourd pesait comme un couvercle, et il ne restait plus qu’à aller se pendre au réverbère le plus proche. […]

Cent ans après, la ville n’a pas changé et c’est ainsi que je m’explique l’affaire El-Béchir. Ocampo, que j’ai rencontré deux ou trois fois lors de cocktails d’ambassades, est un homme pressé, séducteur, ambitieux, curieux de tout. Mais dès qu’il arrive à La Haye, c’est comme si on le plongeait dans un interminable bain tiède, dans une monotonie à braire de désespoir. La seule distraction, à La Haye, consiste à regarder le ciel changer de couleur : du gris sombre au gris perle et vice versa. Ocampo, rendu fou par la ternitude, la mornitude et l’insipiditude des jours qui se suivent et se ressemblent, écume de rage et frappe un grand coup sur son bureau :

– « Quelqu’un ! Je vais me payer quelqu’un, bordel, fût-il président ! Un scandale ! Tout plutôt que cet effroyable ennui ! »

Et c’est pourquoi on a maintenant cette étrange guerre déclarée à un Soudanais par un Argentin qui souffre tout simplement de morfonditude hollandaise.

Une seule solution : transporter Ocampo et les juges loin de La Haye, à Pigalle, à Disneyland ou dans le West-End londonien, n’importe quel endroit où on s’amuse et ou on se distrait. C’est ainsi que la calmitude reviendra dans les relations internationales…

Voir l’article:
1. L’affaire El-Béchir expliquée à ceux qui ne connaissent pas La Haye – par Fouad Laroui (Jeune Afrique) – 8 avril 2009
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2517p098.xml0/-CPI-paix-guerre-Luis-Moreno-Ocampo-L-affaire-El-Bechir-expliquee-a-ceux-qui-ne-connaissent-pas-La-Haye.html

(4) CPI contre El Béchir… Les « pour » et les « contre » dans la presse nigérienne

« […] En observant un silence complice, en laissant faire, les « justiciers » d’aujourd’hui, qui se cachent derrière la CPI, y ont donc pris part. Leur responsabilité ne saurait être éludée dans ce décompte macabre. Dans cette analyse, certains confrères considèrent que la CPI est instrumentalisé e par les grandes puissances occidentales, notamment les Etats-Unis, qui, bien que n’ayant pas signé le protocole d’adhésion à cette Cour, n’en tirent pas moins les dividendes. On peut lire cette interrogation au Niger : « et si la CPI était un tribunal au service de l’impérialisme ? » (occidental s’entend). Les motivations des puissances occidentales ne seraient alors qu’économiques…

Il s’agirait de punir un Soudan qui fait la part trop belle (de ses richesses pétrolières et minières) aux Chinois… Dans ces commentaires, comme pour les appuyer, les journalistes nigériens ne manquent pas de relever les prises de position du président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade… La CPI, c’est la justice du Blanc…

A l’inverse, d’autres confrères apprécient positivement ce mandat d’arrêt qui doit théoriquement mettre fin au sort subi par les populations darfouriennes. Il y a longtemps que les Etats-Unis reprochent au gouvernement soudanais d’être à l’origine de crime de génocide contre les populations civiles au Darfour. Même si elle n’a pas retenu ce chef d’inculpation, la CPI a rendu responsable le président soudanais de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Les charges sont donc lourdes, et prennent en compte les préoccupations exprimées par des organisations de défense des droits de l’Homme : viols, exterminations, tortures, rapts, meurtres.

Mais même lorsque la presse se « frotte les mains » de cette décision du Procureur, elle note que « si ces violations massives des droits de l’Homme ont pu être possibles, dans la durée, cela tient principalement à l’indolence des pays africains et de la communauté internationale. » L’Union africaine est restée incroyablement circonspecte, la Ligue arabe ouvertement favorable au régime dictatorial de El Béchir tandis que la Chine, membre du conseil de sécurité des Nations unies, met sur la balance les énormes profits qu’elle tire en vendant du matériel de guerre au régime soudanais.

Sur le fond, tous les organes de presse du Niger s’accordent pour écrire et dire que « l’impunité qui profite aux régimes totalitaires, comme celui du Soudan, avec la complicité active de la communauté internationale, ne doit plus avoir droit de cité pour que les droits humains soient sauvegardés. C’est un avertissement pour tous les régimes qui violent massivement les droits humains. »

Le leader islamiste qu’on ne saurait accusé de connivence avec l’occident, Hassan El Tourabi, récemment libéré, a réitéré ce pour quoi il a été jeté en prison par son adversaire intime : le général El Béchir est moralement responsable des massacres au Darfour et il doit pour cela répondre de ses actes. »

25/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste … Un navire libéré, mais sans carburant, un autre repris. Stock inchangé ! Des pirates qui vont être jugés au Kenya. Le Japon pourrait envoyer des troupes de soutien à Djibouti. (8 articles en Français)

____________________________ 8 – AFP

Somalie: un cargo céréalier capturé par des pirates dans le Golfe d’Aden

Un cargo céréalier et ses 17 membres d’équipage ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi dans le golfe d’Aden par des pirates, a-t-on appris auprès du responsable de la branche kényane d’un programme d’assistance aux marins, Andrew Mwangura.

« Un cargo céréalier a été capturé cette nuit dans la partie Est du golfe d’Aden. Il semble que les 17 membres d’équipage n’aient pas été blessés », a indiqué à l’AFP M. Mwangura.

M. Mwangura a précisé que le cargo, d’environ 31.000 tonnes, était la propriété d’un armateur allemand ou battait pavillon allemand.

On ignorait samedi midi la nationalité des membres d’équipage.

Par ailleurs, un chimiquier philippin, le Stolt Strength, libéré le 21 avril après avoir été retenu pendant cinq mois par des pirates somaliens, a pu reprendre sa route après avoir été ravitaillé en carburant, a rapporté M. Mwangura.

Le navire était à la dérive jeudi au large de la Somalie, faute de carburant. Il a repris sa route sous escorte militaire et devait gagner Djibouti ou le port kényan de Mombasa (sud-est).

Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques de pirates au large de la Somalie ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61.

Les pirates somaliens, qui naviguent sur les routes commerciales de l’océan Indien et du golfe d’Aden, ont pris en otage une cinquantaine de bateaux en 2008. La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre pour patrouiller la zone.

Leur attention est portée sur les couloirs commerciaux les plus empruntés, mais les pirates ont réussi à déjouer leur surveillance en élargissant notamment leur rayon d’action et en mettant à profit des conditions météorologiques favorables.

____________________________ 7 – JDD

Somalie: Un navire allemand détourné

Des pirates somaliens se sont emparés samedi d’un cargo allemand dans les eaux du Golfe d’Aden, selon le Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est.

Les 17 membres d’équipage du navire, un céréalier de 31 000 tonnes, sont indemnes, a ajouté Andrew Mwangura, directeur de l’organisation basée à Mombasa, au Kenya.

____________________________ 6 – CCTV (Radio Chine)

18 pirates somaliens jugés par un tribunal kenyan

Dix-huit somaliens ont été accusés d’actes de piraterie jeudi par un tribunal kenyan, dans le port de Mombasa. Ils y ont été débarqués par des navires européens.

Sur les dix-huit, onze ont été capturés par la marine française. Les accusés ont plaidé non-coupables devant la cour, auprès de laquelle ils comparaissent pour piraterie. Les autorités françaises ont annoncé que ces prévenus devraient répondre de l’attaque du 14 avril sur le Safmarine Asia battant pavillon libérien. Les onze n’ont pas été libérés sous caution, en dépit de la demande de leurs avocats. Une audition aura lieu ce mois, les onze suspects seront jugés en août.

Rédacteur: Mi Jindie

____________________________ 5 – Marine Marchande avec AFP

Remorqueur italien séquestré en Somalie: Rome envoie un émissaire

Le gouvernement italien a annoncé vendredi l’envoi d’une émissaire spéciale en Somalie afin de « faciliter » les négociations pour la libération de l’équipage du remorqueur italien Buccaneer capturé par des pirates il y a deux semaines.

« Le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini a décidé d’envoyer en Somalie la députée (de droite) Margherita Boniver, récemment nommée +envoyée spéciale pour les urgences humanitaires+, pour faciliter le dénouement positif de l’affaire de l’équipage du Buccaneer », indique le communiqué.

Le remorqueur Buccaneer, avec 16 hommes à bord – 10 Italiens, 5 Roumains et un Croate – a été capturé le 11 avril dans le golfe d’Aden. Le ministère a tenu à préciser qu’aucun ultimatum n’avait été lancé par les pirates, contrairement à certaines informations de presse.

Celles-ci ont relayé vendredi le témoignage de proches de deux des marins séquestrés qui ont affirmé par téléphone à leur famille que l’équipage serait tué dans les 72H si des négociations n’étaient pas entamées. Le remorqueur et son armateur – ainsi que deux autres bateaux capturés par des pirates – ont été accusés par les autorités de la région autoproclamée autonome du Puntland (nord-est de la Somalie) de s’être livrés à des activités illégales dans les eaux somaliennes.

Ces attaques s’inscrivent dans le cadre d’un spectaculaire regain d’activité des pirates somaliens qui ont pris d’assaut plusieurs navires étrangers depuis une semaine au nez et à la barbe des puissances navales mondiales déployées dans la zone.

__________________________________ 4 – JDD

Somalie: L’Otan proroge sa mission anti-piraterie

Carmen Romero, porte-parole de l’Otan a déclaré vendredi soir que l’Alliance prorogeait d’un mois, jusqu’au 20 juin, sa mission anti-piraterie au large de la Somalie et qu’elle annulait des visites dans des ports de Singapour et d’Australie.

Une force d’intervention de quatre navires reprendra ses opérations dans le golfe d’Aden après une brève visite à Karachi, au Pakistan, en raison de l’aggravation de l’impact de la piraterie sur la navigation dans la région

__________________________________ 3 – XINHUA (Chine)

Le Japon enverra des troupes de la GSDF pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie

Le Japon va envoyer des troupes de la Force d’auto-défense de terrain (GSDF) en mai à Djibouti pour aider la patrouille aérienne japonaise qui y sera basée pour une mission anti-piraterie au large de la Somalie, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.

La patrouille aérienne P-3C sera déployée à Djibouti pour soutenir les destroyers de la Force d’auto-défense maritime (MSDF) escortant des navires japonais dans le Golfe d’Aden infesté de pirates.

Les troupes de terrain, composées d’une quarantaine de membres du Régiment central de la GSDF, continuent de garder l’aéroport international de Djibouti, où l’avion de la MSDF sera basé pour la mission contre la piraterie.

__________________________________ 2 – AFP

Un chimiquier philippin libéré, à la dérive au large de la Somalie

Un chimiquier philippin, libéré le 21 avril, après avoir été retenu pendant cinq mois par des pirates somaliens, est à la dérive, faute de carburant, au large de la Somalie a indiqué son capitaine.

Les 23 membres d’équipage, tous Philippins, traumatisés après cette longue captivité, sont sans protection et craignent un nouvel assaut de pirates, selon le capitaine du Stolt Strength de la compagnie Sagana Shipping, joint par l’AFP depuis Copenhague.

« Nous avons appelé les bâtiments de la flotte internationale, mais ils n’ont pas pu nous aider pour le fuel », a déclaré le capitaine Abelardo Pacheco joint par téléphone satellitaire.

« Un bateau de guerre allemand nous a apporté des vivres, et un autre bâtiment américain va nous ravitailler aussi demain matin (vendredi) en eau et aliments », a-t-il ajouté.

Mais le chimiquier « doit attendre un tanker de Mombasa », au Kenya, pour « le ravitailler en carburant » et lui permettre de reprendre sa route vers le port indien de Kandla, a-t-il souligné.

En attendant, « nous avons besoin d’aide, de protection, d’escorte militaire », a-t-il dit, craignant d’être une nouvelle fois la proie des pirates.

L’AFP à Copenhague a été alertée sur ce bateau par le directeur de la compagnie maritime danoise Clipper, Per Gullestrup, dont un des bateaux, le CEC Future, avait aussi été retenu pendant 68 jours en 2008 par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden.

M. Gullestrup s’est déclaré « indigné » par cette situation: « Nous ne savons pas pourquoi on ne leur apporte pas la protection nécessaire. Et c’est pourquoi, nous protestons en tant que compagnie maritime, déjà victime des pirates, pour qu’on ne subisse pas un jour le même sort ».

__________________________________ 1 – CAWA.fr

Atalante : le Nivôse remet des pirates aux autorités kenyanes

Le 22 avril 2009, la frégate de surveillance Nivôse a remis 11 pirates aux autorités kenyanes à Mombasa.

Le 15 avril, le bâtiment, participant à l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante, avait déjoué leur attaque contre le bâtiment de commerce Safmarine Asia (pavillon du Libéria) et avait mené l’interception à environ 500 nautiques (900 kilomètres) à l’est de Mombasa.

La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’une frégate pendant toute la durée de l’opération et la participation ponctuelle d’un avion de patrouille maritime, Atlantique 2 , basé à Djibouti.

25/04/09 (B496) Nouvelles de Somalie … Attaque au mortier contre le parlement somalien. Un leader islamiste extrêmiste, récemment revenu à Mogadiscio après deux années en Erythrée, se prononce en faveur d’un départ des forces de l’UA, tandis que le nouveau Président se rend à la conférence de l’U.E. à Bruxellespour convaincre de son nouveau plan. ( 6 articles en Français)

________________________________ 6 – Le Monde

L’incertaine riposte contre le fléau de la piraterie maritime, par Laurent Zecchini

La piraterie maritime est aussi ancienne que la navigation. Des Antilles à la mer des Caraïbes, de l’océan Indien à l’Atlantique, en Méditerranée comme en mer de Chine, le phénomène s’est manifesté avec un même mode opératoire, du XVIe au XVIIIe siècle : les pirates utilisaient de petites embarcations rapides pour s’attaquer à de lourds navires marchands. C’est la mobilisation des marines des grandes puissances qui est venue à bout de la piraterie, à la fin du XVIIIe siècle.

Du moins le croyait-on. Celle-ci a subsisté de façon endémique, mais nul n’avait anticipé la recrudescence spectaculaire à laquelle on assiste dans les parages du golfe d’Aden, au large des côtes somaliennes et dans l’océan Indien. De 2003 à 2008, 1 845 actes de piraterie ont été recensés, soit une moyenne d’environ 330 cas chaque année. Sur ce total, 37 % des attaques se sont produites dans la région de la Corne de l’Afrique, indique l’expert de la Rand Corporation, Peter Chalk.

Trois forces navales sont aujourd’hui à la manoeuvre dans cette zone : l’une de l’Union européenne (l' »opération Atalante ») ; une autre de l’Alliance atlantique ; enfin, la « Task force 151 » menée par l’US Navy. Les actions menées récemment par des commandos français et américains indiquent que les puissances occidentales, lorsqu’elles montrent les dents, peuvent obtenir des résultats, ponctuellement.

Mais la vérité est que dans une zone de près de 2 millions de kilomètres carrés, cette armada ne peut donner, peu ou prou, que des coups d’épée dans l’eau. Elle intervient en outre dans un flou juridique : selon la nationalité du bateau qui les capture, les pirates sont incarcérés en Europe, en Amérique ou au Kenya, ou tout simplement relâchés.

Cette approche empirique perdurera tant que l’on s’attaquera aux manifestations du fléau et non à ses racines, qui sont d’abord économiques. Il faut rendre justice aux pirates : les bateaux de pêche venus d’Europe et d’Asie du Sud-Est ont longtemps pillé les eaux somaliennes. Dans ce pays en proie à l’anarchie depuis plus de dix-huit ans, aucun gouvernement n’a été en mesure de faire respecter son autorité au large des côtes.

A l’origine, des groupes de pêcheurs, soutenus par de puissants clans locaux, ont entrepris de « taxer » les bateaux étrangers, pour compenser un manque à gagner, estimé à plus de 300 millions de dollars par an. Localement, l’image des pirates est davantage celle de redresseurs de torts. L’appât du gain a fait le reste, d’autant que la « ressource » semble inépuisable : 20 % du commerce mondial, transporté par quelque 25 000 navires marchands, transite par cette zone.

Ce sont autant de proies potentielles, lentes et sans défense : sous l’effet des progrès de la technologie et de la rentabilité, les effectifs des équipages ont été réduits à la portion congrue, offrant peu de résistance. Un véritable business de la piraterie s’est donc développé, qui n’épargne pas les cargos du Programme alimentaire mondial (PAM), censés apporter une aide humanitaire à plus de 3 millions de Somaliens…

La corruption généralisée qui sévit au sein du gouvernement fédéral de transition de Mogadiscio, et plus encore dans la région semi-autonome du Puntland, est gage de complicités et d’impunité. Avec des rançons qui peuvent atteindre 3 millions de dollars par bateau, 1 000 à 2 000 pirates font vivre une poignée de chefs de clans, et les quelques dizaines de milliers d’habitants qui profitent de l’économie locale de la piraterie.

Le gouvernement de Mogadiscio a saisi l’occasion, demandant que la communauté internationale finance une flotte somalienne, et renforce son aide économique, seul moyen, assure-t-il, de dissuader les jeunes Somaliens de répondre à l’appel de la « flibuste »… Pour opportuniste que soit ce plaidoyer, il énonce une vérité : le phénomène de la piraterie ne sera pas réglé par la seule approche navale.

En annonçant que les Etats-Unis vont prendre la tête de la lutte contre la piraterie, le président Barack Obama pêche peut-être par excès d’optimisme. Les Américains n’ont pas oublié leur cuisante expérience somalienne d’octobre 1993, lorsque 18 de leurs soldats avaient été tués à Mogadiscio, sur ordre de chefs de guerre sans doute peu différents de ceux qui arment les pirates d’aujourd’hui.

Reconstruire un Etat de droit en Somalie est sans doute la bonne approche, mais sûrement pas de l’extérieur, a fortiori sous la bannière des Etats-Unis. De concert avec l’Union africaine, l’UE peut jouer un rôle stabilisateur, si son effort en faveur du développement de la Somalie est de longue haleine, de même que celui des marines de guerre occidentales qui croisent dans l’océan Indien.

Reste que la communauté internationale se sent humiliée par une poignée de pirates. Et que la tentation est grande d’armer les équipages. C’est une pente dangereuse, susceptible d’inciter les pirates à ne plus faire de quartier avec les otages. Le défi que pose la piraterie est de ceux qui demandent du temps, et de l’argent, pour être relevé. « Aussi longtemps qu’existe cet immense nombre de gens pauvres et que les risques demeurent faibles, il est à mon avis impossible de maîtriser (la piraterie) » : ce constat est dressé par Robert Gates, secrétaire américain à la défense.

Laurent Zecchini

________________________________ 5 – Nouvel Obs avec AP

Somalie: le Parlement visé par une attaque au mortier à Mogadiscio

Une attaque au mortier a visé samedi le siège du Parlement somalien à Mogadiscio, manquant le bâtiment mais touchant un quartier d’habitations voisin, selon le chef de la police de la capitale somalienne. Un témoin a rapporté avoir vu cinq civils tués, dont trois enfants, et au moins 14 autres blessés.

Une séance sur le budget avait lieu au Parlement quand le bâtiment a été visé aux environs de midi (09h GMT), selon le chef de la police de Mogadiscio Abdi Hassan Awale. « Les obus de mortier ont été tirés en direction du siège du Parlement, mais aucun ne l’a touché », a-t-il dit. « Ils ont frappé une zone résidentielle à proximité ».

Un habitant, Abdirahman Hassan, a décrit une « pluie d’obus qui a commencé à s’abattre sur notre village ». « L’un d’eux a touché une maison, tuant trois enfants d’une même famille », a-t-il rapporté. « A un autre endroit, deux personnes ont été tuées par les obus ». Il a dit avoir compté également 14 blessés.

Jusqu’en janvier dernier, le Parlement somalien était basé à Baidoa, dans le sud-ouest du pays. Les parlementaires ont été contraints de regagner la capitale après la prise de la ville, le 26 janvier dernier, par les forces d’Al-Shabab, un groupe islamiste extrémiste.

________________________________ 4 – L’Express avec Reuters

Les 2 membres de MSF otages en Somalie sont en bonne santé

Les deux expatriés de l’ONG Médecins sans frontières enlevés le week-end dernier en Somalie déclarent être en bonne santé. Leurs ravisseurs ont relevé leurs exigences, réclamant désormais une rançon de 4 millions de dollars.

Les deux otages, un médecin belge et un infirmier néerlandais dont MSF a demandé que leur identité ne soit pas rendue publique, ont été capturés dimanche alors qu’ils étaient en mission dans la région de Bakol.

« Nous aimons nos pays, nos familles et nos amis et nous espérons les retrouver bientôt. Nous les exhortons à trouver une solution à notre situation difficile », a dit à Reuters le captif néerlandais lors d’un bref échange téléphonique.

Son collègue belge a précisé: « Nous sommes dans des conditions difficiles mais cela va pour le moment. Je peux simplement dire qu’ils nous traitent bien. »

Les attaques visant les organisations caritatives en Somalie, où les enlèvements contre rançon sont une pratique courante, ont contraint nombre d’ONG à réduire leurs opérations dans ce pays sans pouvoir central.

Les ravisseurs des deux otages de MSF, qui réclamaient initialement un million de dollars en échange de leur libération, exigent désormais quatre millions.

________________________________ 3 – L’Express avec Reuters


L’opposition somalienne réclame le départ de la mission de l’UA

Le cheikh Hassan Dahir Aweys, chef de file de l’opposition radicale somalienne, exclut de négocier avec le gouvernement de transition avant le départ de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Militaires burundais de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Le cheikh Hassan Dahir Aweys, chef de file de l’opposition radicale somalienne, exclut de négocier avec le gouvernement de transition avant le départ de cette mission. (Reuters/Feisal Omar)

« Attendons que l’Amisom s’en aille et, ensuite, nous pourrons discuter avec les responsables gouvernementaux, nos amis qui font erreur », a-t-il déclaré, s’adressant à plusieurs centaines de ses partisans à Mogadiscio.

« L’Amisom n’est pas une mission de maintien de la paix (…), ce sont des fléaux pour la Somalie. Aucun accord de paix n’a encore été conclu en Somalie. Il faut donc être patient. Il nous reste peu de temps pour lutter et atteindre nos objectifs islamiques », a ajouté Aweys.

L’Amisom, qui compte 4.300 hommes déployés dans la capitale, y est quotidiennement prise pour cible et les observateurs s’attendent à une multiplication des agressions dont les « casques verts » sont victimes.

Chassé lors de l’offensive des troupes éthiopiennes, fin 2006, Aweys, chef de file de l’Alliance pour la relibération de la Somalie, a regagné son pays jeudi. Avant l’intervention décisive d’Addis-Abeba, il partageait avec le cheikh Sharif Ahmed, actuel chef de l’Etat, la tête des Tribunaux islamiques qui s’étaient emparés de Mogadiscio et du sud de la Somalie.


________________________________ 2 – IRIN (Nations Unies)

SOMALIE: Les populations touchées par la sécheresse affluent vers les villes

De plus en plus de personnes déplacées, touchées par la sécheresse, affluent vers les villes de Galgadud, dans le centre de la Somalie, en quête de vivres, malgré le début de la saison des pluies « Gu » (avril-juin), selon les autorités locales.

« Quelque 550 familles [3 300 personnes] sont arrivées à Abudwaq en provenance des régions rurales après avoir perdu leur bétail », a indiqué Abdirizak Abdullahi Warsame, médecin chez Hadia Medical Swiss-Somalia, une organisation non-gouvernementale (ONG) qui opère dans la ville d’Abudwaq, avec le soutien des Somaliens de la diaspora et du gouvernement suisse.

Selon le docteur Warsame, seul médecin de la ville, ce sont des pluies « peu abondantes et éparses » qui ont incité les populations à migrer.

Son organisme prodigue des soins médicaux et fournit de l’eau aux populations des camps, mais cela ne suffit pas, a-t-il expliqué ; les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) ont besoin de vivres, d’un moyen d’hébergement et d’eau en plus grandes quantités.

« Nous observons une recrudescence de la malnutrition chez les PDIP », a indiqué le docteur Warsame.

L’organisme a adressé des courriers à plusieurs organisations humanitaires, mais n’a reçu aucune aide à ce jour.

Dans un rapport publié le 15 avril, l’Unité d’analyse de la sécurité alimentaire-Somalie de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO/FSAU) a averti qu’en termes de sécurité alimentaire et de nutrition, la situation des populations touchées par la sécheresse dans le centre du pays continuait de s’aggraver, conséquence d’une saison sèche (Jilaal, de janvier à avril) exceptionnellement longue et difficile.

Selon Ali Sheikh Mahamud, préfet de Guri-Eil, plusieurs milliers de PDIP touchés par la sécheresse se sont installés dans des camps, dans la ville de Guri-Eil.

« Nous avons 11 camps en ville, qui sont habités par des PDIP, et près de 70 pour cent d’entre eux sont touchés par la sécheresse », a-t-il déclaré, ajoutant que la région comptait actuellement 10 000 familles (60 000 personnes) de PDIP, selon les estimations.

« Ceux qui viennent de Mogadiscio ont commencé à y retourner, mais ceux-là [les PDIP touchés par la sécheresse] ne sont pas près de partir », a expliqué M. Mahamud.

Plus de moyens de subsistance

« Le problème avec ces PDIP, contrairement aux PDIP habituels, c’est qu’ils n’ont nulle part où retourner. Ils ont perdu leurs moyens de subsistance », a expliqué Halima Ismail, coordinatrice des activités de l’IIDA, une ONG locale, et représentante du CISP, une ONG italienne, à Galgadud.

En effet, selon Mme Ismail, l’économie de la région repose essentiellement sur le bétail, et « la perte du bétail des nomades touche l’économie de la région dans son ensemble ».

Mme Ismail recommande d’adopter une nouvelle approche pour résoudre ce problème. Parmi les principaux choix possibles, elle suggère de lancer un programme de renouvellement du bétail ou de former les populations pour les aider à acquérir des compétences et à gagner leur vie.

Mais un des principaux problèmes de Galgadud, d’après un travailleur humanitaire de la région, qui a requis l’anonymat, réside dans « l’absence d’autorités locales efficaces, avec lesquelles les organisations humanitaires pourraient s’associer ».

Selon M. Mahamud, toutefois, la situation de sécurité dans la région s’est améliorée et les organisations humanitaires prêtes à y travailler « y trouveront un environnement très réceptif ».

Dispersées, les personnes touchées par la sécheresse se trouvent pour la plupart dans les villes de Guri-Eil, Abudwaq, Adado, Balanbale et Dusamareb, le chef-lieu de la région, a expliqué le travailleur humanitaire.

Appel lancé par les organisations humanitaires américaines

Parallèlement, six organisations humanitaires américaines qui opèrent en Somalie ont appelé le président des Etats-Unis Barack Obama à intervenir face à cette crise humanitaire.

A l’heure où l’attention mondiale est tournée vers les derniers actes de piraterie perpétrés au large du littoral somalien, « le pays reste en proie à une crise humanitaire grave », et trois millions de personnes ont besoin d’aide, d’urgence, ont déclaré les organismes (l’American Friends Service Committee, l’International Rescue Committee, le Mercy Corps, Oxfam America, Refugees International et World Concern) dans un communiqué publié le 20 avril.

« La crise humanitaire exige une aide massive de la part de la communauté internationale, et en particulier des Etats-Unis », ont-ils également déclaré.

Selon ces organismes, seuls 251 millions de dollars ont été récoltés, malgré l’appel de fonds consolidé, lancé pour 2009 à hauteur de 918 millions de dollars.

Le peu de réponses reçues à la suite de l’appel pourrait contraindre les organisations humanitaires à réduire les programmes essentiels qu’elles mènent dans certaines régions du pays. « Le président Obama doit travailler avec les alliés des Etats-Unis pour assurer que le peuple somalien reçoive des vivres et de l’eau, et qu’il dispose de moyens d’hébergement, pour pouvoir survivre », ont déclaré les organismes.

Dans un autre communiqué, publié à l’approche de la conférence des bailleurs de fonds sur la Somalie, qui se tiendra à Bruxelles, le 23 avril, l’IRC a déclaré que les actes de piraterie ne devaient pas détourner l’attention internationale de la crise humanitaire.

« L’épidémie de piraterie n’est qu’un symptôme parmi tant d’autres des conditions humanitaires épouvantables et de l’instabilité chronique qui prévalent en Somalie », a estimé Bruce Hickling, qui supervise les programmes humanitaires de l’IRC en Somalie.

________________________________ 1 – L’Express

La Somalie veut changer de cap

Par Olivier Tesquet,

Le président somalien Cheikh Charif Ahmed s’est rendu à Bruxelles jeudi, dans le cadre de la conférence internationale des donateurs.

Au terme d’une conférence de donateurs qui se tenait à Bruxelles jeudi, la communauté internationale a décidé de lever 213 millions de dollars pour aider la Somalie à se reconstruire. En aidant le pays sclérosé, les pays occidentaux espèrent enrayer les actes de piraterie au large de la Corne de l’Afrique.

La Somalie « a la meilleure opportunité depuis une génération de mettre fin à ses souffrances et d’aller vers un avenir meilleur », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dès l’ouverture de la conférence. Pour les 43 pays conviés, l’enjeu était à la fois simple et primordial: desserrer les cordons de la bourse pour aider le gouvernement à réaffirmer sa souveraineté. Au total, 213 millions de dollars ont été dégagés, pour la seule année 2009. Les fonds iront notamment à la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) et les forces de sécurité locales. Par ailleurs, de nombreux soutiens logistiques, tentes et véhicules blindés notamment, ont été promis.

Depuis la chute du dictateur Siad Barre en 1991, le pays se fissure sous les coups de boutoir des islamistes radicaux, et les structures étatiques sont gangrénées par des luttes claniques entre seigneurs de guerre. Elles ont d’ailleurs fini par exploser, divisant le pays en trois entités autonomes. En 2009, la Somalie ressemble donc à une voyoucratie offshore, où la piraterie devient l’eldorado d’une population livrée à elle-même.

Aux yeux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la situation humanitaire y est l’une des pires au monde. Pire encore, pour Médecins sans Frontières, les Somaliens ont essuyé en 2008 une vague de violence sans commune mesure depuis 10 ans.

Panser à terre les plaies de la mer

Partie émergée de l’iceberg, la menace pirate ne figurait pas à l’agenda de la conférence. Une décision qu’a justifié le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à quelques heures de l’ouverture des discussions. « Si nous ne traitons pas les causes profondes, le délabrement de l’Etat et la pauvreté, nous échouerons », a-t-il insisté. Dans une tribune du Figaro de mercredi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, appuie cette politique en affirmant que « [la France] ne peut pas se contenter d’une action navale ». L’Union européenne, appréhendant les actes de piraterie pour ce qu’ils sont – un symptôme -, semble avoir compris que le salut de la Somalie se trouve sur la terre ferme.

Surtout, malgré la mise en place de l’opération navale « Atalante », destinée à protéger les navires dans le golfe d’Aden, les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009. Selon le Bureau maritime international, elles sont passées de 6 à 61 par rapport à la même période de 2008. Face à ce problème endémique et structurel, la Somalie a réaffirmé sa volonté de lutter elle-même contre les pirates, en formant notamment 2000 policiers de plus (elle en compte aujourd’hui 3000).

La menace islamiste

« Le rétablissement de la sécurité et de la paix en Somalie est la base de toute solution au problème (de la piraterie) et nous attendons l’assistance de la communauté internationale pour renforcer les gardes côtes pour pouvoir faire face aux pirates », a déclaré de son côté le président somalien Cheikh Charif Ahmed, un islamiste modéré qui tente de rassembler un consensus autour de lui. Nous appelons à la communauté internationale à ne pas se contenter de solution partielle. Ceux qui commettent ces délits partent de la terre ferme et nous devons commencer à combattre à cet endroit-là ».

Ironie du sort, cette annonce intervient le jour où Cheikh Hassan Dahir Aweys, l’ancien numéro un des tribunaux islamistes, pose de nouveau le pied sur le sol somalien. Partisan d’une ligne dure, il est soupçonné de liens avec Al-Qaeda par les Etats-Unis. Il pourrait surtout être une menace supplémentaire pour le fragile pouvoir en place.