Articles

29/04/09 (B496) LDDH : Compte-rendu du dialogue ouvert sur le rapport conjoint U.E. – République de Djibouti du 29 avril 2009.



Le Président

COMPTE RENDU DU DIALOGUE OUVERT
SUR LE RAPPORT CONJOINT
UE-REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
DU 29 AVRIL 2009.

Suite à l’invitation du Représentant de l’Union Européenne M. Joachim GONZALEZ et du coprésident le Directeur du Financement Extérieur M. Alimis MOHAMED ABDILLAHI, le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ainsi que le Secrétaire Général de l’Union des Travailleurs Djiboutiens (UTD) M. Mohamed ADAN ABDOU ont participé activement à la défense des Droits fondamentaux, tout en apportant des propositions concrètes aux consultations sur le Rapport conjoint de 2008 UE-DJIBOUTI.

Les discussions ont été franches et directes avec un respect mutuel mais surtout avec une honnêteté intellectuelle exemplaire tant exprimées par les deux coprésidents, par le Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale de la République de Djibouti M. OMAR SIYAD, ainsi que par les nombreux intervenants de la Société Civile.

Les Défenseurs des Droits de l’Homme et des Droits Economiques et Sociaux saluent ce début de concertation par consultation et attendent patiemment des résultats concrets pour mettre fin à l’Impunité.

Des remarques et des propositions concrètes seront rapidement transmises par écrit et directement aux deux coprésidents de ce premier dialogue positif et encourageant pour l’avenir du développement national dans le strict intérêt des populations Djiboutiennes et des contribuables Européens.

L’UE ne manquera de diffuser prochainement son rapport –actualisé – sur son Web

NOEL ABDI Jean-Paul

29/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste …. Après les Français et les Espagnols hier, les Russes arrêtent 29 pirates aujourd’hui. Après l’annonce de la participation de la Finlande, la Belgique va envoyer une frégate. Toutes les marines du monde vont se retrouver dans le Golfe d’Aden … ( 3 articles en Français)

________________________ 3 – Le Vif (Belgique)

Piraterie: le "Louise Marie" part en août pour la Somalie

La frégate "Louise Marie" de la Marine belge quittera Zeebrugge le 17 août prochain pour participer pendant 4,5 mois à l’opération "Atalanta" de l’Union européenne de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

Un officier belge se trouve d’autre part actuellement à bord du navire-amiral de l’opération antipiraterie "Allied Provider" menée par l’OTAN dans la même zone, a indiqué le ministre de la Défense, Pieter De Crem en commission de la défense de la Chambre.

La Belgique s’était engagée dès l’an dernier à participer à "Eunavfor Atalanta" de l’UE, lancée le 8 décembre 2008. Mais les dates précises de la mission n’étaient pas encore connues et son envoi doit encore être formellement confirmé par le Conseil des ministres.

Selon M. De Crem, le "Louise Marie" quittera Zeebrugge le 17 août, afin d’être sur zone le 1er septembre. Sa mission durera jusqu’au 16 décembre, avec un retour à Zeebrugge prévu le 23 de ce mois.


________________________ 2 – XINHUA (Chine)

Le navire libanais libéré par les pirates somaliens arrive à Mombasa

Le navire libanais, le MV Sea Horse, détenu par des pirates somaliens armés depuis plus d’un mois s’est mis à quai mardi au port kényan de Mombasa.

Bernard Odemba, capitaine de la direction portuaire kényane, qui a conduit le MV Sea Horse dans le port, a déclaré que les pirates ont utilisé la force pour intimider l’équipage composé de 20 hommes.

« On peut voir des traces de balles sur les murs et des fenêtres ont été détruites.

Les pirates ont volé 20 000 dollars américains en liquide aux membres d’équipage et ont pris tous leurs vêtements », a-t-il informé aux journalistes à Mombasa.

M. Odemba a déclaré que le capitaine lui avait dit que le propriétaire du navire a versé une rançon de 200 000 dollars pour la libération du navire qui se dirigeait vers Mombasa pour charger des aides humanitaires destinées à la Somalie au moment du détournement, qui s’est produit à environ 480 km au large des côtes kényanes.

Le Sea Horse, qui a été attaqué par des pirates au large de la Corne d’Afrique le 14 avril, est un cargo libanais portant une bannière togolaise. Les pirates ont attaqué le navire « à bord de trois ou quatre skiffs ».

Le navire a été retenu pendant plus d’un mois, au cours duquel les membres d’équipage, arabes et indiens, ont été dépouillés de tous leurs biens, a précisé M. Odemba.

Il y a environ deux semaines, les snipers de la marine américaine ont tué trois pirates pour libérer le capitaine d’un navire américain qui était retenu en otage depuis cinq jours, suite à quoi, les pirates avaient promis de se venger.

« Le capitaine du navire a déclaré que les pirates sont devenus plus violents et volaient tout », a indiqué M. Odemba.

Les pirates somaliens ont détourné ces douze derniers mois de nombreux navires et collecté des millions de dollars de rançon.

L’insécurité dans les eaux somaliennes ont fait augmenté les assurances et ont entraîné la flambée des coûts du fret.

Les compagnies de transport maritime ont remis l’année dernière environ 80 millions de dollars de rançon aux pirates somaliens.

________________________ 1 – Ouest-France

Somalie: la marine russe annonce avoir capturé un bateau avec 29 pirates

Un destroyer russe a capturé, ce mardi, un bateau avec 29 pirates somaliens à son bord au large de la Somalie, a annoncé le ministère russe de la Défense.

"Sept Kalachnikov, des pistolets de différentes marques, de l’équipement de navigation, y compris par satellite et un grand nombre de douilles tirées ont été découverts à bord du bateau", selon la même source.

29/04/09 (B496) Libération : Le Quai d’Orsay réorganise sa coopération de défense

Le ministère des affaires étrangères réorganise la coopération internationale en matière de défense, en y incluant désormais les questions de sécurité intérieure. Depuis le 16 mars dernier, l’ancienne Direction de la coopération militaire de défense (DCMD) est devenue la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD).

Elle est traditionnellement dirigée par un général, détaché au Quai d’Orsay, actuellement le général Emmanuel Beth. A ses activités traditionnelles de coopération militaire, relevant essentiellement de la formation, la DCSD ajoute désormais un champ d’action dans le domaine de la police et de la sécurité civile, des compétences relevant du ministère de l’Intérieur.

La DCSD reste très tournée vers l’Afrique subsaharienne, une zone qui représente plus de 75% de ses activités. Parmi ces réalisations, on compte l’Ecole de maintien de la paix à Bamako (Mali), qui forment les militaires africains dans un cadre très multinational, ainsi que le Centre de déminage au Bénin. La DCSD finance 3000 stages de longue durée par an, dont la moitié se déroule en France. Au total, près de 40.000 personnes seraient peu ou prou concernées par son action. Son budget d’élève à 88 millions d’euros.

Les affaires étrangères s’occupent de "coopération structurelle" et non "opérationnelle" ; il s’agit d’aider les pays demandeurs à se doter de systèmes de sécurité plus performant. A cet égard, le Togo et le Bénin font figure de réussites, affirme-t-on au Quai, puisque les forces armées de ces pays ont joué un rôle stabilisateur lors des processus électoraux troublés, "Les armées africaines sont désormais orientées vers des missions de maintien de la paix, plus que de sécurité intérieure" se réjouit-on au Quai.

En revanche, la Centrafrique apparait comme un échec dans ce domaine.

La DCSD cherche à élargir son action au-delà des anciennes colonies françaises. Elle finance par exemple des cours de français pour les cadets de l’armée éthiopienne et souhaite créer un centre de formation navale en Guinée équatoriale pour lutter contre la piraterie.

Un projet comparable existe dans la Corne de l’Afrique, avec un centre de formation à Djibouti et de coordination au Yemen.

29/04/09 (B496) Nouvelles de Somalie …. (3 articles en Français et en Anglais)

_________________________________ 3 – Le Monde

Madrid et Paris pour une conférence internationale sur la Somalie

L’Espagne et la France vont proposer la tenue d’une conférence internationale sur la Somalie.

L’annonce en a été faite, mardi 28 avril, par le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, à l’issue d’une séance de travail avec le président français Nicolas Sarkozy dans le cadre d’un sommet bilatéral. L’objectif est d’"apporter une réponse large, pas seulement de sécurité face à la piraterie, mais une réponse globale, politique, pour l’avenir de ce pays", a précisé M. Zapatero.

Les deux dirigeants n’ont pas donné de détails sur la forme que pourrait prendre cette initiative. La France et l’Espagne ont été à l’origine de l’opération aéronavale européenne Atalante, lancée en décembre 2008, contre les actes de piraterie au large des côtes somaliennes, dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

Jean-Jacques Bozonnet

_________________________________ 2 – IRIN (ONU) (En Anglais)

SOMALIA: Des milliers de candidats à l’émigration se rassemblent au Puntland. // Potential migrants gather in Puntland

Thousands of Somalis and Ethiopians have gathered in Bosasso, commercial capital of the self-declared autonomous region of Puntland, with the aim of attempting the perilous journey across the Gulf of Aden to Yemen, officials told IRIN.

Mohamed Ahmed Ugas, a local government regional coordinator, said Puntland authorities had been sending many migrants back to their homes "but they keep coming back; for now we are not sending them back.

"Our estimate is that there are between 2,000 and 4,000 migrants currently in and around Bosasso," said Ugas, adding that up to four boats, carrying about 100 people each, were leaving Bosasso every week for Yemen.

He said the new Puntland administration – which came into power following elections in January 2009, wanted to stem the flow of migrants "but without the help of the international community it won’t be able to do it".

Puntland alone does not have the capacity to control the smuggling, Ugas said. "We have a very long coast and we don’t have the means to patrol it."

Mohamed Mahamud Welcome, editor of Bosasso-based Daljir Radio, told IRIN more women were leaving. "In the past, fewer than 10-20 percent of the migrants were women; now they form almost half, especially the Ethiopians," he said.

Smugglers were reportedly charging each migrant US$100 for the trip to Yemen, said Welcome, who visited one of the beach ports used by the smugglers.

Sometimes the smugglers did not even take them anywhere near Yemen. "They [smugglers] take these poor people on the boat, wander around the Somali coast for a night and dump them near a Somali town telling them it is Yemen," said Welcome, adding, "They are incredibly cruel."

He said: "When you talk to the migrants they seem aware of the dangers but are still willing to risk it all. These are desperate people who won’t listen to any advice not to undertake the journey. Unfortunately they will keep on doing it."

The UN Refugee Agency (UNHCR) said the number of those who crossed to Yemen in 2008 was 50,000, of whom "more than 1,000 people died during the journey".

Roberta Russo, an associate public information officer for UNHCR Somalia, told IRIN on 29 April: "In the first quarter of 2009 [alone], almost 18,000 people crossed into Yemen, a notable increase compared with 2008 when, at a similar date, some 12,800 engaged in the journey."

Russo said the agency, with the International Organization for Migration (IOM), was leading a taskforce of humanitarian agencies that is developing policies and coordinating responses to protect migrants and asylum seekers who could potentially be smuggled.

She said: "All the activities implemented try either to prevent smuggling or to respond to urgent needs of its victims."

_________________________________ 1 – RSF

Naissance d’une source d’information neutre : l’agence de presse somalienne indépendante (* note de l’ARDHD)

L’Agence de presse somalienne indépendante (Somali Independent News Agency, SOMINA), source d’information neutre sur l’actualité de l’un des pays les plus troublés d’Afrique, a été inaugurée, le 29 avril 2009 à Djibouti, par Omar Faruk Osman Nur, secrétaire général de l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), et Robert Ménard, directeur de Centre de Doha pour la liberté d’information.

Au cours d’une cérémonie qui s’est tenue dans les locaux de l’agence, dans le centre-ville de Djibouti-Ville, les bureaux de la SOMINA et le site Internet de ce nouveau média indépendant ont été présentés à la presse.

« Nous voulons tout d’abord saluer l’opiniâtreté des journalistes somaliens et de la NUSOJ, qui se mobilisent depuis plusieurs mois pour réussir le pari d’établir une source d’information réellement indépendante. Nous sommes heureux d’apporter notre concours, aux côtés de Reporters sans frontières, à une initative qui permet à la presse somalienne et internationale de disposer enfin d’une agence de presse crédible. Tous ceux qui ont rendu possible ce projet original, et en particulier les autorités djiboutiennes, peuvent être fiers d’avoir permis son existence », a déclaré Robert Ménard, dont le centre finance la première année de fonctionnement de l’agence.

« L’établissement d’une agence de presse indépendante, animée par des journalistes somaliens, est une aventure historique. Nous sommes fiers de voir nos confrères forcés de quitter le pays retourner au travail, en liaison avec leurs collègues sur le terrain.

Sans le soutien de la République de Djibouti et l’implication forte du Centre de Doha pour la liberté d’information et de Reporters sans frontières, ce nouveau média n’aurait pas existé », a pour sa part déclaré Omar Faruk Osman Nur, dont le syndicat a supervisé l’installation de la SOMINA dans un immeuble moderne de Djibouti.

Cette petite structure, employant trois journalistes permanents à la rédaction centrale de Djibouti, un correspondant permanent à Mogadiscio et sept pigistes dans les principales villes somaliennes, est placée sous le parrainage de la NUSOJ et de l’organisation internationale de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières, qui sont à l’origine de sa création.

La SOMINA couvre en temps réel l’actualité quotidienne dans l’ensemble du territoire somalien, dont le Somaliland, en publiant gratuitement des dépêches en somali et en anglais sur son site internet http://www.sominaonline.com et par courrier électronique sur simple demande (info@sominaonline.com).

Depuis plusieurs années, la Somalie est le pays le plus meurtrier d’Afrique pour les journalistes. Les insurgés islamistes du groupe armé Al-Shabaab ont fait assassiner plusieurs figures de la presse, notamment des directeurs de stations de radio. Des dizaines de journalistes somaliens ont été contraints de fuir le pays, après avoir été menacés ou avoir été victimes d’attaques.

(*) Note de l’ARDHD :
Espérons, comme le proclame RSF, que cette petite structure pourra garder son indépendance, en dépit du fait que ses bureaux sont installés à Djibouti. Nous on craint que Guelleh, qui a toujours envie de controller la crise somalienne et parfois d’y envenimer les choses, ne fassent pression sur les journalistes. L’avenir le dira !

28/04/09 (B496) Le coin de l’humour. Une histoire drôle envoyée par une lecteur. (Nous n’avons pas l’habitude d’en publier, mais une fois n’est pas coutume !)

Trois individus de nationalités, américaine, britannique et djiboutienne meurent dans un accident. Ils se retrouvent en Enfer.

Après quelques semaines, l’Américain est désireux de savoir si Ben Laden a été arrêté. Il demande au Diable standardiste, la possibilité de passer un coup de fil vers les USA.

Le diable accepte. Aussitôt le coup de fil terminé, il lui facture 3 minutes de communications interspatiales pour un montant de 600 dollars. L’Américain sort son carnet de chèque et s’acquitte de sa dette sans problème…

Le Britannique, qui a envie d’avoir des nouvelles de la santé de la Reine de son pays, sollicite à son tour le standardiste qui lui accorde la même faveur.

Aussitôt la conversation achevée, le préposé du Diable lui facture 4 minutes pour 700 livres sterling que notre ami s’empresse de payer…

A son tour, le djiboutien aimerait bien appeler le pays. Mais, compte-tenu de la faiblesse de ses moyens, il hésite longuement. Enfin, il se décide à demander l’autorisation d’appeler Djibouti pour avoir des nouvelles et surtout pour savoir si la famille Guelleh tient toujours le pays. Il demande aussi si le pouvoir d’achat s’est amélioré, si les maladies frappent toujours les plus pauvres, si les routes sont toujours mal faites, si les voleurs de l’argent public continuent de voler, si le citoyen est toujours mal servi, si le chômage pénalise toujours des milliers de jeunes, si le logement reste un rêve et si et si et si…….

Au bout de trois heures, il raccroche enfin. Notre djiboutien ose à peine regarder le préposé du diable et il lui demande en bégayant le prix de la communication.

Le diable tout serein lui répond : « Voyons cela, ! Trois heures, cela vous fait 225 francs djibouti (soit 1 euro) ! »

Surpris, le djiboutien : « Mais co….. co….comment cela se fait-il, si… si… peu ??

Le diable lui répond : « Mais c’est le prix ! Quand on téléphone de l’Enfer vers l’Enfer, vous payez seulement le prix d’un appel local !!! »

28/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste … 9 pirates fait prisonniers dans une opération franco-espagnole. Les Yéménites récupèrent par la force, un pétrolier capturé … ( 7 articles en Français)

__________________________ 7 – Portail des sous-marins

La marine finlandaise bientôt au large de la Somalie ?

Par Rédacteur en chef.

La Finlande étudie la possibilité d’envoyer un bâtiment au large de la Somalie, dans le cadre de la mission européenne destinée à protéger la sécurité de l’aide alimentaire contre les attaques de pirates.

La participation finlandaise à des opérations de gestion de crises internationales a été envisagée lors d’une réunion tenue vendredi des comités ministériels de politique étrangère et de sécurité.

En pratique, le seul navire finlandais approprié pour cette mission serait le mouilleur de mines Pohjanmaa.

Ce serait la première fois que la Finlande participerait à une opération navale de gestion de crise. L’option la plus probable serait d’envoyer le bâtiment sur place pour quelques mois.

Ce projet a reçu le soutien des dirigeants politiques finlandais.

Le déploiement du bâtiment se déroulerait dans le cadre de l’opération européenne Atalante. La Suède et la Norvège ont déjà décidé de prendre part à l’opération.

Actuellement, 2 experts militaires finalandais participent à l’opération Atalante. Envoyer un bâtiment augmenterait l’implication finlandaise. Les personnels impliqués seraient des professionnels et des réservistes. Aucun appelé ne sera envoyé.

En plus du Pohjanmaa, le navire amiral de la marine finlandaise, la Finlande possède 2 autres mouilleurs de mines plus petits, le Hämeenmaa et l’Uusimaa, d’un déplacement de 1.300 t chacun. En plus des mines, les bâtiments sont équipés d’artillerie et de missiles anti-aériens.

Au départ, le Pohjanmaa, 1.450 t et 78 m de long, a été conçu pour opérer dans le nord de l’Europe. Pour pouvoir naviguer dans les mers chaudes, des modifications devront être apportées à ses systèmes de chauffage et de climatisation. Outre la chaleur et l’humidité, la poussière du désert voisin pourrait constituer un défi.

__________________________ 6 – Portail des sous-marins

Coopération franco-indo-espagnole pour repousser les attaques de pirates

Par Rédacteur en chef.

Une opération de lutte contre la piraterie a réuni dimanche au nord des Seychelles une frégate française, une frégate espagnole et un navire hydrographique indien.

Selon les déclarations d’un officier de marine indien, les 3 bâtiments ont intercepté et arrêté 9 pirates alors qu’ils tentaient de détourner un navire italien de crosière, le MS Melody.

L’officier indien a précisé : “un hélicoptère Chetak a été envoyé après coordination avec la marine nationale française, qui avait aussi un avion de patrouille maritime dans la région. Les pirates seront remis aux Seychelles et le bâtiment indien va retourner vers sa zone de patrouille.”

Des pirates armés d’armes automatiques avaient attaqué samedi soir le navire de croisière avec 991 passagers et 536 membres d’équipage. Mais le MS Melody a pu les repousser, son personnel de sécurité a ouvert le feu. Le navire a en même temps envoyé un SAS, menant à la réponse des bâtiments de guerre.

L’INS Nirdeshak, un navire de recherche hydrographique, est équipé d’un hélicoptère Chetak et d’embarcations rapides pour mener des missions de lutte anti-piraterie. Il est aussi équipé d’un canon de 40 mm.

L’analyse de la rédaction :
Une nouvelle fois, une marine passe sous silence la participation d’autres pays aux opérations de lutte anti-piraterie. La fois précédente, la frégate néerlandaise De Zeven Provincien avait "oublié" de mentionner la présence de bâtiments canadien et britannique.

__________________________ 5 – XINHUA (Chine)

Un pétrolier yéménite récupéré au lendemain de sa prise par des pirates somaliens

Le pétrolier yéménite intercepté dimanche par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden au large de la péninsule arabique a été récupéré lundi, selon une information obtenue à Nairobi.

Les forces d’élite yéménites ont libéré lundi le pétrolier Qana et capturé 11 pirates.

Des pirates somaliens s’étaient emparés du pétrolier dans un affrontement avec des garde-côtes yéménites. Au moins trois pirates et deux gardes yéménites ont été blessés.

__________________________ 4 – AFP

Le Yémen emploie la force contre des pirates somaliens

Le Yémen a employé la manière forte pour reprendre lundi à des pirates somaliens l’un de ses pétroliers capturé la veille au large de ses côtes, une opération de 18 heures qui s’est traduite par la mort de trois assaillants et l’arrestation de 11 autres.

« Des commandos ont réussi ce matin à 05H30 (02H30 GMT) à monter à bord du navire après des accrochages avec les pirates, qui ont fait trois morts parmi ces derniers », a annoncé un porte-parole du ministère de la Défense sur le site officiel 26Sep.net.

Déclenchée dimanche, l’opération a consisté à envoyer des forces spéciales par mer et par hélicoptères pour reprendre le contrôle du Qana, qui était à vide, après que ce pétrolier eut été capturé à seulement 10 miles marins (18,5 km) des côtes sud-est du Yémen.

C’est la première fois que des forces yéménites se lancent dans une opération de cette envergure contre des pirates somaliens.

Il semble aussi que ce soit la première fois que ces pirates, qui s’enhardissent de jour en jour, attaquent aussi près des côtes du Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, qui ne dispose de garde-côtes que depuis 2002.

Selon ce porte-parole yéménite, sept des pirates ont été capturés dimanche et quatre, dont deux sont blessés, lundi à l’aube. Cinq des membres d’équipage, dont un Indien, ont été blessés dans l’opération. Le nombre total des membres d’équipage n’a pas été précisé.

Le bateau se dirigeait lundi en fin de matinée vers le port de Al-Mukalla (sud-est), escorté par des unités de la petite marine yéménite, a ajouté le porte-parole de la Défense.

Il a également affirmé que les forces yéménites avaient aussi réussi à libérer trois navires marchands yéménites qui étaient aux mains d’autres pirates, dont quatre auraient été capturés, deux tués et un autre blessé.

Le porte-parole n’a toutefois fourni aucune précision sur l’endroit où aurait eu lieu cette seconde opération ni sur l’identité de ces bateaux. En outre, ces informations n’avaient pas été confirmées de sources indépendantes lundi en fin de matinée.

Des responsables à Sanaa avaient annoncé dimanche que des accrochages étaient en cours entre forces yéménites et les pirates somaliens ayant pris le contrôle du Qana.

Selon un autre responsable interrogé par l’AFP, ce bateau appartient aux raffineries d’Aden, le principal port du Yémen, à la pointe sud du pays.

Le pétrolier était de retour à vide après avoir livré sa cargaison dans la ville de Mohra (est) lorsqu’il a été attaqué, avait-il ajouté.

L’ONG Ecoterra International, basée au Kenya, qui suit de près les affaires de piraterie au large de la Somalie, avait, de son côté, annoncé dimanche la libération par un groupe de pirates somaliens d’un petit cargo ravitailleur yéménite, le Sea Princess, capturé le 3 janvier.

Au total, 16 navires et 273 marins sont actuellement aux mains des pirates somaliens en attendant l’issue de négociations pour le versement de rançons.

Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques de pirates au large de la Somalie ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61.

Les pirates somaliens, qui naviguent sur les routes commerciales de l’océan Indien et du golfe d’Aden, ont pris en otage une cinquantaine de bateaux en 2008.

La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre pour patrouiller la zone, mais ce déploiement n’est pas parvenu à enrayer la vague d’attaques.


_______________________ 3 – Romandie News avec AFP

Neuf pirates somaliens arrêtés par un navire de guerre espagnol

Neuf pirates somaliens, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque déjouée d’un navire de croisière italien ce week-end au large de la Somalie, ont été arrêtés lundi en mer par un navire de guerre espagnol, a annoncé le ministère espagnol de la Défense.

La frégate espagnole Numancia a "intercepté une embarcation avec neuf occupants qui pourraient être liés à la tentative de la prise de contrôle du navire de croisière italien", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le Melody et ses quelque 1.500 passagers (dont 536 membres d’équipage) ont été attaqués samedi mais des gardes armés israéliens à bord ont pu déjouer l’attaque.

___________________________ 2 – Le Vif (Belgique)

Des militaires à bord de navires marchands en Somalie ?

Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a sondé lundi ses collègues européens quant aux possibilités pour les militaires de la mission EU NAVFOR Atalanta de monter à bord des navires marchands afin de les protéger des pirates.

La possibilité pour des militaires belges de monter à bord de navires civils belges a été évoquée la semaine dernière dans les milieux militaires belges, mais elle a été jugée "compliquée", par M. De Gucht. "Il faut examiner les responsabilités à bord en cas de dégâts, les assurances, les capacités opérationnelles. Nous devons aussi savoir de combien et de quels bateaux il s’agit", avait-il expliqué vendredi dernier. Lundi, M. De Gucht a profité d’un Conseil des ministres européens pour évoquer le mandat de la mission EU NAVFOR Atalanta. La Belgique doit participer à cette mission, dans le cadre de laquelle quelque 1.500 militaires européens seront déployés sur une période de 12 mois. (NLE)

___________________________ 1 – AFP

Au large de la Somalie, la chasse aux pirates est ouverte

Depuis que le Kenya a accepté début mars de juger les pirates capturés au large de la Somalie, les marines européennes se sentent les coudées franches pour les chasser, sans toutefois parvenir à les décourager.

"Jusqu’alors on était des chiens de berger", résume le capitaine de corvette Patrick Bonnat, commandant en second du Nivôse, en référence aux missions d’escortes en cours depuis plusieurs mois: "Là, c’est la chasse".

Dimanche, la frégate de surveillance française a quitté le port de Mombasa (Kenya) pour faire route vers le nord des Seychelles, où ont eu lieu les dernières attaques, notamment celle du paquebot italien MSC Melody, samedi soir.

"On va en attraper d’autres", assure le commandant du Nivôse, le capitaine de frégate Jean-Marc Le Quilliec: "C’est la saison". La mousson, qui approche, complique la tâche des pirates qui naviguent sur de petites embarcations.

Ce ne serait pas la première prise pour le Nivôse qui a relevé le 12 avril le Floréal dans la force européenne anti-piraterie Atalante, lancée le 8 décembre. Le 15 avril, la frégate a intercepté onze pirates qui avait attaqué un bâtiment de commerce, le Safmarine Asia.

Mercredi, en escale à Mombasa, le Nivôse a livré les prévenus aux autorités kényanes, qui ont accepté de les juger en vertu d’un accord conclu début mars entre l’Union européenne (UE) et Nairobi.

Ce texte est une grande satisfaction pour le commandant du Nîvose, qui n’en est pas à sa première mission sur zone. "Au mois de décembre, j’étais un peu frileux", reconnaît-il: "Si j’interpellais des gens en mer, qu’est ce qu’on allait en faire?"

A l’époque, "il s’agissait de ne pas créer de problèmes", ajoute-t-il, en référence à l’imbroglio diplomatico-juridique qui entoure les affaires de piraterie: "Il fallait laisser aux états-majors le temps de border" le terrain.

"Maintenant qu’il y a un outil juridique. On a les coudées franches."

Cette nouvelle donne suffira-t-elle à décourager les pirates? Pas sûr.

A terre, leurs défenseurs affûtent déjà leurs arguments. Francis Kadima, l’avocat kényan qui défend les onze Somaliens capturés par le Nivôse, met en cause la compétence territoriale des tribunaux.

"Est-ce que tous ces individus peuvent comparaître devant des tribunaux kényans", sachant qu’"ils sont de nationalité somalienne", demande-t-il.

Et d’ajouter: "Nous entendons parler d’accords entre l’UE, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Kenya (…) mais il est évident que la légalité de ces accords est contestable", notamment parce qu’ils n’ont pas été soumis au Parlement, selon lui.

A ce titre, le procès de 9 pirates interceptés début mars par la marine allemande, qui s’est ouvert mercredi à Mombasa, sera révélateur.

En attendant, les pirates ne désarment pas. Bien au contraire. Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009, par rapport à 2008, passant de 6 à 61.

Sur la même période, le nombre de bateaux militaires dans la zone a été multiplié par trois, pour atteindre une vingtaine, note-t-on de source militaire.

Les attaques interviennent de plus en plus loin des côtes (jusqu’à 500 miles nautiques) et les navires sont rendus à leur propriétaire après versement d’une rançon, que les pirates fixent désormais autour de 1,5 million de dollars en moyenne, précise-t-on de même source.

Un engrenage que déplore le commandant du Nivôse: "Plus on va payer, plus ils viendront. Et plus cela sera critique".

28/04/09 (B496) Nouvelles de Somalie …. (5 articles en Français)

_____________________ 5 – Le Monde

La France et l’Espagne affichent leur union lors du sommet bilatéral à Madrid

PIERRE-PHILIPPE MARCOU

"Nous pensons depuis longtemps que l’Europe souffre d’un déficit de gouvernement économique", a souligné Nicolas Sarkozy.

A l’issue du sommet bilatéral Espagne-France à Madrid, le chef de gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont fait plusieurs annonces lors d’une conférence de presse commune, mardi 28 avril.

Contre l’immigration et la drogue, Paris et Madrid renforcent leur collaboration
M. Zapatero a souligné que l’une des priorités de la présidence espagnole de l’Union européenne, au premier semestre 2010, sera de doter l’UE d’un véritable gouvernement économique. "Si l’Union européenne veut être efficace, il faut qu’elle ait un gouvernement économique qui ait plus de pouvoir et d’outils. C’est un objectif prioritaire de la présidence européenne de l’Espagne", a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement espagnol a souligné que l’Europe économique n’aurait pas de sens si elle se limitait à un marché et à une monnaie uniques. Le président français a souligné que Madrid disposerait du plein appui de Paris dans cet effort.

L’Espagne et la France ont également proposé la tenue d’une conférence internationale sur la Somalie, ravagée par près de vingt ans de guerre civile et devenue un sanctuaire pour la piraterie maritime. "Il s’agirait d’apporter une réponse large, pas seulement de sécurité et militaire, à la piraterie dont souffrent nos deux pays et d’autres, mais une réponse intégrale, politique, de sécurité, civile, pour l’avenir de ce pays", a déclaré M. Zapatero. Parallèlement, La France et l’Espagne ont créé un "comité de planification et de coordination stratégique de sécurité intérieure" pour lutter de conserve contre le terrorisme et la criminalité organisée. Le président français a déclaré pour sa part qu’il était logique de mettre sur le même plan lutte contre le terrorisme et lutte contre le crime organisé, ces deux types d’organisation empruntant les mêmes filières.

Ce comité sera également chargé de lutter contre le trafic de stupéfiants et le blanchiment d’argent et contre les filières d’immigration clandestine. Des "unités conjointes antidrogue" vont voir le jour afin, notamment, de partager les informations. Dans le domaine de l’immigration clandestine, des opérations communes seront mises sur pied "visant au démantèlement des filières clandestines et à l’interpellation des migrants en situation illégale". Les deux pays entendent, en outre, mettre en place des "vols groupés pour le retour des migrants en situation irrégulière dans leur pays".

Concernant la récente polémique suscitée par des propos qu’il aurait tenus à l’encontre de José Luis Rodriguez Zapatero, Nicolas Sarkozy l’a qualifiée de "petit clapot d’un médiocre débat politicien". C’est de la "politicaillerie française !" s’est exclamé le chef de l’Etat. "Nous n’avons pas une seconde à perdre là-dessus. On en a parlé ? non. Ça nous intéresse ? non. On tourne la page ? on ne l’avait même pas ouverte."

___________________4 – AFP

L’Espagne et la France proposent une conférence sur la Somalie

L’Espagne et la France vont proposer la tenue d’une conférence internationale sur la Somalie, ravagée par près de 20 ans de guerre civile et devenue un havre pour la piraterie maritime, a annoncé mardi le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

"Nous avons décidé, le président (Nicolas) Sarkozy et le gouvernement espagnol, de proposer la tenue d’une conférence internationale sur la Somalie", a déclaré M. Zapatero à l’issue d’un sommet franco-espagnol à Madrid.

Il s’agirait d’"apporter une réponse large, pas seulement de sécurité et militaire, à la piraterie dont souffrent nos deux pays et d’autres, mais une réponse intégrale, politique, de sécurité, civile, pour l’avenir de ce pays", a déclaré M. Zapatero lors d’une conférence de presse commune avec M. Sarkozy.

Le chef du gouvernement espagnol n’a pas apporté de précisions sur le format et le cadre de cette réunion souhaitée par Madrid et Paris.

La France et l’Espagne ont été à l’origine de l’origine de l’opération aéronavale européenne Atalante, de prévention et de lutte contre la piraterie au large des côtés somaliennes, qui a été lancée en décembre 2008.

Les attaques et les détournements de navires étrangers par des pirates somaliens armés se sont multipliés depuis 2008 au large de la Somalie, dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien.

Au total, 16 navires et plus de 250 marins sont actuellement aux mains des pirates en attendant l’issue de négociations pour le versement de rançons.

La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre sous différents commandements pour patrouiller la zone, sans parvenir à décourager les pirates de lancer de nouvelles attaques.

_________________ 3 – ONU / Organisation presse africaine (Suisse)

Somalie / Appel à un rapide décaissement des fonds promis à l’occasion de la Conférence des donateurs

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. Ahmedou Ould-Abdallah, a appelé à un rapide décaissement des fonds promis la semaine dernière à Bruxelles, à l’occasion de la Conférence des donateurs sur la Somalie. Il a, par ailleurs, indiqué que les autorités somaliennes devaient s’assurer que les fonds sont dépensés de façon judicieuse et responsable.

Le Secrétaire général et les autres participants à la Conférence, qui se tenait la semaine dernière, ont promis des contributions à hauteur de 213 millions de dollars, en appui aux institutions de sécurité en Somalie et à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Le Représentant spécial a indiqué que si l’amélioration de la sécurité, l’emploi des jeunes et la fourniture de l’aide sont indispensables, la paix et la stabilité ne peuvent être fermement établies que par le biais de la poursuite d’un dialogue, comme prévu dans l’Accord de Djibouti.

SOURCE United Nations – Office of the Spokesperson of the Secretary-General

_____________________________ 2 – L’Express avec AFP

Somalie: les deux otages de MSF libérés

Les deux médecins, belge et néerlandais, de Médecins sans frontières (MSF), enlevés le 19 avril en Somalie par des hommes armés ont été libérés mardi, a annoncé un chef coutumier ayant participé aux négociations pour leur libération.

Les deux médecins, belge et néerlandais, de Médecins sans frontières (MSF), enlevés le 19 avril en Somalie par des hommes armés ont été libérés mardi, a annoncé un chef coutumier ayant participé aux négociations pour leur libération.

"Après des journées de rudes discussions, nous avons finalement réussi à libérer les otages et maintenant ils sont entre les mains des chefs coutumiers. Ils ont été officiellement transférés" par les ravisseurs, a déclaré Hassan Mohamed, un des chefs ayant participé aux tractations, joint au téléphone depuis Mogadiscio.

Sous couvert d’anonymat, un employé somalien de MSF a confirmé la libération des deux hommes.

"Ils sont libres maintenant et ils reviendront bientôt à Hodur avec les chefs coutumiers et les autorités islamistes locales", a-t-il expliqué.

Les deux médecins avaient été capturés le 19 avril dans la région de Hodur, près de la frontière éthiopienne (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) par des hommes en armes alors qu’ils revenaient d’une mission sur le terrain.

Les ravisseurs, qui avaient relâché leur chauffeur somalien, avaient réclamé une rançon.

Journalistes et employés d’organisations humanitaires sont particulièrement visés par les preneurs d’otages, notamment dans la région du Puntland (nord), base de groupes de pirates qui attaquent des navires au large des côtes somaliennes.

La journaliste canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Geoffrey Brennan, enlevés le 23 août sur la route reliant Mogadiscio à Afgoye, à 25 km à l’ouest de la capitale, sont toujours détenus par leurs ravisseurs.

Quatre employés européens de l’ONG française Action contre la faim (ACF) et leurs deux pilotes kenyans, enlevés début novembre, sont également toujours otages.

Mais les organisations d’aide continuent de maintenir une présence en Somalie, qui connaît une situation humanitaire catastrophique en raison des effets conjugués de la sécheresse, de la flambée des prix alimentaires et des violences.

Les quelque 3,2 millions de Somaliens nécessitant une assistance humanitaire représentent plus de 40% de la population du pays.

Le taux de prévalence de malnutrition sévère chez les enfants s’élève à 18,6% en Somalie, au-delà du seuil de 15%, synonyme de situation critique, selon des données du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

_____________________________ 1 – XINHUA (Chine)

Le Kenya rejette les menaces de la milice somalienne

Le gouvernement kenyan a rejeté lundi les menaces d’une milice somalienne, qui a juré d’envahir certaines parties du nord du pays et d’ y imposer la loi islamique.

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Richard Onyoka, a indiqué que le Kenya était prêt à défendre éfficacement ses frontières en cas de provocation.

"Le Kenya est un pays souverain aucune personne ni pays ne viendra et menacera le gouvernement. Nous avons la capacité de parer toute incursion d’où qu’elle vienne," a confié Onyonka aux journalistes à Nairobi.

Le vice-ministre a indiqué que les menaces ne pourront pas empêcher le Kenya de s’assurer que le Gouvernement fédéral de transition (TFG) en Somalie réussisse son programme.

Une milice somalienne a menacé pendant le week-end de mener de nouvelles attaques au Kenya pour annexer une partie de la région septentrionale du pays et la soumettre à l’application de la loi islamique.

Le commissaire de la province du Nord-est, Kimeu Maingi, a indiqué que les miliciens du groupe al-Shabaab, ont diffusé de nouvelles mises en garde à l’attention du gouvernement kenyan, menaçant d’envahir le nord-est du pays avec l’intention d’y imposer l’application de la loi islamique.

Maingi a indiqué que l’enlèvement de plusieurs Kenyans observés à la ville frontalière de Mandera faisait partie d’une stratégie plus vaste pour contraindre le gouvernement kenyan à réagir.

L’administrateur a exprimé des préoccupations au sujet de l’accroissement du nombre de résidents locaux qui obtinennent des armes légères venues de l’autre côté de la frontière, des armes qui, selon lui, pourraient être utilisées dans une telle attaque.

Entre temps, Onyoka a appelé la milice et le gouvernement de transition à examiner le dialogue comme un moyen de résolution des leurs différends.

La milice al-Shabaab est groupe de musulmans extrémistes, fortement lié à al-Qaeda. Ils soutiennent l’imposition d’une charia (Loi islamique) rigoureuse à travers la Somalie.

"Le Gouvernement fédéral de transition est la seule solution et nous (la communauté internationale) n’accepterons pas tout autre moyen. Il est dans le meilleur des intérêts de garantir la paix et la sécurité de la Somalie," a martelé Onyonka.

28/04/09 (B496) RSF Une radio fermée et trois journalistes arrêtés par la milice islamiste Al-Shabaab.

Reporters sans frontières condamne avec la plus grande fermeté le raid mené par des éléments du groupe islamiste armé Al-Shabaab, le 26 avril 2009 à Baidoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), ayant mené à la fermeture de Radio Jubba et à l’arrestation de trois de ses journalistes.

« Le climat de terreur que font régner les insurgés islamistes somaliens sur la presse n’a que trop duré. Coupables d’une grande partie des assassinats de journalistes en Somalie depuis deux ans, les miliciens ont pris pour cibles privilégiées les membres les plus éminents de la société civile qu’ils accusent de servir les intérêts des ‘Croisés’. Si rien n’est fait pour les en empêcher, les shabaab pourraient finir par décourager définitivement les journalistes de faire leur travail », a déclaré l’organisation.

Le 26 avril dans la soirée, un groupe de miliciens shabaab lourdement armés a pénétré dans les locaux de la station privée Radio Jubba à Baidoa et a ordonné aux journalistes de cesser les émissions. Le directeur de la radio, Muktar Mohamed Atosh, le rédacteur en chef, Mohamed Adawe Adan, et un reporter, Mohamed Nur Mohamed, ont été arrêtés. Le raid a été ordonné par le responsable de la sécurité de la région, Sheik Hassan Derow, qui reproche à la radio de ne « pas obéir aux ordres de l’administration ».

Le 16 avril, également à Baidoa, le correspondant pour la radio privée Radio Shabelle, Muhidin Hassan Mohamed, avait été arrêté par les mêmes « shabaab », quelques heures après la diffusion d’un reportage dans lequel il évoquait le racket de la population par les miliciens à des barrages établis autour de la ville. Le journaliste avait été relâché au bout de quatre jours de détention, après avoir dû admettre s’être livré à la désinformation.

Avec onze journalistes tués en l’espace de deux ans, la Somalie est le pays le plus meurtrier d’Afrique pour les médias. La milice Al-Shabaab figure dans la liste des « prédateurs de la liberté de la presse » que condamne Reporters sans frontières.

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
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