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15/08/09 (B511)  Le rapport Deberkalleh (suite – 8 -) La réalité de la gestion politique – 1ère partie : le social


Le dossier complet

Plainte déposée devant le Procureur éthiopie pour l’assassinat des vieillards et d’enfants Afar à Guerrissa et dans les localités voisines (lien avec l’article – 2005)

B. La réalité de la gestion politique

 

Venant de déterminer brièvement l’inexistence de démocratie à Djibouti sur le plan institutionnel, il me semble adéquat d’approfondir mon analyse afin de permettre à nos lecteurs de mieux appréhender la réalité dans laquelle vit quotidiennement la population Djiboutienne.

Cela permettra aussi de mieux comprendre les méthodes légales ou illégales ainsi que les moyens usités par le régime d’I.O.G. pour garder la population sous son contrôle et ainsi continuer à se maintenir au pouvoir.

1. Du Contrôle du peuple

Pour assurer la pérennité de son régime, I.O.G doit non seulement tricher pour le légaliser et le légitimer par l’utilisation frauduleuse et dénaturée des institutions constitutionnelles mais il doit aussi s’assurer d’un contrôle sans faille de la population afin de lui éviter toute réaction non prévue qui pourrait entrainer un mouvement de masse organisé ou spontané contre son système. Pour cela, il a mis en place un système sectaire de gestion et de contrôle de la population dont la direction est confiée à la S.D.S.

On peut donc dire, sans parti pris aucun, que cette pauvre population Djiboutienne noyautée par des milliers d’agents de la S.D.S mandatés à cet effet et cernée de partout d’une multitude de manières différentes adaptées à sa psychologie, à réellement besoin d’être aidée, en lui fournissant un minimum de moyens pouvant lui faire bénéficier d’une remise en question ou d’une orientation logique conforme à ses intérêts et aux intérêts régionaux.

a) De la Division étudiée du peuple

Comme tous les régimes totalitaires, celui d’I.O.G utilise et fait tout pour créer et entretenir la division entre les différentes communautés du pays. Cela lui permet d’apparaitre comme l’inévitable intermédiaire et le fédérateur des volontés divergentes et parfois contradictoires des différentes tribus. D’où un vrai travail de sa part et de la part de sa police politique pour continuellement et régulièrement créer des points de litiges plus ou moins graves entre les différentes composantes du pays. Pour ce faire il n’hésite pas à utiliser leurs particularismes culturels.

Il active et favorise les atavismes et les spécificités des tribus entre elles afin de mieux les désorienter et de dévier leurs réflexions et leurs attentions sur autre chose que sur l’analyse des conditions de vie déplorables dans lesquelles ce régime les a plongé.

Pour ce régime c’est donc une question de vie ou de mort, car plus le peuple Djiboutien est divisé, plus cela sert les intérêts fondamentaux d’I.O.G. et de son système. C’est la raison pour laquelle qu’un large pourcentage des activités et du budget de la police politique (S.D.S.) sont orientés vers ce domaine. De plus, les députés censés être issus de ces communautés sont eux aussi mis à contribution et n’hésitent pas à dénaturer ou à contrefaire les us, coutumes et droit traditionnel de la population, dans le sens de la division.

La S.D.S, quand a elle utilise à cet effet, les moyens de l’état ainsi que la désinformation, la manipulation et la corruption. De façon générale, lorsque l’on voit le poids du budget et la volonté délibérée de nuisance mis au service d’une telle opération, on comprend l’importance que revêt pour I.O.G., la création et le maintient d’un antagonisme entre les différentes tribus, comme par exemple:

Afars contre Somalies (Issas, Issak, Gadabourcis)
Afars contre Issas
Somalis contre Issas
Issas contre Issas
Afars contre Afars
Somali contre Somalis
Oromo contre Afars
Oromos contre Issas
Oromos contre Somalis
Amharas contre Oromos
Tigreens contre Oromos
Amharas against Tigreens
Tigréens contre Somalis
Tigreens contre Afars
Éthiopien gvt contre Érythréen gvt
Éthiopien gvt contre Somali gvt
Eritreen gvt contre Somali gvt
Eritreen gvt contre Yémen gvt
Arabes gvts contre Eritreen gvt
Africans gvts contre Eritreen gvt
Europeens gvts contre Eritreen gvt
U.S.A. gvt contre Eritreen gvt

Comme, il possède parfaitement la psychologie nomade de ces gens, il n’hésite pas là aussi à exporter aisément ce phénomène de division au-delà des frontières Djiboutiennes notamment au Somaliland et en Éthiopie. Il ne fait donc aucun doute, qu’I.O.G arrive à déplacer sa capacité de nuisance d’un plan national à un plan régional.

Ceci étant, nous n’allons pas nous étaler sur ce dernier point, puisqu’il sera traité en détail ultérieurement. Sur un plan général, il nous faut savoir que l’ensemble de ce système mafieux mis en place par I.O.G, sert en grande partie à entretenir ce phénomène de scission, de division, cette faille entre les différentes composantes de la population Djiboutienne.

Cette division du peuple est aussi entretenue par le régime, non seulement sur le plan tribal mais aussi, sur le plan social. En effet, le gouvernement d’ I.O.G favorise un certain nombre de familles (issues de toutes les tribus) à qui il accorde ses bienfaits, en leur permettant de s’enrichir frauduleusement alors qu’il fait tout pour maintenir les autres familles, c’est à dire, la majorité de la population, dans le besoin et la misère la plus noire.

Ce phénomène est orchestré et appliqué selon un schéma et une organisation bien hiérarchisée qui en premier lien fait appel à une politique diabolique de gestion de la misère sociale mais aussi à l’ établissement d’autres mesures de contrôle du peuple tels que, l’absence des libertés humaines, la primauté et l’omniprésence des agents de la sécurité (S.D.S) au sein de la population, ainsi, qu’à la gestion partisane et corrompue de l’administration et de l’information auquel s’ajoute l’interdiction et, la lutte contre toute forme de réelle opposition structurée contre le régime en place.

b) La gestion de la misère Sociale

I.O.G., est étrangement convaincu que plus, le peuple est dans la misère et dans le besoin, plus ses intérêts personnels seront sauvegardés et multipliés.

Il estime que les gens étant démunis de tout, personne n’aura ni le temps, ni les moyens de chercher à s’opposer à sa politique diabolique. En effet pour lui, les gens doivent s’occuper ou orienter leurs activités et leurs énergies sur la recherche et la satisfaction des besoins primaires, comme se nourrir, se vêtir ou se soigner et non s’occuper de critiquer ou de s’organiser pour essayer de s’opposer à sa gestion du pays.

Pour ce faire, il a d’abord commencé à affamer la population, en faisant tout pour que le niveau de vie des nationaux baisse très sérieusement, en ne payant pas régulièrement les fonctionnaires mais plutôt avec des retards de plusieurs mois, en réduisant au maximum les salaires de l’ensemble des travailleurs grâce à des systèmes de retenues sur la solde, en ne payant plus les retraités, en faisant disparaitre les avantages sociaux et une multitude d’autres mesures en ce sens. Cette situation qui s’est étalée dans le temps finie par déboucher sur le fait, qu’au fil du temps, la majorité de la population s’est retrouvée doucement dans le besoin le plus strict.

Seules échappent à ce phénomène 500 à 800 familles (originaires de toutes les composantes de la population Djiboutienne) qui font partie intégrantes de son système mafieux et qui l’aident à accaparer les ressources nationales. Il faut savoir que c’est surtout vers I.O.G et ces familles que convergent frauduleusement tout l’argent de la République de Djibouti. En contrepartie de leurs privilèges, les 500 à 800 familles, aident I.O.G, à contrôler la population, mais aussi participent a désinformer les observateurs étrangers, les ambassades étrangères et les organismes internationaux à Djibouti.

Ces gens travaillent en collaboration directe avec le S.D.S pour toute affaire nationale, régionale ou internationale. C’est ainsi que les ressortissants de ces familles sont placés à des postes de décisions partout dans l’administration, la diplomatie, les organismes et sociétés commerciales, les ONG nationales et internationales ainsi que dans les ministères où ils peuvent facilement et impunément détourner de l’argent comme: le Ministère des Finances, le Ministère du Commerce, le Ministère des Télécommunications, le Ministère des Transports, le Ministère des Affaires Maritimes ainsi que la Banque Nationale de Djibouti diriger par le frère de Madame la Présidente( monsieur Djama Haid ).

I.O.G ayant donc permis à ses familles (elles sont bien à lui, bien qu’elles ne soient pas toutes de sa tribu) de s’enrichir frauduleusement, leur demande de tenir et de contrôler le reste de la population par le biais de l’état de nécessité dans lequel elle est plongée.

En effet il est de la responsabilité de chaque chef de ces familles d’avoir sous ses ordres ou au moins sous son influence une cour, des clients (quelque fois plusieurs centaines) parmi la population. Étant dans le besoin et n’ayant pas de sources de revenus réguliers alors qu’ils doivent subvenir aux besoins de leurs enfants, ces gens ont vraiment des difficultés pour s’opposer aux désirs et aux ordres de ces chefs de famille qui ainsi gèrent leur misère.

C’est ainsi qu’on assiste à Djibouti à un contrôle immoral et machiavélique d’une large partie de la population, puisque les capo-régimes d’I.O.G se chargent de distiller à compte goutte leurs bienfaits (Frauduleusement acquis) à ceux qu’ils estiment méritants à la vue des services qu’ils rendent ou, qu’ils s’engagent à rendre au profit du régime. C’est pour cela qu’à Djibouti, il y a des élections truquées, des morts et des meurtres inexpliqués, des opposants qui se rallient subitement au régime, secrètement ou ouvertement et tant d’autres manipulations de diverses sortes.

Sur un autre plan et à titre d’accompagnement à ce phénomène, I.O.G a mis en place ou a dénaturé, les objectifs humanitaires d’un certain nombre d’organisations sociales. Ces dernières directement rattachées à lui par le biais de la S.D.S, entretiennent et participent activement à cette gestion scientifique de la misère populaire, C’est le cas de:

• L’O.N.A.R.S. qui est l’office national des refugiés.

• L’A.D.E.T.I.P. qui est un organisme qui reçoit des aides au développement des Programmes des Nations-Unis et qui est censé favoriser et fournir des aides financières pour des petits projets de développement à des petits entrepreneurs privés Djiboutiens.

• L’A.D.P.I.F. qui est censé s’occuper du planning familial mais qui s’occupe plutôt de soutenir financièrement et directement le régime et sa nomenklatura. La direction de cette association est assurée par un député (Mr. John) qui est en même temps un agent d’élite de la S.D.S., Il est très souvent envoyé en mission en Éthiopie (Dire-Dawa & Addis Abeba) par I.O.G. lui-même car comme le Président, il est originaire de Dire-Dawa.

• Une multitude d’O.N.G qu’I.O.G., a favorisé à créer et qu’il a confié à ses hommes.

• Le fond d’aide de la banque Nationale pour le Développement.

• Des multiples officines d’ordre tribal, professionnel et administratif. Ces organismes dont les dirigeants se servent d’abord eux même en premier, participent énormément à maintenir le peuple dans le besoin et la misère, contrairement à la volonté des bailleurs de fond que sont le Programme des Nations Unis pour le Développement, le Ministère de la Coopération Française et les O.N.G. Internationales qui sont convaincues d’aider des Djiboutiens sur le plan humanitaire (complicité passive …).

En effet, les dirigeants censés repartir correctement et sans distinction à la population nécessiteuse (un énorme pourcentage de la population Djiboutienne), les avantages et aides confiés à leurs organismes, font plutôt le contraire en ne favorisant qu’une minorité pré-désignée par la S.D.S et la Présidence. Pour les autres, c’est à dire la grande majorité des nécessiteux, il faut qu’ils fassent la preuve de leur fidélité par une façon ou par une autre avant de pouvoir bénéficier de ces aides.

A ce niveau, il faut savoir que l’état de nécessité entretenu, vers lequel on les a doucement mais sûrement orienté, étant arrivé à son paroxysme, car ce processus s’étale sur plusieurs semaines et quelques fois sur des mois, les pauvres gens ne peuvent plus qu’obéir et accomplissent pour le régime des indignités immondes et surtout innommables.

En outre et pour finir sur ce point, ces dirigeants ont aussi une mission secondaire qui consiste à verser périodiquement à la S.D.S des sommes d’argent préétablies par la Présidence.

Pour la petite histoire, il est assez fréquent d’entendre surtout dans les milieux bien introduits, des responsables ou des chefs des familles citées ci-dessus, rétorqués à des nécessiteux ou à des demandeurs de service mécontents de leurs manières à leurs égards que: « De toute façon, l’état de nécessité qui est le vôtre et le sentiment de besoin que vous ressentez, nous permettent de vous gouverner au mieux, à notre convenance ».

c) De l’inexistence des libertés humaines

A la lumière des faits exposés dans les précédents paragraphes, il est aisé et logique de déduire que toutes les situations décrites ne peuvent avoir lieu que dans une société où tous les droits et libertés les plus élémentaires n’existent vraiment pas. En effet, Djibouti est régit par un régime policier dans le sens le plus brut du terme, puisque toute affaire, toute action individuelle ou collective, toute décision étatique, sociale et familiale, rentrent toutes dans le domaine de la sécurité nationale, sans exception aucune.

Tout doit donc passer par la S.D.S. et donc automatiquement par I.O.G. Seul, ce dernier décide de ce qu’il faut faire, du suivi à donner à ces affaires qui quotidiennement lui sont transmises. L’existence d’un tel système centralisé sous-entend obligatoirement la présence, d’agents et de moyens de renseignements importants et performants.

Cela sous-entend aussi, l’existence d’une crainte du peuple et d’une peur sociale, caractérisées par une généralisation et une multiplication de mesures attentatoires aux libertés et dignités humaines les plus élémentaires.

En effet, il est connu qu’à Djibouti, que non seulement vous ne pouvez pas vous exprimer librement (Sauf si vous êtes couvert par quelqu’un qui compte pour le pouvoir en place ou si vous êtes connu sur le plan international) mais vous ne pouvez pas non plus revendiquer vos droits sans vous exposer à de très sérieuses sanctions. Ces dernières qui peuvent se situer sur le plan moral ou sur le plan physique entrainent aussi très souvent des difficultés pour l’ensemble de votre famille.

C’est pour cela qu’on assiste à :

• La négation de toute forme de réclamation légale et démocratique par une intervention immédiate et musclée de la police politique, soit par intimidation physique ou familiale, soit par arrestation arbitraire, séquestrations et pressions financières ou administratives, … etc.

• La négation et l’inexistence de toute forme d’opposition réelle et capable, malgré la présence de mouvements soit disant d’opposition, qu’I.O.G a lui- même participé à dénaturer ou à instaurer et qui sont noyautés par ses agents.

Outre ces mesures coercitives qui automatiquement s’appliquent à celui qui ne partage pas les vues et les idées du régime, I.O.G. à mis en place un système politique d’encadrement des hommes et des idées (Méthode soviétique) tel que toute la population doit répondre aux directives et aux normes qu’il a lui même définit.

Ce système qui fait largement appel à la désinformation et à la manipulation de la psychologie du nomade ainsi qu’ à la corruption et à l’intimidation, est représenté par les 500 à 800 familles citées plus loin, par aussi le R. P.P. (Rassemblement Populaire pour le Progrès) parti unique au pouvoir dont les agences sont disséminées dans la population et surtout par les mabrazes (Lieux pour le Khat) tribaux, claniques ou sociaux que le régime subventionne largement.

A ce dispositif s’ajoute, les officines et mabrazes de certains faux partis d’opposition soutenus financièrement par la S.D.S: P.R.D, P.N.D, F.R.U D, … etc.).

Pour en terminer avec cet aspect de la réalité Djiboutienne, il convient d’être informé que tout ce dispositif est couronné et coordonné par la S.D.S qui étant partout ne se gêne pas pour intervenir par pressions, par force ou par corruption en utilisant, à cet effet, les ressources nationales. On ne peut donc que constater que ce service est habilité et à les pleins pouvoirs pour agir à tous les niveaux de la société, de la politique ou de l’administration. Quand à la population, nous avons vu, plus loin, qu’elle n’échappait pas à l’emprise vicieuse de ce service.

En conclusion, il est clair que toute personne, tout organisme ou tout mouvement susceptible de critiquer, de porter atteinte au pouvoir d’I.O.G ou de mettre en cause son nom et ses intérêts, est immédiatement éliminé avec l’une ou l’autre des méthodes de la S.D.S.

Les exemples sur ce dernier point sont tellement nombreux, qu’il en serait ardu d’en faire la liste exhaustive.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à Djibouti, soit tu adhères à la philosophie du régime, soit tu dois être conscient et admettre que tu n’es plus qu’un homme en sursis si tu continus à résider sur le territoire Djiboutien et tu acceptes ainsi l’exil Européen ou Éthiopien.

14/08/09 (B512) Nouvelles de Somalie (2 articles en Français)

__________________________________ 2 – Alliance Press

Quatre chrétiens décapités en Somalie

Selon l’organisation pour les droits de l’homme «International Christian Concern», quatre chrétiens ont été décapités en Somalie par le groupe extrémiste al Shabaab.

C’est l’un de ces membres qui a annoncé la nouvelle aux familles des victimes le 4 août dernier.

Il a également ajouté que les corps ne leur seraient pas rendus car «la Somalie n’a pas de cimetières pour les infidèles». Ces quatre chrétiens travaillaient dans le sud du pays avec une organisation de secours aux orphelins. Bien que menacés de mort, ils ont refusé de renier leur foi en Jésus-Christ.

Plus tôt dans l’année, sept autres Somaliens ont péri dans ces circonstances.

La commission américaine pour la liberté religieuse internationale a instamment invité Hillary Clinton, la secrétaire d’État, a abordé la question de la liberté religieuse lors de sa rencontre avec le président somalien Cheikh Ahmed.

_________ 1 – Courrier International avec Le Quotidien (Sénégal)

Une bactérie qui ne tue que les soldats

Déjà cinq morts et une cinquantaine de soldats hospitalisés. Tel est le bilan provisoire d’une mystérieuse épidémie qui frappe les soldats de l’Union africaine (UA) stationnés à Mogadiscio, en Somalie, pour des opérations de maintien de la paix.

Fièvres, douleurs et problèmes respiratoires sont les symptômes de ce mal qui affecte le contingent de l’UA. Pour les médecins, il s’agit peut-être de la leptospirose, une zoonose qui se transmet par les eaux, lacs et rivières où les soldats ont l’habitude de se baigner, explique le journal sénégalais Le Quotidien.

Pourtant, la population s’y baigne couramment. Et, selon les services de santé, aucun cas de leptospirose ou de maladie similaire n’a été enregistré. L’UA poursuit son enquête sur la maladie non identifiée ; les résultats des analyses devraient être connus dans quelques jours.

14/08/09 (B512) Otages français à Mogadiscio : Que sont devenus les deux Français enlevés à Mogadiscio ? (Bellaciao)

Le 14 juillet dernier, deux Français étaient enlevés par un groupe armé dans leurs chambres de l’hôtel Sahati situé dans la zone centrale de Mogadiscio, capitale d’une Somalie déchirée par des années de guerre.

Présentés d’abord comme « journalistes », puis comme « conseillers » dépêchés par la France auprès des « autorités » somaliennes, il est désormais confirmé qu’il s’agit d’agents de la DGSE, les services secrets français. Depuis trois semaines, silence total. Aucune information ne filtre du côté gouvernemental et dans les médias. Ces deux fonctionnaires sont-ils toujours entre les mains de leurs ravisseurs où ont-ils été libérés ? Et si oui, comment ?

La jeune Clotilde Reiss emprisonnée en Iran était « lectrice » à l’Université d’Ispahan. Prendre des photos d’une manifestation hostile à la scandaleuse fraude électorale ne constitue pas un crime. Au contraire, un simple témoignage. Mais est-ce sous la contrainte de la police iranienne et de ses geôliers qu’elle reconnaît avoir écrit un rapport à destination de l’ambassade de France à Téhéran sur les manifestations à Ispahan et rédigé également un rapport sur le nucléaire en liaison avec l’Iran alors que son père est expert au CEA ?

Dans les deux cas, ça cloche. Il faut, bien entendu, tout mettre en œuvre pour la libération de nos compatriotes mais dans ces affaires, comme celle de l’agent de la DGSE impliqué il y a un an dans le bombardement d’un camp des Farc en Colombie, souffle un mauvais parfum.

José Fort

14/08/09 (B512) Yémen Express : deux soldats et 16 rebelles tués dans de nouveaux combats (sécurité) (1 article en Français)

Deux soldats et seize rebelles chiites ont été tués dans de nouveaux combats vendredi dans le nord du Yémen, a affirmé une source au sein des services de sécurité, tandis que les rebelles ont été accusés d’avoir enlevé jeudi quinze humanitaires et déplacé 17.000 familles.

« Deux soldats et seize rebelles ont été tués dans les combats vendredi qui se sont déplacés du centre de la province de Saada vers le sud, à la limite de la province de Omrane », qui se trouve à quelque 70 km au nord de Sanaa, a indiqué à l’AFP cette source sous le couvert de l’anonymat.

Selon elle, l’armée utilise différentes armes, dont l’aviation, pour débusquer les rebelles zaïdites retranchés dans le sud de la province de Saada.

Le gouverneur de Saada, Hassan Mohammed Manaa, cité vendredi par les médias officiels, a affirmé que l’état d’urgence, décrété il y a trois jours dans sa province, « ne sera levé qu’une fois les éléments rebelles écrasés ».

M. Manaa a déclaré jeudi, selon le site internet du ministère de la Défense, 26sep.net, que les rebelles avaient enlevé le même jour quinze membres du personnel du Croissant-Rouge dans un centre pour déplacés.

« Ils (les rebelles) leur ont bandé les yeux, les ont frappés et insultés », a-t-il déclaré, accusant également les rebelles d’avoir saccagé les bureaux d’un service agricole de la localité d’Anad, toujours dans la province de Saada.

Il a assuré par ailleurs que les rebelles avaient provoqué « ces quatre derniers jours le déplacement de 17.000 familles qui ont été forcées à quitter leurs demeures » de différentes localités de la province.

Selon lui, les rebelles ont aussi tué ces derniers jours quatre dignitaires de la tribu d’Al-Azl et quinze civils, dont des femmes et des enfants.

Les rebelles ont rejeté jeudi une trêve conditionnelle du gouvernement qui leur demande d’évacuer les administrations qu’ils occupent, de rendre leurs armes et de relâcher les personnes qu’ils ont arrêtées pendant les combats.

Accusés par Sanaa d’avoir enlevé en juin six Occidentaux (cinq Allemands et un Britannique), les rebelles doivent aussi divulguer l’endroit où ils sont retenus. Ils avaient démenti à l’époque être les auteurs d’un tel enlèvement.

En réponse, les rebelles ont accusé à leur tour le gouvernement de n’avoir jamais cherché à appliquer un cessez-le-feu datant de juin 2007.

Ces rebelles avaient affirmé mercredi que l’armée avait causé la mort de dizaines de civils en deux jours de bombardements contre ses bastions.

Lundi, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait accusé les rebelles de nombreuses exactions contre les civils et d’attaques contre l’armée.

Le zaïdisme est une branche du chiisme, dont la plupart des adeptes résident au Yémen, où ils sont minoritaires dans un pays à majorité sunnite. Les rebelles rejettent le régime actuel et appellent au rétablissement de l’imamat zaïdite, renversé par un coup d’Etat militaire en 1962.

Les violences entre gouvernement et rebelles ont fait des milliers de morts depuis 2004 dans la province de Saada.

14/08/09 (B512)  Congés de l’équipe. (ARDHD)

En raison des congés des différents membres de l’équipe, nous vous informons que la mise à jour du site sera « ralentie » entre le dimanche 16 août et le samedi 22 août 2009 (inclus).

Néanmoins, nous avons pris toutes les dipositions nécessaires pour suivre l’actualité et surtout pour être en mesure de publier des informations urgentes si cela était nécessaire.

Avec nos excuses

14/08/09 (B512) Le journal de la Flibuste. Une mauvaise journée pour les pirates : ils manquent la capture d’un navire turc. Arrestations de leurs collègues par la Police du Somaliland. Des pêcheurs égyptiens retenus en otage réussissent à s’évader …. La marine belge rejoint l’armada internationale … (4 articles en Français)

________________________ 4 – 7 sur 7 (Belgique) avec Belga

Une frégate belge pour lutter contre la piraterie dans l’océan Indien

La frégate « Louise-Marie » et son équipage de 169 hommes et femmes appareillent lundi pour l’océan Indien afin de participer durant trois mois et demi à l’opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie – une première pour la Marine -, dont la Belgique pourrait prendre le commandement l’an prochain.

Placé sous le commandement du capitaine de frégate Jan De Beurme, le F931 « Louise-Marie », l’une des deux frégates polyvalentes de la Marine, doit être opérationnel dès le 1er septembre au large de l’Afrique orientale, dans une zone allant des parages au golfe d’Aden aux Seychelles. Soit une zone vaste comme toute la mer Méditerranée, a expliqué vendredi cet officier.

Le navire y patrouillera jusqu’au 13 décembre, avant de mettre le cap sur la Belgique, avec un retour attendu à Zeebrugge le 23 décembre.

Atalanta, lancée en décembre 2008 et prolongée au moins jusque fin 2010, est la première opération maritime de l’Union européenne, avec pour but de faire respecter les résolutions 1814, 1816 et 1838 du Conseil de sécurité des Nations Unies. En clair, de protéger les navires chargés d’acheminer en Somalie l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) et des autres « navires vulnérables », ainsi que d’exercer une « surveillance accrue » dans les zones où les pirates somaliens sont actifs.

Elle est placée depuis jeudi sous le commandement du commodore néerlandais Pieter Bindt, qui a succédé au commandant espagnol Juan Garat. Au total, 26 navires originaires de neuf pays européens participent à cette opération, selon le ministère de la Défense.

Pour une première participation belge à Atalanta, le commandant De Beurme a la ferme intention de ne pas devoir libérer des pirates si son équipage venait à en capturer – comme avait dû le faire un bâtiment néerlandais mais opérant lui sous l’égide de l’OTAN.

« Le Louise-Marie ne libérera pas si facilement des pirates. Mon intention, c’est de les transférer le plus vite possible » vers un endroit où ils pourront être jugés, a-t-il indiqué à l’agence BELGA.

La frégate dispose ainsi d’un « espace de détention » aménagé pour accueillir d’éventuels prisonniers durant quelques jours « dans le respect des conventions internationales ».

Le procureur fédéral, Johan Delmulle, a toutefois expliqué que dans l’attente d’une nouvelle loi belge – plus large – sur la piraterie, dont le vote est espéré en octobre, le commandant de la frégate devra, en cas d’arrestation de pirates, prendre contact avec ses services à Bruxelles. En vertu de l’actuelle loi, qui date de 1928, le parquet fédéral n’est compétent que si le bâtiment attaqué bat pavillon belge.

S’il s’agit d’un bâtiment étranger, le commandant devra s’adresser au pays du pavillon ou au QG d’Atalanta, basé à Northwood (Grande-Bretagne) pour voir quelle suite donner à la capture des pirates. L’une des possibilités est un transfèrement au Kenya – avec lequel l’UE a conclu un accord en mars pour que les présumés pirates puissent y être jugés.

Le « Louise-Marie » (appelé aussi familièrement « Loma ») assurera cette mission avec un équipage de 170 personnes, dont dix-huit femmes et « 35 à 40% » de francophones, issus des quatre composantes de l’armée. Elle embarquera ainsi 10% de personnel n’appartenant pas à la Marine, dont un conseiller juridique, un détachement de huit para-commandos et quatre membres de la composante médicale.

La frégate emportera aussi un hélicoptère Alouette III, servi par un pilote et quatre mécaniciens, très utile pour permettre d’identifier un bâtiment suspect à longue distance ou effectuer une évacuation médicale en cas de besoin.

La Belgique, qui présidera l’Union européenne au second semestre 2010, pourrait prendre le commandement de l’opération Atalanta durant cette période si l’UE le lui demande, a déjà laissé entendre le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V). (belga)

___________________________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: les pêcheurs égyptiens s’échappent et capturent des pirates

Les pêcheurs égyptiens capturés par des pirates somaliens il y a quatre mois ont réussi à s’échapper grâce à l’intervention de tribus somaliennes et sont en route vers le Yémen avec quatre de leurs ravisseurs à bord, a indiqué vendredi un responsable égyptien.

Les 34 hommes « ont pu échapper à leurs ravisseurs et retiennent quatre des pirates », a déclaré à des journalistes l’adjoint du ministre égyptien des Affaires étrangères en charge des affaires consulaires et des Egyptiens à l’étranger, Ahmad Rizk.

« Ils sont sains et saufs », a-t-il ajouté, précisant qu’ils étaient attendus à Aden, au Yémen.

Les pêcheurs ont échappé aux pirates « après des contacts égyptiens réussis avec les tribus somaliennes, qui ont participé (…) à la fin de leur détention », a affirmé M. Rizk sans préciser le type d’intervention.

Interrogé plus tôt par l’AFP sur les informations faisant état de la mort de pirates dans des combats avec les pêcheurs, M. Rizk avait indiqué ne « rien pouvoir dire là-dessus ».

« Les informations sont encore floues », avait-il expliqué.

Un gouverneur de la région autoproclamée indépendante du Puntland (nord-est de la Somalie), Muse Gele Yusuf, avait affirmé que deux bateaux de pêche égyptiens, capturés en avril, avaient « réussi à s’échapper après avoir vaincu les pirates » jeudi.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le foyer le plus critique de la piraterie internationale ces derniers mois.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.


___________________________ 2 – Marine Marchande avec AFP

Somalie: la police du Puntland arrête six pirates, saisit leur équipement

La police de la région autoproclamée autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, a annoncé vendredi avoir arrêté six pirates présumés qui s’apprêtaient à lancer des attaques depuis un village côtier proche du port de Bossasso. « Cette opération est la plus importante jamais menée (…) La police a arrêté des pirates avec une grande quantité d’équipements utilisés pour attaquer des navires », a déclaré à la presse Mohamed Said Janaqaf, le chef adjoint de la police du Puntland.

Selon lui, un « bateau-mère » a été saisi ainsi que cinq embarcations rapides, des moteurs de rechange, des armes et des munitions, une échelle pour monter à l’abordage et un camion rempli de fuel. « Il y a eu un bref échange de coups de feu mais pas de blessés », a précisé M. Janaqaf.

L’opération a été menée quelques heures après une rencontre entre les autorités du Puntland et des responsables de la force anti-piraterie de l’Otan qui ont notamment discuté de ce type d’opérations.

La majorité des centaines d’attaques menées par des pirates somaliens ces deux dernières années dans le golfe d’Aden et l’océan Indien ont été lancées depuis le Puntland, dont les côtes bordent l’une des routes commerciale maritime les plus empruntées de la planète. Seuls six navires et leurs équipages sont actuellement aux mains des pirates, ces derniers, tels des commerçants avisés, ayant mis à profit la saison de la mousson, peu propice aux sorties en mer, pour négocier les rançons, déstocker et prendre leur bénéfices.

La marine américaine a toutefois averti d’une probable recrudescence des attaques à la faveur de la fin de la mousson prévue d’ici la fin du mois d’août.

_________________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie : un cargo turc échappe aux pirates

L’équipage d’un cargo turc a réussi avec l’aide d’un hélicoptère allemand à déjouer une attaque de pirates somaliens dans le golfe d’Aden vendredi, a annoncé l’agence maritime turque. Des pirates sur des hors-bord ont attaqué vers 02H45 GMT le vraquier Elgiznur Cebi de 57.000 tonnes et son équipage de 19 membres qui faisait route d’Ukraine pour se rendre en Arabie saoudite.

L’attaque a été transmise à la mission de l’Otan par la frégate turque Gediz opérant dans le cadre du dispositif de l’Alliance pour lutter contre la piraterie dans la région, a précisé l’agence maritime turque. Un hélicoptère allemand a été dépêché sur la zone et a permis de repousser les attaquants. Tous les membres d’équipage, de nationalité turque, vont bien, a ajouté la même source.

Les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 navires marchands l’an dernier, une hausse de plus de 200% par rapport à 2007, selon le Bureau maritime international.

Un cargo turc et son équipage de 23 membres sont retenus par des pirates depuis le 8 juillet.