Articles

24/11/09 (B526) Le journal de la Flibuste (4 articles en Français)

_____________________ 4 – Le Quotidien du Peuple (Chine)

Piraterie somalienne : l’UE envisage d’extirper le fléau à partir de ses racines

Excédée par la multiplication des actes de capture de cargos et de prise d’otages par les pirates somaliens, l’Union européenne (UE) pense endiguer le fléau en entraînant et en formant, dans un autre pays africain l’Ouganda, une armée pour le compte du gouvernement somalien, ce qui permettra de faire disparaître complètement la piraterie somalienne en la déracinant de ses bases d’existence sur terre ferme.

Il faut extirper le fléau de la piraterie somalienne à partir de ses racines.

L’UE a mené en décembre 2008, au large du Golfe d’Aden et dans les eaux territoriales de la Somalie, l’opération militaire maritime « Atalanta » de lutte contre la piraterie somalienne. Cette opération, ainsi que les missions d’escorte de cargos par des navires de guerre dépêchés sur place par les forces navales de la Chine, de l’Inde, de la Russie et d’autres pays, ont formé peu à peu une ‘ligne de sécurité maritime’ dans les eaux environnantes de la Somalie, ce qui a porté un coup dur aux pirates somaliens dont l’arrogance et l’insolence ont atteint leur comble.

L’UE pense qu’il est temps de prendre des mesures sur terre ferme et sur le territoire de la Somalie en aidant le gouvernement somalien à entraîner une armée et à développer l’économie. Ce sera un bon et efficace moyen pour résoudre à fond le problème de la piraterie dans ce pays.

Recrutement de soldats en Somalie et entraînement à l’Ouganda.

Le quotidien français « Le Figaro » rapporte que d’après les estimations du gouvernement somalien, il lui faut une force armée composée au moins de six mille soldats pour pouvoir assurer et maintenir la sécurité et la stabilité intérieure du pays. Pour l’UE, elle est prête à se charger de l’entraînement d’un tiers des effectifs prévus.

A cet effet, elle projette d’envoyer à l’Ouganda deux cent instructeurs militaires qui auront pour tâche d’instruire et d’entraîner, pour une durée d’un an, les jeunes recrues venues de Somalie.

Le choix par l’UE de l’Ouganda comme base d’entraînement d’une force armée somalienne est fondé principalement sur les deux raisons suivantes : l’Ouganda connaît actuellement une situation stable intérieure ; il dispose du droit de commandement des unités militaires envoyées par l’ONU pour maintenir la paix en Somalie.

La France et plusieurs autres pays européen sont impatients de tenter l’expérience.

Au sein de l’UE, la France et l’Allemagne ont déjà exprimé leur désir d »apporter leur contribution’ à cette mission d’entraînement, alors que la Finlande, la Hongrie et la Pologne ont montré chacune de son côté son ‘intérêt’ pour cette mission.

Une personne de l’entourage du haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE Javier Solana a révélé que deux pays africains, à savoir l’Ouganda et le Djibouti pourraient peut-être se charger de la tâche d’entraîner plusieurs milliers de soldats pour le compte du gouvernement somalien.

Inquiétude et doute : on commettra peut-être la même erreur qu’en Afghanistan.

Ledit projet de l’UE a suscité diverses réactions : inquiétude, doute et désapprobation.

Certains diplomates de l’UE ont posé la question suivante : après l’entraînement de soldats somaliens à l’Ouganda, l’UE serait-elle sûre et certaine qu’après leur retour dans leur pays, ceux-ci joueront le rôle qui leur serait assigné et pourrait-elle garantir qu’ils resteront fidèles et dévoués au gouvernement somalien ?

Un Ministre d’un certain pays de l’UE croit que cette dernière pourrait commettre la même erreur qu’en Afghanistan, c’est-à-dire qu’après avoir réussi l’entraînement des forces de sécurité locales, on n’aura plus le pouvoir de les contrôler, de les commander et de les diriger.

Malgré toutes ces idées controversées, des analystes ont indiqué que face aux prix payés chers par suite de l’incapacité de résoudre le problème de la Somalie, l’UE n’a plus d’autre choix que de tenter ce moyen-là.

___________________ 3 – A.P.

Un cargo émirati relâché par les pirates somaliens

Un cargo appartenant aux Emirats arabes unis qui avait été détourné par des pirates au large des côtes orientales de l’Afrique il y a deux semaines a été relâché, a annoncé un homme d’affaires somalien lundi.

Ali Dheere, président d’une association de commerçants à Mogadiscio, a précisé que le « al-Mizan » avait rejoint le port de la capitale somalienne.

Le cargo, qui bat pavillon panaméen, transportait des appareils électroniques, de la nourriture et d’autres marchandises. Ses 18 membres d’équipage sont tous en bonne santé.

M. Dheere a refusé de dire si une rançon avait été payée. Abdi Nor, un homme se présentant comme un pirate a déclaré à l’Associated Press que les pirates n’avaient pas demandé de rançon car le navire se dirigeait vers Mogadiscio et transportait des marchandises appartenant à des Somaliens. Les pirates ont en revanche demandé et reçu 15.000 dollars (10.000 euros) pour leurs « frais ».

___________________ 2 – L’Etoile (Presse canadienne)

Un navire canadien participera à une mission de lutte contre la piraterie

Un navire canadien participera à une mission de lutte contre la piraterie aux côtés des autres navires de l’OTAN, dans le cadre du projet « Saiph ».

L’opération sera dirigée au large de la Corne de l’Afrique et du golfe d’Aden. La frégate, dont le port d’attache est à Halifax, a rejoint le 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN, qui y dirige des opérations contre la piraterie depuis 2008.

Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a indiqué que la mission de l’équipage du navire Fredericton sera de détecter et dissuader les actes de piraterie et de terrorisme, dans un objectif de sécurité maritime internationale.

La région où sera déployée la frégate canadienne est propice aux actes de piraterie, ce qui menace considérablement la sécurité des voies commerciales, de la navigation internationale et du transport de l’aide humanitaire.

Le NCSM Fredericton reviendra au Canada en mai 2010.

_____________________ 1 – CRI (Chine)

Piraterie maritime : l’Inde envoie un nouveau bâtiment de guerre près des Seychelles

La marine indienne déploiera un autre bâtiment de guerre, avec des marines à bord, pour combattre les pirates maritimes près des Seychelles et de l’île Maurice, dans l’océan Indien, a rapporté lundi l’agence de presse, Indo-Asian News Service.

L’INS Saritri, un patrouilleur équipé d’un hélicoptère et avec des marines à son bord, mènera des opérations de surveillance dans les zones économiques exclusives des Seychelles et de l’île Maurice de fin novembre 2009 jusqu’à début janvier 2010, affirme le reportage, citant un porte-parole de la marine indienne.

L’INS Savitri travaillera en coordination étroite avec les vaisseaux et les avions des gardes-côtes des Seychelles et de l’île Maurice, selon la marine indienne.

Un bâtiment de guerre indien patrouille actuellement dans le Golfe d’Aden depuis le 23 octobre 2008.

24/11/09 (B526) Nouvelles de Somalie (7 articles en Français et en Anglais)

______________________ 7 – News Press

La FIJ déplore la récurrence des attaques contre les journalistes et les medias en Somalie

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné la récurrence des attaques contre les journalistes et groupes de presse en Somalie.

La FIJ condamne les violations graves de la liberté de la presse commises par les extrémistes d’Al Shabaab à Kismayo, Baidoa, Bardhere et Mogadiscio.

Selon les Syndicat National des Journalistes de Somalie (NUSOJ) affilié à la FIJ, Al Shabaab a clairement indiqué édicter des dispositions contraignantes que les médias doivent mettre en application. Les radios Warsan et Jubba à Baidoa ont été fermées depuis le 21 octobre 2009. Actuellement, les locaux de radio Warsan sont occupés par les miliciens armés d’Al Shabaab.

La FIJ déclare ces dispositions sont inacceptables, car limitant le travail des médias en Somalie. « Nous soutenons entièrement la position de NUSOJ. Cette ingérence est intolérable et a pour effet d’intimider le journalisme indépendant » a déclaré Aidan White, Secrétaire général de la FIJ.

Six journalistes de Kismayo ont été contraints de quitter leur ville après avoir reçu des menaces d’arrestation et d’expulsion par Al Shabaab pour avoir rapporté de façon indépendante ce qui se passe à Kismayo.

Certains groupes de presse à Mogadiscio et Bardhere avaient fait l’objet d’intimidation par Al Shabaab. Plusieurs déclarations d’hommes politiques et de diplomates ont mentionné que les médias en Somalie « sont influencés » et se trouvent « compromis » par Al Shabaab.

Nos collègues de Somalie et leurs médias font ce qu’ils peuvent pour travailler selon les règles de leur profession face à cette violence meurtrière» a ajouté White, « Nous leur fournirons un appui total contre cette déplorable intimidation ».

______________________ 6 – Afrique Avenir avec APA

La BAD reprend ses opérations en Somalie après une longue interruption

La Somalie a repris ses relations avec la Banque africaine de développement (BAD) avec la signature mardi d’un accord de don de 2 millions de dollars E.U. destiné à une assistance financière et technique pour la gestion des finances publiques.

Cet appui au gouvernement fédéral de transition de Somalie, après plusieurs décennies d’interruption, provient de la Facilité en faveur des États fragiles (FEF), administrée par l’unité États fragiles de la Banque, précise une note de conjoncture de la BAD reçue au siège de APA à Dakar.

Le don aidera aussi le pays à mettre en place des systèmes de gestion des finances publiques sains et transparents et à élaborer un cadre juridique approprié pour les institutions fiscales et monétaires ainsi que les capacités humaines et institutionnelles.

« La Banque félicite le gouvernement de Somalie pour avoir garanti la localisation de toutes les institutions du gouvernement à Mogadiscio, élaboré un plan national et mis en place une banque centrale fonctionnelle ainsi qu’une commission de lutte contre la corruption », a déclaré Nono Matondo-Fundani, directeur pays pour la Somalie de la BAD.

La BAD, selon M. Matondo-Fundani ? apprécie les efforts déployés par le gouvernement somalien pour normaliser la situation sécuritaire dans le pays.

« Nous avons été un membre actif de la Banque africaine de développement dans le passé, et nous sommes ravis de reprendre les relations d’affaires avec la Banque », affirmait récemment un haut responsable somalien.

Mogadiscio est déterminé utiliser « à bon escient » le don de 2 millions de dollars pour renforcer son secteur financier, démontrant ainsi que le gouvernement reste « attaché à la transparence et à la responsabilisation ».

La Banque est résolue à accompagner le gouvernement dans le processus de réengagement, a indiqué le chef de l’unité des États fragiles de la Banque, Madame Margaret Kilo, estimant que « la cérémonie de signature est un événement capital et un premier pas vers le réengagement de la Somalie avec la Banque, près de deux décennies après ».

Sanctionnée au début desannées 90 par le Groupe de la Banque pour avoir accumulé des arriérés sur le remboursement de ses prêts, la Somalie entre dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA) et demeure l’un des dix pays les plus pauvres du monde, avec 60 % de son économie basée sur l’agriculture.

______________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Des religieux islamiques d’Ahlu Sunna donnent des précisions sur une ou plusieurs violentes explosions qui ont visé le centre de l’Administration de Galmudug, dans le centre de la Somalie. // Ahlu Sunna Clerics Explains Big Explosions in Central Somalia

The Islamic clerics of Ahlu Sunna Waljama’a have explained more on big explosions targeted to the centre of Galmudug administration in central Somalia, just as some of key clerics meeting there in north, officials told shabelle Radio on Tuesday.

Sheikh Omar Osman Afrah, a deputy chairman of Ahlu Sunna Waljama’a in central Somalia told shabelle Radio that the blasts were committed by people whom he accused of creating insecurity activities in Galka’o town in Mudug region recently.

The official said that the explosions were masterminded by the Islamist fighters of Hisbul Islam and Harakat Al-shabab Mujahideen calling for the people of the town to put pressure on tightening their security.

No group has claimed the responsibility of the blasts happened overnight in Galka’a town and it is also unclear the people who carried out them so far.

The Islamist forces of Ahlu Sunna clerics conducted search operations in parts of the Galka’o town particularly where the explosions happened early on Tuesday morning to capture those who committed the explosions in the centre of the town.

The blasts come as insecurity situations were increasing in parts of Galka’o town and whole areas under the control of the semi-autonomous region of Puntland in north of the country.

______________________ 4 – Afrique Avenir avec APA

Arrivée à Djibouti lundi d’un premier contingent de 130 soldats kenyans de l’EASBRIG

Quelque 130 soldats kenyans sont arrivés lundi à Djibouti en prélude aux exercices militaires que la brigade d’intervention rapide des pays de l’Afrique de l’Est (EASBRIG, en anglais) entend organiser à partir du 29 novembre jusqu’au 04 décembre prochain à Djibouti.

A leur arrivée à l’aéroport internationale d’Ambouli, ce groupe de soldats kenyans, a été chaleureusement accueilli par le commandant en chef de l’EASBRIG, le général Osman Nour Soubagleh.

Toujours dans le cadre de ces exerces pilotées par l’Etat-major de l’EASBRIG, le Kenya compte aussi déployer un deuxième contingent du même effectif dont l’arrivée à Djibouti est prévue dans les prochaines heures.

Outre Djibouti, pays hôte de ces exercices, quatre autres pays membres de l’EASBRIG tels que l’Ethiopie, le Rwanda, l’Ouganda et le Soudan, vont envoyer chacun un effectif dépassant au minimum la centaine d’hommes.

Hormis l’Erythrée, pourtant faisant partie de l’EASBRIG et qui a décidé de n’expédier aucun soldat sur Djibouti, sept autres Etats de l’Afrique de l’Est tels que le Burundi, les Comores, le Madagascar, l’île Maurice, les Seychelles, la Somalie, la Tanzanie, se contenteront de dépêcher quelques experts militaires.

Ces manœuvres se dérouleront dans une zone militaire située à une soixantaine de kilomètres au sud de Djibouti-ville, la capitale, et comprise entre Arta et Holl-Holl.

Les 13 Etats de l’Afrique de l’Est regroupés au sein de l’EASBRIG, envisagent à terme de mettre sur pied une force d’envergure continentale capable d’intervenir en cas de conflits ou de catastrophes.

_______________________ 3 – Shabelle (En Anglais)

Des combats violents ont commencé à Mogadiscio. // Heavy Fighting Starts in Mogadishu


Heavy fighting between the Islamist fighters and AMISOM troops have started around Kulliyadda Jalle Si’ad building, a base for the Burundian troops in the Somali capital Mogadishu, just after a day of calm situation in the capital, witnesses told Shabelle radio on Monday.

Reports say that the clashes broke out after the Islamist forces against the AMISOM and the transitional government troops attacked the base of the AU troops especially the main base of the Burundians in Kulliyadda in Mogadishu.

Residents told Shabelle radio that they once heard the sound of heavy gunfire which both sides exchanged at around Warshadaha street near the AMISOM troops’ position in the capital saying expressing concern about the fighting pointing out that they thought as it was non stop raining.

The real casualties of the fighting are unclear so far and there is no source that talked the it so far and the war comes a day after bitter fighting between the Islamist fighters and the allied troops of the transitional government and AMISOSM which caused more casualties in Mogadishu.

We shall keep updating you for any further details about news as soon as possible

_______________________ 2 – AFP

Soutien à la Somalie : le président Sharif attend plus que des « promesses »

de Hervé BAR (AFP)

La Somalie attend de la communauté internationale qu’elle tienne « ses promesses » pour soutenir son gouvernement, dont la survie jusqu’à ce jour est en soi un « succès », selon le président Cheikh Sharif Ahmed.

Arrivé au pouvoir en janvier 2009 avec le soutien de la communauté internationale, M. Sharif juge que ses chances de réussite « sont plus grandes aujourd’hui » qu’il y a onze mois.

« Il y avait alors un plan pour renverser notre gouvernement », assure le chef de l’Etat, retranché dans sa résidence « Villa Somalia » sous la protection des soldats ougandais de la force de paix de l’Union africaine (Amisom).

« Vu les circonstances, le fait que le gouvernement soit toujours en place est en soi un grand succès », souligne-t-il dans un entretien lundi avec l’AFP, tandis que résonnent dans le lointain de sporadiques tirs de mortiers.

Le gouvernement de transition (TFG) ne contrôle qu’une petite partie de la capitale, dont la majorité des quartiers sont tenus par les insurgés islamistes shebab et ceux du Hezb al-Islam.

« Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale, même si, dans les conditions actuelles, nous estimons avoir fait de grands progrès », souligne M. Sharif, dont les bureaux surplombent Mogadiscio en ruine, avec en arrière plan l’immense étendue bleutée de l’océan Indien.

A l’heure actuelle, l’Union européenne (UE) se prépare à mettre sur pied à partir du premier semestre 2010 une opération consistant à former jusqu’à 2.000 soldats somaliens. Quelque 500 militaires somaliens ont par ailleurs été récemment formés par la France à Djibouti.

Pas moins de trois véhicules blindés lourdement armés de l’Amisom –roulant à tombeau ouvert par crainte des attentats et des embuscades– sont nécessaires pour venir rencontrer le chef de l’Etat, depuis l’aéroport jusqu’à sa résidence.

Des dizaines de miliciens en armes, appuyés par des « technicals » (véhicules 4X4 surmontés d’une batterie anti-aérienne) contrôlent les accès aux bâtiments blanc immaculé de « Villa Somalia ».

« La communauté internationale pourrait faire beaucoup pour la reconstruction de la Somalie. Nous n’en sommes malheureusement qu’au stade des promesses », déplore-t-il: « à quoi bon préparer des réformes si vous n’avez pas d’argent pour les mettre en oeuvre? »

«  »Les gens que nous combattons sont des professionnels venus du monde entier », explique d’un ton monocorde le jeune chef de l’Etat, en référence aux volontaires étrangers venus renforcer les shebab, qu’il estime « à plusieurs centaines ».

Les shebab se revendiquent ouvertement d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial, reprenant les tactiques mises en oeuvre par l’organisation radicale islamiste en Irak ou en Afghanistan: attentats-suicide, engins piégés, propagande sur internet…

« C’est un problème que n’a pas eu à gérer le précédent gouvernement. Notre inquiétude est qu’ils sont parvenus à convaincre beaucoup de nos jeunes par la désinformation », reconnaît M. Sharif.

Considéré comme un islamiste modéré, le président est l’ancien numéro deux des Tribunaux islamiques (au pouvoir en 2006), en lutte contre le précédent gouvernement et son allié éthiopien de l’époque.

« Les Somaliens ont découvert le vrai visage » des shebab: « ils tuent, ils terrorisent littéralement la population », affirme-t-il, assurant « tenter de tirer profit » des tensions actuelles entre shebab et Hezb al-Islam.

« Les négociations avec le Hezb al-Islam sont toujours ouvertes, mais il semble qu’ils n’aient pas voulu saisir cette opportunité », regrette-t-il.

« Et nous avons parfois l’impression que des membres de ce gouvernement leur fournissent armes et informations », lâche énigmatique M. Sharif, sans plus de précisions.

_______________________ 1 – All Africa (En Anglais)

Des responsables de l’organisation Hisbul Islam ont mis en garde les Ethiopiens au sujet de projets d’intervention dans la région centrale de Somalie. // Somalia: Islamists Warn Ethiopia to Carry Out Projects in Central Region

The Islamist officials of Hisbul Islam organization in Hiran region have warned the Ethiopians to carry out projects in parts of the region in central Somalia, official told Shabelle radio on Sunday.

Shuriye Farah Sabriye, the chairman of the Islamic administration of Hisbul Islam in Hiran region held press conference in Beledweyn town and talked more on the situations of the region accusing the Ethiopians for continuing new plans in Defow village near the border between Hiran and the Somali region in Ethiopia warning them to intervene their territory.

« The Ethiopians will meet consequences if they did not halt intervening Somalia, » said Mr. Shuriye Farah in an interview with Shabelle radio.

On the other hand the official had called for more residents who fled from Beledweyn town for insecurity reasons earlier to return back to their houses in the region saying that they will take guarantee their responsibilities.

The chairman of Hisbul Islam organization in Hiran region Mr. Shuriye Farah lastly called for the people in the town who have relations with the transitional government troops in out of the region and also the Ethiopians asserting that they will take a drastic step to any one seen contacting with Ethiopians or government soldiers in the region.

24/11/09 (B526) Puntland : Des hommes armés non identifiés ont tué un haut responsable de la Police du Puntland. // Somalia: A Senior Police Official Killed in Puntland (Shabelle – En Anglais)

Unidentified gunmen armed with pistols have shot and killed a senior police official in the semi-autonomous region of Puntland in north Somalia, officials told Shabelle radio on Monday.

Reports say that the gunmen escaped immediately after the killing action happened. The murderers ran away to the outskirts of Qardo town the regional capital of Karkar region.

The deceased officer was called Abdi Aziz Osman Farah and was one of Puntland’s police officers and was killed as he was traveling on of the streets in the town.

There were no security forces that accompanied with the deceased official when killed.

We had contacted with the police chief of Karkar region of Puntland administration Col. Ali Isse to know more on the killing action and replied that the police forces were still continuing search operations in Qardo town.

Locals said that a night curfew was imposed the town as the officer killed adding that the businessmen were also ordered to close their shopping centers through the town.

Many police forces could be seen around the main streets of the town and assuring the security and how the curfew implemented.

Insecurity situations had been increasing the in more parts of the semi-autonomous region of Puntland in north of the country.

24/11/09 (B526) Yémen Express (6 articles en Français et en Anglais)

___________________ 6 – Le Monde

Guerre par procuration au Yémen, un Etat failli

L’embrasement de la frontière saoudo-yéménite, un conflit par procuration, par Antoine Basbous

Dangereux ‘jeux de bascule’ au Yémen, nouveau « failed state », par David Rigoulet-Roze

Un nouveau front vient de s’ajouter à un environnement déjà lourd au Moyen-Orient. La frontière méridionale de l’Arabie s’est embrasée en ce début novembre, quand la rébellion houthiste du nord du Yémen, d’obédience chiite (zaïdite), a franchi la frontière internationale et a pris le contrôle du mont Doukhane. C’est ainsi que l’Arabie, au nom de la défense de l’intégrité de son territoire, a fait son entrée de plain-pied dans un conflit inter-yéménite qui se poursuit par intermittence depuis 2004, mais qui a évolué en véritable guerre depuis le mois d’août entre le gouvernement de Sanaa et la rébellion.

Cette incursion en territoire saoudien n’est pas un dérapage. Outre le fait que la rébellion cherche à échapper à l’encerclement de l’armée yéménite et à prendre l’avantage, il faut y voir une étape supplémentaire dans la tentative de Téhéran de développer un nouveau théâtre d’affrontements pour faire diversion, au côté de deux autres foyers, ceux du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza. Il s’agit donc d’une guerre par procuration, qui permet à l’Iran de déstabiliser un rival.

Riyad a les moyens de se battre contre la rébellion, grâce à la supériorité de son armement et à l’imposition d’un blocus maritime aux abords des côtes yéménites, contrôlées par les houthistes, pour les empêcher de réceptionner de nouveaux équipements militaires. Mais on ne peut exclure une guerre d’usure, le long des 1 500 km de frontière commune.

Mais cette entrée en guerre peut avoir des conséquences bien graves. Il y a près d’un million de Yéménites en Arabie, dont une large partie appartient à la même mouvance idéologique que les houthistes, sans compter leurs coreligionnaires saoudiens des provinces de Jizan et de Najaran, frontalières du Yémen, dont un million d’Ismaéliens, une autre branche du chiisme, en colère contre Riyad et qui formulent des revendications rarement prises en compte par le royaume.

Il y a surtout les principaux gisements de pétrole situés dans la province orientale du Hasa, où les chiites sont majoritaires. Parmi eux, une branche activiste ne résiste pas aux sirènes de Téhéran, dont l’ambition est de devenir la puissance de référence dans la région, en affaiblissant ses voisins. Or, l’incontrôlable dynamique régionale a fait passer l’appartenance confessionnelle devant l’appartenance nationale ; d’où le réveil des communautés chiites du Golfe au lendemain de la révolution khomeyniste (1979), puis de la chute de Saddam (2003) et de l’accession des chiites irakiens au pouvoir à Bagdad.

Tout cela intervient au moment où l’Iran menace l’Arabie de venir troubler le grand pèlerinage à La Mecque, lequel réunira près de 2 millions de fidèles à la fin novembre. Rappelons qu’à la fin des années 1980, les Iraniens avaient provoqué des troubles au cours desquels plusieurs centaines de pèlerins avaient perdu la vie.

L’activisme de Téhéran déborde les zones de déploiement géographique du chiisme. Car là où les fidèles de la communauté sont rares voire inexistants, tels en Egypte et au Soudan, l’Iran a dépêché des cadres du Hezbollah pour y former des cellules actives, sous couvert du soutien à la cause palestinienne.

En réalité, Téhéran redoute que les futures sanctions de l’ONU le privent d’exporter son pétrole, en comptant sur les surcapacités de production saoudienne en guise de compensation. Or, en allumant des contre-feux en Arabie, l’Iran menace cette perspective et montre que le royaume est si fragile qu’il ne pourra pas remplir cette mission. D’autres pétromonarchies du Golfe assistent au réveil de leurs composantes chiites, parfois majoritaires, comme au royaume de Bahreïn. Certains radicaux iraniens n’hésitent pas à réclamer ouvertement l’annexion de ce petit royaume.

Enfin, il ne faut pas oublier Al-Qaïda, qui profite des déficiences de l’Etat central yéménite et du chaos qui s’installe progressivement dans le pays, ainsi que de l’hébergement en Iran d’une partie de ses dirigeants, pour s’offrir un nouveau sanctuaire aux portes de l’Arabie. En août dernier, elle a failli assassiner le chef saoudien de la lutte anti-terroriste, le prince Mohamed Bin Naëf.

Cette évolution ne doit pas occulter le drame qui frappe le Yémen, soumis à un régime tribal usé et corrompu, en déficit de légitimité, et surtout en manque de ressources pour satisfaire aux besoins les plus élémentaires de sa population. Confronté à la rébellion des houthistes du Nord et aux sécessionnistes nostalgiques du Sud, ainsi qu’à l’enracinement d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, le régime du président Saleh s’accroche à un pouvoir sans disposer des moyens nécessaires pour l’assumer.

Dans sa volonté de poursuivre et de sanctuariser son programme nucléaire, Téhéran s’ingénue à multiplier les incendies à sa périphérie, afin de détourner l’attention internationale et d’occuper ses voisins dans des conflits secondaires. Trente ans après le lancement de la révolution khomeyniste, l’Iran se dote d’un nouveau souffle pour exporter et développer son influence à l’échelle régionale, avec désormais une composante nucléaire.

Antoine Basbous est fondateur-directeur de l’Observatoire des pays arabes et l’auteur de « L’Arabie saoudite en guerre », Perrin, 2004.

___________________ 5 – Portail des sous-marins

L’Iran envoie ses mini-submersibles en mer Rouge, au large du Yémen

Par Rédacteur en chef.

Le conflit au Yémen évolue rapidement d’une rébellion Houthi contre le régime du Président Abdullah Salah à Sanaa pour devenir une conflagration régionale élargie, avec une implication croissante de l’Arabie Saoudite et de l’Égypte. Les Etats-Unis s’impliquent de plus en plus, et cela pourrait mener à une confrontation directe avec le pays appuyant les rebelles : l’Iran.

Des sources militaires de DEBKAfiles indiquent que, au cours du week-end, le croiseur lance-missiles USS Chosin est devenu le navire-amiral de la CTF-151, qui patrouille en mer Rouge et dans le golfe d’Aden.

Réagissant à cette annonce, le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, a annoncé lundi 23 novembre que des sous-marins de la classe Ghadir rejoindraient les 4 bâtiments iraniens déjà positionnés au large de la côte yéménite. Il n’a pas précisé combien de sous-marins seraient déployés.

Les spécialistes militaires de DebkaFiles décrivent le Ghadir comme un mini-submersible dont Téhéran prétend qu’il est suffisamment silencieux pour échapper à toute détection par des navires américains. C’est la première que ces sous-marins miniatures seront déployés en dehors du golfe Persique et en soutien direct d’opérations contre l’US Navy ainsi que contre des bâtiments saoudiens. Tous les 2 bloquent les ports yéménites pour empêcher les livraisons d’armes iraniennes aux rebelles yéménites.

Les experts navals américains et israéliens surveillent avec grand intérêt ces mini-submersibles. Ils constituent la première ligne de défense côtière de l’Iran. Il s’agira de leur première apparition opérationnelle dans des eaux étrangères.

Tant les États-Unis que l’Iran expliquent que leur renforcement naval en mer Rouge fait partie de leur mission de lutte contre la piraterie. Mais les sources militaires de DebkaFiles soulignent que Téhéran est déterminé à envoyer par la mer et en sécurité ses armes vers les côtes de la mer Rouge du Yémen, afin de les livrer aux insurgés Houthi, pendant que les Américains sont tout autant déterminés à aider la marine saoudienne à l’en empêcher.

_______________________ 4 – AFP

Yémen : l’ingénieur japonais libéré huit jours après son enlèvement

De Hammoud MOUNASSAR

L’ingénieur japonais enlevé le 15 novembre par les membres d’une tribu yéménite près de Sanaa a été libéré lundi, a annoncé le gouverneur de capitale, Nouman Douid.

Takeo Mashimo « a été libéré et se trouve actuellement en compagnie de chefs tribaux qui ont négocié son élargissement », a déclaré M. Douid à la presse.

Selon lui, la libération de ce Japonais, un coopérant, a été obtenue par des médiateurs tribaux contre la promesse de suivre l’affaire d’un proche des ravisseurs détenu sans jugement depuis deux ans par les autorités.

M. Douid n’a pas précisé quand l’otage serait rapatrié à Sanaa.

Ce dernier a été joint par téléphone par l’agence Kyodo.

« Je suis vraiment heureux d’avoir été relâché sain et sauf. S’il vous plaît, dîtes à ma famille que je vais bien », a réagi l’ancien otage.

Il a précisé s’être senti « très effrayé » au moment de l’enlèvement, « entouré par beaucoup d’hommes armés de fusils automatiques ». Mais, « les jours passant, j’ai gardé mon calme », a-t-il poursuivi.

Cet ingénieur de 63 ans, qui travaille pour un programme d’aide au Yémen, avait été kidnappé dans la région d’Arhab, à 40 km au nord-est de Sanaa, alors qu’il était en route pour superviser la construction d’une école.

Des médiations tribales ont tout de suite été lancées pour obtenir sa libération mais les tractations ont pris du temps et un médiateur avait laissé entendre lundi matin que les ravisseurs n’étaient pas prêts à le libérer.

« Les ravisseurs affirment qu’ils ne relâcheront leur otage qu’en contrepartie de la libération par les autorités d’un membre de leur tribu emprisonné », avait déclaré à l’AFP ce médiateur, Mohamed Sawa.

Or, une source au sein des services de sécurité avait souligné que ce détenu, Hussein Abdallah Koub, 23 ans, était « un élément dangereux ayant combattu en Irak et à Nahr el-Bared », au Liban, et noté qu’il était « difficile de le relâcher ».

Hussein Abdallah a été emprisonné pendant un an en Irak par les Américains, selon cette source. Il s’est ensuite rendu au Liban où il a participé au côté d’un groupuscule islamiste aux combats contre l’armée libanaise dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared (2007).

De même source, il a ensuite été arrêté en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa.

Samedi, deux chefs tribaux servant de médiateurs entre les ravisseurs et les autorités yéménites avaient affirmé que l’otage était passé des mains des tribus de la région d’Arhab à celles de membres d’Al-Qaïda.

Mais l’ambassade du Japon à Sanaa avait démenti lundi.

« Il se trouve toujours au même endroit », avait assuré à l’AFP le Premier secrétaire pour les Affaires politiques et économiques, Aki Yami.

L’ambassadeur du Japon au Yémen, Masakazy Toshikage, avait été reçu dimanche par le vice-Premier ministre pour les Affaires de la Défense, Rachad al-Alimi.

M. Aki Yami s’était refusé à tout commentaire sur les efforts pour la libération de l’otage, soulignant qu’ils étaient menés par les autorités yéménites et que sa chancellerie n’avait pas de contact direct avec les chefs des tribus des ravisseurs.

« Ils veulent parler aux autorités yéménites, et non au Japon », avait-il dit.

Les tribus au Yémen ont l’habitude d’enlever des étrangers pour faire aboutir des revendications auprès des autorités. Plus de 200 étrangers ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité d’entre eux ont été libérés sains et saufs.

Mais le sort de cinq Allemands et d’un Britannique, enlevés en juin dans le nord du Yémen, reste inconnu. Les six captifs faisaient partie d’un groupe de neuf personnes prises en otage dans la région de Saada, fief de la rébellion zaïdite, dont trois –deux Allemandes et une Sud-Coréenne– ont été tuées.

_________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Vaste offensive saoudienne à la frontière

L’Arabie saoudite a lancé aujourd’hui une offensive militaire d’envergure à sa frontière avec le Yémen, trois semaines après son entrée en guerre contre les rebelles zaïdites yéménites, selon la rébellion.

En milieu de journée, « l’armée saoudienne menait une offensive d’envergure en direction du territoire yéménite tout le long de la frontière, utilisant tous types d’armes », dont des avions de combat, des chars et l’artillerie, a annoncé la rébellion dans un communiqué.

L’offensive a donné lieu à de violents affrontements dans les régions de Malahidh, de Chida et d’Al-Hissama, dans le nord du Yémen, a ajouté le communiqué.

« Dès lors que l’on viole un pouce de notre territoire, nous défendons nos frontières », a déclaré laconiquement une source militaire dans la province saoudienne de Jizan qui, contactée au téléphone, s’est refusée à donner la moindre précision sur les opérations en cours aujourd’hui.

Pour sa part, une source officielle à Sanaa a démenti cette vaste offensive. « Ce sont des mensonges que les rebelles ont pris l’habitude de répéter pour élargir le champ de la guerre », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

Les rebelles avaient auparavant annoncé dans un communiqué que des avions de combat saoudiens s’étaient relayés dans la nuit de dimanche à lundi pour lancer au moins 35 raids sur des positions dans le nord du Yémen, dont Saada, chef-lieu de la province de même nom, fief des rebelles, et la ville de Saqin, située 25 km plus loin.

_________________ 2 – Le Vif (Belgique)

Yémen: offensive saoudienne à la frontière

L’armée saoudienne en guerre contre les rebelles zaïdites du Yémen a lancé lundi une offensive d’envergure à la frontière yéménite, a annoncé la rébellion.

En milieu de journée, « l’armée saoudienne menait une offensive d’envergure en direction du territoire yéménite tout le long de la frontière, utilisant tous types d’armes », dont des avions de combat, des chars, des pièces d’artillerie et des lance-roquettes, précise la rébellion. L’offensive a donné lieu à de violents affrontements dans les régions de Malahidh, de Chida et d’Al-Hissama, dans le nord du Yémen.

Des sources locales à Razah, localité yéménite frontalière, ont confirmé l’offensive. « L’armée saoudienne a déclenché une vaste offensive contre les positions des rebelles dans la zone frontalière », a déclaré l’une de ces sources.

_________________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : les forces navales repoussent les attaques rebelles contre le port de Medi

Les forces navales yéménites ont repoussé les attaques des rebelles houthis chiites contre le port de Medi sur la côte nord-ouest de la mer Rouge, limitrophe de l’Arabie saoudite, a indiqué dimanche un responsable naval sous couvert d’anonymat.

« Les rebelles ont été expulsés par les troupes qui leur ont riposté par de très lourds bombardements », a-t-il ajouté.

Selon lui, les rebelles tentaient de contrôler le port par le biais d’attaques intensifiées lancées au cours des dernières nuits contre les militaires qui patrouillent dans le port.

Le port de Medi, limitrophe de la frontière avec l’Arabie saoudite, se situe dans la province de l’extrême nord-ouest de Haja, voisine de la région du conflit.

Les rebelles se sont infiltrés dans la nuit depuis le gouvernorat de Saada déchiré par la guerre pour tenter de trouver une sortie maritime reliant leurs bastions à la mer Rouge, a expliqué le responsable.

Des morts et des blessés ont été rapportés des deux côtés lors de l’affrontement.

Le Yémen a récemment imposé un blocus naval le long de son littoral de la mer Rouge pour sécuriser ses eaux territoriales

24/11/09 (B526) Petites confidences …

Il se dit que Guelleh aurait fait savoir à tous les responsables des partis politiques qui composent sa majorité d’opérette, qu’ils devaient réunir chacun un congrés avec leurs adhérents pour se prononcer en faveur du 3ème mandat et des suivants.

Bien entendu le RPP ne pose pas de problème. En revanche, il semble qu »Aden Robleh renacle poliment. Mais comme il n’a pratiquement plus d’adhérent, où est le problème ? Quand on va à la soupe, on perd ses forces, dit un proverbe ?

En tout cas, l’affaire est à suivre et nous attendons des informations complémentaires dans les prochains jours …

22/11/09 (B526) Le journal de la Flibuste (7 articles en Français)

________________________ 7 – JDD

Yémen: Un navire capturé par des pirates

Les pirates du golfe d’Aden ont capturé jeudi un vraquier grec de pavillon panaméen, a-t-on appris dimanche. « Le Red Sea Spirit a été capturé par des hommes armés au large de la côte yéménite jeudi dernier », a précisé Andrew Mwangura, coordonnateur du Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est, qui surveille de Nairobi les mouvements maritimes dans la région.


________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Un navire grec capturé par des pirates

Des pirates somaliens ont capturé un vraquier grec au large du Yemen jeudi, dans une zone où les attaques étaient moins nombreuses ces derniers temps/ Selon Andrew Mwangura du Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est, contacté par téléphone depuis Nairobi, la composition et la nationalité de l’équipage, ainsi que la cargaison et la destination du navire restaient à déterminer.

Le Red Sea Spirit, qui bat pavillon de Panama, « a été détourné au large du Yemen à la fin de la journée de jeudi mais nous n’en avons entendu parler qu’hier samedi », a-t-il expliqué. Les détournements, comme celui de jeudi, dans les eaux de la Somalie et du Golfe d’Aden sont plus rares depuis qu’elles sont sillonnées par une flotte de navires de guerre étrangers.

Les groupes de pirates somaliens ont de fait déplacé leurs actions vers l’Océan Indien, une vaste zone plus difficile à surveiller, s’aventurant jusqu’aux Seychelles et au-delà.

________________________ 5 – Les Afriques

Somalie : Les pirates somaliens opèrent à près de 2000 km des côtes de Mogadiscio !

Des pirates somaliens se sont emparés d’un chimiquier grec et de son équipage de plus d’une vingtaine de membres à un millier de milles marins (1852 km) des côtes de Mogadiscio et quelque 400 milles au nord-est des Seychelles.

Le MV Filitsa, un bâtiment de 150 mètres de long immatriculé aux îles Marshall, transportait une cargaison de produits chimiques entre le Koweït et l’Afrique du Sud lorsqu’il a été attaqué le 10 octobre dans cette zone, une des plus lointaines du pays d’origine des pirates.

L’imposante flotte de guerre internationale déployée dans la région pour protéger les voies maritimes reliant l’Europe à l’Asie semble avoir eu pour principal effet d’obliger les bandes de flibustiers somaliens à opérer encore plus loin dans l’océan Indien.

Actuellement, les pirates somaliens détiennent au moins treize navires et plus de 230 membres d’équipage.

________________________ 4 – IRIN (ONU)

SOMALIE: Habitants et bancs de sable contrecarrent les plans de pirates

Les habitants d’une ville côtière de la région autonome du Puntland en Somalie ont sauvé l’équipage d’un bateau de pêche en déjouant une tentative de pirates, qui avaient arraisonné le bateau, de prendre la mer.

Les pirates avaient pris le contrôle du bateau au large des côtes Somali le 1er novembre et l’avait acheminé jusqu’à la ville d’Eil, au Puntland, dans le nord-est de la Somalie. Mais le bateau, manœuvré par neuf Indiens et Bangladais, a heurté un banc de sable et s’est échoué à Eil, où les habitants ont demandé la libération des marins.

« Je pense que lorsqu’ils [les pirates] ont réalisé que [les marins] étaient tous bangladais et indiens, ils ont décidé d’utiliser leur bateau pour prendre en chasse d’autres bateaux et se servir des marins pour les manœuvrer », a dit Abdirahman Hassan Koronto, un homme d’affaires d’Eil.

Il a expliqué que les pirates avaient tenté de ramener le bateau en haute mer mais que les habitants les en avaient empêchés. Les pirates ont tenu bon pendant cinq jours, avant de finalement relâcher l’équipage, a ajouté M. Koronto.

« C’est un exemple où leur plan n’a pas fonctionné comme ils l’entendaient », a dit M. Koronto.

« S’ils les ramenaient en haute mer, ils les auraient utilisés [les membres de l’équipage], donc nous avons décidé que nous n’allions pas les laisser faire du mal à ces pauvres gens », a dit Asha Abdikarim, une habitante.

Les habitants ont demandé aux autorités du Puntland d’envoyer des renforts pour les aider à retenir le bateau, a-t-elle dit à IRIN.

« Je pense que quand ils ont vu que toute la ville – femmes, hommes et enfants – était dehors et les défiait, ils ont pensé qu’il valait mieux libérer l’équipage et nous le remettre », a dit Mme Abdikarim. « Pour une fois, nous leur avons montré qu’ils ne pouvaient pas faire leur sale travail dans notre ville ».

Elle a expliqué que les habitants des zones côtières en avaient assez des pirates. « Personne ne veut d’eux », a-t-elle dit.

« S’ils les ramenaient en haute mer, ils les [les membres de l’équipage] auraient utilisés, donc nous avons décidé que nous n’allions pas les laisser faire du mal à ces pauvres gens »
Les anciens de la ville ont accompagné les neuf hommes d’équipage dans un hôtel de la ville, où ils sont restés jusqu’à ce que les forces de sécurité du Puntland arrivent.

Abdimahdi Abshir, directeur de l’administration de la présidence du Puntland, a dit à IRIN que le bateau et l’équipage se trouvaient maintenant entre les mains des autorités.

« Le bateau est en train d’être réparé et il sera acheminé à Bosasso », a-t-il dit, ajoutant que l’équipage avait été conduit à Garowe, la capitale du Puntland, où ils étaient pris en charge par l’administration.

« Ils vont bien et nous essayons d’organiser leur retour chez eux », a-t-il dit.

M. Abdshir a dit que les autorités avaient demandé à des agences humanitaires de les aider à rapatrier les marins.

Phuban Das, l’un des membres de l’équipage du bateau, a dit à IRIN qu’ils se trouvaient à Garowe et qu’ils étaient sains et saufs.

« Nous sommes libres et ici », a-t-il dit.

________________________ 3 – Portail des sous-marins avec BBC

Les pirates somaliens peuvent-ils être battus ?

Par Rédacteur en chef.

Pourquoi les marines les plus puissantes au monde ne peuvent-elles pas mettre fin à la piraterie au large de la Somalie ?

La frégate néerlandaise Evertsen est une vue rassurante pour les navires civils qui parsèment l’horizon.

Mais l’écrasante puissance de feu de la force européenne n’a pas été suffisante pour faire disparaitre la menace des pirates autour de la Somalie.

Pourquoi est-il aussi difficile pour les plus puissantes marines du monde de battre des pirates qui sont seulement armés de Kalashnikov et de lance-roquettes ?

Il est vrai qu’il n’y a pas eu depuis juillet une attaque réussie dans le golfe d’Aden, le bras de mer qui sépare le Yémen et la Somalie et qui débouche sur le canal de Suez. C’est d’une énorme importance puisque 20% du commerce mondiale emprunte cette voie.

“Une faible chance”

Mais les pirates n’ont pas été battus. Ils se sont juste déplacés vers le sud dans l’océan Indien, continuant à ravager les eaux.

La première difficulté pour la force européenne est simplement la géographie.

Aux côtés des autres marines concernées par le problème de la piraterie, elle doit patrouiller une région de la taille de l’Europe Occidentale. Les bâtiments qui en font partie peuvent être à plusieurs jours de mer d’un navire quand il est attaqué par des pirates.

Donc, il y a seulement une faible chance de prendre les pirates sur le fait, pendant qu’ils essayent d’aborder un navire civil — et même alors, les bâtiments de guerre sont limités dans ce qu’ils peuvent faire. Souvent, ils ne peuvent pas utiliser l’immense puissance de feu qui est la leur.

« Il ne s’agit pas d’un ennemi, parce que cela voudrait dire que nous sommes en guerre — et ce que nous faisons, c’est une action de police avec des moyens militaires, » explique le Cdr Pieter Bindt, commandant de la force européenne Atalante.

« Ils [les pirates] s’adaptent très vite ; ils réagissent à ce que nous faisons et ils ont une très grande région d’où ils peuvent partir : la côte somalienne, qui mesure plusieurs centaines de nautiques de long. »

“Pourquoi ne pas simplement leur tirer dessus ?”, demande le journaliste de la BBC.

« Dans le monde occidental, nous aimons respecter des règles dans les questions légales, » répond-il. « Ce sera la même chose si, à Paris, quelqu’un ressemblant à un cambrioleur se faisait tirer dessus à vue, nous ne le faisons pas. »

“Ils connaissent la loi”

Dans le PC Opérations de l’Evertsen, un carré rouge sur une carte marine montre les progrès d’un PAG, un Pirate Action Group (groupe d’action des pirates).

Il s’agit généralement de 2 skiffs, des embarcations rapides de seulement quelques m de long, et un bateau-mère, légèrement plus grand, qui transporte la nourriture, le carburant et les munitions.

Une frégate grecque a été envoyée pour intercepter ce PAG précis, mais après les avoir abordés, les pirates présumés ont été interrogés puis relâchés.

Les pirates connaissent la loi. Dès qu’ils voient un bâtiment de guerre s’approcher, ils jettent armes, échelle, et même téléphones satellite par dessus bord. C’est ce qui est arrivé avec les pirates pistés au PC Opération.

Tout le monde pense qu’ils vont tout simplement à terre pour se ré-équiper puis, quelques jours plus tard, reprendre la mer, à la recherche de navires vulnérables. Les rançons, atteignant souvent plusieurs millions $, sont suffisantes pour pouvoir acheter du nouveau matériel.

“Comme attraper des camés”
C’est très frustrant pour la force européenne.

Le commandant de l’Evertsen, le Cdr Cees Vooijs, m’a raconté un incident typique. Un skiff a été vu en train de s’approcher d’un navire de commerce pour tenter un abordage. Il a alors été intercepté après qu’il ait pris la fuite.

« Quand nous avons abordé le skiff, nous n’avons rien trouvé — rien qui soit lié à la piraterie. Et leur version était qu’ils étaient des pêcheurs. Mais nous n’avons rien trouvé non plus qui montrait qu’ils étaient pêcheurs : pas de poisson, pas d’odeur de poisson, pas de matériel de pêche.

« Pour nous, l’affaire était claire. Mais pour le procureur, ce n’était pas suffisant. »

La force a même pris les mêmes groupes de pirates plusieurs fois.

« C’est comme la police à Amsterdam qui arrête les camés qui volent des vélos, » explique un officier néerlandais. « Ils les relâchent et les reprennent le lendemain matin pour la même chose. »

___________________________ 2 – AP

Un cargo panaméen détourné par des pirates somaliens

Des pirates somaliens ont détourné vendredi un cargo panaméen dans le très dangereux golfe d’Aden, entre la Péninsule arabique et la Corne de l’Afrique, a annoncé dans la soirée un responsable des garde-côtes du Yémen.

Le cargo « Red Sea Spirit » transportant un nombre indéterminé de membres d’équipage a été détourné dans la matinée à 36 miles nautiques (environ 65km) du port yéménite de Balhaf, a précisé ce responsable ayant requis l’anonymat.

Les garde-côtes yéménites ont reçu un signal de détresse de l’équipage du cargo et ont alerté la force navale internationale qui patrouille dans ce secteur infesté de pirates. Un vaisseau de la force internationale a été dépêché sur zone.

Les actes de piraterie, perpétrés en majorité par des Somaliens, se sont multipliés ces derniers mois dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

___________________________ 1 – AFP

GB: le couple otage en Somalie craint d’être tué d’ici « une semaine »

Un couple de plaisanciers britanniques détenu par des pirates somaliens a dit craindre que ses ravisseurs « perdent patience » et les exécutent d’ici à « une semaine », selon une interview diffusée vendredi soir à la télévision britannique Channel 4.

« Je n’ai aucun doute qu’ils n’hésiteront pas à nous tuer, peut-être d’ici à une semaine ou quelque chose comme ça, s’il n’y a pas de réponse » à la demande de rançon, a déclaré Paul Chandler, 58 ans.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a récemment confirmé l’existence d’une demande de 7 millions de dollars (4,7 millions d’euros).

Son épouse Rachel, 55 ans, a ajouté: « Nous sommes très inquiets quant à l’avenir. Nos ravisseurs sont très impatients ».

Le couple a été interviewé mercredi mais la vidéo n’a été diffusée que ce vendredi soir par Channel 4. Les images montrent les Chandler s’exprimant avec des armes pointés sur eux. La chaîne de télévision assure que la diffusion de la vidéo a reçu le consentement de la famille.

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a cependant jugé que ces images « seront douloureuses pour la famille ». « La politique du gouvernement britannique est claire: nous ne faisons pas de concessions essentielles à des preneurs d’otages, et cela comprend le paiement de rançons », a ajouté le Foreign Office.

M. Chandler a ajouté: « C’est notre 27e jour de captivité. Jusqu’à présent, on nous a donné suffisamment de nourriture et d’eau… nous sommes donc raisonnablement en bonne santé. Moralement, nous sommes très stressés et nous sentons menacés ».

« On nous a menacés en nous disant qu’il y avait un groupe terroriste qui nous recherchait », a-t-il poursuivi.

Les deux Britanniques ont été capturés dans l’océan Indien le 23 octobre, alors qu’ils naviguaient entre les Seychelles et la Tanzanie. Ils ont par la suite été transbordés de leur voilier sur un cargo également aux mains des pirates et mouillant au large d’Harardhere, un village de pêcheur devenu l’un de leur repaire, à 300 km au nord de Mogadiscio.

Les attaques et les détournements de navires étrangers se sont multipliés depuis 2008 au large de la Somalie, dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien.

22/11/09 (B526) Nouvelles de Somalie (5 articles en Français)

__________________________ 5 – CyberPress (Ca)

Somalie : 14 tués dans des combats entre milices islamistes

Au moins 14 personnes ont été tuées dimanche dans des combats entre milices islamistes somaliennes à Afmadow, dans le sud de la Somalie, ont rapporté des témoins.

Des combattants shebab, proches d’Al-Qaïda, ont attaqué les partisans du Hezb al-Islam, les obligeant à fuir la ville située à 100 kilometres de Kismayo, principale ville du sud.

«Les Shebab ont attaqué en venant de trois directions différentes et les Hezb al-Islam ont tenté de se défendre, mais ils ont été battus», a déclaré Iman Abdi, un habitant d’Afmadow.

Un autre habitant, Ahmed Ali, a précisé que les shebab étaient arrivés en grand nombre et bien préparés pour mener cette attaque.

«Les combats pourraient reprendre car les combattants Hezb al-Islam se regroupent pour reprendre la ville», a indiqué Ahmed Ali à l’AFP par téléphone.

La plupart des tués étaient des combattants, selon les habitants.

Les combats ont suivi les tentatives menées la semaine dernière par la milice d’Hezb al-Islam de reprendre Kismayo aux shebab.

Les deux groupes avaient lancé en mai une offensive contre le président Sharif Sheikh Ahmed dans Mogadiscio, réduisant le contrôle de la capitale par le gouvernement à quelques quartiers.

Depuis, les deux groupes s’affrontent notamment dans le sud de la Somalie, principalement contrôlé par les shebab.

__________________________ 4 – Bruxelles 2 (Europe de la Défense°

L’inconnue britannique sur l’opération Eusecfor Somalia/Ouganda

Il y a un problème britannique sur le projet d’opération de formation des soldats somaliens en Ouganda. C’était ce qui se murmurait dans les couloirs du Conseil.

Lors de la réunion des Ministres de la Défense, le représentant britannique avait d’ailleurs confirmé ses réserves, exprimés dans les groupes de travail préparatoires, en insistant sur le mot « possible » pour le lancement d’une opération, préférant étudier les autres options (ce qui signifie pas d’opération européenne ou un simple chèque versé à’Amisom).

Des réserves confirmées tant par les Européens que par les Français.

« Le Royaume-Uni demeure réservé sur l’opération et attend des précisions », a expliqué Pierre Lellouche (lors de l’audition au Parlement sur la Somalie).

Une position soutenue en sous-mains par les Néerlandais (pour des raisons budgétaires et idéologiques) et dans une mesure plus tempérée par les pays baltes (pour des raisons financières, ils sont « rincés » m’a confirmé un diplomate européen ; effectivement le gouvernement n’a « plus un sou » m’a confirmé un Letton). Coté Britannique, gageons que cette « réticence » tient certainement à l’habitude toute britannique de refuser à la PeSDC les moyens de son développement.

Mais elle n’est peut-être pas aussi dépouvue d’arrière-pensée, plus stratégique. Le Royaume-Uni n’a peut-être pas aussi le même intérêt que ses autres partenaires européens à conforter le gouvernement fédéral de transition en Somalie. L’autonomie, quasi-indépendance actuelle du Somaliland (l’ancienne Somalie britannique) ne serait peut-être pas pour déplaire à Londres… Enfin ce que j’en dis

___________________________ 3 – JDD

Somalie: Une ville aux mains des islamistes

Afmadow, une ville du Sud de la Somalie, a été prise par les miliciens islamistes d’Al Chabaab, tenus par leurs rivaux du groupe Hizbul Islam.

« Nous sommes dans la ville. Nous avons tué plus de douze de ceux qui nous combattent et nous avons capturé les autres », a déclaré dimanche un commandant de la milice islamiste, Mohamed Ali Shuqul. Selon des témoins, plusieurs centaines de combattants d’Al Chabaab ont pénétré dans cette localité de la région de Jubba.

___________________________ 2 – APA

Report des manœuvres de la brigade d’intervention de l’Afrique de l’Est


Les exercices militaires que la brigade d’intervention rapide des pays de l’Afrique de l’Est (EASBRIG) avait prévu d’organiser du 16 au 26 novembre à Djibouti ont été reportés, a appris APA dimanche de source officielle.


Dans une interview à APA, le porte-parole des Forces de défense Rwanda (RDF), le Cdt. Jill Rutaremara a déclaré que les manoeuvres avaient été annulées et devraient désormais se dérouler vers la fin du mois.


Il a cependant souligné que le contingent rwandais qui sera dirigé par le Lt. Col. Rugumya Gacinya était déjà prêt, ajoutant que l’acheminement des troupes et du matériel devrait se faire le 24 novembre.


“Ce sont les ministres de la Défense et les chef d’Etat-major qui ont fixé la nouvelle date de ces exercices qui vont démarrer le 25 novembre pour se terminer le 7 décembre”, a précisé M. Rutaremara.


Le contingent rwandais sera fort de 176 hommes, à l’exclusion des autres officiers d’état-major.


L’EASBRIG travaille actuellement à monter une force multidimensionnelle intégrée et pleinement opérationnelle qui devra être prête à se déployer en 2015, mais qui aura une capacité opérationnelle dès 2010.


Les éléments de cette force proviendront des 13 pays membres : le Rwanda, Djibouti, les Iles Comores, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, l’Ile Maurice, les Iles Seychelles, la Somalie, le Burundi, le Soudan et l’Ouganda.


Ces pays envisagent à terme, de mettre sur pied une force d’envergure continentale, capable d’intervenir en cas de conflits ou de catastrophes.

___________________________ 1 – Continental News avec VOA

Les ONG de défense de la liberté de la presse se disent choquées et préoccupées suite aux informations selon lesquelles le correspondant de la VOA dans la région semi-autonome du Puntland aurait été pris pour cible par la police.

Les organisations de défense de la liberté de presse étaient déjà préoccupées par la détérioration des conditions de travail des journalistes en Somalie. Le fait qu’un policier du Puntland ait tiré sur Ishaq au lendemain des menaces d’un responsable local de la police contre lui est profondément troublant, a dit à la VOA le chef du département Afrique de Reporters sans frontières à Paris, Ambroise Pierre.

« Nous sommes très mécontents et préoccupés par le fait qu’après avoir été menacé, le journaliste ait ainsi été pris pour cible. Je pense que les dernières semaines ont montré qu’il y a, de toute évidence, un problème entre la police du Puntland et la VOA, et les autorités du Puntland devraient clairement dire ce qu’il en est », a dit Ambroise. Le responsable du département Afrique RSF a souligné qu’en dépit des assurances des autorités du Puntland concernant la liberté de presse, les journalistes, dans le Puntland, font l’objet d’arrestations, de censure et de violents attaques.

Mohamed Yasin Isaq affirme qu’un policier en uniforme lui a tiré dessus à trois reprises alors qu’il traversait un poste de contrôle avec la permission des autres policiers présents. Ces derniers ont tenté en vain d’empêcher leur collègue de tirer, a expliqué le correspondant de la VOA au Puntland.

Dans une interview accordée au service somali de la VOA, Mohamed Yasin Isaq a dit qu’il pense que l’attaque dont il a été l’objet est sans doute liée à des menaces proférées contre lui par un chef local de la police. Ce dernier, a-t-il dit, avait assisté, sans être invité, à une réunion des journalistes sur les relations de plus en plus tendues entre les médias et l’administration du Puntland.

Le responsable de la police avait, à cette occasion, proféré la menace suivante : « M. Ishaq, vous devez être plus responsables dans vos reportages pour la VOA ; vous le paierez », a rapporté le correspondant de la VOA, des informations confirmées par deux autres journalistes présent à la réunion.

Le chef de la police a nié avoir menacé Mohamed Yasin Isaq, ajoutant qu’un policier lui a tiré dessus parce qu’il avait forcé un barrage routier. Le Comité pour la protection des journalistes s’est joint à RSF pour demander une enquête sur l’incident.

Le correspondant de la VOA au Puntland avait été brièvement détenu au mois d’août sous l’accusation d’incitation à la violence suite à des reportages sur l’assassinat en série de responsables du Puntland. Un mois plus tard, le ministre adjoint de l’Information du Puntland avait suspendu trois correspondant de la VOA et interdit aux stations locales de reprendre les émissions de cette radio.

22/11/09 (B526) Yémen Express (4 articles en Français)

_________________________ 4 – Le Monde

Ryad espère ne pas être obligé de recourir à la force pour sécuriser le Hajj

Le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ben Abdel Aziz a espéré dimanche que son pays ne serait pas obligé de « recourir à la force » pour assurer la sécurité du pèlerinage à La Mecque, dans une mise en garde aux pèlerins iraniens.

« Nous espérons ne pas être obligés de recourir à la force » pour assurer la sécurité des pèlerins, a déclaré le prince Nayef dans une conférence de presse à La Mecque, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, avant le début du pèlerinage qui rassemble 2,5 millions de fidèles au moins.

Le responsable saoudien était interrogé sur les appels de dirigeants iraniens à manifester contre les Etats-Unis et Israël pendant le pèlerinage.

« Il n’est pas permis d’entreprendre des actions qui ne font pas partie du rituel (…) et nous ne permettrons pas que l’on porte préjudice au Hajj ou aux pèlerins », a martelé le prince Nayef.

Mais il s’est voulu rassurant sur les intentions des Iraniens.

« Nous avions entendu différentes déclarations iraniennes mais les dernières venant de responsables iraniens qui sont ici semblent indiquer que les pèlerins de ce pays vont se consacrer uniquement au rituel ».

Ryad a déjà demandé à l’Iran de ne pas politiser le Hajj suite à des appels à une manifestation antiaméricaine et anti-israélienne à La Mecque.

En 1987, la répression par la police saoudienne d’une manifestation de pèlerins iraniens avait fait 402 morts, dont 275 Iraniens. Les relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran s’étaient tendues et les Iraniens avaient été interdits de pèlerinage jusqu’en 1991.

A propos de la rébellion dans le nord du Yémen, le prince Nayef a réaffirmé « la condamnation de l’Arabie saoudite de toute atteinte à la sécurité de ce pays frère » et demandé « aux autres pays de ne pas s’ingérer dans ses affaires ».

Il n’a pas commenté les opérations militaires de l’armée saoudienne à la frontière avec le Yémen pour empêcher, selon Ryad, des infiltrations de rebelles chiites yéménites.

Mais il a assuré qu' »il y a (du côté saoudien) des forces capables de défendre notre territoire et empêcher les atteintes à notre sécurité ».

Il a aussi affirmé que les forces de sécurité saoudiennes étaient capables en même temps d’assurer la sécurité du pèlerinage de faire face à toute infiltration aux frontières, dans une allusion à une possible attaque d’Al-Qaïda pendant le Hajj.

Evoquant les actes terroristes, le prince Nayef, a estimé qu' »ils sont contraires aux enseignements de l’islam parce qu’ils visent les innocents » et assuré que son pays « collabore avec toutes les nations, notamment arabes et musulmanes, pour les éradiquer ».

_________________ 3 – Le Monde

Yémen: un responsable doute que l’otage japonais soit aux mains d’Al-Qaïda

Le gouverneur de la province de Sanaa a mis en doute dimanche les affirmations de chefs tribaux selon lesquels l’otage japonais enlevé il y a une semaine près de la capitale yéménite soit détenu par le réseau extrémiste Al-Qaïda.

« Les informations sur l’enlèvement de l’otage par des éléments d’Al-Qaïda et son transfert dans une autre province sont sans fondement », a affirmé Noumane Douid sur le site internet du ministère de la Défense (www.26sep.net).

« Le lieu de détention de l’otage japonais est connu de l’autorité provinciale et les efforts sont en cours pour obtenir sa libération avec des signes positifs sur la possibilité d’assurer son élargissement », a-t-il ajouté.

« Les informations sur son enlèvement par Al-Qaïda font partie de la surenchère à laquelle se livrent les ravisseurs pour accentuer la pression sur les autorités de manière à ce qu’elles accèdent à leur demande », a encore assuré le gouverneur sous la juridiction duquel le Japonais avait été enlevé.

Deux chefs tribaux servant de médiateurs ont affirmé samedi que Takeo Mashimo, 63 ans, était passé des mains de tribus d’Arhab, à 40 km au nord-est de Sanaa, à celles d’éléments armés d’Al-Qaïda qui l’on emmené vers une destination inconnue de la province de Maarib, à l’est de la capitale.

L’objectif de ses ravisseurs tribaux était d’échanger le Japonais, un ingénieur qui participe à un programme d’aide au Yémen, avec un de leurs proches, soupçonné d’appartenance à un mouvement islamiste et détenu par les autorités depuis deux ans sans jugement.

Ce détenu âgé de 22 ans « avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré », a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

Les tribus au Yémen ont l’habitude d’enlever des étrangers pour faire aboutir des revendications auprès des autorités. Plus de 200 étrangers ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité d’entre eux ont été libérés sains et saufs.

Mais le sort de cinq Allemands et d’un Britannique, enlevés en juin dans le nord du Yémen, reste inconnu. Les six captifs faisaient partie d’un groupe de neuf personnes prises en otage dans la région de Saada, fief de la rébellion chiite conduite par Abdel Malek al-Houthi, et dont trois –deux Allemandes et une Sud-Coréenne– ont été tués.

_________________ 2 – Casafree avec XINHUA et Afrique Asie

Actualité Asie : L’armée du Yémen lance une attaque radicale contre les rebelles Houthis à Sufyan

Les forces yéménites ont lancé vendredi « une attaque radicale » contre les positions des rebelles chiites Houthis dans la région de Sufyan, dans le nord du Yémen, a rapporté samedi le parti du Congrès du peuple sur son site Internet.

D’après le site, les troupes du gouvernement yéménite ont réussi à prendre le contrôle de la région montagneuse d’al-Baraka et d’autres régions adjacentes qui surplombent la vallée Ablah dans le nord de la province d’Amran. Elles ont également pris le contrôle de la route al-Jawf.

Les forces armées yéménites ont pris d’assaut toutes les cachettes des rebelles dans ces zones et ont infligé de lourdes pertes aux activistes, selon des sources militaires, indiquant que des quantités d’armes et de projectiles ont été retrouvées, ainsi qu’un mortier de 82 mm, des mines artisanales, des armes automatiques et des pamphlets « incitant à la sédition, à la violence et au sabotage ».

Vendredi, des sources officielles avaient annoncé que les troupes yéménites avaient arrêté 42 rebelles dans la province de Saada, dont sept dans la région de Malaheez, à la frontière avec l’ Arabie Saoudite.

_____________________________ 1 – AFP

Yémen: Al-Qaïda s’empare d’un Japonais enlevé par des tribus

De Hammoud MOUNASSAR (AFP)

L’otage japonais enlevé dimanche au nord-est de Sanaa par des tribus yéménites a changé de mains: des hommes armés d’Al-Qaïda s’en sont emparés et l’ont emmené vers une destination inconnue, ont affirmé samedi deux médiateurs tribaux.

« L’otage a été enlevé par des éléments d’Al-Qaïda qui l’ont emmené vers une destination inconnue dans la région de Maarib », à l’est de Sanaa, a déclaré à l’AFP l’un des deux médiateurs sous le couvert de l’anonymat.

L’enlèvement a eu lieu, selon lui, dans la nuit de vendredi à samedi.

« Les autorités procèdent actuellement à des arrestations parmi les membres des tribus des Al-Hanaq et Al-Gub, responsables de l’enlèvement » le 15 novembre du Japonais, un coopérant ingénieur.

Le Japonais avait été kidnappé à 40 km au nord-est de Sanaa alors qu’il se rendait dans cette région pour y superviser la construction d’une école dans le cadre d’un programme d’aide.

L’objectif de ses ravisseurs était de l’échanger avec un de leurs proches, soupçonné d’appartenance à un mouvement islamiste et détenu par les autorités depuis deux ans sans jugement.

Agé de 22 ans, ce Yéménite « avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré », a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

L’autre médiateur a affirmé samedi que l’un des proches du Yéménite détenu s’était opposé par les armes à la libération de l’otage avant de faciliter la mission des hommes armés d’Al-Qaïda venus chercher le Japonais.

Les membres des deux tribus n’ont pas pu empêcher le rapt de l’otage par les hommes d’Al-Qaïda. Ils n’ont pas non plus réussi à localiser son nouveau lieu de détention, a ajouté le même médiateur.

Al-Qaïda est actif dans l’est du pays. L’organisation y avait visé des touristes en janvier 2008, tuant deux Belges, ainsi que leur guide et leur chauffeur yéménite. A Maarib, en juillet 2007, un attentat à la voiture piégée, revendiqué par Al-Qaïda, avait tué huit touristes espagnols et deux Yéménites.

Mardi, l’un des médiateurs, cheikh Abdel Jalil Sinan, avait annoncé la libération du Japonais pour revenir le lendemain sur ses déclarations.

« Les ravisseurs avaient dit qu’ils allaient le libérer et étaient partis effectivement le chercher mais étaient revenus quinze minutes plus tard en disant avoir changé d’avis », avait-il dit.

Selon lui, les ravisseurs avaient accepté d’élargir le Japonais contre la promesse écrite des médiateurs d’obtenir dans un délai de 15 jours la libération de leur proche.

« A la dernière minute, les ravisseurs se sont ravisés en disant vouloir un engagement sur la libération du détenu dans un délai de trois jours », avait expliqué cheikh Abdel Jalil.

A Tokyo, le Premier ministre Yukio Hatoyama a affirmé cette semaine qu’il travaillait à la libération de l’ingénieur.

Les tribus au Yémen ont l’habitude d’enlever des étrangers pour faire aboutir des revendications auprès des autorités. Plus de 200 étrangers ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité d’entre eux ont été libérés sains et saufs.

Mais le sort de cinq Allemands et d’un Britannique, enlevés en juin dans le nord du Yémen, reste inconnu.

Les six captifs faisaient partie d’un groupe de neuf personnes prises en otage dans la région de Saada, fief de la rébellion chiite conduite par Abdel Malek al-Houthi, et dont trois –deux Allemandes et une Sud-Coréenne– ont été tués.