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26/11/2015 (Brève 526) (Ass. press, relayé par 985fm – Canada) La Chine négocie avec Djibouti pour implanter un centre de logistique (Infos lecteur)

Source http://www.985fm.ca/international/nouvelles/la-chine-negocie-avec-le-djibouti-pour-implanter-u-748603.html

PÉKIN, Chine – La Chine annonce la tenue de pourparlers avec Djibouti dans le but d’y implanter un centre de logistique navale destiné au soutien des patrouilles anti-espionnage chinoises dans les eaux de la région.

Djibouti, un petit pays de moins d’un million d’habitants, est situé dans la corne de l’Afrique à la rencontre du golfe d’Aden et de la mer Rouge, entre l’Érythrée et la Somalie.La Chine ne possède aucune base militaire outre-mer et a fréquemment affirmé dans le passé qu’elle n’en aurait pas.

Wu Qian, porte-parole du ministère chinois de la Défense, a refusé de commenter l’initiative, sauf pour dire que la base pourrait amoindrir les difficultés de ravitaillement des navires chinois et servir d’aire de repos pour les marins et les officiers.

27/11/09 (B526) Yémen Express (9 articles en Français)

_________________________ 9 – JDD

Al-Qaïda aurait exécuté un Yéménite

La branche yéménite d’Al-Quaïda a annoncé avoir exécuté un responsable de la sécurité au Yémen, qui avait été enlevé en juin. Une vidéo le montrant a été diffusée sur Internet. "Je conseille aux gens de ne pas s’impliquer dans des actions (telles que les miennes) (…) et de ne pas être amenés à travailler pour les renseignements américains", dit dans la video un homme aux yeux bandés qui dit s’appeler Bassam Tarbouch, un membre des services provinciaux de sécurité.

La vidéo ne montre pas l’exécution en elle-même. Le groupe a revendiqué ce mois-ci la mort de sept responsables de la sécurité, assassinés près de la frontière saoudienne.

_________________________ 8 – Le Figaro avec AFP

Yémen: violents combats dans le nord

Plusieurs milliers de personnes ont fui les combats entre rebelles et l’armée yéménite dans le nord du pays, où le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient d’ouvrir un nouveau camp de déplacés, a indiqué aujourd’hui le CICR dans un communiqué.

"Plusieurs milliers de personnes ont fui Al-Malahit et Razeh, au sud-ouest de Saada (240 km au nord de la capitale) et sont venues trouver refuge" dans le camp du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) de Harad, a précisé l’organisation.

Le CICR a souligné maintenir son aide dans la région, alors que "les conditions de sécurité rendent la tâche particulièrement difficile pour venir au secours de ceux qui en ont besoin et leur apporter l’aide" humanitaire.

Face à l’afflux de réfugiés, le CICR et le Croissant rouge yéménite ont ouvert un cinquième camp à Saada, qui sera en mesure d’accueillir quelque 1.000 déplacés.

Les deux organisation ont pour l’heure dressé une centaine de tentes, installé des latrines et des points d’eau.

Le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) s’est pour sa part alarmé de la détérioration des conditions pour les réfugiés.

_________________________ 7 – Les Echos

Le Yémen accuse l’Iran d’armer des rebelles chiites

Le Yémen discerne des indices de plus en plus nets selon lesquels l’Iran arme les rebelles chiites qui se sont emparés d’un territoire frontalier du pays avec l’Arabie saoudite, a estimé hier le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abu Bakr al-Qirbi, peu avant que les forces de sécurité de son pays annoncent s’être emparées, la semaine dernière, d’un bateau de pêche transportant des armes de la Somalie vers le Yémen et arrêté les 12 membres d’équipage.

Sanaa avait aussi annoncé fin octobre l’arrestation de cinq Iraniens à bord d’un bateau chargé d’armes au large du nord du Yémen. Cette région est, depuis trois mois, le théâtre de violents combats entre l’armée et les rebelles zaïdites chiites.

_________________________ 6 – Affaires stratégiques

Le Yémen, théâtre d’une guerre par procuration en l’Iran et l’Arabie saoudite

Alors que les combats s’intensifient sur tous les fronts au nord du Yémen, tant entre l’armée yéménite et les rebelles houthistes, d’obédience chiite (zaïdite), qu’entre ces derniers et l’armée saoudienne à la frontière de l’Arabie saoudite, des centaines de Yéménites ont manifesté aujourd’hui devant l’ambassade d’Iran à Sanaa, réclamant la rupture des relations diplomatiques avec Téhéran, soupçonné de soutenir les rebelles chiites du nord. De plus, depuis que la rébellion houthiste a franchi la frontière méridionale de l’Arabie et pris le contrôle du mont Doukhane début novembre afin d’échapper à l’encerclement de l’armée yéménite, l’Arabie saoudite est elle aussi entrée de plain-pied dans ce conflit inter-yéménite qui dure depuis déjà cinq ans.

Selon certain observateurs, le soutien de l’Iran aux rebelles yéménites s’expliquerait par la volonté du gouvernement iranien de faire diversion, aux côtés de deux autres foyers, ceux du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza, tout en permettant à Téhéran de déstabiliser un rival.

L’hostilité de l’Iran envers l’Arabie pourrait s’expliquer en partie par la crainte des Iraniens que les futures sanctions de l’ONU ne les empêchent d’exporter leur pétrole, en comptant sur les surcapacités de production saoudiennes en guise de compensation. En montrant la fragilité de Riyad, Téhéran espère prouver que l’Arabie saoudite ne pourra pas remplir cette mission.

Au centre des ces rivalités : le Yémen, un pays déjà confronté à la rébellion des houthistes du Nord et aux séparatistes du Sud, ainsi qu’à l’enracinement d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Le régime du président Saleh s’accroche ainsi à un pouvoir sans pour autant disposer des moyens nécessaires pour l’assumer.

_________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Yémen: 5 morts dans des manifestations

Cinq personnes, dont deux militaires, ont été tuées aujourd’hui dans des accrochages entre les forces de sécurité et des manifestants sudistes à Ataq, dans le sud du Yémen, a indiqué un responsable local.

"Cinq personnes ont été tuées et dix autres blessées dans des accrochages à l’entrée de la ville d’Ataq", chef-lieu de la province de Chabwa, à 500 km au sud-est de Sanaa, a déclaré ce responsable, qui a requis l’anonymat.

Parmi les personnes décédées figurent deux militaires, selon la même source.
Les heurts ont éclaté lorsque les forces de sécurité et des militaires ont fait barrage à l’entrée d’Ataq à des milliers de personnes, partisans du mouvement séparatiste du sud, qui voulaient entrer dans la ville pour se joindre à un autre cortège, a ajouté le responsable.

Cette manifestation était organisée pour marquer l’anniversaire de l’indépendance de l’ex-Yémen du Sud en 1967.

Le sud du Yémen est en ébullition sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l’objet de discriminations de la part des Nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

Le pouvoir central yéménite est par ailleurs engagé depuis plus de trois mois dans des combats contre les rebelles chiites (zaïdites) du nord du pays.

______________________ 4 – AFP

Yémen: des manifestants appellent à la rupture diplomatique avec l’Iran

Des centaines de Yéménites ont manifesté mercredi, à l’appel d’une organisation proche du pouvoir, devant l’ambassade d’Iran à Sanaa, réclamant la rupture des relations diplomatiques avec Téhéran, soupçonné de soutenir les rebelles chiites du nord.

Rassemblées pendant plus d’une heure devant la représentation iranienne, 400 à 500 personnes ont dénoncé "l’ingérence" au Yémen de la République islamique, et brandi des banderoles appelant à une rupture des relations diplomatiques, selon un correspondant de l’AFP.

"Nous demandons au gouvernement yéménite de rompre les relations avec l’Iran et d’expulser l’ambassadeur iranien", pouvait-on lire sur l’une des banderoles, alors qu’une autre affirmait que "le projet perse confessionnel et terroriste de l’Iran (serait) contrecarré au Yémen".

L’ambassade est demeurée fermée et les manifestants ont dû laisser à l’entrée de la chancellerie le communiqué qu’ils espéraient remettre à un diplomate iranien.

"Les actions terroristes qui se déroulent dans la province de Saada (nord) avec le soutien de personnalités politiques et des religieux iraniens ne sont que le point de départ pour la réalisation du rêve d’un empire perse en terre arabe", écrivent les auteurs du communiqué.

Pour y parvenir, l’Iran "plonge la région dans des conflits confessionnels", ajoutent les manifestants, dont la protestation était organisée à l’appel d’une organisation proche du pouvoir.

Sanaa a accusé des "parties iraniennes" de soutenir les rebelles zaïdites, contre lesquels l’armée mène depuis le 11 août une offensive dans le nord du Yémen, près de la frontière avec l’Arabie saoudite.

Les rebelles appartiennent à la branche zaïdite du chiisme, minoritaire dans l’ensemble du Yémen, mais majoritaire dans la partie nord-ouest du pays.

______________________ 3 – Marine marchande avec AFP

Yémen: saisie d’un bateau chargé d’armes en provenance de Somalie (Défense)

Les forces de sécurité yéménites ont saisi un bateau de pêche transportant des armes de Somalie au Yémen et arrêté les membres d’équipage, a annoncé mercredi le ministère de la Défense.

Le bateau et sa cargaison –constituée de divers types d’armes– ont été saisis et les 12 personnes à bord, dont le propriétaire de l’embarcation identifié comme étant "S.M. Saïd", arrêtées, a ajouté le ministère sur son site internet "26sep.net".

Le site précise que cette opération a eu lieu la semaine dernière.

Le propriétaire est détenu dans la région de Khoukha, dans la province de Hodeida, sur la mer Rouge, à 90 km de Sanaa, pour être poursuivi sous l’accusation de trafic d’armes, a indiqué le ministère sans préciser le sort des autres membres d’équipage.

Le 28 octobre, Sanaa avait annoncé l’arrestation, démentie à Téhéran, de cinq Iraniens à bord d’un bateau iranien chargé d’armes, au large du nord du Yémen.
Le nord du Yémen est, depuis plus de trois mois, le théâtre de violents combats entre l’armée et les rebelles zaïdites chiites, accusés par Sanaa de recevoir un soutien de l’étranger, notamment de l’Iran, ce que Téhéran réfute.

______________________ 2 – Romandie News avec AFP

Yémen: l’hôpital et le dispensaire iraniens à Sanaa fermés

Les autorités yéménites ont annoncé mercredi la fermeture de l’hôpital et du dispensaire iraniens à Sanaa, alors qu’elles organisaient ce même jour une manifestation devant l’ambassade iranienne pour dénoncer "les ingérences" de Téhéran, accusé de soutenir les rebelles chiites.

"Le ministère de l’Intérieur a décidé la fermeture du dispensaire et de l’hôpital iraniens en raison du manque de transparence de leurs comptes (…) et de l’appui financier iranien à ces deux institutions", a annoncé un communiqué officiel.

Les deux établissements relèvent du Croissant Rouge iranien.

Le 13 octobre, les autorités avaient fermé de facto l’hôpital iranien aux malades, Sanaa soupçonnant l’établissement de servir d’officine pour les services de renseignement iraniens par lequel transiteraient des aides financières aux rebelles chiites pourchassés par l’armée yéménite.

L’hôpital, un bâtiment de cinq étages, qui compte parmi son personnel 120 employés dont huit Iraniens, était ouvert depuis quatre ans, alors que le dispensaire existe depuis une quinzaine d’années.

La décision de fermer ces établissements intervient alors qu’une manifestation doit se diriger mercredi matin vers l’ambassade iranienne, pour protester contre "les ingérences étrangères", selon les médias officiels.

L’Iran est accusé par le pouvoir yéménite d’appuyer la rébellion zaïdite chiite dans le nord du pays.

_______________________ 1 – L’Humanité

Yémen : offensive saoudienne à la frontière

Après la mort de trois de ses soldats, l’armée saoudienne a lancé, lundi, une offensive d’envergure à la frontière yéménite contre les rebelles zaïdites (chiites) du Yémen.

De violents affrontements ont lieu depuis hier dans le nord du Yémen. Prétextant la mort d’un soldat, survenue le 3 novembre, l’Arabie saoudite est ouvertement intervenue dans ce conflit opposant, depuis août, les rebelles chiites et l’armée yéménite.

27/11/09 (B526) Radio-Trottoir / Et si Djibouti était un Etat de Droit, la justice poursuivrait les détourneurs de fonds publics. La France nous donne un nouvel exemple qui devrait inspirer nos juges … (Lectrice)

Ma fille aînée âgée de 12 ans est au collège. C ’est une fanatique d’internet. Hier elle m’a dit que la justice française poursuivait même les Maires pour corruption passive, abus de biens sociaux, trafic d’influence et blanchiment”.

Ismaël Omar Guelleh, Chef des armées, a vendu :

  • à un commerçant Erythréen (patron de Napoléon) des biens publics affectés à la Gendarmerie,
  • le marché de Djbouti,
  • etc…

La liste est longue ! On peut commencer pour faciliter la lecture, à la vente du Sheraton (Société d’Etat) à un dénommé “Borreh” qui agissait en sous-main pourt un Ethiopien du nom d’Al Hamoudi ..

IOG s’apprête à vendre (pour son compte ?) des logements militaires construits après l’Indépendance à Gabode II, qui appartiennent au domaine public.

La Justice Djiboutienne est sous contrôle de son premier Magistrat. Or il n’est autre que le mafieux IOG passible de prison pour corruption passive, abus de biens sociaux, trafic d’influence et blanchiment”. Rien à attendre de cette Justice aux bottes d’IOG.

Je demande donc à nos compatriotee en France, en Belgique au Canada ou ailleurs de saisir une Justice à compétence Universelle pour condamner le criminel IOG.

Halimo une mère de famille
qui sera
demain dans la rue.

____________________________ Info (Yahoo)

Le maire de Beausoleil mis en examen pour corruption

Gérard Spinelli, également conseiller général divers droite, a été mis en examen pour “corruption passive” et remis en liberté.

Un important patron d’une entreprise de BTP de la région, Lino Alberti, et son directeur général Maxime Cassan ont pour leur part été mis en examen pour “corruption active”.

Une quatrième mise en examen a été prononcée dans le cadre de cette information judiciaire ouverte par le juge marseillais Charles Duchaine au mois de juin pour “corruption, abus de biens sociaux, trafic d’influence et blanchiment”.

L’enquête se concentre sur de présumées malversations financières autour d’un projet de construction d’une tour à Monaco, a-t-on précisé de sources judiciaires.

Chantal Grundig, héritière du groupe d’électroménager du même nom et compagne de Lino Alberti, a pour sa part été entendue en qualité de témoin assisté.

Quinze personnes avaient été placées en garde à vue mardi, dont plusieurs liées au grand banditisme comme l’ancienne figure de la Camorra, Gianni Tagliamento.

A l’exception des personnes déférées devant le juge Duchaine, elles ont toutes été remises en liberté à l’issue de leur garde à vue.

Jean-François Rosnoblet,
édité par Nicole Dupont

27/11/09 (B526) Courrier international (Blog) L’And participe à une Opération de maintien de la paix en Afrique

L’AND est présente à Djibouti

Dans le cadre de cette exercice, trois officiers comoriens, devant servir dans le commandement, ont déjà quitté le pays, a informé, à l’occasion d’une conférence de presse, le général de brigade Salimou Mohamed Amiri. Ils sont rejoints par dix officiers qui joueront le rôle d’observateurs. Le directeur de cabinet de la présidence chargé de la défense et le chef d’Etat major partiront ce jeudi 26 novembre pour prendre part à l’événement.

Dans le cadre des activités de maintien de la paix en Afrique de l’Est, dix officiers de l’Armée nationale de développement (And) ont quitté Moroni le mardi 24 novembre, pour Djibouti, où ils vont participer à un exercice de manœuvre dit “ftx 09” de la brigade de l’Afrique de l’Est, du 26 novembre au 5 décembre prochain. Cet exercice militaire s’inscrit dans le cadre des missions de maintien de la paix et de sécurité civile de l’Afrique de l’Est dans les zones en catastrophe ou en proie à une rébellion afin d’apporter une aide d’assistance sociale aux populations civiles.

Il s’agit ‘une initiative de l’Union africaine qui a recommandé aux cinquante trois pays du continent noir de mettre en place une brigade de chaque région de l’Afrique qui puisse aider à faire face, le cas échéant, aux catastrophes de toute sorte auxquelles est confrontée l’Afrique. Au total, une vingtaine d’observateurs comoriens doivent prendre part à cet exercice financé par les pays membres de l’Eabriscom.

La brigade de l’Afrique de l’Est comprend treize Etats membres dont les Comores qui en assurent la présidence pendant deux ans. Cette brigade est l’une des cinq mises en place dans le cadre de la force africaine en attente conformément au protocole signé en 2004 par les Etats membres de l’Union africaine.

Cette force vise à “prévenir et à gérer les situations de conflits et à faciliter la reconstruction d’une paix durable”.

Dans le cadre de cette exercice, trois officiers comoriens, devant servir dans le commandement, ont déjà quitté le pays, a informé, à l’occasion d’une conférence de presse, le général de brigade Salimou Mohamed Amiri. Ils sont rejoints par dix officiers qui joueront le rôle d’observateurs. Le directeur de cabinet de la présidence chargé de la défense et le chef d’Etat major partiront ce jeudi 26 novembre pour prendre part à l’événement.

Mohamed Bacar Dossar devrait autoriser l’exercice et le général Salim en qualité d’officier officiellement responsable de sa conduite. La mission des deux personnalités prend fin le 5 décembre prochain.

27/11/09 (B526) Le Journal de la Flibuste (11 articles en Français)

_____________________ 11 – Bruxelles 2 – Europe de la Défense

Les petites modifications d’Atalanta 2

Si les Ministres de la Défense de l’UE l’ont décidé en mai dernier, et approuvé en novembre, la reconduction formelle de l’opération anti-piraterie de l’UE "EUNAVFOR Atalanta" n’est pas encore faite formellement. L’approbation de l’Action commune – qui permet la reconduction – devrait être faite début décembre (au Conseil des Ministres des Affaires étrangères (*) du 7 décembre). On attend, en fait, la résolution des Nations-Unies qui reconduit pour un an les résolutions (1814, 1816, 1838) sur lesquelles se base l’action militaire de l’Union européenne.

Quelques modifications pourraient être introduites dans "Atalanta 2" par rapport au premier texte de l’Action commune.

Tout d’abord, il s’agit d’introduire les modifications de base juridique et de dénomination du Haut représentant, introduites par le Traité de Lisbonne.

Plus substantiellement, plusieurs points du mandat devraient être précisées, voire étendus. Ainsi il pourrait être préciser nommément les navires de pêche parmi les navires vulnérables.

Ensuite, il s’agit d’étendre le mandat d’Atalanta au-delà de l’acte de piraterie ou de vol à main armée à l’intentions de le faire ; ce point juridique est important car il oblige (en partie) à de nombreuses remises en liberté de suspect dont on sait pertinemment qu’ils avaient l’intention, voire qu’ils ont commis un acte de piraterie car il y a de nombreux indices matériels (échelle, fûts d’essence, armes, aucun ustensile de pêche à bord, etc…) mais dont on ne peut relier avec certitude la présence dans la zone avec l’attaque d’un bateau nommé (il n’y a pas de flagrant délit).

Enfin, la mission pourrait recevoir le mandat de surveiller les activité de pêche au large des côtes de Somalie (pour éviter la pêche illégale – et également pouvoir ainsi contrôler les activités des bateaux pirates) ; dans un second temps, une fois que les forces somaliennes auront les capacités de le faire, la force Atalanta agirait en liaison avec les autorités locales, notamment avec l’échange d’informations. Ce qu’on appelle au niveau français, classiquement, des missions ressortant de "l’action de l’Etat en mer".

Il faut remarquer que les accusations de pêche illégales sont assez souvent mises en oeuvre, soit pour justifier la piraterie, ses causes, ou même expliquer la situation des pêcheurs en Somalie. Les pêcheurs européens dénient toute pêche illégale, estimant être "très surveillés" : "un signal de position est envoyé toutes les 2 heures par tous les bateaux de pêche européens – m’a expliqué un représentant des pêcheurs – , appel répercuté à la Commission européenne, DG Mare, qui a ainsi les moyens techniques de savoir si un bateau de pêche – du moins européen – est en "zone non autorisée".

(*) A partir du 1er décembre, ce sera désormais le nom officiel du Conseil des ministres chargés des relations extérieures

_____________________ 10 – France-Soir

Somalie – Libérés, des marins pris en otages par des pirates témoignent

« Un cauchemar » : c’est ainsi que l’équipage du cargo Al-Meezan résume sa captivité de deux semaines aux mains de pirates somaliens.

Une semaine après sa libération, ce navire marchand battant pavillon panaméen, avec dix-huit marins à bord (dont quinze Indiens et deux Pakistanais), mouille dans le port de Mogadiscio. L’officier en second, Niaz Mohamad, est visiblement traumatisé par sa détention. « Ils nous ont traités comme des chiens, ils nous frappaient, menaçaient de nous exécuter », témoigne ce marin pakistanais, enfin soulagé de parler « à des gens normaux ».

« Al-Meezan a pris la mer le 25 octobre à Ajman (Emirats) pour Mogadiscio », raconte son capitaine, Mohamad Shafi Noor, dans un long soupir. « Le 3 novembre, à près de 150 milles nautiques des côtes somaliennes, nous avons été pris en chasse par trois petites embarcations aux moteurs très puissants. »

_____________________9 – Marine marchande avec AFP

Somalie: le propriétaire du cargo grec Ariana dément sa libération

La compagnie propriétaire du cargo grec MV Ariana a démenti jeudi la libération du navire et de son équipage ukrainien par les pirates le détenant depuis mai, annoncée plus tôt dans la journée en Somalie.

"L’annonce de la libération est un mensonge des pirates", a affirmé à l’AFP Spyros Minas, le directeur de la compagnie All Ocean Shipping, basée à Athènes. "Pour que le bateau soit relâché, il faudrait déjà que nous ayons payé une rançon, or nous n’avons rien versé et si effectivement l’équipage avait été libéré, nous en aurions été informés par le capitaine", a-t-il ajouté.

Un pirate somalien installé à Harardhere, l’un des repaires des pirates somaliens, au nord de Mogadiscio avait plus tôt affirmé à l’AFP que le bateau et ses 24 marins ukrainiens avaient été libérés, contre une rançon de 3,7 millions de dollars.

"Les pirates nous demandent beaucoup d’argent, nous sommes prêts à négocier, mais à condition de trouver des interlocuteurs stables", a ajouté M.
Minas.

Il a par ailleurs démenti qu’une fillette de 12 ans se trouve à bord du bateau, comme l’avait mentionné, selon la presse espagnole, le journal de bord du capitaine d’un thonier espagnol venu approvisionner l’Ariana cet été.

Le capitaine "communique régulièrement avec sa femme", et "décrit une situation très difficile, mais il ne faut pas oublier que les pirates contrôlent ces conversations, qui se font le plus souvent en anglais", a-t-il relevé.

L’Ariana a été capturé le 2 mai dans l’océan Indien, à 250 milles au sud-ouest des Seychelles, chargé de 10.000 tonnes de soja en route vers le Moyen-Orient. La compagnie maritime All Ocean Shipping appartient à un conglomérat britannique.

_____________________ 6 – Marine marchande avec AFP

Piraterie/Somalie: Kiev ne confirme pas la libération du cargo MV Ariana

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères ne confirmait pas jeudi la libération du cargo grec MV Ariana et de son équipage ukrainien, annoncée par les pirates somaliens qui détiennent le navire depuis plus de six mois.

"Le ministère des Affaires étrangères n’a pas encore de confirmation de ces informations", a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Valéri Djygoun.

"Mais tout peut changer très rapidement", a-t-il ajouté.

Les pirates somaliens avaient auparavant annoncé la libération du cargo contre une rançon de 3,7 millions de dollars. La société grecque propriétaire du navire a démenti ces informations, assurant qu’il s’agissait d’un "mensonge".

Le MV Ariana a été capturé le 2 mai dans l’océan Indien, à 250 milles au sud-ouest des Seychelles, avec à son bord 10.000 tonnes de soja, alors qu’il faisait route vers le Moyen-Orient en provenance du Brésil.

Le bateau appartient à la compagnie maritime All Ocean Shipping, basée à Athènes et propriété d’un conglomérat britannique.

_____________________ 5 – Marine marchande avec AFP

Piraterie: les députés européens pour renforcer l’opération Atalante

Les eurodéputés ont demandé jeudi à Strasbourg que les moyens et la zone d’action de l’opération Atalante contre la piraterie maritime au large de la Somalie soient renforcés.

Dans l’attente d’une solution politique au problème de la fiabilité de l’État somalien "il faut renforcer les moyens d’Atalante et étendre la zone d’action des forces déployées", demande une résolution adoptée à une large majorité.

Les détournements dans les eaux de la Somalie et du Golfe d’Aden sont plus rares depuis qu’elles sont sillonnées par une vingtaine de navires de guerre, dont ceux de l’opération européenne Atalante, lancée en décembre 2008.

Les pirates somaliens ont eu tendance à déplacer leur champ d’action vers l’est et le sud dans l’océan Indien, une vaste zone plus difficile à surveiller, s’aventurant notamment jusqu’aux Seychelles.

Lors d’un débat mercredi au Parlement européen, le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt avait rappelé que les 27 avaient "décidé de poursuivre les opérations jusqu’à décembre 2010 ce qui signifie qu’il faut maintenir le haut niveau des ressources militaires" consacrées à Atalante.

Les eurodéputés se sont prononcés jeudi pour une extension de la zone d’opération vers le sud, à condition toutefois qu’elle n’affecte pas la mission première de protection des convois du Programme alimentaire mondial (PAM).

Ils ont appelé par ailleurs les pays membres à étudier la possibilité de placer des forces militaires à bord des cargos et des navires de pêche, certains d’entre eux, comme la France l’ayant déjà fait, tandis que d’autres comme l’Espagne, s’y étant pour l’instant refusé.

Ils ont aussi appuyé la décision prise à la mi-novembre par les ministres de la Défense de l’UE d’examiner à quelles conditions pourrait être lancée une nouvelle opération extérieure d’ampleur limitée, pour contribuer à la formation de l’armée du gouvernement fédéral de transition en Somalie.

_____________________ 4 – Parlement européen

Communiqué de presse : Piraterie en Somalie : les vraies causes du problème se trouvent à terre

Sécurité et défense – 26-11-2009 – 13:28

La lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes ne sera fructueuse que si l’on s’attaque aux causes du phénomène : la pauvreté et l’échec de l’Etat, ont déclaré les eurodéputés jeudi. Mais la "faiblesse" face aux exigences des pirates ne peut que favoriser de futures attaques, avertissent-ils.

La faiblesse envers les pirates est contre-productive.

Les députés s’inquiètent de ce que la faiblesse manifestée vis-à-vis des exigences des pirates somaliens, en l’absence même des mesures coercitives nécessaires, puisse favoriser de nouveaux actes de piraterie dans la zone. Leur résolution invite le Conseil à envisager une nouvelle opération PESD, parallèlement à l’opération Atalanta, afin de contribuer à la formation des forces de sécurité du gouvernement fédéral de transition.

Tout en appelant au renforcement de la réponse armée contre les actes de piraterie, les députés insistent sur la nécessité d’adresser en amont les véritables causes du fléau, qui se trouvent à terre : la pauvreté et l’échec de l’état de droit. Ils demandent à la communauté internationale, et en particulier l’Union européenne, d’augmenter l’aide humanitaire apportée aux personnes déplacées à l’intérieur du pays et aux populations dans le besoin.

Tant qu’une solution politique n’est pas apportée au problème de la fiabilité de l’Etat en Somalie, la stratégie de sécurité menée par l’opération navale européenne Atalanta doit s’imposer, soutiennent les députés. Il conviendrait même de renforcer ses moyens et d’étendre la zone d’action des forces déployées, préconisent-ils.

La résolution invite également les Etats membres de l’UE à étudier la possibilité de former les membres d’équipage et les pêcheurs afin de les préparer à l’éventualité d’une prise d’otage.

Opération Atalanta : un succès humanitaire

L’opération EUNAVFOR Atalanta contribue avec succès à assurer la sécurité maritime au large des côtes de la Somalie, notamment en protégeant les navires affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM), note la résolution. L’opération Atalanta a apporté, depuis son lancement en décembre 2008, une protection essentielle à cinquante navires du PAM, qui ont livré environ 300 000 tonnes de produits alimentaires, venant en aide à 1,6 million de Somaliens.

Enregistrement des navires

Les députés demandent aux Etats membres de veiller à ce que tous leurs navires soient enregistrés auprès de l’instance de coordination centrale de la sécurité maritime. Actuellement, 35 à 40 % des vaisseaux qui naviguent dans la zone ne sont pas enregistrés.

Déchets toxiques

Enfin, la résolution du Parlement demande aux Nations Unies et à la Commission de conduire une enquête approfondie sur le rejet de déchets toxiques et la pêche illégale au large des côtes somaliennes et de soutenir les efforts déployés pour traduire en justice les auteurs de ces crimes.

La résolution du Parlement européen sur "une solution politique pour la piraterie en Somalie" a été adoptée par 479 voix pour, 96 contre, et 54 contre.


_______________________ 3 – JDD

Piraterie: Un navire grec aurait été relâché

Un vraquier grec sous pavillon maltais détourné il y a plus de six mois aurait été libéré jeudi par des pirates somaliens. "Après des journées de négociations, nous avons relâché aujourd’hui le navire grec Ariana", a déclaré un membre du gang Abdinor, de la ville côtière de Haradheere.

"Il prendra la mer, j’espère, dans les prochaines heures." L’Ariana transportait 24 membres d’équipage ukrainiens lors de son détournement le 2 mai dernier au nord de Mogadiscio.

______________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie: les pirates libèrent l’Ariana

Le cargo grec MV Ariana et son équipage ukrainien ont été libérés aujourd’hui contre rançon plus de six mois après leur capture dans l’océan Indien, a annoncé un pirate somalien basé dans le village côtier d’Harardhere (300 km au nord de Mogadiscio).


______________________ 1 – Mer et Marine

Piraterie : CMA CGM instaure une surcharge dans le golfe d’Aden

La piraterie coûte cher, et pas seulement aux Etats qui engagent des moyens navals pour assurer la protection du trafic maritime. En raison du risque d’abordage au nord de l’océan Indien et dans le golfe d’Aden, les compagnies maritimes adoptent un certain nombre de mesures préventives qui ont un coût. «

Les navires croisent à la vitesse maximum, se dévient de leur route habituelle, et quand cela est possible se joignent aux convois protégés par les navires de la coalition dans le cadre de la mission Atalante », explique CMA CGM. Face aux surcoûts, le groupe maritime français, numéro 3 mondial du transport maritime conteneurisé, a décidé de répercuter une surcharge sur les marchandises transportées.

« La surcharge du golfe d’Aden sera majorée à 41 USD par EVP (taille standard du conteneur, ndlr) et appliquée à tous les conteneurs transitant par cette région quelle qu’en soit la provenance ou la destination, à compter du 15 décembre 2009 », annonce la compagnie, précisant que cette surcharge s’ajoute aux accords tarifaires, court ou long terme, déjà conclus ou en cours de négociation avec ses clients.

27/11/09 (B526) Nouvelles de Somalie (11 articles en Français et en Anglais)

________________________ 11 – Les Afriques

Somalie : Le représentant de l’ONU : le paiement de rançons « exacerbe la situation »

La piraterie au large de la Somalie est « une affaire très rentable » a déclaré Ahmedou Ould-Abdallah, représentant spécial de l’ONU dans ce pays, devant le Conseil de sécurité.

« Nous devons donc la traiter comme une activité criminelle ayant des tentacules dans de nombreux endroits de la région et du monde ».

Ahmedou Ould-Abdallah s’est élevé contre le paiement de rançons aux pirates, qui « ne peut qu’exacerber la situation (…) Si quelqu’un sait qu’il va gagner quand il se rend au casino, il continuera à y aller ».

Pour M. Ould-Abdallah, le déploiement depuis un an par la communauté internationale d’une armada de navires militaires et d’avions pour patrouiller la zone d’action des pirates dans l’océan Indien « a considérablement réduit le nombre des attaques réussies par ceux-ci, en particulier dans le golfe d’Aden ».

_______________________ 10 – AllAfrica avec Shabelle (En Anglais)

Des islamistes somaliens (Hisbul Islam) demandent aux troupes gouvernementales d’abandonner l’hôpital Martini, institution pour les blessés de l’Armée somalienne. // Somalia: Islamists Call for Government Troops to Leave Martini Hospital

Mohamed Osman Arus, the spokesman the Islamic organization of Hisbul Islam for the operations has Thursday called for the TFG police forces to leave form Martini Hospital, a home for disabled national Somalia army in Mogadishu.

The spokesman said in an interview with Shabelle radio that they were very sorry for the deployment of the transitional government troops poured into the hospital pointing out that hospital was home for the former Somali military who lost their limbs in the war between Somalia and Ethiopia in 1977.

More of the former Somali national army had made demonstrations yesterday in the hospital as the police forces of the Transitional government reached Martini Hospital in Mogadishu.

All parts from Somali society like the scholars, educators and rights groups condemned the deployment of the government troops in the hospital.

_______________________ 9 – AFP

Somalie: les deux journalistes libérés ont quitté Mogadiscio

Les deux journalistes, une Canadienne et un Australien, libérés mercredi après 15 mois de détention en Somalie, ont quitté jeudi matin ce pays depuis l’aéroport de Mogadiscio.

Amanda Lindhout, la tête recouverte d’une "habaya" (voile somalien) noire, et Nigel Brennan se sont engouffrés dans un petit avion privé après être arrivés à l’aéroport de Mogadiscio dans deux véhicules, sous forte escorte de miliciens du gouvernement de transition somalien.

Les deux anciens otages n’ont fait aucune déclaration publique sur place et ont été tenus à l’écart des journalistes par leur escorte.

Leur avion, qui a décollé à 05H45 GMT, devait a priori rejoindre Nairobi. Il avait atterri la veille à Mogadiscio avec à son bord un pilote et deux autres hommes, venus récupérer les ex-otages.

La journaliste canadienne et le photographe australien, libérés jeudi contre rançon selon leurs ravisseurs, avaient été enlevés le 23 août 2008 par des inconnus armés sur la route Mogadiscio-Afgoye (25 km plus à l’ouest), où ils voulaient visiter des camps de déplacés.

Leur captivité a été une des plus longues dans l’histoire récente des prises d’otages occidentaux en Somalie, et elle a été particulièrement éprouvante.

Amanda Lindhout a déclaré avoir été "battue et torturée" par ses ravisseurs, des "criminels se faisant passer pour des combattants de la liberté", dans une interview accordée par téléphone depuis Mogadiscio à la chaîne publique canadienne CTV. Son quotidien consistait "à rester assise par terre dans un coin 24 heures par jour", a-t-elle ajouté.

Une rançon d’un million de dollars a été versée contre la libération des deux journalistes, a affirmé au téléphone mercredi soir à l’AFP un ravisseur, qui a refusé de donner son identité.

Les deux anciens otages ont passé leur première nuit de liberté dans un hôtel du centre de Mogadiscio, le Saafi, étroitement protégés par un nombre important de miliciens du gouvernement provisoire, signe que leur sécurité, même à ce moment, demeurait aléatoire.

Dans la Somalie livrée au chaos depuis 1991, les rares Occidentaux présents, qu’il s’agisse de personnel humanitaire ou de journalistes, sont des proies permanentes pour les gangs désireux de monnayer ensuite leur libération, le plus souvent au bout de quelques semaines.

_______________________ 8 – AllAfrica avec Shabelle (En Anglais)

Une explosion en Somalie tue un civil et en blesse un autre. // Somalia: Explosion Kills a Civilian, Injuries Another in Mogadishu

Hassan Osman Abdi

At least one civilian has been killed and another one wounded in Derkenley district in south of the Somali capital Mogadishu, witnesses told Shabelle radio on Wednesday.

Reports say the blast was a hand grenade which targeted to a government troops’ checkpoint at Ma’ma’anka neighborhood in Derkeny district in Mogadishu killing a civilian, wounding another.

"The explosion occurred at around the evening prayer. It was a hand bomb thrown to a government soldiers in Madina specially Darkenley district so one civilian died and another person was wounded. The dead civilian was not identified yet," one witnesses told Shabelle radio by the telephone.

Residents said that the body of the murdered civilian was still where he was shot and killed in the capital adding that he was identified so far.

The movement of the traffic and people in the area was halted after the explosion when more government troops gathered there and they started search operations according to the residents.

"The explosion happened as the troops were very busy for collecting the illegal taxation which is often taken by the public traffic drivers that works between Bakaro market and Derkenley district in the south. After that they opened fire to the civilians which killed one and wounded the other. It is a surprise thing to us really," said another witnesses.

It is not the first time the government troops are targeted explosions. but seems that it is part of a string of blasts targeted to the allied troops of the TFG and AMISOM troops in Mogadishu.

_________________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Somalie: une reporter ex-otage torturée

La journaliste canadienne Amanda Lindhout libérée aujourd’hui en Somalie après 15 mois de captivité a déclaré avoir été "battue et torturée" par ses ravisseurs, des "criminels se faisant passer pour des combattants de la liberté".

Libérée contre paiement d’une rançon en même temps que le journaliste australien Nigel Brennan, Mme Lindhout a fait ces déclarations dans une interview accordée par téléphone depuis Mogadiscio à la chaîne publique canadienne CTV.

S’exprimant avec calme, elle a évoque des "moments très sombres" vécus aux mains de ses ravisseurs.

Ces derniers quinze mois, le quotidien consistait "à rester assise par terre dans un coin 24 heures par jour", a-t-elle dit.

"Il y a eu des moments où j’étais battue, où j’étais torturée. C’était une situation extrêmement difficile", a-t-elle dit.

La journaliste a dit vouloir retrouver sa famille au Canada et réévaluer sa vie. Elle avait cherché à garder le moral "dans les ténèbres" en pensant à sa famille et en s’échappant en pensée "vers des endroits ensoleillés, habituellement vers Vancouver".

Une rançon de un million de dollars a été versée contre la libération des deux journalistes indépendants, a affirmé au téléphone à l’AFP un ravisseur, qui a refusé de donner son identité.

_________________________ 6 – RSF

Amanda Lindhout et Nigel Brennan relâchés après quinze mois de captivité

"Nous apprenons avec un immense soulagement la libération de la journaliste indépendante canadienne Amanda Lindhout et du photographe indépendant australien Nigel Brennan, le 25 novembre 2009, à Mogadiscio.

Cet heureux dénouement, qui intervient après quinze mois d’une détention très éprouvante, marque la fin d’un cruel calvaire. Amanda Lindhout et Nigel Brennan se trouvent toujours dans la capitale somalienne. Nous leur souhaitons de retrouver au plus vite leurs familles", a déclaré Reporters sans frontières.

"Nous tenons à saluer les efforts de tous ceux qui, en Somalie et ailleurs, se sont mobilisés pour faciliter cette libération", a ajouté l’organisation.

Amanda Lindhout et Nigel Brennan avaient été enlevés par un groupe d’hommes armés, le 23 août 2008, sur la route de Mogadiscio, alors qu’ils rentraient du camp de réfugiés d’Afgoye, situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la capitale somalienne.

Plus d’informations (en anglais) sur le site de l’Union nationale des journalistes somaliens (Nusoj), organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie (http://www.nusoj.org/index.cfm?zone=/unionactive/view_article.cfm&HomeID=145256)

_________________________ 5 – Radio Canada

Amanda Lindhout raconte ses mois de torture

La journaliste canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Brennan, qui avaient été enlevés en août 2008 en Somalie, ont été relâchés mercredi. Jeudi matin, ils sont arrivés au Kenya après avoir quitté le pays à bord d’un petit avion. La jeune femme prendra ensuite la direction du Canada.

Dans une entrevue au réseau CTV, la femme de 28 ans, originaire de Sylvan Lake, en Alberta, a raconté qu’elle avait été battue et torturée durant sa détention.

Elle a précisé qu’elle avait été enfermée dans une pièce sans éclairage ni fenêtres et qu’on lui donnait très peu de nourriture.

Elle a raconté avoir passé les 15 mois de sa détention assise sur le plancher, dans un coin, 24 heures par jour.

C’était une situation extrêmement, extrêmement difficile. (Amanda Lindhout)

La journaliste a indiqué que les ravisseurs réclamaient un million de dollars à sa famille pour la libérer. Mais sa famille ne pouvait amasser une telle somme, et c’est pourquoi, dit-elle, ses ravisseurs l’ont maltraitée.

Elle a expliqué que périodiquement, les ravisseurs lui permettaient de parler à sa mère au téléphone afin de la convaincre de payer la rançon. Mais elle a précisé qu’elle ne pouvait lui parler ouvertement et que les ravisseurs lui dictaient ce qu’elle devait dire.

La journaliste soutient qu’un certain montant, dont elle ne connaît pas l’ampleur, a été remis à ses ravisseurs, mais rien n’a encore été confirmé.

Amanda Lindhout travaillait habituellement de Bagdad, mais elle avait aussi couvert les conflits en Afrique et en Afghanistan.

Elle était en Somalie pour travailler pour la chaîne française France 24. Elle a été enlevée avec Nigel Brennan le 23 août 2008 alors qu’ils effectuaient un reportage près de Mogadiscio.

Les deux journalistes comptaient parmi les otages détenus depuis le plus longtemps en Somalie. Un journaliste somalien et deux chauffeurs capturés en même temps qu’eux avaient été libérés en janvier dernier.

Le gouvernement critiqué

Le ministre des Affaires étrangères, Peter Kent, qui a déclaré être soulagé par la libération de Mme Lindhout, a réitéré que le gouvernement ne payait pas de rançon pour la libération des otages. Le député libéral Dan McTeague a critiqué « les efforts limités du gouvernement ».

Le journaliste Robert Draper, qui travaillait en Somalie pour le National Geographic quand la journaliste a été kidnappée, a déclaré qu’Ottawa n’avait pas son travail. L’association canadienne des journalistes avait pressé le premier ministre Stephen Harper d’agir pour la libération de la journaliste.

________________ 4 – Site OpérationPaix

Al-Shebab demande au PAM de ne plus importer de nourriture –

Le groupe Al-Shebab exige que le PAM « cesse immédiatement d’importer des rations alimentaires de l’extérieur de la Somalie mais plutôt acheter la nourriture de fermiers somaliens » afin de cesser de « dévaster l’agriculture somalienne ».

Les sous-traitants somaliens devront donc mettre fin à leur contrats avec le PAM d’ici le 1er janvier tandis que l’agence onusienne devra pour sa part vider tous ses entrepôts d’ici là. Le PAM n’a pas encore réagit à l’annonce.

______________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Libération de deux journalistes enlevés en Somalie

Deux journalistes étrangers enlevés l’an dernier en Somalie ont été libérés mercredi, selon des responsables somaliens.

D’après le colonel Abdulhai Hassan Barise, porte-parole de la police, la Canadienne Amanda Lindhout et l’Australien Nigel Brennan ont recouvré la liberté dans la journée et se trouvent avec des policiers et le parlementaire somalien Botan Isse Alin dans un hôtel de Mogadiscio.

MM. Barise et Alin ont refusé de préciser si une rançon avait été versée en échange de leur libération.

Les journalistes avaient été arrêtés en août 2008 en compagnie de leur chauffeur somalien et de deux gardes somaliens alors qu’ils circulaient au sud-ouest de la capitale.

Journalistes et travailleurs humanitaires sont fréquemment enlevés en échange de rançons en Somalie, pays déchiré par la guerre qui compte parmi les Etats les plus pauvres de la planète. Des travailleurs étrangers et locaux se déplacent généralement à bord de convois placés sous la haute surveillance de miliciens.

_________________________ 2 – AFP

Dans Mogadiscio en guerre, la difficile mission des soldats de l’Amisom

De Hervé BAR

"En avant!": collée à l’oreille d’un caporal ougandais, la radio crache les ordres du chef d’un convoi de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Dans un nuage de poussière, les trois véhicules blindés blancs démarrent en trombe, vers les positions des soldats de l’UA en plein coeur de Mogadiscio en guerre.

Un son métallique de culasse résonne dans la cabine: du haut de leur tourelle, les servants des mitrailleuses 12,7 mm viennent d’engager une balle dans le canon de leur arme, prêts à ouvrir le feu.

L’ancienne avenue qui mène de l’aéroport, principale base des soldats de l’Amisom, au centre-ville n’est plus qu’une route poussiéreuse défoncée où circulent de rares véhicules brinquebalants.

Les soldats ougandais et burundais de la force de paix y ont été à plusieurs reprises la cible d’engins piégés, qui ont disparu avec la mise en place d’un poste avancé.

Le détachement "migration" –baptisé ainsi car installé dans un bâtiment de l’ancienne administration des frontières– surveille toute cette partie sud-est de la ville.

L’endroit jouxte un baraquement crasseux où somnolent avachis des miliciens pro-gouvernementaux. Trois immeubles défraîchis se font face autour d’une cour carrée, sur les toits desquels des militaires ougandais cachés derrière des sacs de sable passent leur journée à scruter l’horizon.

"D’ici, nous pouvons surveiller toute l’avenue jusqu’au centre-ville", explique le chef de poste, le lieutenant David Orejcho.

Les poseurs de bombe ne peuvent donc plus nuire, mais les snipers insurgés ont pris le relais. Interdiction de circuler plus de quelques instants à découvert sur les toits, "sinon vous risquez de vous faire descendre".

Le convoi reprend sa route, cette fois vers "kilomètre 4", "K4" pour tous les Somaliens, où quelques dizaines de militaires ougandais veillent, depuis un immeuble voisin criblé d’impacts de balles, sur ce rond-point stratégique de la capitale.

Un long coup de klaxon, deux coups de feu claquent: le mitrailleur d’un blindé de l’Amisom tente de faire dégager de la route un bourricot entêté, au milieu des minibus bondés de passagers, sous le regard amusé des miliciens en armes.

"Qui tient K4 tient Mogadiscio", résume le chef de détachement ougandais, le capitaine Oscar Kuche. "K4 contrôle les accès à tous les poins clés de la ville".

Derrière un simple portail de fer rouillé, renforcé de sacs de sable empilés, son compound est 3 à 4 fois par semaine la cible de snipers ou de tirs de mortiers, auxquels les militaires de l’Amisom "ripostent immédiatement" à l’aide d’une batterie de mortiers alignés devant sa porte.

Ils interviennent occasionnellement en renfort des forces pro-gouvernementales lorsqu’elles y affrontent les islamistes shebab, dont le bastion –le marché de Bakara– n’est qu’à quelques centaines de mètres de là.

Dernière position de l’Amisom avant la présidence et point "le plus chaud" pour les soldats ougandais, "Shakara" offre une vue plongeante sur les quartiers islamistes.

Retranchés dans une maison à demi-effondrée criblée d’éclats, les militaires de la force de paix, gilets par-balles et casques lourds, y font une cible idéale pour les insurgés.

Indifférents à ces menaces, de respectables barbus quinquagénaires devisent paisiblement dans la rue, assis à l’ombre d’un acacias. Des femmes voilées se regroupent devant une petite échoppe voisine.

Des combats à l’arme lourde font rage dans le lointain, les blindés de l’Amisom filent à pleine vitesse. Ainsi va la guerre à Mogadiscio.

_________________________ 1 – AFP

Le correspondant de l’AFP en Somalie et trois autres journalistes distingués

Quatre journalistes, dont le correspondant de l’AFP en Somalie Mustafa Haji Abdinur, ont reçu mardi à New York le prix international de la liberté de la presse 2009, décerné par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), organisme de défense des journalistes.

Les journalistes récompensés, outre Mustafa Haji Abdinur, sont la Tunisienne Naziha Réjiba, l’Azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev et le Sri Lankais J.S. Tissainayagam.

Mustafa Haji Abdinur, 27 ans, est depuis trois ans le correspondant de l’Agence France-Presse en Somalie, un pays livré au chaos et à la guerre depuis 1981. Il a fondé en 2007 une radio indépendante, Radio Simba, dont il est le rédacteur en chef.

"En m’attribuant ce prix, ils reconnaissent le courage de tous les journalistes qui travaillent en Somalie", a déclaré Mustafa Haji Abdinur. "Ils rendent hommage à tous ces reporters qui ont fait des sacrifices énormes pour leur profession", a-t-il poursuivi.

"Jamais au cours de ma vie –j’ai 27 ans– la Somalie n’a eu de gouvernement central", a-t-il expliqué. "C’est pour cela qu’il est si dangereux d’être reporter: il n’y a ni police, ni armée, ni système judiciaire pour nous protéger quand il y a un problème".

Mustafa Haji Abdinour "a vu six de ses confrères tués cette année dans des échanges de tirs dans les rues de Mogadiscio, ou abattus dans l’exercice de leur métier. Il figure parmi les très rares journalistes qui ont le courage de travailler à Mogadiscio en dépit de la violence et d’une économie en ruines", avait relevé le CPJ au moment de l’annonce des lauréats.

Naziha Réjiba, "une des journalistes les plus critiques de Tunisie", selon le CPJ, dirige un site d’information indépendant, Kalima, qui a dû fermer en octobre 2008 à la suite d’une attaque informatique dont elle accuse le gouvernement. Elle a cofondé l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’édition et de la création.

"Je ne suis ni une héroïne, ni une victime, juste une journaliste qui voudrait travailler dans des conditions normales", a-t-elle dit.

Les autres lauréats, emprisonnés dans leurs pays respectifs, n’étaient pas présents à la remise des prix dans un grand hôtel de Manhattan.

Le journaliste azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev a été condamné fin 2007 à 8 ans de prison pour "terrorisme" à la suite d’un article sur les relations entre son pays et l’Iran.

Le journaliste sri-lankais d’origine tamoule J.S. Tissainayagam est détenu depuis mars 2008, et a été condamné à 20 ans de prison en septembre dernier pour des articles jugés contraires à "l’harmonie de la communauté".

Il a reçu cette année le premier prix Peter Mackler du "journalisme éthique et courageux", un prix créé à la mémoire de l’ancien rédacteur en chef de l’Agence France-Presse pour l’Amérique du Nord, décédé en 2008.

Un reporter chinois récompensé en 2001 et qui était détenu depuis 2000 pour avoir exercé son métier, Jiang Weiping, ancien journaliste du quotidien Wen Hui Bao et de l’agence Xinhua, est sorti de prison et a pu recevoir son prix à New York mardi.

Au cours de la cérémonie, l’éditorialiste du New York Times Anthony Lewis a aussi reçu le prix Benjamin Burton pour toute sa carrière dans le célèbre quotidien.

25/11/09 (B526) Communiqué de Presse du Président de l’UAD – Opposition Djiboutienne. Le 25 novembre 2009.

COMMUNIQUE DE PRESSE

La fête de l’AID-EL-ADHA sera morose.

La grande majorité des DJIBOUTIENS sont malmenés par la mal gouvernance et subissent des duretés sans cesse pires au quotidien.

Ils n’ont pas le cœur à la fête mais à la réflexion et au recueillement à l’occasion de cette grande fête religieuse.

Le gouvernement de la mal gouvernance se caractérise par :

  • par l’existence d’un seul journal d’Etat « la Nation » et d’un seul journal de son parti. En fait, aucune autre publication n’est autorisée et n’existe réellement aujourd’hui .Même RFI (Radio France Internationale) est interdite d’écoute.
  • par l’inexistence d’une seule télévision d’état et d’une seule radio. Tout autre média et en fait harcelé et interdit..
  • Par des instances électives dont les élus sont tous issus de l’UMP (formation, gouvernementale). Il n’y a aucune place pour une alternance démocratique et on parle même d’un troisième mandat présidentiel anticonstitutionnel et d’une présidence à vie.

Les droits les plus élémentaires de l’homme ne sont pas respectés en République de Djibouti. Pour preuve les dernières arrestations et lees embastillements dans la sinistre prison de Gabode : la diva de la chanson djiboutienne NIMA DJAMA MIGUIL, le grand poète ARSANYO, le jeune militant de «l’’UDJ » M. GOUHAD HOCHE HARED etc…

A la veille de l’AID-EL-ADHA, l’UNION pour l’Alternance Démocratique (UAD) présente ses vœux de bonne santé mentale et physique au peuple djiboutien et au monde mulsuman.

Le président de l’UAD
ISMAEL GUEDI HARED

25/11/09 (B526) FreeDjibouti -> Perspectives Pour Djibouti.

Par FreeDjibouti

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Il y avait un temps ou les changements profitent aux extrêmes de droite comme de gauche ou à des juntes militaires comme cela a prévalu partout dans le monde, et pendant les dernières décennies, au tiers monde.

Tout homme politique censé ne peut aujourd’hui que reconnaître la fin du temps des insurrections, des coups d’état et des révolutions. Dans le monde aujourd’hui, l’histoire nous apprend que tout changement s’effectue dans l’évolution et dans la continuité comme le résultat d’un processus qui a fini d’accumuler tous les ingrédients nécessaires à la nouvelle situation.

C’est pourquoi je pense qu’un discours politique ne doit plus tendre à viser un renversement brusque et brutal d’une situation. Il doit plutôt agir sur les mentalités, la spoliation et la tutelle dont ils font l’objet, pour leur permettre de pouvoir percevoir la réalité et les amener à la contester non seulement par mécontentement mais surtout par conviction car tout homme pourvu d’un minimum de bon sens saura que ça ne peut plus durer.

Qu’on est dans une situation qui handicapait les potentialités de notre pays et que le pouvoir tel qu’il est exercé constitue une entrave à son développement et à son progrès.

Les sociétés contemporaines sont impliquées et intégrées dans une situation complexe qui conditionne et façonne leur vie. Ils dépendent dans leurs besoins les plus élémentaires d’un mode de vie dont aucun pays ne détient à lui seul les commandes qui le régissent. Ce n’est plus un renversement de conditions entre deux pôles complètement opposés par lequel on cherche à évoluer mais simplement un réajustement de situations et l’ouverture de nouveaux horizons capables d’amener de nouvelles générations à s’intégrer dans de nouveaux projets et d’ajuster avec plus d’équité la façon par laquelle la cité est gérée, au profit de la majorité.

Penser la politique autrement me parait prendre des risques sur lesquels peu de gens sont prêts à parier et tenir des promesses qui ne peuvent tôt ou tard que nuire à la crédibilité si ce n’est des illusions de démagogie à chauffer les foules avant de les laisser a leur triste réalité. Il parait même de plus en plus vain de faire appel à une notion de sacrifice et de patriotisme pour cultiver les passions alors qu’il ne s’agit que de trouver la solution adéquate aux problèmes du pouvoir et de gouvernement, chose qui a plus besoin de maturité et de réflexion.

C’est vers une nouvelle perception de la citoyenneté qu’on doit se diriger, une conception dynamique du rôle de l’individu dans la société qui le libère des peurs et des appréhensions et qui lui ouvre bien les yeux et le met directement en face de ses responsabilités. S’il y a une véritable révolution dans le changement dont notre pays a besoin c’est dans la façon de l’aborder.

Le changement est devenu un devoir national qui implique chaque citoyen.

L’individu aujourd’hui est confronté a un double défi : La fin de l’Etat provoyeur, l’Etat assistant dont on se met à la charge et qu’on ne pense qu’à en profiter. L’individu est devenu l’élément moteur de génie et de création. L’Etat maintenant fait peur et doit être contrôlé et ses pouvoirs strictement délimités pour assurer l’épanouissement des libertés d’entreprise et des idées.

Pour en arriver là on doit parvenir à amener notre société à refuser l’arbitraire et les atteintes à sa dignité et à ses intérêts privés. Cela ne peut être achevé que lorsque n’importe qu’elle injustice qui touche n’importe quel individu devient comme une atteinte qui interpelle chaque citoyen dans sa propre individualité et qu’il sent de son devoir de la dénoncer si non d’arrêter ses effets. La légitimité du pouvoir n’est plus un vain mot. Elle devient dans ces conditions plus importante que l’institution.

C’est dans cette perspective que j’ai voulu sensibiliser tous nos citoyens et les amener a sentir l’infamie dans laquelle sont détenus tous les prisonniers d’opinions sans ménager ni pouvoir ni opposition dans ma contestation car c’est ça la preuve de notre sous développement et s’il persiste de tels situations avec cette cruauté c’est qu’on n’a pas tous fait le nécessaire pour le dépasser.

Je crois que maintenant le plus déterminant dans tout engagement politique n’est plus le don de soi le sacrifice et le martyr pour son pays et tous ces manifestation de maladie d’ego a cause de ses propres frustrations. Ce stade là on l’a dépassé et on ne doit pas trouver aucune contradiction dans sa subsistance dans d’autres situations – Palestine, Tchétchénie-

Le plus déterminant maintenant est le surplus, l’apport nouveau et l’amélioration de sa propre situation que doit trouver tout nouveau adhérant au projet de changement.

Nous n’avons plus besoin de militant dégoûtés qui n’ont plus rien a perdre à s’engager dans la contestation qui n’attendent que le moment de la pagaille pour s’acharner dans la destruction car ils finirons par êtres matés et encore davantage humiliés. Ces situations de profonde oppression doivent être bannies à jamais. Tout engagement doit procéder d’une conviction que le changement va apporter des moyens pour améliorer toutes les conditions en plus de la dignité et des libertés retrouvés et ce n’est pas par un comportement d’opportunisme et d’hypocrisie que tout cela va se réaliser si tout citoyen ne se sent pas concerné comme un devoir d’apporter sa propre contribution pour le réalisé.

C’est pourquoi je crois que nous devons tempérer nos ardeurs de révoltés et ramener nos ambitions au seuil de la réalité sans que mes propos ne soient compris comme un appel à la démobilisation c’est plutôt le contraire que je prêchais. Seulement je veux qu’on soit définitivement débarrassée de cette illusion de chef ou de guide qui va tout réaliser.

Ces gouvernants de mafiosi et ces opposants anesthesiants doivent être dépassés car ils ne représentent en tout et pour tout que la preuve d’un système basé sur l’exclusion qui réduit les citoyens dans ce débat au second plan. Sans un engagement conscient et massif de toute les forces vives de la nation nous ne pourrant pas dépasser cette situation d’un pays arriéré d’un tiers-monde en convulsion.

Le problème pour certains pays en phase de transition. – dont Djibouti – Qui vivent cette singulière contradiction entre une respectable condition de vie générale et un manque effarant de liberté et de respect du droit dans la gestion du pays.

Ce qui donne l’impression d’un peuple soumis qui doit lutter pour conquérir sa liberté est très difficile à cerner. On est dans une société partagée entre deux temps : Vivant a la liesse et avec engouement la modernité dans tous les manifestations de la vie ordinaire de son quotidien, alors qu’elle est au moyen age de la politique à Djibouti.

Seule la dictature et la répression sont à même de gérer cette situation. C’est un groupe que la société donne l’impression d’accepter de le consentir volontairement pourvu qu’elle conserve ses maigres acquis et ses illusions. Alors qu’une certaine élite en banqueroute d’idées va jusqu’à le légitimer par les règles de l’évolution ce qui ne fait qu’asseoir d’avantage les marasmes d’une situation de blocage et de contradiction.

Le rebelle et le résistant qui croit avoir tout compris et qui se voit déserter par la foule mis aux pas par ses tyrans n’a que mépris et amertume se voyant marginaliser alors que le temps le broyait ainsi que ses fantastiques projets. La aussi la rupture parait consommée entre une certaine élite et sa société.

Je ne crois pas qu’on doit succomber à la dépression de la fatalité ni persister à cogner la tête sans répit sur des portes sans issues.

Je ne crois pas non plus que notre pays soit un cas particulier ni à une certaine notion de la spécificité qui cherche à tout expliquer par la particularité. Si on réussi àcomprendre l’histoire dans son cheminement on finira par déterminer notre position par rapport à son évolution et souvent la particularité de la phase qu’on est en train de dépasser peut être déterminée a l’image des expériences des pays qui nous ont précédés et ceux qui nous suivent de prés. Je crois qu’on n’est pas loin du Portugal de Salazar ni de l’Espagne de Franco ou de la Grèce des généraux plutôt que des pays des blocs soviétiques qui ont connue une autre évolution.

Le monde du 21 siècle est en train de se tracer à nous d’être au rendez-vous.

Nous devons nous préparer à admettre la défaite de l’histoire et de la géographie qu’on nous a enseigné. Nous sommes des occidentaux d’un pays qui n’a pas fini de se constituer. Djibouti est notre pays, notre destin et notre défi qui doit intégrer son espace naturel et savoir négocier sa position dans la nouvelle civilisation par la démocratie et le triomphe de la liberté.

Le dynamisme de l’histoire dans lequel nous somme maintenant impliqués est en train de défaire ces liens séculaire qui ont pu associer le despotisme et l’arbitraire dans notre vie avec tout le mépris qui est en train de se propager envers ces politiques corrompus, ces magistrats soumis, ces richards affamés cette bureaucratie pourrie et tout ces esprits tordus qui ne veulent pas lâcher, qui cherchent a tout accaparé et qui se sentent de plus en plus menacés.

Ils savent et tout le monde sait qu’ils ont définitivement échoués alors qu’on n’a rien fait pour les déranger sauf exprimer ici ou là quelques mots qui leurs sonnent aux oreilles comme le jugement dernier. Ce qui est en train de se passer en réalité c’est l’histoire qui est en train de les balayer. C’est cette défaite morale et sans appel qui va achever cette opulence ostentatoire et provocante cette arrogance qu’ils ne peuvent que manifester qui est en train de les dénoncer. Cette agressivité et cette rancune et ce manque de pitié qui dévoilent leur culpabilité et toute cette hypocrisie ces parodie et ces magouilles de plus en plus décriée au rythme des scandales a répétition.

Ces tendances mafieuses de parrains incontestés qu’on cherche en vain à maquiller en de faux nouveaux projets de société. Tout à l’air de marcher alors que rien ne va plus ” l’ère nouvelle ” est finie avant de commencer. Seule la vision capable de décerner cet arbitraire et de démanteler ce passé demeure incapable de déchiffrer l’avenir qu’on cherche a nous voilés par toute cette censure et cette langue de bois qui veut nous abêtir comme si on cherche a nous interdire de franchir le dernier pas vers l’émancipation et la liberté par la terreur et ces menaces qui ne font plus peur.

Comment dans ces conditions peut on se taire et ne pas dénoncer l’archaïsme d’où il vient, les schémas et les clichés dans les quelles on veut nous emprisonner par des valeurs et des concepts périmés ?

Comment peut on avoir encore du respect à une conception de la politique qui ne dépasse pas l’aspiration de gérer la médiocrité dont on veut se débarrasser ?

Comment peut on encore admettre les magouilles qui cherchent a occulter l’expression de la noblesse de notre humanité séquestrée , torturé et dont la vie même est censurée dans les ghettos de Balbal ou d’Arhiba entre autres, ces lieux de la honte qu’on veut cachés aux étrangers ?

Comment peut on être accusé de parricide en série et de jouer contre son propre camp alors qu’on cherche à sauver les plus martyrisés. Ceux qui les ont puni et surtout tout ceux qui les ont oubliés du carcan ou ils se sont tous installés ?

Djiboutiennement

FreeDjibouti

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