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29/12/2015 (Brève 582) Communiqué de l’ARDHD : La France lâche les Droits de l’Homme à Djibouti » pour dénoncer la sortie imposée de Saïd Houssein Robleh, député djiboutien, de l’hôpital des forces françaises et l’arrestation immédiate et illégale de Omar Ali EWADO, président de la LDDH

COMMUNIQUE

Djibouti, 29 décembre 2015 :
SORTIE IMPOSEE de l’HOPITAL BOUFFARD pour le député d’opposition SAID ROBLEH,
ARRESTATION du Président de la LIGUE DJIBOUTIENNE des DROITS de l’HOMME
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Pour des raisons géopolitiques, en cette fin d’année 2015,
la France lâche les Droits de l’Homme à Djibouti,
et livre ses représentants comme ceux de l’opposition démocratique
à la violence éradicatrice du régime de Guelleh

Ce 29 décembre 2015 matin, le député d’opposition Saïd Houssein Robleh, également secrétaire général de la LDDH, Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, a été « sorti » de l’hôpital militaire français Bouffard, où il avait été transporté, opéré, et soigné par les chirurgiens militaires français après avoir été blessé par balles par la police du régime.

Saïd Robleh, comme d’autres opposants, avait été gravement blessé par balles à la gorge le 21 décembre dernier lors d’une terrible opération répressive policière du régime djiboutien à l’encontre de ses opposants : – tirs par balles policières le matin dans un véritable massacre perpétré à Balballa, contre les participants à une cérémonie commémorative d’une communauté de cette banlieue pauvre de Djibouti, et assauts l’après-midi au domicile d’un chef de l’opposition USN (Union pour la Salut National regroupant 7 partis d’opposition), avec 60 morts et disparus, et de nombreux blessés par balles, civils et représentants de l’opposition, dont Saïd Robleh.

Depuis 8 jours, les forces de la police et de la gendarmerie du régime djiboutien stationnent devant l’hôpital du Commandement des Forces Françaises Stationnées à Djibouti, opérant un filtrage musclé.

Ce matin 29/12, la France a finalement ordonné la « sortie d’hôpital » de ce grave blessé encore couvert de pansements (il a toujours une 2e balle dans la gorge qu’il a été impossible d’extraire, trop près de la carotide), député d’opposition à l’assemblée nationale djiboutienne, Secrétaire Général de la LDDH, Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, déjà lourdement passé à tabac par le régime le 10 décembre dernier, – à qui le gouvernement djiboutien a retiré son passeport, bafouant et rebafouant son immunité parlementaire.

Simultanément ce 29 décembre matin, M. Omar Ewado a été arrêté devant l’hôpital Bouffard par la gendarmerie nationale djiboutienne : il est le Président de la LDDH, Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, et l’un des rares représentants valides de cette ligue des droits de l’homme comme des forces démocratiques. Il a été arrêté pour avoir publié la liste des morts et disparus des massacres policiers du 21 décembre à Balballa.

Il y a deux jours, et hier 28 décembre encore, des représentants du gouvernement français, à Djibouti et à Paris, nous affirmaient que tant que Saïd Robleh serait soigné à l’hôpital militaire français Bouffard, rien ne serait à craindre pour sa sécurité et sa survie
..
mais lorsqu’il sortirait ou serait sorti … ?

A trois mois des élections présidentielles djiboutiennes (IO.Guelleh brique un 4e mandat présidentiel, après avoir déjà fait changer la constitution de son pays pour le 3e mandat..), alors que cette partie de l’Afrique est dans une totale reconfiguration géopolitique et économique (arrivée à Djibouti prévue de 10 000 soldats chinois), et que la France tente de sauver des restes de pouvoir, force est de constater que la France est en train de lâcher les valeurs et les représentants des droits de l’homme et de l’équité politique, les mettant en risque ou en certitude d’élimination physique par le régime en place.

17/12/10 (B582) DECLARATION COMMUNE D’UDT ET DE LA LDDH relative à la situation alarmante des dockers du port international de la République de Djibouti.

Depuis quelques années les dockers djiboutiens, qui sont au nombre de 3800, dépendent du Bureau de la main d’oeuvre (BMO) des dockers du port de Djibouti. Ils sont confrontés, de plus en plus, à des dénis de droit systématiques et flagrants tant sur le plan professionnel que pour celui des garanties sociales.

Leurs niveaux de vie, d’existence et de dignité humaine se dégradent inexorablement au fil de temps. Désormais, ils sont classés comme des citoyens de second rang, voire comme des parias.

Pour le quasi majorité d’entre eux, Ils sont privés du droit au travail ou sinon, ils doivent accepter d’être exploités comme des bêtes de somme qui ne peuvent prétendre à aucune couverture sociale ni à aucune contrepartie salariale.

Comme ils doivent travailler à l’heure ou à la tache, en tant que travailleur journalier, le tour d’embauche censé les faire travailler à tour de rôle, n’est pas respecté. Seul un petit groupe, favorisé par le BMO, est embauché systèmatiquement afin de bénéficier de la couverture de la sécurité sociale.

La grande majorité d’entre eux ne voit plus jamais arriver leur tour, qui est atgtribué dans les faits à une minorité de favorisés.

Dans l’année, certains ne travaillent qu’une ou deux fois par semaine ou même par mois. Parfois ils sont contraints au chomage durant une année, sans aucune explication ni recours possible.

Ce qui les plonge dans l’indigence forcée et les expose, avec leurs familles, à la famine et à la misère.

De ce fait c’est une population de plus de vingt mille individus (les dockers et leurs familles) qui se retrouvent "de facto" sans aucune ressource et contraints à la pauvreté la plus absolue, à la maladie, ainsi qu’à l’impossibilité d’accèder aux soins.

Par voie de conséquence, combien de morts chaque année parmi ces travailleurs fragilisés par manque de soins et par non assistance à personne en danger ?

Cela étant, plus de 96% des dockers n’ont droit à aucune protection sociale et encore moins à la retraite.

Depuis plusieurs décennies que la corporation des dockers existent et jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’a bénéficié d’une retraite. Pourtant lorsqu’ ils travaillent à l’heure ou à la tache, les compagnies, qui les emploient retiennent systématiquement sur leurs bulletins de salaire journaliers, les cotisations sociales qui sont versés à l’OPS (Office pour la protection sociale) (Maladie et retraite).

Selon un contrôle officiel effectué il y a quelques années, l’OPS recevait des cotisations mensuelles évaluées de dix à vingt millions de la part des dockers sans que ces derniers ne reçoivent aucune contrepartie en retour, c’est-à-dire ni soin et prise en charge des frais d’hospitalisation même en cas d’accident du travail, ni retraite.

En outre, selon de source fiable, en termes de pourcentage, la part de cotisation prélevée sur les salaisres des dockers était supérieure à celles des autres secteurs économiques du pays.

Et pourtant, en cas d’accident de travail ou de maladie, ces lésés en droit, ne reçoivent de la part de leurs employeurs ni bulletins de prise en charge (parce qu’en réalité ils n’ont pas été déclarés à l’OPS), ni indemnités pour assurer un minimum vitale de revenus aux familles.

Parfois, ils se rendent à l’hôpital, en sacrifiant leurs petites économies. Les arrêts de maladie prescrits par le médecin compétant en la matière, ne sont pas pris en compte par l’employeur.

Pire encore, en cas de vacance du poste (en générale parce que la personne malade est dans l’incapacité de travailler), le Bureau main d’œuvre (BMO) du port de Djibouti embauche une autre personne inconnue, à la place de la personne titulaire et sous son nom (!). Par conséquent ils ne peuvent prétendre à aucune indemnité ni pour les journées de repos ni pour les jours de maladie.

En ce qui concerne les dockers, à l’heure actuelle, aucun barème officiel de tarif horaire à la tache n’existe, qui pourrait leur permettre de prétendre à une rémunération reconnue.

Les compagnies les paient selon leurs bons vouloirs, sans aucun minimum garanti officiellement.

Il existait un barème tarifaire qui datait de 1968, mais il n’est pas applicable actuellement.

Les pouvoirs publics, en dépit des revendications des dockers et de leurs syndicats n’ont jamais voulu le réviser pour l’actualiser, comme c’est le cas aussi pour la grille des conventions collectives des secteurs publics et parapublics qui n’ont pas été également révisés depuis 1976.

Il faut noter également que certaines zones d’activités portuaires sont interdites aux dockers. Dans ces zones seule une équipe employée par les dirigeants du BMO peut intervenir : ce sont les zones dites « chasse gardée du BMO ». Il s’agit des secteurs du FRISOM (zone franche), de la SDTV dont le propriétaire est AL AMOUDI…

D’autre part, pour que les dockers ne puissent rien revendiquer légalement, leurs organisations syndicales, après avoirs été malmenées durant plus d’une décennie sont réprimées systématiquement et officiellement mise en quarantaine.

Toutes les tentative d’organiser un congrès ou une assemblée générale afin de renouveler les instances de leurs syndicats ont été violement réprimées.

Quatre ou cinq individus issus de dockers, mais qui n’ont aucune légitimité à être leurs représentants légaux sont systématiquement instrumentalisés par les pouvoirs publics pour servir "d’alibis" syndicaux.

Leurs taches consistent à diviser les dockers et à prévenir toute tentative de restructuration et de régularisation de la liberté syndicale, en renouvelant la direction conformément aux dispositions statuaires.

Durant ces cinq dernières années, plusieurs tentatives d’organiser des élections syndicales ont été entravées par les forces de l’ordre. Ils ont été plusieurs fois intimidés, violentés et parfois incarcérés violement dans le centre de détention de Nagad.

Durant des années, ne serait ce que pour l’année 2010, ces derniers ont été souvent brutalisés et emprisonnés par centaines et parfois leurs domiciles ont été incendiés.

Ces types de situation se sont répétés à maintes reprises.

Ni les pouvoirs publics djiboutiens, ni les autorités portuaires de DP World qui assurent la gestion du port et dont ils sont censés être employés sous leur tutelle, au mieux ne se soucient guère de leur sort et au pire ils contribuent activement à agraver leur calvaire au quotidien.

Par mesure de rétorsion, le BMOD retire et confisque par la force les cartes de certains dockers qu’il soupçonne d’être des meneurs ou parce qu’ils revendiquent tout haut leurs droits bafoués, leur interdisant nominativement l’accès au port.

Ainsi un nombre important de dockers se sont retrouvés au fil des ans, radiés de la profession de manière abusive et arbitraire et des dizaines se retrouvent chaque année, victimes de ces procédés barbares.

Etant devenus des citoyens de second zone, marginalisés et oppressés dans leurs propre pays, le cas des dockers est aujourd’hui un drame national auquel il faut apporter de toute urgence des solutions viables et durables.

Dans son rapport, la mission d’enquête internationale de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), conduite en 2006, avait soulevé la situation inhumaine des Dockers.

Par conséquent les dockers lancent un SOS. Les mouvements syndicaux djiboutiens, ainsi que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance nt un appel pressant à l’opinion nationale et internationale pour remédier à cette inqualifiable calvaire et aux exploitations intolérables des dockers djiboutiens

Cet appel pressant est envoyé à la CSI, à la FIDH, à l’OIT et au BIT pour qu’ils dénoncent les faits et fassent pression sur le régime djiboutien qui ne respecte jamais les Conventions internationales qu’il a pourtant signées et ratifiées.

MOHAMED ADAN ABDOU
Secrétaire Général de l’UDT

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH

17/12/10 (B582) Yémen Express – un groupe d’Américains attaqué, pas de blessé – AU YÉMEN, LES MÉDIAS NE DISENT PAS TOUT – tirs: trois morts – Attentat : 5 soldats tués par al-Qaïda dans le sud du pays- un agent des renseignements sort indemne d’un assassinat – Les législatives en avril 2011 (7 articles)

___________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un groupe d’Américains attaqué, pas de blessé

Un Jordanien a attaqué mercredi une voiture transportant des Américains au Yémen, dans la banlieue sud de la capitale Sanaa, sans faire de blessé, a indiqué jeudi un responsable des services de sécurité.

"Un homme a jeté une grenade sur une voiture transportant un certain nombre d’Américains qui se rendaient au restaurant", a-t-il expliqué, ajoutant qu’une patrouille des forces de sécurité qui se trouvait à proximité avait pu arrêter l’agresseur présumé, "un Jordanien âgé de 18 ans".

L’attaque a eu lieu dans un quartier diplomatique dans le sud de Sanaa, a-t-il indiqué, sans préciser si les cibles étaient des diplomates.

A Washington, le département d’Etat a confirmé l’attaque.

L’attaque a été perpétrée contre un véhicule de l’ambassade, et les passagers pourraient faire partie du personnel de l’ambassade, mais cela doit être confirmé, a indiqué Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Le Yémen, pays d’origine de la famille d’Oussama ben Laden et base d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), a servi de base arrière pour de nombreuses attaques visant les Etats-Unis.

Deux colis piégés expédiés depuis le Yémen à destination des Etats-Unis ont été découverts fin octobre, et un étudiant nigérian est soupçonné d’avoir tenté de faire exploser, le jour de Noël 2009, un avion de ligne américain, deux opérations revendiquées par Aqpa.

Les ambassades et diplomates occidentaux sont aussi la cible d’attaques périodiques au Yémen. Trois personnes dont un diplomate ont été blessées lorsqu’une voiture de l’ambassade britannique a été la cible d’un lance-grenade début octobre, tandis que l’ambassadeur britannique a échappé de peu à la mort lorsqu’une voiture piégée a visé son convoi fin avril.

En septembre 2008, 18 personnes étaient décédées – mais aucun ressortissant américain – dans un attentat à la bombe contre l’ambassade américaine à Sanaa.

____________________ 6 – Leuromag

AU YÉMEN, LES MÉDIAS NE DISENT PAS TOUT

Au Yémen, il y a plus à voir qu’on ne le dit dans les médias

Londres – Le mois dernier, pour avoir soutenu l’intervention militaire au Yémen, un parlementaire britannique a été poignardé par une jeune britannique musulmane. En focalisant l’attention sur cette étudiante de 21 ans, Roshonara Choudhry, les médias britanniques ont jeté un éclairage inquiétant sur le Yémen. Selon The Guardian, elle déclaré à la police : “J’ai suivi les cours d’ Anouar Al Aoulaki… C’est un érudit islamique. Il vit au Yémen”.

Les médias ne s’intéressant qu’aux prêches en ligne d’Al-Aoulaki, à son rôle dans le lancement d’un nouveau magazine d’Al-Qaeda, et au combat que mène le gouvernement yéménite contre Al-Qaeda, le Yémen réel, lui, a disparu. Et pourtant c’est bien dans le vécu de celui-ci — celui de l’immense majorité de la population, pas celui de quelques centaines d’activistes — qu’on trouve la clé d’une meilleure compréhension, propre à démolir les stéréotypes et peut-être, en fin de compte, moins extrémiste.

Dans un café du centre de Londres, près de la station King’s Cross, Aboubakar al-Shamahi, Yéménite né en Grande-Bretagne parle avec passion de son pays en sirotant son chocolat chaud. Pas une seule fois il ne parle d’extrémisme. En revanche, de la corruption, oui, il parle : il craint que l’argent des donateurs ne soit pas dépensé dans le développement à long terme. Il sourit en pensant aux efforts de ses parents pour le marier, il est près de l’extase en pensant à la beauté de la vieille cité de Sanaa. Personne de sa connaissance n’a, le moins du monde, été influencé par les prêches radicales d’al-Aoulaki.

Voilà bien le Yémen réel. Ce n’est pas le discours mensonger sur un Yémen habité par la haine de l’Occident, et camp d’entraînement d’activistes. Dans ce pays de plus de 22 millions d’habitants, dont plus de 70 % ont moins de 25 ans, si l’on se bat c’est pour le développement et pour le privilège de rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce. Voilà ce que la jeunesse anglophone du Yémen raconte à la face du monde sur Facebook. Un Yéménite canadien de 32 ans, Issmat Alakhali, a rassemblé plus de 4500 utilisateurs sur la page qu’il a ouverte en janvier dernier, “Je connais quelqu’un au Yémen, ce n’est pas un terroriste”. Plus récemment, un autre jeune Yéménite, Atiaf A., a démarré un projet de vidéo intitulé “Je suis yéménite, je ne suis pas terroriste”.

Cependant, interviewé en mai dernier, Al Aoulaki disait pouvoir se déplacer librement parmi les tribus du Yémen, parce que “le peuple du Yémen hait les Américains”. Ce n’est pas vrai. La plupart des jeunes Yéménites apprennent l’anglais non seulement parce que c’est la langue internationale des affaires, mais aussi parce qu’ils rêvent d’émigrer aux Etats-Unis ou en Europe, pour y étudier ou travailler.

Pour le jeune Yéménite moyen, les problèmes du quotidien sont plus importants que la politique. Les diplômés en sont à espérer trouver du travail. Les jeunes hommes se battent à la recherche d’emplois pour pouvoir se marier. Les jeunes couples doivent faire face à la hausse des prix. La moitié, environ, de la population a moins de deux dollars par jour pour vivre, et les indicateurs du développement social — sous-alimentation des enfants, mortalité maternelle, performances de l’école — restent extrêmement bas, selon le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies.

Dans le nord, des centaines de milliers de Yéménites ont été déplacés à cause de six guerres entre le gouvernement et les rebelles Houthis. Au sud, un mouvement sécessionniste en expansion menace l’unité du pays, alors que tous les mois des milliers de réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants pour raison économique débarquent sur les places, venant de la Corne de l’Afrique. Dans tout le pays, la prochaine génération aura à se battre pour avoir de l’eau à boire, dès lors que la population continue d’augmenter et que les aquifères, déjà épuisés, s’assèchent rapidement.

Au lieu de s’appesantir, toujours, sur Al Qaeda, les médias internationaux devraient plutôt mettre en valeur les initiatives de jeunes comme Resonate! Yemen, Moi et mon pays, Ayoon Shabah (“les yeux de la jeunesse” en arabe) et le Parlement des enfants yéménites pour s’attaquer à certains des autres problèmes du pays. Ils devraient mettre en valeur des entrepreneurs sociaux, comme Hayat al-Hibshi, fondatrice de la Assada Women’s Association, pour aider les filles venant de milieux pauvres et marginalisés à fréquenter l’école.

De plus, les médias devraient mettre l’accent sur les échanges positifs entre les communautés musulmanes du Royaume-Uni et du Yémen, comme l’association bénévole anglo-somalienne, qui a aidé à créer cette année, à Sanaa, une crèche pour les jeunes mères réfugiées.

Si la presse faisait plus de cas du changement positif voulu par les communautés, au lieu de se braquer sur le terrorisme, elle contribuerait à évacuer les stéréotypes négatifs qui ont cours en Occident sur le Yéménite et le musulman. Il en résulterait davantage de respect pour les musulmans dans les pays occidentaux, un recul du sentiment d’aliénation qu’éprouvent leurs enfants et, qui sait, une moindre disponibilité à écouter un prédicateur radical.

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* Alice Hackman vient de rentrer à Londres après deux années passées à Sanaa en qualité de reporter et de responsable des chroniques spéciales du Yemen Times. Suivre ce lien pour accéder à son blog au Yemen: aliceauyemen.blogspot.com. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).

Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 10 décembre 2010, www.commongroundnews.org

____________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Yémen/tirs: trois morts

Deux soldats et un activiste sudiste ont été tués dans des accrochages armés aujourd’hui dans la province de Lahaj dans le sud du Yémen, a annoncé un responsable des services de sécurité.

Selon ce responsable, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, les soldats habillés en civil poursuivaient un "activiste recherché qui circulait à moto" dans la ville de Habilaïn. "Ils ont ouvert le feu, le tuant. C’est alors que des activistes sudistes sont arrivés sur place et ont abattu les soldats".

Une source médicale a indiqué pour sa part que "les corps de deux soldats tués ont été transportés à l’hôpital de la ville ainsi que deux blessés parmi les activistes sudistes".

Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus. Cette instance appelle à une séparation du sud qui était un Etat indépendant avant 1990 et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen.

____________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Le Yémen appelle l’UE à lever son interdiction sur les transports aériens de marchandises

Le Yémen a renouvelé mercredi son appel à l’Union européenne (UE) pour qu’elle lève son interdiction sur les transports aériens de marchandises en provenance du Yémen, mise en place après la détection de colis piégés à bord d’avions yéménites à destination des États-Unis en fin octobre dernier, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Cet appel a été lancé lors d’une réunion officielle à Sanaa, capitale du pays, entre le ministre yéménite des Transports Khaled al-Wazir et les ambassadeurs de l’UE au Yémen.

"Cette interdiction n’est pas bénéfique pour les efforts communs des partenaires internationaux et du Yémen dans la lutte contre le terrorisme", déclaré le ministre.

Son pays est disposé à recevoir toute équipe de sécurité que l’ UE souhaiterait dépêcher pour étudier les mesures de sécurité récemment adoptées dans tous les aéroports yéménites, a-t-il dit.

"Le gouvernement yéménite a déployé des équipes de sécurité et introduit des systèmes de contrôle supplémentaires pour renforcer la sécurité dans tous les aéroports du pays", rapporte Saba citant M. al-Wazir.

Plus tôt dans la semaine, les médias officiels avaient rapporté que le Qatar et les Émirats arabes unis avaient annulé leur interdiction sur les transports aériens de marchandises en provenance du Yémen.

Un certain nombre de pays ont imposé des interdictions sur les vols de transport de passagers ou de marchandise en provenance du Yémen par mesure de précaution après les tentatives d’expédition de colis piégé par le Yémen à des cibles aux États-Unis, tentatives déjouées en fin octobre dernier dans des aéroports de Dubaï et de Londres.

Le mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap, basé au Yémen) avait par la suite revendiqué ces tentatives, faisant voeu de lancer davantage d’attaques terroristes contre les États-Unis et leurs alliés.

Le gouvernement yéménite avait protesté contre ces interdictions, les considérant comme "une punition collective pour les Yéménites".

Le gouvernement allemand a levé le 13 novembre son interdiction sur les vols de passager en provenance du Yémen, tout en maintenant l’interdiction sur les transports de marchandise, indique Saba.

__________________ 3 – CasaFree (Maroc)

Attentat au Yémen : 5 soldats tués par al-Qaïda dans le sud du pays

Des hommes armés de la branche d’al-Qaïda basée au Yémen ont attaqué mercredi un véhicule blindé, tuant au moins cinq des soldats se trouvant à son bord dans la province d’Abyan, située dans le sud du Yémen, a confirmé un responsable de la sécurité provincial.

"Les militants ont d’abord fait exploser une petite bombe placée en bordure de route, le véhicule blindé dans la région d’Asulaimania, de la ville de Lodar, et les militants d’al-Qaïda ayant tiré des grenades propulsées par fusée contre les soldats qui essayaient d’évacuer, tuant cinq soldats et détruisant le véhicule", a indiqué à l’agence Xinhua le responsable sous couvert d’anonymat.

La province d’Abyan est le théâtre d’une série d’attentats meurtriers mises en oeuvre par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) depuis le début de cette année, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés depuis le début de cette année.

Le Yémen, berceau natal d’Oussama Ben Laden, a intensifié ses opérations de sécurité et les raids aériens contre Al-Qaïda après que le groupe eut revendiqué la responsabilité d’avoir envoyé des colis piégés à bord d’un avion cargo à destination des Etats-Unis fin octobre.

_____________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yemen : un agent des renseignements sort indemne d’un assassinat

Un officiel des renseignements a survécu lundi à un attentat à la bombe qui aurait été installée par des militants d’al-Qaïda à Abyan, province du sud du Yémen, bastion du groupe terroriste, ont rapporté les médias locaux.

Le vice-directeur de la sécurité politique de Zinjibar, chef lieu d’Abyan, le colonel Ahmed Ali Matrees, est sorti indemne de la bombe qui a explosé quelques instants avant l’arrivée de son véhicule au siège des renseignements, a indiqué le site Internet du parti au pouvoir.

Le véhicule a été légèrement endommagé alors que M. Matrees s’ en est est sorti sain et sauf, selon le site Internet "almotamar. net".

D’après des témoins, c’étaient deux militants en moto qui ont fait exploser la bombe.

"Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) a distribué en septembre une liste de 55 noms d’agents de la sécurité d’Abyan devant être assassinés, le colonel Ahmed Ali Matrees était sur cette liste", a ajouté le portail Internet.

________________________ 1 – Europe 1

Yémen: Les législatives en avril 2011

Le parti au pouvoir au Yémen a annoncé mardi que les élections législatives, prévues initialement en 2009, auraient lieu en avril 2011 malgré le risque d’un boycottage de l’opposition, qui conteste un amendement du code électoral.

L’opposition parlementaire — formée notamment des socialistes et des islamistes du parti al-Islah — a brandi lundi la menace d’"un soulèvement populaire" et réclamé un nouveau report du scrutin.

Le mandat de l’actuel Parlement avait été prolongé de deux ans, jusqu’en avril 2011, en vertu d’un accord conclu en février 2009 entre le CPG et les partis de l’opposition parlementaire, qui avaient convenu d’engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire.

Refusant de "céder sur la tenue des élections législatives" en avril, le Congrès populaire général du président Ali Abdallah Saleh affirme, dans son communiqué, "maintenir ouverte la porte du dialogue" avec les partis de l’opposition qu’il appelle à "revenir à la raison".

17/12/10 (B582) Flash Info – Notre correspondant de Dikhil s’est rendu personnellement à Yoboki et il revient avec des précisions, qui permettent de diffuser cette mise au point. Contrairement aux craintes qui avaient été exprimés hier soir, il n’y a pas eu de morts.

Précisions sur les événements de Yoboki

Notre correspondant à Dikhil s’est rendu personnellement à Yoboki pour y vérifier les informations (et les rumeurs) sur la situation.

Des manifestations ont bien eu lieu, la veille de l’arrivée d’Ougoureh Kifleh qui venait assister à l’inauguration des télécommunications rurales par son collègue Ali Abdi Farah.

De nombreux jeunes ont fui la ville, de peur d’être arrêtés.

En réalité, il n’y a eu aucun coup de feu ni de tirs par balles. Personne n’a été tué ce jour là.

Cela contredit les premières informations que notre correspondant nous avait transmis.

Que s’est-il pasé ?

A l’origine des informations, c’est une mère de famille, dont les deux garçons avaient fui, qui, ne les voyant pas revenir, a cru qu’ils avaient été tués. Ils sont finalement rentrés chez elle, mais beaucoup plus tard.

Ces rumeurs se propagent d’autant plus facilement que la tension est toujours très vive à Yobocki et qu’avec l’armée d’Ougoureh Kifleh, tout est possible !

Yobocki devient une ville morte .. Les véhicules en direction de l’Ethiopie s’y font rares.

Votre Représentant à Dikhil

17/12/10 (B582) L’ARD appelle tous les opposants à participer aux différentes manifestations qui sont organisées le 18 décembre, à Ottawa, Bruxelles et Paris, à l’occasion de l’anniversaire du massacre d’Arhiba.

Appel de l’ARD à participer aux manifestations du 18 décembre 2010 à Paris, à Bruxelles et à Ottawa en commémoration de la tuerie d’Arhiba et de toutes les exactions d’Etat commises à Djibouti

 

L’ARD appelle toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens ainsi que ses amis démocrates à rejoindre massivement les manifestations qui auront lieu à Paris, à Bruxelles et à Ottawa le 18 décembre 2010 en commémoration de la tuerie d’Arhiba perpétré le 18 décembre 1991 à Djibouti.

19 ans après le drame exécuté par les forces de défense et de sécurité (Armée Nationale Djiboutienne, Force nationale de Police et Gendarmerie nationale) contre des civils, leurs familles sont toujours dans l’attente d’un jugement.

Les droits de l’homme et singulièrement la liberté de manifester sont inexistants à Djibouti, pour preuve les nombreux prisonniers politiques dont les derniers en date sont les cadres et militants de l’ARD arrêtés ce 10 décembre à Tadjourah et détenus à Gabode à Djibouti.

L’ARD fait sien l’appel à manifester de l’ADD, Association pour la démocratie et le développement, Samedi 18/12/2010 de 14h30 à 16h30 devant l’ambassade de Djibouti à Paris, 26 rue Emile Meunier, Métro Porte Dauphine (métro ligne 2, arrêt Porte Dauphine).

De même, l’ARD se joint à l’appel à manifester du FDP, Forum pour la démocratie et la paix, Samedi 18/12/2010 de 14 h à 15 h devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles, située Avenue Franklin Roosevelt, 204, 1000 Bruxelles (tram 94, arrêt Brésil).

L’ARD se joint également à l’ACSAO, Association culturelle et sportive des Afars d’Ottawa, pour appeler à manifester à Ottawa devant le Parlement du Canada.
De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42 Promenade Sussex
Conférence à partir de 15 :00 à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) à la salle D-0443-0445.

La commémoration du massacre du 18 décembre et de tous les autres crimes est indispensable tant et aussi longtemps que les commanditaires ne seront pas traduits en justice.

Soyez nombreux dans chaque pays et nous serons entendus.

17/12/10 (B582) M Aïnaché nous adresse la transcription de l’interview qu’il a accordée récemment à LVD et que nous publions intégralement avec son aimable autorisation.

Invité: Du jeudi 16 décembre 2010 –
Au micro de MOHAMED HOUSSEIN

MOHAMED MOUSSA AÏNACHÉ, personnalité politique Djiboutienne et opposant de longue date.
Bienvenue à la voix de Djibouti, la L V D !

Merci de bien vouloir m’accueillir à votre antenne !

Journaliste Vous êtes une grande personnalité politique Djiboutienne, pouvez-vous vous présenter brièvement au grand public à travers cette antenne ?

Mohamed Aïnaché : Je suis un citoyen lambda qui a un profond désir que son pays avance vers la démocratie et sorte enfin de la gestion héritée du colonialisme qui perdure par la volonté de nos dirigeants actuels.

J. Monsieur AÏNACHÉ, quel regard portez-vous aujourd`hui sur la situation générale du pays c’est -à -dire Djibouti ?

M.A. Comme chacun peut le constater, la situation générale me semble bloquée et l’horizon se bouche de plus en plus.

Compte tenu de l’échéance de l’élection qui s’approche, chacun de nous remarque, la fébrilité du pouvoir ces derniers jours.

Nous venons d’apprendre, des arrestations arbitraires dans le nord de la république, des militants et des responsables locaux de l’ARD : à Obock et Tadjourah

Ces agissements épidermiques ne sont pas faits pour aborder cette échéance dans la sérénité et ne nous rassure pas.

J : Vous avez récemment participé au forum que l’opposition Djiboutienne tenu à Londres. Qu’avez-vous vu dans ce premier forum de l’opposition Djiboutienne tenu en dehors du pays ?

M.A. L’impact du Forum de Londres est très positif pour la Diaspora et pour les Djiboutiens en général.

J’ai constaté lors de cette rencontre à Londres une opposition Djiboutienne unie voulant apporter les changements tant souhaités par nos concitoyens et prête à prendre son destin en main.

Dans cet ordre d’idée, l’opposition me semble très désireuse de sortir de la division ethnico-tribale où nous sommes maintenus artificiellement et souhaite promouvoir enfin la citoyenneté Djiboutienne.

Comme vous le savez, il y a eu beaucoup de nos compatriotes venus d’à peu prêt partout d’Europe (France, Belgique etc..) et même des Etats Unis d’Amérique.

Tous ont montré leurs besoins d’information et leurs désirs profonds d’un changement politique espéré prochainement.

D’après les échos que j’ai reçus sur ce Forum, il semblerait que le tenant du pouvoir a été ébranlé par le succès de cette rencontre.

J. : Quels étaient les points forts abordés lors de ce forum ? Quels étaient les engagements pris par les leaders de l’opposition durant ce meeting ?

Le point fort de ce Forum a eu pour objet de faire avancer la coalition de l’opposition et envoyer un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.

Les thèmes choisis pour cette rencontre ont été :

1er – Non au 3ème mandat et au viol de la constitution
2ème – Des réformes démocratiques y compris des élections libres et transparentes
3ème -un Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

J : Pouvez-vous nous dire que l’opposition Djiboutienne est bien unifiée voire bien rodée pour être en mesure de relever le défi de l’alternance démocratique dans le pays en 2011 ?

M.A : Il n’y a pas de doute là-dessus.

Ce gouvernement n’a fait preuve ni d’imagination ni d’équité et se contente de faire un copier coller du système coloniale que nous avions tant combattu.

Compte tenu de ce constat amer, je pense que l’opposition unie en a tiré la leçon et est parfaitement prête à relever le défi

J : Quel doit être, à votre avis, le rôle de la diaspora Djiboutienne pour la cause du changement démocratique dans le pays ?

M.A. : Le rôle de la diaspora est très utile et rendu indispensable par l’étouffement du tenant du pouvoir qui n’autorise aucune espace de liberté. La diaspora sert de relais à l’opposition qui ne peut, comme vous le savez s’exprimer dans les médias nationales, pour faire connaître ses programmes au peuple.

Il n’est pas concevable que l’opposition ne puisse accéder aux médias de l’Etat.

Dernièrement, le Président de l’UAD, s’est exprimé à une télévision étrangère émettant depuis Paris, ‘’ Afrique24 ‘’pour ne pas la nommer.

(Lors de cette interview Monsieur Ismael Guédi Hared a dit qu’il n’a jamais été invité à la Radio et à la Télévision Djiboutienne ni aucun autre opposant d’ailleur).

C’est tout simplement scandaleux.

Pour remédier à ce scandale, beaucoup de nos compatriotes se sont attelés courageusement à s’investir à travers les médias, comme vous et les différents sites Internet Djiboutiens et amis.

D’ailleurs, j’apprends que votre Radio dérange et qu’elle est régulièrement brouillée !

Ceux de ma génération se souviennent, dans la période coloniale, de radio Caire (en langue Somalie) qui subissait les mêmes traitements

Cette radio dans ses émissions nous encourageait à ‘’virer » le colonialisme et à prendre nos destins en main,

C’est tout dire !!!!

J : Monsieur AÏNACHÉ, je rappelle au public qui nous écoute que vous étiez le premier directeur de la R.T.D (la radio télévision Djiboutienne). Quels souvenirs gardez-vous de votre passage en tant que directeur de la RTD ? De quel genre d’informations étiez-vous en charge ? En quoi, selon vous, contribue-t-elle une information libre et indépendante au progrès d’un pays ?

M.A. Je garde malheureusement un souvenir amer de cette période.

J’avais construit la RTD sans l’aide de personne et dans l’indifférence des nouveaux dirigeants.

J’ai pris en charge une radio et télévision délibérément sabotée par l’ancien dirigent qui souhaitait qu’il n’y ait plus de Radio et télévision dans ce pays après son départ.

Avec beaucoup des difficultés, j’ai construit une radio et télévision nationale au service du pays et du peuple.

Je me suis efforcé de travailler pour que les Djiboutiens se reconnaissent à travers leur radio et leur télévision et j’ai refusé que les médias nationales soient au service d’une seule personne et d’une seule politique.

Malheureusement, devant l’impossibilité d’exercer mes fonctions dans le respect de l’idée que je me faisais de ma responsabilité, j’ai préféré y renoncer

Et depuis, je me voie contraint de vivre en exil, comme beaucoup d’autres de nos compatriotes.

J : Nous arrivons au terme de notre interview, merci monsieur AÏNACHÉ

M.A. : Merci à vous Mohamed

17/12/10 (B582) Radio Trottoir (Lecteur) Depuis une semaine Ali Sabieh est soumise au couvre-feu…

Et depuis deux jours c’est au tour de Yobocki. Il faut suivre l’affaire concernant les deux exécutions sommaires qui ont été commises la veille de l’arrivée des ministres Ali Abdi et Ougoureh (comme par hasard ??)

A cette allure, toute la République de Djibouti va pouvoir être considérée comme une zone de guerre par le dictateur, ce qui lui permettra d’imposer le suffrage indirect, comme en Ethiopie. Ainsi IOG pourra être élu à main levée par ses zèbres de l’assemblée de l’Union de la Malgouvernance Présidentielle.

Mais que se passe-t-il à Ali Sabieh ?

La population d’Ali Sabieh est sur le point de s’adresser au Haut-Commissaire aux Réfugiés (HCR) pour lui demander de prévoir dans la capitale Djibouti un camp pour les sinistrés et les personnes déplacées, qui sont sur le point de quitter Ali Sabieh.

Les vieux d’Ali Sabieh fortement attachés à leur terroir, ont convoqué les jeunes et ils ont dit en substance : « vous nos jeunes ici vous êtes chez vous ne quittez pas mais battez-vous, libérer votre région de ce régime pire que celui du colonialisme français, mettez sur tous les monts, toutes les monticules le drapeau Français pour bien monter au monde que l’Administration coloniale nous laissait libre au moment des élections, qu’elle n’avait jamais déployé le couvre-feu, elle n’ a jamais assiégé nos villes et nos villages, elle n’a jamais procédé à des exécutions extrajudiciaire et même judiciaires pourtant la peine de mort existait à cette période.

N’hésitez pas à chanter en hissant le drapeau bleu, blanc et rouge en chantant :

c’est nous les Assajogs qui allons libérer notre région,
c’est nous si le faut qui descendrons à Djibouti ville
pour nous emparer du palais présidentielle
et
pour traîner dans la boue ce sale sanglier qui propage le Sida,
ce criminel qui vole
notre pays,

en avant tous ensemble avec l’Organisation des Jeunes Mobilisés
(OJM) du Mont Arreh au Moussa Ali,

Djiboutiennes et Djiboutiens hissons le
drapeau français

pour bien monter que nos parents ont combattu l’Administration
coloniale
et que nous aussi nous allons combattre les successeurs de
l’Administration coloniale.

En avant, marchons dans toutes les rues en criant NON
AU SAGUINAIRE IOG AU POUVOIR !!!

NON AU TROISIEME MANDAT IMPOSE DE L’EXTERIEUR !! "

L’ordre des vieux a provoqué un gros renforts des forces armées.

Tous ensembles, on doit libérer notre patrie.
Ordre des vieux Assajogs

17/12/10 (B582) Radio-Trottoir : l’affaire Borrel : vers de nouveaux rebondissements possibles au Royaume uni ? (Attention information non validée pour le moment)

Nous venons d’être informés du fait que de nouveaux témoins, réfugiés en Angleterre, souhaiteraient s’exprimer à propos de l’affaire Borrel.

Comme nous sommes encore dans l’incapacité de vérifier cette information, nous recommandons aux lectrices et aux lecteurs de la considérer avec la plus extrême prudence, car il peut toujours s’agir soit d’une vantardise, soit d’une opération de désinformation.

Mais comme on dit, il n’y a jamais de la fumée sans feu …

Si l’information était vérifiée dans l’avenir (ce qui, répétons-le, n’est pas le cas, actuellement), on pourrait s’interroger sur la volonté britannique d’entendre les témoins … et la position que prendrait leur diplomatie, face à la France … ???