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29/12/2015 (Brève 582) Communiqué de l’ARDHD : La France lâche les Droits de l’Homme à Djibouti » pour dénoncer la sortie imposée de Saïd Houssein Robleh, député djiboutien, de l’hôpital des forces françaises et l’arrestation immédiate et illégale de Omar Ali EWADO, président de la LDDH

COMMUNIQUE

Djibouti, 29 décembre 2015 :
SORTIE IMPOSEE de l’HOPITAL BOUFFARD pour le député d’opposition SAID ROBLEH,
ARRESTATION du Président de la LIGUE DJIBOUTIENNE des DROITS de l’HOMME
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Pour des raisons géopolitiques, en cette fin d’année 2015,
la France lâche les Droits de l’Homme à Djibouti,
et livre ses représentants comme ceux de l’opposition démocratique
à la violence éradicatrice du régime de Guelleh

Ce 29 décembre 2015 matin, le député d’opposition Saïd Houssein Robleh, également secrétaire général de la LDDH, Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, a été « sorti » de l’hôpital militaire français Bouffard, où il avait été transporté, opéré, et soigné par les chirurgiens militaires français après avoir été blessé par balles par la police du régime.

Saïd Robleh, comme d’autres opposants, avait été gravement blessé par balles à la gorge le 21 décembre dernier lors d’une terrible opération répressive policière du régime djiboutien à l’encontre de ses opposants : – tirs par balles policières le matin dans un véritable massacre perpétré à Balballa, contre les participants à une cérémonie commémorative d’une communauté de cette banlieue pauvre de Djibouti, et assauts l’après-midi au domicile d’un chef de l’opposition USN (Union pour la Salut National regroupant 7 partis d’opposition), avec 60 morts et disparus, et de nombreux blessés par balles, civils et représentants de l’opposition, dont Saïd Robleh.

Depuis 8 jours, les forces de la police et de la gendarmerie du régime djiboutien stationnent devant l’hôpital du Commandement des Forces Françaises Stationnées à Djibouti, opérant un filtrage musclé.

Ce matin 29/12, la France a finalement ordonné la « sortie d’hôpital » de ce grave blessé encore couvert de pansements (il a toujours une 2e balle dans la gorge qu’il a été impossible d’extraire, trop près de la carotide), député d’opposition à l’assemblée nationale djiboutienne, Secrétaire Général de la LDDH, Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, déjà lourdement passé à tabac par le régime le 10 décembre dernier, – à qui le gouvernement djiboutien a retiré son passeport, bafouant et rebafouant son immunité parlementaire.

Simultanément ce 29 décembre matin, M. Omar Ewado a été arrêté devant l’hôpital Bouffard par la gendarmerie nationale djiboutienne : il est le Président de la LDDH, Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, et l’un des rares représentants valides de cette ligue des droits de l’homme comme des forces démocratiques. Il a été arrêté pour avoir publié la liste des morts et disparus des massacres policiers du 21 décembre à Balballa.

Il y a deux jours, et hier 28 décembre encore, des représentants du gouvernement français, à Djibouti et à Paris, nous affirmaient que tant que Saïd Robleh serait soigné à l’hôpital militaire français Bouffard, rien ne serait à craindre pour sa sécurité et sa survie
..
mais lorsqu’il sortirait ou serait sorti … ?

A trois mois des élections présidentielles djiboutiennes (IO.Guelleh brique un 4e mandat présidentiel, après avoir déjà fait changer la constitution de son pays pour le 3e mandat..), alors que cette partie de l’Afrique est dans une totale reconfiguration géopolitique et économique (arrivée à Djibouti prévue de 10 000 soldats chinois), et que la France tente de sauver des restes de pouvoir, force est de constater que la France est en train de lâcher les valeurs et les représentants des droits de l’homme et de l’équité politique, les mettant en risque ou en certitude d’élimination physique par le régime en place.

17/12/10 (B582) Flash Info – Notre correspondant de Dikhil s’est rendu personnellement à Yoboki et il revient avec des précisions, qui permettent de diffuser cette mise au point. Contrairement aux craintes qui avaient été exprimés hier soir, il n’y a pas eu de morts.

Précisions sur les événements de Yoboki

Notre correspondant à Dikhil s’est rendu personnellement à Yoboki pour y vérifier les informations (et les rumeurs) sur la situation.

Des manifestations ont bien eu lieu, la veille de l’arrivée d’Ougoureh Kifleh qui venait assister à l’inauguration des télécommunications rurales par son collègue Ali Abdi Farah.

De nombreux jeunes ont fui la ville, de peur d’être arrêtés.

En réalité, il n’y a eu aucun coup de feu ni de tirs par balles. Personne n’a été tué ce jour là.

Cela contredit les premières informations que notre correspondant nous avait transmis.

Que s’est-il pasé ?

A l’origine des informations, c’est une mère de famille, dont les deux garçons avaient fui, qui, ne les voyant pas revenir, a cru qu’ils avaient été tués. Ils sont finalement rentrés chez elle, mais beaucoup plus tard.

Ces rumeurs se propagent d’autant plus facilement que la tension est toujours très vive à Yobocki et qu’avec l’armée d’Ougoureh Kifleh, tout est possible !

Yobocki devient une ville morte .. Les véhicules en direction de l’Ethiopie s’y font rares.

Votre Représentant à Dikhil

17/12/10 (B582) L’ARD appelle tous les opposants à participer aux différentes manifestations qui sont organisées le 18 décembre, à Ottawa, Bruxelles et Paris, à l’occasion de l’anniversaire du massacre d’Arhiba.

Appel de l’ARD à participer aux manifestations du 18 décembre 2010 à Paris, à Bruxelles et à Ottawa en commémoration de la tuerie d’Arhiba et de toutes les exactions d’Etat commises à Djibouti

 

L’ARD appelle toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens ainsi que ses amis démocrates à rejoindre massivement les manifestations qui auront lieu à Paris, à Bruxelles et à Ottawa le 18 décembre 2010 en commémoration de la tuerie d’Arhiba perpétré le 18 décembre 1991 à Djibouti.

19 ans après le drame exécuté par les forces de défense et de sécurité (Armée Nationale Djiboutienne, Force nationale de Police et Gendarmerie nationale) contre des civils, leurs familles sont toujours dans l’attente d’un jugement.

Les droits de l’homme et singulièrement la liberté de manifester sont inexistants à Djibouti, pour preuve les nombreux prisonniers politiques dont les derniers en date sont les cadres et militants de l’ARD arrêtés ce 10 décembre à Tadjourah et détenus à Gabode à Djibouti.

L’ARD fait sien l’appel à manifester de l’ADD, Association pour la démocratie et le développement, Samedi 18/12/2010 de 14h30 à 16h30 devant l’ambassade de Djibouti à Paris, 26 rue Emile Meunier, Métro Porte Dauphine (métro ligne 2, arrêt Porte Dauphine).

De même, l’ARD se joint à l’appel à manifester du FDP, Forum pour la démocratie et la paix, Samedi 18/12/2010 de 14 h à 15 h devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles, située Avenue Franklin Roosevelt, 204, 1000 Bruxelles (tram 94, arrêt Brésil).

L’ARD se joint également à l’ACSAO, Association culturelle et sportive des Afars d’Ottawa, pour appeler à manifester à Ottawa devant le Parlement du Canada.
De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42 Promenade Sussex
Conférence à partir de 15 :00 à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) à la salle D-0443-0445.

La commémoration du massacre du 18 décembre et de tous les autres crimes est indispensable tant et aussi longtemps que les commanditaires ne seront pas traduits en justice.

Soyez nombreux dans chaque pays et nous serons entendus.

17/12/10 (B582) M Aïnaché nous adresse la transcription de l’interview qu’il a accordée récemment à LVD et que nous publions intégralement avec son aimable autorisation.

Invité: Du jeudi 16 décembre 2010 –
Au micro de MOHAMED HOUSSEIN

MOHAMED MOUSSA AÏNACHÉ, personnalité politique Djiboutienne et opposant de longue date.
Bienvenue à la voix de Djibouti, la L V D !

Merci de bien vouloir m’accueillir à votre antenne !

Journaliste Vous êtes une grande personnalité politique Djiboutienne, pouvez-vous vous présenter brièvement au grand public à travers cette antenne ?

Mohamed Aïnaché : Je suis un citoyen lambda qui a un profond désir que son pays avance vers la démocratie et sorte enfin de la gestion héritée du colonialisme qui perdure par la volonté de nos dirigeants actuels.

J. Monsieur AÏNACHÉ, quel regard portez-vous aujourd`hui sur la situation générale du pays c’est -à -dire Djibouti ?

M.A. Comme chacun peut le constater, la situation générale me semble bloquée et l’horizon se bouche de plus en plus.

Compte tenu de l’échéance de l’élection qui s’approche, chacun de nous remarque, la fébrilité du pouvoir ces derniers jours.

Nous venons d’apprendre, des arrestations arbitraires dans le nord de la république, des militants et des responsables locaux de l’ARD : à Obock et Tadjourah

Ces agissements épidermiques ne sont pas faits pour aborder cette échéance dans la sérénité et ne nous rassure pas.

J : Vous avez récemment participé au forum que l’opposition Djiboutienne tenu à Londres. Qu’avez-vous vu dans ce premier forum de l’opposition Djiboutienne tenu en dehors du pays ?

M.A. L’impact du Forum de Londres est très positif pour la Diaspora et pour les Djiboutiens en général.

J’ai constaté lors de cette rencontre à Londres une opposition Djiboutienne unie voulant apporter les changements tant souhaités par nos concitoyens et prête à prendre son destin en main.

Dans cet ordre d’idée, l’opposition me semble très désireuse de sortir de la division ethnico-tribale où nous sommes maintenus artificiellement et souhaite promouvoir enfin la citoyenneté Djiboutienne.

Comme vous le savez, il y a eu beaucoup de nos compatriotes venus d’à peu prêt partout d’Europe (France, Belgique etc..) et même des Etats Unis d’Amérique.

Tous ont montré leurs besoins d’information et leurs désirs profonds d’un changement politique espéré prochainement.

D’après les échos que j’ai reçus sur ce Forum, il semblerait que le tenant du pouvoir a été ébranlé par le succès de cette rencontre.

J. : Quels étaient les points forts abordés lors de ce forum ? Quels étaient les engagements pris par les leaders de l’opposition durant ce meeting ?

Le point fort de ce Forum a eu pour objet de faire avancer la coalition de l’opposition et envoyer un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.

Les thèmes choisis pour cette rencontre ont été :

1er – Non au 3ème mandat et au viol de la constitution
2ème – Des réformes démocratiques y compris des élections libres et transparentes
3ème -un Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?

J : Pouvez-vous nous dire que l’opposition Djiboutienne est bien unifiée voire bien rodée pour être en mesure de relever le défi de l’alternance démocratique dans le pays en 2011 ?

M.A : Il n’y a pas de doute là-dessus.

Ce gouvernement n’a fait preuve ni d’imagination ni d’équité et se contente de faire un copier coller du système coloniale que nous avions tant combattu.

Compte tenu de ce constat amer, je pense que l’opposition unie en a tiré la leçon et est parfaitement prête à relever le défi

J : Quel doit être, à votre avis, le rôle de la diaspora Djiboutienne pour la cause du changement démocratique dans le pays ?

M.A. : Le rôle de la diaspora est très utile et rendu indispensable par l’étouffement du tenant du pouvoir qui n’autorise aucune espace de liberté. La diaspora sert de relais à l’opposition qui ne peut, comme vous le savez s’exprimer dans les médias nationales, pour faire connaître ses programmes au peuple.

Il n’est pas concevable que l’opposition ne puisse accéder aux médias de l’Etat.

Dernièrement, le Président de l’UAD, s’est exprimé à une télévision étrangère émettant depuis Paris, ‘’ Afrique24 ‘’pour ne pas la nommer.

(Lors de cette interview Monsieur Ismael Guédi Hared a dit qu’il n’a jamais été invité à la Radio et à la Télévision Djiboutienne ni aucun autre opposant d’ailleur).

C’est tout simplement scandaleux.

Pour remédier à ce scandale, beaucoup de nos compatriotes se sont attelés courageusement à s’investir à travers les médias, comme vous et les différents sites Internet Djiboutiens et amis.

D’ailleurs, j’apprends que votre Radio dérange et qu’elle est régulièrement brouillée !

Ceux de ma génération se souviennent, dans la période coloniale, de radio Caire (en langue Somalie) qui subissait les mêmes traitements

Cette radio dans ses émissions nous encourageait à ‘’virer » le colonialisme et à prendre nos destins en main,

C’est tout dire !!!!

J : Monsieur AÏNACHÉ, je rappelle au public qui nous écoute que vous étiez le premier directeur de la R.T.D (la radio télévision Djiboutienne). Quels souvenirs gardez-vous de votre passage en tant que directeur de la RTD ? De quel genre d’informations étiez-vous en charge ? En quoi, selon vous, contribue-t-elle une information libre et indépendante au progrès d’un pays ?

M.A. Je garde malheureusement un souvenir amer de cette période.

J’avais construit la RTD sans l’aide de personne et dans l’indifférence des nouveaux dirigeants.

J’ai pris en charge une radio et télévision délibérément sabotée par l’ancien dirigent qui souhaitait qu’il n’y ait plus de Radio et télévision dans ce pays après son départ.

Avec beaucoup des difficultés, j’ai construit une radio et télévision nationale au service du pays et du peuple.

Je me suis efforcé de travailler pour que les Djiboutiens se reconnaissent à travers leur radio et leur télévision et j’ai refusé que les médias nationales soient au service d’une seule personne et d’une seule politique.

Malheureusement, devant l’impossibilité d’exercer mes fonctions dans le respect de l’idée que je me faisais de ma responsabilité, j’ai préféré y renoncer

Et depuis, je me voie contraint de vivre en exil, comme beaucoup d’autres de nos compatriotes.

J : Nous arrivons au terme de notre interview, merci monsieur AÏNACHÉ

M.A. : Merci à vous Mohamed

17/12/10 (B582) Radio Trottoir (Lecteur) Depuis une semaine Ali Sabieh est soumise au couvre-feu…

Et depuis deux jours c’est au tour de Yobocki. Il faut suivre l’affaire concernant les deux exécutions sommaires qui ont été commises la veille de l’arrivée des ministres Ali Abdi et Ougoureh (comme par hasard ??)

A cette allure, toute la République de Djibouti va pouvoir être considérée comme une zone de guerre par le dictateur, ce qui lui permettra d’imposer le suffrage indirect, comme en Ethiopie. Ainsi IOG pourra être élu à main levée par ses zèbres de l’assemblée de l’Union de la Malgouvernance Présidentielle.

Mais que se passe-t-il à Ali Sabieh ?

La population d’Ali Sabieh est sur le point de s’adresser au Haut-Commissaire aux Réfugiés (HCR) pour lui demander de prévoir dans la capitale Djibouti un camp pour les sinistrés et les personnes déplacées, qui sont sur le point de quitter Ali Sabieh.

Les vieux d’Ali Sabieh fortement attachés à leur terroir, ont convoqué les jeunes et ils ont dit en substance : « vous nos jeunes ici vous êtes chez vous ne quittez pas mais battez-vous, libérer votre région de ce régime pire que celui du colonialisme français, mettez sur tous les monts, toutes les monticules le drapeau Français pour bien monter au monde que l’Administration coloniale nous laissait libre au moment des élections, qu’elle n’avait jamais déployé le couvre-feu, elle n’ a jamais assiégé nos villes et nos villages, elle n’a jamais procédé à des exécutions extrajudiciaire et même judiciaires pourtant la peine de mort existait à cette période.

N’hésitez pas à chanter en hissant le drapeau bleu, blanc et rouge en chantant :

c’est nous les Assajogs qui allons libérer notre région,
c’est nous si le faut qui descendrons à Djibouti ville
pour nous emparer du palais présidentielle
et
pour traîner dans la boue ce sale sanglier qui propage le Sida,
ce criminel qui vole
notre pays,

en avant tous ensemble avec l’Organisation des Jeunes Mobilisés
(OJM) du Mont Arreh au Moussa Ali,

Djiboutiennes et Djiboutiens hissons le
drapeau français

pour bien monter que nos parents ont combattu l’Administration
coloniale
et que nous aussi nous allons combattre les successeurs de
l’Administration coloniale.

En avant, marchons dans toutes les rues en criant NON
AU SAGUINAIRE IOG AU POUVOIR !!!

NON AU TROISIEME MANDAT IMPOSE DE L’EXTERIEUR !! "

L’ordre des vieux a provoqué un gros renforts des forces armées.

Tous ensembles, on doit libérer notre patrie.
Ordre des vieux Assajogs

17/12/10 (B582) Radio-Trottoir : l’affaire Borrel : vers de nouveaux rebondissements possibles au Royaume uni ? (Attention information non validée pour le moment)

Nous venons d’être informés du fait que de nouveaux témoins, réfugiés en Angleterre, souhaiteraient s’exprimer à propos de l’affaire Borrel.

Comme nous sommes encore dans l’incapacité de vérifier cette information, nous recommandons aux lectrices et aux lecteurs de la considérer avec la plus extrême prudence, car il peut toujours s’agir soit d’une vantardise, soit d’une opération de désinformation.

Mais comme on dit, il n’y a jamais de la fumée sans feu …

Si l’information était vérifiée dans l’avenir (ce qui, répétons-le, n’est pas le cas, actuellement), on pourrait s’interroger sur la volonté britannique d’entendre les témoins … et la position que prendrait leur diplomatie, face à la France … ???


17/12/10 (B582) A lire sur LOI cette semaine …

__________________________ 4 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
La bombe à retardement qui menace IOG
En modifiant la Constitution afin de pouvoir se présenter au scrutin présidentiel d’avril 2011, Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a évité l’implosion de son régime sous le coup des divisions entre certains dignitaires de son clan mamassan et le réseau à dominante issak (clan originaire du Somaliland) de son épouse Kadra Mahamoud Haïd. (…). [715 mots] [7€]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
Djibouti
Le chef de corps de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), le colonel Cyrille Youchtchenko, n’est pas le seul à faire grise mine depuis la récente annonce par le chef d’état-major des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ), le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, que cette unité allait définitivement quitter le pays en juin 20211. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
Banque centrale de Djibouti
Le conseil des ministres djiboutien a approuvé, le 14 décembre, une nouvelle loi relative aux statuts de la Banque centrale de Djibouti (BCD) et entériné l’annulation de la loi précédente datant de 2005. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
Une TV pour faire la pub d’IOG ?
Au début de l’année prochaine, une station de télévision privée devrait être inaugurée à Hargeisa, sous le nom de Royal International Television (RIT), par Mohamed Saïd Guedi, un homme d’affaires originaire du Somaliland et basé à Djibouti , où il bénéficie des bonnes grâces du président Ismaïl Omar Guelleh (IOG). (…).

__________________________ 3 – Ethiopie

A LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
L’Ethiopie et le Mozambique, priorités de l’aide italienne
La Direzione Generale per la Cooperazione allo Sviluppo (DGCS) italienne a récemment fait connaître ses priorités pour les deux années à venir. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
Liban Mohamed Ashur
Depuis que le président Ahmed Mohamed Mahamoud, dit Silanyo, l’a nommé en octobre chef du protocole à la présidence et de la coopération internationale, un poste non prévu dans la Constitution, Liban Mohamed Ashur cherche à prendre le dessus sur le ministre des affaires étrangères, Mohamed Abdullah Omaar. (…).

______________________ 2 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
Hargeisa
Le président Ahmed Mohamed Mahamoud, dit Silanyo, est rentré à Hargeisa le 9 décembre, après un séjour de trois semaines à Londres où il a rencontré des parlementaires et participé à une conférence de la Chatham House. (…).

____________________ 1 – Ertyhrée

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1299 – 18/12/2010
La "mafia américaine" d’Asmara
Dans son câble du 9 février 2009, l’ambassadeur des Etats-Unis en Erythrée , Ronald McMullen (remplacé en juillet par un chargé d’affaires Joel Reifman), présentait l’invitation à déjeuner que lui avait adressé Hagos Ghebrehiwet comme un "pique-nique avec la « Mafia américaine »". (…).

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°240 – 15/12/2010
Le groupe Lundin prospecte en Erythrée
Sur les écrans radar deNGEx Resources Inc. de longue date, le permis d’exploration de la potasse deBada, au sud de l’ Erythrée , est finalement tombé dans l’escarcelle de la filiale de Lundin Group début décembre. (…).

17/12/10 (B582) Le Journal de la Flibuste – 22 ans de prison pour des pirates – Prise d’otage du bateau Alzulficar en Somalie – Agent recruteur pour nageurs de combat – Un cargo japonais attaqué au large de la Somalie (4 articles)

__________________4 – Le Figaro avec AFP

22 ans de prison pour des pirates

La Cour suprême des Seychelles, un archipel de l’Océan indien, a condamné neuf pirates somaliens à 22 ans de prison chacun, ont indiqué les bureaux du procureur général du pays dans un communiqué.

"Une page d’histoire a été écrite à la Cour suprême des Seychelles le 15 décembre avec la décision du juge Gustave Dodin dans la première affaire de piraterie a être jugée selon le nouveau chapitre 65 du code pénal", indique le communiqué reçu aujourd’hui.

Les pirates condamnés avaient capturé un bateau de pêche seychellois, le Galate, en mars dernier, mais ils étaient tombé en panne d’essence en tentant de revenir vers la Somalie. Ils avaient pris possession d’un petit bateau à voile iranien, l’Al-Ahmadi, mais ils avaient fini par être capturés par les garde-côtes seychellois, sans qu’il n’y ait de victime malgré des échanges de tirs.

Face à l’armada internationale déployée depuis 2008 dans le Golfe d’Aden pour les mettre en échec, les pirates ont étendu leur périmètre d’action plus au large de l’Océan indien, et notamment vers les Seychelles, un archipel de 115 îles peuplé de 85.000 habitants.

Les Seychelles sont devenu cette année le deuxième pays du littoral de l’Océan Indien, après le Kenya, à avoir accepté de juger les pirates arrêtés en haute mer par les forces maritimes internationales.

__________________ 3 – Courrier international

Comores – Prise d’otage du bateau Alzulficar en Somalie :

A.A. Mguéni

« Nous réclamons la libération des membres de nos familles détenus en Somalie ». Ce slogan, on pouvait le lire sur une banderole de fortune brandie par une poignée de gens. Il s’agit d’hommes et de femmes qui ont en commun des parents retenus en otage avec le bateau l’Alzulficar au large de la Somalie. Un navire attaqué et conduit depuis un mois en Somalie par des pirates.

« On a le sentiment que les autorités ont oublié ce dossier. C’est pourquoi nous avons organisé cette marche pour les interpeler. On se dit qu’aujourd’hui, ce sont nos frère et sœurs mais demain, cela pourrait arriver à d’autres personnes », lance Ibrahim Abdou sous un soleil de plomb. La marche pacifique a quitté le Cosep [Centre des opérations de secours] pour rallier la présidence en passant par le ministère des affaires étrangères.

Le désarroi de ces manifestants est d’autant grand en l’absence de communication. « On nous cache beaucoup de choses. C’est parfois par la presse qu’on apprend certaines informations comme la rançon demandée par les ravisseurs », regrette un jeune qui se présente comme le grand frère du commandant du bateau. Cela fait 45 jours que ce navire de la marine marchande battant pavillon comorien et appartenant à un homme d’affaires indo-pakistanais, est entre les mains des pirates qui sévissent dans la zone Nord-ouest de l’Océan indien.

__________________ 2 – Intelligence OnLine

Agent recruteur pour nageurs de combat

Les missions de protection des bâtiments de commerce au large de la Somalie constituent un important gisement d’emplois pour d’anciens militaires français passés(…)

____________________ 1 – Africa Times News avec AFP

Un cargo japonais attaqué au large de la Somalie

Un cargo japonais a été attaqué au large de la Somalie apparemment par des pirates, qui ont été mis en fuite par un navire de guerre chinois, a indiqué mardi le ministère nippon des Transports (AFP).

L’”Oriental Rose”, navire de 8.259 tonnes battant pavillon panaméen et transportant 21 hommes d’équipage — 19 Philippins et deux Sud-Coréens — est opéré par l’armateur japonais Daitoh Trading.

“Il a été la cible de tirs de fusil ou d’un lance-roquette provenant d’un bateau suspect, lundi soir, et des vitres ont été brisées”, a déclaré un responsable du ministère. “Certains membres d’équipage ont été légèrement blessés par des éclats de verre.”

Le bateau s’est enfui devant l’arrivée d’un bâtiment de guerre chinois, qui escortait le cargo japonais et d’autres navires, a-t-il ajouté.

L’”Oriental Rose”, qui venait des Pays-Bas, a poursuivi sa route vers l’Inde comme prévu, a encore précisé le responsable du ministère.

La marine japonaise s’est jointe l’an dernier aux opérations de lutte contre la piraterie menées par les Etats-Unis, la Chine et une vingtaine d’autres pays au large de la Corne de l’Afrique, une zone stratégique permettant l’accès au Canal de Suez.

Selon le décompte de l’association Ecoterra, spécialisée dans les questions de piraterie, les pirates somaliens détiennent plus d’une trentaine de bâtiments étrangers et près de 650 otages. Un acte de piraterie sur deux dans le monde est commis au large des côtes somaliennes ou dans le Golfe d’Aden, selon le bureau maritime international.