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30/12/2015 (Brève 590) SURVIE : La France lâche les droits de l’Homme à Djibouti, communiqué de l’ARDHD

Lien avec le site de Survie : http://survie.org/francafrique/djibouti/article/la-france-lache-les-droits-de-l-5060

SurvieSurvie soutient ce communiqué du 29 décembre de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) et s’inquiète de la répression accrue qui s’abat sur la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH). Ses membres seront-ils contraints à la clandestinité ?

Les élections présidentielles djiboutiennes sont dans trois mois, la France pourtant interpellée par les associations de droits de l’Homme craindrait-elle de se priver d’un tel allié, alors que celui-ci regarde ailleurs et noue des alliances nouvelles…?

11/02/11 (B590-B) Communiqué d’Ali Iftin, candidat à l’élection présidentielle, pour appeler toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens à se joindre à la manifestation organisée à l’appel de l’UAD, le 18 février à Djibouti.

En mon nom personnel et au nom de tous mes camarades du GED, j’appelle toutes nos soeurs et tous nos frères à se joindre à la manifestation du 18 février.

Notre pays traverse un moment difficile. Un changement est nécessaire pour que le Peuple retrouve ses libertés et son droit de choisir démocratiquement ses dirigeants.

Pour nous faire entendre, il est nécessaire que l’ensemble de la population, qui rejette le troisième mandat et les méthodes dictatoriales du régime actuel, se joigne à cette manifestation pacifique pour dire tous ensemble : "Non merci, M. Guelleh – Cela suffit".

C’est notre détermination et notre union sur le même thème qui fera changer les choses. Nous devons toutes et tous, être à ce rendez-vous qui s’annonce comme étant historique pour l’avenir du pays.

Ali Abdillahi Iftin
Candidat à la Présidence
Membre du conseil du GED

11/02/11 (B590-B) COMMUNIQUE DE PRESSE DU PDD pour demander la libération immédiate de Jean-Paul Noël Abdi.

En mon nom personnel et au nom du PDD et de son président Mohamed Daoud Chehem, nous condamnons sans retenue, sans limite et sans réserve l’arrestation arbitraire et illégale du président de la LDDH ,Monsieur Jean Paul Noël Abdi .

Aussi, nous exigeons d’IOG ,la relaxe immédiate et sans condition de JPNA, la voix de sans voix, l’infatigable avocat de toutes les victimes des exactions commises dans le Nord au nom du peuple par l’armée Djiboutienne, à la solde d’un dictateur, qui se comporte comme une force d’occupation.

Il va de soi que nous apportons notre soutien plein, entiers , à JPNA et à son combat pour les droits de l’Homme à Djibouti.

Nous lançons également un appel solennel à la FRANCE et aux Etats-UNIS d’intercéder auprès des autorités djiboutiens pour le libérer ou nous assurer que JPNA n’est pas torturé,,qu’il reçoit le soin nécessaire pour sa diabète. Autoriser que sa famille et son avocat aient accès à lui pour qu’ils nous en rendent compte de sa condition de détention.

Enfin, Il faut qu’IOG sache que le peuple est dans la rue et en est conscient que ses jours sont comptés, tic – tac, tic – tac, que nous nous trouvons aux portes d’un changement politique.

HAMADOU ALI BEN ALI
REPRESENTANT DU PDD EN EUROPE

11/02/11 (B590-B) Selon une information attribuée à l’Expansion sur le site Yahoo.fr, le Conseil fédéral suisse a déjà bloqué les éventuels fonds d’Hosni Moubarak et de son entourage.

__________________________ Extrait de l’Expansion

Le président égyptien vient de quitter un pays en pleine révolution. La question de l’avenir de son immense fortune ne manquera pas d’être évoquée. Le point sur ce qu’on sait déjà.

Un montant en débat

Selon les informations parues la semaine dernière dans le Guardian, et ABC News, qui se basaient sur l’analyse d’experts du Moyen-Orient, la fortune des Moubarak pourrait atteindre 30 à 70 milliards de dollars, ce qui ferait du président Egyptien l’un des hommes les plus riches de la planète.

Il y a un an le journal arabophone Al Khabar, qui se fondait sur la fourchette la plus basse, estimait que la fortune de Moubarak se répartissait comme suit : Hosni Moubarak : 15 milliards de dollars, son épouse Suzanne : 1 milliard, leur second fils Gamal : 17 milliards et leur fils aîné Alaa : 8 milliards.

Selon le quotidien, une bonne partie de la fortune des Moubarak serait déposée dans des banques ou investie dans de l’immobilier. En plus de sa richesse en Egypte, le président et sa famille posséderaient des propriétés en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, en Espagne, à Dubaï et d’importants complexes hôteliers sur les côtes de la mer Rouge.

11/02/11 (B590-B) Uguta-Toosa / Communiqué de son Président Ali Coubba pour dénoncer l’arrestation et l’incarcération de Jean-Paul Noël Abdi. "Etouffer la voix de jean-Paul NOEL ABDI n’arrêta pas la contestation, bien au contraire…"

A la veille de l’appel à la " manifestation continue" lancé par l’UAD pour le 18 février 2011, la dictature tente d’étouffer dans l’oeuf cette initiative qui a l’appui de toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne.

Il tente de faire avorter le soulèvement populaire en emprisonnant à tour de bras les membres de l’opposition. L’arrestation arbitraire du président (Jean-Paul NOEL ABDI) de la seule organisation humanitaire non affiliée au pouvoir (LDDHD), entre dans une stratégie désespérée et suicidaire. A l’approche d’une élection électorale périlleuse, de tels agissements (arrestation arbitraire, privation des libertés publiques, etc.) témoignent bien du caractère dangereux d’un régime aux abois.

Loin de nous décourager, cette violence arbitraire doit nous permettre de resserrer nos rangs et de coordonner nos actions de contestation entre l’opposition de l’intérieur et celle de l’extérieur. Ces arrestations arbitraires peuvent être une diversion pour nous dévier de notre principale action : exiger le départ d’Ismail Omar et la fin du système RPP.

L’arrestation d’un combattant de la liberté comme NOEL ABDI nous montre l’impérieux devoir que nous avons à faire plus et à ne pas céder aux gesticulations d’un dictateur qui joue avec le feu. Et quelque part aussi avec notre patience.

Dorénavant, l’action de contestation doit primer sur tout autre considération.

L’opposition doit être unie. Le peuple ne doit plus quitter le devant de la scène. Après du 18 février, ne donnons aucun répit au dictateur djiboutien. Uguta-Toosa et le Collectif pour la Démocratie à Djibouti ont fait des déclarations de foi sans ce sens.

A la place d’élections présidentielles prévues pour le 10 avril, le peuple djiboutien doit militer :
– pour le départ immédiat d’Ismail Omar Guelleh qui est devenue une meancé pour l’unité nationale ;
– la transition démocratique immédiate.

Ismail Omar Gulleh est fini. Son régime vacille. S’il n’engage pas le pays, pendant qu’il en a encore le pouvoir, dans un processus de démocratisation négocié et pacifique, il va entraîner avec lui toute sa clique. Soyez en sûrs, nous ne pleurerons pas sur les dépouilles du RPP et de l’UMP.

Si Ismail Omar Guelleh tue des manifestants pacifiques, il sera poursuivi en tant que responsable d’homicides volontaires et de crimes contre la nation djiboutienne.

Ce n’est pas une "affaire Borrel" dont il devra répondre mais "800.000 affaires Borrel" !

M. Ali Coubba
Président d’Uguta-Toosa

11/02/11 (B590-B) “Paulette, fais les valises ! ” La démission de Moubarak, un nouveau coup dur pour Guelleh ? En tout cas c’est certainement un signe qui va encourager le peuple djiboutien à briser ses chaînes. Moubarak a-t-il montré à Guelleh la route à suivre, et sans trop tarder, car après il sera peut-être trop tard ? Les rêves de troisième mandat semblent désormais bien compromis !

Moubarak démissionne et confie la direction du pays à l’armée (Reuters)

Edmund Blair, Guy Kerivel pour le service français

Le vice-président égyptien Omar Souleimane a annoncé vendredi à la télévision la démission du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans.

Le raïs "a décidé de renoncer à ses fonctions de président de la République", a dit Souleimane, et a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques "dans les circonstances difficiles que traverse le pays".

11/02/11 (B590-B) A lire sur LOI cette semaine ….

________________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1302 – 11/02/2011
IOG se crispe redoutant un scénario à la Moubarak
A deux mois du scrutin présidentiel du 8 avril, le président Ismaël Omar Guelleh (IOG) est en proie à une contestation de rue grandissante dont le point culminant pourrait être la manifestation à l’appel de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD, coalition d’opposition), le 18 février. (…).

11/02/11 (B590-B) GED / Communiqué pour féliciter le peuple égyptien pour son courage et sa détermination sans faille.

Communiqué
de MM. Ali Iftin
et Mohamed Alhoumekani
au nom du Gouvernement en Exil
pour féliciter le peuple égyptien et pour soutenir le peuple djiboutien dans l’expression de ses revendications légitimes.

Au nom du Gouvrerement en Exil et de tous ses membres, Mohamed Alhoumekani a adressé ses félicitations au peuple égyptien pour son courage, sa persévérance et sa volonté sans faille de briser les chaînes qui lui étaient imposées par la dictature.

La démission du Président Moubarak est une grande victoire pour le peuple égyptien qui l’a obtenu, par son seul engagement, sans l’interférence de forces extérieures, même si la pression internationale a certainement contribué à obtenir cet heureux dénouement.

Il a salué aussi l’attitude responsable de l’Armée égyptienne, qui, comme celle de la Tunise, a accompagné les aspirations légitimes du peuple en refusant de s’opposer à ses revendications pacifiques, mais en garantissant sa sécurité.

Les membres du GED rappellent que les militaires djiboutiens, comme ceux des autres pays, ont le devoir sacré de protéger les populations et qu’ils ne doivent pas appliquer des ordres qui mettraient en danger la vie de leurs compatriotes, sous peine d’être personnellement et pénalement responsables de leurs actes.

Ali Iftin a ajouté que c’était un nouvel exemple et surtout un encouragement pour le peuple djiboutien qui est légitime à exprimer pacifiquement ses revendications et son refus du troisième mandat anti-constitutionnel qu’on voudrait lui imposer par la force, y compris celle des armes mais aussi par la terreur, les provocations policières, les arrestations et les incarcérations illégales.

Mohamed Alhoumekani a rappelé que le GED apportait son soutien sans réserve au peuple djiboutien et à la grande manifestation organisée par l’UAD, le 18 février. Les membres du Gouvernement en Exil suivent heure par heure l’évolution de la situation et ils informent l’Union européenne et les différentes missions diplomatiques installées en Belgique des développements et des violations des Droits de l’Homme qui sont commises et que le régime aux abois pourrait être tenté d’intensifier dans les prochains jours.

La peur a changé de camp !

Maintenant les différents régimes dictatoriaux, à l’instar de celui qui dirige encore Djibouti, savent que leur fin est proche et qu’ils seront probablement empêchés de jouir des immenses fortunes qu’ils ont accumulées illégalement en opprimant leurs populations respectives.

Mohamed Alhoumekani a conclu en rappelant que le peuple djiboutien est un peuple de braves, qui a conscience de sa valeur et qui fera respecter ses droits et son honneur avec l’aide du Tout-puissant.