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28/04/11 (B601) Yémen Express – Saleh continue son double jeu – Des militaires vêtus en civil nous ont tiré dessus – 12 manifestants tués par balles à Sanaa – LA DOCTRINE DU DOUBLE LANGAGE… ! – Saleh cherche une sortie plus digne que Moubarak et Ben Ali – Un plan saoudien loin des revendications populaires – Un accord pourrait être signé dans les jours à venir au Yémen – des dizaines de manifestants bléssés dans des affrontements avec la police – l’opposition donne son accord final au plan du CCG (8 articles)

_____________________________ Note de l’ARDHD

Saleh poursuit son double jeu.

Comme nous l’avions déjà écrit, Saleh continue son double jeu diabolique et sanglant

Officiellement, il aurait accepté les conditions de règlement proposées par le Groupe des Monarchies du Golfe, mais en mettant des réserves, qui lui permettront de conserver le pouvoir.

De l’autre côté, il ordonne une répression sanglante et macabre. Les morts se multiplient. Certains policiers se seraient déguisés en manifestants, pour tuer encore plus facilement les opposants …

Qui pourrait encore le croire ?

_________________________ 8 – EuroNews

Yémen : “Des militaires vêtus en civil nous ont tiré dessus”

Une nouvelle journée de violence dont témoigne Alda Jarban. Cet homme fait partie du mouvement de la jeunesse yéménite. Nous l’avons joint par téléphone à Sanaa.

“Il n’y a pas eu d’affrontements avec les forces de sécurité yéménites mais avec des hommes armés, vêtus en civil, à l’intérieur du stade de la révolution. Ils ont attaqué les manifestants à coups de pierre et ils ont tiré alors que le défilé était en cours.

Ce sont des partisans du régime, ce sont des militaires habillés en civil, et ils nous ont tiré dessus.

Nous étions en train de manifester de manière pacifique et nous n’avions pas d’arme. Un grand nombre de personnes ont été blessées pendant ces affrontements entre les manifestants et ces hommes armés.”

_________________________ 7 – Le Parisien avec AFP

Yémen: 12 manifestants tués par balles à Sanaa

Deux policiers et un manifestant hostile au régime au Yémen ont péri lors de heurts armés mercredi, alors que deux soldats ont été tués dans une attaque d’Al-Qaïda, selon des sources de sécurité et médicales.

Douze personnes ont été tuées par balles et plus de 130 autres blessées mercredi au Yémen lorsque les forces de sécurité et des militaires ont tiré pour disperser une manifestation à Sanaa, selon un nouveau bilan obtenu de sources médicales.

Sur les 130 manifestants blessés par balles ou à coups des poignards, 10 sont dans un état grave, selon des sources médicales.

De précédents bilans avaient fait état de quatre morts, puis neuf, et une source médicale avait indiqué que le nombre de victimes risquait d’augmenter.

Dix corps ont été transportés dans un hôpital d’une université privée et le deux autres à l’hôpital de campagne établi sur la place du Changement, épicentre de la contestation dans la capitale yéménite, ont ajouté les mêmes sources.

Les forces de sécurité et des militaires ont tiré à balles à réelles pour disperser une importante manifestation dans un quartier du nord de Sanaa, a-t-on ajouté.

Les forces gouvernementales sont intervenues sur l’avenue Sittine, qui conduit à l’aéroport de Sanaa, où des dizaines de milliers de protestataires défilaient pour dénoncer le plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe et réclamer la chute du régime, selon des témoins.

Des partisans du régime, armés de pierres et de bâtons, ont participé à la répression des manifestants, ont ajouté les témoins.

Les autorités ont justifié la violente intervention des forces gouvernementales par la présence d’éléments armés de l’opposition parmi les manifestants, qui voulaient, selon elles, s’attaquer à une salle de sport.

Des dizaines de partisans du régime ont été blessés dans les heurts avec les protestataires, ont ajouté les autorités.

Des manifestations similaires s’étaient déroulées sans incident ces derniers jours dans la capitale, ont rappelé les organisateurs.

___________________ 6 – Oudjacity

YEMEN : LA DOCTRINE DU DOUBLE LANGAGE… !

Mohammed ESSAHLAOUI
Source : http://www.oujdacity.net/international-article-44535-fr/

Depuis le déclenchement du soulèvement populaire, par la jeunesse révolutionnaire, tous les partis de l’opposition parlementaire, ne cessent de pratiquer un double jeu, auquel le Yémen a toujours été habitué, bien avant la prise de pouvoir par Abdallah SALEH, le protégé privilégié des U.S.A.et de l’Occident, en général.

La position géographique et géopolitique du Yémen, y est sans doute pour beaucoup, quand on sait que les Américains tiennent toujours à exercer leur rôle de gendarme international, pour sécuriser le contrôle rigoureux des routes d’approvisionnement, au vu et au su de la République Islamique de l’Iran.

Par ailleurs, le prétexte de la lutte contre Al qu’aida qui menacerait la stabilité régionale justifierait, à lui seul, le soutien inconditionnel, apporté généreusement par les U.S.A. à la frivole République Yéménite, qui veut donner l’impression de se battre sur plusieurs fronts.

Ce sont donc, autant de facteurs de divers ordres qui font que les puissances occidentales ferment yeux et oreilles sur de multiples dépassements constatés chez leur protégé le dictateur A. Saleh, pendant les trente années piteuses de son abominable dictature. Comme tous les dictateurs du monde arabe, A.S. s’est appuyé sur l’armée, sur les tribus, et sur les multinationales, pour se livrer à une stratégie diabolique de répressions sauvages, contre les intellectuels, la classe politique rétive et récalcitrante, favorisant ainsi le clientélisme, la corruption, la politique des clans.

Cette politique d’exclusion des compétences, de la marginalisation d’une grande partie d’une jeunesse abandonnée misérablement à son sort, en l’absence quasi-totale de ce qu’on pourrait appeler des structures sociopolitiques de contre pouvoir-société civile, associations bénévoles, syndicats, o.n.g. entre autres-a prouvé sa sénilité incurable.

Des partis de façades, aux intentions prédatrices, soudoyés, opportunistes, arrivistes, matérialistes, corrompus, aux liaisons véreuses, se sont dressés comme des obstacles, des remparts, bloquant hermétiquement toute initiative sensée et louable, susceptible de contribuer à sauver le Yémen des ladres horribles et cupides.

Les preuves sont là toutes nues : alors que les jeunes et les forces vives du pays se sacrifiaient en tombant sous les balles réelles des hordes du système, alors que les manifestants étaient sur le point d’abattre une autre dictature arabe, des partis politiques dits de l’opposition parlementaire discutaient lâchement, veulement, avec des représentants du pouvoir.

Les traîtres dialoguaient en vue, non plus d’extirper le Yémen des misères, de l’anarchie, du despotisme, de la dictature corrompue et féroce qui ronge la société, mais plutôt de sauver in extrémis de la potence un voleur avéré qui n’est autre qu’A. Saleh.

Encore une fois, les partis de l’opposition dite parlementaire ont trahi, ont assassiné de sang froid une grande révolution, dont la thèse fondamentale se résume ainsi : la mise en place d’un vrai système démocratique passerait inévitablement par la chute préalable du dictateur et de son système dictatorial pourri et condamné à mort par des révolutionnaires purs, propres, et intègres.

___________________ 5 – Le Monde

Yémen : "Saleh cherche une sortie plus digne que Moubarak et Ben Ali"

Propos recueillis par Paul Larrouturou

François Burgat est chercheur au CNRS et ancien directeur du Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa (CEFAS). Il pense que le président Saleh tiendra sa promesse de partir et que l’opposition sera en mesure de prendre la relève.

Que prévoit le plan des monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ?

François Burgat : C’est une étape importante qui est a priori crédible. Aux termes de cet accord qui pourrait être signé mercredi à Ryad, mais dont le principe a déjà été accepté par le Congrès général du peuple (le parti du président), Ali Abdallah Saleh démissionnerait dans un délai de trente jours après la formation d’un gouvernement d’union nationale. Il obtiendrait en contrepartie une garantie d’impunité et, grâce à ce délai, l’occasion d’une sortie plus digne que celle de ses homologues tunisien ou égyptien partis sous la pression directe de la rue. Il n’a probablement pas envie de perdre le pouvoir dans les mêmes conditions que Hosni Moubarak et Zine El-Abidine Ben Ali.

Il est donc raisonnable de penser qu’il tiendra sa promesse, d’autant plus que, pour l’instant, une grande partie de la rue n’accepte pas le plan et n’a montré aucune scène de liesse. La rue va rester mobilisée. Et ce sommet devrait donner à beaucoup de yéménites ce qu’ils attendent : le départ du président.

Comment l’opposition va-t-elle organiser l’après-Saleh ?

On considère à tort ce pays comme particulièrement traditionnel voire archaïque. Ainsi, à la différence de presque tous les pays de la région, il existe depuis près de vingt ans une opposition parlementaire qui intègre les forces politiques réelles. Contrairement aux pays d’Afrique du Nord, elle intégrait même les islamistes, un temps associés au pouvoir avant de retourner dans l’opposition. Depuis 2006, la coalition en lutte contre le parti du président et, depuis quelques mois, contre son régime, est en fait le fruit d’une alliance entre les socialistes (héritiers du régime du Sud, avant l’unification de 1990) et les islamistes du parti Al-Islah.

Cela veut dire que ce front d’opposition – qui cautionne aujourd’hui le plan de relève proposé par le Conseil de coopération du Golfe – a un ancrage solide dans le pays et donc une certaine crédibilité à jouer un rôle responsable dans la phase de transition. Mais demain, ces forces politiques devront démontrer leur capacités non seulement à se partager le pouvoir entre elles, mais également à ménager au parti du président une place politique suffisamment raisonnable pour qu’il accepte de partir.

Quels sont les obstacles à une transition démocratique et pacifique après le départ éventuel du président Saleh ?

Les défis restent immenses, plus économiques et sociaux qu’idéologiques ou religieux. Ajoutons tout de même deux foyers de tensions très spécifiques au Yémen. Le premier est le conflit qui déchire le Nord. Depuis 2004, ceux qu’on appelle à tort la "rébellion chiite" (alors que le président Saleh est tout aussi chiite) critiquent les concessions faites aux Etats-Unis au lendemain du 11-Septembre.

L’autre fracture qui participe de la configuration de la révolte contre le pouvoir de Sanaa est l’héritage de la seconde guerre civile intervenue quatre ans après la réunification du pays en juillet 1994. Le "petit" Sud (alors 3 millions d’habitants) n’a jamais accepté la brutale défaite militaire infligée par le Nord (alors 12 millions).

Le régime autoritaire du président Saleh a sciemment entretenu et instrumentalisé ces deux crises pour se crédibiliser plutôt que chercher une réponse politique rationnelle. Depuis son succès dans la guerre civile, le président Saleh a également pris toutes les mauvaises habitudes de ses homologues arabes : le clientélisme et la répression sont devenus progressivement plus importants que la représentativité des institutions. Aujourd’hui, la démarche pacifique de l’immense majorité des manifestants a démontré une grande maturité politique de "la rue". Tout n’est donc pas noir dans le paysage de la transition qui pourrait s’ouvrir dans les jours à venir.

___________________ 4 – Courrier International avec Mareb Press

Un plan saoudien loin des revendications populaires

Le président Ali Abdallah Saleh a donné son accord à un projet du Conseil de coopération du Golfe prévoyant sa démission à moyen terme.

Si les partis d’opposition semblent favorables à ce plan, les manifestants exigent toujours le départ immédiat du dirigeant yéménite.

Le plan de sortie de crise présenté le 23 avril par les monarchies du Golfe est en réalité destiné à empêcher la transition démocratique au Yémen. En effet, il préempte le choix du peuple sur la forme du futur régime, en consacrant à l’avance le régime présidentiel au lieu du régime parlementaire qui aurait les faveurs des manifestants.

Ce plan serait parfaitement apte à régler une crise entre le gouvernement et l’opposition [la coalition des partis d’opposition, la Rencontre commune, qui réunit notamment le Parti socialiste yéménite et le parti islamo-tribal Al-Islah, a finalement accepté ce plan]. Or il ne s’agit pas d’une crise politique, il s’agit d’une révolution. Par conséquent, la légitimité révolutionnaire doit s’imposer à la légitimité institutionnelle. [Les mouvements de jeunes qui campent dans différentes villes du pays ont rejeté ce plan et continuent de réclamer la chute du régime et le départ immédiat du président.]

L’attitude des pays du Golfe vis-à-vis du Yémen se caractérise tantôt par des hésitations, tantôt par leur partialité en faveur du président en place, Ali Abdallah Saleh, et au détriment des demandes populaires. A trois reprises, ils ont présenté un plan de sortie de crise. Chacun était en retrait par rapport au précédent. Le premier date du 3 avril et exigeait tout simplement la démission immédiate du président Ali Saleh. Le 10 avril, le deuxième plan accordait un délai d’un mois et prévoyait le transfert du pouvoir au vice-président. Finalement, le troisième et dernier plan constitue un recul encore plus net. Au lieu d’appuyer les demandes populaires, il empêche toute poursuite pénale du président Saleh et lui accorde trente jours de sursis lui permettant de revoir sa copie et d’essayer de diviser le mouvement de protestation, voire de reprendre la répression.

Le fait que chaque initiative du Conseil de coopération du Golfe [CCG, qui regroupe les pétromonarchies de la péninsule, Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar] soit en recul par rapport à la précédente, témoigne des divergences de vue entre ses six membres. Les inflexions favorables au régime en place à Sanaa ont été obtenues par Saleh à la suite de l’envoi de ses émissaires à Riyad pour y plaider sa cause. Car c’est l’Arabie saoudite qui fait barrage aux demandes de chute du régime. Elle ne veut pas que les Yéménites réussissent leur transition démocratique, de peur de perdre son influence sur le pays voisin, qu’elle considère comme son arrière-cour.

Elle a donc épousé le point de vue d’Ali Abdallah Saleh selon lequel il faut respecter le cadre de la Constitution yéménite. En réalité, c’est un prétexte pour qu’il puisse rester en poste. Lui-même n’a cessé de manipuler ladite Constitution. Comble de l’ironie, l’idée d’accorder l’immunité juridique au président par un vote parlementaire est contraire à la Constitution, puisque le mandat des députés a expiré depuis plus de deux mois. De même, l’idée d’appeler à une élection présidentielle n’est pas conforme à l’obligation de faire précéder la présidentielle par des législatives.

Les jeunes révolutionnaires du Yémen ont fait montre de bonne volonté vis-à-vis des initiatives du CCG, mais ils demandent que leurs revendications soient prises en compte. Si cela pouvait être le cas, cela contribuerait à une véritable transition au Yémen et se répercuterait positivement sur les relations à venir entre le Yémen et les pays du CCG. Dans le cas contraire, cela hypothéquerait durablement ces mêmes relations. Car les régimes passent mais les peuples restent.

________________________ 3 – Le Point avec Reuters

Un accord pourrait être signé dans les jours à venir au Yémen

par Mohamed Soudam et Mohammed Ghobari
Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Le moment et le lieu de la signature d’un accord sur la démission au Yémen du président Ali Abdallah Saleh pourraient être annoncés dans les jours à venir par un émissaire du Golfe, a déclaré mardi un responsable de l’opposition.

Mohamed Bassindoua a indiqué à Reuters que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdoullatif al Zaïani, devrait se rendre à Sanaa dans les jours à venir pour conclure un plan de transfert du pouvoir, qui prévoit que le président Saleh démissionne 30 jours après sa signature.

"Nous nous attendons à ce qu’un arrangement soit trouvé et que la signature d’un accord soit bouclée – et le plus tôt sera le mieux", a-t-il dit. Prié de dire si l’accord négocié sous l’égide du CCG pourrait être signé dans les jours prochains, il a répondu par l’affirmative. "On l’espère. C’est possible".

Une coalition de l’opposition comprenant aussi bien des islamistes, des hommes de gauche que des nationalistes arabes a levé lundi soir un obstacle de premier plan à la mise en oeuvre de l’accord, en acceptant de participer à un gouvernement de transition.

La coalition, qui réclame le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, avait salué samedi la médiation du CCG mais, en désaccord sur certains points, avait alors refusé de participer à un gouvernement d’union nationale.

Les six pays membres du CCG, alliance régionale militaire et politique comprenant notamment l’Arabie saoudite et le Koweït, et les pays occidentaux s’emploient depuis des semaines à trouver une solution à la crise politique du Yémen, où les manifestants de l’opposition manifestent depuis trois mois en faveur d’un départ de Saleh et de réformes démocratiques.

Ali Abadallah Saleh a accepté le principe du plan, élaboré par les ministres des Affaires étrangères du CCG et prévoyant qu’il démissionne, en échange de l’immunité pour lui-même, sa famille et ses collaborateurs.

L’accord de transition du CCG prévoit aussi que Saleh nomme un Premier ministre issu de la coalition d’opposition, et qu’une élection présidentielle se tienne deux mois après sa démission.

LES MANIFESTATIONS VONT CONTINUER

Des responsables de l’opposition ont déclaré à Reuters avoir finalement accepté le plan lundi après avoir reçu la garantie de diplomates américains à Sanaa que le président, âgé de 69 ans, démissionnerait effectivement un mois après la signature.

La coalition d’opposition craignait à l’origine que Saleh, vieux routier de la politique yéménite, ne fasse capoter le plan au cas où le parlement n’accepterait pas sa démission.

Les manifestants se sont engagés à poursuivre leurs rassemblements jusqu’à la démission et le procès de Saleh. Ils craignent aussi que certains partis de l’opposition, qui comptent d’anciens alliés de Saleh, ne fassent que coopérer au plan pour obtenir une part du pouvoir sans mettre en oeuvre de réels changements.

"Cet accord déçoit nos attentes. Le président n’a pas quitté le pouvoir. Il a obtenu ce qu’il recherchait – que lui et ses partisans partent sans être jugés pour la mort de manifestants et pour les fonds qu’ils ont détournés", a estimé Hamdan Zaïd à Sanaa, où des milliers de manifestants campent depuis des semaines.

"Il a remporté une victoire sur l’opposition, mais pour ce qui nous concerne, nous continuons notre révolution. Nous ne quitterons pas les rues à cause de cet accord(…)", a-t-il dit.

Au moins 125 manifestants ont été tués depuis le début des manifestations au Yémen, dont une grande part des 23 millions d’habitants déplorent la corruption rampante et la mauvaise gestion du pays. Au Yémen, 40% cent des habitants vivent avec deux dollars par jour, voire moins. Un tiers de la population est confronté à des problèmes chroniques de malnutrition.

________________________ 2 – Radio Chine avec XINHUA

Yémen : des dizaines de manifestants bléssés dans des affrontements avec la police

Des dizaines de manifestants demandant la démission immédiate du président yéménite Ali Abdullah Saleh, ont été blessés lundi dans des affrontements avec la police, dans des provinces dans le sud du Yémen.
La police a ouvert le feu et a utilisé le gaz lacrymogène pour disperser les manifestants dans les provinces telles que Sanaa, Taiz, Al-Hudaida, Ibb et Aden, ont indiqué des organisateurs des manifestations antigouvernementales.

Le Yémen est depuis trois mois le théatre des manifestations de masse réclamant le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans.

Le parti au pouvoir du président yéménite Ali abdullah Saleh et l’opposition avaient officiellement annoncé samedi qu’ils acceptent le plan de sortie de crise modifié du CCG.

Le plan propose la formation d’un gouvernement d’union nationale et un tansfert de pouvoir par le président Saleh au vice-président, puis le président Saleh doit annoncer sa démission dans les 30 jours et le président de transition et le gouvernement d’unité nationale ont ensuite 60 jours pour organiser les élections présidentielles.

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1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: l’opposition donne son accord final au plan du CCG

L’opposition yéménite a donné lundi son accord final au plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et prévoyant le départ dans 30 jours du président contesté Ali Abdallah Saleh, a déclaré à l’AFP son porte-parole.

Nous avons donné notre accord final au plan du CCG après avoir obtenu des assurances des frères du Golfe et des amis américain et européens au sujet de nos objections sur certaines clauses du plan, a déclaré le porte-parole, Mohamed Qahtane.

Il a ajouté que le Front commun, une coalition de l’opposition parlementaire, avait transmis lundi soir son accord au secrétaire général du CCG, Abdellatif Zayani.

L’opposition avait annoncé samedi son acceptation du plan du CCG à l’exception d’une clause prévoyant qu’elle forme un gouvernement de réconciliation nationale sous l’autorité du président Saleh.

28/04/11 (B601) LDDH : communication relatives aux répressions et au piratage des élections



Le Président

 

COMMUNICATION DU 27 AVRIL 2011

RELATIVE AUX REPRESSIONS ET AU PIRATAGE DES ELECTIONS

Bref rappel

Depuis son Indépendance le 27 juin 1977, le comportement néocolonial s’est très rapidement instauré, créant une déstabilisation au Nord de la République de Djibouti, avec l’instauration par le Président de la République de deux Lois dites constitutionnelles donnant plein pouvoir au Chef de l’Etat Hassan Gouled Aptidon avec la possibilité de prendre des Ordonnances.

Cette situation de déstabilisation a pris de l’ampleur après le rapide départ d’Ahmed Dini Ahmed de son poste de Premier Ministre, avec la mise en place d’un système de répression comme la création rapide d’une Police Politique rattachée au Chef de Cabinet son neveu Ismaël Omar Guelleh.

Avec l’afflux des réfugiés d’une Ethnie de la Somalie colonisée par l’Ethiopie, le phénomène de l’intégration dans l’Administration de non Djiboutiens a pris des proportions inimaginables.

Les conséquences de cette absorption massive d’une fraction tribale Somalie sont énormes, et l’instabilité politique qui en a résulté continue d’être dangereuse et risque d’ouvrir la porte à des scissions voir des confrontations racistes.

Aperçu des Répressions surtout depuis une décennies.

Depuis 1981, la Répression physique et morale n’a fait que s’amplifier avec une longue période d’un Conflit armé durant une décennie.

Ces Répressions se sont amplifiées trois 3 ans avant l’usurpation du pouvoir, et ont repris d’intensité dans la capitale durant deux ans avant le récent Coup d’Etat Electoral.

Même si le conflit armé avec son lot de Crimes de Guerre, de Crimes de Génocide avec les blocus alimentaires et Sanitaires dans la région d’Obock, les Exécutions Extrajudiciaires, les disparitions Forcées et autres sévices inhumaines et dégradantes avait pris fin en 2001 avec la signature de l’Accord de paix jamais respecté et les populations du Nord même après la signature subissent régulièrement des sévices des exécutions extrajudiciaires, des disparitions inadmissibles et intolérables.

D’autres répressions ont constamment touché les Hommes politiques et surtout la
Presse Libre sans oublier les dirigeants Syndicaux.

Toutes ces Répressions ont réussi à laminer les activités des Syndicats et des
Journaux de l’Opposition.

A l’heure actuelle :

– les activités syndicales sont inexistantes, et les grèves spontanées sont sauvagement réprimées.

– Certains Travailleurs ne sont pas payés durant des mois et des mois.

– La grève a souvent été sauvagement réprimée, comme en 1996 trois ans avant les élections présidentielles mascarades, sous la direction feu Hassan Gouled, en guise de succession, qui avait placé par usurpation des urnes orchestrées par les Forces armées son neveu le Chef de la Police politique Monsieur IsmaëL Omar Guelleh.

– D’autres grèves ont été parfois lancées, la dernière est celle des Travailleurs du Port, qui ont été persécutés, incarcérés, puis licenciés dans presque leur totalité.

– Depuis les grèves sont interdites de facto, et les Travailleurs expriment leurs détresses par des manifestations pacifiques, mais rapidement réprimées avec tous les risques de radicalisations ou d’actes isolés.

– aucune Presse Libre n’existe en République de Djibouti. Même, certains sites sont verrouillés par des méthodes dites Chinoises. les activités des journalistes sont à haut risques.

– La Presse gouvernementale ou la Presse Internationale « soudoyée » par le Régime dictatorial Djiboutien se permettent de diffuser non seulement des Fausses allégations, des propos insultants, mais surtout des mensonges inadmissibles.

– les journalistes de la Presse libre ont cessé leurs fonctions, car régulièrement ils faisaient l’objet d’arrestations, puis traduits directement au Tribunal des flagrants délits, pour des cas que l’on peut considérer à la rigueur comme de simples délits de presse et non des délits de crimes.

– mêmes les Faux délits, non établis, font l’objet d’incarcération de 6 mois de prions ferme.

– le Président de la LDDH avait été incarcéré en 2007 pour avoir témoigné la découverte d’un charnier raviné par les pluies torrentielles au Day et à proximité de la résidence secondaire d’Ismaël Omar, puis du viol d’une sourde-muette chez elle au Day.

– En tant que défenseur des droits de l’Homme et afin de me faire taire, j’ai été incarcéré le 9 février 2011 puis mis en liberté provisoire le 21 frévier pour participation à une insurrection qui n’a jamais existé et dont le dossier est totalement vide.

– dans le cadre du Coup d’Etat Electoral l’année 2011 est l’année de la répression de masse, de l’application directe de l’Etat de siège et personne n’est épargné.

– La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec une attention particulière les persécutions des populations Djiboutiennes qui ont eu le courage de manifester comme en Tunisie et ont largement boycotté les élections bidon non reconnues par l’Opinion nationale et Internationale, mise à part une poignée de Chef d’Etat dont celui de la France pour des intérêts incompréhensibles alors que le Président OBAMA reste discret.

NOEL ABDI Jean-Paul

28/04/11 (B601) Radio-Trottoir : dans la série de nos interviews exclusives (et presque imaginaires) nous vous proposons un entretien avec Mohamed Warsama Ragueh

Attention cette interview (presque imaginaire) est une exclusivité qui vous est proposée par Radio-Trottoir

Entretien vec Mohamed Warsama Ragueh.
Propos recueillis par la journaliste RPPiste Xasna Omar Vincent de radio Marmar.

Xasna Omar Vincent : Cher et tendre cousin, je suis heureuse d’apprendre que tu as accepté toutes les
conditions formulées par Kadra, notre dynamique Leila d’Haramous.

Elle t’aurait aidé à remettre ton esprit en place, après cette campagne ou tu n’as forcément brillé. Avant de venir te voir, Kadra m’avait expliqué qu’elle te remettrait les idées en place, car il se dit que tu aurais succombé à l’ivresse populaire comme un certain Hamaretay en 1997 lors des mascarades législatives.

Peux-tu me dire exactement comme elle s’y est prise avec toi ?

Mohamed Warsam Ragueh : En effet et je dois reconnaître que cela m’a permis de percer un mystère. La façon dont elle a réussi à mettre
à sa botte, le vulgaire et stupide Ismaël Omar Guelleh.

C’est une véritable diablesse ! Rien ne l’arrête. Elle a tout chamboulé et comme tu le disais souvent (lorsque nos liens étaient plus étroits à la belle époque et que ton père avait viré vers l’Opposition) tu affirmais, avec force, qu’Ismaël, n’était pas le fils d’Omar Guelleh, mais celui d’un Ethiopien du nom de …, je ne me rappelle plus très bien de son nom (?) et je sais que tu demeures silencieuse sur ce cas.

Cette diablesse, venue d’un autre monde que le nôtre (!) a réussi à semer la zizanie entre mon épouse et moi-même. Uniquement pour m’empêcher de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel (dont je connais parfaitement les rouages et pour cause !). Bien évidemment, c’eut été sympbolique, puisque le recours n’aurait pas été instruit ! Il faut reconnaître que le coup d’Etat électoral a été “absorbé” par
l’Opposition qui s’entête gentiment à le dénoncer au lieu d’appeler à une mobilisation immédiate, massive et récurrente..

Cette terrible diablesse n’a cessé de me répéter, que j’avais plus intérêt à me taire et surtout qu’il ne fallait plus que l’on me voit en compagnie du cousin raciste Aden Robleh.

La dangereuse Kadra a ajouté que que son seul objectif était juste de porter secours à
son esclave le faible IOG, qui n’a plus les reins assez solides pour tenir le manche. Elle se sent une part de responsabilité et se dit obligé de soutenir cette loque encore avide du pouvoir, car il
est toujours traumatisé par la Veuve Borrel.

X.O.V. : Mais comment s’y est-elle prise pour t’embobiner aussi facilement, toi qui sais
négocier farouchement quand il s’agit de ton argent, qui semble être ta seule religion et ta seule raison d’être.

Fais-moi une confidence : Combien t’a-t-elle donné en échange ?

M.W.R. : Quand j’étais magistrat, surtout lorsque j’étais Président de la Cour d’Appel et qu’on
m’avait surnommé “le JUGE à 30%”, personne n’a jamais pu savoir jamais combien j’avais réellement
encaissé. C’est le secret judiciaire !

Ma candidature a bien dépanné le voleur au pouvoir, qui a été contraint de nous concéder un pourcentage de votes supérieur à 10%.

Sans moi, il n’aurait pas pu obtenir plus de 4% de participants, même avec les renforts de Silanyo, de son épouse et consorts venus d’Hargheisa, de Burao, pour venir à son
secours. Il est détesté par tous les Djiboutiens de souche, d’autant plus, qu’il est vraiment pire que moi. Je ne lui arrive pas à la cheville en matière de
Crimes organisés ou de patron de la mafia régionale affiliée à l’une des branches de la mafia italienne basée à Naples et à Mogadiscio.

En tant qu’ancien Juge j’en ai appris des choses sur les opérations mafieuses. Je sais très bien et de façon très précise, que malgré le renfort que je lui ai apporté en jouant les faire-valoir sur la
scène des élections présidentielles du 8 avril 2011, il n’aurait jamais été élu si les conditions démocratiques avaient été respectées.

Avec le concours de nos Forces
armées, il s’est attribué la victoire. Tu sais très bien, chère petite cousine, que les bureaux de vote ont été totalement boudés par nos compatriotes Djiboutiens…, Toi et moi nous sommes souvent financés par le RPP. Nous savons parfaitement que les Djiboutiennes
et Djiboutiens, ne sont pas tombés dans le piège, surtout l’Opposition que
j’avais essayé d’amadouer en négociant le soutien du traître Aden Robleh. En fait son soutien m’a fait
perdre des centaines de voix, lorsqu’il s’est trahi en dévoilant son tribalisme
primaire.

Devant plusieurs dizaines de jeunes qui étaient venus m’applaudir, le raciste Aden Robleh, pire que Le Pen, a pris la parole en disant : « je participe à la campagne de Mohamed Warsama car il est issu de la tribu la plus
importante en nombre (elle représente près de 46% des Issas). Avec cette force et le renfort de quelques
autres communautés Issa, M.W. RAGUEH sera élu au premier tour. »
(sic)

Dans le cadre de la transparence des dépenses illégales des Fonds publics et des Biens Sociaux, aujourd’hui, mon devoir de candidat dépouillé de sa victoire, m’oblige à rendre public, les sommes importantes qui ont été directement prélevées par le Trésorier Payeur en faveur de mon épouse (10 millions de francs Djibouti), de
mon cousin Aden Robleh (15 millions de francs Djibouti) et de moi-même (27
millions, puis 45 millions de francs Djibouti), qui nous ont été apportées en espéces à nos domiciles.

En échange, nous nous sommes engagés à garder le silence et personnellement j’ai renoncé au dépôt d’un recours devant le
Conseil constitutionnel ce qui aurait pu provoquer l’envoi d’un mémorandum à « l’International du Conseil Constitutionnel » dont je connais un grand nombre de membres, notamment ceux qui représentent la France.

Dois-je te rappeler que le Président de ce Conseil n’est autre qu’un
cousin tribal du fou d’Haramous. Il aurait fait comme moi et surtout comme mon
cousin Omar Chirdon Abbas, car nous sommes tous devenus des spécialistes des trucages
des élections et de leur validation inconditionnelle. Il faut bien le dire
car nous sommes des Eleyeh ( Mamassan-Odahgob) venus de Lughaya de la Somalie et
des portes de l’Ethiopie (Aïcha’a et ses voisinages). Toi, comme moi nous
sommes d’origines Marmar. Mais toi ma chère petite cousine, tu es née à Addis-Abeba tandis que moi, j’ai vu le jour à Djibouti.

Entre nous soit dit, je sais que les Organisations internationales des Défenseurs des Droits de l’Homme auraient exploité à fond mon recours et qu’elles l’auraent utilisé pour déposer des
plaintes.

Human Rights Watch, la FIDH et d’autres avaient condamné, avant même le scrutin les conditions de
ces élections « truquées ». Sans oublier Democracy International dont non
seulement, les responsables américains de cette Fondations Internationale ont été expulsés par la Force, mais l’un de leur travailleur Djiboutien plus
exactement un de mes cousins Eleyeh a été égorgé.

Son père, que j’avais invité
à participer à ma campagne et à dire la vérité sur l’assassinat de son fils a été immédiatement arrêté par la Gendarmerie, torturé pendant 4 jours jusqu’à ce
qu’il signe un papier reconnaissant que son fils n’avait pas été assassiné.

Je me sens épuisé et je te dis sincèrement, chère cousine, un grand merci et aussi un au revoir car je prends des calmants.

X.O.V. : merci pour ta franchise, cher cousin. Ton interview sera intégralement publiée par Radio Marmar et par Radio-Trottoir de l’ARDHD qui est bien écouté et consulté par toute notre communauté.

Tu ne le savais peut-être pas mais j’avais tissé des liens secrets avec eux dès 1996, lorsque j’insultais carrément
l’époux de Kadra qui s’acharne encore à le tenir à bout de bras aujourd’hui

28/04/11 (B601) RFI / Houmed Daoud s’exprime à propos de la disparition du Sultan Ali Mirah. (A écouter)

_________________________ Houmed Daoud
Il est Afar, ancien homme politique djiboutien, il vit aujourd’hui à Poitiers (la ville où vit la plus importante communauté Afar de France).

"De ses 67 ans de règne, les Afars gardent un bon souvenir. (…) Il représentait une autorité absolument incontestable et c’était un interlocuteur incontournable."

_________________________ RFI

Afrique de l’Est : le sultan des Afars est décédé

En Afrique de l’Est, la communauté des Afars est en deuil. Leur sultan Ali Mirah est décédé, lundi 25 avril 2011, à l’âge de 89 ans. Il représentait les intérêts de cette communauté estimée à 3,5 millions de personnes.

A l’origine peuple de pasteurs nomades, de confession musulmane sunnite, les Afars sont aujourd’hui installés dans trois pays : l’Ethiopie, Djibouti, et l’Erythrée. Ali Mirah, intronisé sultan en Ethiopie en 1944, aura régné 67 ans.

Il aura réussi à devenir le porte-parole de tous les pouvoirs traditionnels Afar.

1 – A écouter en mode WMA (Windows Media Player) 1’47"

2 – A télécharger en MP3

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