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17/01/2016 (Brève 639) ALERTE ROUGE. Alerte Rouge de la LDDH : Un défenseur des droits de l’homme condamné à trois mois de prison ferme


COMMUNIQUE de PRESSE

du 17 janvier 2016

Alerte Rouge: Un défenseur des droits de l’homme condamné à trois mois de prison ferme

Le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains, Mr Omar Ali  Ewado est condamné à trois mois de prison fermes par le tribunal correctionnelle de Djibouti en l’absence de l’avocat à ses cotés, Me Abayazid.

Mr Ewado est reconnu coupable pour diffamation publique par le juge, après avoir publié la liste nominative des victimes du massacre du 21 décembre 2015.
Rappelons  que la défense avait plaidé la relaxe lors de l’audience du 10 janvier, puisque le Parquet avait reconnu publiquement qu’il n’avait été saisi d’aucune plainte et qu’il n’y avait aucune victime d’une éventuelle diffamation.
La justice djiboutienne a rendu un verdict politique dont le but est d’intimider les défenseurs des droits de l’homme.

Par contre, Zakaria Rirache Miguil et Mohamed Robleh Farah arrêtés le 14 Janvier 2016 et depuis se trouvent au centre de détention de Nagad, un endroit non connu par la parquet de Djibouti.

Quant au co-directeur de publication du Mensuel l’Aurore de l’USN et haut-cadre de la coalition, Kadar Abdi Ibrahim, est mis en liberté provisoire Samedi 16 Janvier 2016, pour avoir publié dans les réseaux sociaux la photo de la petite Soumeya âgée de 7 ans parmi les victimes du massacre du 21 décembre 2015, et sera présenté devant un juge ce mardi 19 Janvier 2016.

Par conséquent, la LDDH dénonce et condamne cette peine de prison et exige la libération immédiate et sans condition du président de la LDDH.

La LDDH lance une alerte aux organisations des défenseurs des droits de l’homme, à la communauté internationale et aux bailleurs des fonds, de faire pression sur le régime en place à Djibouti pour libérer  les prisonniers politique, les militants de l’opposition et  le défenseur des droits de  l’homme.

Le 2ème  Vice-président de la LDDH
 Mahdi Samireh Sougueh

20/01/2012 (B639) Chroniques du Sergent Ariko : le journal au quotidien. (Attention article remanié)

_________________________________ Note de l’ARDHD
Nous avions publié à nouveau et par erreur, un ancien article du Sergent Ariko, qui était déjà en ligne. Nous le remplaçons intégralement par les dernières nouvelles qu’il nous a fait parvenir depuis quelques jours.
________________________________________________

– Le candidat de Dileita agressé par des inconnus

Le jeune candidat du premier ministre Abdourahman Tx a été agressé par des inconnus, qui lui reprochaient probablement d’avoir reçu une importante somme d’argent de la part de « la vache qui rit ». Deviendrait-il difficile d’être un proche du régime et d’encaisser de l’argent détourné ?

– La police mobilisée pour arrêter les responsables de détournement d’électricité

Pour faire baisser la tension qui grandit entre son cousin Djama Ali Guelleh et lui-même, IOG a autorisé le recours aux compagnies d’interventions de la police pour arrêter des centaines de familles djiboutiennes du quartier 7 qui utilisent des branchements électriques sauvages.

Au lieu de faire arrêter des innocents qui n’ont pas les moyens de payer les factures exorbitantes que Djama Ali Guelleh leur envoie, IOG ferait mieux de déférer devant la justice, le frère ainé de la dernière dame qui consomme gratuitement de l’électricité au Héron sans n’avoir jamais payé le moindre centime.

Il y a deux statuts à Djibouti : les intouchables que dénonçaient Gofaneh et les laissés-pour-compte qui constituent la majorité du peuple djiboutien.

– Les investisseurs plient bagage

Les operateurs économiques fuient Djibouti comme la peste. Certains ont fait savoir que la dernière dame leur demandait 15 % tandis que son mari, le gros voleur, demande un autre taux. En plus, vu l’état pourri de la distribution d’électricité, les investisseurs étrangers ne se bousculent pas au portillon dénommé Haramous où le racket règne en maître. Kadra Haid est surnommée à Djibouti « madame 15 % ».

– Faute de salle conférence au Palais du peuple …

Après avoir fait incendier, par ses sbires, la salle de conférences du palais du peuple, qui avait été inaugurée le 14 juin 1986 par Hassan Gouled, IOG utilise la grande salle à manger du Kempisky pour tenir ses conférences « bidon ».

Cela irrite toujours le patron ce palace qui en a assez que les filles de Guelleh et de ses proches obligés se gobergent avec leurs copines sans payer le moindre centime. Les intérêts arabes qui ont construit Kempisky palace se demandent s’ils ne se sont pas trompés d’adresse pour faire construire leur hôtel.

Guelleh a inauguré la semaine dernière la journée de la solidarité au Kempisky palace : vaste programme quand on connaît les pratiques de non partage du couple infernal. Accueillie par Zahra, la fille du colonel Youssouf Kayad Guelleh, la dernière dame a refusé de la saluer, ce qui montrer le niveau de confiance envers elle.

Pendant son allocution préfabriquée, la jeune Zahra ne cessait pas de regarder son patron parce qu’elle sentait bien que les regards de la dernière dame étaient centrés sur elle. Au lieu de convoquer des ministres qui ne font même pas leur travail correctement, le petit malin de Djibouti ferait mieux d’aller jeter un coup d’œil à Balbala et dans les quartiers de la capitale pour voir comment vivent ses concitoyens dont il réclame le suffrage.

Même ses supporteurs ont vu de leurs propres yeux comment vit la population dans les différents quartiers de Balbala. Entre un chef d’état qui ne pense qu’à voler pour s’enrichir davantage et un peuple qui tend les mains vers Allah, il y a un énorme fossé.

– Désintérêt pour les élections

Le peuple se désintéresse de ses élections mascarades. Même les supporteurs du régime n’y croient plus. Faute de fric et d’argent pour acheter les consciences, le régime laisse se dérouler cette campagne sans même intervenir.

Les oubliés du régime lancent leurs flèches contre un régime qui est détesté par la quasi-totalité du peuple djiboutien. La police veille au grain mais les langues se délient. Elles commencent à dénoncer le RPP et cette monopolisation des medias et du pouvoir au profit d’un petit clan.

Le pouvoir panique et il s’attaque à ses clowns tel Abdourahman Tx (que certains l’assimilent à un SDS infiltré) tandis que les dinosaures du RPP-UMP parlent dans le vide. Personne ne les écoute plus. Pire les gens s’écartent à leur passage.

– Le Somaliland sur les traces du RPP ?

Le régime affolé essaye de trouver une consolation en voyant le Somaliland emprunté le même chemin que celui du RPP. Le régime vient d’envoyer des journalistes en prison et il a fermé des stations de radio. Décidément la maladie du RPP est contagieuse. Doit-on rappeler à Silanyo qu’il a été opposant pendant des années. S’il veut être un havre de démocratie dans un contexte autoritaire, le Somaliland ne doit surtout pas prendre exemple sur Djibouti ! J’en appelle à la raison et au droit. Monsieur Silanyo, l’état appartient au peuple qui a décidé que tout devait être transparent. Ne trompez pas ce peuple qui vous a élu.

– Divergences avec le gouvernement somalien sur la mission du contingent djiboutien à Mogadiscio

Le premier ministre somalien Abdiwalhi Hussein a quitté Djibouti au terme d’un séjour de 3 jours, sans convaincre le chef du régime en place à Djibouti. Pour sauver les apparences, le dictateur, qui craint un coup d’état à la nigérienne, a proposé que le contingent djiboutien puisse établir son campement à côté de l’aéroport de Mogadiscio. Dans ce cas, sa mission consisterait à surveiller la villa Somalia, l’aéroport où transitent (entre autres) des « biens » appartenant à IOG et à l’ambassadeur de Djibouti à Mogadiscio.

Le premier ministre a répondu négativement. Il veut que les soldats djiboutiens du RAR montent au front pour participer à la lutte contre Al Shebbab. Les deux parties se sont quittées sur un constat d’échec. Pour « punir » le premier ministre somalien de son insolence, le premier ministre djiboutien n’a pas été autorisé à le raccompagner à l’aéroport de Djibouti. C’est le ministre de la religion Hamoud Abdi sultan qui a assuré la « corvée ».

Au final on peut dire que la visite d’Abdiwalhi n’a pas été couronnée de succès.

– Rien ne va plus au sein du corps de la gendarmerie

Le jeune chef de corps, tortionnaire notoire, Zakaria Hassan Aden ne commande plus rien.

Le commandement a été transféré au lieutenant colonel Mohamed Youssouf (proche da la première dame) dit Adoyta. Les officiers reçoivent désormais les ordres de cet officier et non plus du colonel Zakaria, qui, pour affaiblir le corps et le pouvoir des officiers qui lui tiennent tête, a divisé la Gendarmerie en plusieurs groupements Il a divisé le corps de la gendarmerie en groupement.

Tout cela, sous les yeux amusés d’IOG. Les officiers de la gendarmerie s’observent en chien de faïence dans la caserne capitaine Hamadou. Ces mêmes officiers se sont divisés entre pro et anti Mohamed Youssouf / Zakaria Hassan.

– Le neveu de l’ex chef de l’état Hassan Gouled Seke Toure a été écarté de la campagne électorale.

A l’origine de cette disgrâce, il s’est battu avec Djama Mahamoud Haid, le gros argentier du régime. IOG n’a pas supporté que Seke Toureh balance des gifles à son beau-frère.

On constate que face au manque de liquidité, les ténors du RPP se battent sur la place publique. Cette altercation musclée n’a pas été du goût d’Hachi ni d’IOG qui ont vu derrière, la main d’un autre clan qui perturbe le climat à Djibouti. D’ou la colère d’IOG contre Seke Toureh.

Mais Seke Toureh, de son côté, a averti Hachi que la prochaine fois, ce serait son tour. Des bagarres entre majliss se sont déjà ouvertes à Djibouti. Les gros bonimenteurs se déchirent sous l’œil inquiet de leur maitre, pendant que les populations se débattent dans la misère.

Lors du dernier conseil des ministres à la présidence, IOG a refusé de nommer des personnes. Le ras-le-bol de la population l’aurait-il atteint de plein fouet.

Ce gouvernement Tiji n’est pas du tout à la hauteur de la situation. Et pour cause le dictateur a rejeté les noms des personnes nommées par son ministre du travail.

– La caricature, une arme efficace contre le régime ?

S’il y a une chose que le régime et son chef déteste ce sont les caricatures. Tant que l’opposition n’utilisera pas la caricature, elle ne verra la lumière au bout de ce long tunnel, qui conduit à la liberté, à la justice et à la démocratie.

– IOG avait refusé la proposition indienne de remise en état du Chemin de fer

Le gouvernement éthiopien lassé des retournements de vestes du régime RPP a délégué à Djibouti son ministre des affaires étrangères pour régler, une fois pour toutes, l’épineuse question du chemin de fer djibouto-éthiopien. On se souviendra que le premier ministre indien Mohmogue Sing avait offert l’aide de son pays pour rétablir la liaison entre Dire Dawa et Djibouti. Mais Djibouti, par la voix de Youssouf Omar Doualeh, son ambassadeur à New Delhi avait bloqué la signature de cette convention au motif que le régime djiboutien n’avait pas sa part du gâteau !!

Le gouvernement indien a toujours refusé de donner le moindre centime à des dirigeants corrompus.

Le ministre de Mêles, délégué par lui à Djibouti avait pour mission d’ouvrir la discussion avec IOG. Mêles et Guelleh, sont deux éthiopiens voleurs et ils ne se feront aucun cadeau…

– Débarquement en masse du SDS à Addis Abeba

Selon certaines sources, un autre sujet tracasserait Addis Abeba : c’est le débarquement d’un grand nombre d’agents des renseignements djiboutiens qui ont pour mission de menacer les vieux retraités qui boudent le dictateur.

Plusieurs notables djiboutiens étaient allés rencontrer l’Ougas Moustapha Ibrahim pour lui demander de maudire IOG et son épouse. C’est alors, que pris de panique, Hassan Saïd a pris la décision d’envoyer à Addis Abeba ses plus fins limiers.

Chacun sait que les Douas de l’Ougas Moustapha sont reçus par Allah. Cela irrite, au plus haut point, IOG. Déjà le Sultan des Afar avait refusé de le bénir lors de son intronisation.

N’oublions pas que le pouvoir a éliminé sur la route nationale n°1 le secrétaire général du ministère des sports, Kamil, qui avait pourtant été nommé Commissaire de la ville de Tadjourah par décret présidentiel. Jusqu’à maintenant, le régime refuse toujours que la moindre enquête soit ouverte sur les responsables de l’assassinat du secrétaire général du ministère des sports, le regretté Kamil.

– Du pétrole au Puntland

Quand l’appétit va, tout va, disait la bande dessinée d’Astérix le Gaulois.

IOG a convoqué Faroleh, le président du Puntland, quand il a appris qu’une compagnie canadienne allait extraire du pétrole dans ce pays frère qu’est la Somalie.

Déjà en 1990, Djibouti avait fait retarder les recherches pétrolières en provoquant des guerres tribales entre des Issa contre les Gadaboursi et des Gadaboursi contre les Issak d’un autre côté.

Djibouti voulait faire partir les compagnies étrangères qui faisaient des recherches dans le désert prés de la ville de Zeila. Savamment entretenues par le régime d’Hassan Gouled, avec IOG comme chef d’orchestre, les luttes tribales avaient mis la région à feu et à sang.

Aujourd’hui Guelleh s’attaque au pétrole du Puntland. IOG a des contacts avec les saoudiens qui sont opposés à l’extraction et à la commercialisation du pétrole somalien. Il l’a fait savoir à Faroleh, le président du Puntland, mais ce dernier a refusé de suspendre les travaux de recherche.

C’est un désaveu de plus que se ramasse Guelleh après ceux qui lui avait été envoyés par la Soamlie et le Somaliland.

– Les saoudiens n’apprécient pas que les représentations diplomatiques djiboutiennes dans leur pays, se livrent à des trafics illégaux de Khat.

Les saoudiens sont fort mécontents de la gestion du consulat de Djeddah et de l’ambassade djiboutienne à Riad. Elles ont été surprises de constater que le consulat djiboutien servait de plaque tournante à un trafic régulier de khat. De plus des femmes importent du Somaliland de la bière venant du Yémen (Ce qui a été relevé dans les télégrammes mis en ligne par Wikileaks).

Le royaume wahhabite s’est plaint à l’ambassadeur Syadine Bamakrama, sachant de toutes les façons que le malheureux ne contrôlait rien.

Alors, Le régime saoudien à envoyé un ministre à Djibouti pour exprimer sa position au régime mafieux.

Curieusement, Aïnache, le fils d’IOG bombardé « conseiller pour les affaires arabes de son père », ne s’est même pas déplacé pour accueillir le ministre saoudien en colère à son arrivée.

La police saoudienne a arrêté le chauffeur de l’ambassadeur Syadine Bamakrama dont la voiture était bourrée de khat yéménite vendu à prix d’or en Arabie saoudite.

Or la législation saoudienne condamne le khat et les trafiquants encourent des peines de prison. Mais le régime RPP n’a que faire des législations ni de la justice.

Le khat est vendu dans l’enceinte même de l’ambassade et du consulat qui était dirigé jadis par Mohamed Aden Waiss dit Chey. Officiellement, pour des raisons de restrictions budgétaires, le régime a fermé le consulat de Djeddah.

Mais en réalité, c’est une mesure contre le consul Chey qui a lâché un mot dans la nature. Cela a heurté les oreilles d’IOG, quand il a appris que Chey avait déclaré devant un collaborateur de l’ambassade qu’IOG ne devrait pas briguer un 3ème mandat. Le type en question bossait avec Mohamed Ali Chaker ancien chef du protocole de la présidence de la république. (Nettement visible sur la vidéo lors du 30 anniversaire de la république fêter a Djeddah en Arabie saoudite).

Aussitôt, il a informé Hachi Abdillahi Orah qui a prévenu le Prince et la Princesse. Résultat immédiat et garanti : le consul Chey a été mis sur la touche, comme l’avaient été les anciens ministres Ali Abdi Farah et Mohamed Ali Sahil, qui avaient eu l’imprudence de déclarer qu’ils étaient hostiles au 3ème mandat.

Pour sauver les apparences, comme c’est un vieux copain d’enfance, IOG a tenu quand même à ce que Chey continue à percevoir son salaire en tant que bras cassé, mais il est placé sous la surveillance d’Hachi le bouffon.

Dernièrement alors que le scandale du khat (auquel s’ajoutent les arriérés du consulat) éclatait au grand jour, Chey a été envoyé « en pompier » à Djeddah pour éteindre les incendies. Mais pour le régime saoudien, le mal était fait de façon irréversible. Les relations ont repris leur cours, mais le régime wahhabite n’oubliera pas de sitôt, cet épisode.

Il a réduit de moitié son personnel à Djibouti. Argumentant que Djibouti joue un double jeu. Or on sait, en Arabie saoudite, que le khat est interdit. C’est IOG qui recherche partout des sources de revenu, qui a obligé a ce que l’on vende dans ses ambassades du khat éthiopien et yéménite. Sans oublier que depuis la fermeture du consulat de Djeddah et le rapatriement de tout le personnel, les somaliens habitués à recevoir chaque vendredi leur ration de khat doivent être en situation de manque …

– Des élections avec une abstention massive

A Djibouti les cartes de votes mis en orbite par le régime n’ont pas trouvé beaucoup d’acquéreurs. Les électeurs djiboutiens boudent ce régime qui veut se servir d’eux. Mais cette fois ci le tour de passe-passe n’a pas vraiment marché. Certains électeurs sachant que les jeux étaient déjà faits ont carrément déchiré cartes d’électeurs.

Mais la quasi-totalité des djiboutiens resteront chez eux pour ne pas donner leur suffrage à un chef qui ne tient pas parole.

Le sentiment qui domine chez bon nombre de djiboutiens est celui de la déception face à un bilan consternant dans tous les domaines. Ils ont pu mesurer l’écart entre les promesses d’IOG en 1999, de bâtir un pays émergent en une décennie et la réalité qui est celle d’un pays où désormais un citoyen sur deux vit sous le seuil de pauvreté.

– On arrête les petits fraudeurs à l’électricité

Alors que le mécontentement populaire s’amplifie et que le feu couve, Djama Ali Guelleh, le petit patron de l’EDD se permet de narguer la population et en particulier les habitants du quartier 7.

Il a donné ordre à la police du régime d’arrêter des familles entières pour vol d’électricité ou de câbles électriques. Inadmissible quand on sait que le grand frère de la dernière dame se permet de consommer l’électricité en toute tranquillité sans n’avoir jamais versé un centime à l’EDD. C’est dire si ce régime se fout de la gueule du monde.

20/01/2012 (B639) Radio-Trottoir : émeute à Ali Sabieh ! Pour manifester contre le non paiement des salaires … De nombreuses arrestations parmi les jeunes et les femmes “ouvrières” (Lecteur)

Selon des sources bien informées, la ville d’ALI-SABIEH aurait été placée en état de siège par les militaires stationnés dans les
camps militaires d’ALI-SABIEH .

Cela ferait suite à une action des
femmes qui sont employées dans la fabrication et le taillage des briques
rouges et qui se seraient revoltées parce qu’elles n’auraient pas reçu leur légtitime rémunération alors qu’elles ont travaillé pendant trois mois pour le comptedu commissaire de la ville d’ALI-SABIEH.

Les briques sont utilisées pour construire la nouvelle villa d’Ismaël Omar Guelleh à ALI-SABIEH et aussi par
des entreprises de construction .

Ces femmes victimes, accompagnées de jeunes, auraient investi la
maison du commissaire et on aurait noté des dégradations après leur passage. Le commissaire
aurait été evacué "in extremis" par des forces de polices debordées par la
foule en colere.

Il aurait été fait appel aux forces armées pour disperser la foule. On signale des arrestations massives.

Bilan provisoire :

200 personnes en majortié des jeunes et des femmes auraient été interpellées et auraient été placées en
detention arbitraire.

La lutte continue et la victoire est proche.

19/01/2012 (B639) Les premiers blessés rentrent de Somalie dans un état grave … (Par Hachin Loita, porte-parole de l’UDJ)

La nouvelle vient de tomber, les trois premières victimes de l’armée Djiboutienne sont arrivées au pays.

ADEN ABDILLAHI BOULHAN, adjudant-chef gravement blessé aux jambes et deux autres soldats blessés viennt d’être rapatriés à Djibouti pour subir des soins intensifs au sein de l’hôpital militaire BOUFFARD. Ces 3 soldats sont évacués à Djibouti après avoir été hospitalisés au Kenya. Ces 3 soldats ont marché sur des mines enfouies qui ont explosé par la suite.

Il ne s’agit encore que d’un bilan provisoire.

Contrairement à ce que prétendait, le gouvernement Djiboutien, la mission du contingent n’est pas de former les unités de l’armée domalienne mais bel et bien de participer aux combats aux côtés des forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi.

Aux soldats qui sont encore au pays, voilà ce qui vous attend :

Vous risquez de mourir ou d’être mutilés à vie.

Nous n’avons rien à faire en Somalie et encore moins de raisons de faire la guerre contre nos frères qui se battent pour leur dignité et pour recouvrer leur liberté. Comme nous !

Le dictateur-Sanguinaire a déjà encaissé le financement prévu et vous savez comme moi que c’est son argent de poche.

Pour preuve les familles, n’ont toujours pas reçu l’argent promis.

Si vous avez un peu de dignité, refusez et restez auprés de vos familles.

Hachin-Loita Ahmed
Porte-Parole de l’U.D.J en Europe

 

17/01/2012 (B639) Ouest-France : Djibouti tarde à envoyer le reste de son contingent en Somalie

____________________________ Note de l’ARDHD
Cet article conforte ce que nous disons depuis des mois, à savoir que Guelleh n’attend que deux choses à propos de l’envoi des troupes en Somalie : écarter les contestataires et percevoir personnellement l’argent de l’UA, en redistribuant le minimum à ceux qui vont risquer leur vie sur le terrain.
____________________________ Ouest – France

Philippe Chapleau

L’arrivée du premier contingent djiboutien (cliquer ici pour lire mon post du 20 décembre) venu renforcer l’AMISOM en Somalie n’était pas passée inaperçue. Le président Guelleh avait donc enfin tenu parole et envoyé une avant-garde de quelque 200 hommes; il n’en restait plus que 650 à déployer.

Depuis le 20 décembre, le reste de cette unité est aux abonnés absents et l’UA commence à s’impatienter. µ

Guelleh met en avant la sécurité de ses soldats; il est vrai que les premiers débarqués ont déjà été accusés (à tort ou à raison?) d’avoir tiré sur une mosquée et d’avoir provoqué la mort de civils. Une bavure présumée dénoncée par les islamistes somaliens.

Mais la vérité pourrait bien être ailleurs.

Le président djiboutien a-t-il mis de côté les fonds qui lui ont été versés pour payer les soldes et les primes du bataillon djiboutien de casques verts?

Garde-t-il sous le coude le gros de ce bataillon pour assurer la sécurité durant la période électorale. Le 20 janvier, puis le 10 février, auront lieu, en effet, les deux tours des élections municipales et régionales.

Même si l’opposition a décidé de boycotter les deux scrutins, le pouvoir djiboutien craint des expressions populaires de mauvaise humeur (comme avant le scrutin présidentiel d’avril dernier).

16/01/2012 (B639) Carnet du jour. Mariage de Hawa avec Maki … le 14 janvier 2012 (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD tient à adresser toutes ses félicitations à Hawa et à Maki Houmed Gaba qui se sont mariés samedi 14 janvier à Paris et à leur souhaiter beaucoup de bonheur.

16/01/2012 (B639) RSF : 25 journalistes arrêtés, 4 encore détenus, une chaîne de télévision suspendue : “semaine noire” pour les médias au Somaliland (En Français et en Anglais)

_______________________________ 1 – Version en Français

Reporters sans frontières exprime sa très vive inquiétude suite aux événements qui ont touché les médias de l’Etat autoproclamé du Somaliland la semaine dernière et qui se sont soldés par l’arrestation de vingt-cinq journalistes ainsi que par la suspension d’une chaîne de télévision. L’organisation dénonce une campagne d’intimidation et appelle à la libération des quatre reporters toujours maintenus illégalement en détention.

“Cette vague d’arrestations de journalistes est sans précédent au Somaliland”,


a déclaré Reporters sans frontières. “Nous sommes préoccupés par ce regain de répression et par les propos du Président qui n’hésite pas à qualifier un média de ‘destructeur de la nation’. Ces actes sont de nature à intimider davantage une profession qui exerce déjà, dans cette région de la Somalie, dans des conditions difficiles. Nous demandons que les quatre journalistes en détention soient libérés et que la chaîne de télévision HornCable TV soit rouverte sans délai”, a ajouté l’organisation.

Le 15 janvier 2012, les employés de HornCable TV ont organisé une manifestation devant le palais présidentiel pour protester contre la suspension de leur chaîne de télévision. Cette opération s’est soldée par des passages à tabac de journalistes perpétrés par des membres de l’Unité spéciale de protection du Somaliland, ainsi que par l’arrestation de huit d’entre eux, tous salariés de la chaîne : Nimco Sabriye, Hamsa Ali Bulbul, Mohamed Gurashe, Abdirahman Sheik Yunes, Ayan Diriye, Nimo’ Diriye, Hodan Ali Ajabi, Safiya Nuh Sheikh. Suite à ces premières arrestations, treize autres reporters de différents médias venus soutenir leurs collègues ont également été arrêtés. Le propriétaire de HornCable TV a, quant à lui, été convoqué le même jour à la Présidence pour y être interrogé. Les journalistes, parmi lesquels on compte six femmes, ont tous été placés en détention au commissariat central d’Hargeisa, avant d’être libérés, le 16 janvier, sur ordre du ministre de l’Intérieur, Mohamed Nour Arale.

Le 14 janvier, près de cent policiers arrivés à bord de sept véhicules blindés avaient envahi les locaux de HornCable TV à Hargeisa avant de les fermer et d’ordonner au personnel de quitter les lieux. L’émetteur avait également été coupé peu de temps après. L’officier en charge de la descente, Mohamed Du’alle, avait admis ne pas avoir de mandat mais avait dit agir sur ordre de ses supérieurs. Pendant cette opération, Mohamed Abdi Sheik, le directeur HornCable TV pour l’Afrique de l’Est, avait été brièvement arrêté.

Selon le Président du Somaliland, Ahmed Mohamed Siilaanyon, qui s’est exprimé devant le Parlement le même jour, la chaîne de télévision serait un “destructeur de la nation” qui diffuse de la propagande contre son gouvernement. Il serait notamment reproché à la chaîne sa couverture d’une conférence entre tribus qui a eu lieu dans le district de Taleh (Région de Sool), le 8 janvier, durant laquelle des représentants des différents clans auraient fait l’annonce de la création d’une administration autonome. Ces raisons ont été confirmées par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Nour Arale, qui a précisé que la licence de la chaîne a été suspendue pour “propagande anti-Somaliland”.

Les 21 journalistes interpellés plus de vingt-quatre heures viennent s’ajouter aux quatre autres reporters arrêtés plus tôt dans la semaine et toujours en détention.

Le 11 janvier 2012, Ali Ismail Aare, correspondant pour l’hebdomadaire Waheen, a été arrêté pour avoir pris des photos d’une station essence et d’un bâtiment appartenant au vice-Président du Somaliland, Abdirahman Abdilahi. Le même jour, Mohamed Omar Sheikh, reporter pour l’hebdomadaire Saxafi, a été arrêté pour avoir écrit des articles jugés susceptibles de créer des confrontations dans la région d’Awdal.

Le 9 janvier, Abdqani Hassan Farah, reporter de Universal TV dans le district de Las Anod (région de Sool), a été arrêté par la police, avec deux de ses collègues de HornCable TV et Somaliland TV. Il est reproché au reporter, plus connu sous le nom de Gadari, d’avoir “exagéré les rapports d’un meeting qui créait de l’instabilité dans les régions de Sool, Sanag et Eyn”. Il s’agissait de la réunion des tribus de Taleh, organisée le 8 janvier. Alors que les deux autres journalistes qui l’accompagnaient ont été relâchés au bout de quelques heures, Abdqani Farah est toujours en détention. Son arrestation aurait été orchestrée par le gouverneur de la région de Sool, sur ordre du ministre de l’Information du Somaliland, Ahmed Abdi Habsade.

Le même jour, quatre journalistes ont été empêchés par la police du Somaliland d’assister à la pose d’un câble de fibre optique installé par SomCable Ltd, permettant de connecter le Somaliland via Djibouti. Celui-ci est au cœur de nombreuses controverses puisqu’il avait été autorisé par l’ancien gouvernement puis rejeté par le nouveau.

Le 8 janvier 2012 enfin, Yusuf Abdi Ali, reporter plus connu sous le nom de Indho Quruh et travaillant pour la chaîne Royal TV basée à Londres, a également été arrêté par la police dans le district de Borame de la ville d’Awdal. Il est accusé par une ONG locale, l’Africa Youth Development Association, d’avoir injustement rapporté des allégations de corruption dans un article où il fait état de problèmes de gestion dans des projets de développement locaux. Il est toujours détenu au commissariat de Borame sans mandat d’arrestation, sans accès à un avocat et sans charge formulée contre lui.

Voici la liste des 21 journalistes arrêtés le 15 janvier et libérés au bout de 24 heures :
1. Mohamud Abdi Jama, Rédacteur en chef, Waaheen Newspaper
2. Mohamed Omar Abdi, Rédacteur en chef, Jamhuuriya Newspaper
3. Ahmed Aden Dhere, Reporter, Haatuf Newspaper
4. Mohamed Said Harago, Directeur de l’information, Berberanews
5. Najah Adan Unaye, Directeur, Hadhwanaagnews
6. Suhur Barre, Reporter, HornCable TV
7. Abdiqani Abdullahi Ahmed, Reporter, Hadhwanaagnews
8. Mohamed Ahmed Muse, Reporter, HornCable TV
9. Mohamed Fayr, Reporter, Geeska Africa newspaper
10. Saleban Abdi Ali Kalshaale, Reporter, Waaheen newspaper
11. Khalid Hamdi Ahmed, Reporter, Waaheen newspaper
12. Nimo Omar Mohmed Sabriye, Présentateur, HornCable TV
13. Hamsa Ali Bulbul, Reporter, HornCable TV
14. Mohamed Ahmed Muse Kurase, Reporter, HornCable TV
15. Abdirahman Sheik Yunes, Présentateur, HornCable TV
16. Ayan Diriye, Reporter, HornCable TV
17. Nimo’ Diriye, Reporter, HornCable TV
18. Hodan Ali Ajabi, Reporter, HornCable TV
19. Safiya Nuh Sheikh, Présentateur, HornCable TV
20. Ahmed Abdirahman Hersi, Directeur de la rédaction, HornCable TV
21. Jama Omar Abdullahi, Reporter, Waaheen newspaper

_______________________________ 2 – English version

SOMALIA : In past week in Somaliland, 25 journalists arrested, four still held and TV station closed

Reporters Without Borders is worried by events of the past week affecting the media in the breakaway northwestern territory of Somaliland, in which a total of 25 journalists were arrested and a television station, HornCable TV, was closed in Hargeisa, the territory’s capital. The organization accuses the authorities to trying to intimidate the media and calls for the release of four journalists still being held illegally.

“This wave of arrests of journalists is without precedent in Somaliland,”

Reporters Without Borders said. “We are disturbed by this crackdown and by the president’s readiness to brand a media as a ‘nation destructor.’ This will further intimidate journalists who already have to cope with tough conditions in this region of Somalia. We urge the authorities to free the four journalists still being held and to reopen HornCable TV without delay.”

When HornCable TV employees demonstrated outside the presidential palace in Hargeisa yesterday in protest against the station’s closure, they were attacked and beaten by members of the Somaliland Special Protection Unit and eight of them were arrested. The eight detainees, all journalists, were Nimco Sabriye, Hamsa Ali Bulbul, Mohamed Gurashe, Abdirahman Sheik Yunes, Ayan Diriye, Nimo’ Diriye, Hodan Ali Ajabi and Safiya Nuh Sheikh.

Thirteen other journalists from various media who went to help their detained colleagues were then also arrested. HornCable TV’s owner was summoned to the president’s office later yesterday and interrogated. The detained journalists, who included six women, were taken to police headquarters in Hargeisa and were finally released today on interior minister Mohamed Nour Arale’s orders, after being held for more than 24 hours.

HornCable TV was closed on 14 January when around 100 policemen arrived in seven armoured vehicles, ordered all the staff to leave and sealed the doors.

The transmitter was disconnected soon afterwards. The officer in charge of the raid, Mohamed Du’alle, admitted he did not have a warrant but said he was acting on orders from superiors. Mohamed Abdi Sheik, HornCable TV’s East Africa director, was briefly detained during the operation.

In an address to parliament earlier the same day, Somaliland President Ahmed Mohamed Siilaanyon described HornCable TV as a “nation destructor” and accused it of broadcasting anti-government propaganda.

The government’s anger was reportedly aroused by the station’s coverage of a tribal meeting in Taleh district of Sool region, in which representatives of various tribes announced the creation of an autonomous administration in the region.

The interior minister confirmed that this was the reason, and said the station’s licence had been withdrawn for “anti-Somaliland propaganda.”

The four journalists who are still detained were arrested in series of incidents from 8 to 11 January.

Ali Ismail Aare, a reporter for the weekly Waheen, was arrested on 11 January for taking photos of a service station and a building belonging to Somaliland Vice-President Abdirahman Abdilahi. Mohamed Omar Sheikh, a reporter for the weekly Saxafi, was arrested the same day for writing articles that were deemed likely to create conflict in the Awdal region.

Abdqani Hassan Farah, a Universal TV reporter in Las Anod district of Sool region, was arrested with two colleagues from HornCable TV and Somaliland TV on 9 January. The other two were freed after a few hours but Farah, also known as Gadari, is still being held on a charge of “exaggerating reports of a meeting that created instability in the Sool, Sanag and Eyn regions.” It was a meeting of the Taleh tribes the day before. His arrest was reportedly arranged by Sool’s governor on the orders of Somaliland information minister Ahmed Abdi Habsade.

On 9 January, Somaliland police also prevented four journalists from attending the laying of fibre-optic cable by SomCable Ltd that will enable the territory to be connected with the outside world via Djibouti. It has been the source of a great deal of controversy as it was authorized by the previous government and rejected by the new one.

Finally, Yusuf Abdi Ali, a reporter better known as Indho Quruh who works for London-based Royal TV, was arrested without a warrant in the Borame district of the city of Awdal on 8 January after being accused by a local NGO, Africa Youth Development Association, of making false allegations of corruption and management problems in local development projects. He is still being held in the Borame district police station. He has not been charged and has not been able to see a lawyer.

This is the list of 21 journalists who were arrested on 15 January and were freed the next day:
1. Mohamud Abdi Jama, editor-in-chief, Waaheen newspaper
2. Mohamed Omar Abdi, editor-in-chief, Jamhuuriya newspaper
3. Ahmed Aden Dhere, reporter, Haatuf newspaper

4. Mohamed Said Harago, head of news, Berberanews
5. Najah Adan Unaye, director, Hadhwanaagnews
6. Suhur Barre, reporter, HornCable TV
7. Abdiqani Abdullahi Ahmed, reporter, Hadhwanaagnews
8. Mohamed Ahmed Muse, reporter, HornCable TV
9. Mohamed Fayr, reporter, Geeska Africa newspaper
10. Saleban Abdi Ali Kalshaale, reporter, Waaheen newspaper
11. Khalid Hamdi Ahmed, reporter, Waaheen newspaper
12. Nimo Omar Mohmed Sabriye, presenter, HornCable TV
13. Hamsa Ali Bulbul, reporter, HornCable TV
14. Mohamed Ahmed Muse Kurase, reporter, HornCable TV
15. Abdirahman Sheik Yunes, presenter, HornCable TV
16. Ayan Diriye, reporter, HornCable TV
17. Nimo’ Diriye, reporter, HornCable TV
18. Hodan Ali Ajabi, reporter, HornCable TV
19. Safiya Nuh Sheikh, presenter, HornCable TV
20. Ahmed Abdirahman Hersi, news editor, HornCable TV
21. Jama Omar Abdullahi, reporter, Waaheen newspaper

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Ambroise PIERRE
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