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10/05/2012 (B655) Survie / Billets d’Afrique n°213 de mai 2012 / La démocratie en deuil (Sous la plume de Laurence Dawidowicz). Article repris sur notre site avec l’aimable autorisation de la rédaction.

SurvieDepuis plusieurs années
de nombreuses alertes
ont été lancées auprès de
nos lecteurs dans Billets
d’Afrique pour appeler à
la libération de Jean-Paul
Noel Abdi et alerter l’opinion
française sur la répression
s’abattant sur l’opposition et
sur les défenseurs des Droits
de l’homme à Djibouti.

Bien avant l’indépendance
(obtenue en 1977), Jean-Paul
Noel Abdi s’était engagé dans
le mouvement indépendantiste, au sein
de la Ligue populaire
Africaine pour
l’indépendance (LPAI). Il avait ensuite
été élu député lors de la première
législature du 8 mai 1977 et réélu à trois
reprises, jusqu’en 1997, date à laquelle
il avait rompu avec fracas ayant perdu
toute confiance dans son gouvernement.

D’ailleurs dès 1996, il avait cofondé
un groupe d’opposition à l’Assemblée
nationale djiboutienne.

Plus tard, en 1999, en pleine période de
guerre civile, il a créé la Ligue djiboutienne
des Droits de l’homme (LDDH) dont
il devint le président, rattachée à la
Fédération internationale des Droits
de l’homme.

Dès sa prise de fonction
il fut victime d’une grenade lancée par
les agents du nouveau régime d’Ismaël
Omar Guelleh car il avait dénoncé des
exécutions et autres sévices à l’encontre de
victimes civiles à Meldeho.

Un acte lâche
qui, loin de le décourager, a fait l’effet
inverse.

Ainsi, il réussit à convaincre les
instances parlementaires européennes
de la répression et dénonça avec force
l’emprisonnement, le 23 septembre 1999,
du candidat de l’Opposition djiboutienne
unifiée, Moussa Ahmed Idriss et de
plusieurs membres de sa famille.

Jean-Paul Noel Abdi s’est constamment
battu pour la liberté et la démocratie en
république de Djibouti où n’existent
qu’une seule radiotélévision gouvernementale,
qu’un seul journal gouvernemental,
qu’un seul parti UMP, à
l’Assemblée nationale et aux «conseils
régionaux», qu’un seul syndicat
gouvernemental.

Il dénonçait la corruption, les arrestations
et incarcérations arbitraires, la torture en
Djibouti citant avec grande précision les noms des
victimes comme des tortionnaires, les
dates et lieux des exactions, précisait les
responsabilités des plus hautes autorités
du pays. Il visitait les prisonniers
politiques et se battait pour qu’ils soient
jugés et non détenus «provisoirement»
pendant des années.

Ses derniers combats ont eu pour
objet d’obtenir la libération des
opposants politiques et des journalistes
d’opposition (notamment Farah Abadid
Hildid et Saîd Houssein Robleh) mais
aussi pour réclamer la libération du juge
Mohamed Cheick Souleiman, incarcéré
pour avoir prononcé des non-lieux au
bénéfice de manifestants arrêtés lors de
manifestation contre la candidature du
président de la République IOG pour un
troisième mandat, violant la constitution
(Jean-Paul avait accueilli et guidé une
mission d’Avocats sans frontières venue
le soutenir).

Cela lui avait valu un harcèlement
judicaire quotidien et de multiples
incarcérations mais il refusait de
renoncer à ses activités de défense des
droits humains.

Plusieurs fois, les appuis
des organisations internationales dont
il était membre comme la Fédération
internationale des Droits humains,
l’Observatoire des Défenseurs
des Droits de l’homme, l’Union
interafricaine des Droits de l’homme,
avaient soutenu les alertes de nos
réseaux pour obtenir sa libération.

Son avocat, Maître Tubiana a plusieurs
fois été empêché d’aller plaider lors
de ses procès.

Nos pressions ainsi que celles
de l’Association pour le Respect
des Droits de l’homme à Djibouti
s’adressaient aussi au gouvernement
français, soutien du pouvoir en place
à Djibouti, sans rupture ni état d’âme.

Notre vigilance restera en éveil mais
Jean-Paul Noel Abdi n’est plus, il s’est
éteint des suites d’une grave maladie.

Les hommages de toute l’opposition
politique appellent à poursuivre la
lutte pour rester digne de lui.

Laurence Dawidowicz

08/05/2012 (B655) Radio-Trottoir / Guelleh placerait-il aussi une partie de ses oeufs à gauche (ARDHD avec un lecteur) ?

Nous savions que, même s’il préférait que la France soit gouvernée par la droite, car ses élus l’ont systématiquement protégé et soutenu contre vents et marées, Guelleh avait aussi une attirance marquée pour la gauche.

En particulier lorsqu’il s’agit de ses “économies”, fruit d’une incroyable corruption et du pillage systématique de l’économie nationale djiboutienne. Pour les protéger Guelleh a toujours mis le fruit éhonté de ses prévarications “à gauche” dans les banques de différents pays plus accueillants …

Aujourd’hui, un lecteur (point que nous ne pouvons pas confirmer pour le moment) nous alerte sur le fait qu’IOG pourrait disposer d’un relais dans l’entourage de l’un des barons socialistes. Le lecteur cite le conseil régional de Bourgogne dont la 2ème vice-présidente est une femme d’origine somalilando-djiboutienne, qui serait proche de la Paulette.

Est-elle aussi en chage de faire du lobbying dans les milieux de gauche pour le compte du couple de pacotilles ? On peut le craindre …

Sa mission n’est pas facile, mais le charme pourrait-il jouer en faveur de Guelleh et de sa dictature ? Difficile de le savoir pour le moment. Mais le temps compte pour IOG, car l’affaire Borrel pourrait être relancée par le nouveau gouvernement … et Guelleh craint cela … !

Sur un autre plan, comme nous l’avons déjà écrit, nous jugerons les décisions qui seront prises dans les prochains mois par le nouveau Gouvernement de la France, eu égard aux dictatures d’Afrique dans les domaines du respect des Droits de l’homme, de la démocratie, de la justice, etc… et à l’affaire Borrel.

08/05/2012 (B655) Sergent Ariko : Le feu couve entre le Somaliland et Djibouti

N’oubliez pas de consulter la page du Sergent Ariko sur FaceBook (lien)

                                                                                
Non content d’avoir mis son pays à genoux, le dictateur Ismail Omar Guelleh a trouvé une nouvelle astuce pour détourner l’opinion publique des graves problèmes qui menacent son régime.

Au moment où son ministre de la religion Hamoud Abdi Sultan préparait une cérémonie de Douas pour demander la pluie à Allah le Grand selon les préceptes du Coran et de la sourate du prophète bien aimé, le gros chef s’est enfermé dans sa résidence d’Arta avec Hachi pour finaliser la composition du nouveau gouvernement qui devrait être officialisée le 10 mai 2012.

En même temps, le régime a lancé sa première provocation en direction du Somaliland.

Guelleh y a envoyé ses hommes de confiance : Hassan Saïd le patron de sa sécurité, le colonel berger Mohamed Djama et Abdo Issa, le commissaire de Balbala pour convoyer une cargaison complète d’armes et de munitions, destinées a une tribu Issa Mamassan des environs de Lughaya, Guerisa et aussi pour y hisser le drapeau.  Le régime prétend que cette partie du territoire du Somaliland est la propriété des Issa Mamassan.

Selon de nombreux observateurs, le territoire appartiendrait à la tribu Gadaboursi.

On se rappellera que le régime avait financé des personnes issues de la diaspora djiboutienne pour élire un jeune et le proclamer chef du Awdal Land, afin de provoquer le pouvoir de Hargeisa. Le jeune élu n’a même pas été reçu par l’Ougas Moustapha qui refuse une guerre tribale entre les Issa et Gadaboursi au Somaliland.

Le régime RPP qui est animé d’une grande sottise, en ce moment, pense-t-il ainsi détourner les djiboutiens des problèmes de tous ordres en réactivant des luttes tribales savamment entretenues par la présidence comme cela avait été le cas dans les années 1989 et 1990 ?

Ces guerres avaient causé des haines intercommunautaires et des affrontements violents entres les quartiers 5 et 6 d’une part et les quartiers 3 et 6 d’autre part. Les jeunes issus de ces quartiers, endoctrinés sur fond de tribalisme se sont violement accrochés.

La guerre s’est aussi déplacée à Balbala où des jeunes se sont entretués. Sans la protection d’Allah, et les bonnes volontés accourues de toutes parts, Djibouti aurait pu disparaitre a jamais comme la Somalie d’aujourd’hui.

La réponse d’Hargeisa ne s’est fait pas attendre.

Le président Silanyo, selon des sources dignes de foi, aurait téléphoné à IOG qui aurait refusé de prendre l’appel. Furieux, Silanyo aurait demandé à son ministre que soient fouillés tous les camions à la frontière pour éviter des livraisons d’armes.

Il a eu raison ! Les policiers somalilandais n’ont pas tardé à découvrir des armes de guerre destinées à relancer la guerre entre les tribus Issa Mamassan et Gadaboursi. Le ministre somalilandais a donné ordre de récupérer ses armes de guerres et d’expulser les Warabeys envoyés par leur maitre IOG dans le seul but de semer la discorde et la ftina entre des tribus qui cohabitent pacifiquement dans cette partie de le Somaliland.

Expulsés comme des illégaux,  les chefs galonnés et le commissaire de Balbala ont été priés de solliciter une autorisation préalable avant de se rendre au Somaliland.

Vexé au dernier degré IOG a donné ordre de fermer la frontière djiboutienne. Le Somaliland a fait de même. Pour tenter de calmer la situation, le président Silanyo a envoyé son ministre de l’intérieur à Djibouti pour prendre langue avec le régime RPP. Sur place, il fut très surpris d’entendre de la bouche de son collègue djiboutien Hassan Darar Ouffaneh, qu’il n’était pas au courant de ce qui s’était produit à la frontière entre les deux pays et en particulier la découverte de tout un armement.

Ensuite, le ministre somalilandais a seulement été reçu par Djama Haid, le Gouverneur de la banque nationale car le dictateur (se sentant probablement humilié personnellement) a refusé toute audience.

Le ministre somalilandais a demandé des explications, mais tous ses interlocuteurs djiboutiens ignoraient tout du plan conçu par IOG et Ismail Hussein Tani (ci-contre), le secrétaire général de la Présidence.

Le ministre a été baladé d’une salle à l’autre sans ne pouvoir obtenir la moindre explication sur cette cargaison d’armes de guerre ni sur les revendications territoriales de Djibouti sur cette portion du territoire somalilandais.

Alors le ministre de l’intérieur somalilandais a été très clair avec Djibouti : le régime d’Hargeisa ne tolérera aucune ingérence étrangère surtout si elle a pour but de susciter des rébellions dans les provinces.

Hargeisa avait été secoué par le projet d’autonomie de l’Awdal land. Hargeisa n’a pas encore digéré ce la volte-face de la tribu Gadaboursi qui avait demandé un partage 50 /50  du gâteau avec l’autre tribu Issak qui est au pouvoir a Hargeisa.

Pour calmer les ardeurs de la tribu Gadaboursi, Silyano avait du nommer certains de ses représentants  à de très hautes fonctions.

Silanyo, qui craint une contagion, ne veut même pas entendre parler d’une quelconque “Salal land” préfabriquée par Omar Guelleh pour opposer des frères qui vivent en paix au Somaliland.

Déjà le jeune Ougas Moustapha a refusé de le bénir.

Il a invoqué Allah pour que Djibouti reste en paix. Il a refusé l’argent sale que lui a proposé le dictateur dans son palais de la présidence. Il a refusé de demander à la tribu Issa de conquérir ce territoire au Somaliland.

Le jeune Ougas Moustapha n’a pas oublié qu’IOG l’avait expulsé de Djibouti dès le lendemain du diner gala qu’il lui avait offert à la présidence de la république. Le jeune Ougas Moustapha a répondu à IOG que le rôle d’un Ougas n’est pas de faire la guerre mais de travailler à la consolidation de la paix entre les différentes composantes de la nation djiboutienne.

IOG croyait pouvoir acheter la conscience du jeune Ougas Moustapha, mais il s’est pris un premier échec cuisant. Le second, il l’a reçu quand l’Ougas a refusé d’être impliqué dans son plan diabolique pour assurer la pérennité de la clique mafieuse qui vit à Djibouti, c’est-à-dire de participer au congrès du RPP.

IOG est bien seul par les temps qui courent. Madame Paulette est à Paris, aux petits soins pour sa fille qui a accouché d’un petit garçon.

Les ministres et les directeurs se dévorent entre eux. Une partie de l’armée a été envoyée pour errer à Doumera dans un conflit qui ne prend pas fin.

Le reste a été envoyé en Somalie pour se faire tuer par les milices d’Al Schebbab. Tout le corps du régiment d’action rapide est sur place, car IOG craignait beaucoup ce corps d’élite de l’armée nationale.

Les casernes d’Arta et du lac Assal sont vides.

Ce corps formé par les libyens faisait peur à IOG. Pour le moment son plan n’a pas donner les résultats escomptés :  à savoir de raviver les spectres du tribalisme pour opposer les djiboutiens entre eux. Les gens sont conscients de la fragilité de la paix actuels et de l’impérieuse nécessité de la protéger.

Il faut savoir aussi que les Oulémas ont appelé au calme et à la retenue afin de ne pas tomber dans les pièges préparés par ce régime en fin de vie. Les djiboutiens accordent une grande confiance aux Oulémas qui ont pris leurs responsabilités face à la situation qui se dégrade chaque jour.

Au Somaliland, la population ne comprend pas les motivations d’IOG qui s’acharne contre leur pays ?

A Djibouti le peuple efface le nom de ce dictateur. 

Ce peuple qui a lutté mains dans la mains pour se débarrasser de la tutelle française, n’a de leçon à recevoir de personne. Le régime qui se sent ridiculisé dans cette affaire n’a rien dit comme d’habitude.

Au final, le ministre de l’intérieur somalilandais n’a pas obtenu les explications qu’il attendait de la part des autorités djiboutiennes. Son collègue des affaires étrangères du Somaliland a réagi en déclarant sur les média de leur pays que le régime RPP ne les avait pas prévenus de l’arrivée d’une délégation.

Il a rappelé que le Somaliland n’est pas un moulin et que le régime du président Ahmed Mahamoud Silanyo ne tolérera pas qu’un drapeau étranger soit hissé pour revendiquer une quelconque autonomie ou pour provoquer encore des troubles dans son pays.

Le ministre de l’intérieur a quitté Djibouti. Immédiatement le préfet de la ville de Zeila a été limogé par le président Silanyo qui l’accuse d’avoir caché cette affaire à l’état somalilandais.

La tension entre les deux capitales est à son comble.

Que répond Djibouti quand la presse indépendante du Somaliland révèle que le gouverneur de la banque nationale Djama Mahamoud Haid a visité discrètement des localités somalilandaise ?

Le gouverneur est rentré en quatrième vitesse à Djibouti. Selon cette même presse somalilandaise qui n’est pas aux ordres comme celle de Djibouti  le gouverneur Djama Haid a du évoquer avec de gros commerçants la possibilité d’ouvrir sur place un centre Coca-Cola.

Elle ajoute que l’un des actionnaires du projet de la nouvelle usine Coca-Cola d’Hargeisa est justement Djama Haid !

Tiens, comme c’est curieux !  

La dernière dame voulait ouvrir un consulat à Hargeisa et y nommer un proche, Mohamed Idriss Saban l’ancien consul  de Djibouti.

La prenant à contrepieds, IOG a refusé que le drapeau de Djibouti puisse être hissé à Hargeisa. Donc le projet est en panne. Pour se changer les idées Paulette s’occupe de sa fille et son enfant, dont le père est considéré par certains, comme un gigolo ivoirien de 45 ans, déjà père d’une fille de 15 ans.

IOG est-il vraiment malade ou est-ce un artifice de communication ?

Certains l’affirment depuis bien longtemps mais sans preuve. Pourtant, il semblerait que son médecin personnel le lieutenant-colonel Idriss Abdi Galab, qui le suit partout, ait pu avoir confié que les jours de son patron étaient comptés (A vérifier cependant, car il s’agit peut-être d’intoxication).

Après avoir subi l’humiliation maximum lors du congrès du RPP, puis par le Somaliland qui a expulsé manu militari ses hommes de confiance, le moral du gros chef n’est pas au beau fixe et il s’est réfugié à Arta.

Dileita sait aussi que sa carrière est derrière lui.

En fait Mohamed Djama n’aura pas été victime d’un empoisonnement comme cela avait été supposé, mais bien d’un tir à balles

Les deux colonels Abdillahi Abdi et Mohamed Djama portent chacun des balles dans leur corps respectifs et ils sont sur la sellette.

Ce que j’avais annoncé, à savoir l’évacuation de Mohamed Djama après une tentative d’empoisonnement n’a pas été confirmée. Je prie les lecteurs de m’en excuser, mais le régime avait tout fait pour brouille les pistes. En fait il a été évacué avec quatre balles dans le corps.

Voici  les faits qui m’ont été confirmés par des contacts crédibles.

Le dictateur avait été informé du fait que son ancien allié Abdourahman Borreh allait se rendre en Ethiopie pour discuter certains projets avec Meles Zenawi et en même temps pour recevoir les Douas de l’Ougas Moustapha Ibrahim. 

Comme dans l’affaire Ali Abdillahi Iftin, IOG a décidé de faire liquider Borreh à Addis Abeba. Il a confié la mission au berger Mohamed Djama et à quelques hommes du SDS dont un certain Pascal et deux jeunes officiers.

Mais Borreh avait averti le gouvernement éthiopien en demandant à ce que sa sécurité soit assurée.

Meles avait pris la responsabilité de le protéger au cas où IOG enverrait ses hommes pour le liquider.

Selon « la tradition » le berger est descendu dans un hôtel proche de celui de Borreh. Mais les agents de la sécurité éthiopienne étaient là aussi et ils ont été les plus rapides dans la fusillade qui s’est engagée.

Mohamed Djama le berger a été touché de quatre balles. Borreh a été complètement épargné : Meles avait tenu parole en plaçant pour sa protection, les meilleurs agents de sa sécurité politique.

Mohamed Djama a pu être évacué sur Djibouti mais tous ses hommes du SDS ont été arrêtés. Finalement ils ont été relâchés et remis à l’ambassade de Djibouti d’Addis Abeba.

Retour sur l’affaire Iftin

On se souviendra que le commandant Iftin avait failli se faire tuer, lui aussi à Addis Abeba, lorsqu’il s’était enfui de Djibouti pour gagner l’Ethiopie. C’est son propre cousin le capitaine Douksieh Abdi Douksieh qui avait été envoyé en compagnie du chef d’escadron Zakaria Hassan Aden (le p’tit Zak) pour le tuer.

On sait que le capitaine Douksieh s’était désisté à la dernière minute et qu’il avait refusé d’aller tuer son cousin Ali Iftin. Et pourtant, on lui avait promis en échange la nomination à la tête de la gendarmerie en remplacement de son autre cousin Mahdi Cheik Moussa. Le capitaine Douksieh et le commandant Zakaria ont raté leur coup.

Au final, Iftin (sur la recommandation de personnalités et de l’ARDHD) a obtenu un visa pour la Belgique alors que la France le lui refusait. Le p’tit Zak a utilisé la même tactique pour tuer son supérieur le colonel Abdi Bogoreh Hassan. Il a été récompensé par le régime comme chef de corps de la gendarmerie nationale.

Contrairement à lui, le lieutenant colonel Douksieh qui n’a pas bien accompli sa mission en 2002 avait été envoyé en punition à Doumera à la tête des troupes de la gendarmerie. Une punition aux yeux du régime pour cette officier Mamassan qui a refusé d’avoir du sang sur les mains. 

L’élection de François Hollande, une nouvelle contrariété pour le régime ?

L’élection du socialiste François Hollande ne peut pas plaire au régime qui aurait préféré que Sarkozy gagne pour que des dossiers dérangeants ne puissent pas être rouverts.

Arnaud Montebourg qui avait été expulsé de Djibouti par IOG, va-t-il prendre sa revanche sur ce dictateur qui l’a publiquement humilié. Imaginons  qu’Arnaud Montebourg hérite d’un poste ministériel (et pourquoi pas la Justice ?) il est fort a parier que le dossier Borrel serait réactivé.

Par ailleurs, IOG cherche le remplaçant de son ambassadeur à Paris Rachad Farah, dont le nom serait cité dans une enquête de trafic de drogue en liaison avec ses anciennes fonctions d’ambassadeur au Japon.

Le régime est attaqué de toute part.

La dernière en date. Le régime s’est vanté d’avoir fêté le jour de la liberté de la presse. Dans le hall d’entrée du Sheraton hôtel, quelques journalistes maisons de l’Adi, de La Nation et de la RTD manifestaient pour demander à leur ministre Abdi Hussein de faire évoluer leurs salaires et surtout d’accorder un minimum de considération à leur travail de journaliste.

Dileita qui ne pense plus qu’à sa carrière qui s’achève et probablement à sa « mort politique » n’avait pas le moral pour leur parler.  Ces journalistes ont été arrêtés par la sécurité du Sheraton et remis à la police. Il a fallu attendre la fin de la cérémonie pour qu’ils soient libérés. Quant à leurs doléances, elles  ont été renvoyées aux calendes grecques.

C’est ainsi que l’état RPP récompense ses journalistes qui mentent la plus part de leur temps pour mettre en valeur les âneries du régime mal élu de Djibouti.

La presse sous IOG est à ses ordres. Personne ne parle, personne ne doit critiquer, personne ne doit dénoncer, personne ne doit se plaindre d’une bavure des forces du régime, aucune opposition politique ou syndicale n’est tolérée.

On se croirait en Corée du nord où tout est interdit à la population, y compris l’information.

Le temps est venu pour IOG de partir. Pourra-t-il terminer ce mandat sans bavure ? En tout cas, le peuple est bien décidé à lui indiquer la route de la retraite vers la prison de La Haye où sont déjà incarcérés ses amis Laurent Gbagbo et le libérien Charles Taylor.

 

La nouvelle photo d’IOG qui a bien du mal à trouver preneur !!!

 

 

________________ Dernière minute

Sur demande de son Président, le ministre somalilandais des affaires étrangères est arrivé à Djibouti où il a du faire antichambre pendant assez longtemps avant d’être reçu par le dictateur.

Pour le moment, rien n’a filtré de leur entretien. On pense que  le Somaliland a protesté contre une ingérence de Djibouti sur son territoire.

Pour faire baisser la pression, IOG a ordonné la réouverture de la frontière entre les deux états, à l’approche des vacances scolaires.

Les observateurs confessent que le régime de Guelleh a perdu le bras de fer avec le Somaliland, puisqu’il a même été contraint faire prononcer des excuses par son propre ministre des affaires étrangères Mahamoud Ali Youssouf, qui n’avait pas besoin de cette besogne. On signale, qu’à deux reprises, il aurait décliné l’offre de devenir le prochain premier ministre en remplacement de Dileita. On dit même qu’il aurait suggéré que Dileita reste à la primature et qu’au contraire, ce soit certains ministres connus pour leur voracité impopulaire qui soit remplacé sans délai.

Amarah Saïd va-t-il rester dans le gouvernement Tiji ????

Aucun ministre issu de la tribu Issak n’a accueilli la délégation somalilandaise. Préférant probablement brouter jusque fort tard au Kempisky palace avec le ministre de l’intérieur. Mais le ministre a refusé les appels du pied des délégués du RPP. Abdi Hussein et Djama Haid ne sont pas déplacés non plus pour assister à l’entretien de leur patron avec le ministre somalilandais des affaires étrangères.

A noter que l’entretien s’est déroulé dans une petite salle annexe et non dans le grand salon de la Présidence. C’était autrefois la salle à manger de Gouled et IOG en a fait un petit salon pour recevoir les gens qu’il ne veut pas honorer. Ainsi il leur montre son dédain…

Sergent Ariko
Londres

07/05/2012 (B655) Elections présidentielles françaises. (ARDHD)

L’équipe a reçu de nombreux messages de félicitations adressés à François Hollande et des demandes de publication.

Depuis le début, l’ARDHD a choisi de ne pas commenter ni d’interférer dans la campagne présidentielle française, parce que ce n’est pas sa mission et que tous les medias l’ont fait.

En revanche, nous resterons vigilants à l’égard de la politique française en faveur de la démocratie à Djibouti et de ses actions en faveur des populations sinistrées et asservies par le régime.

Nous attendons des gestes concrets pour nous prononcer.

En attendant et de la part de toute la communauté djiboutienne qui souhaite s’y associer, nous adressons des félicitations collectives au nouveau Président, en lui demandant de s’intéresser aux populations des pays d’Afrique et plus particulièrement de Djibouti, afin de cesser de soutenir les dictatures en exercice.

05/05/2012 (B655) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi – Texte des discours et des hommages qui lui ont été rendues lors de son inhumation.

________________ 1°) Message lu lors de la messe célébrée pour le repos de son âme.

Jean Paul Noel Abdi était un père, un frère, un oncle, un cousin, un ami.  Il était surtout quelqu’un dont la force morale et le grand sens de la justice forçaient l’admiration.  L’oppression des plus faibles lui était inacceptable et il n’a ménageait aucun effort dans son combat contre celle-ci.

Ce combat, il l’a mené avec pugnacité mais aussi avec beaucoup d’humour.  Plus la situation était difficile, plus il fallait en rire.  Jean-Paul avait toujours le mot pour tourner le stress, qu’il soit moral ou physique, en dérision. 

Parlons de mots et son amour pour eux.  On se rappellera de sa verve dans l’écriture et de son maniement précis du langage.  Son insatiable soif de connaissances l’a amené à beaucoup lire et son impressionnante culture générale donnait parfois l’impression qu’il avait lu sur tout les sujets possibles et imaginables.

Quelques une des sagesses que l’on retiendra de cet homme hors-normes sont :

  1. Préférer la vérité au pouvoir et au prestige ;
  2. Respecter, envers et contre tout, les principes fondamentaux de l’Amour, avec un grand A ;
  3. Ne jamais faire de compromis face à l’injustice et la violence ;
  4. Et enfin, d’éviter de se laisser aller au désarroi car le temps ici-bas nous est tous compté et celui qui vit pour une cause en laquelle il croit profondément se doit d’aller toujours de l’avant.

Pour finir, j’aimerai vous lire un extrait du poème de Victor Hugo intitulé «Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent » qu’un ami de Jean-Paul a choisi pour honorer sa mémoire et qui reflète parfaitement la façon d’on il aura vécu :

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme empli l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres je les plains’

_______________ 2°) Message d’adieu prononcé au cimetière

Abti,

Tout au long de ta vie, tu as appliqué les commandements de Dieu que Grand-père et Grand-mère Noel t’ont appris.

Tes fils, Xidig et Hassan,
toute ta famille d’ici et d’ailleurs,
tes amis,
tous ceux qui reconnaissent en toi un héros,
tous ceux à qui tu serviras d’exemple,
tous ceux qui comme toi feront preuve d’abnégation et d’amour du prochain,
et il y en a chez nos jeunes,
tous ces frères et sœurs te disent adieu et reposes en paix.

De là où tu es, tu verras surement ta chère patrie devenir un havre de justice et de bien être pour tous.

Toi, citoyen du monde avant tout autre chose, tu as été le porte-parole des sans-voix.

Je suis aujourd’hui le porte-parole de tous ceux qui t’aiment et t’accompagnent à ta dernière demeure.

Tu connais aujourd’hui la paix que tu n’avais pas ces dernières années car le sacerdoce qui était le tien n’était pas compris par certains.

Nous prions le tout puissant de t’accueillir pour ton repos éternel en son vaste paradis.

05/05/2012 (B655) Disparition de Jean-Paul Noël Abdi – Le message d’Adieu et de remerciements prononcé par sa soeur Thérèse.

Arrivé samedi 21 avril au soir en provenance de l’hôpital Laveran à Marseille où il a rendu l’âme le vendredi 13 avril à Celui qui le lui a prêté, Jean-Paul a reposé la nuit à l’hôpital Peltier qui l’a vu naître un matin de juillet 1947.

Un matin d’avril 2012, il a quitté ce lieu hautement symbolique pour lui, son alpha et son omega.

La famille et ses nombreux amis ont tenu à faire acte de présence.

Tout d’abord au nom de toute la famille ici présente, je remercie du fond du cœur tous ceux qui nous ont témoigné leur sympathie.

Je remercie tout particulièrement tous ceux qui l’ont accompagné à sa dernière demeure ou se sont fait représentés :

  1. S.E. M. l’ambassadeur d’Allemagne ;
  1. S.E. Mme l’ambassadeur des Etats-Unis ;
  1. S.E. M. l’ambassadeur de France ;
  1. S.E. M. le représentant de l’Union Européenne ;

Tous ces grands pays attachés au respect des Droits de l’Homme.

Les mots me manquent pour remercier Mme Fois qui n’a ménagé aucun effort.

Ce fut un bel enterrement.  L’on sentait la reconnaissance chez les uns, et une sincère amitié chez les autres.

Ce fut un bel enterrement avec la présence de l’Evêque qui a imploré le Seigneur puis béni son cercueil , et un Sheik qui a prononcé une prière.

Sa nièce Sagal a ensuite rendu un dernier hommage à son oncle qu’elle admirait tant.

Quand il quittait l’hôpital, le ciel était couvert et quelques gouttes de pluie sont tombées.

Il est mort un vendredi, jour béni pour les musulmans et il a été enterré un dimanche, jour béni pour les chrétiens.

Etait-ce un signe de Dieu ?

Nos derniers mots pour Jean-Paul :

« Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.  Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble (Charles Péguy).  Tapotes sur ton ordinateur et lis ces derniers mots »

Adieu, reposes en paix.

Ta sœur qui t’a toujours aimé.