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14/05/2012 (B656) Courrier des lecteurs. Conte qui nous est envoyé à propos du choix du nouveau Gouvernement. Et s’il y avait un jeu secret entre Bobard et la Vache qui rit ? Pourquoi pas !

A tous les Djiboutiens et Djiboutiennes

qui croient encore à toutes les fables

et aux contes d’Haramous


Si vous étiez moins raisonnables,

Je me garderais de vous conter

La folle et peu galante fable

Que je m’en vais vous débiter



Un roi bananier en fournit la matière

Malade, il voulut protéger ses arrières

Partir au loin, fuir et profiter de l’argent

Volé par lui, son épouse et son gouvernement



L’idée vint que sa Grandeur ne saurait être poursuivie

Un jour prochain pour tous ses crimes et ses délits

Il fit alors quérir son premier ministre

Béatement aux ordres bien plus que sinistre



« Excellence la vache, rieuse à mes élucubrations

Décidons ensemble d’une grande mystification

Car je suis las, usé par ma pénible maladie

Alors de partir au loin, j’ai soudain grande envie »



« Mais selon ma Grandeur il convient avant tout objet

D’organiser ma succession en grande sécurité

Car je ne veux point qu’un jour rapproché

On ne vienne me reprendre ce que j’ai chapardé »



« Nous allons donc constituer nouveau gouvernement

Institué de chèvres et d’autruches principalement

Il serait sage et réfléchi d’aller aussi chercher

Quelques opposants d’opérette pour les y intégrer »



«  De faire choix des plus vérolés, changeant de veste

Semant au sein d’opposition le typhus et la peste.

Vous et moi serons ainsi totalement assurés

Contre quelconque réaction ultérieure de rejet »

« Ce faisant, chacun sera bien plus que content

De pouvoir puiser argent à foison, largement

Alors que je pourrai gouter une paisible retraite

Ailleurs, sans soucis ni risque d’y perdre ma tête »

« A toi ma vieille vache rieuse, toi mon confident

J’ai décidé de te laisser Palais et commandement

A condition que tu t’engages ici et par des écrits

A ne point me créer à l’avenir un quelconque soucis »

«Ô grande Majesté, vous qui mieux qu’Âme qui vive

Savez me charmer, me caresser le coeur en racontant,

Et dont l’expression est toujours si naïve,

Que je crois voir déjà tout ce que j’entends »



«Ô grande Majesté, sachez que c’est la manière

Dont quelque chose est par vous inventée,

Qui beaucoup plus que la matière

De tout récit fait l’ineffable beauté »

« J’adhère à votre projet et ne m’inquiète nullement

Quand à l’avenir et création de ce gouvernement

Je m’effacerai, démissionnerai et laisserai croire

Qu’abandonné par vous, je serai au désespoir »

« Puis et tel le nouveau sauveur de la nation

Vous me ferez élire dans une nouvelle apparition

En falsifiant, une fois encore, ce simulacre de scrutin

Me plaçant à la tête du pays, dès le lendemain »

«  N’ayez Majesté nulle inquiétude, les Occidentaux

Ne seront pas dupes de cette mascarade et des oripeaux

Ils rempliront à nouveau les caisses de l’Etat de bel argent

En sachant à regrets qu’ils ne peuvent faire autrement »

« Peut-être m’obligeront-ils comme nouveau Président

A imposer véritable politique de Liberté et de respect

Des Droits Humains, ce qui me permettra de mendier

A nouveau pour que toutes les aides soient augmentées »

13/05/2012 (B656) Vivre sans espoir c’est cesser de vivre. (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Vivre sans espoir c’est cesser de vivre.

Lueur d’espoir pour vaincre le SIDA.

Par Bouh Warsama

Dans le cadre de la lutte contre le SIDA on ne peut que souhaiter que la récente mise sur le marché du traitement préventif TRUVADA soit une lueur d’espoir fondé et non une nouvelle illusion pour tous les malades atteints de cette destructive maladie de l’humain, ainsi que pour leurs familles.

Par évidence et compte tenu des résultats obtenus lors des études effectuées, on peut considérer que cette découverte constituerait l’une des grandes victoires de la médecine de ces cinquante dernières années.

Certes, ne nous emballons tout de même pas car nous n’en sommes pas encore au stade du vaccin. Ce vaccin tant espéré dont la recherche et la mise au point mobilisent, depuis plus de 30 années, quelques dizaines de milliers de médecins et de chercheurs de par le monde.

-La recherche médicale est une science des pannes de l’organisme humain.

Comme le médecin, le chercheur est un dépanneur – rien de plus, rien de moins – il veut trouver le moyen de faire fonctionner une machine dont il n’a pas tous les plans…

Il est donc compréhensible que l’on n’en soit pas encore au remède miracle ; mais il s’agirait incontestablement, d’après les dernières études, d’une victoire majeure dans cette dévastatrice guerre de tranchées qui en plus de trente années a fait bien plus de 30 millions de victimes de par le monde.

D’actions à vocation humanitaire en mobilisations des bonnes volontés en Occident pour financer la recherche, de petit pas en petits pas, de progrès scientifiques  en avancées sociales, d’ouverture d’esprit en prises de consciences que l’Afrique subsaharienne est la plus grande victime de cette pandémie qui frappe le monde, le SIDA semblerait se stabiliser ; voire même régresser dans certaines régions.

Constat est fait que depuis l’arrivée sur le marché des trithérapies et des antiviraux, en 1995, la maladie aurait tendance à reculer dans certaines régions de la planète mais si les nouveaux médicaments permettent aux malades de mieux vivre leur séropositivité dans les pays dits évolués, ils ne la guérissent toujours pas ici comme ailleurs.

– En matière de lutte contre le SIDA, rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation 

S’il est vrai que la maladie fait moins peur qu’avant, il faut être prudent quant aux chiffres encourageants qui sont publiés sur le plan international car rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation de chacun : hommes, femmes et enfants.

Le relâchement serait criminel. Il est absolument interdit car c’est toujours une question de vie ou de mort, surtout pour les familles les plus pauvres qui n’ont souvent pour seule richesse que les vêtements qu’elles portent, le plus souvent usés par le temps.

– La réalité de 2012, c’est cela !

Comment voulez-vous que les familles pauvres, voire même miséreuses à Djibouti comme ailleurs en Afrique subsaharienne, puissent disposer de l’argent nécessaire pour acheter ces fameux antirétroviraux qui nécessitent, de plus et le plus souvent, un traitement à vie ?

Aujourd’hui 60 % des gens qui ont besoin d’un tel traitement n’y ont pas accès alors qu’à Djibouti le chiffrage est bien pire que cela car estimé à plus de 95 % des malades touchés par cette maladie et qui ne peuvent pas payer leurs traitements.

Si l’on y ajoute tous les détournements des Aides médicales internationales qui leurs sont destinées, comme ce fut encore le cas récemment à Djibouti et par centaines de millions de FD, alors on mesure l’ampleur du désastre et pourquoi les bilans ne sont jamais publiés officiellement sur la pandémie dans le pays dit « des braves » alors que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) touche sévèrement l’Afrique subsaharienne ; plus sévèrement qu’ailleurs et Djibouti en particulier.

Cette année encore, ce seront donc plus de deux millions de personnes qui vont mourir des infections liées au VIH dans le monde alors que 33 millions d’autres personnes vont continuer à vivre avec le virus avec l’espoir de guérir demain, après demain. Inch’Allah !

– Lutter contre la corruption et les détournements d’aides médicales internationales c’est aussi lutter contre le SIDA ; c’est sauver des vies humaines, sans distinction de couleur ou d’appartenance ethnique, tribale ou religieuse

Sous le règne de l’autocratie, imposée par Leurs Majestueuses Majestés Ismaïl Omar Guelleh et Kadra QABYO QAYLO, Djibouti se trouve dans une situation extrêmement paradoxale.

C’est en effet le pays qui perçoit le plus d’aides internationales par habitant et dont la corruption est l’une des plus vivaces en Afrique, repoussant ainsi le pays dans le peloton peu enviable des plus pauvres de la planète et des plus touchés par toutes les corruptions.

La pauvreté qui sévit dans le pays s’explique en grande partie par le manque de main d’œuvre qualifiée, par la fuite des cadres vers l’exil car ils savent ne rien pouvoir attendre d’un odieux clanisme-tribaliste de type mafieux qui règne sur le pays et qui impose sa dictature par l’emploi de la force, la torture et les assassinats.

Tout ceci étant complété par une mauvaise gestion des ressources existantes qui conduit à l’absence quasi totale de redistribution des richesses : exception faite pour 3 à 5 % de la population.

Mais les spécialistes du développement s’accordent à dire que le plus grand mal qui ronge Djibouti et qui freine sa croissance c’est la corruption ; véritable sport national. Une corruption de grande ampleur car présente à tous les niveaux de la société, qui empêche l’établissement d’un environnement économique stable et ruine les effets positifs des aides internationales qui affluent pourtant mais qui s’évaporent aussitôt.

Les conditions climatiques n’y sont pour rien dans toutes ces évaporations, les petites « souris » non plus. Seuls certains gros rapaces humains, mâles et femelle, sont à mettre au banc des accusés de la république.

– Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans les mœurs ?

Plus que jamais, la question est toujours d’actualité mais rien n’est fait pour y remédier bien que l’on connaisse les grands responsables et les deux donneurs d’ordres.

Le prédateurParmi ces responsables, Abdallah Abdillahi Miguil, alias « Monsieur kleptoman », alias « Le prédateur du Ministère de la Santé publique », alias « Warabe Koraya » est en bonne place dans la course aux détournements. On peut même le mettre en première place pour tout ce qui concerne la dilapidation de tout ce qui a pour noms : « Santé publique et les Aides internationales attribuées à ce ministère »

Passant de l’Office National d’Aide aux Réfugiés et Apatrides, où il a détient le record absolu et incontesté malgré la forte concurrence des détournements en tous genres, il a ensuite sévi au Ministère de la Santé où « la volatilisation » de 117 millions, entre autres, que l’USAID destinait à la lutte contre le SIDA a suscité et suscite encore de vives réactions ; y compris chez certains ministres.

Si la pratique quasi généralisée de la corruption à Djibouti entraîne la perte de crédibilité des appareils étatiques djiboutiens sur le plan international et de bon nombre de hauts fonctionnaires, un manque à gagner phénoménal (recettes fiscales et douanières manquantes, etc.) pour l’Etat, les conséquences les plus graves concernent la santé publique donc toutes les atteintes dont sont victimes les familles djiboutiennes, sans soins par manque de moyens financiers et par ce que les aides médicales, nationales comme internationales, sont détournées de leur but.

Les détournements de fonds nationaux et internationaux sont légion et les aides internationales octroyées par les bailleurs de fonds (pays donateurs, FM, Banque Mondiale, BAD…etc) tombent le plus souvent sur les comptes bancaires et les poches de dirigeants véreux. Des dirigeants ou ministres tels qu’Abdallah Abdillahi Miguil et ses comparses qui se sont enrichis de manière éhontée et phénoménale en quelques années de « rapines cautionnées » par Haramous.

Hommes et femme sans scrupule, qui n’en ont que faire de la pauvreté comme de toutes les maladies dont souffre le peuple mais passés maitre dans la démagogie outrancière et toutes les falsifications.

Dans de telles conditions, il n’est donc pas étonnant que la jeune république de Djibouti, qui avait et a encore tous les atouts pour s’en sortir, n’ait jamais pu s’extraire du marasme économique, social et politique dans lequel l’a plongé le clanisme au lendemain de la décolonisation : aggravé depuis 1999.

En conséquence de quoi, depuis 2010 certains pays dits riches, comme la France et les USA, n’ont pas pu (ou voulu et en se justifiant) tenir leurs engagements en ce qui concerne les milliards d’aide au développement promis 5 ans plus tôt à l’Afrique.

L’Afrique n’aurait donc reçu que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires, c’est-à-dire une baisse de 13 milliards de dollars, soit environ 7 000 milliards de francs CFA, promis par les pays riches.

Selon une étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) cette baisse se justifierait par des contributions insuffisantes de certains donneurs européens dont la part de l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique est importante alors que le niveau des corruptions constatées, qui se situerait jusqu’à 90 % des sommes initialement affectées, aurait eu une influence déterminante sur le considérable ralentissement du versement des aides : aides qui arrivent dès lors au compte goutte.

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié annuellement par Transparency International ne ment pas, pour Djibouti il est de 3 sur 10 : bon nombre de pays africains et tout particulièrement Djibouti sont encore loin d’atteindre l’idéal d’intégrité auquel ils aspirent alors que d’autres ont montré le bon chemin à suivre et montrent « l’exemple à suivre » à certains grands pays occidentaux…

L’amélioration de l’éducation de la population est aujourd’hui considérée comme la meilleure piste pour éradiquer le fléau de la corruption mais éduquer c’est aussi faire de la prévention maladie et soigner.

– L’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh doit se donner les moyens de ses ambitions, ne rien attendre de l’Occident et à sa capacité de changer « l’ordre des choses imposées »

Selon nous, afin de lutter efficacement contre les corruptions, il conviendrait de prendre exemple sur certains pays d’Afrique qui ont pris, avec détermination, des mesures drastiques en créant, entre autres, des bureaux anti-corruption.

Ces bureaux sont une forme de cours indépendantes de justice dévolues à la traque et à la poursuite, sans faiblesse, des corrupteurs devant les tribunaux compétents.

De nouvelles procédures ont été créées pour accompagner l’action de ces bureaux abondant dans le sens de la transparence totale des affaires publiques qui ont été instaurées alors que la répression de la corruption en général s’est voulue plus sévère.

Les parlementaires et les titulaires de mandats électifs de nombreux pays africains ont été astreints à présenter publiquement le bilan de leurs avoirs personnels, donnant ainsi au peuple l’occasion de contrôler indirectement ses élus.

Il est beaucoup plus important de sanctionner avec grande fermeté un responsable de corruption et son donneur d’ordres, que de sanctionner un fonctionnaire qui tente de faire survivre sa famille : un fonctionnaire mal payé, mal considéré et qui a donc moins de raison d’être exemplaire lorsqu’il observe ce qui se fait au plus haut niveau de l’Etat.

13/05/2012 (B656) Radio-Trottoir. Dileita aurait définitivement perdu son poste, en dépit de l’action en sa faveur de Barkhat Gourad, son prédécesseur (Correspondant).

Selon nos correspondants, Dileita ("la vache qui rit") aurait définitivement perdu la partie, concernant son maintien au poste "honorifique" de Premier des Ministres (sans être chef du Gouvernement).

On nous informe même qu’il pourrait déjà être en train de faire ses bagages afin de quitter sa villa de fonction pour se recentrer dans la villa qu’il a fait construire.

Nous espérons en savoir plus, lorsqu’IOG se décidera à publier la liste de ses nouveaux ministres. Il était prévu que ce soit fait le 10 mai, mais l’annonce a été retardée, certainement en raison de pressions tribales internes….

Des coups de théâtre ou des revirements de dernière minute ne sont jamais à exclure en principauté de pacotilles …

13/05/2012 (B656) Vivre sans espoir c’est cesser de vivre. (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Vivre sans espoir c’est cesser de vivre.

Lueur d’espoir pour vaincre le SIDA.

Par Bouh Warsama

Dans le cadre de la lutte contre le SIDA on ne peut que souhaiter que la récente mise sur le marché du traitement préventif TRUVADA soit une lueur d’espoir fondé et non une nouvelle illusion pour tous les malades atteints de cette destructive maladie de l’humain, ainsi que pour leurs familles.

Par évidence et compte tenu des résultats obtenus lors des études effectuées, on peut considérer que cette découverte constituerait l’une des grandes victoires de la médecine de ces cinquante dernières années.

Certes, ne nous emballons tout de même pas car nous n’en sommes pas encore au stade du vaccin. Ce vaccin tant espéré dont la recherche et la mise au point mobilisent, depuis plus de 30 années, quelques dizaines de milliers de médecins et de chercheurs de par le monde.

-La recherche médicale est une science des pannes de l’organisme humain.

Comme le médecin, le chercheur est un dépanneur – rien de plus, rien de moins – il veut trouver le moyen de faire fonctionner une machine dont il n’a pas tous les plans…

Il est donc compréhensible que l’on n’en soit pas encore au remède miracle ; mais il s’agirait incontestablement, d’après les dernières études, d’une victoire majeure dans cette dévastatrice guerre de tranchées qui en plus de trente années a fait bien plus de 30 millions de victimes de par le monde.

D’actions à vocation humanitaire en mobilisations des bonnes volontés en Occident pour financer la recherche, de petit pas en petits pas, de progrès scientifiques  en avancées sociales, d’ouverture d’esprit en prises de consciences que l’Afrique subsaharienne est la plus grande victime de cette pandémie qui frappe le monde, le SIDA semblerait se stabiliser ; voire même régresser dans certaines régions.

Constat est fait que depuis l’arrivée sur le marché des trithérapies et des antiviraux, en 1995, la maladie aurait tendance à reculer dans certaines régions de la planète mais si les nouveaux médicaments permettent aux malades de mieux vivre leur séropositivité dans les pays dits évolués, ils ne la guérissent toujours pas ici comme ailleurs.

– En matière de lutte contre le SIDA, rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation 

S’il est vrai que la maladie fait moins peur qu’avant, il faut être prudent quant aux chiffres encourageants qui sont publiés sur le plan international car rien ne pourra remplacer la prévention et l’éducation de chacun : hommes, femmes et enfants.

Le relâchement serait criminel. Il est absolument interdit car c’est toujours une question de vie ou de mort, surtout pour les familles les plus pauvres qui n’ont souvent pour seule richesse que les vêtements qu’elles portent, le plus souvent usés par le temps.

– La réalité de 2012, c’est cela !

Comment voulez-vous que les familles pauvres, voire même miséreuses à Djibouti comme ailleurs en Afrique subsaharienne, puissent disposer de l’argent nécessaire pour acheter ces fameux antirétroviraux qui nécessitent, de plus et le plus souvent, un traitement à vie ?

Aujourd’hui 60 % des gens qui ont besoin d’un tel traitement n’y ont pas accès alors qu’à Djibouti le chiffrage est bien pire que cela car estimé à plus de 95 % des malades touchés par cette maladie et qui ne peuvent pas payer leurs traitements.

Si l’on y ajoute tous les détournements des Aides médicales internationales qui leurs sont destinées, comme ce fut encore le cas récemment à Djibouti et par centaines de millions de FD, alors on mesure l’ampleur du désastre et pourquoi les bilans ne sont jamais publiés officiellement sur la pandémie dans le pays dit « des braves » alors que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) touche sévèrement l’Afrique subsaharienne ; plus sévèrement qu’ailleurs et Djibouti en particulier.

Cette année encore, ce seront donc plus de deux millions de personnes qui vont mourir des infections liées au VIH dans le monde alors que 33 millions d’autres personnes vont continuer à vivre avec le virus avec l’espoir de guérir demain, après demain. Inch’Allah !

– Lutter contre la corruption et les détournements d’aides médicales internationales c’est aussi lutter contre le SIDA ; c’est sauver des vies humaines, sans distinction de couleur ou d’appartenance ethnique, tribale ou religieuse

Sous le règne de l’autocratie, imposée par Leurs Majestueuses Majestés Ismaïl Omar Guelleh et Kadra QABYO QAYLO, Djibouti se trouve dans une situation extrêmement paradoxale.

C’est en effet le pays qui perçoit le plus d’aides internationales par habitant et dont la corruption est l’une des plus vivaces en Afrique, repoussant ainsi le pays dans le peloton peu enviable des plus pauvres de la planète et des plus touchés par toutes les corruptions.

La pauvreté qui sévit dans le pays s’explique en grande partie par le manque de main d’œuvre qualifiée, par la fuite des cadres vers l’exil car ils savent ne rien pouvoir attendre d’un odieux clanisme-tribaliste de type mafieux qui règne sur le pays et qui impose sa dictature par l’emploi de la force, la torture et les assassinats.

Tout ceci étant complété par une mauvaise gestion des ressources existantes qui conduit à l’absence quasi totale de redistribution des richesses : exception faite pour 3 à 5 % de la population.

Mais les spécialistes du développement s’accordent à dire que le plus grand mal qui ronge Djibouti et qui freine sa croissance c’est la corruption ; véritable sport national. Une corruption de grande ampleur car présente à tous les niveaux de la société, qui empêche l’établissement d’un environnement économique stable et ruine les effets positifs des aides internationales qui affluent pourtant mais qui s’évaporent aussitôt.

Les conditions climatiques n’y sont pour rien dans toutes ces évaporations, les petites « souris » non plus. Seuls certains gros rapaces humains, mâles et femelle, sont à mettre au banc des accusés de la république.

– Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans les mœurs ?

Plus que jamais, la question est toujours d’actualité mais rien n’est fait pour y remédier bien que l’on connaisse les grands responsables et les deux donneurs d’ordres.

Le prédateurParmi ces responsables, Abdallah Abdillahi Miguil, alias « Monsieur kleptoman », alias « Le prédateur du Ministère de la Santé publique », alias « Warabe Koraya » est en bonne place dans la course aux détournements. On peut même le mettre en première place pour tout ce qui concerne la dilapidation de tout ce qui a pour noms : « Santé publique et les Aides internationales attribuées à ce ministère »

Passant de l’Office National d’Aide aux Réfugiés et Apatrides, où il a détient le record absolu et incontesté malgré la forte concurrence des détournements en tous genres, il a ensuite sévi au Ministère de la Santé où « la volatilisation » de 117 millions, entre autres, que l’USAID destinait à la lutte contre le SIDA a suscité et suscite encore de vives réactions ; y compris chez certains ministres.

Si la pratique quasi généralisée de la corruption à Djibouti entraîne la perte de crédibilité des appareils étatiques djiboutiens sur le plan international et de bon nombre de hauts fonctionnaires, un manque à gagner phénoménal (recettes fiscales et douanières manquantes, etc.) pour l’Etat, les conséquences les plus graves concernent la santé publique donc toutes les atteintes dont sont victimes les familles djiboutiennes, sans soins par manque de moyens financiers et par ce que les aides médicales, nationales comme internationales, sont détournées de leur but.

Les détournements de fonds nationaux et internationaux sont légion et les aides internationales octroyées par les bailleurs de fonds (pays donateurs, FM, Banque Mondiale, BAD…etc) tombent le plus souvent sur les comptes bancaires et les poches de dirigeants véreux. Des dirigeants ou ministres tels qu’Abdallah Abdillahi Miguil et ses comparses qui se sont enrichis de manière éhontée et phénoménale en quelques années de « rapines cautionnées » par Haramous.

Hommes et femme sans scrupule, qui n’en ont que faire de la pauvreté comme de toutes les maladies dont souffre le peuple mais passés maitre dans la démagogie outrancière et toutes les falsifications.

Dans de telles conditions, il n’est donc pas étonnant que la jeune république de Djibouti, qui avait et a encore tous les atouts pour s’en sortir, n’ait jamais pu s’extraire du marasme économique, social et politique dans lequel l’a plongé le clanisme au lendemain de la décolonisation : aggravé depuis 1999.

En conséquence de quoi, depuis 2010 certains pays dits riches, comme la France et les USA, n’ont pas pu (ou voulu et en se justifiant) tenir leurs engagements en ce qui concerne les milliards d’aide au développement promis 5 ans plus tôt à l’Afrique.

L’Afrique n’aurait donc reçu que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires, c’est-à-dire une baisse de 13 milliards de dollars, soit environ 7 000 milliards de francs CFA, promis par les pays riches.

Selon une étude de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) cette baisse se justifierait par des contributions insuffisantes de certains donneurs européens dont la part de l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique est importante alors que le niveau des corruptions constatées, qui se situerait jusqu’à 90 % des sommes initialement affectées, aurait eu une influence déterminante sur le considérable ralentissement du versement des aides : aides qui arrivent dès lors au compte goutte.

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié annuellement par Transparency International ne ment pas, pour Djibouti il est de 3 sur 10 : bon nombre de pays africains et tout particulièrement Djibouti sont encore loin d’atteindre l’idéal d’intégrité auquel ils aspirent alors que d’autres ont montré le bon chemin à suivre et montrent « l’exemple à suivre » à certains grands pays occidentaux…

L’amélioration de l’éducation de la population est aujourd’hui considérée comme la meilleure piste pour éradiquer le fléau de la corruption mais éduquer c’est aussi faire de la prévention maladie et soigner.

– L’opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh doit se donner les moyens de ses ambitions, ne rien attendre de l’Occident et à sa capacité de changer « l’ordre des choses imposées »

Selon nous, afin de lutter efficacement contre les corruptions, il conviendrait de prendre exemple sur certains pays d’Afrique qui ont pris, avec détermination, des mesures drastiques en créant, entre autres, des bureaux anti-corruption.

Ces bureaux sont une forme de cours indépendantes de justice dévolues à la traque et à la poursuite, sans faiblesse, des corrupteurs devant les tribunaux compétents.

De nouvelles procédures ont été créées pour accompagner l’action de ces bureaux abondant dans le sens de la transparence totale des affaires publiques qui ont été instaurées alors que la répression de la corruption en général s’est voulue plus sévère.

Les parlementaires et les titulaires de mandats électifs de nombreux pays africains ont été astreints à présenter publiquement le bilan de leurs avoirs personnels, donnant ainsi au peuple l’occasion de contrôler indirectement ses élus.

Il est beaucoup plus important de sanctionner avec grande fermeté un responsable de corruption et son donneur d’ordres, que de sanctionner un fonctionnaire qui tente de faire survivre sa famille : un fonctionnaire mal payé, mal considéré et qui a donc moins de raison d’être exemplaire lorsqu’il observe ce qui se fait au plus haut niveau de l’Etat.

12/05/2012 (B656) Communiqué du bureau politique et du Président du PDD pour saluer la libération d’Hassan Amin

COMMUNIQUE DE PRESSE DE PDD

Nous, le bureau politique du PDD et son président, nous réjouissons de la libération de Mr Hassan Amin, membre du bureau politique du PDD, qui avait été arrêté arbitrairement depuis juillet 2011 à Randa –Tadjourah dans le seul but d’affaiblir politiquement notre parti le PDD qui commençait à faire florès dans le Nord.

Rappelons que Mr Hassan Amin était détenu illégalement depuis à la sinistre prison le Gabbode.

Nous constatons que notre mobilisation a été entendue et que notre audace et détermination face au régime dictatorial ont apporté leurs fruits, et notre appel à la communauté internationale n’a pas été vain.

Nous lui témoignons du respect, lui assurons de notre amitié sincère et lui souhaitons également un prompt rétablissement auprès de sa famille.

Le PDD remercie également tout ceux et celles qui ont participé ou l’ont aidé directement ou indirectement à cette libération.

Bureau politique du PDD
et son Président